Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Elle fait 15M€ de CA sans pub ni levée de fonds : la méthode Laureen Schein (La Belle Boucle) | Laureen Schein | Déclic 339
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alain Canry,
- 0:08l'initiateur du mouvement entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- 0:23Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:26Je suis,
- 0:26une fois de plus,
- 0:27en très bonne compagnie avec...
- 0:30Laurine Schein.
- 0:31Laurine,
- 0:32comment tu vas ?
- 0:32Ça va super bien.
- 0:34Bonjour.
- 0:34Bonjour à tous.
- 0:35Je suis vraiment ravie d'être là avec toi aujourd'hui.
- 0:38Ça me fait super plaisir.
- 0:39Écoute,
- 0:39c'est moi qui suis super content parce qu'on a plein de questions à te poser.
- 0:42Il y a un sacré parcours,
- 0:43une sacrée histoire.
- 0:45Tu as 30 ans,
- 0:46tu es lyonnaise,
- 0:46fondatrice de
- 0:48La Belle Boucle.
- 0:49Tu as bâti avec ton conjoint Alexis Muller ce projet qui est bien plus qu'un projet aujourd'hui.
- 0:55On va en parler à l'origine.
- 0:56tu étais destiné à être opticienne lunetière,
- 0:58mais dès 2017,
- 0:59tu te lances dans tout ce qui est Instagram,
- 1:02le blog,
- 1:02etc.
- 1:03Tu lances la belle boucle avec l'idée de partager ta passion pour les cheveux bouclés.
- 1:06Tu deviens la première femme en France à te spécialiser à
- 1:09100% sur ce sujet sur Internet.
- 1:11En 2019,
- 1:12à 24 ans,
- 1:13tu quittes le métier d'opticienne et avec
- 1:155 000 euros d'économie,
- 1:16tu lances ton site e-commerce.
- 1:18Aujourd'hui,
- 1:18la belle boucle s'est imposée sur le marché français.
- 1:20C'est plus de 400 références multimarques,
- 1:22votre propre gamme de soins et un réseau de boutiques et de salons.
- 1:25notamment 9 adresses prévues d'ici fin d'année.
- 1:27On en parlera aussi.
- 1:28Le switch du business physique versus le e-commerce,
- 1:32c'est effectivement un monde.
- 1:34Vous atteignez 15 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 avec plus de 100 collaborateurs,
- 1:39100 levées de fonds et rentables dès le premier jour.
- 1:42Tu vas nous partager les coulisses de ta croissance organique,
- 1:44comment tu es passé du digital au retail,
- 1:46comment tu as construit ton équipe et surtout comment rester fidèle aux valeurs qui t'animent depuis le premier jour.
- 1:52Bienvenue,
- 1:53Laurine,
- 1:54sur le Déclic.
- 1:55Merci beaucoup pour cette belle présentation très complète.
- 1:58Et j'ai hâte d'entendre tes questions et de pouvoir partager tout ça avec les personnes qui nous écoutent.
- 2:04Écoute,
- 2:04avec grand plaisir.
- 2:04Ma première question,
- 2:05c'est qu'est-ce qui fait que tu t'es lancée dans cette folle d'aventure qu'est l'entreprenariat ?
- 2:09Parce que ce n'est pas simple,
- 2:10ce n'est pas anodin.
- 2:11Tu étais dans le domaine de l'optique.
- 2:13Et là,
- 2:14tu te dis,
- 2:14OK,
- 2:15j'identifie un besoin.
- 2:17J'ai envie d'y aller à fond.
- 2:18Qu'est-ce qui fait que tu as osé là où beaucoup,
- 2:20malheureusement,
- 2:20parfois n'osent pas ?
- 2:22Oui,
- 2:22c'est vrai que j'ai...
- 2:23toujours grandi du coup avec l'idée d'entreprendre.
- 2:27Moi j'ai un papa qui est entrepreneur,
- 2:29qui lui-même avait un papa entrepreneur,
- 2:31donc mon grand-père aussi avait son entreprise.
- 2:34Et en fait je suis l'aînée de ma famille et on m'a toujours éduquée avec l'idée que j'allais ouvrir mon entreprise.
- 2:42Donc à l'époque quand j'étais petite,
- 2:44on ne savait pas l'entreprise de quoi,
- 2:47mais en tout cas j'ai toujours entendu et j'ai toujours été
- 2:50élevée même à l'école quand j'ai choisi mes différentes matières,
- 2:57mes différents cursus,
- 2:58etc.
- 2:59C'était toujours avec l'idée de pouvoir ouvrir ma propre entreprise.
- 3:03Donc finalement,
- 3:03je trouve que c'est une chance que j'ai eue dans mon éducation parce que ça m'a paru en fait très logique et pas forcément trop difficile dans le sens où j'avais toujours été éduquée avec cette vision-là.
- 3:20J'attendais juste de trouver la bonne idée ou le sujet qui allait me passionner.
- 3:25C'est pour ça que j'ai choisi à la base des études d'opticienne,
- 3:27parce que ça me paraissait être un bon parcours pour ouvrir ma propre boutique de lunettes ou créer ma marque de lunettes.
- 3:35En tout cas,
- 3:36c'est un secteur qui me paraissait très propice à être à son compte et à ouvrir son entreprise.
- 3:42Et au final,
- 3:43ma passion pour les boucles,
- 3:45pour les cheveux bouclés,
- 3:46a pris le dessus.
- 3:48Et donc,
- 3:48j'ai fini par me dire que c'était plutôt sur ce domaine-là que je voulais entreprendre.
- 3:54Mais je pense que si ça avait été les lunettes,
- 3:59je pense qu'aujourd'hui,
- 4:00j'aurais mon magasin.
- 4:03Donc,
- 4:03c'était plutôt trouver le bon sujet au bon moment et pouvoir vivre de sa passion.
- 4:09Au final,
- 4:10c'est encore mieux parce que même si j'adorais le métier d'opticienne,
- 4:13ce n'était pas ce qui me passionnait non plus le plus au monde.
- 4:17Complètement.
- 4:17Je rebondis sur un point que tu viens d'évoquer et qui est vraiment hyper intéressant pour toutes les personnes qui veulent se lancer.
- 4:22Ils se posent la question tout le temps,
- 4:24parfois 100 fois,
- 4:25trouver le bon sujet au bon moment.
- 4:27Comment tu as fait,
- 4:28toi,
- 4:28pour identifier les vrais besoins des personnes que je veux boucler ?
- 4:32Comment est-ce que tu continues à les écouter aujourd'hui ?
- 4:34Et qu'est-ce qui fait que tu t'es dit,
- 4:36ce n'est pas juste une passion,
- 4:37ça peut aussi être un business,
- 4:39ça peut être mon métier et on peut construire quelque chose de génial ?
- 4:43En fait,
- 4:43je dis souvent que je suis ma première cliente,
- 4:47dans le sens où j'ai vraiment identifié d'abord mon propre besoin et mon propre manque dans ma vie de jeune femme,
- 4:54puisque j'ai toujours eu les cheveux bouclés,
- 4:57mais j'ai toujours été très très complexée,
- 4:59parce que j'avais du mal à trouver les bons produits ou des coiffeurs spécialisés.
- 5:03En tout cas,
- 5:04sur le marché,
- 5:04il y avait une sorte de trou,
- 5:06il y avait vraiment une ignorance totale de la part des professionnels ou des grandes marques du secteur.
- 5:13Et donc,
- 5:13ça a commencé comme ça,
- 5:15avec un constat simple.
- 5:17Moi,
- 5:18j'ai un problème.
- 5:19Donc,
- 5:19il y a forcément d'autres femmes qui ont le même problème que moi.
- 5:23Et donc,
- 5:24d'identifier ce problème-là sur le marché,
- 5:27je me suis dit,
- 5:27mais ce n'est pas normal.
- 5:29Il faudrait faire bouger les choses.
- 5:31Il faudrait créer quelque chose.
- 5:32Et finalement,
- 5:33c'est ça qui m'a conduit à choisir ce domaine-là,
- 5:36à choisir les cheveux bouclés.
- 5:37C'est un thème qui m'est tombé dessus,
- 5:40finalement,
- 5:40que je n'ai pas...
- 5:41choisi,
- 5:42j'ai pas passé des heures à réfléchir au bon sujet etc puisque ça m'est tombé dessus un peu naturellement dans le sens où c'était un besoin que moi j'avais déjà et j'ai créé ce que j'aurais rêvé d'avoir en fait à cette époque où il n'existait rien quoi donc je pense que les
- 5:57personnes qui veulent se lancer comme moi à l'époque mais qui ne savent pas dans quel domaine au final de pouvoir identifier déjà ses propres besoins personnels et s'il y a un manque sur le marché ça peut être une bonne étape déjà pour commencer
- 6:11Complètement.
- 6:12Et quand on raconte l'histoire,
- 6:13presque dix ans plus tard,
- 6:14ça paraît hyper fluide et on se dit « Waouh !
- 6:17Génial !
- 6:18Bravo !
- 6:19Incroyable ! »
- 6:20Et c'est le cas.
- 6:21Bravo,
- 6:21c'est magnifique ce que tu as réussi à créer,
- 6:23ce que vous avez réussi à créer.
- 6:25Mais c'était quoi les premières étapes ?
- 6:28C'était quoi les premières étapes ?
- 6:29Parce que finalement,
- 6:30on se dit « Bon,
- 6:31il y a un marché,
- 6:32je ne trouve pas des réponses à mes questions,
- 6:34les problématiques auxquelles je fais face ou le besoin. »
- 6:37que j'ai au quotidien,
- 6:38je ne peux pas y répondre avec la gamme qui est proposée sur le marché.
- 6:42Tu rentres dans une industrie qui est très complexe,
- 6:44qui est saturée,
- 6:45où il y a énormément de budget,
- 6:46tant sur les produits que sur le marketing,
- 6:48énormément sur le marketing en particulier.
