Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Ludivine Tripon le Berre - Iteipmai - la phytochimie et techniques d'analyse en lien avec la couleur végétale
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes,
- 0:11et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans nos vies.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:44Bonjour à tous,
- 0:45je suis ravie d'accueillir sur le podcast Areco Vert Ludivine Tripon Le Berre.
- 0:49Bonjour Ludivine.
- 0:50Bonjour.
- 0:52Alors Ludivine,
- 0:52je suis ravie de vous avoir parce que,
- 0:54comme je vous disais,
- 0:55j'ai lancé un petit sondage auprès des auditeurs du podcast Areco Vert.
- 0:59Et les sujets qu'ils veulent approfondir,
- 1:03c'est la phytochimie,
- 1:05plus de techniques,
- 1:06plus de connaissances de ce qui se passe en labo.
- 1:08C'est ce que je vous disais rapidement avant.
- 1:11J'aimerais que vous puissiez vous présenter.
- 1:13racontez votre parcours et comment vous en êtes arrivé vous spécifiquement au végétal
- 1:19Ça marche.
- 1:22J'ai fait un bac scientifique tout à fait classique.
- 1:26Ensuite,
- 1:27à l'époque,
- 1:28je ne me destinais pas du tout à terminer dans le monde du végétal.
- 1:32Je voulais être pilote d'hélicoptère dans l'armée.
- 1:34Donc on va dire que mes plans ont un petit peu changé par rapport à ça.
- 1:39Et pour ce faire,
- 1:40il fallait que j'aie un bac plus deux pour pouvoir rentrer en école d'officier.
- 1:44Et à ce moment-là,
- 1:46je me suis dit qu'est-ce qui me plaît vraiment en sortie du lycée,
- 1:49et il se trouve que c'était la chimie.
- 1:51Et donc j'ai décidé de faire un BTS chimiste dans une école de chimie à Angers qui s'appelle l'ETSCO.
- 1:57A la suite de ça,
- 1:59pour des raisons personnelles,
- 2:00je n'ai pas forcément été retenue dans tout mon parcours armé et pilote.
- 2:06Donc j'ai continué dans la chimie.
- 2:09Je suis partie faire un bachelor de chimie pharmaceutique et analytique à Cork en Irlande.
- 2:16Donc là l'idée c'était vraiment de développer plutôt le côté anglais qui est énormément relié au monde scientifique aujourd'hui et dont on a besoin tous les jours.
- 2:26Vu que ça continue à me plaire,
- 2:27j'ai continué,
- 2:28j'ai continué et je suis arrivée en master sur Nantes,
- 2:31donc en master tout d'abord M1 chimie biologie.
- 2:35Et on va dire que je me suis un petit peu plus spécialisée du côté du végétal en master 2,
- 2:41avec un master qui est sur trois facs,
- 2:44qui est sur Angers,
- 2:46Nantes et Rennes,
- 2:47et qui s'appelle polymère et principe actif d'origine naturelle.
- 2:51Et donc c'est vrai qu'à travers ces deux années de
- 2:55Master, j'ai pu faire différents stages.
- 2:57Alors dans des institutions publiques,
- 2:59le premier ça a été à l'Ifremer.
- 3:02Donc là pas forcément côté du végétal,
- 3:03mais plutôt en fait sur une bactérie qui produisait des molécules dans les profondeurs.
- 3:09Donc c'est tout aussi intéressant mais un peu différent.
- 3:12Et ensuite en Master 2,
- 3:13j'ai été à l'INRA.
- 3:14Donc là on se rapproche tranquillement du végétal.
- 3:18Et donc j'ai travaillé sur la dégradation de la ligne cellulose.
- 3:23À la suite de ça,
- 3:24j'ai commencé à chercher mon premier travail et j'ai eu de la chance parce que j'ai trouvé très rapidement,
- 3:30c'est-à-dire que j'ai terminé en août et en novembre j'ai trouvé mon premier CDI dans lequel je suis toujours,
- 3:377 ans après,
- 3:38et donc qui se trouve être à l'ITFMAI,
- 3:41à l'Institut Technique des Plantes Médicinales Aromatiques à Parcours.
- 3:46Très vite,
- 3:48j'ai trouvé votre entreprise en recherchant un petit peu plantes,
- 3:53analyses,
- 3:54etc.
- 3:55Je suis vite tombée sur vous.
- 3:58Donc,
- 3:58Eat at My,
- 3:59la signification,
- 4:00c'est ce que vous venez de dire ?
- 4:01Oui,
- 4:01c'est ça.
- 4:02Oui,
- 4:02d'accord,
- 4:03ok.
- 4:03Des plantes aromatiques et médicinales.
- 4:06Nous,
- 4:06sur la plante tanctoriale,
- 4:07on avoue,
- 4:09on s'inspire beaucoup de la filière PAM.
- 4:11parce qu'en fait,
- 4:12ils utilisent globalement les mêmes machines,
- 4:16c'est des cultures un peu particulières,
- 4:18qui ne sont pas forcément hyper développées,
- 4:21ce ne sont pas des grandes cultures,
- 4:22mais qui ont un intérêt incroyable dans plein de domaines d'application.
- 4:25Donc j'avoue,
- 4:26je suis quand même l'EPAM de très près.
- 4:29Je voulais savoir,
- 4:30est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire de cet institut ?
- 4:33Comment ça a démarré ?
- 4:35Pourquoi vos patrons ont lancé cette activité ?
- 4:39C'était quoi le besoin à la base ?
- 4:41autour de ce sujet-là ?
- 4:43Alors l'Institut,
- 4:44il a une quarantaine d'années.
- 4:45Il a été créé dans les années 1980,
- 4:48si je ne dis pas de bêtises,
- 4:51dans un premier temps à Milly-la-Forêt,
- 4:52donc en région parisienne.
- 4:54et c'était vraiment pour répondre aux besoins des producteurs.
- 4:58Donc c'est vrai qu'aujourd'hui,
- 4:58c'est toujours notre métier,
- 5:00c'est d'être en appui de la filière PAM et de pouvoir répondre aux besoins qui remontent du terrain,
- 5:05à la fois travailler dessus,
- 5:07leur apporter des solutions et puis aussi faire remonter les besoins au niveau national.
- 5:14La filière PAM est hyper intéressante dans le sens où,
- 5:17au niveau parcellaire,
- 5:19production,
- 5:20il n'y a pas énormément d'hectares en France.
- 5:22Par contre,
- 5:23il y a un nombre de plantes impressionnant et très diversifié,
- 5:27ce qui fait aussi la complexité du métier,
- 5:30mais tout son intérêt.
- 5:33Pour revenir au niveau de l'Institut,
- 5:35il y a
- 5:36Amélie Laforêt dans les années 80.
- 5:38Ensuite,
- 5:39il y a une petite station dans le sud qui s'est montée,
- 5:42quelques petits scintements qui ont été faits,
- 5:45et on est arrivé à Chemillé-en-Anjou dans les années 90.
- 5:50Et dans la nouvelle station qu'on a actuellement dans le sud de Plumiers-en-Anjou,
- 5:55on a emménagé en 97.
- 5:57On a aussi une seconde station qui est à côté de Montélimar,
- 6:01à Montboucher-sur-Jabron,
- 6:03qui s'appelle La Vesque.
- 6:05L'intérêt d'avoir deux stations,
- 6:07c'est pour différencier un petit peu les climats.
- 6:09On va dire que dans le Maine-et-Loire et dans la Drôme,
- 6:11on est un petit peu différents au niveau du temps.
- 6:15Donc nous,
- 6:15on va plutôt travailler sur les médicinales,
- 6:17notamment du fait que Chemin-en-Anjou,
- 6:19c'est la capitale de la camomille.
- 6:22Et dans le sud,
- 6:23ils vont plutôt travailler sur tout ce qui est lavande,
- 6:25romarin,
- 6:26teint,
- 6:26ce genre de choses.
- 6:28D'accord.
- 6:29Et donc on est une association loi 1901,
- 6:33donc on fonctionne avec un bureau,
- 6:35des membres,
- 6:35des adhérents,
- 6:37un président.
- 6:38Donc actuellement notre président c'est Laurent Martineau,
- 6:40qui a une entreprise de plantes médicinales qui s'appelle Promoplantes et qui est aussi à Chemilly en Anjou.
- 6:46Il y en a eu quelques-uns depuis les années 80.
- 6:50Et c'est vrai qu'on axe encore plus aujourd'hui sur le besoin des adhérents.
- 6:57Au niveau de nos adhérents,
- 6:59l'intérêt,
- 7:00c'est qu'on a vraiment de l'amont à l'aval de la filière.
- 7:02C'est-à-dire qu'on va partir des petits producteurs comme des gros producteurs,
- 7:08aux transformateurs et jusqu'aux personnes qui vont mettre sur le marché,
- 7:11que ce soit...
- 7:13en extrait sec,
- 7:14en complément alimentaire,
- 7:15en alimentation animale aussi,
- 7:17en pharmaceutique,
- 7:18en cosmétique.
- 7:19Donc on a vraiment cet intérêt d'avoir dans notre bureau,
- 7:23dans notre conseil d'administration,
- 7:25tous les membres qui régissent et qui font vivre cette filière,
- 7:29ce qui permet de pouvoir répondre aux besoins à mon et à Valérie.
- 7:33Que le monde soit content au maximum.
- 7:36D'accord,
- 7:36alors juste pour vous faire un petit parallèle avec la filière tinctoriale,
- 7:40c'est que si mes chiffres sont bons,
- 7:42j'ai vu que les pâmes c'était moins d'un pour cent des surfaces agricoles en France autant vous dire que les tinctoriale c'est néant,
- 7:50ça n'existe même pas c'est vraiment on essaye d'essayer d'avoir une mention de pouvoir juste être nommé parce qu'aujourd'hui ils doivent mettre leur culture donc les agriculteurs,
- 8:02soit dans les pâmes
- 8:03soit dans les autres oléagineux.
- 8:05Enfin bref,
- 8:05c'est galère pour être juste mentionné.
- 8:08Donc ça,
- 8:08c'est un des sujets qu'on a présenté à la Chambre d'agriculture.
- 8:11Donc c'est un truc dont on est en train d'essayer de se défendre là-dessus.
- 8:18Pourquoi je vous disais ça ?
- 8:19Parce qu'on essaye aussi de travailler cette filière,
- 8:21donc via ce podcast,
- 8:22d'avoir vraiment tous les maillons.
- 8:26de la chaîne de valeur,
- 8:27donc on part des agriculteurs,
- 8:29les coopératives,
- 8:30etc.,
- 8:31comme un peu ce que vous venez de dire en rebond.
- 8:34Milly Laforêt,
- 8:35il me semble qu'il y a un conservatoire,
- 8:37est-ce qu'il est en lien avec ITEIPMAI ou ça n'a rien à voir ?
- 8:41Oui,
- 8:41tout à fait.
- 8:43Il y a ce qu'on appelle le CNP-MAI,
- 8:44le Conservatoire National des Plantes Médicinales Aromatiques et à Parfum.
- 8:49Et il se trouve que quand on est parti de Milly-la-Forêt il y a une quarantaine d'années,
- 8:52on a laissé nos collections là-bas.
- 8:54Et donc l'entité a été créée pour pouvoir conserver ces collections.
- 8:59Et aujourd'hui,
- 9:01on a un institut technique agricole qui est qualifié par le ministère de l'Agriculture.
- 9:06Donc c'est un dossier qui demande à être fait tous les cinq ans et qui est assez conséquent.
- 9:11Toutes les structures ne peuvent pas forcément se le permettre.
- 9:14Et donc on a ce qu'on appelle des adossés,
- 9:17notamment le CNP-MAI qui est à Amilia-Forêt.
- 9:20Et on a aussi le CRIEPAM qui est plutôt à Manosque dans le sud.
- 9:24Et depuis le 1er janvier 2023,
- 9:29on a aussi le houblon qui est rentré dans le giron de l'Institut.
- 9:32Donc on a aussi tous ces adossés par rapport au houblon à ce niveau-là.
- 9:37D'accord,
- 9:37ok.
- 9:38Et on est en lien avec le conservatoire aujourd'hui assez fréquemment dans le montage de programmes pour conserver la diversité génétique notamment.
- 9:48D'accord,
- 9:48ok.
- 9:48Et alors,
- 9:49est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous proposez,
- 9:52vous,
- 9:53à l'ITEIPMAI ?
- 9:54Comme vous avez dit,
- 9:54c'est en réponse aux adhérents et à leurs besoins,
- 9:57donc vraiment,
- 9:57on va balayer la chaîne de valeur.
- 10:00Qu'est-ce qu'on peut vous demander ?
- 10:02Sur quoi vous pouvez intervenir ?
- 10:04Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu tout ça ?
- 10:06Oui.
- 10:06Alors,
- 10:07au sein de l'ITEIPMAI,
- 10:08on a différents pôles,
- 10:10donc tout ce qui va être classique,
- 10:12forcément,
- 10:13les supports administratifs.
- 10:16et on va avoir divers pôles scientifiques qui vont se découler.
- 10:19Donc on va avoir sur les deux sites des stations techniques plutôt agronomiques,
- 10:25on va avoir aussi un centre documentaire.
