Latest / Sources diplomatiques / Les défis du G7 Évian (3)
Transcript
- 0:02Nous sommes dans un monde qui se dérègle.
- 0:09Le G7 a plus que jamais un rôle à jouer.
- 0:13L'esprit de rambouiller, les déséquilibres mondiaux.
- 0:16Le G7 se doit d'apporter des réponses.
- 0:18C'est de tout faire pour éviter la fragmentation du monde.
- 0:21La présidence française du G7 va nous mettre au cœur de ce rapport au multilatéralisme.
- 0:27La seule manière de répondre à ces déséquilibres, elle est coopérative.
- 0:38Bien qu'une présidence du G7 dure une année entière, le point culminant est traditionnellement le sommet entre les chefs d'État.
- 0:45Pour la présidence française du G7 de cette année, le sommet s'est tenu les 15, 16 et 17 juin derniers, en Haute-Savoie, dans la station thermale d'Eviant-les-Bains.
- 0:54Mais qu'est-il passé lors de ce grand rendez-vous diplomatique ?
- 0:57Quelles ont été les réussites ?
- 0:58Quel sera l'impact concret sur la vie des Français et quelles seront les prochaines étapes de cette présidence du G7 ?
- 1:05Pour le savoir, Source diplomatique est allée à la rencontre d'Anne Griot, la directrice générale de la mondialisation, ainsi que la sous-Sherpa du président de la République.
- 1:13Bonne écoute !
- 1:18Bonjour Madame Griot, nous sommes quelques semaines après le sommet du G7 Evian.
- 1:24Comment est-ce que ça s'est passé et comment est-ce que vous vous sentez ?
- 1:28Je dirais que je suis soulagée, mais je...
- 1:30Mais je reste quand même engagé parce que le sommet était une étape évidemment essentielle, mais un sommet, ça arrive en fait au milieu d'une année de présidence française du G7.
- 1:41Donc il faut que nous restions engagés, et d'autant plus engagés que nous allons passer le témoin aux États-Unis, qui auront la présidence du G7 en 2027, et que nous avons aussi à capitaliser sur les résultats de ce sommet au moment où toujours les États-Unis ont la présidence du G20 avec un sommet à la fin de cette année.
- 2:05C'est pour ça que je dis soulagé mais résolument engagé.
- 2:11La bataille continue.
- 2:13Quels étaient justement les succès principaux de ce sommet d'Evian ?
- 2:17Alors pour moi, en tant que sous-Sherpa, justement pour le G7-G20, je vois trois réussites qui m'importaient.
- 2:27Le premier succès, il tient d'abord à...
- 2:30à avoir réussi ce qui était un tour de force au moment où on a commencé cette année de présidence, c'est d'avoir préservé l'intégrité de ce groupe, l'unité du groupe G7.
- 2:45Et ça, ce n'était pas gagné.
- 2:47Parce que quand on se rappelle au moment où nous avons officiellement commencé notre présidence du G7, on avait un membre important du G7, les États-Unis, un allié important pour nous, un de ceux avec qui nous avions créé il y a 50 ans le G7, on se faisait plutôt la guerre entre nous, en tout cas la guerre commerciale.
- 3:14Il y avait toutes les tensions autour du Groenland.
- 3:24Au confin de l'Atlantique et de l'Arctique, c'est un territoire de glace très convoité par Donald Trump pour ses richesses minières.
- 3:31Depuis son élection, le président américain a déjà affirmé à plusieurs reprises vouloir annexer ou acheter le Groenland, qui a rétorqué ne pas être à vendre.
- 3:40Le groupe était divisé.
- 3:42On se demandait bien comment nous allions piloter cette présidence française du G7.
- 3:48Nous avions beaucoup de vent contraire pour commencer cette lente ascension vers le sommet d'Evian.
- 3:57Et il est vrai que...
- 3:59Un de nos objectifs.
- 4:01était justement de se dire, il va falloir qu'on apporte la démonstration que nous sommes capables de préserver l'intégrité de ce groupe, qu'il a encore du sens aujourd'hui et qu'il est capable de produire de la coopération internationale sur des sujets très concrets, à la fois pour les relations internationales, mais aussi la vie de tous les pays de ce groupe et au-delà.
- 4:28Et ça, c'est une des réussites.
