Latest / Tranches de vie, ces moments qui nous transforment / 11. Le miroir des générations, Fabienne brise le silence🪞✨
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- 0:00Aujourd'hui,
- 0:00je suis trop contente d'accueillir ma deuxième invitée,
- 0:03Fabienne Laredo.
- 0:04Fabienne,
- 0:04je l'ai rencontrée déjà il y a deux ans.
- 0:06Elle est un exemple de personne qui a de l'audace et qui écoute toujours son intuition.
- 0:13Elle a un parcours de vie incroyable.
- 0:15Elle a été directrice RSE pour Maisons du Monde et maintenant,
- 0:19elle est médium,
- 0:20guérisseuse,
- 0:21auteure.
- 0:21Je viens de lire son avant-dernier livre,
- 0:24Coach Angel.
- 0:25Bonjour Fabienne.
- 0:26Bonjour.
- 0:27Est-ce que tu pourrais te présenter ?
- 0:30Merci pour cette présentation dithyrambique qui flatte extrêmement mon ego.
- 0:35Est-ce que j'ai besoin de me définir par ce que j'ai fait ?
- 0:39J'ai eu une vie corporelle,
- 0:41c'est-à-dire je suis rentrée dans le cadre de ce qu'on attendait de moi avec une tentative de perfection,
- 0:47de répondre aux attentes de mes parents,
- 0:49de faire des études qui étaient cotées,
- 0:52d'avoir un boulot qui était coté,
- 0:54de prendre un poste à responsabilité.
- 0:56Alors,
- 0:56est-ce que j'ai toujours écouté mon intuition ?
- 0:58Eh bien,
- 0:58non,
- 0:59puisque je pense qu'à un moment donné,
- 1:00on est formaté et qu'on se met la pression pour réussir.
- 1:05Et puis,
- 1:05j'ai eu un changement de vie en 2020,
- 1:08en fait,
- 1:09au moment du confinement,
- 1:10mais ça avait commencé déjà deux ans avant,
- 1:12par différentes épreuves de vie qui ont été la maladie de ma meilleure amie et la maladie de mon premier enfant,
- 1:18qui m'ont amenée à chercher autre chose.
- 1:20Et de là,
- 1:22c'est comme si j'avais ouvert la boîte de Pandore et que j'avais retrouvé...
- 1:25de retrouver le lien à mon âme et que j'ai été obligée de prendre des décisions,
- 1:29donc de quitter mon boulot,
- 1:31d'oser affirmer ma différence,
- 1:33d'oser accepter que j'étais médium,
- 1:35que je lisais à travers les gens,
- 1:36que je recevais des messages,
- 1:38oser quitter une maison bien confortable au centre de Vertoux qui est dans le sud du Loire à côté de Nantes pour nous mettre dans une ferme désaffectée au milieu de la campagne en…
- 1:50en faisant un lieu de stage bien-être spirituel.
- 1:54C'est un projet de rénovation énorme avec ma famille.
- 1:56Donc voilà,
- 1:56on est challengé en permanence.
- 1:58Et donc aujourd'hui,
- 1:59oui,
- 1:59je suis guérisseuse,
- 2:00médium.
- 2:01Je fais beaucoup de guidances et de soins énergétiques.
- 2:04Je transmets par différents ouvrages,
- 2:07des ouvrages d'enseignement canalisé,
- 2:08puis des romans un peu plus ludiques.
- 2:11C'est énorme.
- 2:12En fait,
- 2:12finalement,
- 2:12quand tu me dis tout ça,
- 2:13je me dis que tu as eu des milliards de tranches de vie.
- 2:16Avant que Fabienne arrive aujourd'hui,
- 2:18j'ai voulu la laisser place à l'improvisation.
- 2:20Je ne lui ai pas demandé de préparer sur quelle tranche de vie on allait parler aujourd'hui.
- 2:24Et finalement,
- 2:25quand on l'écoute,
- 2:25vous voyez bien,
- 2:26elle a eu 10 000 tranches de vie,
- 2:2810 000 moments qui ont transformé sa vie.
- 2:30Et on a décidé de s'acter sur une seule.
- 2:34Fabienne,
- 2:34est-ce que tu peux me dire finalement pour toi,
- 2:36quelle a été la tranche de vie la plus transformative pour toi,
- 2:40en dehors de tout ce que tu viens de nous dire là ?
- 2:42Oui,
- 2:43j'avais envie de...
- 2:44d'accès plus personnel enfin quand tu m'as posé la question j'ai tout de suite vu l'arrivée de mon premier enfant que j'ai été très préparé si tu veux à l'accouchement c'est à dire je m'avais dit oui l'accouchement ça va être douloureux etc donc ça j'étais très préparé par contre j'ai pas du tout été préparé à l'après c'est à dire à ce que fait un enfant dans ta vie et ce qui vient réveiller et réveiller le sentiment d'être mère enfin c'est à dire l'apprentissage d'être mère
- 3:09Donc moi je me suis pris comme un boomerang,
- 3:12j'ai fait une dépression à la suite de l'arrivée de mon enfant.
- 3:16Mon mari travaillait et n'a pas vu forcément cette dépression et je me suis sentie vraiment sombrée,
- 3:23j'ai cru que j'allais devenir folle en fait.
- 3:25Donc ça a été extrêmement chaud.
- 3:30J'étais dans un travail qui ne me plaisait pas à l'époque,
- 3:34enfin en tous les cas dont j'avais fait le tour et je ne voulais pas y retourner.
- 3:37Donc je m'étais dit,
- 3:38une fois...
- 3:39Enfin,
- 3:39même pendant que j'étais en poste,
- 3:41je m'étais dit,
- 3:41on va voir ce qui arrive le plus vite,
- 3:43si c'est un enfant ou si c'est changer de voie.
- 3:45Je ne voulais pas me mettre de barrière.
- 3:48Des fois,
- 3:48on se dit,
- 3:48je ne peux pas faire un bébé tout de suite,
- 3:49il faut d'abord que je change de travail.
- 3:50Donc,
- 3:51moi,
- 3:51je ne me suis mis aucune barrière.
- 3:52C'est l'enfant qui est arrivé en premier.
- 3:53Je me suis dit,
- 3:54je ne retourne certainement pas de cet endroit.
- 3:57C'est terminé,
- 3:57puisque je ne supportais pas les gens là-bas.
- 3:59Et donc,
- 4:02évidemment,
- 4:02j'ai cherché un boulot.
- 4:03Je me mettais la pression pendant que j'avais mon bébé pour trouver un autre job.
- 4:07Et puis,
- 4:08ça ne venait pas.
- 4:09Donc,
- 4:09j'ai pris un congé parental de six mois.
- 4:11Bon,
- 4:12histoire de dire que j'ai quand même dû retourner dans ce travail puisque je n'avais toujours pas trouvé un nouveau boulot au bout de cette période.
- 4:17Et donc,
- 4:17c'était un peu angoissant.
- 4:19Même avant ça,
- 4:20j'ai envie qu'on revienne.
- 4:21Avant que tu sois maman,
- 4:22comment c'était venu ?
- 4:23Parce que tu me dis un peu,
- 4:24et moi,
- 4:24je l'ai dit aussi dans mon épisode,
- 4:25que pour moi,
- 4:26je ne me sentais pas prête à être maman.
- 4:28Est-ce que toi,
- 4:29tu avais déjà fait ce cheminement-là ?
- 4:30Comment c'était venu ?
- 4:31Tu sais,
- 4:31déjà,
- 4:31il y avait une préparation avant même l'accouchement.
- 4:34Comment c'était venu tout ça ?
- 4:36En fait,
- 4:36moi,
- 4:37j'ai eu une éducation très religieuse.
- 4:39Ma mère me foutait la pression en disant,
- 4:41genre à 25 ans,
- 4:42Tu n'es plus très fraîche
- 4:44C'était cette expression que j'ai bien retenue.