- 10:28Donc ça c'est une petite particularité,
- 10:30c'est-à-dire qu'on a deux ingénieurs documentalistes à temps plein.
- 10:34sur le site à Chemier en Anjou.
- 10:37On a une base de données interne qui comprend à peu près 55 000 références.
- 10:41Donc,
- 10:42on a toujours le papier à l'ancienne qu'il est possible de venir consulter au sein de l'Institut,
- 10:48mais on a aussi,
- 10:49du coup,
- 10:49une base qui est disponible sur Internet.
- 10:52L'intérêt,
- 10:54on est un des seuls instituts techniques qui possèdent encore,
- 10:56en fait,
- 10:57ce service support,
- 10:58mais qui est très,
- 10:59très précieux à nos yeux parce que c'est vrai que...
- 11:02Pour faire de la veille scientifique,
- 11:04que ce soit au niveau des débouchés,
- 11:06du réglementaire,
- 11:07qui est quand même une problématique assez forte dans nos domaines,
- 11:13on s'en sert,
- 11:13nous,
- 11:14directement en tant que ressources au sein de l'Institut,
- 11:17mais on vend aussi des prestations bibliographiques,
- 11:20c'est-à-dire qu'on peut nous contacter et nous demander,
- 11:22bon,
- 11:23ben voilà,
- 11:24moi,
- 11:24il y a telle plante qui m'intéresse,
- 11:25est-ce que vous avez un itinéraire de culture à ce niveau-là ?
- 11:28Est-ce que vous connaissez les débouchés ?
- 11:30Est-ce que vous connaissez les molécules ?
- 11:31Et donc nos ingénieurs documentalistes vont venir interroger toutes les bases de données et vont venir faire une synthèse par rapport à ça.
- 11:37Donc ça c'est vrai que c'est...
- 11:38Hyper précieux,
- 11:39bah oui,
- 11:39c'est génial !
- 11:40C'est génial !
- 11:41Ouais c'est top,
- 11:42bah oui !
- 11:43Et donc elles nous servent à la fois nous en interne et puis en prestations externes,
- 11:47donc en appui des différents pôles,
- 11:49donc soit des services agronomiques,
- 11:51soit du service protection des cultures.
- 11:55Donc pareil,
- 11:57on a deux ingénieurs à ce niveau-là.
- 11:59Donc l'idée,
- 12:00c'est qu'actuellement,
- 12:01on est sur une thématique,
- 12:02notamment avec le plan qui a été lancé par le gouvernement,
- 12:05qui s'appelle le PARSADA,
- 12:07sur le retrait des substances actives.
- 12:09Donc c'est vrai que plus les années passent,
- 12:12plus on va tendre sur un retrait des produits phytosanitaires.
- 12:17Alors à noter que la petite particularité de la filière PAM,
- 12:21c'est-à-dire que sur les 65 000 hectares qu'il y avait à peu près en 2022,
- 12:27on avait 26% qui étaient en agriculture biologique.
- 12:30Et ça,
- 12:30c'est quelque chose qui est là de manière historique.
- 12:34C'est-à-dire que dès le début,
- 12:35les agriculteurs se sont mis en agriculture biologique et ce n'est pas forcément venu avec le boom des 10-15 dernières années.
- 12:44Et donc ces deux personnes,
- 12:46il existe toujours l'agriculture conventionnelle,
- 12:48sur les grandes cultures on n'aura pas forcément le choix,
- 12:50et le travail de ces deux personnes c'est d'étudier les dossiers pour pouvoir un petit peu prolonger certains produits,
- 12:56ou alors essayer de trouver des alternatives,
- 13:01notamment au niveau de la robotique,
- 13:03qui est beaucoup en vogue actuellement.
- 13:05Donc c'est plus forcément se dire,
- 13:07on vient entre guillemets cramer les adventices dans les champs avec des produits chimiques qui vont être plus ou moins sélectifs,
- 13:13mais on va plutôt développer par exemple des robots qui vont passer et qui avec des lasers vont finir spécifiquement brûler les adventices ou alors les retirer à l'aide de rayons ou mécaniquement comme à l'ancienne.
- 13:27Donc ça pareil,
- 13:28c'est un grand pôle de l'Institut qui est beaucoup demandé,
- 13:32notamment par les producteurs parce que c'est leur quotidien.
- 13:35Et c'est vrai que du jour au lendemain,
- 13:37quand ils perdent les produits phytosanitaires,
- 13:40économiquement c'est des cultures qui sont en péril.
- 13:44Alors on tend forcément à essayer de s'enlever de tout ça et de ce que ça disparaisse,
- 13:49mais ça sera pas du jour au lendemain.
- 13:50Mais en tout cas,
- 13:51c'est des choses,
- 13:52je pense,
- 13:52qui ne sont pas très connues au niveau grand public.
- 13:57Mais il y a tout un travail de fond qui est mené par différentes filières là-dessus et qui est assez conséquent.
- 14:04D'accord,
- 14:04donc ça veut dire que là moi je pense aux auditeurs,
- 14:07bon j'ai beaucoup d'auditeurs agriculture sur les tinctoriales,
- 14:10j'ai aussi des PAM mais ça veut dire que n'importe quel agriculteur,
- 14:13même grande culture,
- 14:15pourrait consulter ces bases pour voir ce qu'il y a comme solution pour éviter les produits phytosanitaires ?
- 14:21Alors on n'en est pas encore tout à fait là,
- 14:23c'est vrai qu'aujourd'hui on travaille vraiment dans l'alerte c'est-à-dire qu'il y a un produit qui disparaît,
- 14:28ou on sait qu'il va disparaître dans l'année à venir,
- 14:31on nous contacte on nous dit,
- 14:32oh là,
- 14:32ça va pas le faire
- 14:33Il nous faut des demandes de dérogation pour pouvoir prolonger le produit un petit peu plus longtemps.
- 14:38Et en parallèle,
- 14:39par contre,
- 14:39on nous demande beaucoup de travailler sur les alternatives à ces produits justement phytosanitaires.
- 14:45Donc il y a déjà des choses qui sont mises en place.
- 14:48Mais sur consultation,
- 14:50oui,
- 14:50il n'y a pas de souci,
- 14:51il suffit d'envoyer un petit mail.
- 14:53Alors ça marche mieux quand on est adhérent,
- 14:55c'est sûr,
- 14:55à l'Institut.
- 14:57Mais pour voir ce qui est déjà actuellement en cours,
- 15:01sachant qu'on a aussi différentes newsletters sur différentes thématiques et notamment sur les produits et l'homologation.
- 15:09Ok,
- 15:09donc si je résume depuis le début,
- 15:11on a vu le pôle documentaire,
- 15:15où là on peut,
- 15:17soit sur place,
- 15:18soit via vos ingénieurs,
- 15:20venir cibler des itinéraires techniques,
- 15:23des infos très précises.
- 15:25Il y a le pôle,
- 15:26je ne sais pas comment vous l'appelez,
- 15:27pour les produits phytos ?
- 15:29C'est protection des cultures.
- 15:30Protection des cultures,
- 15:32ok.
- 15:32Et après,
- 15:32vous avez des pôles...
- 15:35d'extraction,
- 15:36de...
- 15:37Je ne sais pas comment vous appelez ça aussi.
- 15:39Alors,
- 15:40du coup,
- 15:40il nous en reste deux.
- 15:43Alors,
- 15:43on a un petit,
- 15:44mais qui a eu tendance à disparaître.
- 15:46C'était tout ce qui était biologie moléculaire.
- 15:48On avait un petit labo en interne,
- 15:49mais on a tendance plutôt à aller vers des plateformes sur rangées où il y a tout un pôle du végétal,
- 15:56notamment,
- 15:57pour pouvoir utiliser leurs installations et sous-traiter avec eux quand il y a besoin.
- 16:01Sinon,
- 16:01on a nos deux gros pôles sur chaque station qui sont...
- 16:04services agronomiques,
- 16:05où là,
- 16:06leur travail,
- 16:07à eux,
- 16:07ça va être de l'affaire de la création variétale,
- 16:10de la conservation de ressources génétiques,
- 16:12et aussi,
- 16:13on travaille beaucoup sur tout ce qui est itinéraire cultural.
- 16:16et on produit des fiches techniques par rapport à ça.
- 16:19Par exemple,
- 16:21vous avez une culture de mélisse,
- 16:23c'est mieux de venir mettre au champ à ce moment-là,
- 16:26d'apporter tel intrant,
- 16:28de venir récolter là.
- 16:29Si vous souhaitez des débouchés en huile essentielle,
- 16:31il vaut mieux faire une première coupe,
- 16:32une deuxième coupe,
- 16:33faire tel type de distillation,
- 16:35vous aurez telle molécule en fonction de comment vous amenez la distille.
- 16:39Et ça nous mène au pôle dans lequel je travaille,
- 16:42à savoir la phytochimie et la normalisation.
- 16:46Alors on a deux activités,
- 16:48dans un premier temps la normalisation,
- 16:50donc on a une personne qui est dédiée à ça à temps plein.
- 16:54On fait partie de différentes instances,
- 16:57donc on va avoir la FNOR qui est l'organisme de normalisation français.
- 17:01On est présent dans deux commissions,
- 17:03donc tout ce qui est huile essentielle et épicéaromate.
- 17:06Et donc,
- 17:07vu qu'on travaille au niveau de l'AFNOR,
- 17:08il y a certaines des normes auxquelles on participe,
- 17:11dans lesquelles on apporte des données et une expertise scientifique,
- 17:14qui sont aussi menées à l'ISO,
- 17:15donc au niveau international.
- 17:18Et on fait aussi partie de la pharmacopée française et de la pharmacopée européenne.
- 17:22Super,
- 17:23ça on va y revenir parce que c'est des questions qui reviennent et je trouve que ce serait bien qu'on clarifie un petit peu ce qu'est la pharmacopée,
- 17:30ce qu'est la phytochimie etc.
- 17:32pour qu'on ne perde pas les auditeurs pour qui c'est un peu plus...
- 17:36Moi je me suis renseignée avant de vous la voir il ne faut pas perdre des gens en route ça marche,
- 17:41il n'y a pas de soucis
- 17:43Et notre intérêt de notre présence dans ces instances-là,
- 17:48c'est justement de faire bouger les normes par rapport aux remontées qu'on peut avoir,
- 17:53nous,
- 17:54notamment sur la lavande,
- 17:55par exemple,
- 17:56où il y a la norme d'IVA qu'on a eu il n'y a pas longtemps,
- 17:58parce qu'on se rend compte qu'au fur et à mesure des années,
- 18:01la météo,
- 18:02le climat,
- 18:02ce n'est plus la même,
- 18:03ce n'est plus le même.
- 18:05Ça va impacter les cultures par rapport aux ravageurs aussi.
- 18:09Les molécules qui sont ciblées dans les huiles essentielles,
- 18:11derrière,
- 18:12vont bouger.
- 18:12et donc il est important de pouvoir aussi modifier les normes parce que l'intérêt c'est de normer ce qu'il y a sur le marché et pas la diversité végétale parce que sinon c'est un travail sans fin ok donc ça c'est super clair sur cette partie là et du coup vous pouvez vous
- 18:31avez poids sur
- 18:33les remonter terrain et pouvoir agir sur la transformation,
- 18:36en tout cas porter la voix au plus haut pour que ce soit entendu.
- 18:40Alors si on reprend,
- 18:41vous avez dit plein de trucs,
- 18:42même sur les autres pôles,
- 18:43j'aimerais bien qu'on y revienne après,
- 18:44mais on va rester sur le vôtre.
- 18:46Est-ce que vous pouvez définir simplement ce qu'est la phytochimie ?
- 18:50Oui,
- 18:51alors la phytochimie,
- 18:52c'est la chimie des plantes,
- 18:55si on veut parler de manière un petit peu large,
- 18:58mais plus principalement la chimie des végétaux.
- 19:01Donc c'est vrai qu'on va s'attarder à étudier tout ce qui est structure,
- 19:05métabolisme et ce qu'on appelle métabolite.
- 19:08Alors il y a les métabolites primaires,
- 19:10qui sont ce qu'on appelle nécessaires à la vie de la plante,
- 19:13et on va dire aussi les métabolites secondaires,
- 19:15qui ne sont pas forcément nécessaires à la vie de la plante,
- 19:18mais que nous,
- 19:19en tant qu'humains,
- 19:21on est venus s'en servir derrière,
- 19:23et c'est ce qu'on dit en termes de traceurs de qualité ou un peu en abus de langage,
- 19:29principes actifs.
- 19:31C'est-à-dire qu'au niveau du laboratoire d'analyse phytochimique,
- 19:34nous,
- 19:35on va vraiment venir cibler sur ces métabolites secondaires parce que c'est ce qui est demandé et c'est ce qui sert aussi derrière en tant que principe actif,
- 19:43notamment dans ce qui peut être par exemple l'extrait-sec ou dans différentes plantes médicinales.
- 19:48Et pour mettre en marché certaines plantes,
- 19:51il est demandé certaines teneurs en métabolites secondaires.
- 19:54Et donc,
- 19:55tout notre rôle,
- 19:56c'est de pouvoir libérer les lots en fonction de leur qualité.
