Latest / Débats et rencontres de L'Institut Paris Region / Infractions environnementales : quel rôle pour les collectivités territoriales au côté des services de l'État ?
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- 0:07Bonjour à tous,
- 0:09merci de votre présence pour ce petit déjeuner consacré au rôle des collectivités territoriales aux côtés des services de l'État sur les infractions environnementales.
- 0:23C'est un sujet qui est extrêmement important,
- 0:27qui monte en puissance.
- 0:29qui est aussi d'actualité,
- 0:30puisqu'on l'a vu,
- 0:31à la faveur des élections municipales,
- 0:33ce sujet est quand même revenu pas mal sur la table,
- 0:36même s'il est loin d'être cantonné,
- 0:39évidemment,
- 0:39à la seule sphère des collectivités,
- 0:41comme on va le voir.
- 0:42Mais en tout cas,
- 0:44voilà,
- 0:44c'est bien un sujet qui monte en puissance,
- 0:47avec donc des défis écologiques,
- 0:50le renforcement du droit de l'environnement et l'ampleur surtout des atteintes à la nature,
- 0:54que vous connaissez tous,
- 0:56dans des formes différentes.
- 0:58On peut citer évidemment les dépôts sauvages que vous connaissez tous,
- 1:02mais aussi les risques d'incendie qui sont démultipliés face à des comportements qui sont parfois irresponsables,
- 1:12des charges illégales,
- 1:13etc.
- 1:14De son côté,
- 1:15l'État,
- 1:17outre les forces de l'ordre,
- 1:19a de nombreux services qui sont mandatés avec chacun des compétences.
- 1:24Et pour autant...
- 1:26On voit bien qu'on a une tension qui est croissante aujourd'hui entre le volume des infractions à combattre et les contraintes des effectifs qui sont chargés de leur régulation.
- 1:37C'est un sujet qui est extrêmement important et donc il est nécessaire de renforcer à l'échelle des territoires ces différents services et surtout le rôle et la place des collectivités territoriales,
- 1:53ce qui pose évidemment des...
- 1:54des problématiques de coordination entre acteurs.
- 1:57En 2023,
- 1:59Virginie Maloché,
- 2:00qui est à côté de moi,
- 2:03a produit un rapport qui,
- 2:04je crois,
- 2:05en tout cas,
- 2:05nous a tous passionnés en interne et a passionné de nombreux lecteurs.
- 2:10Les Polices Vertes,
- 2:12étude exploratoire sur le traitement local de la délinquance environnementale et qui a déjà porté un éclairage très important sur ces enjeux qui étaient assez peu étudiés.
- 2:22Et sans prétendre à l'exhaustivité,
- 2:25ce rapport a permis de dégager une vue d'ensemble sur le traitement institutionnel de la délinquance environnementale.
- 2:31Et surtout,
- 2:32il a montré que ce système était fragmenté,
- 2:36complexe,
- 2:37faisant intervenir énormément d'acteurs qui n'étaient pas forcément coordonnés.
- 2:43Je me souviens,
- 2:43moi,
- 2:44à la lecture,
- 2:44j'avais notamment noté ce que je ne savais pas.
- 2:49les différences d'appranches sur les aspects environnementaux entre la gendarmerie et la police.
- 2:54Ce ne sont pas tout à fait les mêmes approches et les mêmes ADN.
- 2:58Donc cette étude a été,
- 3:00je pense,
- 3:01extrêmement intéressante et a plus particulièrement examiné les démarches portées par les collectivités territoriales en pointant des enjeux communs.
- 3:10Donc dans le prolongement de cette étude,
- 3:11on vous propose ce petit déjeuner qui,
- 3:15comme vous le savez,
- 3:15est un espace d'échange entre des experts
- 3:18des chercheurs et puis tout un tas d'acteurs présents ici,
- 3:23qui va nous permettre d'examiner quelques questions,
- 3:25en tout cas de nous les poser collectivement et d'apporter quelques réponses.
- 3:29Comment se joue la répartition des rôles en matière de police environnementale ?
- 3:34Quelles initiatives des collectivités développent-elles à côté des services de l'État ?
- 3:39Et quid,
- 3:40par exemple,
- 3:40des services de brigades vertes déployés dans les zones urbaines,
- 3:43périurbaines ou encore rurales ?
- 3:46Donc l'objectif...
- 3:47de ce petit déjeuner,
- 3:48c'est d'éclairer les enjeux pratiques de la mise en application du droit de l'environnement,
- 3:54également d'identifier les leviers d'action à l'échelle locale,
- 3:57et enfin de susciter la réflexion sur les conditions d'exercice de mission de police qui sont tendues vers la préservation des milieux naturels et le cadre de vie.
- 4:08Donc voilà,
- 4:08c'est assez ambitieux et c'est important de poser encore une fois ce sujet qui aujourd'hui...
- 4:16entre de plus en plus dans les débats politiques locaux.
- 4:21Je vais laisser la parole à Brigitte,
- 4:22qui va vous présenter plus en détail le programme de cette matinée.
- 4:28Merci beaucoup
- 4:30Sébastien et bonjour à tous.
- 4:33Donc Brigitte Guigou,
- 4:34sociologue urbaniste,
- 4:35je vais avoir le plaisir d'animer ce petit déjeuner ce matin.
- 4:38Nous sommes ensemble jusqu'à 11 heures.
- 4:41Pour votre info,
- 4:43l'événement est enregistré.
- 4:44Vous trouverez un podcast et des PowerPoints sur le site de l'Institut d'ici 48 heures.
- 4:51Alors,
- 4:52comme le disait Sébastien,
- 4:53la thématique,
- 4:54c'est la question des infractions environnementales et des polices.
- 4:58environnementales qui sont mandatées tant du côté de l'État que des collectivités locales pour lutter contre ces infractions.
- 5:06Donc ce matin,
- 5:07nous allons interroger les missions de ces polices,
- 5:11mais nous allons nous centrer sur la question de la pratique,
- 5:15de la façon dont ces missions sont mises en œuvre,
- 5:17des activités très concrètes qui sont faites par les personnes qui incarnent ces missions sur le terrain.
- 5:27Et comme toujours dans les petits-déj,
- 5:29décideurs-chercheurs,
- 5:30nous allons le faire avec un chercheur,
- 5:33donc
- 5:34Léo Magnin,
- 5:35qui est ici,
- 5:35qui est sociologue,
- 5:36chargé de recherche au CNRS,
- 5:39et membre du laboratoire interdisciplinaire sciences,
- 5:42innovations et sociétés.
- 5:44Et
- 5:44Léo a publié très récemment un petit ouvrage qui est absolument passionnant,
- 5:50que je vous recommande,
- 5:51et qui est ici.
- 5:53Voilà.
- 5:54qui est une enquête sociologique et vous allez nous en parler tout à l'heure Léo.
- 5:58Et puis on a aussi la chance d'accueillir Romain Janson,
- 6:02donc notre acteur opérationnel.
- 6:05Vous êtes garde champêtre,
- 6:06responsable de la brigade intercommunale de l'environnement de l'agglomération de Saint-Quentinois dans l'Aisne,
- 6:12donc un proche voisin de l'île de France.
- 6:15Et vous allez nous expliquer en quoi consistent vos missions.
- 6:19les avancées mais aussi les contraintes qui s'exercent sur votre travail.
- 6:25Ensuite,
- 6:26nous aurons un débat avec la salle avec vous.
- 6:28Alors,
- 6:28on va essayer d'être très rythmé.
- 6:29J'aurai la tâche délicate de faire respecter le temps puisque chacun aura 15 minutes pour s'exprimer et pour avoir le temps de débattre avec vous.
- 6:37Vous êtes très divers.
- 6:40On a beaucoup de représentants de collectivités locales,
- 6:42d'associations,
- 6:44de l'État,
- 6:45de quelques chercheurs.
- 6:46Bon,
- 6:47voilà,
- 6:47ce sera pour la partie débat.
- 6:48Et avant,
- 6:49on va donner la parole à Virginie Maloché,
- 6:52qui va poser le cadre de ce débat ce matin.
- 7:00Merci
- 7:01Brigitte.
- 7:07Bonjour à toutes et tous et grand merci d'être venue jusqu'ici à Pleyel.
- 7:12On est ravis de vous accueillir.
- 7:15pour ce petit déj décideur,
- 7:17décideuse,
- 7:18chercheur,
- 7:18chercheureux sur le thème de la lutte contre les infractions environnementales.
- 7:22Et pour introduire le sujet,
- 7:25je vais partir de l'étude que mentionnait Sébastien tout à l'heure,
- 7:28que nous avons publiée à l'Institut fin 2003.
- 7:31Étude sur les polices vertes.
- 7:34Alors la notion n'est pas du tout juridique et nous l'avions sommairement définie comme l'ensemble des services,
- 7:40des dispositifs.
- 7:42des agents qui sont chargés de prévenir,
- 7:44contrôler et réprimer les atteintes à la nature.
- 7:48Partons d'une question toute simple,
- 7:51en amont de la chaîne pénale,
- 7:55qui pour faire appliquer les règles en matière environnementale,
- 7:59avec un parti pris empirique qui était danglé sur le traitement de la,
- 8:04alors là encore ce n'est pas franchement juridique,
- 8:06petite délinquance environnementale,
- 8:08à partir du...
- 8:09du bas du spectre pour reprendre le vocable policier,
- 8:13considérant notamment les infractions courantes en matière de dépôt des déchets.
- 8:18Avec un premier constat qu'a souligné Sébastien encore tout à l'heure,
- 8:24en gros on a affaire à un système d'acteurs vraiment très divers,
- 8:27pluriel,
- 8:27composite,
- 8:28un système qui n'est pas forcément très lisible d'ailleurs pour qui n'en est pas familier.
- 8:33Et ce caractère pluriel tient en partie aux différentes compétences,
- 8:36connaissances techniques.
- 8:38qui sont requises pour l'exercice des multiples pans de la police environnementale.
- 8:43La police de l'eau,
- 8:44la chasse,
- 8:45des sujets très divers.
- 8:47Du côté de l'État,
- 8:49les forces de l'ordre polyvalentes sont évidemment fondées à agir dans ce domaine-là,
- 8:56mais elles n'en sont pas nécessairement spécialistes.
- 8:58Et c'est ce qu'évoquait là encore Sébastien,
- 9:01les forces de l'ordre étatique investissent ce sujet-là de manière très inégale.
- 9:06Jusqu'ici,
- 9:07je parle sous le contrôle de Didier Joubert que je vois dans la salle,
- 9:10mais ce n'est pas franchement une priorité établie pour la police nationale.
- 9:16Du côté de la gendarmerie,
- 9:18la mobilisation est plus forte,
- 9:20elle est même historique,
- 9:21j'ai envie de dire,
- 9:21sur ce sujet-là,
- 9:22dans les zones rurales,
- 9:23périurbaines,
- 9:24ce qui se traduit notamment par le renforcement d'un réseau d'enquêteurs référents et d'un office central dédié.
- 9:31Il y a une personne de l'Oclahesp dans la salle qui pourra peut-être nous en parler.
- 9:35Mais bien d'autres services sont également mandatés pour exercer,
- 9:39chacun dans son domaine,
- 9:40des missions de police environnementale,
- 9:41sous le giron de l'État.
- 9:43Voilà,
- 9:43j'ai mis quelques photos ici.
- 9:44Oui,
- 9:45les agents de la douane,
- 9:46les inspecteurs de l'environnement des services déconcentrés de l'État,
- 9:49eau et nature ou installations classées.
- 9:53On peut citer également,
- 9:54évidemment,
- 9:55les agents de l'Office français de la biodiversité,
- 9:57police de l'environnement,
- 9:59j'allais dire par définition,
- 10:01les gardes des parcs nationaux,
- 10:03les techniciens forestiers de l'Office national des forêts,
- 10:06dont ce n'est pas le cœur de mission,
- 10:07mais enfin des missions,
- 10:09des fonctions de police,
- 10:10là encore historique,
- 10:11et la liste n'a rien.
- 10:13n'a rien d'exhaustif.
- 10:14Donc tout cela pour dire que malgré les velléités de rationalisation,
- 10:18il continue d'exister des polices de l'environnement,
- 10:21des,
- 10:22oui,
- 10:22au pluriel,
- 10:23au sein des services et établissements publics qui relèvent de l'État.
- 10:27Cette pluralité,
- 10:28elle soulève évidemment des questions d'articulation,
- 10:31mais elle ne sature pas pour autant l'espace de la police verte.
- 10:35Cela a été dit en introduction,
- 10:37vu le volume des infractions à combattre d'une part...
- 10:40et la logique de réduction des effectifs chargés de leur régulation,
- 10:44en tout cas dans les services spécialisés d'autre part,
- 10:47tandis qu'il reste de la place pour d'autres acteurs,
- 10:49et en particulier pour les collectivités.
- 10:52Et c'est le deuxième constat sur lequel on souhaitait insister pour ouvrir ce petit déjeuner.
- 10:59Sur le front de la lutte contre les atteintes environnementales,
- 11:04tous les niveaux de collectivité,
- 11:05peu ou prou,
- 11:07sont mis à contribution.
- 11:08Alors,
- 11:08les départements et les régions...
- 11:10notamment,
- 11:11peuvent initier des actions dans ce domaine en rapport avec leurs compétences propres.
- 11:16Préservation des espaces naturels,
- 11:18s'agissant des conseils départementaux,
- 11:20prévention,
- 11:20gestion des déchets,
- 11:21s'agissant des conseils régionaux,
- 11:23notamment.
- 11:23Et à titre d'illustration,
- 11:25je vous ai mis là simplement une photo qui se rapporte au fond,
- 11:32propreté mise en place par la région Île-de-France.
- 11:34Vous voyez aussi les trois gaillards en haut.
- 11:36c'était un samedi matin,
- 11:37il faisait beau nous sommes dans les Yvelines,
- 11:39c'est le dispositif
- 11:40des éco-gardes,
- 11:41ce sont des citoyens bénévoles qui interviennent dans les forêts.
- 11:44C'est un dispositif soutenu par le
- 11:47Conseil départemental.
- 11:48Ok,
- 11:48donc région département potentiellement,
- 11:52ceci étant,
- 11:52les échelons de proximité du bloc communal sont les plus directement impliqués.
- 11:58Et le législateur a d'ailleurs renforcé les prérogatives des maires et des présidents d'intercommunalité pour lutter contre les abandons de déchets via la loi.
- 12:09à Jacques de 2020 notamment.
- 12:13Alors en pratique,
- 12:14les collectivités,
- 12:15quels que soient les échelons,
- 12:16jouent sur plusieurs leviers en la matière.
- 12:20Tout ce qui relève de l'ordre de la prévention,
- 12:22de la communication,
- 12:23des opérations de sensibilisation,
- 12:25il y a aussi tout un volet constatation,
- 12:28sanctions des infractions,
- 12:29que ce soit à travers des procédures de police administrative,
- 12:33des procédures judiciaires,
- 12:34ou encore s'agissant des dépôts de déchets.
- 12:37La facturation des frais d'enlèvement.
- 12:39On pourrait mentionner aussi le recours aux outils technologiques,
- 12:42pièges photographiques,
- 12:43peut-être vous nous en parlerez
- 12:45Romain, caméras de surveillance,
- 12:47je pense aux applications de signalement pour les dépôts de déchets,
- 12:51des plateformes
- 12:52SIG, système d'information géographique,
- 12:54etc.
- 12:56Par-delà les promesses,
- 12:57d'ailleurs,
- 12:57on peut s'interroger,
- 12:58à mon avis,
- 12:59utilement sur les usages réels et les retours en la matière sont assez variables avec des effets déceptifs.
- 13:05parfois assez fort.
- 13:07Et puis,
- 13:08et c'est souvent la réponse la plus visible,
- 13:09la mise en place de brigades dédiées.
- 13:12Et je voudrais,
- 13:12pour finir,
- 13:14vous proposer un petit focus à ce sujet.
- 13:17Focus sur ces...
- 13:18Oui,
- 13:19je tire le temps,
- 13:19Brigitte.
- 13:20Brigades vertes,
- 13:21merci,
- 13:21mises en place par les collectivités.
- 13:24Et là encore,
- 13:24il y a une diversité à souligner.
- 13:26Certaines de ces unités,
- 13:28de ces brigades vertes,
- 13:29ont une vocation répressive assumée.
- 13:33Elles peuvent être attachées au service de police rue.