- 4:48Et donc,
- 4:49pour moi,
- 4:49on se mariait,
- 4:50on avait des enfants.
- 4:51Donc,
- 4:52on s'est mariés en 2006,
- 4:53ça faisait 4 ans qu'on était ensemble.
- 4:56Pour moi,
- 4:56c'était la suite logique.
- 4:57D'accord.
- 4:57Je suis tombée enceinte trois mois après le mariage,
- 5:00donc ça a été assez rapide.
- 5:02La seule chose,
- 5:02c'est que comme j'avais des cycles très irréguliers,
- 5:06je m'en suis aperçue qu'au bout de trois mois de grossesse,
- 5:08je crois,
- 5:08ou deux ou trois mois.
- 5:12Et tout de suite,
- 5:13j'ai été emballée,
- 5:13j'ai eu une grossesse qui s'est super bien passée.
- 5:16Mais en fait,
- 5:16c'est très bizarre parce que je pense qu'on se fait un film sur ce que c'est que d'être maman.
- 5:21Je n'avais pas anticipé les difficultés et je n'avais pas anticipé que sort l'enfant du ventre.
- 5:26Et quand on te le pose...
- 5:28et que tu réalises que tu as fabriqué cet être-là,
- 5:32et qu'en fait,
- 5:32il ne ressemble pas à ce que tu as projeté,
- 5:34tu ne reconnais pas,
- 5:34enfin,
- 5:34la tête,
- 5:35tu te dis,
- 5:35c'est quoi cette tête ?
- 5:37Moi,
- 5:37j'ai eu cette espèce de décalage,
- 5:39où on me dit,
- 5:39elle est magnifique,
- 5:41c'est une petite fille,
- 5:41elle est magnifique,
- 5:42on me le pose sur le ventre,
- 5:42et je me dis,
- 5:43mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?
- 5:46Et donc,
- 5:46ce décalage avec,
- 5:48je devrais ressentir plein d'amour et je ne ressens rien,
- 5:51c'est très,
- 5:51très bizarre.
- 5:52J'ai eu énormément de culpabilité tout de suite à me dire,
- 5:54Je devrais l'aimer immédiatement.
- 5:56Quand j'étais dans une espèce de dissociation,
- 5:58déjà l'accouchement a été horriblement long,
- 6:00j'ai cru que j'allais mourir,
- 6:01pas pour faire envie à toutes les femmes qui sont enceintes.
- 6:03L'accouchement est différent les filles,
- 6:05c'est marrant !
- 6:05Donc là j'ai ce bébé sur mon ventre,
- 6:07et donc j'ai du mal à ressentir quelque chose.
- 6:09Et ensuite,
- 6:10dans les jours qui ont suivi,
- 6:11ça a été très dur parce que je voulais absolument allaiter.
- 6:14Parce que j'étais déjà dans une conscience écologique.
- 6:15Donc,
- 6:16on avait acheté des couches lavables.
- 6:18Pour moi,
- 6:18l'allaitement,
- 6:18c'était hyper important.
- 6:19Sauf qu'elle ne prenait pas bien le sein.
- 6:21Ça a été un peu comme un désenchantement.
- 6:23On ne m'a pas appris.
- 6:24Et puis surtout,
- 6:24je n'ai certainement pas un modèle à la maison.
- 6:26Et je ne veux surtout pas ressembler à ma mère.
- 6:28Je ne veux pas ressembler à ma mère.
- 6:30Et en fait,
- 6:30le fait d'avoir une fille et d'être maman,
- 6:32je me suis pris l'histoire avec ma propre mère en pleine figure.
- 6:35Et c'est ça qui m'a amenée à capoter totale.
- 6:39à me dire je ne veux pas reproduire ce qu'a fait ma mère,
- 6:41je ne veux pas être ma mère,
- 6:43il faut que je m'en sorte très vite.
- 6:45Et justement,
- 6:46est-ce que ça a réveillé des souvenirs ?
- 6:47Est-ce qu'en voyant ta fille,
- 6:48tu te remémorais des choses de ta relation avec ta mère ?
- 6:52Est-ce qu'il y a des...
- 6:53Justement,
- 6:53on dit que chaque maternité vient nous faire travailler,
- 6:56souvent en miroir,
- 6:57qu'un enfant c'est une chose,
- 6:58un autre enfant c'est autre chose.
- 7:00Ta fille,
- 7:00est-ce qu'il y a des choses justement que tu...
- 7:03t'as révélé tout de suite,
- 7:04ou qui ont mis du temps à sortir justement pendant la dépression ?
- 7:06En fait,
- 7:07il y a beaucoup de choses,
- 7:08parce que...
- 7:09Donc je te disais,
- 7:10ma mère m'a dit très très tôt,
- 7:11tu n'es plus très fraîche,
- 7:12il faut faire un enfant,
- 7:13etc.
- 7:13Sauf qu'en fait,
- 7:14ma mère a fait une espèce de...
- 7:16Enfin,
- 7:16elle a été détectée bipolaire juste après notre mariage.
- 7:20Donc un mois après notre mariage.
- 7:21Il y avait déjà plein de signes comme quoi elle était quand même très très bizarre.
- 7:24Enfin bon,
- 7:24je ne stigmatise pas les personnes qui sont bipolaires parce qu'il y a autant de bipolarité que d'individus.
- 7:29Et donc,
- 7:29un mois après notre mariage,
- 7:31je découvre qu'elle est complètement à part.
- 7:34Elle est internée à ce moment-là.
- 7:38Et du coup,
- 7:39trois mois après ça,
- 7:40lorsque j'annonce ma grossesse,
- 7:42il n'y a aucune réaction chez ma mère parce qu'elle est comme éteinte,
- 7:44elle est gavée de médicaments.
- 7:45Par contre...
- 7:46À partir du moment où mon enfant en est,
- 7:49toute la famille prend ma fille pour un médicament.
- 7:51C'est-à-dire que ma mère va commencer à s'illuminer et à revenir à la vie quand elle est chez nous et quand elle voit ma fille.
- 7:57Et donc,
- 7:58ça lui donne du coup,
- 7:59elle s'entiche complètement de ma fille,
- 8:00elle lui amène des tas de cadeaux,
- 8:01elle veut tout le temps être chez nous parce qu'en fait,
- 8:03ça lui fait du bien d'être face à un nouveau-né.
- 8:05Et toute la famille commence à me faire culpabiliser en disant Regarde,
- 8:08ta mère va mieux depuis que ton enfant est né,
- 8:10regarde,
- 8:12elle a besoin d'elle,
- 8:13etc.
- 8:14Donc,
- 8:15ça crée une espèce de...
- 8:16codépendance hyper malsaine où moi je revis un peu toute l'intrusion de ma mère qui a toujours été un peu sur mon dos et donc c'est hyper douloureux parce que je n'arrive plus à mettre de la distance je n'arrive pas à dire à ma mère écoute c'est mon moment c'est ma maternité tu es la grand mère moi je suis la mère j'arrive pas à poser ces mots là j'ai
- 8:34des problèmes pour allaiter et je vais régulièrement en fait passer des entretiens d'embauche puisque je cherche un autre travail
- 8:42Et donc pendant ces moments-là,
- 8:43je n'ai pas d'autre choix que de faire garder mon enfant par ma mère.
- 8:47Et à chaque fois que je passe un entretien,
- 8:48je retrouve ma mère avec le biberon dans le bec de mon enfant,
- 8:51alors que j'ai appelé dix minutes auparavant pour dire j'arrive,
- 8:53ne lui donne pas le biberon,
- 8:54je vais allaiter Voilà,
- 8:55donc tout cela monte en pression.
- 8:57Et puis au bout de trois mois,
- 8:59mon enfant a trois mois,
- 9:00et là,
- 9:00à un moment,
- 9:00je n'arrive plus à me lever.