- 20:00Et ça,
- 20:00c'est un des aspects du travail.
- 20:02D'accord.
- 20:03Donc,
- 20:03ça veut dire que pour qu'une plante ou un principe actif soit commercialisé,
- 20:08il faut que vous soyez garant d'une teneur en métabolite secondaire.
- 20:11Et c'est vous qui allez chiffrer cette teneur et valider les lots.
- 20:18En gros,
- 20:18c'est ça ?
- 20:19C'est ça.
- 20:19Pour donner un exemple un petit peu plus précis,
- 20:23par exemple,
- 20:25Il y a pas mal de cultures de mélisse dans le Ménéloir,
- 20:28mais dans le reste de la France aussi.
- 20:30C'est vrai que c'est une plante qui peut être utilisée pour le médicinal.
- 20:33Elle existe à la pharmacopée européenne.
- 20:36Et à la pharmacopée,
- 20:37il demande une teneur minimale de 1% de mémoire en acide rosmarinique.
- 20:42Et donc nous quand on reçoit les lots de mélisse,
- 20:45donc en fait la mélisse elle peut être fraîche,
- 20:48sèche,
- 20:49entière,
- 20:50soit déjà sous forme d'extraits,
- 20:52donc d'extraits secs,
- 20:52d'extraits liquides,
- 20:53d'huiles essentielles.
- 20:54Alors l'huile essentielle c'est pas la plante qui en donne le plus,
- 20:57ou bien déjà présente dans des compléments alimentaires,
- 21:00dans de l'alimentation animale.
- 21:02Nous notre travail ça va devenir doser dans toutes ces matrices que je vous ai citées là qui sont un petit peu différentes les unes des autres,
- 21:09la molécule d'acide rosmarinique pour donner ensuite la teneur soit à l'adhérent soit au client qui a demandé ça et lui va pouvoir s'en servir soit pour commercialiser son lot en disant à son client bon bah voilà vous voyez ma mélisse elle respecte les teneurs minimales il n'y a pas de souci ou
- 21:25alors par exemple dans compléments alimentaires quand ils disent bon bah dans nos gélules dans telle gélule qui fait tant de grammes il y a tant de...
- 21:32de pourcentage d'acide rosmarinique,
- 21:33c'est du contrôle qualité sur certaines choses aussi.
- 21:36D'accord.
- 21:37Et est-ce qu'ils sont tenus d'analyser tous leurs lots ou vous faites une moyenne par culture ?
- 21:43Est-ce qu'à chaque fois,
- 21:44tous les lots doivent être mesurés
- 21:47Ça, ça va dépendre des plans de contrôle qualité de chaque entreprise.
- 21:51C'est-à-dire qu'il y en a certaines qui vont avoir,
- 21:52par exemple...
- 21:54six parcelles,
- 21:55elles vont analyser les six parcelles.
- 21:57Il y en a certaines qui vont faire ce qu'on appelle un pool,
- 21:59c'est-à-dire qu'elles vont récolter les six et elles vont prendre un petit peu de chaque parcelle,
- 22:04elles vont les mélanger et elles vont les broyer.
- 22:07Et il y en a d'autres qui font,
- 22:08par exemple,
- 22:09sur des parcelles tournantes,
- 22:10c'est-à-dire qu'ils vont les tirer au sort,
- 22:11ils vont prendre en année une la parcelle une,
- 22:14en année deux la parcelle quatre,
- 22:15et voilà.
- 22:16C'est dépendant de chaque personne.
- 22:19Et c'est vrai que...
- 22:21On ne va pas se mentir,
- 22:22les budgets analytiques,
- 22:23ça devient des budgets très très lourds pour les entreprises aujourd'hui,
- 22:26parce que forcément il y a une évolution du réglementaire qui fait qu'on est obligé de contrôler nos lots,
- 22:33de contrôler ce qu'on met sur le marché.
- 22:35Et donc s'ils n'ont pas l'obligation de le faire,
- 22:38ils ne contrôleront pas forcément toutes les parcelles,
- 22:41mais ça sera fait de manuels ponctuels,
- 22:43réguliers sur certains lots.
- 22:45Ok,
- 22:46d'accord,
- 22:46donc ça j'ai compris.
- 22:48Alors pour venir à la pharmacopée,
- 22:50donner un peu l'air de jeu sur laquelle vous travaillez,
- 22:52ce que j'ai compris,
- 22:53c'est qu'on ne pouvait pas commercialiser toutes les plantes,
- 22:55on ne pouvait pas se servir de tous les principes actifs,
- 22:57parce qu'il y en a des plus dangereux que d'autres,
- 22:59entre guillemets.
- 23:00Et du coup,
- 23:01il y a cette fameuse pharmacopée qui donne un peu les règles,
- 23:04et il y a différentes pharmacopées si j'ai bien compris,
- 23:07une européenne,
- 23:08et après il y en a d'autres.
- 23:10Et nous,
- 23:10la nôtre est aussi importante si j'ai bien saisi.
- 23:13Est-ce que vous pouvez nous définir ce qu'est une pharmacopée ?
- 23:15à quoi ça sert en vrai et quelles sont les contraintes en gros pour nous qui en avons une française et une européenne en gros laquelle est la référence,
- 23:26comment ça fonctionne ?
- 23:27Alors au niveau française oui on a la pharmacopée française qui est très très liée avec la pharmacopée européenne c'est à dire qu'aujourd'hui les textes qui sont déjà présents dans la collection française ont tendance au fur et à mesure à être transférés dans l'européenne
- 23:44D'accord.
- 23:45Donc l'intérêt,
- 23:48c'est des grands livres,
- 23:48tout simplement,
- 23:50alors qu'ils sont aussi disponibles sur Internet aujourd'hui,
- 23:53mais c'est des ouvrages réglementaires,
- 23:55et ces ouvrages vont venir définir,
- 23:57à la base,
- 23:59des critères de pureté pour la fabrication des médicaments,
- 24:02soit usage humain ou vétérinaire,
- 24:04mais aussi des critères de pureté pour les matières premières et pour différentes préparations.
- 24:09C'est vrai que nous,
- 24:10au niveau des critères de pureté,
- 24:11on va intervenir dans les matières premières.
- 24:14Les groupes où on est présent,
- 24:15c'est les plantes et les huiles essentielles,
- 24:17mais il en existe vraiment pour beaucoup de choses.
- 24:20Et aussi sur les préparations.
- 24:23C'est-à-dire que,
- 24:24notamment à la pharmacopée française,
- 24:26il y a ce qu'on appelle pour préparation homéopathique,
- 24:30et c'est principalement la préparation de teinture,
- 24:33qui sont sans doute utilisées aussi pour teindre derrière les différents supports.
- 24:40Il y a tout un éventail de textes qui vont venir résumer en détail.
- 24:46Il y a toute une partie identification,
- 24:49soit macroscopique,
- 24:50microscopique.
- 24:52On peut réaliser avec le microscope sans broyer la plante,
- 24:55puis en broyant la plante si je focus sur la matière première.
- 24:59On a aussi toute une partie identification,
- 25:01alors qu'on appelle CCM,
- 25:03chromatographie sur couche mince.
- 25:08de manière générique,
- 25:09la CCM,
- 25:10donc la chromatographie sur couche mince.
- 25:12L'idée,
- 25:12c'est qu'on réalise un extrait de plante et qu'ensuite,
- 25:16on vient le déposer sur une plaque.
- 25:18Donc une plaque,
- 25:19la plupart du temps,
- 25:20c'est une plaque de verre qui est recouverte de silice.
- 25:22On dépose notre extrait de plante sur le bas de notre plaque et ensuite,
- 25:27on met celle-ci dans une cube où il y a un mélange de solvants.
- 25:30Ce mélange de solvants va venir grimper sur la plaque et ce qu'on appelle éluer les composés.
- 25:35C'est-à-dire que votre dépôt qui sera en bas,
- 25:38il va venir se scinder en plein de petites molécules au fur et à mesure que ça courra sur le long de la plaque.
- 25:44Pour faire le parallèle dans la vie courante,
- 25:46c'est comme quand on met une feuille de sopalin dans de l'eau.
- 25:49En fait,
- 25:49on voit que l'eau remonte par capillarité tout au long de la feuille de sopalin.
- 25:53Et bien on n'a pas été chercher bien loin.
- 25:55C'est qu'on a appliqué le même mode de fonctionnement,
- 25:58sauf que nous ça nous permet de voir de manière très succincte.
- 26:02les molécules qui peuvent être présentes dans la plante.
- 26:04Et donc,
- 26:05l'intérêt de faire ce genre de choses,
- 26:07c'est qu'à côté de notre extrait de plante,
- 26:09on vient mettre certains témoins,
- 26:11donc certaines molécules très ciblées qu'on est censé retrouver dans la plante.
- 26:15On fait migrer tout le monde.
- 26:17Et l'idée,
- 26:17c'est de voir si,
- 26:18en face de notre profil de plante,
- 26:20on retrouve bien nos molécules qu'on a cherchées à cibler.
- 26:24Donc,
- 26:24vous avez un témoin où vous avez des sortes de tâches tout au long de la bandelette.
- 26:29et vous comparez ce que vous venez d'analyser pour voir si on est bien raccord ça vous permet de mettre en avant qu'il y a bien les bons composés dans ce que vous êtes en train d'analyser c'est ça c'est une manière rapide alors qu'elle n'est pas quantitative mais qualitative de
- 26:47venir dire de manière assez rapide parce que l'extrait de plantes n'est pas forcément très long à faire le dépôt n'est pas très long la migration ça va être maximum 2 heures
- 26:56mais c'est vrai qu'aujourd'hui on s'échelonne entre du 20 minutes 50 minutes c'est de visualiser ces bandes si à présence des bandes on peut dire bon bah voilà c'est bien les composés qu'on recherche,
- 27:07vous êtes déjà d'un premier abord sur la bonne plante ça peut aussi nous servir pour tout ce qui est falsification c'est à dire que si dans notre échantillon on retrouve des bandes qui n'ont rien à faire là mais on sait qu'elles sont présentes dans d'autres plantes je pense à la prêle notamment et à la prêle
- 27:24Arvenc et puis la palustre où il y en a une,
- 27:27il ne faut pas du tout la voir parce qu'elle est toxique et c'est un marché qui est très compliqué actuellement.
- 27:31Et en fait,
- 27:32ça nous permet de voir avec deux petites bandes vertes qu'il y a falsification et que du coup,
- 27:36ce n'est pas le bon échantillon.
- 27:38Est-ce que ça vous permet aussi de voir s'il y a de la synthèse dedans ?
- 27:42Non.
- 27:43Pas cette technique-là ?
- 27:44Non,
- 27:44pas cette technique-là.
- 27:45En fait,
- 27:46c'est un petit peu une photographie de l'échantillon de manière très macroscopique.
- 27:51C'est un premier jet pour faire une identification.
- 27:54et j'essaye à chaque fois si vous êtes ok j'essaierai à chaque fois de faire un rapprochement avec les tinctoriales par exemple nous ce qui est intéressant c'est donc ces métabolites secondaires dont vous avez parlé qui sont les flavonoïdes tous les colorants en fait qu'on cherche est-ce qu'avec cette chromatographie sur couche mince on peut voir tiens là il y a une tâche de flavonoïdes là il y a des anthocyanes là il y a d'accord donc ça ça permet ça pourrait permettre d'identifier
- 28:19les différents types de colorants qu'on peut avoir dans une plante oui
- 28:23Alors c'est vrai que ce qui est intéressant sur les CCM,
- 28:26c'est qu'on va avoir un haut de plaque et un bas de plaque,
- 28:29et c'est vrai qu'on sait comment éluent les composés.
- 28:32Donc généralement tout ce qui est flavonoïdes,
- 28:33composés,
- 28:34phénols,
- 28:35vont se retrouver en haut de plaque,
- 28:36vont plutôt être de couleur bleue,
- 28:37jaune,
- 28:38orangée,
- 28:39et ça va attester de la présence de ces types de composés dans la plante.
- 28:42Et tout en haut,
- 28:44généralement on retrouve toujours une petite bande rouge,
- 28:46et c'est les chlorophylles.
- 28:47Donc ça nous permet aussi de voir si c'est de la feuille,
- 28:49de la racine,
- 28:50juste d'un seul coup d'œil.
- 28:52d'accord c'est hyper intéressant ce que vous dites ça veut dire que est-ce qu'on retrouve de la chlorophylle dans les racines ?
- 29:03donc ça veut dire que si vous analysez par exemple une racine de garance vous n'aurez pas cette petite couche,
- 29:08ce petit trait rouge en haut de chlorophylle,
- 29:10il n'y en a pas c'est ça exactement c'est génial,
- 29:13donc vous savez à peu près dire déjà si c'est de la plante,
- 29:16s'il y a de la chlorophylle ou pas si c'est aérien ou souterrain en fonction de cette petite sueur
- 29:21franchement c'est génial c'est passionnant franchement donc ça c'est la première méthode que vous utilisez on va dire c'est
- 29:28qualitatif et rapide.
- 29:30C'est ça,
- 29:31exactement.
- 29:32Et moins cher que des dosages.
- 29:34Et moins cher que des dosages.