- 4:31qui me tient le plus à cœur, c'est qu'effectivement, quand vous regardez les images du sommet, cette famille réunie, qui avait commencé un peu l'année désunie, arrivait à avoir un consensus sur des sujets aussi importants que le soutien à l'Ukraine, de se mettre d'accord entre nous pour coopérer davantage en matière de sécurisation de nos chaînes d'approvisionnement pour nos économies en matière de minerais critiques, se mettre d'accord aussi pour dire qu'on va protéger aussi les enfances de nos pays en matière dans un contexte de développement de l'intelligence artificielle.
- 5:16Oui, ça c'est un succès.
- 5:18Au niveau d'ambition, tout le monde a suivi, tout le monde a été d'accord et ça s'est traduit effectivement par un certain nombre de déclarations.
- 5:28Les déclarations en tant que telles, ce sont des textes., mais ces textes, ils traduisent une volonté politique.
- 5:33Ça, pour moi, c'est vraiment un succès dont on peut être collectivement fier.
- 5:38La deuxième chose, pour moi, dans le succès, c'est qu'on a été capable aussi de se dépasser.
- 5:44C'est-à-dire, on préserve l'intégrité du groupe, mais le groupe est légitime dans les enjeux et les résultats qu'il peut avoir s'il est capable de continuer à s'adresser aussi à d'autres pays.
- 5:58Et ça, l'ouverture que nous.
- 6:01avons réussi à faire, et c'est vrai que le président de la République s'est personnellement engagé avec un nombre de pays associés, mais à leur nombre limité, puisque finalement on avait cinq pays invités, l'Inde, le Kenya, le Brésil, l'Égypte, la Corée du Sud, mais nous les avons associés comme aucun autre pays.
- 6:28n'a été associé à un sommet du G7.
- 6:30C'est-à-dire que la décision a été prise par le président de la République très tôt.
- 6:37Nous avons eu notre première réunion de négociation classique au sein du G7 et nous avons annoncé la couleur à nos partenaires en disant, eh bien écoutez, à partir de maintenant, ces cinq pays seront associés à nos discussions.
- 6:50Nous aurons entre nous nos temps...
- 6:52Enfin, notre temps en famille, c'est important de garder ces moments-là, toujours cette idée quand même de préserver l'unité.
- 7:00mais on va les associer dès le départ, à la fois à la construction du sommet, mais aussi aux résultats.
- 7:10Et ça, c'était important, et ce n'était pas non plus quelque chose d'évident.
- 7:15Tous ces pays ne sont pas forcément des pays, je dirais, qui peuvent être des francs soutiens pour le G7.
- 7:24Donc c'est vrai que nous avons souhaité les associer, mais que nous l'avons fait aussi dans un long travail diplomatique de négociation.
- 7:32Le président de la République, dans les mois qui ont précédé le sommet, s'était rendu personnellement dans tous ces pays.
- 7:40Donc il y a le sommet, mais il y a eu aussi tout ce travail diplomatique qui a été fait.
- 7:45Et le troisième succès qui est pour moi important, c'est que les avancées que nous avons pu obtenir, les engagements politiques qui ont été pris, ils portent sur des sujets qui intéressent tous nos compatriotes, nos compatriotes en France, mais qui parlent aux opinions publiques.
- 8:03Et je crois que c'était important, dans le temps que nous vivons, dans ces moments de polarisation, de fragmentation au plan international, de polarisation politique dans les différents pays, de montrer que ce n'était pas un club hors sol.
- 8:19où des chefs d'État se réunissent entre eux pour discuter de l'état du monde qui, malheureusement, ne tournent pas rond, mais qui sont capables, à un moment donné, de prendre des décisions ensemble quand on parle du trafic de drogue, quand on parle de la lutte contre le canter, quand on parle de la protection de l'enfance en ligne, quand on parle de la sécurité des économies du G7.
- 8:43Et ça, je trouve que c'est aussi pour moi le troisième succès et dont je pense que nous pouvons être fiers.
- 8:52Et pour avoir une idée, lorsque les chefs d'État arrivent au sommet, à quel point est-ce qu'il y a encore de la place pour des surprises ?
- 9:04L'inconnu, c'est la donnée avec laquelle vous composez jusqu'au bout et même pendant le sommet.
- 9:13Par contre, notre rôle, il est de se préparer à l'inconnu et d'essayer de limiter cet inconnu, d'être dans notre rôle d'anticipation.
- 9:24Comment nous l'avons fait concrètement par rapport à un contexte où, je le redis, quand on a commencé commencé à prendre la présidence du G7 entre le Groenland, les tensions commerciales, et il n'y avait pas encore à ce moment-là la situation au Moyen-Orient.