- 13:35de police municipale,
- 13:36mais sont le plus souvent constitués d'ASVP,
- 13:38des agents de surveillance de la voie publique,
- 13:40qui sont des agents assermentés,
- 13:42qui viennent d'une certaine manière délester les policiers municipaux de ces tâches.
- 13:45Et ça nous dit des choses,
- 13:46cette division du travail est significative en quelque sorte de la hiérarchie interne des missions.
- 13:51Traiter les poubelles,
- 13:52les pollutions.
- 13:53Dans la culture policière,
- 13:54ça reste du sale boulot assez peu valorisé.
- 13:57Ces brigades,
- 13:58elles peuvent aussi se composer de gardes champêtres,
- 14:00qui relèvent aussi,
- 14:01alors nous avons un super spécimen avec nous,
- 14:03merci
- 14:04Romain d'être venu,
- 14:05qui relèvent de la filière police municipale,
- 14:08la fonction publique territoriale,
- 14:10c'est pas toujours bien identifié,
- 14:11et qui ont des prérogatives très intéressantes en matière de police rurale et environnementale,
- 14:15notamment des pouvoirs d'enquête que n'ont pas les policiers municipaux.
- 14:18Je ne développe pas ce sujet,
- 14:19vous nous en parlerez Romain,
- 14:20merci beaucoup.
- 14:21J'ai mis là la photo aussi de la brigade verte d'Alsace,
- 14:2370 gardes champêtres.
- 14:25Le gros service en la matière,
- 14:26mais c'est intéressant de le mentionner,
- 14:28ça fait 35 ans que ça existe.
- 14:31Et puis,
- 14:31d'autres collectivités font le choix de dissocier leur brigade verte de la filière sécurité,
- 14:37considérant qu'il n'est pas forcément opportun de lui donner une orientation policière trop prononcée et qu'il y a des avantages à miser sur d'autres profils.
- 14:45C'était les atteintes en l'environnement et les problématiques de déchets.
- 14:48Et dans ces cas-là,
- 14:50Ces brigades sont souvent rattachées aux services propreté,
- 14:52environnement,
- 14:53constitués d'agents issus de la filière technique,
- 14:56qui peuvent être assermentés,
- 14:58constater notamment les infractions aux déchets,
- 15:00ça n'exclut pas une dimension répressive,
- 15:03mais disons que l'objectif dans ces cas de figure-là est d'abord de repérer les problèmes sur le terrain,
- 15:08de les relayer pour un traitement plus réactif par les services concernés.
- 15:13Autre formule encore,
- 15:14certaines collectivités ciblent plus spécifiquement les espaces naturels et emploie des agents
- 15:19pour en assurer la surveillance,
- 15:21qui peuvent être commissionnées à différents titres.
- 15:23Par exemple,
- 15:24c'est le cas de l'éco-garde de la ville de Benne,
- 15:25on est dans le 78,
- 15:26que vous voyez en photo avec son gilet jaune.
- 15:29Par exemple,
- 15:30en qualité de garde particulière assermentée.
- 15:32Là,
- 15:32c'est un agrément préfectoral.
- 15:34Mais ce peuvent être aussi des agents qui sont gardes des réserves naturelles,
- 15:38gardes du littoral,
- 15:39ou encore des agents chargés de la protection du patrimoine naturel.
- 15:42Et là,
- 15:43ce sont des commissionnements ministères de l'environnement.
- 15:45Quant à l'efficacité de ces dispositifs,
- 15:47et je m'arrête là,
- 15:49Elle reste difficile à mesurer,
- 15:51cela mériterait des évaluations rigoureuses qui,
- 15:54il faut être clair,
- 15:54font défaut.
- 15:55Disons dans l'ensemble que l'impact répressif paraît relativement limité,
- 16:02cela étant l'utilité des unités de ce type ne se mesure certainement pas seulement au nombre de PV.
- 16:10dont cette utilité est à saisir,
- 16:12je vais le dire comme ça,
- 16:13dans un objectif plus large d'amélioration du cadre de vie et aussi et peut-être surtout de préservation.
- 16:19de l'environnement et ce sont ces dimensions-là qu'il s'agirait d'objectiver pour convaincre,
- 16:24ou pas,
- 16:25de la valeur ajoutée des brigades vertes et plus largement de l'action des services qui interviennent en matière de police environnementale.
- 16:32Alors voilà,
- 16:32pour mieux saisir de quoi ils retournent,
- 16:34les positionnements des divers acteurs impliqués,
- 16:36la nature de leur activité,
- 16:37etc.
- 16:38Je laisse d'emblée la parole à nos deux intervenants.
- 16:41Merci encore
- 16:42Léo et Romain d'avoir accepté de venir ce matin.
- 16:45Je vous cède la parole,
- 16:47Léo,
- 16:47si tu veux.
- 16:49Merci beaucoup,
- 16:51Virginie.
- 16:51Je précise que l'étude de Virginie Malochet est téléchargeable sur le site web de l'Institut et que vous en avez quelques exemplaires sur la table derrière le poteau.
- 17:02Donc maintenant,
- 17:04la parole à
- 17:06Léo Magnin.
- 17:07Alors,
- 17:08pendant que vous cherchez votre PowerPoint,
- 17:12Léo,
- 17:13finalement,
- 17:15la demande qu'on vous a faite,
- 17:16c'est de nous...
- 17:17parler,
- 17:17de nous expliquer ce qu'il y a dans votre enquête,
- 17:20le petit ouvrage,
- 17:22Petit par la taille,
- 17:23dont on parlait,
- 17:24Police environnementale sous contrainte,
- 17:26qui est copublié avec
- 17:29Rémi Roué,
- 17:30Roumé As et Robin Bazier.
- 17:32Vous avez plutôt regardé les choses du côté de l'État.
- 17:36Vous nous montrez que ça n'est pas si récent que ça,
- 17:38qu'il y a une antériorité,
- 17:39qu'on s'inscrit dans une histoire.
- 17:42Vous nous montrez toute la complexité et vous nous montrez aussi
- 17:45en quoi c'est une police sous contrainte et les décalages entre la loi,
- 17:49le réel.
- 17:51Donc,
- 17:52en 15 minutes,
- 17:53est-ce que vous pouvez partager vos résultats ?
- 17:55Merci beaucoup.
- 17:57Bonjour à toutes,
- 17:58bonjour à tous.
- 17:59On est nombreux pour un petit déjeuner,
- 18:01c'est bien,
- 18:01ça change,
- 18:01c'est pas un matin ordinaire.
- 18:03Donc,
- 18:04je vais vous présenter en effet ce qu'il y a dans le petit livre et puis quelques actualisations.
- 18:08Au départ,
- 18:09le constat,
- 18:09c'est dans la littérature en sciences sociales,
- 18:11un écart entre le droit de l'environnement qui est assez développé.
- 18:15Et une mise en œuvre qui est documentée comme assez faible,
- 18:17au contraire,
- 18:18un écart entre les deux.
- 18:19Et puis une autre surprise,
- 18:20c'était qu'au départ,
- 18:21moi je travaillais sur la protection de l'environnement dans la politique agricole.
- 18:24Et donc j'allais faire des entretiens avec des agriculteurs et revenaient des noms d'oiseaux,
- 18:28pas pour désigner des animaux volants,
- 18:32mais pour désigner des policiers de l'environnement,
- 18:34qui étaient des ennemis,
- 18:36des adversaires,
- 18:37voire d'autres qualificatifs moins...
- 18:42moins correctes.
- 18:42Et donc,
- 18:42je me suis dit,
- 18:43il y a quelque chose à faire,
- 18:44il faudrait enquêter sur ce sujet-là.
- 18:46Donc,
- 18:46avec les deux comparses que vous avez citées,
- 18:49on était étudiants à l'époque,
- 18:50au début,
- 18:51on a commencé.
- 18:52On s'est lancé dans une enquête et cette enquête,
- 18:54elle a consisté à lire,
- 18:55ramasser,
- 18:56compiler,
- 18:56synthétiser tout ce qu'on pouvait trouver sur le sujet des polices de l'environnement qui était déjà publié et également de mener une enquête,
- 19:03une monographie,
- 19:04donc une étude d'un seul service qui était à l'époque un service de la police de l'eau et de la biodiversité dans l'agence française.
- 19:10pour la biodiversité.
- 19:12Et à partir de ça,
- 19:13on a rédigé ce petit livre.
- 19:15La thèse centrale du livre,
- 19:17c'est que contrairement à une opinion qu'on entend régulièrement,
- 19:20voire qu'on entend de plus en plus,
- 19:22à savoir que l'écologie serait devenue punitive,
- 19:25que l'État et la puissance publique en général se seraient dotés de moyens qui permettraient presque d'écraser,
- 19:31en tout cas de s'imposer fortement aux entreprises,
- 19:33aux particuliers.
- 19:34Eh bien,
- 19:35nous,
- 19:35on documente au contraire et c'est assez consensuel par rapport à ce qu'on a vu sur le terrain.
- 19:40à tout ce qui est publié dans des rapports administratifs ou des recherches par ailleurs,
- 19:43et bien que ces polices de l'environnement sont plutôt caractérisées par leur faiblesse,
- 19:46elles sont plutôt contraintes que contraignantes.
- 19:49Donc c'est des forces de l'ordre environnementales,
- 19:51mais qui sont faibles.
- 19:52C'est ce paradoxe-là qu'on a voulu déplier dans le livre.
- 19:56Et on le fait de quatre façons,
- 19:59d'abord en rappelant leur histoire et leur morcellement,
- 20:01deuxièmement en s'intéressant à leurs moyens,
- 20:04et en les comparant aux objectifs qui sont ceux du droit de l'environnement.
- 20:08On regarde aussi les réactions,
- 20:09les réponses,
- 20:10les contestations sociales qui les visent.
- 20:12Et enfin,
- 20:12on essaye de caractériser tout ça en nommant ce que nous,
- 20:16on appelle des polices d'avant-garde pour essayer de saisir toutes les contradictions et les défis auxquels elles font face.
- 20:22Alors,
- 20:23pour reprendre la démonstration de Virginie,
- 20:28on peut avoir en tête une première séparation,
- 20:32une distinction entre d'un côté la police de l'industrie et de l'autre côté la police de l'eau et de la nature.
- 20:37Si on regarde historiquement,
- 20:38la police de l'industrie,
- 20:40elle est ancienne,
- 20:40elle existait déjà sous l'Ancien Régime,
- 20:43elle évolue au début du XIXe siècle,
- 20:46qui est un petit peu l'époque où se développe ce qui va devenir le principe du pollueur-payeur,
- 20:51et c'est une culture d'accompagnement technique,
- 20:55de conseil,
- 20:56qui est toujours en vigueur aujourd'hui.
- 20:58Il peut y avoir des sanctions,
- 20:59bien sûr,
- 20:59mais c'est souvent des sanctions qui vont prendre la forme de régularisation,
- 21:03d'accompagnement,
- 21:03d'adaptation aussi de la réglementation.
- 21:06au process d'une usine en particulier.
- 21:08Et donc le corps aujourd'hui,
- 21:10la spécialité et des agents qui encadrent ce sujet-là,
- 21:14ce sont les ICPE,
- 21:15les installations classées pour la protection de l'environnement.
- 21:19Et puis de l'autre côté,
- 21:20on a les eaux et forêts qui sont très vieilles,
- 21:23qui datent du XIIIe siècle pour les premiers gardes,
- 21:26qui deviennent la police de l'eau et de la nature,
- 21:29et qui passent en fait par la police de la chasse et par la police de la pêche.
- 21:33Et comme vous le voyez,
- 21:34on passe de chasse...
- 21:35à nature et de pêche à eau.
- 21:37Et donc il y a un élargissement des prérogatives,
- 21:40du sens de la mission de ces agents,
- 21:42qui étaient au départ en plus des agents d'association,
- 21:46qui étaient embauchés par les fédérations de chasseurs ou de pêcheurs,
- 21:49et qui progressivement aussi sont étatisés,
- 21:51sont fonctionnarisés,
- 21:53et deviennent employés d'agences de l'État.
- 21:57Et on passe d'une police des usages de la nature,
- 21:58qui vise plutôt en fait à...
- 22:02essayer de préserver des propriétés plus ou moins privées,
- 22:05ou qui peuvent être publiques,
- 22:06mais on vise des propriétés,
- 22:07par exemple le gibier,
- 22:09le poisson,
- 22:10à une police de la biodiversité au sens large,
- 22:12donc il y a une redéfinition au cours du XXe siècle,
- 22:15et maintenant encore,
- 22:16de ces objectifs.
- 22:18Ça donne avec les logos cette évolution,
- 22:20si on regarde la chasse et la pêche,
- 22:23qui aboutissent,
- 22:24donc là on était là,
- 22:24nous,
- 22:25pour notre enquête,
- 22:25l'agence française pour la biodiversité dont je vous parlais tout à l'heure,
- 22:28et qui est devenue l'office français de la biodiversité.
- 22:31pour l'eau et la nature,
- 22:32après la fusion avec l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.
- 22:36Et donc c'était en 2020.
- 22:40Et si on regarde aujourd'hui dans les qualifications judiciaires qui concernent les agents spécialistes de l'environnement,
- 22:45on retrouve cette partition historique entre l'industrie d'un côté,
- 22:49l'eau et la nature de l'autre,
- 22:50avec les ICPE dont je vous parlais,
- 22:52Installation Classée pour la Protection de l'Environnement,
- 22:54et l'eau et de la nature.
- 22:56Sauf que,
- 22:57ce serait trop simple s'il n'y avait que ça.
- 22:59Ça c'est simplement une partie du paysage qui est structurant depuis 2013,
- 23:04il y a une harmonisation autour de ça,
- 23:06mais un rapport du Conseil d'Etat rappelle à juste titre qu'il y a plus de 70 catégories d'agents,
- 23:1125 polices de l'environnement au sens de règlement de polices à faire appliquer,
- 23:15donc c'est un paysage institutionnel qui reste complexe.
- 23:18Petit schéma pour l'illustrer que j'emprunte à une DDT bretonne,
- 23:22on voit que je n'ai pas le temps ici de tout développer,
- 23:25encore tout n'est pas là,
- 23:26mais c'est simplement pour...
- 23:28renforcer ce que nous a bien montré Virginie,
- 23:30à savoir tout ça est complexe.
- 23:33Et pourtant,
- 23:33et c'est mon deuxième point,
- 23:34ce n'est pas parce que ce paysage est morcelé,
- 23:36et je vais encore une fois aller à fond dans ton sens Virginie,
- 23:40le fait de dire,
- 23:41oui,
- 23:41mais ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de services qu'il y a beaucoup de polices effectives.
- 23:47Et donc ça,
- 23:47c'est intéressant de l'avoir en tête.
- 23:48Donc quelques chiffres,
- 23:49les ICPE,
- 23:50les installations classées,
- 23:51il y en a 500 000 en France et il y a 1500 inspecteurs pour les contrôler.
- 23:57Pour l'eau et la nature,
- 23:58il y a à peu près 3100 inspecteurs,
- 24:01inspectrices eau et nature,
- 24:04dont la moitié à peu près à l'Office français de la biodiversité pour tout le territoire national.
- 24:09Donc on pourrait comparer aux forces de police et de gendarmerie en général,
- 24:13qui peuvent d'ailleurs intervenir sur l'environnement,
- 24:15on n'est vraiment pas sur les mêmes ordres de grandeur.
- 24:18Et donc on peut comparer ça aux objectifs qui sont les nôtres avec des textes comme la charte de l'environnement,
- 24:24donc par exemple l'article 2 c'est toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement,
- 24:31le fait aussi de s'engager au niveau européen pour atteindre le bon état des masses d'eau qui est repoussée.
- 24:38et ces moyens qui sont humainement limités.
- 24:43Et puis,
- 24:45à cette distinction entre eau et nature et industrie et CPE,
- 24:50il faut ajouter deux autres distinctions pour essayer de comprendre un petit peu ce paysage institutionnel et ses moyens.
- 24:57Le premier point de critère de différenciation,
- 25:02c'est est-ce qu'on parle d'établissement...
- 25:05publics comme l'Office français de la biodiversité ou les parcs nationaux ou est-ce qu'on parle de services déconcentrés de l'Etat ?
- 25:12Alors ça peut paraître une subtilité mais non pas du tout,
- 25:14c'est pas les mêmes cultures professionnelles donc les services déconcentrés de l'Etat ce sont les directions départementales des territoires et la mer,
- 25:21ce sont les DREAL et la direction régionale environnement,
- 25:25aménagement et logement,
- 25:25ce sont les DDPP,
- 25:26les directions départementales de la protection des populations ça c'est les services déconcentrés de l'Etat et de l'autre comme je disais l'OFB.