- 9:02Et j'ai cette espèce de dépression très très bizarre où j'ai peur de sortir de chez moi.
- 9:09j'ai peur,
- 9:09j'ai peur,
- 9:10j'ai peur tout le temps,
- 9:11c'est très bizarre et donc je suis prostrée dans l'appartement j'attends qu'une seule chose c'est que mon mari rentre du boulot et j'attends qu'une seule chose c'est que ce soit la nuit pour dormir pour me dire ça y est c'est la nuit voilà je n'ai plus la charge du risque de l'enfant pendant
- 9:25la journée,
- 9:26je suis en sécurité avec mon mari et tout donc je suis face à des peurs extrêmes que je ne comprends pas,
- 9:30des angoisses de sortir que je n'ai jamais vécu avant voilà et en fait
- 9:38Très très vite,
- 9:38je me dis qu'il faut que j'aille voir quelqu'un parce que je ne peux pas rester dans cet état-là.
- 9:43Je parle à mon médecin généraliste qui me conseille un psychiatre.
- 9:46Tu t'appartiens,
- 9:46tu es d'accord,
- 9:47à ce moment-là,
- 9:47tu n'es pas du tout dans tout ce que tu fais aujourd'hui ?
- 9:50Non,
- 9:50je ne suis pas du tout dans tout ce que je fais aujourd'hui.
- 9:51Tu n'as pas de soutien autre ?
- 9:54Je n'ai pas de soutien autre.
- 9:55Je suis la première qui me demande à quel âge j'ai eu mon enfant.
- 9:57Je l'ai eu à 28 ans.
- 9:59Je n'ai aucune de mes amies qui a encore d'enfants.
- 10:02Je n'ai que ma mère qui est sur mon dos.
- 10:04Je ne sais pas à qui parler.
- 10:05des collègues qui ont des enfants bah en fait mais non j'avais pas de collègues qui avaient des enfants donc je me trouve vraiment très très folle et je ne comprends pas ce qui m'arrive évidemment je ne peux pas me confier à ma mère parce qu'elle est dans ses propres angoisses dans ses propres tourments et puis ça a jamais été une amie ou une confidante pour moi
- 10:23Alexandre il est mon mari il est dans son travail
- 10:26Je ne comprends pas l'ampleur de mon insécurité,
- 10:29de mon mal-être.
- 10:32Et donc,
- 10:32je me dis,
- 10:33je ne peux pas être comme ma mère.
- 10:34C'est le premier truc que je me dis,
- 10:35puisque ma mère a été internée.
- 10:38Et donc,
- 10:38je débarque chez ce psychiatre et je lui dis,
- 10:40je suis en train de devenir folle.
- 10:42Je lui dis ça,
- 10:42je suis en train de devenir folle.
- 10:43Il me dit,
- 10:43ah non,
- 10:43je ne crois pas.
- 10:44Je lui dis,
- 10:45si.
- 10:45Et je lui raconte pour ma mère.
- 10:47Et il me dit,
- 10:47vous savez,
- 10:48cette phrase-là va être absolument guérisseuse pour moi.
- 10:50Il me dit,
- 10:52vous savez,
- 10:52il n'y a pas de fatalité héréditaire.
- 10:55Et cette phrase,
- 10:56ça m'apaise.
- 10:57Mais alors,
- 10:58je me dis,
- 10:58en fait,
- 10:58je suis en train de projeter des peurs qui ne sont pas les miennes.
- 11:01Bon,
- 11:01je ne le réalise pas tout de suite.
- 11:03J'ai besoin de le voir pendant,
- 11:04je ne sais pas,
- 11:05je le vois pendant
- 11:063-4 mois,
- 11:06en fait.
- 11:06Ça ne dure pas si longtemps que ça.
- 11:08Je lui dis,
- 11:09est-ce que vous allez me donner des médicaments ?
- 11:10Il me dit non,
- 11:10vous n'en avez pas besoin.
- 11:11Ça fait confiance.
- 11:12Ouais.
- 11:13Et effectivement,
- 11:14je vais très vite aller mieux.
- 11:15Enfin,
- 11:15très vite.
- 11:15En tous les cas,
- 11:16je vais comme reprendre confiance en moi,
- 11:19en ma posture.
- 11:20Je vais petit à petit réussir à mettre de la distance en tout.
- 11:22entre moi et ma mère,
- 11:24qu'en fait,
- 11:24elle m'étouffe,
- 11:25comme si elle prenait possession de mon enfant comme un médicament,
- 11:29là,
- 11:29et qu'elle me pompe l'énergie en même temps.
- 11:31Voilà,
- 11:31c'est un apprentissage,
- 11:32pas seulement d'être mère,
- 11:33mais aussi d'être une femme,
- 11:35pas seulement la fille de ma mère,
- 11:36d'être une femme aussi,
- 11:37de dire j'ai besoin,
- 11:38j'ai besoin d'aide Voilà,
- 11:39et puis toute la pression que je me mettais aussi à être une mère parfaite.
- 11:42C'est-à-dire,
- 11:42tu vois,
- 11:42les couches lavables,
- 11:43donc les lessives,
- 11:44à l'été,
- 11:45ah mon Dieu,
- 11:46elle prend le biberon,
- 11:46c'est horrible,
- 11:47il faut absolument que j'arrive à l'été
- 11:49Quand c'est la diversification,
- 11:50je fais tout.
- 11:52Les magasins bio n'étaient pas aussi répandus.
- 11:55Ensuite,
- 11:56je faisais beaucoup de revues sur le développement durable.
- 11:58Je lisais les trucs sur le bisphénol A.
- 12:00Je venais complètement psychotique sur les biberons,
- 12:02sur le plastique.
- 12:03Tout était charge mentale.
- 12:06Sans aucune aide.
- 12:08Tu penses que tu as une solution,
- 12:09mais tu te rends compte que cette solution,
- 12:10ce n'est pas la bonne solution.
- 12:11Tu fais possiblement du mal à ton enfant.
- 12:15J'ai été très angoissée pendant...
- 12:17Neuf mois,
- 12:17je dirais,
- 12:18neuf mois après la grossesse.
- 12:19Neuf mois,
- 12:20le postpartum,
- 12:20tu as neuf mois pour faire,
- 12:22neuf mois pour défaire.
- 12:23Et comment tu en es sortie en dehors du psychiatre ?
- 12:24Est-ce qu'il y a eu d'autres choses qui t'ont aidé justement à sortir de cette relation que tu nourrissais de culpabilité,
- 12:30de pression ?
- 12:31Alors,
- 12:32à cette époque,
- 12:33je ne faisais ni soins énergétiques,
- 12:35ni rien,
- 12:36donc je n'étais pas du tout là-dedans.
- 12:38Je pense que j'ai eu besoin de toucher le fond,
- 12:39c'est-à-dire vraiment,
- 12:42tu vois,
- 12:42de ne plus pouvoir sortir de chez moi pour accepter de remonter.
- 12:45D'accord.
- 12:46et de retrouver la joie.
- 12:50Alors,
- 12:50c'est vrai que ma fille,
- 12:52c'était un peu mon tout.
- 12:55Tu viens cristalliser toutes les attentes.
- 12:57En fait,
- 12:57c'est ça qui m'a mis en difficulté aussi par rapport à ma mère.
- 13:00Je me dis que je suis en train de reproduire comme ma mère,
- 13:02je suis en train de me servir de ma fille comme d'un médicament.
- 13:05Une soupape.
- 13:05Oui,
- 13:07parce que je passais des heures à jouer avec elle,
- 13:09à l'habiller comme une petite poupée.
- 13:11À l'époque,
- 13:12j'achetais plein de fringues sur le bon coin et tout.
- 13:14pour faire des petites tenues parfaites et tout.
- 13:16C'est-à-dire qu'à un moment donné,
- 13:17j'étais au pied du mur,
- 13:17il a fallu que je retourne travailler.