- 6:50Comment on fait pour se différencier et quelles sont les premières étapes ?
- 6:53La première étape,
- 6:54avec le recul,
- 6:55ça a vraiment été d'aller interroger directement les personnes concernées,
- 6:59puisque j'ai commencé en créant ma communauté sur les réseaux sociaux.
- 7:03Donc,
- 7:03à l'époque,
- 7:03il n'y avait pas forcément tout de suite dit des business parce que moi,
- 7:06j'étais encore étudiante.
- 7:07Donc,
- 7:07c'est assez naturellement que j'ai créé mon blog,
- 7:10j'ai créé mes pages Instagram,
- 7:11la belle boucle,
- 7:12page Instagram,
- 7:12page Facebook,
- 7:13etc.
- 7:14Et au début,
- 7:14c'était vraiment juste,
- 7:16voilà,
- 7:16j'ai un problème en tant que jeune femme,
- 7:20j'ai eu mes complexes d'adolescente,
- 7:21etc.
- 7:22Est-ce qu'il y a d'autres femmes en France qui partagent ces complexes ?
- 7:27Et si oui,
- 7:28venez toutes ensemble,
- 7:30on va s'entraider.
- 7:31on va trouver des solutions.
- 7:33Et j'avais qu'une envie,
- 7:34en fait,
- 7:34c'était de leur partager les petits tips,
- 7:36les petites astuces,
- 7:37les conseils,
- 7:38les produits que moi,
- 7:39j'avais découverts ces dernières années.
- 7:42Et en fait,
- 7:43au final,
- 7:43c'était avec le recul,
- 7:45comme une sorte d'étude de marché,
- 7:47même si je l'ai fait de façon très,
- 7:48très authentique et très naturelle,
- 7:51puisque ça m'a permis,
- 7:52dès le début,
- 7:52de constater qu'effectivement,
- 7:54il y avait un énorme besoin sur le marché,
- 7:56que je n'étais pas toute seule à exprimer ces besoins et ces propositions.
- 8:00problématiques et au final,
- 8:02au moment où j'ai vraiment créé une entreprise et que Labelbook est vraiment devenue une entreprise,
- 8:08j'avais déjà une communauté de plus de 30 000 personnes qui étaient les cibles parfaites pour derrière développer les produits et les services qui correspondaient à leurs besoins.
- 8:21Donc c'est vrai que finalement ça s'est fait de façon très naturelle mais avec le recul,
- 8:26c'est une bonne stratégie pour quelqu'un qui voudrait se lancer aujourd'hui.
- 8:30d'abord aller questionner la cible potentielle et s'entourer d'une communauté qui pourrait correspondre à l'idée du produit ou du service qu'on a en tête.
- 8:42Complètement.
- 8:43Et justement,
- 8:43tu dis,
- 8:45à un moment donné,
- 8:46l'entreprise,
- 8:47la belle boucle est devenue une entreprise,
- 8:49et là,
- 8:49tu avais déjà 30 000 personnes,
- 8:50alors j'imagine,
- 8:51soit sur les réseaux,
- 8:52soit des lecteurs,
- 8:53soit dans une base de données,
- 8:54ou peu importe.
- 8:56C'était quoi la première étape de la monétisation ?
- 8:59parce que...
- 8:59Ce premier euro qu'on arrive à générer en ligne ou hors ligne,
- 9:03on s'en souvient en général.
- 9:05C'était quoi les premières steps et les premières choses que tu mets en place pour te dire,
- 9:09OK,
- 9:10là,
- 9:10le modèle économique,
- 9:11finalement,
- 9:12il peut commencer vraiment à faire du sens.
- 9:14On va pouvoir commencer à constituer une équipe.
- 9:16On va mettre en place des produits.
- 9:17On va mettre en place des mécaniques qui vont faire qu'en effet,
- 9:20on transforme cette base de données,
- 9:23cette communauté,
- 9:23cette mission.
- 9:25dans un réel business pour y avoir encore plus d'impact ?
- 9:27Oui.
- 9:28En fait,
- 9:29à l'époque,
- 9:30comme je conseillais beaucoup de produits via mon blog et mes réseaux sociaux,
- 9:35j'envoyais ma communauté aller acheter sur d'autres sites qui existaient déjà ou dans des boutiques dans leur ville.
- 9:44Et en fait,
- 9:45il suffisait d'un message,
- 9:47mais c'était du conseil,
- 9:48moi je n'y gagnais rien derrière.
- 9:49Sauf que quand j'envoyais un message en disant « Tiens,
- 9:51je te conseille d'acheter tel shampoing » ,
- 9:53je voyais que même pas 5 minutes après la personne me répondait ah bah super merci je viens de valider ma commande je te fais confiance tu m'as dit d'acheter ça donc j'ai acheté ça merci beaucoup je te sens au courant et en fait ça a été ça des dizaines et des dizaines et des dizaines de fois moi
- 10:09j'étais encore étudiante à côté donc j'avais en plus j'étais en alternance donc j'avais mon salaire à côté etc mais du coup je me suis dit là en fait il y a quelque chose à faire parce que je passe mes journées à envoyer des personnes acheter ailleurs donc si j'avais moi Merci.
- 10:23ma propre plateforme,
- 10:24mon propre site ou ma propre marque,
- 10:27si les personnes sont prêtes à me faire confiance pour aller acheter ailleurs,
- 10:31sur des sites que parfois elles viennent tout juste de découvrir,
- 10:35elles me feraient forcément confiance si j'avais moi ma propre plateforme.
- 10:39Et donc du coup,
- 10:40toute cette relation de confiance et ce rôle d'experte qui s'est mis en place dès le début,
- 10:47je pense que ça a contribué derrière à ce que je sois assez en contact
- 10:51confiance au moment où j'ai créé ma propre plateforme parce que j'avais déjà pu observer le comportement de potentielles clientes via d'autres méthodes et en fait j'étais assez sereine au moment où j'ai du coup ouvert ma propre boutique en ligne c'était en 2019 j'ai
- 11:08transformé mon blog en fait en boutique en ligne donc j'ai acheté du stock pour le revendre sur la plateforme et en fait dès le premier jour la minute de l'ouverture du site j'ai tout de suite eu Merci.
- 11:21plusieurs dizaines de communs,
- 11:22mais c'était les personnes qui me faisaient confiance depuis déjà plusieurs mois sur les réseaux sociaux et sur le blog.
- 11:28Très clair.
- 11:28Tu mets en lumière encore une fois l'importance de créer une communauté ou de la personal brand.
- 11:33Pour ceux qui nous écoutent,
- 11:34c'est quoi votre modèle économique ou le business model ?
- 11:36Parce que j'entends qu'il y a une partie où,
- 11:40à un moment donné,
- 11:41tu achètes du stock,
- 11:42donc des produits existants,
- 11:43puis tu les revends via ta visibilité grâce à...
- 11:47à cette audience que tu as créée,
- 11:48donc j'imagine en tant que revendeur officiel.
- 11:52Peut-être qu'à certains moments,
- 11:53il y a une sorte d'affiliation qui se met en place avec une rétro-commission ou autre.
- 11:58Par la suite,
- 11:59vous lancez votre propre programme de produits.
- 12:02Comment le business model finalement a évolué ?
- 12:04Parce que j'imagine que ce n'est plus du tout la même chose qu'il y a de ça
- 12:077 ans ou 5 ans ou 2 ans encore,
- 12:11avec en plus ce switch dont on va parler tout à l'heure,
- 12:13du digital au business physique au retail.
- 12:16Ça peut être intéressant pour ceux qui nous écoutent afin de voir aussi l'évolution des business models parce que ce n'est pas quelque chose qui est figé dans le temps.
- 12:21C'est à chaque fois quelque chose qui évolue avec la vélocité de croissance d'un business en général.
- 12:29Exactement.
- 12:30C'est vrai qu'au début,
- 12:30en 2019,
- 12:31c'était vraiment
- 12:32100% digital.
- 12:33Du coup,
- 12:34c'est un business model très classique d'achat-revente de distributeurs.
- 12:39Label Boucle est avant tout une plateforme de distributeurs,
- 12:42mais on n'est pas une marketplace.
- 12:44on achetait vraiment
- 12:45le stock dès le jour 1 on a acheté le stock de produits donc du coup de plusieurs marques comme par exemple la marque les secrets de loli que je sais que tu connais très bien et que tout le monde connaît aujourd'hui mais d'autres marques aussi aujourd'hui on a plus de 40 marque partenaires donc il y avait plein plein de marques qui
- 13:01est aujourd'hui notre catalogue est assez fourni donc on achète vraiment le stock il est du coup stocké chez notre logisticien donc moi j'habite à lyon donc on a un entrepôt logistique externalisé dans la région lyonnaise
- 13:15Et de là,
- 13:16notre logisticien prépare les commandes qui sont passées sur le site e-commerce et les expédie.
- 13:21Donc nous,
- 13:22notre business model,
- 13:22c'est vraiment acheter des produits,
- 13:25les mettre en vente sur le site,
- 13:26les revendre.
- 13:27Et ça,
- 13:28c'est vraiment la première source de revenus à l'époque,
- 13:31en 2019.
- 13:32Sachant que cette activité est très,
- 13:34très largement portée,
- 13:36on va dire,
- 13:36par mon influence sur les réseaux sociaux,
- 13:39puisqu'on n'avait aucun budget.
- 13:43de communication ou de marketing autre,
- 13:45en fait,
- 13:46que ma propre identité sur les réseaux sociaux.
- 13:49Et donc,
- 13:49du coup,
- 13:50c'était une sorte...
- 13:51Enfin,
- 13:51je dis souvent,
- 13:52j'étais un peu ma propre influenceuse,
- 13:53c'est-à-dire que j'étais...
- 13:56Voilà,
- 13:56j'incarnais vraiment toute la partie,
- 13:58finalement,
- 13:58publicité de la marque et du site e-commerce.