- 29:36C'est le premier jet quand on veut un petit peu qualifier sa plante et se dire,
- 29:40tiens,
- 29:41par exemple,
- 29:41avant de lancer tout mon lot d'analyse derrière,
- 29:44je vais faire une petite CCM,
- 29:45voir si déjà c'est OK,
- 29:46et puis à partir de là,
- 29:48si je suis sûre que c'est la bonne identification,
- 29:50je lance du coup toutes mes analyses.
- 29:53J'ai encore une autre question.
- 29:54Vous me dites si ce n'est pas du tout...
- 29:57J'ai peur à chaque fois de dire des bêtises,
- 29:59mais par exemple,
- 30:00le gros défi,
- 30:00nous,
- 30:02sur les plantes tectoriales,
- 30:03par exemple,
- 30:04sur l'indigo,
- 30:05il y a des recherches entre différents types d'indigo,
- 30:08enfin,
- 30:09différentes molécules de l'indigo.
- 30:10Je le fais très court,
- 30:11mais en gros,
- 30:12on va chercher s'il y a de l'indirubine ou des trucs comme ça.
- 30:16Est-ce que la...
- 30:17chromatographie sur couche mince,
- 30:18je vais y arriver,
- 30:20elle nous aide à dire si c'est de l'indirubine ou,
- 30:24alors j'ai plus l'autre terme en tête,
- 30:26les différentes molécules de l'indigo.
- 30:28Attendez,
- 30:28je cherche parce que c'est hyper intéressant de tomber là-dessus.
- 30:32Évidemment,
- 30:32je n'ai pas...
- 30:34Indigotine,
- 30:35indirubine,
- 30:36est-ce que ça,
- 30:36ça se détecte via une chromatographie sur couche mince ?
- 30:40Alors ça peut,
- 30:41si on arrive à bien les séparer,
- 30:43parce que pareil,
- 30:44il y a tout un jeu de paramètres avec la phase mobile,
- 30:46le volume qu'on va déposer,
- 30:48notre extraction,
- 30:49on va pouvoir séparer les composés.
- 30:52L'intérêt dans ces moments-là,
- 30:53c'est de venir mettre les molécules en face en tant que témoins pour les voir précisément.
- 30:58si on les a,
- 30:59si on a possibilité d'avoir les témoins.
- 31:01Si ce n'est pas le cas,
- 31:02on aura plutôt tendance à passer sur d'autres techniques de dosage qui nous permettront d'avoir des identifications dans ce sens-là.
- 31:08Top.
- 31:08Et est-ce que vos témoins,
- 31:09vous pouvez les conserver ?
- 31:10C'est-à-dire,
- 31:11est-ce que vous avez un témoin,
- 31:13j'en sais rien,
- 31:13d'une analyse d'indigo,
- 31:15un témoin de,
- 31:17on parlait de la prêle,
- 31:18est-ce que ça,
- 31:19ce premier témoin,
- 31:20vous pouvez le conserver ?
- 31:21Est-ce qu'il ne va pas s'altérer dans le temps la présence des tâches à différents endroits ?
- 31:26Ou est-ce que vous devez le refaire à chaque fois ?
- 31:28Alors ça dépend des molécules.
- 31:30Nous on aime bien les conserver quand c'est possible parce que c'est vrai que le monde du laboratoire c'est quelque chose qui est assez onéreux.
- 31:36Pour vous donner un exemple,
- 31:38des fois on achète des composés,
- 31:39enfin des fois quasiment tous les jours,
- 31:41des composés donc des molécules,
- 31:44on les réceptionne sous masse,
- 31:45on est à peu près à 10 mg et des 10 mg peuvent coûter des 3,
- 31:494,
- 31:505,
- 31:50700 euros en fait.
- 31:52Donc l'idée c'est d'essayer de les faire vivre le plus.
- 31:56Donc ce qu'on fait c'est qu'on prépare notre témoin.
- 31:58Alors quand on peut,
- 31:59parce qu'il y a certains solvants qu'on ne va pas pouvoir conserver,
- 32:02mais on les prépare,
- 32:04on les stocke au congélateur.
- 32:06et ensuite on vient les redéposer sur les plaques pour voir si c'est toujours ok.
- 32:10On a tout un fichier de suivi à côté où on voit par rapport à tout l'historique qu'on a depuis une grosse trentaine d'années,
- 32:17en se disant bon ben voilà,
- 32:18par exemple un témoin d'acide chlorogénique,
- 32:21ça peut durer 24 mois dans de l'éthanol,
- 32:23il n'y a pas de souci,
- 32:24et on vient faire une traçabilité par rapport à ça de nos témoins à chaque fois,
- 32:28mais dans l'idéal on essaye de les conserver au maximum pour les déposer.
- 32:33Et on aime bien aussi avoir des plantes de référence,
- 32:36c'est-à-dire qu'un jour on a reçu ou on a été chercher une plante qu'on a identifiée dont on est sûr,
- 32:42on fait un extrait,
- 32:43on la garde et on aime bien la redéposer à côté de l'échantillon qu'on reçoit pour voir si c'est la même typologie de profil.
- 32:49parce qu'il y a quelque chose qui est très intéressant mais à la fois très compliqué c'est à dire que la diversité du monde végétal va faire que si vous récoltez pas forcément à la même date avec des météos différentes sur des sites multilicoals de production différents vous
- 33:04n'aurez pas les mêmes teneurs en molécules ou pas forcément les mêmes molécules dans chaque plante
- 33:08Oui c'est ce que j'essaye de chercher donc nous notre objectif c'est d'avoir le plus de molécules colorantes dans la plante,
- 33:16dans le champ
- 33:18et il y a des facteurs comme vous dites qui peuvent influer donc il y a on avait repéré le stress hydrique l'exposition au soleil les attaques de ravageurs que ce soit au niveau des racines ou au niveau foliaire qu'est-ce
- 33:32qu'on avait mis d'autre le stress mécanique nous apparemment si on froisse ou si il y a un tracteur qui passe ou du vent ça peut jouer c'est la même chose pour vous c'est-à-dire que vous pouvez identifier des facteurs enfin
- 33:46il y a des facteurs qui peuvent augmenter la présence de ces métabolites secondaires.
- 33:52Oui,
- 33:52exactement.
- 33:53C'est-à-dire qu'en fait,
- 33:54la plante,
- 33:55dans sa production de molécules,
- 33:56elle a un cycle de biosynthèse,
- 33:59et toutes les molécules vont s'enchaîner les unes après les autres,
- 34:02avec des réactions,
- 34:03alors que ce soit enzymatiques ou chimiques.
- 34:05Et si on casse le cycle à un moment donné,
- 34:08forcément,
- 34:08du coup,
- 34:08on n'aura pas les molécules d'après.
- 34:11D'accord,
- 34:11compris.
- 34:12Et par exemple,
- 34:13vous disiez là,
- 34:13quand on croise,
- 34:15C'est vrai que nous,
- 34:15ça nous arrive aussi.
- 34:17Ce qui se passe,
- 34:18c'est qu'il y a des réactions enzymatiques qui se mettent en jeu.
- 34:20Et généralement,
- 34:21il y a ce qu'on appelle des green leaf volatiles,
- 34:23donc certains composés qui sont générés par les enzymes et qui vont un petit peu masquer certains signaux,
- 34:29notamment au niveau de ce qu'on appelle des COV,
- 34:31donc des composés organiques volatiles.
- 34:33C'est généralement ceux qui ont un petit peu une odeur.
- 34:35Alors c'est pas forcément ce qui va nous intéresser dans l'étang territorial,
- 34:38mais au niveau de la plante,
- 34:40c'est un message par exemple de stress.
- 34:43J'ai un problème,
- 34:44je me fais attaquer,
- 34:45je disperse ces composés.
- 34:47D'accord,
- 34:48ok.
- 34:48Bon,
- 34:49ok.
- 34:50C'est passionnant.
- 34:51Donc,
- 34:51on était sur notre pharmacopée européenne et française.
- 34:54On a fini là-dessus ou pas ?
- 34:55Avant de passer aux techniques,
- 34:56parce que c'est tellement génial que j'ai plein de questions.
- 35:01Alors,
- 35:01on évoquait dans la pharmacopée qu'il y a différents...
- 35:04Dans chaque document qu'on appelle des monographies,
- 35:07il y a différentes parties.
- 35:08Donc,
- 35:08toute la partie identification dont on a discuté avec la macroscopie,
- 35:11la microscopie,
- 35:11la CCM.
- 35:13Des fois,
- 35:14on a tout ce qui va être la teneur en cendre.
- 35:16Donc l'idée,
- 35:18si je prends l'exemple de racines de valériane,
- 35:20quand c'est récolté,
- 35:21il y a souvent de la terre,
- 35:22un petit peu de cailloux qui vient avec,
- 35:23parce que c'est des racines qu'il faut nettoyer,
- 35:25c'est pas super évident.
- 35:27Et donc l'intérêt de faire descendre,
- 35:29c'est-à-dire qu'on prend notre poudre de plante,
- 35:31on la met à 300°C,
- 35:33on la monte plus fort,
- 35:34même jusqu'à
- 35:35450-600°C, et l'idée c'est de détecter le pourcentage de matière minérale.
- 35:39Donc ça vous donne,
- 35:40entre guillemets,
- 35:41est-ce que l'échantillon est bien nettoyé ou pas.
- 35:43D'accord.
- 35:44Il y a ce genre de choses.
- 35:46Il y a la teneur en matière sèche.
- 35:48L'idée,
- 35:49c'est qu'on prend généralement 2 grammes de plantes,
- 35:53on les met à 105 degrés jusqu'à masse constante.
- 35:56L'idée,
- 35:57c'est de voir le pourcentage d'humidité qui est présent dans la plante.
- 36:00Et ça,
- 36:00c'est normé au niveau des pharmacopées.
- 36:02C'est-à-dire que,
- 36:02par exemple,
- 36:02il ne peut pas y avoir plus d'eau pour prendre de l'humidité ou ce genre de choses.
- 36:06D'accord et avec ça vous pouvez donc ça c'est ce que donne le cadre de la pharmacopée c'est à dire que vous vous contrôlez que vous êtes bien en lien avec ce qui est attendu c'est ça et du coup vous pouvez vous permettre aussi de faire des observations pour les personnes qui vous envoient leurs plantes en disant attention il y a trop de taux d'humidité ou attention elle n'est pas bien lavée ta racine ça
- 36:26vous pouvez faire d'accord ok oui on fait le lien en fait alors là est tout l'intérêt de l'institut c'est à dire qu'on est une association d'intérêt
- 36:34on est à l'appui des producteurs et nous,
- 36:37notre but,
- 36:38c'est de travailler avec eux pour essayer que ça fonctionne au mieux.
- 36:41Donc si on voit qu'on a des analyses qui ressortent non conformes,
- 36:45on a ce qu'on aime bien appeler,
- 36:47entre guillemets,
- 36:47l'appui technique,
- 36:48le service après-vente,
- 36:49entre guillemets,
- 36:51c'est de pouvoir aider les gens et pas forcément leur mettre dans les mains un bulletin d'analyse qui,
- 36:55pour le néophyte,
- 36:56n'est pas forcément ultra lisible.
- 36:57Des fois,
- 36:57on est bien d'accord.
- 36:59Mais c'est de leur dire,
- 36:59bon,
- 36:59ben voilà.
- 37:01par exemple,
- 37:01là,
- 37:01vous avez une teneur en cendre qui est très forte,
- 37:04attention,
- 37:04il faudrait mieux laver les échantillons.
- 37:06Là,
- 37:07la teneur en eau est un peu trop haute,
- 37:10essayez de stocker plus au frais vos échantillons ou ce genre de choses.
- 37:14Là,
- 37:14votre dosage,
- 37:14il n'est pas bon,
- 37:16c'est peut-être la date de coupe qui n'a pas été judicieuse ou ce genre de choses.
- 37:20Donc,
- 37:21c'est comme une prise de sang,
- 37:22le médecin l'explique à son patient,
- 37:24vous faites la même chose et du coup,
- 37:25c'est hyper intéressant pour l'agriculteur parce qu'il
- 37:28il a des points d'amélioration et ça peut se vérifier d'une analyse à une autre.
- 37:31C'est l'idée.
- 37:32D'accord,
- 37:33ok.
- 37:33Et donc cette pharmacopée,
- 37:34c'est en gros les règles du jeu,
- 37:36le cadrage,
- 37:38et vous,
- 37:38vous devez vous assurer que ça colle avec ces réglementations.
- 37:42Ok,
- 37:43d'accord.
- 37:44Il donne des fourchettes de teneurs à obtenir pour chaque plante.
- 37:48Alors c'est différent pour toutes les plantes.
- 37:50Et l'idée,
- 37:50c'est de venir analyser,
- 37:52voir après aussi au niveau des dosages.
- 37:54Quand on dose,
- 37:54c'est qu'on vient vraiment spécifiquement donner la teneur en un composé,
- 37:58si c'est OK ou si c'est pas OK.
- 38:00Généralement,
- 38:00c'est souvent le dosage qui est libératoire quand même,
- 38:03vu qu'il dose les marqueurs de qualité sur l'application.
- 38:06Ok,
- 38:06c'est hyper clair.