- 25:33Ce ne sont pas les mêmes cultures professionnelles,
- 25:37ce ne sont pas les mêmes trajectoires professionnelles des agentes,
- 25:40des agents.
- 25:41Et surtout,
- 25:41et c'est la troisième distinction que je voulais que vous ayez à l'esprit après,
- 25:45je récapitule parce que c'est un peu technique,
- 25:47ICP OE Nature,
- 25:48service déconcentré de l'État ou établissement public.
- 25:51Et la troisième,
- 25:52c'est administratif et judiciaire.
- 25:55C'est une distinction qui est absolument centrale et qu'il faut avoir en tête quand on regarde de près ces questions-là.
- 26:00C'est pour ça que le titre de cette slide,
- 26:02c'est « Politiques croisées du préfet et du parquet » .
- 26:05Le préfet,
- 26:06car le préfet est le chef de l'autorité administrative.
- 26:09La police administrative,
- 26:10c'est avant tout une police de prévention ou qui peut être une police de régularisation par la suite,
- 26:16qui a des outils potentiellement très importants,
- 26:19comme de la saisie de fonds,
- 26:22de la consignation de matériel aussi,
- 26:26de l'arrêt de travaux,
- 26:27des amendes jour.
- 26:28Ça peut être très puissant.
- 26:29En fait,
- 26:29en réalité,
- 26:30c'est souvent peu utilisé ou peu utilisé à un niveau élevé de réponse,
- 26:36précisément parce que c'est le préfet qui décide ce qui peut être utilisé ou non par ses services.
- 26:41Et un des enjeux du préfet,
- 26:43c'est aussi de faire accepter une forme de paix sociale,
- 26:46de développement économique des territoires.
- 26:48Et le droit de l'environnement fait office un petit peu de caillou dans la chaussure par rapport à ces objectifs-là et d'intérêts généraux contradictoires de temps en temps.
- 26:57avec ces autres objectifs-là qui sont dans les prérogatives du préfet.
- 27:00Et de l'autre côté,
- 27:01le parquet,
- 27:01c'est le procureur,
- 27:04le magistrat,
- 27:05et le magistrat,
- 27:06lui,
- 27:06est seul à bord en tant que maître de l'autorité judiciaire.
- 27:10Et là,
- 27:10le préfet n'a pas son mot à dire.
- 27:12Simplement,
- 27:14aujourd'hui,
- 27:15l'environnement correctionnel,
- 27:17donc au tribunal qui crée des délits,
- 27:19c'est moins de 1%
- 27:20des affaires jugées,
- 27:22donc on voit que c'est très faible,
- 27:23il y a une judiciarisation qui existe dans les textes.
- 27:25Mais peu dans les faits,
- 27:26on revient à l'écart que je mentionnais tout à l'heure.
- 27:29Et il y a une division du travail qu'on peut regarder,
- 27:32qui n'est pas présente dans les textes,
- 27:33en fait,
- 27:34si on lit le droit,
- 27:35mais par contre,
- 27:36si on mène une enquête,
- 27:37justement,
- 27:37en sociologie,
- 27:38par exemple,
- 27:38eh bien,
- 27:39on se rend compte qu'il y a une division du travail assez nette,
- 27:41avec les services de l'État,
- 27:43les services déconcentrés de l'État,
- 27:44qui font plus d'administratifs,
- 27:47et l'Office français de la biodiversité,
- 27:48qui fait plus de judiciaires.
- 27:52Donc,
- 27:52c'est aussi une manière de comprendre que,
- 27:54quand on dit que...
- 27:55Il y a l'État qui a un rôle,
- 27:56c'est aussi une multiplicité d'acteurs au sein de l'État,
- 27:58sans même parler de la différence,
- 28:00et on va en parler entre l'État et les collectivités,
- 28:02mais déjà au sein de l'État,
- 28:03il y a des cultures professionnelles,
- 28:04voire des objectifs qui peuvent parfois entrer en synergie,
- 28:07mais aussi s'affronter sur ce sujet-là.
- 28:10Et puis,
- 28:12sur le troisième point,
- 28:13des contestations,
- 28:15des résistances à ces polices-là,
- 28:18on a continué avec Rémi Rouméas,
- 28:20mon collègue,
- 28:20à travailler sur ces sujets-là.
- 28:22On a fait une grande enquête nationale sur les mobilisations agricoles qu'on visait l'Office français de la biodiversité.
- 28:28Simplement pour rappeler aussi que les mobilisations agricoles ne veulent pas dire que les agriculteurs sont les plus contrôlés.
- 28:34Là,
- 28:34on le voit,
- 28:34ce n'est pas la population la plus contrôlée.
- 28:37D'ailleurs,
- 28:37plus les mobilisations se sont développées et moins les agriculteurs sont contrôlés,
- 28:41puisqu'il y a eu notamment des demandes du préfet,
- 28:44voire des procureurs,
- 28:45de dire aux agents « protégez-vous,
- 28:46n'allez pas continuer à mener des contrôles dans certains départements,
- 28:50ne vous mettez pas en danger » .
- 28:51C'est avant tout les particuliers qui sont contrôlés,
- 28:53parce qu'il y a une persistance historique de ce que je vous expliquais,
- 28:55à savoir la chasse,
- 28:56et donc le chasseur est contrôlé en tant que particulier.
- 28:58Les agriculteurs qui arrivent en deuxième position avec 20%
- 29:01des contrôles,
- 29:01donc deux fois moins que les particuliers,
- 29:02et comme je vous disais,
- 29:03ça baisse plus le temps passe parce que les mobilisations ont un effet politique.
- 29:08Les entreprises,
- 29:08les collectivités,
- 29:09on va y revenir,
- 29:10et puis d'autres usagers ou des choses qui sont mal renseignées.
- 29:15Ces mobilisations peuvent être assez fortes.
- 29:18Et en même temps,
- 29:19il ne faut pas partir du principe que c'est le cas partout.
- 29:23Il y a aussi un récit médiatique qui épouse le récit syndical agricole majoritaire,
- 29:27qui consiste à dire que c'est à feu et à sang partout,
- 29:31que la campagne est sang dessus dessous.
- 29:33On a regardé les choses de très près et on se rend compte que ce n'est pas parce qu'il y a une manifestation qu'il y a une opposition.
- 29:38Ça peut être aussi des mots d'ordre nationaux qui se traduisent localement par une botte de paille qui est enlevée le soir même par les mêmes syndicalistes agricoles qui l'ont posée le matin avec un coup de fil au chef de service en disant on n'a rien contre vous mais c'est un mot d'ordre national.
- 29:53Donc dans le département,
- 29:54il faut montrer qu'on agit surtout dans un contexte d'élection professionnelle de chambre d'agriculture,
- 29:59ce qui était le cas récemment.
- 30:01et j'en viens au
- 30:03aux collectivités.
- 30:04Dans le livre,
- 30:05on a une petite section là-dessus.
- 30:06On les avait rangées avec les associations et les syndicats de bassin versant,
- 30:11au sens où ce sont des alliés,
- 30:13des auxiliaires,
- 30:14en principe,
- 30:14des polices de l'environnement,
- 30:15mais des auxiliaires qui peuvent être redoutés à plusieurs reprises.
- 30:20On a des exemples qui nous sont racontés d'élus qui prennent la défense de leurs administrés qui sont mis en cause dans des affaires.
- 30:30et c'est d'autant plus gênant parfois pour les agents que le maire a un pouvoir de police et que ça peut renforcer le côté arbitraire de ces polices d'environnement arbitraire qui est renforcé par le deuxième point que je vous exposais tout à l'heure à savoir le manque de moyens puisqu'il y a peu de personnes sur
- 30:47le terrain peu d'agents,
- 30:48peu d'agentes et bien l'accusation d'arbitraire par ceux qui sont contrôlés est d'autant plus forte c'est le pourquoi moi,
- 30:54alors que je ne vous vois jamais,
- 30:56je ne connais pas votre uniforme et donc si en plus de ça lune.
- 30:59Une collectivité où un représentant de la puissance publique va dans ce même sens,
- 31:03ça aggrave,
- 31:04on va dire,
- 31:05le faible portage politique de ces policiers.
- 31:07Mais ça peut être l'inverse quand il y a des gardes-champêtres,
- 31:10on en parlera tout à l'heure.
- 31:12Et puis,
- 31:12simplement pour terminer,
- 31:15et deux minutes qui me restent,
- 31:17pour essayer de ressaisir tout ça,
- 31:18cette situation,
- 31:19on a essayé,
- 31:20nous,
- 31:21de mettre un mot sur ce qu'on observait,
- 31:23sur ce phénomène,
- 31:24et donc on parle de police d'avant-garde.
- 31:26Pourquoi de police d'avant-garde ?
- 31:28Parce qu'en fait,
- 31:29la police au sens classique a plutôt pour fonction de faire respecter des choses qui sont communément admises,
- 31:36par exemple l'intégrité des personnes.
- 31:39Ça va être difficile de trouver quelqu'un qui va remettre en cause cette valeur sociale partagée.
- 31:45Là où,
- 31:45au contraire,
- 31:47la police de l'environnement n'a pas pour fonction de maintenir un ordre social,
- 31:52économique qui lui préexistait,
- 31:53mais d'essayer de faire advenir un ordre qui,
- 31:55pour l'instant,
- 31:56n'existe pas encore.
- 31:57On a multiples exemples là-dessus,
- 32:00par exemple sur la manière de percevoir des zones humides,
- 32:03c'est-à-dire des marais,
- 32:05où des agriculteurs ou des aménageurs peuvent voir ça comme un problème,
- 32:08quelque chose de moche,
- 32:09de lait,
- 32:11de pénible,
- 32:12des moustiques,
- 32:12etc.
- 32:13Et à l'inverse,
- 32:16pour un agent de l'OFB,
- 32:17ça peut être qu'il y a cette compétence aussi naturaliste et du droit de l'environnement de dire que c'est un espace extrêmement beau,
- 32:25important,
- 32:25qu'il faut conserver.
- 32:27Et donc on voit qu'il y a,
- 32:29c'est une police qui est d'avant-garde parce qu'elle va contre ce qui est communément admis,
- 32:33là où le reste des polices va plutôt essayer de faire respecter ce qui était déjà acté.
- 32:40Et que donc,
- 32:41ce qui se joue autour de ces polices-là,
- 32:42c'est aussi un ensemble de canons professionnels,
- 32:46d'écritures du métier qui se fait petit à petit,
- 32:48avec des imitations de certains à certaines qui poussent le curseur un peu plus loin,
- 32:52qui disent « bah oui c'est possible,
- 32:53j'ai fait telle procédure,
- 32:54par exemple pour... »
- 32:55destruction d'espèces protégées,
- 32:56là où personne ne l'avait fait,
- 32:57et qui essaye petit à petit de réduire cet écart entre le droit et les faits,
- 33:01ce qui explique aussi pourquoi il peut y avoir des mobilisations,
- 33:03parce que le judiciaire jusqu'ici avait été très peu mobilisé.
- 33:08Et puis,
- 33:09simplement vous dire que maintenant,
- 33:10on continue sur les mobilisations agricoles,
- 33:12les différentes manières d'exercer la police,
- 33:14et puis sur les effets sociaux des sanctions pénales,
- 33:16on a un projet qui est en cours depuis un an maintenant,
- 33:18et on va voir les personnes qui ont été condamnées,
- 33:21et les services qui ont été concernés,
- 33:22pour essayer de tracer...
- 33:24les effets,
- 33:24les indices que laissent des sanctions pénales en environnement,
- 33:27car même si elles sont rares,
- 33:29elles ont une puissance et une particularité qui nous intéressent de regarder de très près pour comprendre après coup ce que ça donne.
- 33:35Merci beaucoup pour votre attention.
- 33:45Merci beaucoup,
- 33:46Léo Magnin.
- 33:46C'est tout à fait passionnant.
- 33:48Et on voit bien l'intérêt de l'approche sociologique qui repose sur une enquête de terrain.
- 33:54fouillée et sérieuse,
- 33:56voilà,
- 33:57pour nous donner des billes,
- 33:59pour avoir un retour sur les politiques publiques et l'action publique.
- 34:05Bon,
- 34:05on y reviendra.
- 34:06Je vous propose de garder vos questions en mémoire pour la partie débat.
- 34:13Et on va donc maintenant faire un petit pas de côté et parler du rôle des collectivités locales.
- 34:23dans la lutte contre les infractions environnementales et d'un certain type de police,
- 34:30police rurale intercommunale.
- 34:32Donc
- 34:33Romain Janson,
- 34:33vous êtes garde champêtre,
- 34:35je répète,
- 34:36responsable de la brigade intercommunale environnementale du Saint-Quentinois.
- 34:41Alors je pense que c'est intéressant que vous nous expliquiez pourquoi cette brigade a été créée,
- 34:46dans quel contexte,
- 34:48que vous nous la présentiez,
- 34:49en quoi consiste votre action,
- 34:50vos principaux résultats.
- 34:52les limites éventuelles de votre action,
- 34:55puis peut-être de quoi vous auriez besoin pour être plus efficient et évidemment vous êtes aussi libre de réagir par rapport aux propos de Virginie et de Léo.
- 35:0815 minutes,
- 35:09ça va être...
- 35:12Bonjour à tous et à toutes,
- 35:13donc monsieur Janson,
- 35:15je suis garde-champêtre chef principal.
- 35:19Je suis garde-champêtre depuis maintenant 15 ans et je suis arrivé sur le territoire du Saint-Quentinois,
- 35:25donc dans le nord-nord-ouest du département de l'Aisne,
- 35:30donc au sein de la comité d'agglomération qui est composé,
- 35:33comme on peut le voir sur la carte.
- 35:36de 39 communes sur un territoire de 29 000 hectares.
- 35:43Il y a eu une volonté politique en 2017 de créer un service intercommunal composé d'agents,
- 35:50des agents qui seraient là pour aider les maires dans leur pouvoir de police générale et pouvoir de police spéciale,
- 35:56et notamment pour lutter contre le fléau dépôt sauvage.
- 36:00Alors il s'est posé une question à cette époque,
- 36:02avant que je sois recruté par la collectivité,
- 36:05Quel agent la collectivité doit mettre en place pour aider les maires là-dessus ?
- 36:11Il y a eu la possibilité de recruter du policier municipal,
- 36:17la possibilité de recruter du garde particulier.
- 36:20Et par chance,
- 36:22j'ai un directeur général des services de l'époque qui a eu l'idée de mettre en place un garde champêtre,
- 36:28des gardes champêtres en tout cas sur le territoire.
- 36:30Tout simplement parce qu'à la différence des collègues policiers municipaux,
- 36:35nous avons des prérogatives beaucoup plus importantes en matière d'environnement.
- 36:40Alors en plus d'avoir des prérogatives en matière de police du maire,
- 36:47c'est-à-dire d'intervenir dans le cadre des pouvoirs de police du maire,
- 36:50que ce soit général et spécial,
- 36:52on a des prérogatives en poussée en environnement et tout ce qui va être atteint aux propriétés.
- 36:56Alors c'est une prérogative.
- 36:58Et tu l'as mentionné dans ton PowerPoint,
- 37:01que nous avons depuis 2013 avec la création des inspecteurs d'environnement.
- 37:05Et c'est intéressant de le souligner,
- 37:08c'est-à-dire qu'on a été intégrés avec les polices spéciales d'État,
- 37:13donc nous,
- 37:13gare Champêtre,
- 37:14agents de collectivité territoriale,
- 37:16et on a pu justement un peu plus sortir de l'ombre.
- 37:19On a été oubliés pendant une vingtaine d'années,
- 37:22au profit de la police municipale qui est avec des missions plutôt centrées sur l'urbain.
- 37:27Et justement,
- 37:29avec ces prorogatives-là,
- 37:31les collectivités territoriales,
- 37:32notamment les EPCI,
- 37:35développent de plus en plus de services intercommunaux pour pallier à une délinquance environnementale qui progresse.
- 37:43Alors je prends l'exemple sur mon secteur.
- 37:4451,
- 37:45c'est 50 000 habitants à peu près sur 85 000 habitants.
- 37:51Donc on a tout ce secteur-ci qui est très urbanisé.
- 37:55Et je me retrouve avec la délinquance,
- 37:57une délinquance qui s'exporte,
- 38:03le fléau s'exporte sur les communes plutôt rurales,
- 38:05et notamment tout ce qui est dépôt sauvage.