- 9:39L'attaque sur l'Iran a donc eu lieu tôt ce matin, des frappes menées par les États-Unis et Israël contre plusieurs sites de la République islamique et ses dirigeants, le régime des Mollahs qui n'a pas tardé à riposter en lançant des missiles contre l'État hébreu et des bases américaines de la région.
- 9:56On parlait d'ailleurs beaucoup plus du Groenland et de l'Ukraine et on n'avait pas eu eu encore les frappes, l'Iran, la situation dans le détroit.
- 10:06Et on est arrivé au sommet.
- 10:08C'était la situation au Moyen-Orient qui dominait l'actualité et qui nous faisait dire, attention, il faut aussi qu'on continue, bien évidemment, à porter le sujet ukrainien.
- 10:19Donc l'inattendu, c'est consubstantiel.
- 10:23à ces sommets.
- 10:25Vous pouvez le réduire, et ça c'est notre rôle.
- 10:28C'est vrai que comment nous avons essayé de le réduire.
- 10:31On avait un agenda extrêmement solide sur le fond où on s'est dit, coûte que coûte, puisque les partenaires ont agréé cet agenda, qui sont prêts à travailler sur la lutte contre le cancer, sur les minerais critiques, sur les déséquilibres macroéconomiques excessifs, sur la refondation des enjeux de solidarité et de partenariat, coûte que coûte, on va tenir bon.
- 10:56Et à chaque réunion ministérielle, on va commencer à préparer le sommet.
- 11:01C'est une façon de réduire l'incertitude.
- 11:03Comme diraient souvent les militaires, on crante des positions.
- 11:06Et c'est plus compliqué, effectivement, pour les chefs d'État de revenir en arrière.
- 11:11Mais l'incertitude, vous l'avez eu jusqu'au bout.
- 11:13Nous, par exemple, on a géré...
- 11:15Pendant le sommet, on a composé avec deux données que nous n'avions pas.
- 11:20On se doutait que ça pouvait arriver.
- 11:22La première, c'était tout simplement la situation au Moyen-Orient.
- 11:26Je me rappelle de réunions où on se disait, on n'en sait rien, s'il n'y aura pas encore quelque chose à Gaza, ou s'il ne sera pas du côté de l'Iran.
- 11:34Et ça a bien été le cas.
- 11:35Et quand on a vu que quelques jours avant le sommet, et même dans les heures qui ont précédé le début du sommet, il y avait potentiellement un accord entre les États-Unis et l'Iran, c'est une donnée que vous pouvez peut-être imaginer, mais honnêtement, personne ne pouvait le prédire.
- 11:51Et que le président Trump ait eu envie, et à la limite, c'était astucieux, d'utiliser le sommet d'Evian pour avoir le soutien des pays du G7 et nous aussi pour pouvoir mieux inciter les Etats-Unis aussi à s'engager sur des sujets notamment l'Ukraine, les circonstances elles sont jouées et c'est là où les chefs d'État doivent être préparés par leurs équipes de...
- 12:19Effectivement, on est arrivé à Evian, toutes les négociations étaient bouclées, on avait des déclarations qui étaient robustes, mais du coup, ça laissait aux chefs d'État ce rôle de pilotage politique et de faire face aux événements et du coup nous avons pu avoir une neuvième déclaration qui était cette déclaration des leaders qui était inattendue où on a soutenu l'accord on a pu parler du liban et nous avons pu obtenir un engagement fort des américains sur l'ukraine ça c'est ça saisir l'inattendu et les événements autre inattendu pour nous On décide de mettre un coup de projecteur et d'avoir un dialogue.
- 13:00inédit avec les grands patrons de la tech internationale.
- 13:04Deux jours avant le sommet, il y a effectivement la décision américaine du refus d'exporter le modèle d'Anthropique.
- 13:13Ce week-end, l'administration Trump a contraint l'entreprise Anthropique, autrement dit l'un des leaders mondiaux de l'intelligence artificielle, à désactiver son dernier modèle Fable 5 et Mythos 5 pour l'ensemble des utilisateurs hors des États-Unis.
- 13:28Ça aurait pu complètement chamboulé toute cette conversation.
- 13:33La première action, c'est de se dire, aïe, il va y avoir un souci, comment va se passer cette discussion ?
- 13:39On en a fait une force, on a pu avoir cette discussion, y compris sur ces enjeux de modèles frontières d'IA.
- 13:46Et ça a été d'ailleurs passionnant, autant d'ailleurs pour les chefs de la, ces grands patrons de la tech qui sont tous...