- 13:19Je n'avais pas trouvé un autre job,
- 13:20donc j'ai dû retourner dans l'ancien job qui au passage m'avait remplacée.
- 13:25Arrête,
- 13:26c'est possible ça.
- 13:27Exactement,
- 13:28c'est complètement possible.
- 13:28C'est-à-dire dès que je suis partie,
- 13:29son fille,
- 13:29elle ne reviendra jamais.
- 13:30Donc,
- 13:30ils avaient pris une nana qui avait 20 ans de plus que moi,
- 13:32qui était payée bien plus que moi.
- 13:34Et donc,
- 13:35j'ai eu un bureau à côté d'elle,
- 13:36genre j'étais la stagiaire et c'est elle qui avait mon poste.
- 13:39Mais ils étaient obligés de me reprendre légalement.
- 13:41Quand tu parles de tranche de vie,
- 13:43on a l'impression que je réussis tout ce que je fais,
- 13:44etc.
- 13:45Mais je suis passée par ces phases-là,
- 13:48vraiment,
- 13:48où de me dire personne ne veut de moi,
- 13:49j'ai passé 30 entretiens,
- 13:50il n'y en a aucun qui a débouché,
- 13:52je reviens dans ce boulot,
- 13:53c'est la merde,
- 13:53je déteste le patron,
- 13:55mais je n'ai pas le choix parce qu'il faut bien que je bosse.
- 13:57Maintenant,
- 13:57je suis séparée de mon enfant,
- 13:59elle est chez la nounou.
- 14:00Mais en fait,
- 14:00ça a été ça la soupape,
- 14:01parce que ça a été la séparation avec ma fille.
- 14:05De le détachement et de se dire voilà,
- 14:06je redeviens Fabienne avant même d'être maman.
- 14:10Et du coup,
- 14:12la nounou n'était pas parfaite.
- 14:13On a eu des crises d'angoisse aussi.
- 14:17Un jour,
- 14:17je suis rentrée à la maison,
- 14:18je l'ai trouvée en train de pioncer dans le canapé.
- 14:21Donc,
- 14:21on a pris des dispositions très vite,
- 14:25on va dire.
- 14:28Dès que je suis retournée dans ce travail,
- 14:31ça m'a comme activée avec,
- 14:33je pense,
- 14:33un changement de conscience.
- 14:35Avec,
- 14:36maintenant,
- 14:36c'est fini.
- 14:37C'est fini les conneries,
- 14:38c'est fini le truc où je ne trouve pas de boulot.
- 14:39où je reste dans le noir,
- 14:42je vais trouver un job.
- 14:44Et j'ai trouvé un job dans le mois qui a suivi.
- 14:46Tu as repris dans l'autre.
- 14:47Voilà,
- 14:48exactement.
- 14:48C'est la mise en mouvement finalement.
- 14:49Exactement,
- 14:50la mise en mouvement parce qu'en fait,
- 14:51il ne peut rien se passer quand tu es chez toi et que tu penses qu'il n'y a pas d'issue.
- 14:58Mais je comprends en fait.
- 14:59Alors,
- 15:00je n'ai pas vécu la dépression sous toutes ses formes et sur une longue durée.
- 15:07Mais en fait,
- 15:08ce qui a...
- 15:09important de comprendre c'est que ça ne peut venir que de toi,
- 15:12que les gens n'ont pas conscience de ce que tu traverses intérieurement et que pour eux c'est pas facile,
- 15:18c'est pas difficile peut-être,
- 15:19il y a qu'à ouvrir la porte et sortir et aller marcher etc.
- 15:22mais ça me paraissait...
- 15:24Ah ouais ça me paraissait une montagne.
- 15:26Un jour,
- 15:27j'ai même appelé les pompiers en disant je suis en train de faire un malaise Il ne se passait rien,
- 15:32juste une espèce de crise d'angoisse.
- 15:36Et puis aujourd'hui,
- 15:37mon aîné a beaucoup de crises d'angoisse et de peur.
- 15:40Et du coup,
- 15:41je me dis c'est moi qui ai transmis ça Sur les premiers mois,
- 15:45j'étais tellement comme ça,
- 15:46flippée de tout.
- 15:47Je me dis c'est à cause de moi
- 15:49Maintenant que je fais ce que je fais,
- 15:50je sais que les âmes choisissent leurs parents,
- 15:53que nous sommes au bon endroit.
- 15:57il avait besoin d'expérimenter ça.
- 15:58Je dis il parce que...
- 16:00Je passe du il au elle parce que ça,
- 16:02c'est une autre tranche de vie.
- 16:03Mais notre fille nous a annoncé qu'elle était un garçon il y a deux ans.
- 16:10Tout d'un coup,
- 16:11ton enfant te dit,
- 16:12je ne suis plus une fille,
- 16:13je suis un homme.
- 16:13Enfin,
- 16:13je n'ai jamais été une fille.
- 16:14D'ailleurs,
- 16:15je n'ai jamais été une fille,
- 16:15je suis un garçon.
- 16:16Et tu te dis,
- 16:17ok,
- 16:18alors qu'est-ce que je n'ai pas vu,
- 16:19qu'est-ce que je n'ai pas compris ?
- 16:20Là aussi,
- 16:20ça t'a remis en question à ce moment-là.
- 16:22Oui,
- 16:22les enfants,
- 16:23ça fait bien bosser.
- 16:23On croit que les plus gros enseignants sont les parents.
- 16:26Moi,
- 16:27j'ai dit que pour moi,
- 16:28mes enfants sont mes maîtres.
- 16:30Parce que même les phrases qu'ils ont,
- 16:32c'est d'une puissance,
- 16:33c'est d'une pureté qu'on ne retrouvera jamais ailleurs.
- 16:37Pour moi,
- 16:38mes deux enfants sont miroirs.
- 16:40Chaque enfant vient travailler quelque chose.
- 16:41Et même je dis,
- 16:43ils mettent des pointes dans le cœur que je ne pensais pas possible avant.
- 16:47Enfin,
- 16:48ce n'est pas toi,
- 16:48mais moi,
- 16:49mes plus grandes peines de cœur,
- 16:50finalement,
- 16:51ce n'est pas mon divorce,
- 16:52ce n'est pas ma maternité.
- 16:54et l'amour que j'ai pour eux et ce que ça me fait quand j'ai l'impression justement de pas mériter entre guillemets leur amour tellement que je me sens pas à la hauteur parce que pour moi eux ils sont dignes et pures tu vois ce que je veux dire alors que nous avec nos conditionnements nos façons de faire on devient plus digne plus pure de leur enfin et pas leur égal quoi donc
- 17:14moi je suis complètement d'accord avec toi moi quand je vois mes enfants des fois quand et d'ailleurs ça c'était une question que je voulais te poser
- 17:21Moi aussi,
- 17:22j'ai remarqué que pour mon premier enfant,
- 17:24tu sais,
- 17:24je n'étais pas vraiment là.
- 17:25J'essayais justement de répondre aux injonctions.
- 17:28Et pareil,
- 17:28j'essayais de faire tout comme il faut.
- 17:30J'étais accaparée vraiment.
- 17:32Enfin,
- 17:32c'était lui d'abord et moi après.
- 17:35Et du coup,
- 17:35j'étais quand même encore en pilote automatique.
- 17:37Je n'étais pas vraiment là.
- 17:38Est-ce que toi,
- 17:39tu as eu ce sentiment-là,
- 17:40vu que tu devais gérer l'urgence et ses besoins primaires,
- 17:44que tu n'étais pas vraiment avec elle ?
- 17:48Tu vois ce que je veux dire ?
- 17:49Oui.
- 17:50Peut-être parce qu'il fallait faire,
- 17:51parce que aussi quand on est en dépression ou même quand on est en postpartum très difficile avec des émotions qui remontent,
- 17:56on fait de manière automatique mais sans prendre conscience.