- 38:07Du coup,
- 38:07avant d'arriver dans les techniques,
- 38:09parce que c'est aussi hyper intéressant de comprendre,
- 38:12vous travaillez essentiellement sur les PAM,
- 38:14mais est-ce que vous avez eu des demandes sur des tinctoriales ?
- 38:18Est-ce que vous pouvez nous dire,
- 38:20sans révéler de secret bien sûr,
- 38:21mais déjà,
- 38:23est-ce que ça vous arrive parfois ?
- 38:25Et qu'est-ce qu'on vous demande pour faire toujours ce parallèle entre PAM et tinctoriales ?
- 38:31Alors c'est vrai qu'il y a certaines tinctoriales qui font partie des pâmes.
- 38:37Je vais peut-être avoir le henné,
- 38:38la garance,
- 38:39l'hibiscus,
- 38:42le curcuma aussi.
- 38:45C'est vrai que nous,
- 38:46c'est des plantes qui sont décrites dans les pharmacopées.
- 38:49Alors on ne travaille pas que selon les pharmacopées,
- 38:52on développe aussi nos propres méthodes en interne si besoin.
- 38:56Mais c'est vrai que si je prends le henné,
- 38:58si je ne dis pas de bêtises,
- 39:01C'est les anthraquinones qui donnent cette couleur rouge,
- 39:06rousse,
- 39:06violet sur certaines choses.
- 39:08Et il se trouve que c'est aussi ce qu'on nous demande dans la pharmacopée,
- 39:12c'est les dérivés hydroxy anthracéniques.
- 39:15Donc mine de rien,
- 39:16on vient doser sans trop le savoir,
- 39:17parce que nous,
- 39:18c'est pas ça forcément qu'on va venir cibler dans un premier temps,
- 39:22mais ce type de marqueur,
- 39:24justement,
- 39:25qui est présent dans les tinctoriales,
- 39:27au niveau du curcuma,
- 39:28c'est plutôt jaune,
- 39:30on le voit bien,
- 39:30nous,
- 39:30quand on broie,
- 39:31on en a sur les mains pendant des jours si on ne se protège pas.
- 39:34on va plutôt venir doser tout ce qui est curcuminoïde,
- 39:36mais qui va aussi apporter ce côté un peu flavonoïde qui vient colorer derrière les plantes.
- 39:42En fait,
- 39:42on travaille dessus sans trop le savoir.
- 39:44Et alors,
- 39:44c'est la question que j'ai enregistrée il y a quelques temps avec Delphine Talbot,
- 39:49qui est enseignante-chercheure,
- 39:51et elle travaille spécifiquement sur le lien entre les actifs des plantes et la couleur.
- 39:58Et en fait,
- 39:59elle...
- 40:01elle tend,
- 40:02donc elle va faire des recherches financées pour avoir des preuves scientifiques,
- 40:06mais elle explique que globalement,
- 40:09là où il y a de la couleur,
- 40:10il y a aussi parfois des principes actifs,
- 40:13des propriétés antioxydantes,
- 40:16antibactériennes,
- 40:17etc.
- 40:18Est-ce que ça,
- 40:19vous l'avez,
- 40:19vous,
- 40:21juste parce que vous travaillez aussi sur les médicinales,
- 40:23etc.,
- 40:24et que vous,
- 40:24en fait,
- 40:24vous le voyez le parallèle,
- 40:26vu que vous êtes dedans,
- 40:27est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus là-dessus ?
- 40:30Alors c'est vrai que c'est pas forcément quelque chose qu'on a trop trop creusé,
- 40:32mais on s'en rend compte en fait au quotidien.
- 40:35C'est-à-dire que pour pouvoir analyser nos plantes,
- 40:37on doit faire des extraits.
- 40:38Donc la plupart du temps,
- 40:39c'est des extraits solvants.
- 40:41Donc ça peut être à l'éthanol comme des teintures,
- 40:43mais aussi au méthanol,
- 40:44au dichlorométhane.
- 40:45Et on voit bien en fait que quand on fait les extraits,
- 40:47nos extraits liquides,
- 40:48ils sont colorés.
- 40:50Donc il y a forcément un lien dans tout ça,
- 40:52et c'est cet extrait coloré qu'on va venir doser derrière,
- 40:55si c'est pour les plantes médicinales,
- 40:57sur ce type de molécules qui ont des vertus médicinales.
- 41:00Après on peut avoir aussi les plantes à parfum,
- 41:02les plantes aromatiques,
- 41:04mais souvent oui,
- 41:04c'est sûr,
- 41:05il y a forcément un lien.
- 41:06Alors nous on n'ose pas demander de le creuser encore pour l'instant,
- 41:10mais ce qui peut être intéressant,
- 41:13c'est qu'on ne fait pas entre guillemets que de la prestation de contrôle qualité ou ce genre de choses,
- 41:18c'est qu'on travaille beaucoup du fait qu'on a un institut technique sous forme de projets,
- 41:23de programmes,
- 41:24qui peuvent être financés soit par des fonds européens,
- 41:28soit par des fonds régionaux.
- 41:29Nous,
- 41:30c'est plutôt Pays de la Loire et Aura,
- 41:31d'où la station dans le 26,
- 41:34France Agrimaire,
- 41:35et aussi des fonds privés.
- 41:37S'il y a des entreprises qui sont intéressées pour monter un projet de A à Z,
- 41:39on va les suivre là-dedans.
- 41:42et on bosse de manière conjointe aussi avec tout ce qui est Inrae,
- 41:47les crit,
- 41:48ce genre de choses.
- 41:49Et donc,
- 41:49on peut se retrouver à côté.
- 41:52Je vais vous mettre en relation avec...
- 41:53Oui,
- 41:55Ben non,
- 41:55mais carrément.
- 41:58et on s'en rend compte au fur et à mesure du réseau que chacun apporte sa petite pierre à l'édifice sur sa connaissance et en finalité on co-construit quelque chose derrière et qui fait avancer les choses parce que là en fait donc
- 42:12il y a plusieurs propriétés et en fait c'est fou parce que moi ça fait plus d'un an ça fait un peu plus d'un an que je bosse sur le sujet des tinctoriales à fond vraiment à fond les ballons et je me rends compte que j'ai des
- 42:22petites infos par-ci par-là de,
- 42:25ah tiens,
- 42:26le pastel ou l'indigo,
- 42:28il a des propriétés répu...
- 42:31répulsive.
- 42:33Et du coup,
- 42:34ça peut éloigner les insectes.
- 42:36Tiens,
- 42:36dans les vêtements militaires,
- 42:37ils mettaient ça,
- 42:39ça repoussait les insectes.
- 42:41Tiens,
- 42:41dans certaines chaussettes ou dans certains problèmes de peau,
- 42:44on mettait le truc parce que c'est anti...
- 42:45Et en fait,
- 42:46je me dis,
- 42:46mais à chaque fois,
- 42:47ça a un lien avec la couleur.
- 42:48Et je me dis,
- 42:49ce serait hyper intéressant de l'établir.
- 42:52Et la question qui est la plus importante quand même,
- 42:56c'est si on met cette couleur sur des vêtements,
- 42:58est-ce que les propriétés sont conservées ?
- 43:00et sous quel est-ce que le lavage peut l'impacter la chaleur,
- 43:05le frottement,
- 43:05enfin tout ce qu'on connait voilà,
- 43:07et donc du coup bon je vous mettrai en lien avec
- 43:09Benji je pense que ce serait hyper intéressant donc du coup pour revenir aux tinctoriales vous avez des demandes de dosage donc l'aîné c'est la plante phare pour la coloration capillaire du coup je me rends compte que oui en fait vous pouvez aussi doser et voir s'il y a énormément de teneur en couleur de cette plante c'est
- 43:28un un
- 43:29Généralement,
- 43:30ce qu'on nous demande sur le hainez,
- 43:31c'est la teneur en Lawson.
- 43:33Oui.
- 43:34C'est principalement là-dessus qu'on va cibler.
- 43:37Mais oui,
- 43:37on travaille avec certaines entreprises du monde de la coloration qui viennent nous demander ce type de dosage-là.
- 43:43D'accord.
- 43:44On a reçu les sept acteurs,
- 43:48les gros acteurs,
- 43:48je les ai reçus sur le podcast.
- 43:50Et du coup,
- 43:50ça clarifie,
- 43:51parce que là,
- 43:51vous faites le parallèle avec ce qu'il disait de pourquoi le aîné est intéressant.
- 43:55Et donc,
- 43:55du coup,
- 43:56je comprends pourquoi il demande cette teneur-là.
- 43:58Garance,
- 43:58du coup,
- 43:59vous avez des demandes sur quel...
- 44:03Sur les taux de...
- 44:04Ah,
- 44:04je vais y arriver.
- 44:05Sur les taux de...
- 44:07Pareil,
- 44:07la concentration sûrement.
- 44:09Oui,
- 44:09alors sur certaines molécules.
- 44:13Alors c'est vrai que ça,
- 44:14c'est vraiment pas le truc qu'on a beaucoup,
- 44:16beaucoup.
- 44:17Mais généralement,
- 44:18c'est tout ce qui est en trachinone aussi,
- 44:19un petit peu comme le nez.
- 44:21D'accord,
- 44:22pareil,
- 44:22il faut savoir si...
- 44:23OK,
- 44:25hibiscus,
- 44:26c'est aussi dans la coloration capillaire,
- 44:27il me semble.
- 44:28C'est pas un usage trop de teinture.
- 44:31Non,
- 44:31c'est vrai que principalement,
- 44:32nous,
- 44:33on va travailler dessus.
- 44:34Pour tous les dosages,
- 44:39c'est des dosages acides-bases.
- 44:40Et du coup,
- 44:40c'est principalement la vitamine C,
- 44:42si je ne dis pas de bêtises.
- 44:44Donc,
- 44:44c'est vrai qu'on va un petit peu s'éloigner à ce niveau-là.
- 44:47D'accord.
- 44:48Et curcuma,
- 44:49c'est le dosage des...
- 44:51Des curcuminoïdes.
- 44:52Donc,
- 44:52on réalise nos principales.
- 44:53Ok,
- 44:54top.
- 44:55D'accord.
- 44:55Écoutez,
- 44:56top.
- 44:56Alors,
- 44:56j'ai une question de remontée du terrain.
- 45:02J'ai beaucoup d'agriculteurs qui me disent,
- 45:03nous on aimerait savoir à quel moment il est intéressant de déclencher la récolte.
- 45:08Par exemple,
- 45:08si on se met dans le cadre de pastels ou de persiquaires,
- 45:12qui donnent de l'indigo,
- 45:14ils aimeraient avoir des tests en champ pour prélever sur une feuille et voir si le taux d'indigotine,
- 45:22d'indirubine,
- 45:22etc.
- 45:23ou le taux qu'on cherche est au max.
- 45:25Est-ce que vous développez ce genre d'outils,
- 45:29de mesures pour les pâmes ?
- 45:31Ah oui,
- 45:32alors en fait c'est notre cœur de métier.
- 45:34Sérieux,
- 45:35mais il faut absolument qu'on fasse plein de trucs ensemble.
- 45:39C'est qu'en fait,
- 45:40on travaille du coup,
- 45:41comme je vous l'ai dit,
- 45:42en contrôle qualité pour tout le monde s'il y a besoin.
- 45:44On monte des projets avec différents partenaires.
- 45:46On travaille aussi beaucoup avec notre service agronomique.
- 45:49Et vu que c'est la remontée des adhérents,
- 45:51c'est-à-dire qu'on a en fait ce type de demande.
- 45:54Alors pour l'instant,
- 45:55on n'a pas travaillé sur l'indigo,
- 45:56mais ça ne serait tardé peut-être.
- 45:59Mais on l'a eu par exemple,
- 46:01si je reviens sur ma mélisse qui va être un peu le fil rouge,
- 46:05savoir quand récolter pour avoir le plus d'huile essentielle,
- 46:07pour avoir le plus d'acide rosmarinique.
- 46:09Et donc ce qu'on fait,
- 46:10c'est qu'on part sur des projets de 3 à 5 ans.
- 46:13On implante au champ,
- 46:14on récolte la première année à telle date,
- 46:16on fait tout ce qui est notation agronomique.
- 46:18Nous,
- 46:18on analyse derrière,
- 46:19on dit bon ben voilà,
- 46:20vous avez ta ta ta ta ta,
- 46:22telle molécule en tel pourcentage à tel moment
- 46:24Et puis,
- 46:25en année 2,
- 46:26on fait pareil,
- 46:27mais on va couper par exemple qu'une partie du champ sur telle coupe,
- 46:30l'autre partie du champ un mois après sur telle coupe.
- 46:34On va faire plusieurs coupes et on va aussi analyser tout ça et voir la concentration en molécules sur ces différents paramètres-là.
- 46:40On va le faire sur du multi-site aussi pour pouvoir comparer qu'est-ce que ça donne dans le sud,
- 46:43qu'est-ce que ça donne dans l'ouest.
- 46:45Et au fur et à mesure,
- 46:46l'idée c'est notre but de pouvoir faire des fiches techniques,
- 46:51entre guillemets clés en main,
- 46:52qui vont vous dire,
- 46:53bon ben voilà,
- 46:53si c'est ça qui vous intéresse,
- 46:55le mieux c'est de récolter à telle date,
- 46:56de couper comme ça avec tel outil,
- 46:59de sécher comme ça à telle température pendant combien de temps,
- 47:01de mettre tel intrant au champ et ce genre de choses.