- 38:08Donc du coup,
- 38:09les maires,
- 38:09ces maires,
- 38:09c'est des petits maires,
- 38:11c'est pas forcément des petits maires,
- 38:12mais ce sont des maires et c'est des élus qui subissent cette délinquance,
- 38:17et qui n'ont pas les moyens d'avoir une police municipale.
- 38:20C'est un coût,
- 38:21effectivement,
- 38:21un agent,
- 38:22on est sur 70 000 euros à peu près l'agent à l'année.
- 38:25Donc du coup,
- 38:26la mutualisation et l'intercommunalité ont pu mettre en place ce type de service,
- 38:31justement pour aider tous ces maires qui n'ont pas ces moyens.
- 38:35Je prends l'exemple de la commune de Comte-et-Cours,
- 38:37par exemple,
- 38:38ou de Bré-Saint-Christophe,
- 38:40où il n'y a que 60 habitants.
- 38:42Donc c'est des communes qui subissent une certaine délinquance,
- 38:45mais qui n'ont pas les moyens d'intervenir.
- 38:48La gendarmerie,
- 38:49malheureusement,
- 38:52a eu de moins en moins de moyens récemment.
- 38:55beaucoup moins d'effectifs sur le terrain et beaucoup plus déployés sur des missions de violences intrafamiliales et délinquances de la route.
- 39:02Et ont un petit peu délaissé ce côté environnemental qu'ils sont en train de rattraper justement avec la mise en place d'enquêteurs environnementaux,
- 39:09notamment avec l'Oklaheps et puis le Cézanne qui développe un peu cette mission au niveau des brigades.
- 39:17Du coup,
- 39:18les gares champêtres redeviennent un service.
- 39:23un peu mis en lumière.
- 39:25On se retrouve sur la métropole et même en Outre-mer à la création de nouveaux services intercommunaux.
- 39:32Donc ce qui va être la grosse différence entre les policiers municipaux et les gares champêtres,
- 39:37ça va être leur prérogative judiciaire,
- 39:38c'est ce que j'ai mentionné tout à l'heure.
- 39:41Le policier municipal est agent de police judiciaire adjoint.
- 39:44Il constate une infraction,
- 39:46il transmet son rapport ou son procès verbal à un officier de police judiciaire qui va procéder aux actes d'enquête.
- 39:52qui sera transmis ensuite au niveau du tribunal judiciaire.
- 39:55Le Gare Champêtre dispose des mêmes prorogatives que l'Office français de la biodiversité et des inspecteurs d'environnement.
- 40:00C'est-à-dire qu'on constate,
- 40:02on peut procéder à la convocation des personnes,
- 40:05à l'audition,
- 40:06à la saisie,
- 40:07à la perquisition,
- 40:08à des réquisitions de vidéoprotection par exemple,
- 40:10dans le cadre des enquêtes,
- 40:11donc tout ce qui va être environnemental,
- 40:14dépôt sauvage,
- 40:16atteinte au milieu aquatique,
- 40:17détention d'espèces protégées,
- 40:19chasse,
- 40:20pêche.
- 40:21Nature,
- 40:21tradition,
- 40:22comme je dis souvent.
- 40:25Mais on dispose de tous ces prérogatives,
- 40:27et notamment après tout ce qui va être atteint aux propriétés,
- 40:31donc atteint aux cultures,
- 40:32atteint aux récoltes,
- 40:33que ce soit pour les vignes,
- 40:35que ce soit pour les champs,
- 40:37les vergers,
- 40:38etc.,
- 40:38champignons,
- 40:39etc.
- 40:41Donc on dispose de tous ces pouvoirs d'enquête,
- 40:47tous ces pouvoirs d'enquête,
- 40:47tout simplement.
- 40:50tout en étant fonctionnaire territorial.
- 40:52Donc au niveau des polices territoriales,
- 40:56je vais appeler les polices territoriales,
- 40:58mais ça fait partie des polices municipales,
- 41:00on est en haut de la pyramide judiciaire que composent ces polices.
- 41:04Donc on est en lien direct avec le maire,
- 41:06donc on dispose des pouvoirs d'officiers de police judiciaire sans garde à vue,
- 41:11comme le maire et les inspecteurs d'environnement.
- 41:15Et on a une certaine liberté d'action dans tous les cas sur les enquêtes.
- 41:19Après,
- 41:20on a l'avantage à Saint-Quentin d'avoir un parquet qui a mis en place en 2021,
- 41:25un projet de parquet spécialisé,
- 41:28tout simplement,
- 41:29où on a eu une substitue qui a été déployée principalement à tout ce qui va être contentieux environnementaux.
- 41:37C'était un projet qui a été mis en place pendant un an avec la cour d'appel d'Amiens.
- 41:42Et aujourd'hui,
- 41:43on se retrouve avec justement...
- 41:47Les guerres champaines sont intégrées avec l'Office français de la biodiversité,
- 41:50l'ADREAL,
- 41:51l'ADDPP ou bien l'URSAP.
- 41:54Donc police spéciale pure et dure,
- 41:58où du coup le résultat a été très positif,
- 42:00c'est-à-dire que ce parquet a permis d'avoir des réponses pénales assez rapides.
- 42:06Donc traitement des contentieux très très rapidement,
- 42:10et du coup automatiquement si on a une réponse pénale rapide,
- 42:13on a une baisse de la délinquance dans ce domaine.
- 42:17Donc 2021,
- 42:18la création de ce parquet spécialisé.
- 42:20Aujourd'hui,
- 42:21on le voit généralisé au niveau métropole,
- 42:24métropole outre-mer automatiquement,
- 42:27et ça se développe au fur et à mesure.
- 42:30Et je fais la vente de ce type de service systématiquement au niveau des tribunaux et au niveau des collectivités,
- 42:39les intercommunalités principalement,
- 42:41pour la création de services intercommunaux qui sont mis en place.
- 42:45et avec un lien très étroit avec les tribunaux.
- 42:49Donc je le développe,
- 42:52tout simplement.
- 42:53Je montre qu'il y a vraiment une utilité.
- 42:56Par expérience,
- 42:58les maires sont heureux d'avoir un service qui leur est dédié principalement.
- 43:02Pour le 50 Noirs,
- 43:03en tout cas,
- 43:04c'est un service qui est mis gratuitement aux maires.
- 43:09Donc c'est moi,
- 43:10à mon niveau,
- 43:10c'est l'administration,
- 43:12c'est le PCI qui me...
- 43:13fournit les moyens qu'ils me financent administrativement et je suis mis gratuitement au niveau des maires.
- 43:19Donc je viens les aider vraiment dans leur pouvoir de police.
- 43:22Donc on peut parler aussi bien de divagation d'animaux,
- 43:25de conflits entre voisins avec une haie qui dépasse sur la voie publique ou chez le particulier,
- 43:31tout en exerçant nos pouvoirs de police en environnement principalement.
- 43:36Donc ce rayon d'action que nous disposons et cette...
- 43:44Ce retour bénéfique qui est fait au service se développe au fur et à mesure.
- 43:50Moi,
- 43:50j'ai mon service qui a été créé en 2017,
- 43:52comme je l'ai dit.
- 43:54En 2020,
- 43:55on a une communauté de communes voisines qui a mis en place aussi ces deux gares champêtres.
- 44:00En 2022,
- 44:01exactement,
- 44:01on a une autre brigade qui s'est mise en place.
- 44:04Et en 2025,
- 44:05on a la quatrième brigade du département qui se met en place.
- 44:08On voit très bien qu'en fait,
- 44:09que les maires sont demandeurs.
- 44:13d'un service de police dédié à leur propre police,
- 44:15tout simplement,
- 44:16parce qu'ils sont quand même officiers de police judiciaire,
- 44:18mais ils n'interviennent pas.
- 44:21Ils se basent souvent sur la gendarmerie,
- 44:22mais généralement,
- 44:24la gendarmerie les renvoie sur leur pouvoir de police,
- 44:27notamment pour tout ce qui peut être conflit de voisinage ou divagation d'animaux,
- 44:31parce que justement,
- 44:32la gendarmerie ne traite pas ce type de problème,
- 44:34même tout ce qui va être stationnement gênant ou vitesse dans les villages.
- 44:39Donc du coup,
- 44:40les maires se retrouvent dépourvus de...
- 44:42de police pour eux,
- 44:44et justement se pose la question de comment on peut intervenir,
- 44:47et c'est là que nous on intervient et on montre qu'il y a une efficacité à disposer d'un service intercommunal.
- 44:54C'est le plus,
- 44:57en tout cas sur ce que je peux dire.
- 45:02sur mon service.
- 45:04Merci.
- 45:11Merci beaucoup,
- 45:12M.
- 45:12Janson.
- 45:13Peut-être avant de donner la parole à la salle,
- 45:15vous posez une petite question en écho avec l'intervention de Léo Magnin,
- 45:21qui parlait de,
- 45:22alors pour le volet plus État,
- 45:24mais de police un peu le morcellement institutionnel des polices.
- 45:29la faiblesse ou les moyens qui ne sont pas forcément à la hauteur des enjeux très importants,
- 45:35et puis de police un peu sous pression.
- 45:39Comment est-ce que vous vous retrouvez dans ces propos ?
- 45:43Ou peut-être quelles sont les limites,
- 45:47on entend bien les avancées,
- 45:49mais les limites de votre action et de quoi vous pourriez avoir besoin pour être plus efficient dans votre activité ?
- 45:59Alors les limites,
- 46:02ça va être la politique territoriale,
- 46:04tout simplement.
- 46:05Il y a des maires qui vont être un peu plus demandeurs que d'autres.
- 46:08Je sais qu'il y a des communes où je peux passer sur leur territoire et j'ai carte blanche pour exercer toutes mes prérogatives.
- 46:16D'autres vont être un peu plus limités en disant en fait plutôt de la proximité plutôt que de la répression.
- 46:23D'autres ne sont pas forcément demandeurs,
- 46:25ne m'appellent jamais.
- 46:26Mais bon,
- 46:26on est quand même compétents sur leur territoire.
- 46:29C'est plutôt une limite politique plutôt que juridique.
- 46:35Après,
- 46:36ça dépend aussi des moyens qui sont mis à disposition des collectivités.
- 46:40Vous avez des comités de communes qui ont beaucoup de moyens,
- 46:43d'autres n'en ont pas du tout.
- 46:45Moi,
- 46:45j'ai la chance d'avoir une agglomération qui dispose de beaucoup de services et qui met les moyens justement dans ces services.
- 46:57j'exerce avec plaisir mes fonctions dans tous les cas ça fait déjà 9 ans que je suis sur ce territoire donc j'y suis bien ce qui va vraiment être
- 47:14intéressant à travailler c'est justement ce côté proximité et on l'avait rappelé aussi avec la mise à disposition de matériel
- 47:23Et je peux revenir sur les pièges photographiques qu'on a dit tout à l'heure,
- 47:27que j'utilise.
- 47:28Et voilà,
- 47:30j'ai des moyens,
- 47:30en tout cas,
- 47:31moi,
- 47:31j'ai des moyens,
- 47:32contrairement à d'autres collectivités,
- 47:34pour avancer et travailler efficacement sur cette délinquance.
- 47:39Et qui dit proximité,
- 47:41dit partenariat.
- 47:43Il y a un réseau dans un territoire d'institutions,
- 47:46d'organisations,
- 47:48de personnes.
- 47:49Il y a le volet éducatif.
- 47:50On peut imaginer beaucoup d'acteurs.
- 47:53Pour avancer un peu sur aussi les questions peut-être de prévention ou pour vous aider,
- 47:58est-ce que ce partenariat territorial,
- 48:01il fonctionne ?
- 48:03Vous arrivez à le mobiliser ?
- 48:05Oui.
- 48:05Alors du coup,
- 48:05en partenariat,
- 48:06j'ai beaucoup de partenaires.
- 48:08J'ai lié,
- 48:08j'ai fait en sorte d'avoir beaucoup de partenaires.
- 48:10Alors d'une part,
- 48:11j'ai la police nationale qui intervient sur 5 des communes,
- 48:16donc 51 principalement.
- 48:19Et tout le reste,
- 48:19c'est côté secteur gendarmerie.
- 48:21Donc j'ai les deux institutions.
- 48:23sur le volet force de l'ordre.
- 48:25En plus d'avoir l'Office français de la biodiversité où on travaille sur beaucoup de sujets,
- 48:30notamment tout ce qui va être braconnage en matière de pêche,
- 48:33parce que j'ai le canal de Saint-Quentin avec la Somme et on a de la délinquance itinérante et qui vient de pays frontaliers.
- 48:42Donc on est sur de l'international.
- 48:46J'ai de très bons contacts avec eux,
- 48:48notamment on a un réseau,
- 48:49enfin d'autres réseaux,
- 48:51territorial,
- 48:52c'est-à-dire qu'on a une connaissance du territoire que les inspecteurs d'environnement n'ont pas forcément.
- 48:56Sur le département de l'Aisne,
- 48:57l'OFB,
- 48:57c'est quasiment 15 à 16 agents.
- 49:00Le territoire est grand.
- 49:02Donc nous,
- 49:02on peut leur permettre,
- 49:03on peut les appuyer sur certaines interventions et puis on vient leur apporter du renseignement,
- 49:10notamment pour tout ce qui va être détention d'espèces protégées.
- 49:13Je prends l'exemple de perroquets ou de chardonneries élégants.
- 49:18C'est la mode.
- 49:20On vient vraiment les appuyer sur cette partie.
- 49:24On a de très bons contacts aussi avec l'ADREAL,
- 49:27notamment pour tout ce qui va être ICPE et véhicules hors d'usage,
- 49:30qui est un fléau de plus en plus.
- 49:34Donc pareil,
- 49:34on vient les appuyer là-dessus.
- 49:36Alors justement,
- 49:36nous,
- 49:37on peut à notre niveau dresser les procès verbaux parce qu'on a les compétences judiciaires de le faire,
- 49:45mais on préfère s'appuyer sur eux qui sont vraiment les techniciens.
- 49:49Et si on peut travailler justement en co-saisine,
- 49:52c'est toujours intéressant et valorisant pour les deux entités.
- 49:55Et tout comme,
- 49:56pareil,
- 49:56la DDPP et notamment le service protection animale,
- 49:59santé protection animale,
- 50:01pour tout ce qui va être maltraitance.
- 50:04Pareil,
- 50:04eux,
- 50:05ils sont une dizaine d'agents pour le département.
- 50:09Alors,
- 50:09ils ont des appels,
- 50:10tout simplement.
- 50:10Il y a un chien qui est maltraité.
- 50:11Justement,
- 50:12nous,
- 50:12on vient...
- 50:13On va venir les appuyer sur le territoire,
- 50:15on va faire une levée de doute,
- 50:16pour vraiment savoir s'il y a vraiment de la maltraitance,
- 50:18ça évite les déplacements.
- 50:20Et puis on leur fait un retour.
- 50:22C'est des partenariats qu'on s'est fait au fur et à mesure du temps,
- 50:28des connaissances.
- 50:28Et aujourd'hui,
- 50:30ça marche très bien.
- 50:32On n'a en tout cas aucun souci,
- 50:34on se partage les infos.
- 50:36On a récemment mis en place les colden.
- 50:38où je participe au COLDEN,
- 50:40c'est le Comité opérationnel de lutte contre la délinquance environnementale,
- 50:43où justement tous ces partenaires-là,
- 50:45on se met autour de la table et on cible justement soit des entreprises,
- 50:51soit des particuliers,
- 50:52que ce soit pour du stockage de déchets,
- 50:54du véhicule hors d'usage,
- 50:57ou alors tout ce qui va toucher à l'environnement,
- 51:01tout simplement.
- 51:02D'accord,
- 51:03merci.
- 51:04Léo,
- 51:04je ne sais pas si vous souhaitez dire un peu.
- 51:07peut-être un petit mot,
- 51:09réagir par rapport à l'interview de Romain.
- 51:13Oui,
- 51:13j'avais juste un petit point par rapport au manque de portage politique local que tu évoquais.
- 51:18C'est-à-dire qu'on...
- 51:18Enfin,
- 51:19parfois,
- 51:20une variation en tout cas,
- 51:21une variabilité.
- 51:22On peut voir la même chose au niveau national.
- 51:24Je ne sais pas si vous vous en souvenez,
- 51:25mais du coup,
- 51:26en janvier 2024,
- 51:29c'est Gabriel Attal qui est Premier ministre et qui fait face aux mobilisations agricoles et qui...