- 14:03Donc ça,
- 14:03c'était la façon dont on a commencé.
- 14:06Après,
- 14:06deux ans plus tard,
- 14:07on a sorti notre premier produit de notre propre
- 14:12programme La Belle Boucle.
- 14:13Donc là,
- 14:13c'est un business différent puisque du coup,
- 14:16on est producteur de cosmétiques.
- 14:18Donc nous,
- 14:18en interne,
- 14:19on a une chef de produit avec laquelle je travaille pour concevoir des produits.
- 14:25Donc on fait des shampoings,
- 14:27des soins,
- 14:27des produits coiffants,
- 14:29des accessoires,
- 14:29etc.
- 14:30On travaille avec des usines partenaires pour les fabriquer.
- 14:34Et donc du coup,
- 14:35là,
- 14:35on est vraiment dans un business de développement produit qui nécessite de la recherche au développement.
- 14:40des investissements de production,
- 14:43des investissements de packaging.
- 14:45Et ensuite,
- 14:46on revend le produit fini uniquement au sein du réseau Labelbook.
- 14:50Donc aujourd'hui,
- 14:51c'est vraiment notre marque de distributeurs.
- 14:52On ne revend pas cette marque Labelbook ailleurs qu'à travers notre propre réseau.
- 14:57Et en parallèle,
- 14:58notre troisième activité,
- 15:00c'est du coup le retail,
- 15:02puisque en 2021,
- 15:04donc assez rapidement finalement,
- 15:06on a imaginé le concept
- 15:08Label Book Studio.
- 15:09Donc un studio,
- 15:10c'est un vrai lieu de vie où tu retrouves une partie boutique dans laquelle tu peux retrouver les mêmes produits que sur Internet.
- 15:17Donc là aussi,
- 15:17on est sur le business d'achat-revente de produits de nos marques partenaires et de la marque Label Book.
- 15:23Mais à côté,
- 15:24tu as également une zone salon de coiffure.
- 15:26avec du coup des vrais coiffeurs et coiffeuses diplômés qui reçoivent tous les jours nos clientes pour leur proposer des services de prestations de coiffure,
- 15:36donc coupe,
- 15:38soins,
- 15:39coiffage.
- 15:40Et donc ça aujourd'hui,
- 15:41c'est vraiment nos trois activités principales,
- 15:44donc l'achat-revente de produits,
- 15:46la production de notre propre marque et toute la partie retail avec notamment l'activité salon de coiffure.
- 15:52Et donc c'est vrai que...
- 15:54On dit souvent qu'on ne s'ennuie pas chez Labelle Boucle parce que du coup,
- 15:57on répond aux besoins de façon 360 et on a plein d'activités différentes qui se gèrent de façon très différente aussi.
- 16:04Ce n'est pas du tout les mêmes types d'équipes,
- 16:07ce n'est pas les mêmes besoins.
- 16:09Les clientes qui commandent sur Internet n'ont pas forcément les mêmes exigences que celles qui viennent nous voir en physique,
- 16:15en magasin ou au salon de coiffure.
- 16:17Donc effectivement,
- 16:18ça a bien évolué.
- 16:19Mais en tout cas,
- 16:20aujourd'hui,
- 16:20le modèle de Labelle Boucle,
- 16:21c'est ça.
- 16:22Complètement,
- 16:22merci pour ces explications,
- 16:23c'est hyper intéressant,
- 16:24ça permet de mettre en lumière aussi la diversité d'une part de l'activité et puis comment ça a évolué également.
- 16:32Comment tu fais pour,
- 16:33alors j'ai plein de questions par rapport à ce que tu as partagé là,
- 16:35merci,
- 16:36mais comment tu fais justement pour orienter le message et l'axe stratégique au niveau par exemple de l'offre ou du marketing,
- 16:45parce qu'en l'occurrence tu l'évoques,
- 16:46il y a presque trois métiers.
- 16:49au sein de la belle boucle par rapport à ce que tu as évoqué,
- 16:52que ce soit la distribution,
- 16:53la production,
- 16:55et tout ce que vous mettez en place,
- 16:56même là avec le retail,
- 16:57etc.
- 16:58Comment on gère le focus des équipes ?
- 16:59Alors aujourd'hui,
- 17:00vous êtes une centaine,
- 17:01donc il y a plein d'axes à développer,
- 17:05mais surtout en restant connecté au terrain,
- 17:07parce que s'il y a bien un truc que j'identifie,
- 17:10et ce dès le premier jour,
- 17:11et j'imagine encore aujourd'hui,
- 17:13c'est cette connexion,
- 17:15cette proximité qui a été créé avec
- 17:19l'audience,
- 17:19audience qui est devenue une communauté,
- 17:21communauté qui sont devenues des clients,
- 17:22clients qui sont j'imagine devenus des ambassadeurs également pour faire en sorte d'évoluer,
- 17:28transformer une base de données en un actif réel qui crée de l'attraction.
- 17:34Ça peut être intéressant de creuser ce point-là parce qu'on en parle de plus en plus du fait de créer une communauté,
- 17:39on parle de plus en plus des réseaux,
- 17:40on parle de plus en plus du personal branding et à l'époque quand toi tu commences à déjà te positionner dessus et capitaliser dessus
- 17:47ce n'est pas du tout quelque chose de populaire.
- 17:49Oui,
- 17:50tout à fait.
- 17:50En fait,
- 17:50c'est vrai que quand j'ai commencé,
- 17:53le terme même personal branding,
- 17:54je crois que je n'en avais jamais entendu parler.
- 17:57Et c'est vrai que je pense quand même aujourd'hui,
- 18:01avec le recul,
- 18:01c'est vraiment ce qui a porté la belle boucle au début parce que le fait que ce soit autant incarné finalement,
- 18:08la belle boucle avant d'être un nom de marque,
- 18:10c'était mon pseudo.
- 18:11Encore aujourd'hui,
- 18:12ça m'arrive de croiser des clientes dans la rue,
- 18:15elles me voient,
- 18:15elles me disent « Ah,
- 18:16la belle boucle ! »
- 18:17c'est vraiment mon pseudo donc il y en avait jusqu'à encore tard,
- 18:23limite elle pensait que c'était moi qui faisais,
- 18:26à la fois je préparais les colis à la fois c'était moi à la caisse dans le magasin à la fois c'était moi qui faisais les vidéos et donc du coup c'était finalement assez challengeant de créer une vraie entreprise avec du coup des équipes qui avaient chacune son expertise et
- 18:42surtout des process pour comme tu le dis,
- 18:44être capable de travailler tous ensemble Merci.
- 18:46quand de l'extérieur,
- 18:49beaucoup de clientes voyaient la belle boucle vraiment uniquement en ma personne et pas forcément comme une grande marque.
- 18:58Voilà,
- 18:58donc du coup,
- 18:59il faut réussir à garder ce côté proximité et authenticité et c'est des valeurs qu'on tente du coup de partager à nos équipes.
- 19:09Et là,
- 19:10tu vois,
- 19:10récemment,
- 19:11l'été dernier,
- 19:12on a fait notre premier séminaire.
- 19:15de toute l'histoire de Labelle Boucle.
- 19:16Donc,
- 19:16on était presque 100.
- 19:18Du coup,
- 19:18on s'est tous réunis.
- 19:20C'était l'occasion parfaite,
- 19:21en fait,
- 19:21pour justement partager tout ça,
- 19:23partager les changements,
- 19:24les évolutions de Labelle Boucle et reparler des valeurs.
- 19:27Et en fait,
- 19:27au final,
- 19:28peu importe le métier qu'on fait chez Labelle Boucle et il y a du coup plein,
- 19:32plein,
- 19:32plein de types de métiers différents.
- 19:34Au final,
- 19:35on a tous le même objectif,
- 19:37c'est la satisfaction client et répondre aux besoins de nos clientes.
- 19:41Parce que c'est des clientes qui ont été tellement...
- 19:43oubliées sur le marché pendant des années.
- 19:45En fait,
- 19:46elles mettent leur confiance entre nos mains et derrière,
- 19:49en fait,
- 19:49elles méritent de recevoir les meilleurs services,
- 19:52les meilleurs produits.
- 19:54Et donc,
- 19:54nous,
- 19:54c'est vrai qu'on fait évoluer l'entreprise avec une certaine exigence et des valeurs d'excellence parce qu'en fait,
- 20:02on considère que nos clientes,
- 20:03elles méritent d'avoir le mieux de ce qui peut exister sur le marché.
- 20:10Et donc,
- 20:11aujourd'hui,
- 20:11que tu sois
- 20:12coiffeuse,
- 20:13conseillère de vente ou que tu fasses des newsletters sur le site,
- 20:18il y a vraiment cet objectif de répondre aux besoins et de vraiment apporter de la valeur ajoutée.
- 20:23à nos clientes.
- 20:24On dit souvent chez La Belle Boucle,
- 20:25on n'est pas que des vendeurs de shampoing,
- 20:27ça va bien au-delà de juste vendre des produits pour se laver les cheveux.
- 20:32Les clientes qui viennent nous voir,
- 20:33elles passent du temps avec nous pour nous raconter leur vie,
- 20:37pour nous expliquer leur complexe.
- 20:40Parfois,
- 20:41on se rend compte que c'est presque une séance de psy.
- 20:43Il y en a qui ressortent du salon en pleurant de joie,
- 20:46en nous disant que ça a changé leur vie.
- 20:49On essaye vraiment de cultiver cette expérience client.
- 20:53unique,
- 20:54rien n'est laissé au hasard tous les détails ont été pensés pour que ça soit une expérience inoubliable et unique sur le marché donc plus on grandit,
- 21:05plus le challenge est réel parce que au final c'est facile quand t'as qu'un seul point de vente et que t'es sur place toute la journée,
- 21:12tu peux tout maîtriser et voir le moindre détail là on va bientôt atteindre
- 21:1710 adresses en France et bien il faut mettre en place des process,
- 21:22recruter Merci.