- 47:05C'est incroyable.
- 47:06En fait,
- 47:06Ludine,
- 47:06on a vraiment besoin de faire des pans parce qu'en fait,
- 47:11je pense que votre travail serait ultra précieux pour la filière tinctoriale parce qu'en fait,
- 47:16aujourd'hui,
- 47:18il y a peut-être des analyses une fois récoltées,
- 47:21etc.,
- 47:22mais il n'y a pas forcément de suivi,
- 47:23il n'y a pas forcément de mise en commun de tous les agris qu'on a en France pour faire une petite base de données,
- 47:28pour comparer et puis avoir des infos importantes.
- 47:31Mais tous sont en train de travailler sur…
- 47:34quel facteur influe la concentration de métabolites secondaires,
- 47:38donc de colorants,
- 47:40quel outil pour déclencher au bon moment,
- 47:43il y a aussi nous le principe d'extraction,
- 47:46donc une fois qu'on a collecté nos fameuses feuilles fraîches,
- 47:51par exemple pour l'indigo,
- 47:52il est transformé directement,
- 47:54donc il passe en infusion,
- 47:55et puis après la transformation est directe.
- 47:58Pareil,
- 47:59là,
- 47:59je pense qu'il y a plein d'analyses que vous pourriez faire pour dire,
- 48:04tiens,
- 48:04si c'est infusé autant,
- 48:05à telle température,
- 48:06etc.
- 48:07Donc ça,
- 48:07il y a des bases,
- 48:08c'est-à-dire qu'on a des gens qui ont travaillé,
- 48:10il y a de l'expérience,
- 48:11il y a des… Mais je veux dire,
- 48:12rien n'a été,
- 48:13enfin,
- 48:13à ma connaissance,
- 48:14je prends des pincettes,
- 48:15mais j'ai l'impression que rien n'a été prouvé scientifiquement.
- 48:18et je me dis que ça pourrait intéresser puisque notre objectif c'est que la tinctoriale se développe quand même parce que c'est une belle alternative environnementale à tous les colorants de synthèse et donc du coup si on n'a pas ces bases scientifiques,
- 48:30comment motiver les troupes ?
- 48:32Oui,
- 48:32c'est compliqué.
- 48:33En fait,
- 48:33chacun avance de son côté,
- 48:36mais ce n'est pas forcément mis en commun derrière.
- 48:38Et c'est ça le plus dur,
- 48:39au final.
- 48:40Et c'est vrai que la filière est,
- 48:42je pense,
- 48:43trop petite,
- 48:43malheureusement,
- 48:44pour avoir un institut technique de référence.
- 48:47Parce que c'est vrai qu'il en existe plein en France,
- 48:48mais...
- 48:49Enfin,
- 48:49plein,
- 48:49une petite vingtaine,
- 48:50ce n'est pas non plus...
- 48:52Et normalement,
- 48:53c'est le rôle des instituts techniques de centraliser tout ça et de faire la...
- 49:00le lien et le parallèle entre tout le monde.
- 49:02Oui,
- 49:02sauf que,
- 49:03alors il y a peut-être le critorticole de Rochefort.
- 49:06Oui,
- 49:07c'est ce que j'allais dire,
- 49:07qui travaille dessus,
- 49:08peut-être Greening aussi dans la région du Sud,
- 49:12mais je veux dire,
- 49:13c'est pas forcément mis en commun,
- 49:15c'est pas forcément...
- 49:17En fait,
- 49:18c'est gardé.
- 49:19Ce n'est pas forcément divulgué pour inciter les agriculteurs à se lancer,
- 49:23etc.
- 49:23Mais bon,
- 49:24ok,
- 49:24donc ça j'entends.
- 49:26Et du coup,
- 49:26il y a cette problématique-là de savoir à quel moment récolter.
- 49:29Donc,
- 49:30je sais que par exemple,
- 49:30sur la garance,
- 49:32on a reçu une invitée,
- 49:33Christine D'un Grandot,
- 49:34des Rubes Essence,
- 49:35qui travaille sur les racines de garance.
- 49:37Et elle,
- 49:38pareil,
- 49:38elle a mis en place un système qu'elle ne doit pas divulguer parce qu'elle est sous accord de confidentialité,
- 49:43on se doute.
- 49:44Mais en gros,
- 49:44elle vient s'assurer...
- 49:47de la teneur dans les racines pour être sûr de faire une culture qui soit rentable pour tout le monde.
- 49:52Et en fait,
- 49:53je pense que ça doit tendre vers ça pour aider les agriculteurs qui maîtrisent super bien leur culture,
- 50:01etc.
- 50:02Mais si on leur donnait une indication sur Tiens,
- 50:05deux jours après,
- 50:06t'aurais eu autant de plus d'extraits enfin voilà.
- 50:09donc ça c'est un premier point et le deuxième c'est les fameux facteurs qui influent sur la production de colorants ça serait hyper intéressant de les mettre en avant en tout cas de savoir lesquels pour pareil dans ces fiches techniques dans ces itinéraires techniques dire bah voilà si t'attends 15 jours de plein soleil t'auras plus d'indigo c'est
- 50:27naturellement et scientifiquement prouvé parce que les nous on a toujours fait comme ça mais il n'y a pas de preuve d'analyse
- 50:35je trouve que c'est moins percutant qu'une analyse qui montre qu'après 15 jours de soleil,
- 50:39tu es sûre d'être à plus de 10% d'indigotines dans ton indigo,
- 50:43par exemple.
- 50:46C'est le côté,
- 50:47on va dire,
- 50:48compliqué,
- 50:48c'est-à-dire récolter des données de tout le monde et surtout valoriser ça derrière par quel biais de communication on passe pour pouvoir valoriser les données et les informations qu'on a qui peuvent servir.
- 51:00et qui sont nécessaires.
- 51:01Après,
- 51:02c'est du travail qui prend
- 51:045-10 ans.
- 51:06Oui,
- 51:06mais je me dis que c'est maintenant qu'il faut le démarrer.
- 51:10Je me dis que si les agris se regroupent,
- 51:13les frais d'analyse seraient moins élevés.
- 51:18Si,
- 51:19effectivement,
- 51:19le critorticole,
- 51:20greening ou d'autres qu'on connaît le font,
- 51:23comment on peut faire pour que ce soit plus...
- 51:25communiquer.
- 51:26Alors,
- 51:26je sais que c'est sûr que si on investit des millions dans des brevets et des trucs,
- 51:31bien sûr qu'on ne va pas mettre en commun.
- 51:33Voilà,
- 51:33mais comment on peut avoir une base commune sur ces tinctoriales?
- 51:37Parce que,
- 51:37en fait,
- 51:38c'est le serpent qui se mord la queue.
- 51:39Si on n'arrive pas à prouver que c'est une culture qui fonctionne bien,
- 51:43qu'il y a des bons rendements à l'hectare,
- 51:45qu'elle a des avantages,
- 51:46etc.,
- 51:47et qu'on ne trouve pas de débouchés derrière parce qu'il n'y a pas de preuves scientifiques,
- 51:50en fait,
- 51:51on n'avancera jamais.
- 51:52Donc,
- 51:52j'ai un peu ce sentiment qu'il faut une base scientifique pour...
- 51:55prouver les choses et ensuite,
- 51:56on trouvera les gens qui diront Ok,
- 51:58tu as autant de molécules,
- 52:00ok,
- 52:00machin,
- 52:01c'est bon,
- 52:01on te prend ton lot et ça…
- 52:04C'est autre chose mais je pense que c'est hyper important.
- 52:07je voulais voir avec vous donc on revient à la phytochimie j'aimerais que vous nous parliez des techniques d'analyse donc on a déjà parlé de la chromatographie sur couche mince on comprend que c'est pour voir ce qu'il y a dans l'extrait que
- 52:22c'est rapide et que c'est pas cher qu'est-ce qu'il y a comme autre technique derrière et qu'est-ce qu'elles permettent ?
- 52:27Alors c'est vrai qu'au sein du laboratoire,
- 52:30nous on a deux gros pôles instrumentaux.
- 52:33On va avoir tout ce qu'on appelle les GC,
- 52:35donc les chromatographies gazeuses,
- 52:37et les HPLC,
- 52:38les chromatographies liquides.
- 52:40Et on aime bien scinder les molécules en deux,
- 52:42c'est-à-dire que les molécules volatiles,
- 52:44pour extrapoler celles qui ont une odeur,
- 52:46on va venir les mettre sur les chromatographies gazeuses,
- 52:49et celles qui n'en ont pas,
- 52:50on va venir les mettre sur les HPLC.
- 52:53Ça nous permet déjà de venir cibler quel appareil on doit utiliser.
- 52:57Ces différents pôles instrumentaux vont nous permettre de venir chercher un petit peu plus précisément dans notre extrait de plantes,
- 53:05les molécules et leur pourcentage dans la plante ou dans l'extrait,
- 53:08ou dans la matrice qu'on a réceptionnée.
- 53:12Généralement pour ce faire,
- 53:15quand on reçoit la plante,
- 53:15il faut faire une extraction.
- 53:17La plupart du temps,
- 53:18on vient peser un certain grammage de plante,
- 53:20on vient mettre un solvant,
- 53:22ça peut être de l'éthanol,
- 53:23du méthanol,
- 53:24du dichlorométhane,
- 53:25de l'acétate,
- 53:26ce genre de choses,
- 53:27qui est sélectionné en fonction des molécules qu'on veut doser derrière.
- 53:30On va lui appliquer un process d'extraction.
- 53:33Donc ça pareil,
- 53:33on va venir le choisir par rapport à ce qu'on souhaite doser.
- 53:37Donc on peut avoir le bain-marie,
- 53:40comme quand on fait du chocolat à la maison.
- 53:41Tout pareil,
- 53:42on vient mettre notre plante avec notre solvant dans un gros bain chaud.
- 53:46Il y a des vapeurs qui montent et qui sont recondensées.
- 53:49Et ça,
- 53:49ça va durer une demi-heure,
- 53:50une heure et demie,
- 53:51ce genre de choses.
- 53:53On va aussi avoir différents montages de veris,
- 53:55alors qu'on peut appeler les socks-lay,
- 53:57où là c'est pareil,
- 53:58on va avoir un empilement de veris différentes.
- 54:01Et dans ces veris-là,
- 54:02on aura une cartouche en cellulose dans laquelle on aura mis notre plante.
- 54:05Et au fur et à mesure du temps,
- 54:07donc là on est plutôt sur du 7 à 8 heures,
- 54:09la cartouche se remplit,
- 54:10donc la plante est en contact avec le solvant,
- 54:12ce qui permet d'extraire.
- 54:14Et à la fin,
- 54:14on récupère notre liquide qui est coloré et qui nous permet de définir les quantités d'échanges de molécules.
- 54:21Et on a une troisième technique parce que les deux que j'ai citées précédemment,
- 54:24elles consomment quand même pas mal de solvants et du temps,
- 54:29donc de l'énergie,
- 54:30du coût de solvants et aussi une masse de plantes qui peut être relativement importante,
- 54:34c'est-à-dire qu'on peut aller du 2 grammes au 25-30 grammes.
- 54:38Donc quand on n'a pas beaucoup de culture,
- 54:39quand elle est précieuse,
- 54:40c'est vrai que ça peut être un peu dérangeant.
- 54:42Et donc il y a une dernière technique et c'est les ultrasons,
- 54:45les bains ultrasons,
- 54:47comme ceux dont on se sert pour nettoyer les lunettes par exemple ou les pièces mécaniques.
- 54:52Oui.
- 54:53Et là l'intérêt c'est qu'on va diminuer d'échelle,
- 54:55c'est-à-dire qu'on va pouvoir prendre 100 mg de plantes et 5 ml de solvants.
- 54:59On vient mettre ça dans un petit flacon,
- 55:01on met ça au bain,
- 55:02un beau bain aux ultrasons pendant un quart d'heure.
- 55:04On fait une petite pause pour refroidir parce que ça chauffe un peu et on remet un quart d'heure.
- 55:08Et l'idée c'est qu'avec l'action des ultrasons,
- 55:12les cellules végétales vont éclater et vont libérer les métabolites secondaires qui sont présentes dans les cellules végétales.
- 55:17Et donc pareil,
- 55:18on vient prendre le liquide et on l'injecte ensuite sur les appareils.
- 55:21Vous savez que j'ai un invité qui m'a parlé il n'y a pas longtemps que lui,
- 55:24pour gagner du temps dans ses extractions,
- 55:27ne pas mettre à chauffer trop longtemps ses plantes,
- 55:29ne pas utiliser trop d'eau,
- 55:30il s'est acheté un ultrason pour nettoyer les bijoux,
- 55:33vous savez,
- 55:33les trucs qui coûtent 20 balles.
- 55:35Et en fait,
- 55:36il extrait ses plantes,
- 55:37il m'a dit,
- 55:37à une vitesse et à une qualité.