- 51:34met en cause le fait d'avoir une arme par les agents alors que ça fait partie de leur uniforme notamment parce que comme je vous l'ai expliqué ils contrôlent beaucoup de chasseurs à l'OFB donc il dit est-ce qu'il faut vraiment venir est-ce qu'il faut vraiment être armé quand on vient contrôler une haie donc
- 51:50il dit ça face à un public agricole et donc ensuite tout le monde comprend dans le milieu agricole que les agents doivent plus être armés donc la parole politique a eu un effet beaucoup plus fort que les décisions derrière parce que si en fait ils sont toujours armés hum
- 52:04Et puis un an après,
- 52:06bis repetita,
- 52:07cette fois c'est François Bayrou qui est Premier ministre.
- 52:10Et lui,
- 52:11pas dans un discours de crise parce qu'il y a quelques manifestations,
- 52:14parce que c'est des élections chambres,
- 52:16agriculture,
- 52:17bon voilà.
- 52:18Ça repart un peu mais rien à voir avec l'année d'avant.
- 52:21Et en discours de politique générale à l'Assemblée,
- 52:24le Premier ministre dit que venir armer dans une exploitation c'est une humiliation pour l'agriculteur et que donc c'est une faute.
- 52:32en plaçant ça sur l'enregistrement moral,
- 52:34alors que c'est l'État qui demande aux agents d'avoir leur arme et de porter leur uniforme selon les prérogatives qui sont publiques et fixées par l'autorité publique elle-même.
- 52:44Donc c'est intéressant parce que c'est le seul service de police où c'est le gouvernement lui-même qui met en cause la présence de l'arme alors qu'il n'y a absolument aucune violence qui a été recensée.
- 52:56Ça peut exister dans d'autres corps de police,
- 52:58là c'est absolument pas le cas,
- 52:59et encore moins avec l'arme.
- 53:00Et pourtant,
- 53:01c'est cette police de l'environnement là où l'armement est mis en cause et ce publiquement,
- 53:06voire à l'Assemblée.
- 53:06Donc la question sur ce portage ou cet abandon politique.
- 53:13Virginie,
- 53:14tu veux réagir ?
- 53:15Pardon,
- 53:15merci.
- 53:16Juste un petit complément parce que ça fait le lien entre les deux sur les enjeux de portage qui,
- 53:22y compris pour les gardes champêtes,
- 53:24ne sauraient être que territoriaux,
- 53:26même si c'est central.
- 53:27On a donné de cadrage.
- 53:29Allez.
- 53:30À la grosse louche,
- 53:31un peu plus de 600,
- 53:32moins de 700 gardes champêtres en France ?
- 53:34On est en augmentation.
- 53:35Vous êtes en augmentation ?
- 53:36On est sur 1 000,
- 53:37c'est à peu près.
- 53:38Ah,
- 53:38vous dites ?
- 53:39D'accord.
- 53:39On part plus sur du 1 000.
- 53:42Les syndicats,
- 53:42il a l'air si on peut le dire.
- 53:45Les chiffres du ministère disent 700,
- 53:48mais dans le tableau,
- 53:50il manque des gens.
- 53:51D'accord.
- 53:52Donc,
- 53:52par recensement,
- 53:53on communique entre nous et il y a un oubli là,
- 53:56il y a un oubli là.
- 53:57Et au fur et à mesure,
- 53:57on fait un comptage et on est à plus de 1000.
- 53:59À peu près 1000.
- 54:00Et voilà,
- 54:01ça fait quasiment deux ans que je suis formateur pour le centre de formation de Nancy.
- 54:07Et là,
- 54:07cette année,
- 54:07on a formé 60 agents déjà.
- 54:10Donc,
- 54:10sur l'année 2025,
- 54:11c'est 60 agents fermés.
- 54:12Là,
- 54:12il y a deux sessions.
- 54:14Donc,
- 54:14on va être sur 60 agents aussi sur l'année 2026.
- 54:17Donc,
- 54:17il y a du recrutement en tout cas où on augmente en effectif.
- 54:20C'est le signe du regain d'intérêt.
- 54:22Voilà simplement l'enjeu que je voulais souligner.
- 54:23C'est qu'il y a des choses qui se jouent aussi à l'échelle nationale quant à l'ouverture des concours et des postes potentiels,
- 54:30puisque aujourd'hui,
- 54:31le nombre de collectivités,
- 54:32y compris urbaines,
- 54:33on n'en a pas nécessairement parlé.
- 54:35En Ile-de-France,
- 54:35par exemple,
- 54:36une ville comme Roy-Île-Malmaison,
- 54:37on n'est pas sur de l'hyper-rural non plus,
- 54:39a recruté un garde-champêtre au sein de sa police municipale,
- 54:42précisément pour l'intérêt des prérogatives judiciaires en matière de police rurale et environnementale que vous évoquiez.
- 54:49Mais nombre de collectivités peinent à recruter des gardes champêtres aujourd'hui parce que c'est tendu sur le marché de l'emploi territorial.
- 54:57Donc il y a des choses qui se jouent à cette échelle aussi.
- 54:59L'historique,
- 55:03c'est que les gardes champêtres auparavant étaient obligatoires avant le code de procédure pénale.
- 55:08Et donc au milieu du XXe siècle,
- 55:10il y avait à peu près 40 000 gardes champêtres en France.
- 55:12Donc chaque commune devait en avoir au moins un.
- 55:15voire plus selon la taille de la commune,
- 55:16et que ce changement juridique a fait que,
- 55:18bah oui,
- 55:18le corps s'est amenuisé.
- 55:21Donc c'est important de se dire,
- 55:22ah oui,
- 55:24la police de l'environnement,
- 55:25ça peut paraître nouveau,
- 55:26etc.
- 55:26Mais comme on l'a vu,
- 55:27il y a une longue histoire.
- 55:28Et puis même si on compare par rapport à...
- 55:31tous les gardes qu'il y avait dans les fédérations de chasse,
- 55:33de fédérations de pêche ou les gardes champêtres,
- 55:36par rapport à aujourd'hui,
- 55:37ils étaient beaucoup plus nombreux avant que maintenant.
- 55:41Donc ça permet aussi de mettre en parallèle cette idée que,
- 55:44oui c'est nouveau l'environnement,
- 55:46et même il y en a moins qu'avant par rapport aux années 60-70 par exemple.
- 55:53Mais après l'histoire a fait qu'aujourd'hui on a diminué en effectif.
- 55:57pour reprendre un peu 1958.
- 56:01disparition du code d'instruction criminelle où justement les garchampêtres étaient officiers de police judiciaire donc disposés vraiment de tout leur pouvoir de police refonte en code de procédure pénale on garde certaines prérogatives mais
- 56:15pas complètes,
- 56:16on retire la garde à vue etc on laisse ça aux gendarmes,
- 56:19officiers,
- 56:21maires et puis la police nationale et du coup,
- 56:26dépeint en retraite,
- 56:27plus d'obligation d'avoir un garchampêtre
- 56:29hormis en Alsace et en Lorraine,
- 56:31qui ont gardé encore ce petit détail,
- 56:35et d'où la création des brigades vertes du Haut-Rhin,
- 56:37avec cette mise en place au niveau du syndicat de 80 agents sur l'ensemble du département.
- 56:45Et du coup,
- 56:46au fur et à mesure des années,
- 56:48le Garchampêtre part en retraite.
- 56:50Des communes comme,
- 56:51comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
- 56:52les petites communes de 60 habitants qui avaient une obligation d'avoir un Garchampêtre.
- 56:56L'agent disparaît,
- 56:57on ne prend plus parce qu'on n'a plus les moyens.
- 57:01Une disparition,
- 57:02donc on passe de 40 000 agents sur l'ensemble du territoire à maintenant 1 200 quasiment au fur et à mesure des parents retraites.
- 57:11Disparition du schéma médiatique,
- 57:14on valorise les polices municipales,
- 57:16plutôt urbaines,
- 57:17Nice avec 400 agents,
- 57:18Paris maintenant qui met en place sa police.
- 57:22On fait des reportages sur ces huit et on montre qu'ils font des magnifiques interventions.
- 57:25Et on oublie complètement la ruralité,
- 57:27où on ne montre que les gendarmes.
- 57:30Même l'OFD,
- 57:30on ne les voit pas beaucoup sur les chemins médiatiques,
- 57:33hormis quand il y a des agriculteurs.
- 57:35Mais la publicité qui est faite,
- 57:39en tout cas sur ces polices,
- 57:40est importante pour valoriser ce métier.
- 57:43La question de la médiatisation.
- 57:45Alors,
- 57:46on va passer à la partie débat avec la salle.
- 57:48Il nous reste une demi-heure,
- 57:50donc on a un temps.
- 57:52La règle du jeu est très simple.
- 57:54Alors vous vous présentez,
- 57:56votre nom,
- 57:57votre fonction et puis vous posez votre question,
- 58:00vous faites votre remarque et ensuite on redonnera la parole.
- 58:04Alors je précise juste,
- 58:05je ne vais pas lister,
- 58:06vous êtes une bonne trentaine.
- 58:09On a un certain nombre de représentants de collectivités,
- 58:12petites couronnes,
- 58:13grandes couronnes,
- 58:15par exemple Garges,
- 58:16Villejuif,
- 58:18Massy,
- 58:19enfin s'ils sont là,
- 58:20la région,
- 58:21un département.
- 58:22on a
- 58:22pas mal d'associations,
- 58:24la FNE par exemple,
- 58:25ou d'autres associations.
- 58:27On a normalement un journaliste,
- 58:30quelques chercheurs,
- 58:31et puis l'État,
- 58:32qui est présent aussi.
- 58:33Alors,
- 58:34je ne suis pas une spécialiste,
- 58:35je me perds dans les sigles.
- 58:36Il y a le Cézanne,
- 58:37je crois,
- 58:38qui est là.
- 58:39Voilà,
- 58:39et différents représentants de l'État qui sont aussi ici.
- 58:44Et donc,
- 58:45la parole est à vous pour la partie débat qui se lance.
- 58:52Donc ici.
- 58:55Alors,
- 58:56je vous demande d'être assez synthétique dans vos remarques et questions.
- 59:00Merci.
- 59:02Je vais faire synthétique.
- 59:03Jean-Luc Pujol,
- 59:04je suis le conseiller environnement de l'Oclesp.
- 59:07J'ai un collègue du Cézanne.
- 59:08Je vais vous dire très,
- 59:09très rapidement une évolution parce que vous avez mentionné Oclesp et Cézanne,
- 59:12mais vous vivez sur une vision historique de l'Oclesp.
- 59:16L'Oclesp,
- 59:16c'est la réponse en 2004 du ministère de l'Intérieur.
- 59:19à une phrase de Chirac sur qui on claquonnait,
- 59:21on fonçait dans le mur,
- 59:22quelque chose comme ça.
- 59:23Et c'est de créer un office de lutte contre les atteintes à l'environnement qui s'occupe grosso modo du spectre de haut niveau dans les infractions.
- 59:32Il y avait donc le rôle d'un office avec une transversalité interministérielle et une animation,
- 59:36analyse stratégique,
- 59:37etc.
- 59:38Récemment,
- 59:39il y a 4-5 ans,
- 59:41en fait,
- 59:41la gendarmerie et l'Oklahis étaient armés par la gendarmerie,
- 59:44grosso modo.
- 59:46L'Oclay s'est déployé à maintenant
- 59:4810 détachements,
- 59:507 en métropole,
- 59:5130 en Outre-mer,
- 59:52mais c'est consacré essentiellement au grand banditisme,
- 59:55à la bande organisée.
- 59:57Ça concerne toujours l'environnement et les territoires,
- 59:58je vais vous dire en deux secondes pourquoi,
- 59:59et de l'autre côté a créé le Cézanne qui devient beaucoup plus organiquement dans l'organigramme de la gendarmerie,
- 1:00:05la force verte et l'animation de l'implication environnementale.
- 1:00:08Gendarmerie,
- 1:00:09je laisserai ma collègue en parler parce que c'est là que se rencontrent beaucoup de partenariats avec les collectivités,
- 1:00:13avec des outils.
- 1:00:14Pour l'OCLESP,
- 1:00:15je dirais simplement une chose,
- 1:00:17sanctionner,
- 1:00:17lutter,
- 1:00:18etc.
- 1:00:19Pour vous dire que ça reste toujours présent,
- 1:00:20c'est qu'avant,
- 1:00:22le crime organisé n'avait pas investi les territoires sur les déchets,
- 1:00:25tout ça.
- 1:00:25Puis la loi biodiversité a fait passer la possibilité de lutter en BO,
- 1:00:30en bande organisée,
- 1:00:31donc avec des techniques spéciales d'enquête pour les trafics de déchets et les trafics d'espèces protégées.
- 1:00:36A partir de ce moment-là,
- 1:00:37pour le vous dire très rapidement,
- 1:00:38on a commencé à pouvoir mettre des micros.
- 1:00:40Dans les voitures de ceux qui piégeaient les civelles,
- 1:00:42on a entendu parler chinois,
- 1:00:44il a fallu les intercepter avec les mêmes techniques pour les transferts de drogue,
- 1:00:48du GIGN qui intercepte un transfert de civelles au PH de Saint-Arnoux,
- 1:00:52ça s'est passé.
- 1:00:53Et en fait,
- 1:00:55c'est les triades chinoises qui occupent la chose.
- 1:00:57Même chose à peu près dans d'autres domaines,
- 1:00:59avec les trafics de déchets,
- 1:01:00sur lesquels vraiment vos petits dépôts sauvages,
- 1:01:03c'est aussi des dépôts volontairement mis et illicites de l'organisation,
- 1:01:07avec beaucoup d'argent et beaucoup d'organisation.
- 1:01:09Donc voilà,
- 1:01:09vous avez ce niveau-là dans lequel vous avez toujours ce haut du spectre qui reste partenaire des polices de l'environnement.
- 1:01:15La dernière chose qu'il y a,
- 1:01:16c'est toute l'information qui est maintenant passée au Cézanne.
- 1:01:19Mais il faut constater qu'effectivement,
- 1:01:20quand on constate quelque chose,
- 1:01:22on fait d'abord,
- 1:01:22on constate l'infraction.
- 1:01:24On cherche d'abord à faire cesser l'atteinte.
- 1:01:26Ça,
- 1:01:26c'est le premier rôle environnemental.
- 1:01:28Puis on cherche à réparer.
- 1:01:29C'est la nouveauté et ça se construit avec des obligations.
- 1:01:32Ensuite,
- 1:01:33sanctionner.
- 1:01:34Et pendant un bon moment,
- 1:01:34effectivement.
- 1:01:36L'action,
- 1:01:36ce n'est pas de la mauvaise volonté,
- 1:01:38mais c'est de la technicité.
- 1:01:39Le code de l'environnement est une horreur en termes de technicité.
- 1:01:42Et en plus,
- 1:01:44moi,
- 1:01:44ce matin,
- 1:01:44j'ai pollué parce que je suis monté sur ma moto.
- 1:01:46À partir du moment où je l'ai démarré,
- 1:01:48j'ai pollué.
- 1:01:48Mais j'ai pollué en ayant le droit de le faire.
- 1:01:50En fait,
- 1:01:51toute la pollution de l'environnement,
- 1:01:52c'est une pollution.
- 1:01:54Il faut vérifier si elle est autorisée par l'État ou pas.
- 1:01:57C'est un droit conditionné,
- 1:01:58ce qu'on appelle.
- 1:01:59Et ça,
- 1:01:59ça donne une complexité telle que la majorité des actes faits
- 1:02:04Au bout d'un moment où sur le terrain,
- 1:02:05sans trop de formation,
- 1:02:06ça tombe tout de suite parce que l'autre évolution sur le terrain,
- 1:02:09c'est la judiciarisation des rapports avec les contrevenants.
- 1:02:12C'est-à-dire dès qu'ils prennent un PV,
- 1:02:13ils le contestent.
- 1:02:14Il faut que ça soit solide.
- 1:02:15Et effectivement,
- 1:02:16les collectivités territoriales avaient un énorme déchet sur tout ce qu'elles montaient comme sanctions.
- 1:02:22Voilà,
- 1:02:22ça vous donne un peu une idée de l'évolution.
- 1:02:25Et pour l'Oclesp,
- 1:02:25effectivement,
- 1:02:26nous ne sommes plus ce partenaire,
- 1:02:27l'environnement de tous les jours sur le terrain,
- 1:02:30mais on le reste un petit peu à travers les grosses affaires parce que...