- 13:53Ils ne sont pas complètement habitués à avoir 14 chefs d'État autour de la table qui leur disent c'est très bien les progrès de l'intelligence artificielle mais vous savez ça aussi des enjeux pour nous pour la sécurité de nos pays et pour nos populations et inversement des chefs d'État qui avaient et qui pouvaient entendre des grands patrons de la tech et pas seulement que de la tech américaine mais aussi on avait pris un représentant par pays ça aussi c'était inattendu et du coup je pense que ça a donné sur la ça a donné une saveur inattendue mais ça a donné aussi sur le fond quelque chose qu'on n'aurait pas prédit 72 heures avant, en fait.
- 14:31On aurait pu avoir une discussion totalement différente.
- 14:34Vous étiez sur place à Evian.
- 14:36Est-ce que vous pourriez nous décrire l'ambiance d'un sommet du G7 ?
- 14:41Alors, là aussi, de mon expérience personnelle, chacun après a son expérience des sommets, mais c'est vrai que maintenant, en quelques années de métier, j'ai vu plusieurs sommets.
- 14:53C'était mon premier sommet du G7, en plus dans ma fonction de sous-sherpa, donc vraiment d'acteur qui participe à la préparation, à la négociation, au bon déroulement de ce sommet.
- 15:04Mais j'ai eu aussi l'expérience d'autres sommets, notamment des sommets des Nations Unies.
- 15:09Mon premier grand sommet quand j'étais toute jeune diplomate, c'était le sommet sur le financement du développement à Monterrey, au Mexique.
- 15:16Donc c'était vraiment très particulier.
- 15:20Puis on a eu d'autres sommets qui n'étaient pas forcément des sommets des Nations Unies.
- 15:24De là, je dirais...
- 15:26Il y a quelque chose d'assez spécifique sur un sommet du G7 qui tient d'abord au format et puis à l'unité de lieu.
- 15:35C'est un format G7, restreint par définition.
- 15:40Et l'esprit de Rambouillet, c'est bien ça, c'est-à-dire une conversation dans un lieu, vous ne passez pas votre temps à vous déplacer, qui privilégie, je dirais, des échanges assez directs dans une...
- 16:00atmosphère qui s'y prête, y compris d'ailleurs de régler nos histoires de famille entre nous au sein du G7.
- 16:08Et vraiment, ce sommet, je pense qu'on a pu retrouver de Rambouillé il y a 50 ans, qui était déjà une idée française, c'est de se dire dans un moment de grand chaos international, le G7 a été créé dans un moment de chaos aussi, et puis d'ailleurs de choc à l'issue d'une guerre, je le rappelle, c'est quand même l'histoire est là pour nous le dire, c'est vrai que tout est fait pour préserver le calme des échanges.
- 16:38Les chefs d'État sont entourés d'un nombre limité de conseillers.
- 16:43Les chefs d'État se croisent, se recroisent.
- 16:46Vous voyez aussi vos homologues.
- 16:48Donc cette unité de lieu, vous avez deux salles.
- 16:51La salle où il y a le G7, et puis quand on est un peu plus nombreux, il y a une deuxième salle.
- 16:56Et encore, donc il y a vraiment ce caractère informel.
- 16:58Et puis un G7, ça n'a pas de secr secrétariat.
- 17:01Il n'y a pas un secrétariat général comme un secrétariat de la COP.
- 17:06C'est la présidence aussi ensuite qui imprime sa marque.
- 17:10Donc c'est vrai que vous alternez entre des moments un peu formels et puis des moments de discussion.
- 17:15Et après, ça tient aussi beaucoup.
- 17:18à la façon dont les discussions sont portées.
- 17:22Et le président de la République avait beaucoup insisté quand on a commencé à préparer il y a un an sur ce G7, justement, sur cet esprit de rambouillé.
- 17:29Il avait dit, hors de question question, il avait même passé des consignes à ses collègues.
- 17:33Et là, pour le coup, j'en ai été témoin à Evian en disant, je ne veux pas que vous lisiez vos notes.
- 17:40Donc, nous avions passé notre temps à dire aux équipes de Sherpa, surtout, dites bien à vos leaders, pas d'éléments de langage, et vous ne lisez pas vos notes, et vous intervenez, vous faites un signe de la main.
- 17:52C'est pour vous dire que...
- 17:53Et ça, franchement, c'est le format qui s'y prête.
- 18:00Et le cas...