- 18:01Moi,
- 18:01j'avais l'impression d'être complètement fusionnelle,
- 18:03c'est-à-dire de n'exister que pour elle,
- 18:05de n'être qu'avec elle.
- 18:06Et les moments où je kiffais,
- 18:08où j'étais vraiment en paix,
- 18:09c'est quand elle dormait sur moi de petit corps.
- 18:11Mais d'ailleurs,
- 18:12je l'ai porté très longtemps sur moi de faire les siestes et d'avoir sa petite tête chaude.
- 18:17Là,
- 18:17et même jusqu'à l'âge de deux ans,
- 18:18j'ai continué à la porter comme ça.
- 18:21Et ça,
- 18:21pour moi,
- 18:21c'était hyper rassasiant.
- 18:23Donc,
- 18:23en fait,
- 18:25la plus grande douleur,
- 18:26c'est la séparation.
- 18:27C'est la séparation quand l'enfant commence à poser ses limites.
- 18:30Mais en fait,
- 18:31c'est normal,
- 18:32l'enfant n'est pas là pour répondre à tes besoins,
- 18:34pour te nourrir,
- 18:35pour t'apporter de la satisfaction.
- 18:36L'enfant est là pour être libre et vivre son expérience.
- 18:39Et maintenant,
- 18:40les deux sont adolescents.
- 18:41Je parle beaucoup de la première,
- 18:42parce que c'était ça.
- 18:43Et effectivement,
- 18:44tu as raison.
- 18:45deuxième grossesse,
- 18:45deuxième enfant,
- 18:46ça n'a rien à voir,
- 18:47c'est une autre histoire,
- 18:48mais là c'est l'adolescence,
- 18:51donc il a 17 ans,
- 18:53donc il fait un choix identitaire,
- 18:54il dit je suis un garçon et puis il prend la distance,
- 19:00donc il est en opposition,
- 19:01moi tout ce que je fais,
- 19:02où j'ai envie de transmettre autour des énergies,
- 19:04autour de ce que je ressens,
- 19:07c'est compliqué parce que c'est comme si je lui imposais quelque chose qui n'est pas encore de l'ordre de ses croyances.
- 19:12Or pour moi,
- 19:13j'ai tellement envie de dire Ah,
- 19:15mais c'est ça !
- 19:16La vérité !
- 19:16Voilà,
- 19:17c'est ça la vérité.
- 19:17Je me dis Mais quand je fais ça,
- 19:19je suis comme ma mère qui m'a imposé la religion,
- 19:20qui m'a dit C'est ça la vérité !
- 19:23Voilà,
- 19:23donc ça continue à te faire travailler,
- 19:26et il se positionne,
- 19:27et en fait,
- 19:28c'est ton enfant,
- 19:29mais il ne t'appartient pas.
- 19:30Et il n'y a pas de vérité.
- 19:31Il n'y a pas de vérité.
- 19:32Chacun sa vérité à l'instant Téhautier.
- 19:34Qui est liée à ses expériences,
- 19:36et à son vécu,
- 19:37et à ses croyances.
- 19:38Et il est passé par des phases très difficiles justement sur ses questions identitaires pour comprendre qui il était.
- 19:44Et donc,
- 19:44il a vécu un sas de dépression.
- 19:46Et là,
- 19:46je savais que je ne pouvais pas l'aider.
- 19:48Donc,
- 19:48même pour toi,
- 19:49de te sentir entre guillemets pas à la hauteur,
- 19:53mais pas capable.
- 19:55Pas capable.
- 19:56C'est super dur quand on a… Pas capable et surtout,
- 19:58moi qui suis guérisseuse,
- 20:00je sais et je vois que j'aide énormément de gens.
- 20:03Alors,
- 20:03j'aide énormément de gens parce qu'ils acceptent de se laisser aider.
- 20:05D'accord.
- 20:06On est son propre guérisseur.
- 20:08et donc de me sentir impuissante dans ma propre famille.
- 20:11De dire je suis guérisseuse et je suis incapable d'aider mon enfant.
- 20:14Parce que ce n'est pas de moi dont il avait besoin à ce moment-là,
- 20:16il avait besoin justement d'une psychothérapie et pas de soins énergétiques.
- 20:22Et ce qu'on m'a dit aussi,
- 20:24je ne sais pas si ça te parle,
- 20:25mais on m'a dit aussi que c'est aussi à nous de faire notre propre chemin et ça va rayonner sur nos enfants.
- 20:29Parce que là,
- 20:29par exemple,
- 20:30moi,
- 20:30au début,
- 20:30il y a des portes que je ne voulais pas ouvrir.
- 20:32Moi aussi,
- 20:32je pense que c'est ma plus grande douleur,
- 20:34ma relation maternelle.
- 20:35Et il y a des portes que je ne veux pas ouvrir parce qu'elles sont trop douloureuses.
- 20:38Et on m'a dit,
- 20:39si tu le fais,
- 20:39ce n'était pas une injonction,
- 20:41mais si tu ne le fais pas pour toi,
- 20:42pense à tes enfants,
- 20:43fais-le pour tes enfants.
- 20:44Et de se dire qu'en fait,
- 20:45on n'a pas forcément le pouvoir sur nos enfants parce que comme on dit,
- 20:47ils sont capables,
- 20:48ils ont leur vérité et ils auront leur propre chemin.
- 20:50mais par contre nous-mêmes,
- 20:51d'aller travailler sur notre relation qui va forcément rayonner et infuser sur leur bien-être à eux de manière un peu,
- 20:59comment on appelle,
- 20:59boule de neige.
- 21:00Oui,
- 21:01alors moi je suis très opposée à toute forme d'injonction.
- 21:05Puis arrêtons de se culpabiliser,
- 21:07j'ai pas fait assez bien,
- 21:08je devrais travailler là-dessus pour que mon enfant aille mieux.
- 21:10Déjà on fait du mieux qu'on peut.
- 21:11Merci,
- 21:12on va reprendre le punchline,
- 21:14on fait du mieux qu'on peut,
- 21:14arrêtons de se culpabiliser,
- 21:16et là c'est pour toutes les femmes de France et de partout.
- 21:19Je pense qu'on a assez de poids sur les épaules.
- 21:22Et en fait,
- 21:22c'est pareil,
- 21:23cette culpabilité à les biens et pour nos enfants aussi,
- 21:26parfois,
- 21:26ça nous rajoute quelque chose.
- 21:27Alors que la guérison aussi,
- 21:28je sais pas,
- 21:29j'ai hâte d'avoir ton retour,
- 21:30mais pour moi,
- 21:31la guérison,
- 21:31elle peut se faire en douceur et en vivant les moments.
- 21:34En tous les cas,
- 21:35c'est sûr qu'elle ne peut pas se faire avec la culpabilité.
- 21:37Et moi,
- 21:38je vois plein,
- 21:38plein de femmes,
- 21:39y compris parmi mes amis,
- 21:40qui sont dans une notion sacrificielle.
- 21:43C'est pour mes enfants,
- 21:44il faut que je leur offre le meilleur,
- 21:45il faut absolument qu'ils aient tout ce que moi,
- 21:46je n'ai pas eu,
- 21:46etc.
- 21:47Et donc là,
- 21:48on reporte sur l'enfant nos propres attentes ou nos propres satisfactions.
- 21:51Et ce n'est pas ce que l'enfant cherche.
- 21:53L'enfant,
- 21:53il cherche un rapport authentique avec le parent.
- 22:00De l'authenticité,
- 22:01surtout.
- 22:02Donc,
- 22:02on ne va pas faire à la place de notre enfant.
- 22:04On fait pour nous.
- 22:05Parfois,
- 22:05on n'est pas prêt à ouvrir certaines portes,
- 22:07tu l'as dit.