- 1:02:34Ça s'est organisé sur le terrain.
- 1:02:37Je crois que vous n'avez pas dit à quelle organisation.
- 1:02:40Moi,
- 1:02:40je suis de l'Oclays,
- 1:02:41le conseiller environnement de l'Oclays.
- 1:02:42Oclays,
- 1:02:43vous pouvez déployer le sigle.
- 1:02:44Je suis central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique.
- 1:02:48Je suis conseiller,
- 1:02:49je suis ingénieur général des ponts et mis à disposition par le ministère de l'Environnement.
- 1:02:53J'ai maintenant du Cézanne qui peut vous expliquer.
- 1:02:56Madame,
- 1:02:57peut-être.
- 1:02:59Et peut-être vous déployez le cycle Cézanne aussi.
- 1:03:01Oui,
- 1:03:02bien sûr.
- 1:03:02C'est pas évident.
- 1:03:02Merci.
- 1:03:03Bonjour à tous.
- 1:03:04Merci de me donner l'opportunité de présenter succinctement le Cézanne.
- 1:03:08Donc,
- 1:03:09je vais venir peut-être plus en avant.
- 1:03:11Bonjour Romain.
- 1:03:13Donc,
- 1:03:13le Cézanne,
- 1:03:14Commandement pour l'environnement et la santé,
- 1:03:16qui est donc un organisme qui appartient à la Gendarmerie nationale,
- 1:03:19et comme ça a été souligné par Romain,
- 1:03:21que je connais bien,
- 1:03:22créé en 2023,
- 1:03:23donc une structure assez récente,
- 1:03:25pour répondre à ce besoin.
- 1:03:27de prise en compte des infractions environnementales du quotidien,
- 1:03:31en opposition ou en complément plutôt à l'office qui,
- 1:03:35comme on vient de vous l'exposer,
- 1:03:37se concentre plutôt sur le haut du spectre.
- 1:03:39Donc le Cézanne,
- 1:03:41c'est 45 personnels en centrale qui viennent animer toute la chaîne gendarmerie jusqu'aux gendarmes que vous voyez au bord de la route,
- 1:03:49pour lui donner les clés pour mieux agir,
- 1:03:52pour lutter contre les atteintes à l'environnement.
- 1:03:54Donc ça passe au travers de plusieurs axes.
- 1:03:57l'appui
- 1:03:58au quotidien,
- 1:03:58donc avec une hotline qui est prise en compte par nos gendarmes qui sont spécialement formés.
- 1:04:05Ça passe par la formation,
- 1:04:06bien sûr,
- 1:04:06la formation de nos gendarmes,
- 1:04:09mais aussi de nos partenaires.
- 1:04:11Donc ça,
- 1:04:11la montée en compétences des partenaires,
- 1:04:13c'est quelque chose dans lequel le Cézanne est très impliqué.
- 1:04:17Un volet aussi international,
- 1:04:18puisque l'environnement,
- 1:04:21ça n'a pas de frontières,
- 1:04:22donc on travaille beaucoup en international.
- 1:04:25Et puis un gros volet,
- 1:04:26et c'est ce qui m'amène aujourd'hui,
- 1:04:27partenariat,
- 1:04:29puisqu'on ne fait rien sans nos partenaires.
- 1:04:31L'idée du Cézanne,
- 1:04:32ce n'est pas de rajouter une structure supplémentaire,
- 1:04:35mais de venir en complément,
- 1:04:37de venir renforcer le dispositif et créer des synergies.
- 1:04:41Pour mieux travailler ensemble,
- 1:04:42ça a été évoqué par rapport à la qualité des procédures.
- 1:04:45Il y a beaucoup de choses que la gendarmerie sait faire et d'autres que ses partenaires savent très bien faire.
- 1:04:50Et l'idée,
- 1:04:51c'est qu'on puisse travailler ensemble.
- 1:04:53pour avoir des procédures de meilleure qualité,
- 1:04:55une prise en compte au quotidien.
- 1:04:58Aujourd'hui,
- 1:04:59plus particulièrement,
- 1:05:00moi,
- 1:05:00ce qui m'amène,
- 1:05:01et ça fait partie d'une de mes casquettes,
- 1:05:03c'est l'accompagnement des élus et donc des collectivités.
- 1:05:07Comment on peut,
- 1:05:08la gendarmerie,
- 1:05:08qui est un maillage que vous connaissez certainement,
- 1:05:11mais qui est le service de l'État qui est le plus présent dans les territoires et qui est l'interlocuteur privilégié,
- 1:05:17finalement,
- 1:05:18des élus.
- 1:05:19Comment on peut donner les clés à nos gendarmes ?
- 1:05:22qui sont à leur contact au quotidien,
- 1:05:25à ces élus qui se trouvent souvent,
- 1:05:26vous l'avez souligné aussi,
- 1:05:28démunis pour la prise en compte et la mise en œuvre de leur pouvoir administratif et toute autre constatation d'infraction environnementale sur leur territoire.
- 1:05:38Et là,
- 1:05:39nous avons développé des outils que je vous invite à consulter,
- 1:05:42qui sont en source ouverte.
- 1:05:44On a tout d'abord Jean Delu,
- 1:05:46qui est vraiment une plateforme Internet.
- 1:05:49sur laquelle on va proposer des formations,
- 1:05:51on va proposer des fiches pratiques,
- 1:05:53on essaye d'être vraiment concret,
- 1:05:55que peut faire le maire,
- 1:05:56quels sont ses pouvoirs,
- 1:05:58quels services il peut actionner,
- 1:05:59donc c'est là qu'on travaille aussi avec nos partenaires pour savoir quels messages on peut délivrer.
- 1:06:04Et on porte un projet,
- 1:06:06et là ça me permet,
- 1:06:08j'en profite,
- 1:06:08d'en faire un petit peu la promotion,
- 1:06:10qui s'appelle Protect Envie,
- 1:06:12dont l'objectif est de venir accompagner les collectivités et les élus Merci.
- 1:06:18dans la mise en œuvre de leur pouvoir administratif.
- 1:06:21Alors Protect Envie,
- 1:06:22qu'est-ce que c'est ?
- 1:06:23C'est concrètement un outil qui aide à la constatation et qui va générer des pièces de procédure administrative.
- 1:06:33Donc là,
- 1:06:33quand vous êtes un élu qui n'a pas de staff,
- 1:06:35qui se trouve un petit peu isolé,
- 1:06:37démuni,
- 1:06:38l'idée c'est qu'avec ce dispositif-là,
- 1:06:41il soit sécurisé dans son action.
- 1:06:43et qu'ils puissent mieux mettre en œuvre la procédure administrative.
- 1:06:46Alors c'est un peu bizarre pour un gendarme de pousser les élus à s'emparer de leur pouvoir administratif,
- 1:06:52pas tant que ça,
- 1:06:53parce que le temps qui va être gagné ici va être libéré ailleurs,
- 1:06:58et tout le monde s'y retrouve au bout du compte,
- 1:07:00et puis ça permet aussi de créer et de renforcer le lien qui existe.
- 1:07:03Donc Protect Envie,
- 1:07:04c'est un projet,
- 1:07:06il n'est pas encore abouti,
- 1:07:07mais il est déjà en œuvre,
- 1:07:09il y a la première partie de la procédure administrative.
- 1:07:11qui fonctionne avec la génération de pièces,
- 1:07:13avec un accompagnement personnalisé par l'équipe projet.
- 1:07:16Donc vous pouvez tout à fait aussi aller sur Internet,
- 1:07:18regarder,
- 1:07:19en faire la promotion,
- 1:07:20le tester,
- 1:07:21nous faire des retours.
- 1:07:22Enfin vraiment,
- 1:07:23nous sommes à votre disposition et moi particulièrement aujourd'hui.
- 1:07:25Merci,
- 1:07:27merci beaucoup.
- 1:07:28C'est tout à fait intéressant.
- 1:07:31Donc les deux interventions qui sont très complémentaires et qui alors à la fois nous permettent de dézoomer et de comprendre là où on était resté.
- 1:07:38C'est déjà très vaste sur la France,
- 1:07:40mais...
- 1:07:41On a bien entendu qu'il y avait le haut du panier et tout.
- 1:07:44La mondialisation,
- 1:07:45elle concerne aussi les infractions environnementales,
- 1:07:48voire beaucoup.
- 1:07:49Et puis,
- 1:07:51de nouveau,
- 1:07:52en tout cas,
- 1:07:52des acteurs qui se reconfigurent et se restructurent.
- 1:07:55Alors,
- 1:07:55peut-être vous demandez,
- 1:07:58il n'y a pas vraiment de questions,
- 1:08:00mais vous souhaitez peut-être nous réagir par rapport à ces deux interventions.
- 1:08:08Peut-être juste un mot sur les co-saisines.
- 1:08:10Ça,
- 1:08:10c'est quand plusieurs services de police ou enquêteurs travaillent ensemble à la demande du procureur.
- 1:08:17Ça existe depuis longtemps et c'est renforcé.
- 1:08:20Aujourd'hui,
- 1:08:21ça vise justement à faire dialoguer ces différentes cultures professionnelles.
- 1:08:25Parce qu'un gendarme n'a pas le même parcours qu'un ancien garde-pêche ou qu'un ancien garde-chasse ou qu'un jeune qui vient d'arriver à l'OFB après un master en écologie.
- 1:08:36Donc l'éco-saisine,
- 1:08:37c'est un moyen pour les procureurs de faire avancer cette culture du partage d'expérience dans la police de l'environnement,
- 1:08:46le droit de l'environnement.
- 1:08:47Et donc ça rejoint aussi cette idée que l'environnement,
- 1:08:51ce n'est pas qu'une affaire de service spécialiste,
- 1:08:54mais c'est un intérêt général.
- 1:08:56Et que donc on peut y retrouver les polices généralistes sur ces sujets-là.
- 1:09:00Et quand je dis police,
- 1:09:01c'est bien sûr la gendarmerie,
- 1:09:02parce qu'en milieu rural,
- 1:09:03ça a été rappelé,
- 1:09:04mais c'est les gendarmes qui sont principalement là.
- 1:09:08Et donc ça participe aussi de cette diffusion,
- 1:09:11de dire que les gendarmes aussi s'en occupent.
- 1:09:14Ça veut bien dire que la gravité,
- 1:09:15elle concerne tout le monde.
- 1:09:16pas
- 1:09:17une forme de spécificité ou d'exceptionnalisme de l'environnement par rapport à d'autres formes de contentieux.
- 1:09:24De délinquance environnementale.
- 1:09:26Romain Janson ?
- 1:09:29Non,
- 1:09:29je n'ai pas d'autres points à apporter en plus.
- 1:09:34En tous les cas,
- 1:09:35je reste à disposition de questions,
- 1:09:37même ultérieures.
- 1:09:40Si vous voulez prendre des contacts,
- 1:09:42moi je donne mon contact.
- 1:09:44Et puis on peut développer vos interrogations.
- 1:09:47Et puis s'il faut présenter mon service à votre propre collectivité ou collectivité voisine,
- 1:09:54je suis toujours partant pour développer mon métier,
- 1:09:58qui était un métier où on est un reste des soldats de l'ombre,
- 1:10:01comme je dis souvent.
- 1:10:02Mais on se développe au fur et à mesure.
- 1:10:04Et du moment que le Gare Champêtre revient,
- 1:10:07en tout cas sur la partie rurale.
- 1:10:10Le débat n'est pas fini.
- 1:10:13Ne soyez pas impressionnés par l'ensemble des sigles qui sont un peu complexes.
- 1:10:17N'hésitez pas à prendre la parole.
- 1:10:20Merci Brigitte.
- 1:10:21Thomas Merdinger de l'Institut Paris Région.
- 1:10:24Je dirige le département énergie climat.
- 1:10:28Je trouve le débat très intéressant puisqu'on est aussi face à des débats sur les agences de l'État.
- 1:10:34L'OFB en premier lieu qui est fortement attaqué comme l'ADEME,
- 1:10:38comme le CEREMA,
- 1:10:39etc.
- 1:10:40où il y a une manifestation pour défendre santé publique France.
- 1:10:45Les élections 2027,
- 1:10:47que va devenir l'OFB ?
- 1:10:48Ça pose question,
- 1:10:49donc je trouve ça un débat salutaire à poser.
- 1:10:53En tout cas,
- 1:10:54la place des collectivités et la place de l'État face à des situations qu'on peut constater tous les jours,
- 1:11:00que ce soit sur des dépôts sauvages.
- 1:11:03Nous,
- 1:11:04on est sur le territoire de Pleine-Commune,
- 1:11:05ici,
- 1:11:06donc Saint-Denis.
- 1:11:07Vous allez historiquement sur le canal Saint-Denis,
- 1:11:09c'est un lieu où il y a des endroits où il y a des VHU,
- 1:11:15où il y a des récupérations de métaux,
- 1:11:17etc.
- 1:11:17Enfin,
- 1:11:18des véhicules hors d'usage,
- 1:11:19pardon,
- 1:11:19je dessigle,
- 1:11:21avec,
- 1:11:21on sait,
- 1:11:22des filières alternatives,
- 1:11:24on va dire,
- 1:11:26qui récupèrent ça.
- 1:11:28Donc,
- 1:11:28enfin,
- 1:11:29voilà,
- 1:11:29on le constate et puis chaque citoyen le...
- 1:11:32peut le constater.
- 1:11:33Moi,
- 1:11:33ça me rappelle aussi dans ma carrière,
- 1:11:34j'ai travaillé en service technique de mairie et j'étais dans le bureau du secrétariat des services techniques où on avait le numéro vert pour justement les ASVP.
- 1:11:45Et en fait,
- 1:11:45ce que j'ai pu constater,
- 1:11:46c'était quand même,
- 1:11:47finalement,
- 1:11:48au-delà du lien de proximité que l'élu a avec la population,
- 1:11:52par exemple au marché,
- 1:11:53etc.,
- 1:11:54finalement,
- 1:11:54c'est le deuxième lien de proximité de la population avec la mairie,
- 1:11:58parce que c'est souvent via ce numéro qu'on veut
- 1:12:01indiquer un dépôt de déchets,
- 1:12:04des poubelles mal mis ou tout simplement un mécontentement.
- 1:12:08Donc c'est souvent aussi un métier très dur parce que c'est beaucoup de mécontentement toute la journée.
- 1:12:13Donc il faut pouvoir l'absorber dans son quotidien.
- 1:12:18Mais ça veut dire qu'aussi pour les élus,
- 1:12:20c'est quand même une relation tout à fait importante.
- 1:12:24et de montrer que...
- 1:12:26OK,
- 1:12:26il y a le signalement,
- 1:12:27mais après,
- 1:12:28il y a l'intervention des services techniques,
- 1:12:30les ASVP en l'occurrence,
- 1:12:32qui permettent de résoudre des problèmes qui sont souvent le premier point.
- 1:12:38On le voit par exemple à l'Institut,
- 1:12:40on bosse sur les zones d'activité économique,
- 1:12:42celles qui sont notamment en situation d'obsolescence.
- 1:12:46En fait,
- 1:12:47les premiers débats,
- 1:12:48même quand on veut parler d'écologie industrielle et territoriale,
- 1:12:52de management environnemental,
- 1:12:53etc.
- 1:12:55c'est le premier point,
- 1:12:56c'est la gestion du quotidien,
- 1:12:57c'est les incivilités,
- 1:12:59c'est la gestion de la voirie,
- 1:13:00etc.
- 1:13:00Donc je trouve qu'au-delà de la police environnementale,
- 1:13:04il y a quand même des fonctions bien plus fondamentales,
- 1:13:07à la fois pour la relation de proximité administrée-élue,
- 1:13:11si on parle des relations dans les collectivités,
- 1:13:14et après pour la gestion de projets de transition écologique.
- 1:13:17C'est aussi un peu la base,
- 1:13:18finalement,
- 1:13:19si on veut aller plus loin et engager le territoire et les acteurs vers un projet tout à fait ambitieux.
- 1:13:25Merci.
- 1:13:26Il y avait d'autres.
- 1:13:28Alors,
- 1:13:29on va prendre plusieurs.
- 1:13:30C'est plutôt des remarques que des questions,
- 1:13:32mais ça va venir.
- 1:13:34Bonjour,
- 1:13:35Aurélie Tupac de l'Observatoire régional des déchets d'Île-de-France.
- 1:13:37J'ai une question pour M.
- 1:13:38Janson.
- 1:13:40En milieu urbain,
- 1:13:41on a quand même une difficulté d'avoir des brigades intercommunales,
- 1:13:45ce que c'est quand même assez compliqué par rapport au pouvoir de police.
- 1:13:49Donc j'aurais deux questions.
- 1:13:51Est-ce que la brigade...
- 1:13:52intercommunale dépend du transfert de pouvoir de police spécial à l'agglo et d'autre part dans vos prérogatives qui sont majoritairement judiciaires,
- 1:14:03est-ce que vous avez aussi la possibilité de faire appliquer de manière administrative du coup les règlements de collecte intercommunaux ?
- 1:14:14On va prendre une autre question.
- 1:14:15Helder.
- 1:14:19Merci.
- 1:14:20Petite question complémentaire.
- 1:14:22Vous parlez tout...
- 1:14:23Oui,
- 1:14:23Helder de Olivera de l'Ordif,
- 1:14:25aussi des observatoires des déchets d'Île-de-France.
- 1:14:28Sur les pièges photographiques,
- 1:14:30est-ce que vous pouvez nous parler de votre expérience des pièges photographiques,
- 1:14:33sur comment ça fonctionne et est-ce que ça va jusqu'au bout ?
- 1:14:36Parce que c'est une question qu'on nous pose souvent en termes de sanctions.
- 1:14:41Une question pour monsieur.
- 1:14:44Vous illustrez bien ce qu'on ressent dans la police des déchets.
- 1:14:49Il y a beaucoup de communication,
- 1:14:53beaucoup de réglementation,
- 1:14:59mais très peu de sanctions et finalement très peu de réglementation coercitive.
- 1:15:02On est beaucoup dans le flou et c'est vrai sur tous les objectifs en matière de recyclage ou de prévention de déchets.
- 1:15:10C'était très intéressant que vous l'illustriez,
- 1:15:12mais ma question c'était plutôt sur,
- 1:15:15à côté de ces cellules pour la défense de l'environnement,
- 1:15:18que tout cet écosystème juridique,
- 1:15:21il semble qu'il y a un autre écosystème qui se construit,
- 1:15:25qui est au contraire pour défendre les atteintes à l'environnement,
- 1:15:28ou en tout cas sanctionner ceux qui sont des lanceurs d'alerte sur les questions d'environnement.
- 1:15:37J'ai entendu parler d'une cellule dans la gendarmerie qui s'appelait Déméter.
- 1:15:40Est-ce qu'il y a un lien avec ce premier écosystème ou comment vous le voyez ?
- 1:15:49Merci.
- 1:15:51Donc on voit bien qu'on est au cœur de l'actualité.
- 1:15:55Alors je vous propose peut-être de répondre.
- 1:15:58Je vais répondre aux premières questions.
- 1:16:06Gestion administrative des déchets.
- 1:16:10La police administrative,
- 1:16:11pour l'instant,
- 1:16:11je ne l'applique pas parce que j'ai une réponse pénale.
- 1:16:16Dès lors qu'on a une réponse pénale qui est assez forte,
- 1:16:18en tout cas pour ma part,
- 1:16:19j'ai un parquet qui poursuit en tout cas ce dossier.
- 1:16:26Je peux prendre l'exemple de juste trois sacs poubelle récemment jetés dans la nature,
- 1:16:32identifiés via l'aide d'un piège photographique.
- 1:16:36la personne s'en est sortie avec 600 euros pénalement,
- 1:16:40plus 400 euros pour la commune.
- 1:16:42Donc on est pas mal au niveau de la sanction pour trois sacs poubelles dans la nature.
- 1:16:46Dès lors que moi le parquet poursuit,
- 1:16:48je n'ai pas besoin de mettre en place des sanctions administratives.
- 1:16:54En tout cas pour moi,
- 1:16:56ce que je dis souvent,
- 1:16:57c'est que la procédure administrative est venue en relais de la procédure pénale qui n'était pas appliquée dans certains parquets,
- 1:17:04tout simplement.
- 1:17:04Donc du coup,
- 1:17:05voilà,
- 1:17:05monsieur le maire,
- 1:17:06vous avez des pouvoirs administratifs.
- 1:17:08Appliquez vos pouvoirs de police administrative.
- 1:17:10Sur les brigades interco,
- 1:17:14je n'ai plus trop la question en tête.
- 1:17:25Ouais,
- 1:17:29ouais.
- 1:17:34En tout cas,
- 1:17:35pour ma part,
- 1:17:36la communauté d'agglomération dispose des pouvoirs de police en matière de déchets ménagers et la collecte des déchets ménagers.
- 1:17:42Mais le dépôt sauvage incombe toujours aux maires.
- 1:17:45Ils n'ont pas transféré leur pouvoir de police,
- 1:17:48en tout cas.
- 1:17:49C'est là que,
- 1:17:49du coup,
- 1:17:50j'interviens parce que j'applique leur pouvoir de police.
- 1:17:53Si,
- 1:17:54par contre,
- 1:17:54j'ai un problème dans une déchetterie communautaire,
- 1:17:57là,
- 1:17:57je suis sous l'autorité de la collectivité de la communauté d'agglomération qui dispose de ces soucis.
- 1:18:03Je prends l'exemple de vol de matériaux dans les déchetteries.
- 1:18:06Ça m'est arrivé,
- 1:18:07du coup on est dans le cadre d'une atteinte à la propriété,
- 1:18:09j'ai pleinement de compétences pour procéder à mes actes d'enquête.
- 1:18:12Le camion BN qui vient vite dans la déchetterie,
- 1:18:15qui charge des 3 œufs,
- 1:18:17des métaux etc.
- 1:18:18qui repart à plein,
- 1:18:19c'est pas le rôle d'une déchetterie.
- 1:18:21Donc on est tout simplement sur du vol de matériaux dans une déchetterie.
- 1:18:26Donc je dispose de ces pouvoirs et on engage les poursuites avec le parquet.
- 1:18:32Donc voilà,
- 1:18:34la partie vol administratif et la partie judiciaire,
- 1:18:36en tout cas sur la collectivité,
- 1:18:38ça fonctionne très bien.
- 1:18:40Je n'ai pas à me plaindre en tout cas sur ce dossier.
- 1:18:43Et pour revenir après sur les pièges photographiques,
- 1:18:47alors le Cézanne a publié récemment,
- 1:18:51enfin quelque temps déjà,
- 1:18:52un petit document très intéressant sur l'utilisation de ces pièges photographiques.
- 1:18:56Alors c'est un vide juridique dans tous les cas,
- 1:18:59ça reste un appareil.
- 1:19:02de chasse,
- 1:19:03qui est employé normalement pour la chasse,
- 1:19:04pour observer.
- 1:19:06Mais du coup,
- 1:19:06on le déploie principalement pour lutter contre certaines pollutions,
- 1:19:10et notamment que ce soit de la circulation d'engins à moteur dans les espaces naturels ou justement des pots sauvages.
- 1:19:16Quand c'est bien camouflé,
- 1:19:17on l'installe dans des talus,
- 1:19:20dans des arbres.
- 1:19:23Et du coup,
- 1:19:24ça nous permet vraiment d'identifier.
- 1:19:25Alors justement,
- 1:19:26en droit pénal,
- 1:19:27la preuve est libre,
- 1:19:28tout simplement.
- 1:19:29Donc la photo,
- 1:19:31on peut la récupérer et c'est là qu'on intervient avec nos pouvoirs.
- 1:19:36Ce que ne peut pas faire la police municipale,
- 1:19:37c'est qu'on peut procéder à l'audition,
- 1:19:40tout simplement des mises en cause,
- 1:19:41en tout cas des personnes qui sont identifiées sur les caméras,
- 1:19:45sur les photographies.
- 1:19:47Je tiens à préciser que du coup,
- 1:19:48ce n'est pas une caméra,
- 1:19:49ça reste un appareil photo qui...
- 1:19:53se déclenchent via un passage devant.
- 1:19:56Il n'est pas en continu,
- 1:19:57donc la CNIL ne rentre pas en contre là-dedans.
- 1:20:00Et du coup,
- 1:20:00il n'y a pas besoin de déclaration en préfecture pour disposer cet appareil.
- 1:20:04Alors là,
- 1:20:05actuellement,
- 1:20:06il y a une enquête qui a été faite par l'OFB où ils ont utilisé le piège photographique.
- 1:20:14Le tribunal a rejeté un peu l'utilisation de ce piège photographique.
- 1:20:19Mais l'OFB a fait appel à cette procédure.
- 1:20:21Donc pour l'instant...
- 1:20:22Du moment qu'il n'y a pas de jurisprudence sur l'emploi de cet appareil,
- 1:20:26on reste sur le flou de l'appareil photographique.
- 1:20:28Il ne faut pas qu'il y ait d'atteinte à la propriété,
- 1:20:30à la vie privée en tous les cas.
- 1:20:32Il ne faut pas que ça soit mis en film continu.
- 1:20:38On exploite la photographie en tous les cas comme un acte de procédure,
- 1:20:42tout simplement.
- 1:20:44Merci.
- 1:20:45Léo ?
- 1:20:46Sur la question de la judiciarisation des...
- 1:20:49Plutôt des défenseurs de l'environnement ou des militants par rapport à la judiciarisation des atteintes à l'environnement.
- 1:20:55Alors la cellule d'Emeter,
- 1:20:57c'était
- 1:20:58Castaner, ministre de l'Intérieur à ce moment-là,
- 1:21:01qui demande une cellule de la gendarmerie qui travaillerait directement avec la FNSOA pour prévenir notamment les vols de GPS ou de tracteurs,
- 1:21:11mais avec une dimension idéologique aussi,
- 1:21:13pour lutter contre les atteintes idéologiques à l'agriculture et l'agribashing en termes...
- 1:21:19du lobby agricole.
- 1:21:21Donc il y a eu des attaques d'associations de cette fonction,
- 1:21:25de police de la pensée,
- 1:21:26un peu,
- 1:21:27de Déméter.
- 1:21:28Aux dernières nouvelles,
- 1:21:30les institutions administratives avaient plutôt donné gain de cause aux associations.
- 1:21:33Je pense que Déméter a peu agi sur le sujet,
- 1:21:37même si on a vu,
- 1:21:38par exemple,
- 1:21:40des personnes être convoquées par la gendarmerie pour avoir participé à un...
- 1:21:46Un reportage organisé par France 3 sur des installations agricoles sans qu'il y ait du tout de problème avec le droit,
- 1:21:54donc il y a des phénomènes d'intimidation.
- 1:21:57Et sinon,
- 1:21:57beaucoup plus frontalement,
- 1:21:59c'est les affrontements par exemple de Sainte-Soline avec les vidéos aussi qui sont sorties,
- 1:22:03où là,
- 1:22:04la force au sens maintien de l'ordre,
- 1:22:07force de l'ordre,
- 1:22:08était employée,
- 1:22:09on l'a vu aussi,
- 1:22:10avec des débordements structurels,
- 1:22:13massifs,
- 1:22:14pour réprimer des militants.
- 1:22:16Donc c'est des choses qu'on observe,
- 1:22:17et moi je ne travaille pas directement sur ces sujets-là,
- 1:22:20mais ce que je constate,
- 1:22:20c'est que par rapport à une distinction que je vous ai présentée,
- 1:22:23l'administratif et le judiciaire,
- 1:22:25c'est que des militants qui vont avoir des pratiques d'action directe plus ou moins violentes ou absolument non-violentes,
- 1:22:33vont avoir affaire directement à du judiciaire et pas à de l'administratif dans le traitement de la part de l'État,
- 1:22:38ce qui peut par contre être le cas pour une entreprise,
- 1:22:41quand bien même les atteintes qu'elle fait peser sur l'environnement peuvent être...
- 1:22:45peuvent être massives.
- 1:22:46Donc il y a cette distinction à avoir en tête.
- 1:22:50Virginie ?
- 1:22:53En complément à ta question,
- 1:22:57Aurélie,
- 1:22:58sur le transfert ou pas du pouvoir de police spécial en matière d'abandon des déchets,
- 1:23:02pour les quatre figures que j'ai en tête,
- 1:23:04autres que votre brigade intercommunale du Saint-Quentinois,
- 1:23:10Dès lors qu'il s'agit de mutualiser des agents de police municipale,
- 1:23:14qui peuvent être des gardes champêtres,
- 1:23:17sur les questions environnementales,
- 1:23:18pour les mobiliser sur les infractions environnementales,
- 1:23:21généralement ce transfert est choisi,
- 1:23:23il est fait à l'intercommunalité pour donner comme un titre à intervenir,
- 1:23:26une sorte de légitimité à l'agglo,
- 1:23:29à l'intercommunalité.
- 1:23:30Ceci étant,
- 1:23:31dans l'absolu,
- 1:23:32rien n'empêche de constituer...
- 1:23:34une brigade,
- 1:23:34appelons-la comme ça,
- 1:23:35un service qui mutualise des agents de police,
- 1:23:38enfin,
- 1:23:38relevant de la filière police municipale,
- 1:23:41rien n'empêche de le faire sans transférer ce pouvoir de police spécial,
- 1:23:44puisque de toute façon,
- 1:23:46les agents en question seront compétents pour les pouvoirs de police du maire sur chacune des communes sur lesquelles ils exercent.
- 1:23:54Voilà,
- 1:23:54donc en général,
- 1:23:55c'est plutôt dans le sens titre à intervenir et légitimons notre action,
- 1:23:59nous,
- 1:24:00d'intercommunalité via ce...
- 1:24:03via ce transfert-là.
- 1:24:04Et sur les pièges photos,
- 1:24:08je partage avec vous les retours empiriques que j'avais pu recueillir dans le cadre du travail qui commence à dater maintenant.
- 1:24:15Mais néanmoins,
- 1:24:16avec des retours parfois très positifs,
- 1:24:18les vôtres,
- 1:24:19même si je me souviens aussi que techniquement,
- 1:24:21parfois,
- 1:24:21c'était compliqué quand c'est plein.
- 1:24:24Enfin bref,
- 1:24:24il y a des enjeux techniques,
- 1:24:27comme avec toutes les technologies qui parfois viennent bloquer et limiter.
- 1:24:30limitait très fortement les usages.
- 1:24:33J'avais pu aussi recueillir sur d'autres territoires des retours plus mitigés.
- 1:24:38Je pense notamment à une interco francilienne qui avait d'ailleurs bénéficié du soutien du Fonds de propreté de la région Île-de-France pour se doter d'appareils photo,
- 1:24:49précisément pour lutter contre les dépôts sauvages,
- 1:24:51et puis qui finalement avait abandonné au bout d'un temps,
- 1:24:54estimant que...
- 1:24:55Alors peut-être que c'est en termes de process que ça n'avait pas été bien utilisé,
- 1:24:58j'en sais rien.
- 1:24:59que sur ce territoire,
- 1:25:01en tout cas,
- 1:25:01ça n'avait pas particulièrement servi.
- 1:25:03Donc là encore,
- 1:25:03il faut s'intéresser vraiment aux appropriations très locales de ces types d'instruments pour voir ce qui peut en être fait,
- 1:25:10dans quelle mesure c'est utile.
- 1:25:13Oui,
- 1:25:13ça pourrait être effectivement intéressant d'avoir un retour d'expérience construit sur ce type de méthode.
- 1:25:21Alors,
- 1:25:22on va prendre une dernière salve de questions.
- 1:25:26Allez-y.
- 1:25:28Bonjour,
- 1:25:29moi ce n'est pas vraiment une question en fait.
- 1:25:30Moi je suis Cécile Grimaldi et je suis l'éléphant dans la pièce puisque j'appartiens à l'Office français de la biodiversité,
- 1:25:36dont on a déjà pas mal parlé.
- 1:25:38Donc voilà,
- 1:25:39juste vous dire quelques mots par rapport à l'établissement dont vous avez déjà parlé des différentes contraintes qui s'exercent sur notre établissement.
- 1:25:47Donc le fait déjà qu'on travaille à la fois en ville comme en campagne.
- 1:25:52Le fait qu'on soit également une police administrative,
- 1:25:56une police judiciaire et surtout une police technique.
- 1:25:59Donc nos agents doivent avoir des compétences en matière à la fois judiciaire pour que nos procédures soient sécurisées,
- 1:26:04comme vous l'aviez très bien souligné mes collègues de la gendarmerie,
- 1:26:08mais également une compétence technique pour être capable de caractériser les atteintes à l'environnement.
- 1:26:13Donc ça demande vraiment un investissement de la part des agents.
- 1:26:17Le problème,
- 1:26:17c'est notamment la faiblesse de nos effectifs.
- 1:26:20qui,
- 1:26:20de par notre compétence et notre technicité,
- 1:26:24a tendance à nous orienter vers des dossiers complexes et du coup,
- 1:26:28parfois,
- 1:26:28à délaisser un petit peu les infractions du quotidien.
- 1:26:32Et ce qui peut être vécu par certains élus comme un peu un abandon ou un délaissement de notre part,
- 1:26:37alors que non,
- 1:26:38pas du tout.
- 1:26:38Simplement,
- 1:26:39on essaie de faire avec les moyens qu'on a,
- 1:26:40les moyens qui sont les nôtres,
- 1:26:41et ce n'est pas toujours simple.
- 1:26:44Et un tout petit point par rapport à la problématique déchet qui vient encore compliquer notre action en la matière.
- 1:26:49C'est qu'en tant qu'inspecteur de l'environnement eau et nature,
- 1:26:51on n'est pas compétent sur le volet ICPE.
- 1:26:54Or,
- 1:26:55le traitement des déchets,
- 1:26:57notamment le déchet,
- 1:26:58vous parliez des
- 1:26:593 E tout à l'heure,
- 1:27:01typiquement,
- 1:27:01nous on ne va pas être compétent dessus.
- 1:27:03On est compétent uniquement au titre du code pénal,
- 1:27:07c'est-à-dire l'abandon de déchets un petit peu lambda,
- 1:27:10si je puis dire,
- 1:27:13la personne qui a fait un peu de travaux chez lui,
- 1:27:14qui n'a pas envie de s'enquiquiner à la déchetterie et qui mène ça dans un chemin rural.
- 1:27:19On ne peut pas aller beaucoup plus loin que ça.
- 1:27:21Très vite,
- 1:27:22après,
- 1:27:22il va falloir qu'on mette en place,
- 1:27:23effectivement,
- 1:27:23soit de la caussésine ou des choses comme ça.
- 1:27:26Ce qui explique aussi qu'on soit un petit peu moins investi sur le volet déchets que d'autres partenaires peuvent l'être.
- 1:27:32Aussi bien les gardes champettes,
- 1:27:33parce qu'ils ont l'avantage d'être beaucoup plus réactifs,
- 1:27:34beaucoup plus présents,
- 1:27:35de mieux connaître leur territoire aussi.
- 1:27:38Et à l'inverse,
- 1:27:40sur les gros dossiers,
- 1:27:41qui vont en plus emporter bien souvent un volet financier,
- 1:27:44on va être plutôt sur...
- 1:27:46les gendarmes,
- 1:27:47notamment l'Oklahesp,
- 1:27:48qui se réentraient plutôt là-dessus.
- 1:27:50Mais sinon,
- 1:27:51on fait plein de choses quand même.
- 1:27:52Je vous dis beaucoup de souligner la complémentarité des différentes interventions et des différents services.
- 1:28:00Monsieur.
- 1:28:02Alors juste deux témoignages.
- 1:28:04Didier Joubert,
- 1:28:05je suis chargé de mission au cabinet du ministre de l'Intérieur.
- 1:28:09Mais ce n'est pas forcément en qualité de policier.
- 1:28:10Vous allez voir que je parle.
- 1:28:15J'ai un retour de l'ensemble de ce qui se passe sur le territoire national au travers des rapports qu'envoient les préfets de départements.
- 1:28:25J'en ai lu 89 récemment,
- 1:28:27donc ça fait déjà un balayage assez large.
- 1:28:29Et ce dont je voudrais témoigner,
- 1:28:31c'est si quantitativement...
- 1:28:34Quantitativement,
- 1:28:35encore une fois,
- 1:28:36la question des problématiques d'infraction liées à l'environnement est marginale en milieu urbain.
- 1:28:43Elle se généralise également en milieu urbain.
- 1:28:45Et un mot qui revient très fréquemment dans le vocabulaire qui est fait épiser des préfets de département,
- 1:28:51c'est l'irritant.
- 1:28:52Et c'est un irritant considérable pour la population,
- 1:28:55y compris,
- 1:28:56et j'allais dire presque des fois plus en milieu urbain qu'en milieu rural.
- 1:29:00C'est vraiment très sensible et dans les...
- 1:29:04Les milieux urbains comme celui auquel on est aujourd'hui,
- 1:29:07ça a été dit tout à l'heure,
- 1:29:09c'est vraiment un irritant extrêmement important.
- 1:29:11Ça reste marginal quantitativement par rapport à d'autres problématiques,
- 1:29:16mais c'est vraiment présent partout sur le territoire,
- 1:29:19y compris en milieu urbain.
- 1:29:20Ça,
- 1:29:21c'était la première observation d'un point de vue à peu près peut-être technique et professionnel.
- 1:29:26Et puis la deuxième observation,
- 1:29:28c'est une observation en tant que...
- 1:29:30que citoyen et coureur de trial.
- 1:29:35Et là,
- 1:29:36très concrètement,
- 1:29:37ça veut dire aussi faire apparaître un autre acteur de la lutte contre les infractions environnementales,
- 1:29:44qui sont les citoyens.
- 1:29:46Et les citoyens,
- 1:29:47au travers du milieu associatif,
- 1:29:49sont des acteurs extrêmement importants qui vont au-delà aujourd'hui du signalement des infractions,
- 1:29:56Mais qui,
- 1:29:56dans un certain nombre de cas,
- 1:29:58sont des acteurs...
- 1:29:59presque de la résolution de problèmes et qui,
- 1:30:02j'allais dire,
- 1:30:03ramasse les déchets qui font suer tout le monde.
- 1:30:06Et le milieu associatif,
- 1:30:07au travers,
- 1:30:08je ne sais pas,
- 1:30:09les collaborations avec l'ONF dans la forêt de Compiègne ou dans d'autres milieux forestiers,
- 1:30:15non seulement font les signalements,
- 1:30:17mais ramassent le sens propre et nettoient ce qui est un caractère de pollution.
- 1:30:24et cette proximité
- 1:30:26de l'acteur est à mon avis un levier important et de l'acteur citoyen est un levier important pour faire pression sur les différents pouvoirs publics parce qu'on n'aura pas tout le temps systématiquement des oreilles attentives compte tenu des flux de problématiques qui remontent.
- 1:30:43Mais le levier citoyen est important,
- 1:30:45y compris quand on n'a pas la chance comme à 50 ans d'avoir un parquet un peu sensibilisé au travers de la structure Colden,
- 1:30:52qui est une structure qui existe partout,
- 1:30:54le Colden en théorie.
- 1:30:56Et qui est une structure un peu rare parce qu'elle est dirigée par le parquet.
- 1:31:01Et c'est très rare dans la comitologie de sécurité,
- 1:31:03quelque chose dirigée par le parquet.
- 1:31:05Mais il n'y a pas toujours cette attention particulière.
- 1:31:08Et je compte beaucoup sur le citoyen.
- 1:31:13Beaucoup pour élargir encore le débat.
- 1:31:16Donc voilà.
- 1:31:17Allez-y.
- 1:31:17Je vais rebondir un petit peu.
- 1:31:18Alors moi aussi,
- 1:31:19je suis trailer.
- 1:31:20Donc je cours beaucoup dans la nature et je ramasse les petits déchets qui traînent sur mes parcours.
- 1:31:25Mais du coup,
- 1:31:25on avait mis en partenariat avec France Nature Environnement des Hauts-de-France,
- 1:31:30et notamment pour le signalement via leur plateforme.
- 1:31:32Ils ont une magnifique application qui permet de signaler que ce soit un dépôt sauvage,
- 1:31:37une pollution d'un cours d'eau,
- 1:31:38la détention d'espèces,
- 1:31:39etc.
- 1:31:40Et on avait mis en place ce petit partenariat avec France Nature Environnement qui nous faisait remonter systématiquement les alertes,
- 1:31:50en tout cas sur mon territoire.
- 1:31:52Ce qui permettait d'avoir une réponse,
- 1:31:54eux,
- 1:31:54de leur part,
- 1:31:55du signalement.
- 1:31:56Et puis nous aussi,
- 1:31:57de pouvoir intervenir rapidement et efficacement pour lutter contre cette délinquance sur l'environnement.
- 1:32:04Le partenariat avec les associations sont importants.
- 1:32:07Tout comme les locaux,
- 1:32:08tout ce qui va être associations de randonneurs,
- 1:32:10qui vont être un peu nos sentinelles de la nature.
- 1:32:14Du coup,
- 1:32:14c'est l'application de France Nature Environnement,
- 1:32:16d'ailleurs.
- 1:32:17Mais qui va...
- 1:32:20On est sur une police de proximité.
- 1:32:21Heureusement qu'on a nos différents interlocuteurs pour justement lutter contre tout ça.
- 1:32:28Retrouver dans cette notion d'irritant,
- 1:32:31c'est quelque chose que vous constatez sur votre terrain rural.
- 1:32:34Alors,
- 1:32:35j'habite dans Saint-Quentin-Même et effectivement,
- 1:32:38ça m'irrite quand je vois 3,
- 1:32:414 sacs poubelles qui sont en dehors du bac de tri ou mis au coin de la rue.
- 1:32:45Alors qu'on sait très bien que la collecte passe une fois par semaine,
- 1:32:49on a les horaires,
- 1:32:49on a une bonne communication sur le traitement des déchets.
- 1:32:53Et effectivement,
- 1:32:53c'est irritant de voir le sac poubelle traîner,
- 1:32:56le matelas qui traîne au pied de l'immeuble.
- 1:32:59C'est de la fainéantise,
- 1:33:00tout simplement.
- 1:33:02On paye des impôts pour que ça soit enlevé,
- 1:33:04etc.
- 1:33:06Moi,
- 1:33:06je ne comprends pas certaines personnes qui préfèrent jeter par terre plutôt que de le mettre dans le conteneur.
- 1:33:13Donc oui,
- 1:33:13effectivement,
- 1:33:13c'est irritant.
- 1:33:18Léo,
- 1:33:18vous voulez réagir ?
- 1:33:19Oui,
- 1:33:19peut-être parler du Covid à cet égard.
- 1:33:22Dans notre enquête et celle qu'on mène actuellement,
- 1:33:26il y a vraiment un moment Covid où les personnes étaient plus chez elles avec le confinement.
- 1:33:31Et donc,
- 1:33:31on a davantage sollicité leur mairie,
- 1:33:35l'OFB,
- 1:33:36la gendarmerie sur ces sujets d'environnement parce que les gens étaient chez eux.
- 1:33:40Et donc,
- 1:33:41ils voyaient ce qui se passait.
- 1:33:42Donc il y a vraiment une sorte d'avant-après sur le signalement.
- 1:33:47Et peut-être aussi pour...
- 1:33:50dire que oui les associations contribuent,
- 1:33:53ça peut être aussi les syndicats de bassins versants,
- 1:33:55les techniciens et techniciennes qui du coup arpentent des zones où peu de monde se rend mais aussi les professionnels et ça c'est important de le dire je pense pour pas avoir en tête l'idée qu'il y a des gens qui travaillent et qui
- 1:34:10sont dénoncés et puis d'autres qui se promènent et qui dénoncent,
- 1:34:13c'est un grand classique,
- 1:34:15là moi j'ai fait des entretiens avec des agriculteurs tout le mois de février Merci.
- 1:34:19qu'en fait,
- 1:34:21un agriculteur peut aussi appeler l'OFB parce que le voisin épand des produits interdits.
- 1:34:27Donc ça existe et c'est un grand classique aussi en opération d'arrivée et que la personne mise en cause dise « Ah oui,
- 1:34:33mais vous venez me voir moi,
- 1:34:34mais il y a un tel,
- 1:34:35un tel,
- 1:34:35un tel qui a fait ceci,
- 1:34:37cela. »
- 1:34:37Donc c'est important de le rappeler,
- 1:34:39ce n'est pas une partie de la population contre d'autres,
- 1:34:42le signalement est très bien partagé.
- 1:34:46Merci Virginie.
- 1:34:48Si peut-être rebondir sur la question que tu posais,
- 1:34:51Brigitte,
- 1:34:52autour de la notion d'irritant.
- 1:34:54Alors évidemment,
- 1:34:55l'angle de notre petit déjeuner du jour,
- 1:34:57c'était de mettre l'accent sur les différents dispositifs de police environnementale pour les appeler ainsi.
- 1:35:05Mais ces irritants,
- 1:35:06il se trouve que parfois,
- 1:35:07les pouvoirs publics,
- 1:35:08les organisations,
- 1:35:09les administrations sont aussi co-responsables.
- 1:35:13si je reprends la problématique des...
- 1:35:15des déchets ou des dépôts à côté.
- 1:35:17Alors certes,
- 1:35:18effectivement,
- 1:35:18s'il y a de la place dans la poubelle et qu'on met à côté,
- 1:35:20bon,
- 1:35:21là,
- 1:35:21il n'y a pas grand-chose à redire.
- 1:35:23Mais il peut aussi arriver,
- 1:35:25qu'elle était cette drôle de liaison,
- 1:35:27peu importe,
- 1:35:28que,
- 1:35:29par exemple,
- 1:35:30les bacs pour recevoir les déchets ménagers soient insuffisamment grands.
- 1:35:37J'avais l'exemple en tête d'une des communes sur laquelle on avait travaillé dans le cadre de l'étude d'où
- 1:35:43La brigade verte a été créée précisément après...
- 1:35:46Alors,
- 1:35:46pardon,
- 1:35:47je parle sous le contrôle des collègues de l'Ordif,
- 1:35:49mais les bacs enterrés,
- 1:35:51je ne sais pas comment ça s'appelle.
- 1:35:52En gros,
- 1:35:53tout le monde dans cette mairie s'accordait à dire qu'ils étaient vraiment très sous-dimensionnés.
- 1:35:58Et donc,
- 1:35:59au lendemain des week-ends,
- 1:36:00il y avait beaucoup de sacs poubelles qui étaient déposés à côté,
- 1:36:03mais pour la seule raison qu'ils étaient fous,
- 1:36:06qu'ils étaient pleins et que c'était problématique.
- 1:36:08Donc,
- 1:36:08il y a aussi parfois le...
- 1:36:10Comment dire ?
- 1:36:11Une responsabilité des pouvoirs publics sur l'organisation même,
- 1:36:14si je reprends cette question des déchets,
- 1:36:16de la collecte possible.
- 1:36:18Typiquement sur les déchetteries,
- 1:36:19évidemment qu'il y a des normes,
- 1:36:21je ne sais pas s'il faut les qualifier moralement,
- 1:36:22mais incivilité,
- 1:36:23en tout cas dépôt illicite s'agissant de décharges sauvages,
- 1:36:27certes,
- 1:36:28assurément.
- 1:36:29Mais il peut aussi parfois y avoir des difficultés pour des citoyens ou des entrepreneurs de bonne foi à déposer leurs déchets de chantier parce que la première déchetterie ouverte c'est demain.
- 1:36:41Il y a aussi toute cette question-là en parallèle qui n'était pas l'objet du jour,
- 1:36:44mais à avoir en tête de la prévention.
- 1:36:47Ça commence aussi par la capacité à bien traiter,
- 1:36:51si je reprends la problématique des déchets,
- 1:36:53ces déchets-là.
- 1:36:54Tout à fait.
- 1:36:56Il y a quelques années,
- 1:36:56il y avait des démarches qu'on appelait gestion urbaine de proximité.
- 1:37:01Ça me fait penser à ça et donc qui mettaient effectivement l'accent sur l'importance de l'organisation des métiers de la culture professionnelle.
- 1:37:08mais aussi de l'organisation spatiale,
- 1:37:10de l'architecture,
- 1:37:13des objets matériels et de la pédagogie et de l'explication.
- 1:37:17Bon,
- 1:37:18eh bien,
- 1:37:18il est
- 1:37:1911h05, voire un peu plus.
- 1:37:22Donc,
- 1:37:23voilà,
- 1:37:24on en arrive à la fin de ce petit déjeuner tout à fait passionnant,
- 1:37:29enfin,
- 1:37:29de mon point de vue.
- 1:37:31J'espère du vôtre aussi.
- 1:37:33Encore une fois,
- 1:37:34le podcast sera sur le site web et je vous invite
- 1:37:38autour d'un café pour ce qu'ils souhaitent,
- 1:37:40à poursuivre l'échange et à applaudir nos intervenants.
- 1:37:44Merci beaucoup.