- 18:00le cadre pour avoir connu des conférences réussies d'ailleurs des Nations Unies ou d'autres conférences internationales.
- 18:10C'est une autre ambiance, c'est différent.
- 18:14Quelles sont maintenant les prochaines étapes ?
- 18:17Alors, les prochaines étapes, en général, un sommet du G7, le sommet arrive six mois après le début de la présidence.
- 18:26Donc, il vous reste six mois, parce qu'en général, il y a aussi parallèlement une présidence du G20.
- 18:31Et les sommets du G20, c'est plutôt en fin d'année.
- 18:34Donc nous, il nous reste six mois de présidence française, et qu'avec un sommet qui, effectivement, a permis d'avoir un agenda très robuste sur le fond, avec des déclarations opérationnelles, pour nous, notre enjeu, c'est la mise en œuvre de ces déclarations.
- 18:54Et on était à peine rentrés déviant.
- 18:56Allez, je vous livre encore une petite indiscrétion tout à fait relative, mais...
- 19:00mais le Sherpa nous a réunis immédiatement, on était à peine rentrés d'Evian pour dire, on profite du moment Evian, c'est très bien, c'était un succès, mais il va falloir tout de suite qu'on atterrisse de façon très concrète et que l'on...
- 19:18anonymise les résultats du sommet d'Evian.
- 19:21Et je fais mienne cette expression qui est celle de notre Sherpa, et je trouvais que c'était très bien résumé.
- 19:28Le sujet, certes, c'est peut-être surfer sur la vague d'un sommet, mais avoir aussi l'intelligence diplomatique de se dire, mais il faut maintenant que les résultats soient mis en œuvre.
- 19:38Donc c'est-à-dire de prendre tous les résultats et de s'assurer que...
- 19:44Les organisations internationales et les institutions internationales intègrent bien les corpus de règles qui sont posées dans leur propre travail.
- 19:56Un exemple concret, quand le G7 se met d'accord pour refonder un paradigme en matière de solidarité, de développement et de partenariats internationaux mutuellement bénéfiques.
- 20:07Si c'est juste se mettre d'accord sur une déclaration, mais qu'il n'y a aucun suivi par la Banque mondiale, par le FMI, par la Commission européenne, ça ne sert pas à grand-chose.
- 20:18Donc tout de suite, le sujet, c'était de se dire, à la fois en France, ministère par ministère, de se dire que nous avions tout un calendrier encore de réunions ministérielles du G7 avant la fin de cette année, avec notamment des rendez-vous importants que seront la réunion ministérielle des ministres des Affaires étrangères du G7 en novembre à Marseille, avec un premier résultat concret, c'est qu'on va lancer à cette occasion ce fameux réseau des ports des pays du G7.
- 20:50Pourquoi G7 ?
- 20:51C'est parce qu'on associe les cinq pays invités qui s'engagent à renforcer leur coopération en matière de lutte contre le narcotrafic.
- 21:01Eh bien, ce sera à l'occasion de cette ministérielle à Marseille qu'on va lancer ce réseau dont la création a été décidée au sommet d'Evian.
- 21:12Et puis, il y a tout ce travail qu'on fait aussi plus spécifiquement avec la présidence américaine du G20 pour s'assurer aussi...
- 21:21que tout le travail qui a été fait et qui conceptuellement marquait vraiment des avancées, notamment en matière de croissance internationale, de...
- 21:30de réduction de ces déséquilibres excessifs qui tout simplement, en plus des événements, hypothèquent la croissance de nos pays, les Américains puissent le reprendre à leur compte au sein du G20 parce que les enjeux de croissance et de déséquilibre, c'est un sujet traditionnel du G20.
- 21:50Il a d'ailleurs été créé largement en partie pour cela.
- 21:54Donc vous avez juste le temps de profiter que ce soit bien passé, mais tout de suite on a commencé à travailler à la fois dans le cadre de nos ministériels, dans le cadre du G20, au sein aussi de nos processus de concertation avec la Commission, avec le Conseil, dans toutes les instances qui peuvent s'approprier ça.
- 22:15Je crois que c'est ça aussi notre...
- 22:17C'est là où on mesurera véritablement le succès du G7.
- 22:21C'est notre capacité aussi à ce qu'il y ait une forme de légacy dans les institutions qui prennent ensuite les décisions.
- 22:30Merci beaucoup.
- 22:32De rien, merci beaucoup.
- 22:35C'était un épisode des défis du G7 Evian, une série de sources diplomatiques, le podcast du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.