- 22:07Et bien,
- 22:08ce n'est pas grave.
- 22:09Et peut-être qu'on ne le sera pas dans cette vie-ci.
- 22:11Et ce n'est pas grave non plus.
- 22:12Parce qu'on n'a pas tout réparé,
- 22:15tout réglé.
- 22:16mais simplement à se sentir en paix et à accepter d'être qui nous sommes.
- 22:19Quand je dis accepter,
- 22:21c'est vraiment accepter d'être nous dans nos parts d'ombre et de lumière.
- 22:24Et les âmes se sont choisies.
- 22:26Donc,
- 22:26quelle que soit ton action ou ton regard en tant que mère ou en tant que père,
- 22:30de toute façon,
- 22:31tu vas transmettre quelque chose à ton enfant.
- 22:34Donc,
- 22:35ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas d'empreinte,
- 22:37ce n'est pas vrai qu'on peut tout régler.
- 22:40On fait du mieux qu'on peut et l'enfant…
- 22:42va prendre cette transmission et la transmuter à son tour.
- 22:46On a parlé des premiers mois de la maternité.
- 22:48Est-ce que justement dans cette maternité,
- 22:49il y a eu d'autres moments où tu t'es dit waouh,
- 22:52là j'aurais peut-être besoin d'être accompagnée,
- 22:53surtout maintenant que tu fais ce que tu fais Dans le sens,
- 22:55est-ce que tu as eu besoin parfois d'être épaulée en dehors de ce psychiatre qui a été déterminant et qui t'a aidé à te relever ?
- 23:02Est-ce qu'il y a eu d'autres personnes qui ont été importantes dans ta maternité ?
- 23:05Tu poses la question pour moi ?
- 23:06Oui.
- 23:08Je n'ai pas à souvenir.
- 23:11En tous les cas parce que j'ai moins...
- 23:14Je suis un peu de tête de mule et je pense que je peux tout faire toute seule.
- 23:17Ça a été un de mes grands travers pendant longtemps,
- 23:21de penser que je ne pouvais pas.
- 23:24Et d'ailleurs,
- 23:24mon enfant,
- 23:25mon premier enfant,
- 23:26est à l'origine de mon changement de vie.
- 23:28D'accord.
- 23:29Voilà,
- 23:30parce qu'il a souffert d'asthme pendant très longtemps.
- 23:34Et au démarrage,
- 23:34je pensais que c'était à cause de la région parisienne.
- 23:36On vivait en région parisienne jusqu'à ce qu'il ait deux ans.
- 23:39Et en fait,
- 23:40dès qu'on faisait un week-end ailleurs,
- 23:42il respirait mieux.
- 23:42Et puis,
- 23:44en fait,
- 23:45j'ai déménagé pour ce poste de développement durable à Maisons du Monde quand il avait deux ans et demi.
- 23:51Là,
- 23:51je me suis retrouvée seule parce que mon mari avait gardé sa situation.
- 23:54On venait d'acheter un appart à Paris,
- 23:55donc il a gardé sa situation et notre appart à Paris.
- 23:58Moi,
- 23:58j'ai déménagé seule en région nantaise avec mon aîné.
- 24:02Donc ça a donné,
- 24:02déjà,
- 24:02ça a été très,
- 24:03très dur pour le couple parce que je faisais payer beaucoup de choses à mon mari.
- 24:05Je lui disais,
- 24:06tu ne vis plus ici de toute façon.
- 24:08Voilà,
- 24:08donc ils le prenaient très très mal.
- 24:11Et puis,
- 24:12moi je gérais tout et comme je me mettais la pression,
- 24:14je prenais un baby-sitter en plus de la...
- 24:17Travail.
- 24:17En plus de la nounou,
- 24:18voilà.
- 24:20Et donc tout cristallisait autour de ma fille.
- 24:23Et puis,
- 24:25donc l'asthme a continué.
- 24:26C'est à la maternelle qu'un surveillant nous a dit Mais vous devriez aller voir un pneumologue quand même parce que la façon dont pousse votre fille,
- 24:32ça ressemble à de l'asthme parce que j'ai des enfants asthmatiques et tout.
- 24:35Je l'ai écouté.
- 24:36Je suis allée voir un pneumologue,
- 24:37on m'a dit effectivement qu'elle a de l'asthme.
- 24:41Et donc,
- 24:41j'ai fini par voir un kinésiologue qui a eu cette phrase j'étouffe avec toi,
- 24:47j'étouffe sans toi en parlant de la relation avec ma fille.
- 24:51Tu vois,
- 24:51ça me refait des frissons de dire ça.
- 24:54J'étouffe avec toi,
- 24:55j'étouffe sans toi.
- 24:56Et donc,
- 24:56c'est vraiment la relation mère-fille,
- 24:57c'est-à-dire que je suis sur elle alors que je ne veux pas être sur elle et que je l'étouffe.
- 25:03Et en même temps,
- 25:03si je ne suis pas là,
- 25:04elle étouffe.
- 25:05Donc,
- 25:05je…
- 25:06T'es dans un truc où tu ne sais plus quoi.
- 25:09Quel est l'accès ?
- 25:10C'est ça,
- 25:10en termes de culpabilité,
- 25:13c'est quoi la bonne potion ?
- 25:13Moi je voyageais beaucoup pour le boulot,
- 25:15très vite,
- 25:17et donc je n'étais pas souvent là,
- 25:18et à chaque fois que j'étais absente,
- 25:19il y avait des crises d'asthme,
- 25:20il y avait des antibiotiques,
- 25:21il y avait des tas de trucs.
- 25:22C'était sa manière de...
- 25:24Ouais.
- 25:25Et puis,
- 25:26en fait,
- 25:27ça a été le déclencheur parce qu'on s'est rendu compte,
- 25:32on a mis du temps à voir qu'elle était tout le temps malade.
- 25:35Et c'est ma belle-mère qui m'a dit,
- 25:37écoute,
- 25:37je pense qu'il faut que tu prennes un peu de recul et que tu arrêtes avec la médecine allopathique et que tu cherches autre chose.
- 25:44Et en fait,
- 25:46je me suis dit,
- 25:47elle a raison en fait,
- 25:47à ce moment-là,
- 25:48même si ça m'a fait mal.
- 25:49Elle a raison,
- 25:50mon enfant est tout le temps malade.
- 25:51Et c'est là que j'ai commencé à aller chez des gens bizarres.
- 25:55On adore !
- 25:58Mais j'y suis allée sauf,
- 25:58d'abord je suis allée voir une naturopathe,
- 26:00c'est déjà pour moi le comble du bizarre.
- 26:02Ensuite…
- 26:04Comme on sait maintenant ce qu'elle fait,
- 26:05c'est très drôle.
- 26:05Ensuite,
- 26:07je suis allée voir un chiropracteur,
- 26:09voilà.
- 26:09Et en fait,
- 26:10donc parallèlement,
- 26:11ma meilleure amie a fait un cancer extrêmement grave,
- 26:14un cancer du pancréas.
- 26:15Et elle,
- 26:15elle est allée tester plein de gens,
- 26:17dont un guérisseur.
- 26:18Elle me parlait régulièrement de son guérisseur qui était à Paris,
- 26:21en me disant Tu sais,
- 26:22il peut aider ta fille
- 26:23Moi,
- 26:23je lui dis Attends,
- 26:23je ne vais pas aller voir un guérisseur.
- 26:25Vous ne voyez pas ce que ça impliquait ?
- 26:26Non,
- 26:26je ne voyais pas ce que ça impliquait.
- 26:28Donc,
- 26:28elle m'en a parlé pendant des mois et des mois.
- 26:30Et puis,
- 26:30un jour,
- 26:31je me suis retrouvée avec ses amis à elle.
- 26:34On fêtait son anniversaire.
- 26:36Elle était condamnée par la médecine de lui donner trois mois de vie.
- 26:38Elle a vécu quatre ans.
- 26:40Donc,
- 26:40au bout de deux ans,
- 26:41on a fêté ses 40 ans.
- 26:42Et là,
- 26:42je ne me suis retrouvée qu'avec des gens à table qui avaient été voir des guérisseurs.
- 26:46C'est quand même… J'adore.
- 26:48Vraiment,
- 26:48pour une verrue,
- 26:49pour je ne sais pas quoi.
- 26:50Tout le monde parlait de ça.
- 26:51Moi,
- 26:51j'étais voir un guérisseur,
- 26:52c'était hyper normal.
- 26:55Je me suis dit qu'il était temps que j'essaye.
- 27:00Au pire,
- 27:00on ne paie rien.
- 27:01On a un peu d'argent.
- 27:02Voilà,
- 27:02c'est ça.
- 27:03Et en fait,
- 27:03moi,
- 27:04comme je suis très contrôlante,
- 27:06je prenais un double rendez-vous.
- 27:07C'est-à-dire,
- 27:08naturopathe,
- 27:08je faisais un rendez-vous pour ma fille,
- 27:09un rendez-vous pour moi.
- 27:10Chiropracteur,
- 27:10pareil,
- 27:11pour voir ce que ça faisait sur mon corps.
- 27:13Et donc là,
- 27:14guérisseur,
- 27:14je fais OK,
- 27:14je prends un rendez-vous pour ma fille,
- 27:15je prends un rendez-vous pour moi.
- 27:16Donc,
- 27:16deux rendez-vous.
- 27:18Et c'est comme ça qu'en janvier 2019,
- 27:20j'ai débarqué chez 5 guérisseurs pour ma fille et que là,
- 27:23j'ai halluciné.
- 27:24Ah oui,
- 27:24et puis c'était il n'y a pas si longtemps finalement.
- 27:26C'est dément.
- 27:26Elle avait déjà 2019,
- 27:3012 ans.
- 27:3112 ans,
- 27:31oui.
- 27:31Donc,
- 27:31tu avais plus attendu 12 ans,
- 27:32têtu.
- 27:34Oui,
- 27:34à prendre les antibios.
- 27:35Non,
- 27:35mais quand je t'ai dit les antibios et puis les masques d'inhalation avec des doses de cortisone.
- 27:41On louait des appareils avec des infirmiers qui venaient pour te remettre des doses,
- 27:45machin.
- 27:47Donc ça a été loin et c'est vrai que...
- 27:49Ce guérisseur du coup il vous a...
- 27:50Ce guérisseur en fait,
- 27:51donc je rentre toute seule dans la salle.
- 27:54Bon déjà je trouve ça hyper chelou,
- 27:55il y a de l'encens,
- 27:56il y a des bouddhas,
- 27:57il y a des statues et tout.
- 27:58Je regardais un peu les gens qui donnaient la salle d'attente,
- 28:00genre qui sont ces gens qui voient des guérisseurs ?
- 28:01Ils sont trop normaux,
- 28:03ils ne nous reçoivent pas.
- 28:04Pourquoi viennent-ils ?
- 28:05C'est quoi leur problème à eux ?
- 28:07Et donc là tu rentres dans une toute petite maison,
- 28:08c'est un magnétiseur guérisseur qui est hyper connu en fait,
- 28:11je l'ai su après.
- 28:13Voilà et donc...
- 28:14Je rentre dans la pièce avec mon enfant et puis il me demande pourquoi je suis là.
- 28:18Je me dis Attends,
- 28:19le mec qui est guérisseur,
- 28:20il n'a qu'à me dire pourquoi je suis là.
- 28:21J'adore ce que tu me parles.
- 28:24C'est le test,
- 28:25quoi.
- 28:26Et donc,
- 28:27je dis Je suis là pour mon enfant.
- 28:28Et donc,
- 28:28tout de suite,
- 28:28il me dit Ah,
- 28:29il y a un problème au poumon.
- 28:30Tristesse ?
- 28:32Comment il sait ça ?
- 28:33Il n'a pas dit tristesse,
- 28:34mais lui aussi,
- 28:35il m'a dit que j'étouffais.
- 28:36Il m'a dit
- 28:37Votre fille,
- 28:38elle étouffe.
- 28:39Et puis après,
- 28:39il a fait des tas de trucs bizarres.
- 28:41Il est rentré en transe.
- 28:42Il a touché son poumon.
- 28:43Voilà.
- 28:44Et moi,
- 28:44je pleurais,
- 28:45je pleurais,
- 28:45je pleurais pendant ce temps-là.
- 28:47C'était très bizarre.
- 28:49Et au bout de 10 minutes,
- 28:49il a dit C'est bon,
- 28:50maintenant à votre tour.
- 28:54Et donc là,
- 28:54il m'a trouvé des trucs.
- 28:56Et notamment sur la circulation des jambes.
- 29:00La circulation,
- 29:01il m'a dit Vous avez les jambes lourdes ?
- 29:02Je lui ai dit Non,
- 29:02je ne crois pas.
- 29:03Et puis,
- 29:03il a posé la main sur mon genou,
- 29:04il m'a dit Marchez.
- 29:06J'avais la jambe toute flagada,
- 29:07toute légère.
- 29:07Je lui ai dit Attends,
- 29:08c'est hyper bizarre.
- 29:09Il m'a dit On va faire l'autre jambe.
- 29:10Et ça,
- 29:10je me suis dit Oui,
- 29:11j'avais des jambes lourdes avant qu'il me touche.
- 29:15Et ça,
- 29:15ça a été pour moi le premier truc de guérison et de croyance qu'il existait autre chose,
- 29:22qu'il y avait des gens qui étaient capables de voir,
- 29:24d'entendre,
- 29:25de guérir.
- 29:26Il m'a beaucoup parlé des êtres de lumière.
- 29:28Ce sont les êtres de lumière qui œuvrent à travers moi.
- 29:32Et ça,
- 29:33ça m'a décapsulée.
- 29:34Et ensuite,
- 29:35pour moi,
- 29:35c'était indissociable,
- 29:37c'est-à-dire qu'au-delà des traitements allopathiques,
- 29:39je faisais voir.
- 29:41d'autres thérapeutes pour ma fille et pour moi,
- 29:43donc on a été voir des kinésiologues,
- 29:46énergéticiens.
- 29:48On a même fait des soins,
- 29:50un soin qui s'appelle le soin métamorphique,
- 29:52je crois.
- 29:53On travaille sur les mémoires de naissance.
- 29:56C'était terrible parce que quand on est allé voir cette praticienne-là,
- 30:00ma fille était sur la table sur ses mémoires de naissance et moi j'étais sur le canapé à côté,
- 30:04mais je ressentais tout à l'intérieur.
- 30:05J'avais l'impression qu'on travaillait sur moi en même temps.
- 30:08Dans l'empreinte de naissance,
- 30:09on dit que l'enfant porte bien sûr la mémoire de la mère,
- 30:12il porte les neuf mois de gestation,
- 30:14mais aussi les neuf mois qui ont précédé la gestation.
- 30:17ce qui s'est passé dans la vie de la mère les neuf mois avant.
- 30:19On m'avait conseillé Les neuf marches un livre justement qui parle de ça,
- 30:22parce qu'a priori déjà,
- 30:23ce livre parle que l'âme nous choisit,
- 30:25mais aussi effectivement de l'importance des mois d'avance.
- 30:28J'ai lu ce livre que je vous conseille aussi,
- 30:30que j'adore,
- 30:31j'ai eu la grande chance de rencontrer l'auteur,
- 30:34maintenant que je fais partie du cercle des auteurs,
- 30:35c'est Agnès Stévenin.
- 30:37D'accord,
- 30:37on arrive déjà à 38 minutes d'épisode,
- 30:40et je pense que là on va essayer de résumer un petit peu tout ça ensemble,
- 30:42qu'est-ce que c'est plus doux pour toi,
- 30:43qu'est-ce que ça a transformé chez toi ?
- 30:46Pour moi,
- 30:46ça a été un cadeau.
- 30:47Enfin,
- 30:48ça a été un cadeau,
- 30:49je le vois maintenant avec le recul,
- 30:50c'est-à-dire que ma fille a été mon enseignant.
- 30:53Véritablement,
- 30:54elle m'a appris à guérir de mes propres peurs,
- 30:56de mes propres projections,
- 30:57du lien à ma mère.
- 30:59Elle m'a appris à me dévoiler,
- 31:01c'est-à-dire à accepter ma voix.
- 31:03Tu sais,
- 31:04il y a un truc que je raconte dans Message de la Cacha que j'ai tout accepté,
- 31:07j'ai tout quitté,
- 31:08j'ai quitté mon job,
- 31:10pour me mettre au service des énergies et du divin.
- 31:13Et puis,
- 31:14juste au moment où j'accepte cela,
- 31:15il se passe trois choses dans ma vie.
- 31:17Ma meilleure amie passe en soins palliatifs,
- 31:19donc on sait que c'est la fin.
- 31:21Je prends la décision de quitter mon boulot,
- 31:23donc je fais ma demande.
- 31:25Et ma fille est hospitalisée à nouveau pour une pneumonie.
- 31:28Et au moment où je suis à l'hôpital,
- 31:29déjà on est dans les urgences,
- 31:31elle est sur un brancard,
- 31:32elle hurle,
- 31:33elle souffre,
- 31:34personne ne s'occupe de nous,
- 31:35etc.
- 31:36Et là,
- 31:36je dis,
- 31:37mais pourquoi ?
- 31:38Alors que j'ai tout fait bien.
- 31:39Pourquoi ?
- 31:40Alors que j'ai...
- 31:41j'ai accepté donc arrêter de la faire souffrir et comme si à nouveau je me sentais punie par la vie ou que je faisais pas bien quelque chose ou pas assez et ça m'a transcendée à ce moment là en fait on doit vivre ça encore une fois et c'est pas parce que j'ai pas assez bien fait c'est
- 31:57voilà j'accepte de ne plus être punie par la vie,
- 32:00j'accepte d'agir par amour j'accepte,
- 32:03voilà je lâche quoi et depuis on a quand même très très peu d'incidents
- 32:10On a tout ce travail où elle est devenue lui et prend sa place et se libère petit à petit de ses angoisses avec une très très grande conscience.
- 32:21Et un des premiers messages que j'ai reçu quand j'ai commencé à canaliser,
- 32:24quand j'ai commencé à recevoir ces messages jour et nuit,
- 32:26c'était en 2020,
- 32:28j'ai eu cette question
- 32:30Ah mais attends,
- 32:31que vont devenir nos enfants ?
- 32:34Et ça m'a dit,
- 32:35par rapport à tout ce qui se passe dans l'actualité,
- 32:36ça a dit…
- 32:38Tu n'as pas besoin de te préoccuper des enfants parce que les enfants sont déjà de l'autre côté,
- 32:42ce sont déjà les acteurs du nouveau monde,
- 32:44ils viennent déjà avec cette conscience qui a un temps d'avance alors que vous,
- 32:48vous devez faire tout ce chemin de nettoyage.
- 32:52Ce sont des éclairants,
- 32:54les enfants sont des éclairants et je sens ça très très fort en fait.
- 32:57Oui mais il y en a qui disent ça effectivement que c'est de plus en plus puissant et que les enfants d'aujourd'hui c'est pour ça qu'on a du mal à les mettre dans des cases.
- 33:03C'est pour ça qu'il y a de plus en plus de choses qui se passent avec les enfants d'aujourd'hui.
- 33:06Et sans catégoriser,
- 33:06parce que moi je ne suis pas du tout New Age,
- 33:08avec les enfants indigos,
- 33:09les enfants cristalles,
- 33:10j'en sais rien,
- 33:11mais ce sont des ouvreurs de portes.
- 33:13Ils sont là pour te remettre sur ton chemin de vie en fait.
- 33:16Ils sont là pour te montrer ce qui n'est pas aligné chez toi.
- 33:20Donc là finalement,
- 33:21si on avait un conseil pour les mamans ou les papas qui vivraient un petit peu mal leur maternité ou leur paternité,
- 33:27tu leur dirais quoi justement ?
- 33:29En fait,
- 33:30je leur dirais que ce n'est jamais la faute de l'enfant.
- 33:32C'est vrai que ce n'est jamais la faute de l'enfant.
- 33:34Parce que moi,
- 33:35j'en vois plein des gens en séance,
- 33:36des gens qui veulent prendre rendez-vous pour les enfants.
- 33:38Et j'ai arrêté de faire ça.
- 33:39Avant,
- 33:39je faisais des soins sur les enfants et j'ai arrêté de le faire parce qu'en fait,
- 33:42il faut travailler sur vous.
- 33:43Quand je dis il faut travailler,
- 33:44ce n'est pas travailler.
- 33:45On revient à la question tout à l'heure,
- 33:46mais non,
- 33:46c'est plus d'aller voir chez vous.
- 33:48Si vous avez un enfant hyper colérique qui vous fait mener un enfer.
- 33:54qui est ultra émotionnel,
- 33:56qui est ultra je ne sais pas quoi,
- 33:57enfin tous les qualificatifs qu'on peut dire,
- 33:59ou HPI ou hyperactif,
- 34:00etc.
- 34:01C'est vous qui devez venir en séance.
- 34:02Déjà pour comprendre ce qui se passe,
- 34:04ce que ça vient faire,
- 34:04ce que ça vient réveiller chez vous,
- 34:06et comment vous pouvez accompagner au mieux votre enfant,
- 34:08ça passe par vous.
- 34:10L'enfant il est là juste pour vous montrer...
- 34:12Réveiller les choses.
- 34:13Ouais,
- 34:13pour réveiller.
- 34:14En fait si vous êtes dérangé par la situation,
- 34:16c'est bien chez vous qu'est la solution.
- 34:19Ouais,
- 34:19d'accord.
- 34:20Ouais,
- 34:20trop bien.
- 34:21Hyper puissant.
- 34:22Trop bien !
- 34:23Je pouvais résumer cette tranche de vie en un mot,
- 34:25ça serait lequel ?
- 34:26Ça serait apprentissage.
- 34:27Je vois comme un escalier où tu montes les marches pour prendre de la hauteur et voir la plus large,
- 34:36la plus big picture,
- 34:38la façon de voir élargie au lieu d'être centré sur tes problèmes dans ton petit personnage,
- 34:44de prendre de la hauteur.
- 34:45J'ai l'impression d'avoir...
- 34:47gagner en lucidité sur moi-même.
- 34:49D'accord.
- 34:50Puis,
- 34:51amour,
- 34:51que l'amour,
- 34:52ce n'est pas posséder l'autre,
- 34:53ce n'est pas la fusion,
- 34:55parce que je te dis,
- 34:56j'avais vraiment besoin,
- 34:57moi,
- 34:57de sentir ma fille contre moi,
- 34:59de la sniffer,
- 35:00tu vois.
- 35:00Ce n'est pas posséder l'autre,
- 35:03l'amour,
- 35:03c'est être en paix avec l'autre et le laisser libre,
- 35:06parce que,
- 35:06ce n'est pas parce qu'il se détache de toi qu'il t'aime moins ou que tu es moins aimé.
- 35:09Donc,
- 35:10c'est ça,
- 35:11c'est l'apprentissage de l'amour de soi.
- 35:13Et ça,
- 35:13ce n'est pas que dans la maternité.
- 35:14Merci beaucoup,
- 35:15Fabienne.
- 35:16Merci pour cet épisode et je vous retrouve la semaine prochaine.