- 55:40Et donc,
- 55:40en fait,
- 55:40c'est incroyable parce que on recoupe les infos,
- 55:44ça permet,
- 55:44donc du coup,
- 55:45cette technique,
- 55:45elle est quand même plus rapide et elle utilise moins de plantes du coup,
- 55:47si je comprends bien.
- 55:48Oui,
- 55:49moins de plantes,
- 55:49moins de solvants,
- 55:50moins d'énergie,
- 55:52c'est tout bénéfique.
- 55:53C'est quelque chose qui est développé actuellement dans beaucoup de laboratoires,
- 55:57c'est présent dans certaines monographies,
- 55:59il n'y a pas de souci à ce niveau-là.
- 56:01Ce n'est pas un côté un peu savant fou qui fait des expériences.
- 56:05Il existe aussi les extractions micro-ondes.
- 56:08Donc en fait,
- 56:09ça ressemble pas aux micro-ondes qu'on a à la maison,
- 56:12mais le principe est le même,
- 56:13c'est une cage fermée dans laquelle sont appliquées les micro-ondes,
- 56:17et on vient mettre notre échantillon au milieu.
- 56:19Et notamment pour les distillations,
- 56:21on peut faire de l'huile essentielle,
- 56:22c'est des techniques qui sont appliquées aujourd'hui.
- 56:26D'accord,
- 56:26ok.
- 56:27Donc pour aussi gagner du temps.
- 56:28Oui.
- 56:30du temps.
- 56:30Et puis,
- 56:30c'est vrai qu'on a tendance à tendre vers ce qu'on appelle la chimie verte.
- 56:35Donc,
- 56:35limiter l'usage de solvants,
- 56:37soit qui sont un petit peu nocifs pour l'environnement,
- 56:39voire beaucoup nocifs.
- 56:41Donc,
- 56:41ce genre de technique,
- 56:42sans ajout de solvants,
- 56:43est aussi plébiscité dans certains extraits.
- 56:46J'ai entendu dans mes lectures l'éco-extraction,
- 56:50donc limiter le solvant,
- 56:51limiter l'énergie,
- 56:52limiter la quantité de plantes utilisées,
- 56:55bien cibler.
- 56:56On revient à ça,
- 56:57donc l'éco-extraction c'est quand même en lien avec la chimie verte,
- 56:59c'est ça que vous...
- 57:00Oui,
- 57:00complètement.
- 57:01D'accord,
- 57:01ok,
- 57:02top.
- 57:02Et c'est là-dessus aussi que nos métiers vont évoluer.
- 57:07On fait du développement de méthodes aujourd'hui pour limiter les coûts dans tous les sens,
- 57:11mais aussi pour éviter d'utiliser au maximum des solvants qui sont...
- 57:16qui sont CMR,
- 57:17qui sont dangereux pour l'environnement,
- 57:18et c'est d'avancer dans quelque chose de plus clean pour tout le monde.
- 57:23Ok.
- 57:24C'est vrai que quand on relit des méthodes d'il y a 40 ans,
- 57:25on est...
- 57:26Ok,
- 57:27bon.
- 57:29c'est pareil en teinture on a vu qu'il y a eu des teintures historiques faites au chrome ou à des trucs incroyables bien sûr on avance avec les connaissances donc du coup on a fait l'HPLC
- 57:42on a fait la chromatographie sur couche mince vous nous avez parlé de la matière sèche on n'a pas parlé des UV oui qu'est-ce que vous faites là-dessus ?
- 57:52En fait,
- 57:54on vient faire un extrait comme on a pu faire précédemment,
- 57:57sauf qu'au lieu de le passer sur une HPLC ou sur une GC,
- 58:01on va venir le mettre dans une sorte de petite cuve en quartz qui est transparente,
- 58:06et on va venir la placer dans un spectrophotomètre.
- 58:10Donc c'est un petit appareil qui n'est pas très très grand.
- 58:12qui est on va dire fait
- 58:1430 sur 40 cm.
- 58:16Et l'idée c'est qu'à l'intérieur,
- 58:18on vient mettre notre cuve avec notre extrait qui est coloré,
- 58:21une cuve du solvant qui nous a servi à préparer cet extrait pour faire ce qu'on appelle un blanc.
- 58:25Il y a un faisceau lumineux qui va traverser.
- 58:28Et l'idée c'est de colorer la puissance de la couleur à la concentration en certaines molécules.
- 58:34Par exemple,
- 58:36on aime bien doser les polyphénols totaux avec ce genre de technique.
- 58:42Et quand on fait notre extrait,
- 58:44plus la couleur va être foncée,
- 58:45foncée,
- 58:45foncée,
- 58:46plus la teneur en polyphénol sera haute.
- 58:49et donc ça nous permet aussi de manière assez rapide de venir estimer une concentration par rapport à ça le spectrophotomètre c'est utilisé notamment en teinture végétale pour analyser les couleurs voir si on s'en rapproche etc et
- 59:06si on a fait un parcours scientifique ou même je pense qu'au collège on a employé les spectrophotomètres ça me rappelle des petits cubes au lycée même je pense que
- 59:15ouais voilà c'est ce que j'ai j'ai un souvenir de collège donc je sais pas j'hésite mais en tout cas je pense qu'on a tous touché inspecteur photomètre alors après c'est désolé mais c'est les abréviations CPGFID
- 59:28Oui,
- 59:28alors là on revient sur ce dont on a discuté tout à l'heure,
- 59:32les GC,
- 59:33les chromatogaz.
- 59:34D'accord.
- 59:34Donc au laboratoire,
- 59:37nous on a deux typologies d'appareils,
- 59:39on a ce qu'on appelle les GCFID et les GCMS.
- 59:44Et donc la différence entre ces deux types d'appareils,
- 59:47c'est que le fonctionnement est le même.
- 59:48C'est-à-dire qu'il faut visualiser ça comme un gros four,
- 59:51tout simplement.
- 59:52avec un passeur.
- 59:53Sur le passeur,
- 59:54on vient poser notre petit échantillon qui est liquide,
- 59:57qui est dans un tout petit flacon en verre qui fait 2 ml.
- 1:00:00Il y a une seringue qui vient prélever un certain volume,
- 1:00:02généralement entre 0,2 µL et 1 µL.
- 1:00:07C'est vrai qu'on part de 300-400 ml pour faire l'extraction,
- 1:00:10pour finalement injecter 1 µL,
- 1:00:12donc on baisse vraiment.
- 1:00:15C'est injecté dans notre gros four et il se trouve que dans ce gros four il y a ce qu'on appelle une colonne.
- 1:00:19Alors généralement au niveau des GC,
- 1:00:21elle fait 30 mètres,
- 1:00:22donc elle est très très longue et elle est enroulée autour d'un arceau métallique.
- 1:00:26Et cette colonne,
- 1:00:27il faut la visualiser comme un grand tube qui est creux.
- 1:00:30Et dans ce tube creux,
- 1:00:31il y a des petites boules.
- 1:00:33Les petites boules,
- 1:00:33c'est ce qu'on appelle les greffages.
- 1:00:35Et donc les greffages vont plus ou moins interagir avec les composés de l'échantillon qui vont passer à travers.
- 1:00:41Et donc s'il y a des affinités entre nos petites boules,
- 1:00:43nos greffages et nos molécules,
- 1:00:45elles vont rester un petit peu plus longtemps ensemble,
- 1:00:48et si on n'en a pas,
- 1:00:49ça va filer.
- 1:00:51Et alors l'intérêt d'avoir cette colonne et ces greffages,
- 1:00:54c'est qu'à la fin,
- 1:00:56au niveau du détecteur,
- 1:00:57ça nous permettra d'avoir une représentation graphique qu'on appelle un chromatogramme,
- 1:01:00qui est souvent rendu sur les résultats d'analyse.
- 1:01:03c'est d'avoir quelque chose de lisible.
- 1:01:05C'est-à-dire que sur le chromatogramme,
- 1:01:07vous allez avoir en abscisse le temps,
- 1:01:09donc le temps que l'échantillon a mis à traverser l'appareil,
- 1:01:13généralement on va dire une heure,
- 1:01:15et en ordonnée plutôt l'intensité.
- 1:01:18Et donc ce qui va se passer,
- 1:01:19c'est que sur le chromatogramme,
- 1:01:20on va avoir des pics.
- 1:01:21Et chaque pic correspond à une molécule qui est présente dans l'échantillon.
- 1:01:25Et l'intérêt d'avoir cette colonne qui nous permet de séparer nos molécules,
- 1:01:29c'est qu'à la fin vous n'avez pas juste un gros pic sur le chromato,
- 1:01:32et dans ce cas-là débrouillez-vous pour exploiter tout ça,
- 1:01:34c'est qu'on a plein plein plein plein plein de pics,
- 1:01:36on peut aller de 5 à 150.
- 1:01:39Et donc vu que chaque pic est une molécule,
- 1:01:41il est important de venir bien les séparer pour venir sélectionner le pic d'intérêt et pour pouvoir le doser derrière.
- 1:01:48Donc c'est plus avec cette technique-là que vous pourriez,
- 1:01:51par exemple,
- 1:01:53travailler un indigo et regarder quelles molécules sont dedans et les molécules d'intérêt.
- 1:01:58C'est plus avec ça,
- 1:01:59je pense.
- 1:02:00D'accord,
- 1:02:00ok.
- 1:02:01Plutôt que les HPLC,
- 1:02:01parce qu'elles ne sont pas volatiles,
- 1:02:03mais c'est exactement le même principe.
- 1:02:05Ce n'est pas du gaz,
- 1:02:05mais c'est du liquide qui traverse,
- 1:02:07mais c'est le même principe.
- 1:02:08Ok,
- 1:02:09alors du coup la différence,
- 1:02:10vous avez dit c'est comme un gros four,
- 1:02:11mais du coup entre
- 1:02:12CPG, feed,
- 1:02:14donc chromatographie,
- 1:02:15gaz,
- 1:02:16feed et
- 1:02:17MS, c'est quoi la différence entre feed et MS ?
- 1:02:19Alors ça va être les détecteurs,
- 1:02:20c'est-à-dire qu'au niveau de ce qu'on appelle FID,
- 1:02:23c'est la ionisation de flammes,
- 1:02:25donc notre échantillon il fait son petit chemin dans la colonne,
- 1:02:28et hop il arrive et il va venir traverser une flamme,
- 1:02:31et ça va faire un différentiel électrique,
- 1:02:34et c'est ce qui va générer un pic.
- 1:02:36un petit peu comme les sismographes qu'on peut voir.
- 1:02:39Visuellement,
- 1:02:40on va dire que c'est un petit peu la même chose.
- 1:02:41D'accord.
- 1:02:42Et donc là,
- 1:02:43on a un pic qui sort à un temps de rétention et qui est passé à travers une flamme.
- 1:02:48Par contre,
- 1:02:48si on n'a pas les témoins ou les molécules d'intérêt,
- 1:02:51on passe dans ce qu'on appelle la même séquence,
- 1:02:53c'est-à-dire dans le run suivant,
- 1:02:55on peut avoir 150 pics,
- 1:02:57mais on ne va pas connaître les identifications de chaque pic,
- 1:02:59sauf si on vient passer la molécule précise que nous,
- 1:03:02on a achetée en amont.
- 1:03:04Et c'est là que vient ce qu'on appelle du coup la GC-MS pour spectromètre de masse.
- 1:03:09Et ça,
- 1:03:09c'est un peu le petit bonheur des phytochimistes.
- 1:03:12C'est-à-dire que là,
- 1:03:12ça va être un peu différent.
- 1:03:14Une fois que l'échantillon a traversé tout l'appareil,
- 1:03:16il va arriver au niveau du détecteur.
- 1:03:19Et là,
- 1:03:19il faut le visualiser comme du baltrap.
- 1:03:21C'est-à-dire que le baltrap,
- 1:03:22on lance une assiette,
- 1:03:23on tire dessus,
- 1:03:23et l'assiette,
- 1:03:24elle va se fragmenter en plein de petits morceaux.
- 1:03:26Et bien nous on va faire pareil,
- 1:03:27c'est à dire qu'il y a l'électron,
- 1:03:29la molécule qui arrive et nous on va tirer dessus avec un faisceau d'électrons et notre molécule va venir se fragmenter de plein de manières différentes.
- 1:03:37Elle va venir se fragmenter en plein de fragments différents mais ce qui est hyper important c'est qu'elle se fragmentera toujours de la même manière.
- 1:03:44C'est comme si je tirais sur mon assiette et qu'en tirant sur mon assiette elle se cassera toujours de la même manière.
- 1:03:49Et l'intérêt,
- 1:03:50c'est qu'ensuite on peut venir comparer à des bases internationales qui sont disponibles sur tous les appareils et qui sont référencées dans le monde.
- 1:03:57Et ces bases,
- 1:03:57elles nous disent,
- 1:03:58si vous avez tel fragment de telle masse,
- 1:04:01tel fragment de telle masse,
- 1:04:02c'est cette molécule-là,
- 1:04:03vu qu'elle se fragmentera toujours de la même manière.
- 1:04:05et donc là ça nous permet de venir identifier la molécule avec une précision il n'y a pas d'étude possible qui est énorme c'est à dire qu'au niveau de la masse soit on peut prendre
- 1:04:21notre molécule globale,
- 1:04:22soit on peut venir prendre un fragment de molécule,
- 1:04:24c'est-à-dire qu'en ordre de détection,
- 1:04:28on est sur du
- 1:04:301 ppm,
- 1:04:310,1 ppm,
- 1:04:32ça fait du
- 1:04:320,00001%.