- 21:23des équipes pour que toutes ces valeurs-là puissent continuer d'exister.
- 21:28Et ça a été des grosses étapes ces dernières années chez La Belle Boucle de senioriser les équipes,
- 21:34mettre des managers,
- 21:36responsabiliser les équipes et les personnes.
- 21:41Et effectivement,
- 21:42ça se fait étape par étape,
- 21:44mais aujourd'hui,
- 21:45on est hyper fiers d'avoir réussi cinq ans plus tard à enfin avoir une entreprise bien structurée.
- 21:52Mais je te confirme que ça n'a pas été un long fleuve tranquille et que ça prend vraiment du temps de trouver les bonnes personnes et de trouver les bons process pour que ton idée,
- 22:02jour 1,
- 22:03quand tu es toute seule dans ta chambre chez tes parents,
- 22:06à imaginer ton entreprise de rêve et tes services et tes produits de rêve puissent réellement exister dans la réalité
- 22:145-6 ans plus tard quand tu as une équipe de 100 personnes.
- 22:17Et ça,
- 22:18ça a été un long chemin pour réussir.
- 22:23Merci parce que tu as même répondu à une question que je vais te poser à l'égard de l'expérience client et tu as ouvert plein de portes,
- 22:29notamment celle du scaling,
- 22:30de la croissance.
- 22:31C'est un vrai sujet.
- 22:33On ne passe pas de 0 à 100 salariés en claquant des doigts.
- 22:37Ces salariés,
- 22:37il faut les manager,
- 22:38les recruter,
- 22:39les trouver,
- 22:39les fidéliser.
- 22:40Il y a plein d'erreurs.
- 22:42Quand on a 100,
- 22:42finalement,
- 22:43il y en a peut-être 200 ou 300 ou plus ou moins qui sont passés par ton activité,
- 22:48par ton entreprise parce que naturellement,
- 22:50il y a du
- 22:52Il y a du turnover naturel qui se met en place à certains égards.
- 22:56Qui plus est,
- 22:57zéro levée de fonds.
- 22:58Ça aussi,
- 22:59il faut le souligner parce que c'est une boîte qui est bootstrap,
- 23:03c'est-à-dire rentable dès le premier jour,
- 23:04qui doit s'autosuffire à elle-même avec les fonds de base que tu avais pour la créer.
- 23:09Pas de levée de fonds initiales.
- 23:10Aujourd'hui,
- 23:11c'est 15 millions de CA projetés sur 2025.
- 23:14Tu parles que ce n'est pas un long fuel of tranquille,
- 23:17donc de challenge auquel vous avez fait face.
- 23:19s'il y a euh
- 23:21trois challenges majeurs qui t'ont marqué sur ces cinq dernières années pour en arriver là où vous en êtes avec les critères que j'ai évoqués qui sont bootstrap,
- 23:31pas de levée de fonds,
- 23:32100 salariés,
- 23:3315 millions et qu'en plus de ça,
- 23:35il y a aussi cette volonté d'aller sur le retail désormais.
- 23:38C'est quoi les différents points clés que tu pourrais nous partager sur cette épopée ?
- 23:43Oui,
- 23:44je pense comme beaucoup d'entreprises,
- 23:45le challenge humain fait partie souvent des plus gros challenges parce que quand tu...
- 23:50Tu recrutes,
- 23:51enfin moi tu vois,
- 23:52j'ai commencé à recruter,
- 23:53j'avais 24 ans,
- 23:54donc on dit souvent que manager,
- 23:57c'est pas inné,
- 24:00l'entreprise a tellement grandi que finalement j'ai pas forcément eu le temps de faire une super grosse formation en management,
- 24:07en recrutement,
- 24:08etc.
- 24:08Donc en fait,
- 24:09sur les premières équipes,
- 24:10tu recrutes des personnes qui sont animées par le côté startup,
- 24:15où il y a tout à faire,
- 24:16où il n'y a pas trop de cadres et pas trop de process,
- 24:18mais justement…
- 24:19beaucoup de liberté et donc du coup,
- 24:20ça permet de grandir très,
- 24:22très vite dans cette façon.
- 24:24Mais en fait,
- 24:24plus le temps passe et plus tu as des gros objectifs avec des gros ambitions,
- 24:28que finalement,
- 24:29les process sont inévitables pour réussir à continuer à grandir parce que sinon,
- 24:34tu peux très rapidement complètement être sous l'eau,
- 24:40sans process.
- 24:41Voilà,
- 24:41c'était parfois des périodes compliquées parce que l'entreprise faisait finalement beaucoup plus de chiffres d'affaires.
- 24:50qu'une entreprise normale,
- 24:52c'est-à-dire par rapport à l'état de structure que nous,
- 24:55on avait.
- 24:55On avait la sensation que l'activité était beaucoup plus...
- 24:58La croissance de l'activité était plus haute que nous,
- 25:01notre croissance,
- 25:02on va dire,
- 25:02de structure interne.
- 25:04Donc ça,
- 25:04ça a été assez challengeant.
- 25:05Et puis surtout,
- 25:06forcément,
- 25:07quand tu mets des nouveaux process en place,
- 25:09quand tu essayes de structurer un peu mieux l'entreprise,
- 25:12les personnes qui étaient à la base attirées par un côté beaucoup plus start-up,
- 25:16liberté,
- 25:17pas de cadre,
- 25:17etc.
- 25:18ne se retrouvent plus forcément dans une entreprise qui commence à ressembler à quelque chose de plus classique,
- 25:25traditionnel.
- 25:27Sauf que nous,
- 25:27on ne peut pas adapter l'entreprise aux envies de ces équipes-là et on est obligé de suivre la croissance naturelle de l'entreprise.
- 25:38Et donc,
- 25:38c'est là que les équipes peuvent être amenées à changer parce que finalement,
- 25:42ça allait tellement vite que des personnes qui ont rejoint l'entreprise pour une certaine raison
- 25:47quelques temps plus tard ne retrouvaient plus ces raisons-là.
- 25:50Et c'est,
- 25:51voilà,
- 25:51nous,
- 25:51on était très,
- 25:52très,
- 25:52on est très en phase avec la façon dont l'entreprise s'est structurée et a grandi.
- 25:56Tu vois,
- 25:57là,
- 25:57par exemple,
- 25:57je viens tout juste d'accueillir notre RH interne.
- 26:01Donc,
- 26:01il était temps,
- 26:02au bout de 100 personnes,
- 26:04mais en fait,
- 26:04jusqu'à maintenant,
- 26:04on avait un cabinet externe RH.
- 26:06On commençait à en voir les limites.
- 26:08Voilà,
- 26:08pour la très grande majorité des collaborateurs,
- 26:10c'est une super bonne nouvelle d'avoir une RH en interne et ça va apporter énormément de cadres,
- 26:16Merci.
- 26:17de confiance et ça va rassurer la majorité des équipes.
- 26:20Mais il y a forcément un petit pourcentage qui est plutôt inquiet face à cette nouvelle,
- 26:28qui se reconnaît moins dans les nouveaux process qu'on a mis en place.
- 26:31Et ça,
- 26:31c'est inévitable.
- 26:33Je pense que c'est humain.
- 26:34On a tous des envies et des besoins différents dans le travail.
- 26:37Et donc ça,
- 26:38c'est vraiment un challenge au quotidien d'être capable de continuer à grandir et garder sa vision sans être trop impacté.
- 26:46par les équipes qui changent ou qui ne sont pas d'accord avec les nouveaux process.
- 26:51Donc ça,
- 26:52ça fait partie des challenges.
- 26:54Du coup,
- 26:54bien s'entourer aussi parce que sur les premières années de Label Book,
- 26:58on était des équipes très très jeunes,
- 27:01plutôt juniors,
- 27:02etc.
- 27:03Là,
- 27:03en 2025 aussi,
- 27:05on a commencé à senioriser les équipes avec des directeurs de pôle,
- 27:09des personnes qu'on considère vraiment maintenant comme des bras droits.
- 27:13Donc ça nous permet de ne plus être ...
- 27:15en contact forcément direct en termes de management avec l'ensemble des personnes,
- 27:21que ce soit dans les bureaux ou sur le terrain.
- 27:24Et si parfois on pense aux échecs qu'on a pu avoir,
- 27:28je dirais que peut-être c'est le fait d'avoir cru que j'étais capable aussi longtemps de manager en direct autant de personnes.
- 27:38Je pense que c'est un échec qui est un peu inévitable parce qu'avec le recul,
- 27:41on n'aurait pas pu faire autrement dans le sens où tu ne peux pas recruter.
- 27:45Dès le jour 1,
- 27:46plein de directeurs de pôle.
- 27:47Au début,
- 27:48sur les premières années,
- 27:49c'est très opérationnel.
- 27:50Et tu es obligé,
- 27:51surtout avec la croissance,
- 27:52de faire les choses.
- 27:54Et donc,
- 27:54du coup,
- 27:55tu es un peu dans un tunnel d'opérationnel.
- 27:58Mais voilà,
- 27:59avec le recul,
- 28:00même si c'est un échec un peu inévitable,
- 28:02je me dis que je suis bien contente d'avoir pris cette décision cette année,
- 28:06de senioriser l'équipe,
- 28:08parce que ça ne peut pas durer des années et des années d'être autant en contact direct.
- 28:14sur le terrain avec les équipes.
- 28:17Donc,
- 28:17voilà,
- 28:17je pense que le challenge humain,
- 28:19c'est sûrement le plus gros qu'on ait connu et qu'on connaît encore aujourd'hui.
- 28:24Après,
- 28:24comme tu l'as dit,
- 28:25vu qu'on est autofinancé,
- 28:26il y a quand même un sujet de financement parce que même si on n'a pas fait de levée de fonds,
- 28:30aujourd'hui,
- 28:31c'est les banques qui nous accompagnent,
- 28:33notamment pour la croissance de notre enseigne partout en France.
- 28:38Donc,
- 28:39ça,
- 28:39ça a été un des défis aussi d'aller convaincre les banques.
- 28:43plusieurs partenaires bancaires qui nous accompagnent,
- 28:46avec qui on s'entend très bien,
- 28:48qui sont hyper contents de nous accompagner,
- 28:51surtout que là,
- 28:52on est en pleine croissance et ça marche super bien,
- 28:54donc ça nous permet vraiment de créer des bonnes relations.
- 28:57Mais le tout premier partenaire qu'il faut aller chercher quand t'as encore pas prouvé grand-chose,
- 29:03que t'as juste ton site internet,
- 29:06ta petite boutique à Lyon et que t'arrives avec plein,
- 29:09plein,
- 29:09plein d'ambition pour aller conquérir toute la France.
- 29:12c'est vrai que ça a été un premier défi d'aller chercher ce financement et chercher cette confiance auprès des banques.
- 29:20Mais aujourd'hui,
- 29:21ça nous a permis de rester indépendants et on est très contents de ce choix.
- 29:26Ce n'était pas forcément une volonté de notre part de faire une levée de fonds.
- 29:31Donc aujourd'hui,
- 29:32tant qu'on peut continuer à avancer et atteindre nos objectifs et nos ambitions avec les banques,
- 29:38on est ravis.
- 29:38donc voilà je pars du principe que euh euh
- 29:42En fait,
- 29:42il y avait une époque où entreprendre,
- 29:44ça était forcément synonyme de lever des fonds.
- 29:46Et moi,
- 29:47pour être honnête,
- 29:47quand j'ai créé mon entreprise à 24 ans,
- 29:50je n'avais aucune connaissance sur ce sujet-là.
- 29:54Je ne savais à peine ce que c'était,
- 29:55je ne savais pas comment ça fonctionnait.
- 29:57Donc,
- 29:58en fait,
- 29:58je ne me suis pas posé la question.
- 29:59J'ai fait comme si ça n'existait pas,
- 30:01en fait,
- 30:01et je me suis dit que je n'ai pas le choix que d'être rentable.
- 30:05Et tout le business model que j'ai imaginé,
- 30:07c'était dans l'objectif.
- 30:09d'être rentable dès le premier jour.
- 30:10Donc finalement,
- 30:12aujourd'hui,
- 30:12on est encore dans ce modèle-là.
- 30:14Mais c'est vrai que je pense,
- 30:16de par mon innocence de l'époque,
- 30:19le fait que je n'avais aucune idée de comment ça fonctionnait,
- 30:22les levées de fonds,
- 30:24eh bien,
- 30:24ça a fait que j'étais finalement un peu obligée d'être rentable.
- 30:29Donc voilà,
- 30:29ça fait partie des défis.
- 30:32Et puis après,
- 30:33comme tu l'as dit,
- 30:33c'est un peu le côté multi...
- 30:37multi-canaux,
- 30:38le côté omnicanal,
- 30:40le fait de pouvoir à la fois faire de la croissance aussi bien en ligne qu'en retail.
- 30:46C'est vrai qu'aujourd'hui,
- 30:47notre croissance est très portée par le retail,
- 30:49notamment avec les ouvertures de magasins,
- 30:51puisqu'on a un plan très clair sur les différentes villes dans lesquelles on veut s'implanter,
- 30:58le plan de recrutement,
- 30:59c'est très clair.
- 31:00Quand on ouvre un magasin,
- 31:01en général,
- 31:01on recrute une dizaine de personnes à chaque fois,
- 31:03on sait d'avance
- 31:05dans quelle ville on va ouvrir.
- 31:06On sait exactement comment créer de zéro une boutique avec nos architectes et les mêmes avec lesquels on travaille à chaque fois.
- 31:14Donc,
- 31:14c'est très rapide.
- 31:16Aujourd'hui,
- 31:16ce process-là est très bien cadré.
- 31:18Par contre,
- 31:19vu qu'on s'est bien concentré sur le retail ces dernières années,
- 31:22c'est vrai qu'on est resté assez flat,
- 31:25linéaire sur la partie e-commerce.
- 31:27Donc là,
- 31:27le prochain défi,
- 31:28ça va être justement de retrouver de la croissance sur la partie digitale et d'être capable de faire
- 31:34évoluer les deux et fonctionner les deux sans qu'il y ait un canal qui prenne le dessus et qui soit trop présent par rapport à l'autre,
- 31:45donc là ça va être le défi des prochains mois
- 31:48Très clair,
- 31:49merci pour tous ces éléments et pour la transparence c'est hyper intéressant,
- 31:52je rebondis sur la partie humain tu évoques le fait d'avoir pris la décision assez récemment entre guillemets de senioriser l'équipe,
- 32:01pour reprendre ton propos
- 32:03Comment est-ce que vous vous y êtes pris ?
- 32:05Est-ce que tu as fait monter des anciens collaborateurs en manager et en responsabilité ?
- 32:10Est-ce que vous avez recruté des gens de l'extérieur qui avaient une certaine ancienneté ou une certaine expérience dans un domaine similaire,
- 32:17mais sur des postes à plus haut niveau de responsabilité parce que votre entreprise avait passé un cap ?
- 32:24Ça,
- 32:24c'est une vraie question que beaucoup d'entrepreneurs se posent lorsqu'ils commencent à scaler.
- 32:28Est-ce que je fais monter d'anciens collaborateurs à des postes à responsabilité ou manageriaux ?
- 32:32Ou est-ce que je vais recruter des gens de l'extérieur pour apporter quelque chose que je n'ai pas encore vécu ?
- 32:37C'est vrai que c'est une vraie question parce que quand,
- 32:40avec Alexis,
- 32:41mon conjoint et associé,
- 32:43on a imaginé nos premières équipes,
- 32:45on avait un peu ce modèle idéal de l'entreprise où on s'est dit,
- 32:49nous,
- 32:50on a envie de recruter des jeunes,
- 32:52de les former,
- 32:52de leur donner leur chance.
- 32:54Vu que nous,
- 32:54on avait un esprit très entrepreneurial,
- 32:57bah
- 32:58Pour moi,
- 32:59tout le monde,
- 32:59tu vois,
- 32:59avait un peu cet esprit-là et je me disais,
- 33:01bah oui,
- 33:02tout le monde a envie de grandir,
- 33:04de prendre des responsabilités,
- 33:05d'évoluer,
- 33:06etc.
- 33:06Donc,
- 33:06il y a certains profils qu'on a pu faire grandir au sein de l'entreprise et qui ont,
- 33:12tu vois,
- 33:12sur quatre ans,
- 33:14déjà changé peut-être deux,
- 33:15trois fois de type de poste,
- 33:17qui ont gagné en responsabilité,
- 33:19etc.
- 33:20Mais en fait,
- 33:20nous,
- 33:21comme on avait quand même de base des équipes quand même très jeunes...
- 33:25On ne pouvait pas non plus attendre de ces profils-là ce qu'on recherchait vraiment en termes d'expérience.
- 33:32Là,
- 33:32tu vois,
- 33:33les personnes qu'on a recrutées cette année,
- 33:35elles ont plutôt une quarantaine d'années et comme tu le dis,
- 33:38elles ont plusieurs années d'expérience dans des grosses entreprises,
- 33:43dans la cosmétique et qui ont déjà fait leur preuve et connu en fait des problématiques et des challenges que parfois nous,
- 33:51on n'a même pas encore connus.
- 33:52c'est-à-dire qu'ils sont capables
- 33:54d'anticiper des choses et en fait d'accueillir beaucoup plus sereinement qu'Alexis et moi certains problèmes puisqu'ils les ont déjà vécus alors que finalement nous avec Alexis vu qu'on était les plus vieux de la boîte alors qu'en fait on a 30 ans donc ce qui est quand même pas tu vois hyper enfin l'expérience au final moi j'ai fait mon alternance en tant qu'opticienne mais finalement la belle boucle c'est mon premier travail souvent on nous demande vous avez fait quoi avant et tout mais au final on n'a rien fait avant enfin on était étudiants donc Merci.
- 34:23Donc,
- 34:23je n'ai pas non plus une expérience.
- 34:25Voilà,
- 34:25tout ce qui se passe chez La Belle Boucle,
- 34:27c'est des premières fois pour moi.
- 34:29J'apprends sur le terrain et voilà.
- 34:30Et le fait du coup de pouvoir accueillir au sein de l'entreprise des personnes qui ont déjà vécu certains défis,
- 34:36c'est vraiment hyper bénéfique pour nous parce qu'on peut se reposer sur leur expérience.
- 34:43On gagne en sérénité.
- 34:45Et au final,
- 34:45même les équipes qui étaient plus jeunes de base sont même ravies de pouvoir compter aussi sur des...
- 34:52profils comme ça parce que parfois,
- 34:54nous,
- 34:54avec Alexis,
- 34:55on atteignait aussi nos limites et on recevait de la part de nos équipes des demandes et on voyait qu'elles avaient des besoins auxquels,
- 35:03nous,
- 35:03on ne pouvait pas forcément répondre parce que c'était parfois au-delà de nos compétences ou de notre expérience.
- 35:11Donc,
- 35:11pour vraiment rentrer dans le détail,
- 35:12on est passé par des cabinets de recrutement pour recruter des personnes extérieures,
- 35:17notamment sur ces postes clés.
- 35:20de responsabilité,
- 35:21de direction de pôle,
- 35:23etc.
- 35:24Et là,
- 35:25soit ça va faire un an,
- 35:26et franchement,
- 35:27aucun regret.
- 35:28On est hyper contents d'avoir fait ça,
- 35:30parce que je pense qu'on aurait toujours fini par atteindre certaines limites si on avait voulu vraiment rester sur notre premier objectif de faire monter les personnes en enferme.
- 35:43Très clair.
- 35:43Vous êtes en remote ou dans des bureaux ?
- 35:46Non,
- 35:47nos bureaux sont à Lyon.
- 35:48Le siège est à Lyon.
- 35:49Du coup,
- 35:49vu qu'on est millionnés encore avec Alexis,
- 35:51on n'a pas encore succombé
- 35:54à Paris et je pense pas qu'on succombera on est plutôt heureux à Lyon et en fait au siège on est pas si nombreux que ça on est 12 tu vois en fait c'est plein de petites équipes de 10 au final on est 100 mais chaque équipe c'est une dizaine de personnes donc que ce soit au siège ou dans chaque magasin à chaque fois c'est des équipes de 10 et
- 36:13on est du coup tous ensemble dans les bureaux alors après effectivement il y a quelques journées de télétravail mais dans l'ensemble on travaille tous ensemble au quotidien donc c'est très agréable Merci.
- 36:22Il y a beaucoup d'entreprises comme ça qui sont un petit peu éclatées,
- 36:25par exemple partout en France ou même partout en Europe ou même dans différents pays avec des modèles soit full remote,
- 36:32soit plusieurs bureaux comme tu l'évoques.
- 36:35De votre expérience,
- 36:36comment est-ce qu'il y a des rituels ou des choses que vous avez mis en place pour garder une certaine culture,
- 36:40une certaine symbiose ?
- 36:41Tu as évoqué le fait tout à l'heure que vous avez fait votre premier événement,
- 36:43votre premier team building global tous ensemble.
- 36:47Alors j'imagine que c'est une piste.
- 36:50Mais est-ce qu'il y a d'autres choses que vous mettez au quotidien,
- 36:52notamment pour simplifier les communications ?
- 36:55Parce que lorsque tu es avec des collègues dans un bureau,
- 36:59c'est beaucoup plus simple aussi d'échanger,
- 37:01de discuter,
- 37:02de créer du lien et d'avancer que lorsqu'on est tous éclatés un petit peu partout.
- 37:07Quelles sont les choses que vous avez mises en place pour garder cette culture et cette vision commune ?
- 37:11Oui,
- 37:12c'est justement là que nos managers sont des personnes clés.
- 37:17dans cette aventure et sur lesquelles on peut compter parce que du coup,
- 37:20chaque semaine,
- 37:21même si c'est à distance,
- 37:23il y a des réunions avec l'ensemble des managers pilotées ensuite par les directeurs retail,
- 37:30enfin voilà,
- 37:31responsables retail.
- 37:33Ça,
- 37:33ça permet même à distance de quand même tous se réunir une fois par semaine au moins et partager justement les problématiques des uns des autres et tous être alignés sur les mêmes...
- 37:45la même direction.
- 37:46Donc voilà,
- 37:47tout ce qui va être d'un point de vue très opérationnel,
- 37:49les opérations commerciales qu'on met en place,
- 37:52les nouveautés produits,
- 37:54les challenges,
- 37:54etc.
- 37:57Et après,
- 37:57au sein même des équipes,
- 38:00chaque manager,
- 38:02en fait,
- 38:02entretient les valeurs de l'entreprise avec des challenges au sein de chaque équipe.
- 38:09Là,
- 38:09par exemple,
- 38:09pour la petite anecdote,
- 38:12on a une équipe qui a créé...
- 38:15le fort boyard de la boucle et donc ils sont en train de faire tout un jeu autour de inspirer de forts boyards pour vendre le plus de produits de telles marques et comme ça ils gagnent des cadeaux,
- 38:27enfin voilà tu vois et en fait ça ensuite c'est partagé à l'ensemble du réseau et chaque personne va pouvoir s'inspirer et montrer un petit peu l'énergie qu'il y a dans chaque équipe après comme tu l'as dit finalement moi ce que je trouve il n'y a rien de mieux que de se retrouver quand même en physique alors effectivement c'est quelque chose qu'on ne peut pas faire
- 38:45tous les mois vu le nombre de personnes qu'on est aujourd'hui.
- 38:48Et puis,
- 38:48de toute façon,
- 38:49ça serait trop compliqué de tous se réunir.
- 38:51Mais le premier séminaire qu'on a réalisé du coup en juin dernier,
- 38:55c'était vraiment un moment exceptionnel et inoubliable pour l'ensemble de nos équipes parce que de tous se retrouver,
- 39:03toutes les villes qui ont pu prendre conscience aussi de l'ampleur de l'entreprise parce que comme chaque personne évolue au sein de sa petite équipe de 10,
- 39:11en fait,
- 39:11de tous se retrouver à presque 100.
- 39:14Ça fait prendre conscience aussi que toutes ces personnes-là travaillent pour le même objectif et se lèvent le matin avec la même mission,
- 39:22la même ambition.
- 39:22Et ça,
- 39:23c'était vraiment une énergie incroyable.
- 39:26Et ça,
- 39:27on a forcément l'ambition de le refaire chaque année,
- 39:31de pouvoir aussi faire venir les managers de chaque ville au siège parce que du coup,
- 39:36il y a aussi tout un challenge entre l'équipe du siège et les équipes sur le terrain parce que du coup,
- 39:42pareil,
- 39:43c'est...
- 39:43des problématiques différentes,
- 39:45des missions différentes,
- 39:46etc.
- 39:48Et donc aujourd'hui,
- 39:49on essaye de fluidifier les communications.
- 39:52Après,
- 39:52si tu veux vraiment qu'on rentre dans le détail des outils,
- 39:55nous,
- 39:55on va utiliser beaucoup Slack,
- 39:58Motion,
- 39:59ça va être des outils comme ça qui permettent de rester en contact et de transmettre les infos au quotidien.
- 40:05Et ça fonctionne franchement plutôt bien.
- 40:08Mais aujourd'hui,
- 40:09c'est vraiment grâce aux compétences.
- 40:12De nos managers,
- 40:13on a des très bons profils sur l'ensemble du réseau et c'est eux qui maintiennent toutes ces...
- 40:20toutes ces valeurs-là et cette union,
- 40:23en fait,
- 40:24finalement,
- 40:24au sein de leurs études respectives.
- 40:26Donc,
- 40:27on a beaucoup de chance aussi sur ce point-là d'avoir les bonnes personnes.
- 40:32Oui,
- 40:32l'équipe,
- 40:33à chaque fois,
- 40:33c'est ce qui ressort très souvent.
- 40:35c'est vrai.
- 40:36On finit toujours par parler de ça parce que l'humain,
- 40:39c'est au centre de toutes les entreprises.
- 40:41Je pense que même si tu commences tout seul,
- 40:45au final,
- 40:45tu ne peux pas aller très,
- 40:46très loin tout seul.
- 40:47Tu es obligé de t'entourer.
- 40:49C'est le plus gros défi,
- 40:50mais c'est pour moi aussi le plus gros facteur de succès parce que forcément,
- 40:56c'est très dur,
- 40:57mais si tu le fais bien,
- 41:00c'est ce qui te ramènera le plus de positif derrière.
- 41:03Donc,
- 41:04c'est pour ça que c'est vraiment un challenge quotidien.
- 41:06Totalement.
- 41:07Un autre point qui est clé,
- 41:08c'est l'acquisition client.
- 41:09Pendant longtemps,
- 41:11vous avez pu compter uniquement sur l'organique,
- 41:15le blog que tu avais créé,
- 41:16les réseaux sociaux,
- 41:17etc.
- 41:17Est-ce que c'est...
- 41:18encore aujourd'hui le cas,
- 41:19quel est votre ratio plus ou moins entre la dépense publicitaire et puis l'organique ?
- 41:24Il me semble que vous dépensez quasi rien en pub et que l'organique est vraiment très très puissant derrière.
- 41:30Comment on fait pour créer un organique si puissant qui vient soutenir une croissance à ces niveaux de chiffre d'affaires ?
- 41:35Parce que souvent l'organique a quelques limites,
- 41:38on arrive à générer éventuellement quelques centaines de milliers,
- 41:42quelques millions de chiffre d'affaires,
- 41:45mais là il y a une vraie croissance qui est soutenue au global.
- 41:48grâce à l'organique notamment.
- 41:50Comment est-ce que vous gérez cette partie-là au quotidien ?
- 41:53Oui,
- 41:54tu as totalement raison.
- 41:55On a très peu de dépenses,
- 41:59notamment en budget ads.
- 42:00Aujourd'hui,
- 42:01ça représente moins de 1%
- 42:02de notre chiffre d'affaires,
- 42:03ce qui est quand même très peu.
- 42:04Quand je discute avec d'autres entrepreneurs,
- 42:06en général,
- 42:06ils sont plutôt surpris de notre budget.
- 42:10Après,
- 42:10on en est quand même assez…
- 42:15nos newsletters par exemple ont beaucoup d'impact donc ça on a quand même toute une stratégie d'emailing,
- 42:21là récemment on s'est lancé sur WhatsApp aussi ça fonctionne très bien ça c'est de l'acquisition un canal d'acquisition,
- 42:28toute la partie mail,
- 42:30WhatsApp,
- 42:31SMS qui fonctionne bien chez nous mais effectivement pour toute la partie budget ads là c'est très peu et donc du coup c'est plutôt de l'acquisition organique via les réseaux sociaux ou même via Google après
- 42:44honnêtement je pense aussi que le développement retail c'est une sorte de publicité quand t'as ton enseigne le nom de ta marque dans une rue commerçante dans les plus grandes villes de France en fait naturellement ça crée de la notoriété et ça crée de l'acquisition en fait aujourd'hui
- 43:01nous chez La Belle Boucle même une belle vitrine de magasin c'est de l'acquisition parce que ça va faire rentrer les gens puis quelqu'un qui connait l'enseigne dans sa rue peut-être va venir commander
- 43:11sur le site internet ensuite.
- 43:13Donc en fait,
- 43:14c'est tout un écosystème qui contribue finalement à la notoriété de LabelBook et du coup à l'acquisition de nouveaux clients.
- 43:21Mais aujourd'hui,
- 43:22c'est vrai que de par la communauté historique sur les réseaux sociaux de l'époque où du coup j'incarnais à 100%
- 43:29la marque,
- 43:30on a quand même réussi à fidéliser et à garder encore aujourd'hui,
- 43:345 ans plus tard,
- 43:35toute cette communauté.
- 43:37Il faut savoir qu'aujourd'hui,
- 43:38à peu près chaque mois,
- 43:4070%
- 43:41des clients,
- 43:41c'est des clients récurrents.
- 43:42Donc,
- 43:44c'est de la fidélité.
- 43:45Donc,
- 43:46on pourrait aller chercher encore plus de nouveaux clients.
- 43:48C'est le but,
- 43:48ça va être le but là sur les prochains mois.
- 43:50Mais on a quand même un très,
- 43:52très fort pourcentage en fait de fidélisation.
- 43:56L'un des très gros avantages de Label Book,
- 43:58c'est qu'on vend des produits consommables.
- 44:01Enfin,
- 44:01c'est des produits du shampoing.
- 44:02Tu l'utilises,
- 44:03tu n'en as plus,
- 44:04tu dois en racheter.
- 44:06Tu as beaucoup de personnes qui...
- 44:08qui aiment tester des nouvelles choses dès qu'il y a une nouveauté.
- 44:11Souvent,
- 44:12c'est des innovations.
- 44:13Et comme tu as tout de suite sur le cheveu,
- 44:15c'est différent des soins pour la peau parce qu'en fait,
- 44:17sur le cheveu,
- 44:18tu vois instantanément le résultat.
- 44:21Contrairement à une crème de jour,
- 44:22par exemple,
- 44:23où tu dois faire une application de ta crème pendant parfois plusieurs semaines,
- 44:27plusieurs mois pour commencer à observer le résultat de ta crème.
- 44:31Là,
- 44:31avec les cheveux,
- 44:32la majorité des produits,
- 44:34tu peux voir directement.
- 44:36le résultat si c'est positif ou pas sur tes cheveux la majorité majoritairement c'est positif parce que chez la Bellbook c'est important pour nous de bien conseiller donc si on est doué normalement le produit fonctionne bien mais du coup c'est un de très gros avantages et donc du coup c'est
- 44:52vrai qu'on travaille aussi beaucoup cette partie là de fidélisation parce que l'objectif c'est une fois qu'elle a terminé son produit c'est que la cliente elle revienne chez nous et qu'elle repense à nous pour venir découvrir un nouveau produit ou acheter un nouveau produit Merci.
- 45:06Et après,
- 45:07c'est vrai qu'au-delà de l'aspect purement produit,
- 45:11nos services en salon de coiffure contribuent aussi à une très forte acquisition parce qu'aujourd'hui,
- 45:17sur la France,
- 45:18on est vraiment leader du marché en termes de coiffeurs experts pour les cheveux bouclés.
- 45:26Et donc,
- 45:26on propose des services qui sont quasiment uniques en France.
- 45:30C'est-à-dire que tu trouves aujourd'hui à Paris quelques coiffeurs Merci.
- 45:34qui commencent à proposer des prestations pour les cheveux bouclés,
- 45:36mais la façon dont nous,
- 45:38on le fait,
- 45:39l'expérience qu'on propose,
- 45:40c'est vraiment unique.
- 45:42C'est d'ailleurs pour ça que nos plannings sont,
- 45:44pour la plupart,
- 45:45remplis trois semaines en avance,
- 45:47voire un mois en avance.
- 45:49Et en fait,
- 45:50forcément,
- 45:50c'est un super canal d'acquisition parce que comme on est finalement la seule solution sur le marché aujourd'hui,
- 45:57eh bien,
- 45:57ça attire des clientes via cette porte-là,
- 46:01en fait,
- 46:01du salon de coiffure.
- 46:02et donc
- 46:03une cliente qui est satisfaite grâce à nos services au salon de coiffure.
- 46:07Franchement,
- 46:07il y a 99%
- 46:08des clientes qui achètent les produits derrière.
- 46:11Donc,
- 46:11du coup,
- 46:12ça crée une synergie parfaite.
- 46:16La personne qui sort du salon,
- 46:17elle va prendre les produits qu'on a utilisés sur ses cheveux pendant la prestation.
- 46:22Et derrière,
- 46:23nous,
- 46:23c'est notre rôle après de la faire revenir aussi sur le site Internet à l'occasion d'offres commerciales exceptionnelles,
- 46:30etc.
- 46:30Donc,
- 46:31Tu vois,
- 46:31c'est une synergie globale qui permet pour le moment de ne pas du tout être dépendant d'un budget ads ou de publicité payante.
- 46:41Et ça fonctionne super bien.
- 46:42Tout un écosystème,
- 46:43en fait,
- 46:44qui travaille,
- 46:45chaque pôle travaille pour l'autre,
- 46:48finalement.
- 46:48Donc,
- 46:49c'est un peu la map Disney.
- 46:51Tu vois,
- 46:51je ne sais pas si tu vois.
- 46:55Et comme lui,
- 46:56tu l'avais dessiné avant de mettre en place tout ça ou elle se construit au fur et à mesure ?
- 47:02Franchement,
- 47:02quand j'ai créé La Belle Boucle à l'époque,
- 47:04même quand j'étais étudiante,
- 47:05moi j'ai toujours été très ambitieuse et j'ai toujours rêvé grand.
- 47:08Donc du coup,
- 47:09tu vois,
- 47:09même le jour où j'ai posté mon premier post Instagram,
- 47:11c'était en fin 2017,
- 47:14j'ai tout de suite verbalisé en disant « Non mais tu te rends compte,
- 47:16imagine un jour,
- 47:18j'ai mes propres produits,
- 47:19imagine un jour,
- 47:20j'ai mon salon de coiffure,
- 47:21imagine un jour. »
- 47:22Et en fait,
- 47:22du coup,
- 47:23dans ma tête,
- 47:24tout était déjà possible.
- 47:27Par contre,
- 47:27je t'avoue que j'aurais...
- 47:28peut-être pas imaginé que ça allait aussi vite parce que là avec le recul j'ai l'impression que c'est passé à une vitesse folle mais c'est vrai qu'au fond de moi j'ai toujours eu cette vision et encore aujourd'hui j'essaye de toujours rêver grand alors c'est plus facile de rêver grand quand t'as encore rien commencé parce que tu sais pas sur
- 47:45quel challenge tu vas être mangé,
- 47:47maintenant que tu comprends la réalité,
- 47:49parfois tu t'es un petit peu plus terre à terre mais j'essaye quand même aujourd'hui
- 47:546 ans plus tard de toujours rêver grand et de mettre
- 47:57les moyens pour atteindre ces ambitions.
- 48:00Complètement.
- 48:01Deux questions encore à te poser et merci pour tout ce que tu partages,
- 48:04vraiment hyper intéressant.
- 48:08Indirectement,
- 48:08tu en as parlé,
- 48:09tu as évoqué pas mal de points à ce sujet,
- 48:11c'est au niveau de la transition vers le retail et tous les avantages que ça peut apporter à une marque qui est d'abord plutôt digitale ou en tout cas une visibilité d'abord plutôt digitale.
- 48:22Mais quel conseil tu partagerais à quelqu'un qui,
- 48:26il...
- 48:27où elle démarre par le digital et ensuite veut absolument aller dans le retail parce que finalement,
- 48:33c'est un peu la consécration.
- 48:35C'est le circuit de distribution le plus concret,
- 48:37le plus visible.
- 48:41Alors oui,
- 48:41ce n'est pas les mêmes niveaux de marge.
- 48:43Oui,
- 48:43ce n'est pas le même niveau de distribution.
- 48:44Oui,
- 48:45il y a plein de problématiques logistiques,
- 48:47humaines et bien d'autres.
- 48:48On parle aussi d'immobilier,
- 48:49on parle de plein de choses.
- 48:52Mais pour autant,
- 48:53ça reste quand même quelque chose de très concret sur lequel on peut se pencher.
- 48:56de projeter,
- 48:57valoriser,
- 48:58construire,
- 48:59quelque chose de très solide.
- 49:00C'est quoi les quelques conseils,
- 49:02après coup,
- 49:03avec l'expérience qui a été accumulée ces dernières années,
- 49:06sur le passage,
- 49:06la transition du digital au retail,
- 49:08au physique ?
- 49:09Oui,
- 49:09comme tu le dis,
- 49:10en fait,
- 49:11les clientes,
- 49:11même si tu peux être très,
- 49:12très,
- 49:12très fort en digital,
- 49:14c'est vrai que le contact humain,
- 49:15il n'y a rien de plus sincère,
- 49:17de plus réel.
- 49:18Et c'est là où tu peux faire passer toutes les émotions.
- 49:21Aujourd'hui,
- 49:22même en ligne,
- 49:23sur les réseaux,
- 49:24tu peux faire passer des messages.
- 49:25mais les vraies émotions.
- 49:27humaine,
- 49:27je trouve qu'il n'y a rien de plus fort que quand je me déplace en magasin,
- 49:32quand on fait les ouvertures de magasin,
- 49:33etc.
- 49:33Donc,
- 49:34c'est vrai que je suis plutôt pro-retail.
- 49:39Pour donner des conseils,
- 49:40alors nous,
- 49:40avant d'ouvrir notre...
- 49:42En fait,
- 49:42on a ouvert notre première boutique à Lyon.
- 49:44C'était plutôt facile vu qu'on était sur place.
- 49:46Déjà,
- 49:47on a fait le choix aussi de pas forcément ouvrir le premier à Paris.
- 49:50Beaucoup de personnes à l'époque nous disaient,
- 49:51mais vous êtes sûres,
- 49:53surtout dans la beauté,
- 49:54etc.,
- 49:55pour exister,
- 49:55pour avoir de la notoriété.
- 49:56il faudrait que vous puissiez ouvrir à Paris,
- 49:59etc.
- 50:00Nous,
- 50:02c'est peut-être notre côté un peu chauvin,
- 50:03mais on était très contents d'ouvrir à Lyon.
- 50:05Et c'est vrai que c'était aussi facile parce que du coup,
- 50:07on était à côté tout le temps.
- 50:09Donc déjà,
- 50:09ça permet de maîtriser à 100%
- 50:11son premier concept.
- 50:13Et avant d'aller déployer dans le reste de la France,
- 50:16on a fait un format pop-up dans le sud de la France.
- 50:20Donc ça,
- 50:20c'est peut-être quelque chose que les personnes qui sont uniquement sur le digital
- 50:26peuvent tenter avant d'aller ouvrir une première boutique,
- 50:29tout ce qui va être pop-up store ou vente éphémère au sein d'une boutique ou d'un lieu qui existe déjà.
- 50:38Aller à la rencontre des clients pour comprendre quels sont leurs besoins parce que ce n'est pas la même chose,
- 50:43comme je disais au début,
- 50:45quelqu'un ne va pas chercher la même chose sur Internet.
- 50:47Sur Internet,
- 50:47tu vas plutôt chercher la rapidité,
- 50:49éviter d'avoir des soucis techniques,
- 50:51trouver facilement tes produits,
- 50:54quelque chose d'assez…
- 50:56un UX design de façon à ce que ça soit hyper facile,
- 50:58etc.
- 50:59Alors qu'en magasin,
- 51:01au contraire,
- 51:01tu as plus peut-être envie de prendre ton temps,
- 51:03de flâner,
- 51:05d'être conseillé,
- 51:06de discuter longtemps,
- 51:07etc.
- 51:07Donc,
- 51:07c'est vraiment différent.
- 51:09L'approche est différente.
- 51:12Donc,
- 51:12je dirais la première étape,
- 51:13ce serait vraiment d'aller à la rencontre des gens sur le terrain.
- 51:17Et puis après,
- 51:18dans un second temps,
- 51:19je pense qu'au-delà du retail et de la vente uniquement de produits,
- 51:24Aujourd'hui,
- 51:26toutes les enseignes,
- 51:27tous les magasins devraient vraiment penser à la partie expérience et notamment le service.
- 51:36Ça fait vraiment la différence,
- 51:37c'est la belle boucle,
- 51:37le fait qu'on ne soit pas uniquement un magasin avec des produits à vendre.
- 51:42Toute la partie expérience,
- 51:44que ce soit conseil,
- 51:46coaching capillaire et puis la partie salon de coiffure qui est très poussée.
- 51:52C'est ça qui va faire la vraie expérience et pourquoi les clientes veulent venir et pourquoi elles veulent revenir.
- 51:58Et je pense que ça peut s'appliquer dans n'importe quel domaine.
- 52:02Je discutais récemment avec le leader de la pêche en ligne.
- 52:08Donc,
- 52:08ça n'a rien à voir,
- 52:09mais ils viennent d'ouvrir leur premier magasin où ils vendent tout le matériel de pêche et ils ont réussi à créer au sein de la boutique une sorte de petit étang artificiel.
- 52:21Et en fait,
- 52:21ça leur permet de faire des démonstrations avec les outils de canne à pêche,
- 52:25etc.
- 52:26Et en fait,
- 52:26du coup,
- 52:27ça t'apporte toute une expérience différente.
- 52:29Et c'est la preuve qu'en soi,
- 52:32il n'y a aucun lien entre vendre des produits cosmétiques et vendre des cannes à pêche.
- 52:36Mais je pense que ça peut s'appliquer dans n'importe quel domaine.
- 52:38Il ne faut pas juste penser à ton étagère avec tes produits dessus.
- 52:42Il faut vraiment penser à qu'est-ce que tu vas apporter comme valeur ajoutée,
- 52:45pourquoi ton client va se déplacer dans ton magasin plutôt que d'acheter sur Internet.
- 52:49Et il faut vraiment trouver une réponse à ça parce qu'aujourd'hui,
- 52:52malheureusement,
- 52:53on voit tellement d'enseignes dans le prêt-à-porter,
- 52:56dans la mode,
- 52:57dans la déco,
- 52:57etc.,
- 52:58qui ferment parce que ce sont des enseignes qui,
- 53:02je pense,
- 53:02n'ont pas réussi à trouver une valeur ajoutée à quelque chose qui est différent par rapport à commander en ligne.
- 53:09Et moi-même,
- 53:10en tant que consommatrice,
- 53:11quand je vais me balader en ville et que je rentre dans un magasin,
- 53:14si je vis une mauvaise expérience,
- 53:16j'aurais envie d'acheter en ligne plutôt que de revenir.
- 53:19Et ça,
- 53:19c'est vraiment très,
- 53:20très important pour toutes les personnes qui veulent se projeter dans le retail et qui veulent potentiellement ouvrir des boutiques physiques.
- 53:26Vraiment penser expérience client,
- 53:29service client et faire vivre vraiment une expérience unique et qui sera impossible à reproduire sur Internet.
- 53:36Complètement.
- 53:37Super conseil.
- 53:38Ça permet à bon nombre de personnes qui ont des business physiques de lutter contre la puissance digitale,
- 53:45mais aussi bon nombre de personnes.
- 53:47du digital,
- 53:48de pouvoir pénétrer le marché du physique avec une stratégie différenciante parce que c'est pas non plus quelque chose de facile parce qu'on va casser une habitude on vient de voir s'implémenter et se démarquer donc super conseil,
- 54:01merci beaucoup Laurine pour tout ce que tu as partagé dans le cadre de cet épisode,
- 54:04c'était vraiment un plaisir que de t'avoir ici sur le déclic,
- 54:08j'ai adoré et d'ailleurs j'ai une dernière question pour toi mais avant ça si vous avez eu autant de plaisir à écouter cet épisode que je n'en ai eu à l'anime
- 54:15Comme à chaque fois,
- 54:16faites-le nous savoir en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée.
- 54:21D'ailleurs,
- 54:21je compte sur toi pour le mettre sur Spotify,
- 54:23vu que je sais que tu écoutes les épisodes sur Spotify aussi.
- 54:27Bien sûr,
- 54:27réagissez sur LinkedIn,
- 54:29on va partager aussi l'épisode,
- 54:31et puis partagez cet épisode à toutes les personnes qui devraient l'écouter.
- 54:35J'ai une dernière question pour toi,
- 54:36est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence pour toi ?
- 54:42Que ce soit professionnellement,
- 54:43personnellement,
- 54:44ça peut être une simple phrase,
- 54:46une anecdote,
- 54:46une situation,
- 54:47une frustration,
- 54:48quelque chose de positif,
- 54:49moins positif,
- 54:50peu importe,
- 54:50mais quelque chose que tu n'as pas encore partagé dans cet échange,
- 54:54peut-être que tu n'as jamais partagé.
- 54:56Tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 54:58Écoute,
- 54:59déjà,
- 54:59merci beaucoup aussi à toi pour cet échange.
- 55:01C'était vraiment super de pouvoir te partager quelques infos sur la belle boucle.
- 55:06Et du coup,
- 55:07pour répondre à ta question,
- 55:08c'est un déclic plutôt récent.
- 55:10Parce que je pense que j'ai déjà bien bien raconté toute l'histoire de la belle boucle.
- 55:15Il y a beaucoup de personnes qui connaissent déjà,
- 55:17mais un déclic qui est assez récent.
- 55:20J'ai eu 30 ans cette année et honnêtement,
- 55:22je ne pensais pas que ça allait autant m'impacter d'avoir 30 ans,
- 55:26de faire ce passage de la trentaine.
- 55:29Mais ça a été un véritable déclic pour moi parce qu'en fait,
- 55:32j'ai pris conscience,
- 55:33j'ai réussi à prendre seulement cette année le recul et de me rendre compte de tout ce que j'ai.
- 55:40créer ces dix dernières années entre mes 20 ans et mes 30 ans de prendre conscience en fait que j'ai fait beaucoup de sacrifices et d'efforts et de travail pour créer finalement la vie que je rêvais quand j'étais adolescente et de réaliser la très grande majorité de mes rêves professionnels donc ça c'est
- 56:01je trouve ça tellement important quand t'es dans un tunnel d'entrepreneuriat t'as beaucoup de mal à sortir la tête de l'eau et je sais qu'on est très
- 56:08très très nombreux à être dans cette spirale infernale et un peu se dire,
- 56:13mais quand est-ce que ça va s'arrêter ?
- 56:15Bon,
- 56:15spoiler,
- 56:16ça ne s'arrête jamais.
- 56:17Et je pense que quand tu es entrepreneur,
- 56:18il ne faut pas attendre que ça s'arrête parce que tu es toujours dans cette roue.
- 56:24Et en fait,
- 56:24le fait cette année de prendre du recul et de prendre conscience de tout ce qu'on a réalisé ces dernières années,
- 56:30ça m'a vraiment donné le déclic nécessaire pour les prochaines étapes.
- 56:35dans ma vie d'entrepreneur,
- 56:37dans ma vie personnelle aussi et dans la vie de la belle boucle.
- 56:40Et je pense que j'ai trop négligé ces dernières années l'aspect personnel et le côté mental de ma vie d'entrepreneur.
- 56:51Et si j'ai ce dernier conseil,
- 56:53c'est qu'il faut prendre le temps parfois de se poser et d'apprécier tout ce qui a été construit pour mieux construire les années qui s'apprêtent.
- 57:03à arriver.
- 57:04Je ne sais pas si ça répond à ta question,
- 57:05mais en tout cas,
- 57:07c'est le dernier déclic que j'ai eu et qui m'a fait beaucoup de bien.
- 57:10Merci,
- 57:10Laurine.
- 57:11Merci beaucoup.
- 57:12À très bientôt.