- 1:04:37Donc c'est très très bas en fait.
- 1:04:39d'accord ok écoutez franchement vous nous avez expliqué ça quand je regardais sur votre site je me disais c'est quoi tout ça et en fait vous l'avez bien clarifié génial franchement hyper passionnant j'ai une question aussi j'ai
- 1:04:55une poudre qu'on me dit être un pigment de plante qui date de très longtemps j'ai des doutes
- 1:05:04Est-ce que techniquement,
- 1:05:06les gens peuvent vous envoyer des échantillons ?
- 1:05:08J'ai vu que vous aviez une fiche à remplir sur votre site où on vient mettre le nom de l'échantillon,
- 1:05:13les analyses qu'on veut faire,
- 1:05:14etc.
- 1:05:16Ça,
- 1:05:16vous pouvez faire une analyse,
- 1:05:17regarder et dire c'est de la plante,
- 1:05:19ce n'est pas de la plante,
- 1:05:20voilà ce qu'il y a dedans
- 1:05:22Et comment la personne sait ce qu'elle doit cocher ?
- 1:05:24Parce que ces termes techniques…
- 1:05:26en gros quand on est novice j'avoue moi j'aurais pas su quoi cocher alors que maintenant je sais me dire tiens j'aimerais bien savoir ça j'aimerais bien savoir ça
- 1:05:34Alors généralement avec les gens avec qui on travaille souvent et qui sont dans le monde de la qualité ils savent ce qu'ils doivent prendre parce que du coup c'est normé c'est réfléchi,
- 1:05:44c'est des plans de contrôle qualité et sinon généralement soit les gens nous appellent directement ils nous disent bon bah voilà je veux faire telle analyse qu'est-ce que vous me conseillez qu'est-ce que vous savez est-ce que vous avez les informations sur ce qu'il faut faire ou pas et à partir de là nous on les aiguille on leur dit bon bah voilà ça ça peut être intéressant à faire ça non vous avez pas forcément d'intérêt
- 1:06:02Bah écoutez,
- 1:06:03on vous fait un devis si vous voulez,
- 1:06:04on pourra venir doser cette molécule-là pour venir prouver que votre poudre de plantes c'était bien un pigment et qu'il est pas trop trop vieux et qu'il fonctionne encore.
- 1:06:14Soit,
- 1:06:16bah écoutez,
- 1:06:17on sait pas trop,
- 1:06:18on a pas d'informations sur ce sujet,
- 1:06:20ce qu'on vous propose c'est qu'on fait une synthèse biblio du coup avec notre centre documentaire.
- 1:06:24on vous envoie la synthèse biblio.
- 1:06:26En fonction de ça,
- 1:06:27si vous souhaitez poursuivre,
- 1:06:28nous,
- 1:06:28on pourra faire les dosages qu'on a trouvés dans la bibliographie derrière,
- 1:06:32si ça a des intérêts et des débouchés pour vous.
- 1:06:34Et sinon,
- 1:06:35les gens,
- 1:06:35en fait,
- 1:06:35ils viennent cocher tout simplement ne connais pas la technique d'analyse
- 1:06:38Et dans ce cas-là,
- 1:06:39on vient leur proposer ce qui est le plus approprié derrière.
- 1:06:41Super.
- 1:06:42Donc là,
- 1:06:42je parle aux auditeurs.
- 1:06:43Si vous avez envie d'analyser...
- 1:06:45Non,
- 1:06:45mais c'est important parce que,
- 1:06:46en fait,
- 1:06:47c'est bien de...
- 1:06:49on pointe beaucoup de sujets,
- 1:06:50que ce soit pendant les épisodes de podcast ou pendant les tableaux que moi j'organise avec les différents acteurs,
- 1:06:55mais en fait,
- 1:06:56il faut du concret.
- 1:06:57Donc concrètement,
- 1:06:58s'il y a besoin d'analyser,
- 1:07:00il y a cette fiche sur votre site qu'on trouve super facilement.
- 1:07:03Il y a tout ce que vous venez de nous raconter.
- 1:07:04Ce qui serait intéressant,
- 1:07:05c'est de savoir quels sont les types de besoins qu'ils ont,
- 1:07:10mais en tout cas,
- 1:07:10je pense que vous avez répondu à pas mal de questions,
- 1:07:12c'est-à-dire...
- 1:07:13venir analyser sur le champ les éléments déclencheurs d'une culture,
- 1:07:18ça peut être fait.
- 1:07:19Venir analyser des présences de molécules dans certaines plantes,
- 1:07:24on vient de le voir avec les techniques dont vous parlez,
- 1:07:26ça peut être fait.
- 1:07:27Et si on a des besoins de savoir rapidement ce qu'on a dans une plante ou un truc qu'on récupère,
- 1:07:33on peut s'adresser à vous,
- 1:07:33il y a cette fameuse fiche en ligne et il y a la possibilité d'avoir une analyse.
- 1:07:38je trouve quand même super bien votre centre documentaire parce que je pense qu'il doit y avoir une mine d'informations là-bas.
- 1:07:46Je me dis pour la couleur végétale,
- 1:07:48j'aimerais tellement...
- 1:07:49Alors je ne sais pas si c'est adapté à la plante tinctoriale et s'il y aura des choses sur les plantes tinctoriales ou s'il faudra faire des parallèles,
- 1:07:57mais je me dis ne serait-ce que ça de venir mettre d'avoir ces informations et tout ce qui peut en découler,
- 1:08:04je suis sûre qu'il y a des...
- 1:08:05des liens à faire,
- 1:08:06parce qu'on vient de le voir.
- 1:08:08Là,
- 1:08:08vous,
- 1:08:08vous parlez de ce que vous faites pour les PAM.
- 1:08:10Et en fait,
- 1:08:10moi,
- 1:08:10je vois que côté tinctorial,
- 1:08:12il y a plein de trucs à faire.
- 1:08:13Ah oui,
- 1:08:14c'est sûr.
- 1:08:15Mais je pense qu'on a des liens sur plein de choses parce que c'est vrai que je regardais au centre doc,
- 1:08:20justement,
- 1:08:21avant de commencer l'enregistrement.
- 1:08:23J'en ai déjà vu passer des livres sur les plantes tinctoriales.
- 1:08:27On a ce genre de base documentaire.
- 1:08:31Alors,
- 1:08:31ça sera sans doute moins étendu que sur la lavande sur laquelle on travaille depuis 40 ans.
- 1:08:35Mais on a des bouquins.
- 1:08:37On en a rentré d'ailleurs en 2024,
- 1:08:39il n'y a pas trop longtemps.
- 1:08:40Génial.
- 1:08:42Bon,
- 1:08:42écoutez,
- 1:08:42il me reste quelques questions à vous poser.
- 1:08:45C'est Ludivine,
- 1:08:45est-ce que vous pourriez nous recommander des livres pour les gens qui veulent ?
- 1:08:49Vous avez entendu que nos auditeurs veulent savoir de la phytochimie.
- 1:08:52Donc,
- 1:08:52je suis...
- 1:08:53Ravi,
- 1:08:53du coup j'ai dû m'y remettre aussi
- 1:08:56Est-ce que vous avez un livre de phytochimie Pour les nuls,
- 1:08:58une base Pour expliquer un petit peu aux gens
- 1:09:02Ou une chaîne YouTube A recommander,
- 1:09:04ou je ne sais quoi Mais quelque chose qui pourrait aider les gens A comprendre,
- 1:09:07parce qu'en fait
- 1:09:08Quand on travaille la couleur végétale,
- 1:09:10c'est de la chimie à fond Et c'est de la phytochimie à fond
- 1:09:13Donc je pense que pour ces personnes Qui cherchent à comprendre ce qu'elles font
- 1:09:17La phytochimie c'est quand même
- 1:09:19L'indispensable
- 1:09:20Alors nous,
- 1:09:21on a un bouquin qui est notre bible,
- 1:09:26qui je pense est plutôt adaptable au final à la compréhension des phénomènes phytochimiques,
- 1:09:34c'est-à-dire que dedans,
- 1:09:35on va retrouver beaucoup,
- 1:09:37beaucoup,
- 1:09:37beaucoup,
- 1:09:37beaucoup de plantes,
- 1:09:40et notamment,
- 1:09:41chaque plante,
- 1:09:42on va avoir un...
- 1:09:44vraiment en descriptif.
- 1:09:46C'est-à-dire,
- 1:09:46bon,
- 1:09:46ben voilà,
- 1:09:47cette plante,
- 1:09:48elle retombe à ça.
- 1:09:50Vous allez visuellement la voir comme ça.
- 1:09:52En chimie,
- 1:09:53vous allez avoir ça dedans.
- 1:09:54En application,
- 1:09:55on va retrouver ça.
- 1:09:56Est-ce qu'elle existe dans des textes réglementaires ou non ?
- 1:10:00Et tout ce qui est phytochimie des plantes médicinales,
- 1:10:03c'est la pharmacognosie de Jean Bruneton.
- 1:10:06De Jean comment ?
- 1:10:07Bruneton.
- 1:10:09Et il a sorti plusieurs éditions.
- 1:10:11Actuellement,
- 1:10:12nous,
- 1:10:12on est sur la cinquième édition,
- 1:10:14mais ils sont passionnants,
- 1:10:17ces livres-là.
- 1:10:18Génial.
- 1:10:19Et j'en avais peut-être un petit deuxième,
- 1:10:22mais c'est Le monde des teintures naturelles de Dominique Cardon.
- 1:10:26C'est super.
- 1:10:27Je pense qu'il est connu.
- 1:10:28Il est connu,
- 1:10:29mais en fait,
- 1:10:29c'est intéressant de venir en parler sous l'aspect phytochimique,
- 1:10:33parce que c'est vrai qu'à la fin du livre,
- 1:10:35il y a toute une partie sur la chimie des colorants.
- 1:10:39il faut s'accrocher parce que il y a beaucoup de molécules,
- 1:10:42beaucoup de noms de molécules,
- 1:10:43mais une fois qu'on a fait le pas d'essayer de comprendre,
- 1:10:46je trouve que c'est hyper intéressant,
- 1:10:47donc c'est très bien de leur citer pour cette partie-là du livre.
- 1:10:50Nickel.
- 1:10:51Donc,
- 1:10:52Jean Bruneton et Dominique Cardon,
- 1:10:53Le monde des teintures naturelles.
- 1:10:55J'ai une dernière question,
- 1:10:57Ludivine,
- 1:10:58c'est à qui vous aimeriez passer le micro ?
- 1:11:01pour continuer la découverte de cette phytochimie et des liens qu'il peut y avoir avec les tinctoriale et les PAM est-ce que vous pensez à quelqu'un ?
- 1:11:11je me dis justement que Dominique Cardon je ne sais pas si vous l'avez déjà reçu mais pourrait être alors je l'ai eu Dominique Cardon tout au début mais pas sur les aspects phytochimiques plutôt sur les aspects teintures mais est-ce que ce serait intéressant ?
- 1:11:27c'est une bonne idée
- 1:11:28de refaire le lien oui par rapport à ça peut-être après oui complètement ok est-ce que vous avez quelqu'un d'autre qui vous qui vous
- 1:11:38qui vous vient suite à nos échanges ?
- 1:11:40Que vous dites,
- 1:11:40ah tiens,
- 1:11:40ça pourrait être intéressant ?
- 1:11:42C'est vrai que vous avez regardé les épisodes et avec qui ça avait été tourné.
- 1:11:46Donc c'est vrai que les acteurs avec qui nous on travaille ont déjà été cités et interviewés.
- 1:11:53Alors peut-être M.
- 1:11:54Bruneton,
- 1:11:54qui pourra vous en dire un petit peu plus.
- 1:11:56Alors c'est vrai que j'ai peut-être un petit peu âgé.
- 1:11:58Je crois qu'il a 70 ans passé aujourd'hui.
- 1:12:01Mais sait-on jamais ?
- 1:12:05je peux essayer c'est une bonne idée carrément bon bah écoutez Ludivine je vous remercie pour ce défi ce défi d'aller chercher des invités je vous remercie aussi pour c'était hyper clair c'était hyper hyper
- 1:12:20facile vous nous avez rendu un sujet qui a l'air extrêmement compliqué en quelque chose de très facile bah merci beaucoup en tout cas pour votre témoignage de nous avoir parlé de votre métier et de l'ITEIPMAI merci beaucoup Ludivine
- 1:12:33Et bien il n'y a pas de soucis,
- 1:12:34c'était avec grand plaisir et c'est vrai que c'était un exercice que je ne connaissais pas et qui finalement est très appreciable.
- 1:12:42Ah bah top,
- 1:12:43bah merci beaucoup
- 1:12:44Je coupe,
- 1:12:45vous pouvez rester encore un petit peu avec moi ?
- 1:12:47Je suis en train de chercher un chat Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram Artecovert
- 1:12:52A-R-T-E-C-O-V-E-R-T pour y découvrir le nom des prochains invités
- 1:12:58Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale
- 1:13:11Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances