Latest / Africa Fashion Tour / Mabelle, créatrice de contenus spécialiste de la mode africaine
Transcript
- 0:00Écoute,
- 0:00au début,
- 0:02c'était en effet des collaborations qui n'en étaient pas vraiment,
- 0:05parce que c'était des marques qui m'envoyaient des vêtements,
- 0:07tout simplement.
- 0:08C'était des marques qui me disaient,
- 0:09voilà,
- 0:10on a vu votre contenu,
- 0:11on aimerait bien vous envoyer des vêtements,
- 0:12juste pour que vous nous disiez ce que vous en pensez,
- 0:15sans aucune obligation d'en parler sur les réseaux sociaux.
- 0:17Et ça,
- 0:18c'est important,
- 0:18parce que moi,
- 0:19je refusais tout le temps qu'on m'envoie des vêtements avec obligation d'en parler sans rémunération.
- 0:24Donc,
- 0:24premier type de collaboration,
- 0:26c'est pas vraiment une collab,
- 0:27on vous envoie des vêtements,
- 0:28vous en parlez.
- 0:29Et en général,
- 0:30parce que j'avais de la chance,
- 0:31les marques qui m'envoyaient des vêtements étaient toutes incroyables.
- 0:34Les pièces étaient toutes belles,
- 0:35c'était des pièces que je portais.
- 0:37Et donc,
- 0:37quand je faisais mes vidéos d'outfit du jour,
- 0:39je parlais des pièces que je portais.
- 0:41Ou alors,
- 0:41c'était des pièces que je ne portais pas tout de suite.
- 0:43Mais tellement le packaging était soigné,
- 0:45tellement la pièce était qualitative.
- 0:47Au final,
- 0:47je faisais des vidéos de manière totalement spontanée parce que j'en avais envie.
- 0:52Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:55Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 1:03Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:05Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:09responsables et ambitieux.
- 1:11Au fil des interviews,
- 1:12je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:20Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax
- 1:24pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:26de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:31C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:35éthiques et performants.
- 1:37Je suis Amata Dialo,
- 1:38je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes.
- 1:41Je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:44J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:48En 2017,
- 1:49j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:52Et depuis,
- 1:53je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:59Au-delà de la mode,
- 2:00je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 2:04Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:13Aujourd'hui,
- 2:13je suis en compagnie de Maëva.
- 2:15Maëva est connue sous le pseudo Mabel sur TikTok et Instagram.
- 2:19Elle partage régulièrement du contenu sur la mode africaine.
- 2:22Qu'il s'agisse de présenter des marques,
- 2:23de relayer des pop-up ou de partager son point de vue.
- 2:26Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son engagement dans la promotion de la mode africaine.
- 2:32Bienvenue Maëva,
- 2:33comment vas-tu ?
- 2:34Hello Ramatha,
- 2:35merci beaucoup,
- 2:35ça va très bien et toi ?
- 2:37Écoute,
- 2:37je vais très bien,
- 2:38je suis ravie qu'on ait pu trouver le temps d'organiser cette interview.
- 2:41On s'est croisés dans le pop-up de la marque Wani Fuga,
- 2:47si je ne me trompe pas,
- 2:49c'est Little Africa.
- 2:50Et puis,
- 2:51on a assez rapidement calé un rendez-vous pour cette interview.
- 2:55Donc moi,
- 2:55je suis ravie.
- 2:57Ça fait un moment que je te suis,
- 2:58moi,
- 2:58sur TikTok.
- 2:59Et donc,
- 2:59je suis ravie qu'on puisse échanger pendant une petite heure pour en savoir un peu plus sur toi.
- 3:04Donc,
- 3:05on va commencer cette interview.
- 3:06Comme je le fais toujours,
- 3:07je vais te demander de te présenter.
- 3:09Oui,
- 3:09merci Ramatha.
- 3:10Je suis très contente aussi qu'on puisse te parler.
- 3:12Comme tu l'as dit,
- 3:12je m'appelle Maëva.
- 3:14J'ai 32 ans.
- 3:15Je n'ai pas peur de dire mon âge.
- 3:16Je suis d'origine togolaise.
- 3:18J'habite à Paris.
- 3:21Je suis maman d'une petite fille et je suis directrice au sein d'une ONG panafricaine qui œuvre en matière de politique publique.
- 3:31Donc,
- 3:31on travaille avec plusieurs gouvernements et autres acteurs publics et privés africains.
- 3:36Et à côté de ça,
- 3:37je suis créatrice de contenu sur les sujets liés à la mode africaine.
- 3:42Je suppose qu'on aura l'occasion d'en parler.
- 3:45C'est une niche,
- 3:46puisque c'est comme ça qu'on appelle ça aujourd'hui,
- 3:48c'est une niche dans laquelle je suis tombée presque par hasard,
- 3:51mais qui me passionne et dont j'aime beaucoup parler.
- 3:54Voilà,
- 3:55en résumé.
- 3:57Très bien.
- 3:57Écoute,
- 3:57c'est assez intéressant de voir que toi,
- 3:59tu cumules deux activités,
- 4:00la création de contenu plus un job à temps plein de directrice.
- 4:05Comment tu fais pour gérer ton temps avec ces deux activités ?
- 4:08Écoute,
- 4:09il y a un élément qu'il faut que je précise,
- 4:11parce que je pense que c'est ça qui me permet de gérer les deux de manière relativement aisée,
- 4:15c'est que mon job est totalement en télétravail.
- 4:18Je suis en télétravail permanent.
- 4:20On est une organisation,
- 4:21on est une vingtaine de membres.
- 4:24Et on est tous basés un peu partout dans le monde,
- 4:27on est deux en France typiquement,
- 4:28tu vois,
- 4:29il y en a un peu en Europe,
- 4:30la grande majorité sur le continent africain.
- 4:32On se voit que quand on est en mission sur le continent,
- 4:35et ce qui fait que le reste du temps,
- 4:36même si je travaille à temps plein,
- 4:38je suis à la maison.
- 4:39Et c'est ça qui me permet en fait d'avoir du temps pour faire mes vidéos,
- 4:42faire mes recherches,
- 4:43mes vidéos et mes montages,
- 4:45je devrais dire.
- 4:46En fait,
- 4:47pendant ma pause-déjeuner,
- 4:49dès que j'ai,
- 4:50je ne sais pas,
- 4:50une ou deux heures sans call,
- 4:52et que j'ai pu déjà faire mes petits trucs,
- 4:54que j'avais à faire travailler mes documents.
- 4:56Donc là,
- 4:56je me disais,
- 4:56j'ai une heure,
- 4:57je peux en profiter pour faire des vidéos.
- 4:59Et le soir,
- 5:00je peux monter parce que je n'ai pas tout le trajet,
- 5:02je ne prends pas le métro.
- 5:04Quand je ferme mon ordinateur,
- 5:05j'ai fini de bosser,
- 5:06ça me donne plus de temps pour me consacrer à cette autre activité.
- 5:10Ce qui,
- 5:10je pense,
- 5:11serait plus difficile si j'allais au bureau,
- 5:13je suis toujours à Paris tous les jours.
- 5:14Là,
- 5:15je pense que ça nécessiterait une organisation plus rigoureuse,
- 5:18disons.
- 5:19Et ça fait combien de temps que tu t'es lancée dans la création de contenu ?
- 5:22Alors écoute,
- 5:23ça fait longtemps.
- 5:26Je pense que ça doit faire deux ans.
- 5:28J'ai eu une longue année,
- 5:30disons cinq ou six mois,
- 5:32durant lesquels je faisais du contenu où je n'étais pas particulièrement suivie,
- 5:36mais j'avais mon petit groupe de filles qui me suivait et ça me plaisait bien.
- 5:40Je ne faisais pas du tout du contenu sur la mode africaine à l'époque parce que moi,
- 5:44j'aime dire que j'ai une passion,
- 5:46c'est être belle.
- 5:47J'aime tout ce qui me permet d'être plus belle,
- 5:50tout ce qui me permet d'avoir une meilleure peau,
- 5:52des plus beaux cheveux,
- 5:53être mieux habillée que je ne le suis,
- 5:54etc.
- 5:55Donc en fait,
- 5:56je faisais des vidéos avec ce que je faisais,
- 5:58c'était des mood boards sur un sujet,
- 6:00par exemple,
- 6:00je ne sais pas moi,
- 6:02les Kitten Heels.
- 6:03Typiquement,
- 6:03c'était une de mes premières vidéos qui avait un peu bien fonctionné.
- 6:06Et je disais,
- 6:07moi,
- 6:07je trouve que les Kitten Heels,
- 6:08c'est génial parce que je suis petite,
- 6:09mais je n'arrive pas à bien marcher en talent.
- 6:11Donc ça me permet d'être un peu plus stylée,
- 6:13un peu plus féminine.
- 6:15tout en ayant pas mal au pied,
- 6:16voici mes kitten hairs préférés,
- 6:18voici où je les achète et voici où vous pouvez en trouver.
- 6:20C'était typiquement le genre de vidéos que je faisais,
- 6:22très recommandation sur des sujets de mode et de skincare.
- 6:27J'aimais aussi beaucoup parler des cheveux.
- 6:29À l'époque,
- 6:29j'avais des micro-locks.
- 6:30Désolée,
- 6:31je te fais une très longue réponse,
- 6:32mais c'est pour te partager un peu le parcours.
- 6:34Et donc,
- 6:34après ça,
- 6:35j'ai eu une longue pause parce que j'ai eu un bébé et que,
- 6:38ben voilà,
- 6:39le postpartum,
- 6:39etc.
- 6:40Et ensuite,
- 6:41je suis revenue et je me suis dit naïvement que j'allais continuer à faire mes skis.
- 6:44des hauts de recours tranquillement,
- 6:46sauf que l'algorithme ne m'aimait plus,
- 6:48il m'avait oublié et qu'en fait,
- 6:49les réseaux sociaux avaient évolué,
- 6:51tu vois,
- 6:51j'avais fait une pause de quoi ?
- 6:52Ben,
- 6:536 à 9 mois,
- 6:54je crois,
- 6:54peut-être un peu moins,
- 6:55mais les choses avaient évolué.
- 6:58Et moi,
- 6:58j'ai toujours été passionnée par les femmes noires,
- 7:01j'ai toujours été passionnée par les femmes africaines,
- 7:03la manière dont elles s'habillent et à chaque fois que j'enregistrais,
- 7:06j'aime beaucoup enregistrer des publications.
- 7:08Quand je scrolle sur des réseaux,
- 7:09j'enregistre,
- 7:10quand je vois une tenue qui me plaît,
- 7:11j'enregistre en me disant,
- 7:12soit en fait
- 7:13Un jour,
- 7:13j'achèterai la même,
- 7:14soit quand j'irai au Togo,
- 7:15je demanderai à mon tailleur de me faire la même.
- 7:18Et au fur et à mesure,
- 7:19les publications que j'enregistrais étaient toujours des sites de portée des tenues de marques africaines.
- 7:23Et c'est comme ça que depuis des années,
- 7:25j'ai réussi à créer une petite banque de marques africaines que je connaissais et personne autour de moi en parlait.
- 7:30Mes copines n'en parlaient pas.
- 7:33Quand j'en voyais sur les réseaux sociaux,
- 7:34c'était uniquement des personnes anglophones qui en parlaient.
- 7:37Je me disais,
- 7:38mince,
- 7:38en France,
- 7:40j'ai l'impression qu'on en parle très peu.
- 7:42Et je me suis dit,
- 7:44une petite anecdote,
- 7:44l'idée m'est venue dans mon sommeil.
- 7:46Je dormais et j'ai rêvé de faire une série sur 30 jours de Marx africain.
- 7:51Et voilà,
- 7:52un jour,
- 7:52je me suis réveillée,
- 7:53j'ai fait ça.
- 7:54J'en ai enregistré,
- 7:54je crois,
- 7:554 ou 5 d'un coup.
- 7:56Au début,
- 7:56le format,
- 7:57je n'avais même pas 500 vues par vidéo.
- 7:59Je me dis,
- 8:00qu'est-ce qui se passe ?
- 8:01Et tout,
- 8:01j'ai une conversation avec mon meilleur ami Claude,
- 8:03de l'intelligence artificielle.
- 8:05Je lui ai dit,
- 8:05écoute,
- 8:05moi,
- 8:05j'ai une idée,
- 8:06je sais qu'elle est géniale.
- 8:08Il faut que tu me dises comment la vacciner pour que le plus de monde possible puisse la voir.
- 8:11On a brainstormé ensemble.
- 8:13Je me rappelle,
- 8:13j'ai fait une vidéo.
- 8:14Je ne sais même plus sur quelle marque.
- 8:15Et bim,
- 8:16je crois que 10 000 vues ou un truc comme ça.
- 8:18J'ai continué.
- 8:18La série a super bien performé.
- 8:20J'ai atteint les 10 000 followers en quelques jours grâce à cette série.
- 8:23Et j'ai continué.
- 8:25Je ne me rappelle plus quelle était ta question,
- 8:27Ramata.
- 8:28Je me suis lancée dans un monologue.
- 8:30Mais voilà,
- 8:30en gros,
- 8:30comment j'en suis arrivée là et comment j'en suis arrivée à parler des marques africaines aujourd'hui.
- 8:35écoute,
- 8:35sans toi complètement à l'aise de faire des réponses longues l'idée de ce podcast c'est de te donner l'opportunité de t'exprimer et puis au niveau de la réponse à la question t'es complètement dans la réponse là maintenant ce que j'ai envie de comprendre c'est est-ce que toi t'avais une formation en communication,
- 8:50en création de contenu ou en montage vidéo est-ce que de par ton job à côté t'avais développé ces compétences là ou est-ce que en fait ça s'est fait sur le tas de manière autodidacte
- 9:02Alors,
- 9:02oui et non,
- 9:03et ça va probablement être encore une réponse un peu longue.
- 9:06Moi,
- 9:06je suis juriste de formation et après mes études,
- 9:09j'ai travaillé dans une agence de communication.
- 9:12Pendant quelques années,
- 9:14toute ma carrière professionnelle a été tournée vers l'Afrique.
- 9:16Mais là,
- 9:17c'était une agence de communication vers le continent africain.
- 9:20Mais je n'étais pas du tout sur la partie digitale,
- 9:22moi.
- 9:22J'étais sur la partie plus relations presse.
- 9:25C'est vrai que je gérais les réseaux sociaux de quelques personnalités africaines,
- 9:28mais c'était...
- 9:30dérisoire,
- 9:31ce n'était pas la plus grande partie de mon métier.
- 9:32Mais du coup,
- 9:33c'est vrai que j'ai fait ça pendant 2-3 ans dans le cadre de mon métier.
- 9:36Mais pourtant,
- 9:37ce n'est pas du tout dans cette période que je me suis lancée dans les réseaux sociaux parce que là,
- 9:40je te parle d'un truc qui date bien de
- 9:424-5 ans aujourd'hui.
- 9:43Donc,
- 9:43c'était bien avant que je me lance.
- 9:45Mais je pense que de manière inconsciente,
- 9:47ça a probablement dû nourrir ma compréhension des réseaux,
- 9:51mon attrait pour les réseaux et peut-être ma capacité,
- 9:54en effet,
- 9:54à savoir faire des trucs basiques,
- 9:56faire des recherches SEO,
- 9:59ISO,
- 9:59SEO,
- 10:00je ne sais même plus.
- 10:01Peut-être,
- 10:02et savoir comment écrire des captions qui pourraient attirer un peu d'attention,
- 10:05des choses comme ça.
- 10:06Ça,
- 10:06en effet,
- 10:07c'est peut-être des choses que mon passage dans le monde de la communication m'a permis d'apprendre à faire,
- 10:13en effet.
- 10:14Très bien,
- 10:14donc c'est SEO.
- 10:15Donc toi,
- 10:16en tout cas,
- 10:16ce qui est intéressant,
- 10:17c'est que dans ton approche,
- 10:17il y a effectivement un sujet qui t'intéresse,
- 10:19qui te passionne,
- 10:20mais tu l'as dit,
- 10:21tu as utilisé ton meilleur ami Claude,
- 10:23tu avais un certain nombre de bases,
- 10:25en fait,
- 10:25de fondations pour te lancer.
- 10:27Donc,
- 10:27ce n'était pas que
- 10:28quelque chose de spontané,
- 10:29il y avait quand même un côté stratégique avant de te lancer dans la classe en contenu.
- 10:38Tout à fait.
- 10:38En fait,
- 10:39si tu veux,
- 10:40ce n'était pas tant avant de me lancer,
- 10:41c'est une fois que je me suis lancée.
- 10:43Une fois que je me suis lancée et que j'étais intimement convaincue que typiquement,
- 10:47cette série sur les marques africaines pouvait intéresser,
- 10:50je me suis dit,
- 10:51je sais qu'il y a des filles qui sont comme moi,
- 10:52qui veulent avoir de beaux vêtements,
- 10:55des vêtements qu'on ne retrouve pas partout et qui veulent en même temps...
- 10:58utiliser leurs vêtements pour prôner leur identité africaine,
- 11:02je me disais,
- 11:02si moi c'est quelque chose qui me tient à cœur,
- 11:04je sais qu'il y a plein de filles de l'édaspora,
- 11:06pour qui c'est le cas aussi ?
- 11:07Une fois que je savais que ça c'était le cas,
- 11:08je me suis dit,
- 11:09oui,
- 11:09il faut que je sois plus stratégique et il faut que je réfléchisse à la manière dont je peux,
- 11:13un,
- 11:14faire en sorte que mon contenu touche le plus de monde possible,
- 11:17et deux,
- 11:18faire en sorte que mon contenu évolue toujours et permette de toujours être de meilleure qualité.
- 11:23Donc une fois que je me suis lancée,
- 11:24oui,
- 11:24il y avait une vraie volonté stratégique parce que
- 11:27Faire des YouTube contenus,
- 11:27ça prend du temps.
- 11:29Ça prend du temps de faire les recherches,
- 11:30de penser à ce que tu vas dire,
- 11:32de faire un espèce de script,
- 11:33de tourner.
- 11:34Je ne voulais pas faire ça dans le vent,
- 11:35en fait.
- 11:36Je voulais vraiment qu'il y ait une vignes directrice,
- 11:38une stratégie pour que ça apporte des fruits,
- 11:40tout simplement.
- 11:41J'imagine qu'assez rapidement,
- 11:42tu as commencé à avoir des partenariats avec les marques.
- 11:45Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu tes premiers partenariats,
- 11:49les types de collaborations que tu as pu faire ?
- 11:52Écoute,
- 11:53au début,
- 11:54c'était en effet des collaborations.
- 11:56qui n'en étaient pas vraiment.
- 11:57Parce que c'était des marques qui m'envoyaient des vêtements.
- 11:59Tout simplement.
- 12:00C'était des marques qui me disaient,
- 12:02voilà,
- 12:02on a vu votre contenu,
- 12:03on aimerait bien vous envoyer des vêtements juste pour que vous nous disiez ce que vous en pensez sans aucune obligation d'en parler sur les réseaux sociaux.
- 12:09Et ça,
- 12:10c'est important.
- 12:11Parce que moi,
- 12:11je refusais tout le temps qu'on m'envoie des vêtements avec obligation d'en parler sans rémunération.
- 12:16Donc,
- 12:17premier type de collaboration,
- 12:18ce n'est pas vraiment une collab,
- 12:19on vous envoie des vêtements,
- 12:20vous en parlez.
- 12:21Et en général,
- 12:22parce que j'avais de la chance,
- 12:23les marques qui m'envoyaient des vêtements étaient toutes Merci.
- 12:25incroyable,
- 12:26les pièces étaient toutes belles,
- 12:27c'était des pièces que je portais.
- 12:29Et donc,
- 12:29quand je faisais mes vidéos d'outfit du jour,
- 12:31je parlais des pièces que je portais.
- 12:33Ou alors,
- 12:33c'était des pièces que je ne portais pas tout de suite,
- 12:35mais tellement le packaging était soigné,
- 12:37tellement la pièce était qualitative,
- 12:39au final,
- 12:39je faisais des vidéos de manière totalement spontanée parce que j'en avais envie.
- 12:43Les vidéos avec les collaborations rémunérées sont venues beaucoup plus tard.
- 12:48Elles sont venues grâce aux vidéos sur les pop-up.
- 12:50Il y avait un pop-up d'une boutique ivoirienne qui avait lieu à Paris.
- 12:54J'ai fait une vidéo...
- 12:55vraiment comme ça,
- 12:55parce que je me disais,
- 12:56c'est génial,
- 12:57moi,
- 12:57c'était le premier pop-up de marque africaine.
- 12:59En plus,
- 12:59c'était un pop-up multimarque,
- 13:00c'est beaucoup de marques,
- 13:01notamment des marques nigériennes,
- 13:03qui sont les plus populaires,
- 13:04en tout cas,
- 13:05auprès de mon audience.
- 13:06Je me disais,
- 13:07c'est super,
- 13:08je vais faire une vidéo pour en parler.
- 13:09Cette vidéo est parmi celles qui a le mieux performé,
- 13:14notamment sur mon Instagram.
- 13:16Et en fait,
- 13:16il y a des marques qui avaient des pop-ups,
- 13:17qui en ont organisé,
- 13:18qui ont vu ça,
- 13:19et qui à la suite de ça m'ont contacté pour me dire,
- 13:22on aimerait que vous parliez de notre pop-up.
- 13:25Et je sais en toute humilité que quand je parle d'un pop-up,
- 13:29j'ai des filles qui me suivent qui vont y aller.
- 13:31Et ça,
- 13:31les marques ont vu,
- 13:33le bouche à oreille s'est fait,
- 13:34les marques se sont dites entre elles,
- 13:36cette fille quand elle fait un pop-up en général,
- 13:38il y a du monde qui se déplace,
- 13:39donc vas-y,
- 13:40demande-lui de faire une collab.
- 13:42Et j'ai envie de dire que vraiment
- 13:4480% des collabs que j'ai eus ont tourné autour des pop-ups.
- 13:49Et les autres types de collabs,
- 13:52c'était...
- 13:53J'aimerais que vous fassiez une présentation de ma marque et en général,
- 13:57s'y accompagner,
- 13:58d'envoi de pièces.
- 13:59Je parle de la marque,
- 14:00je la présente et je montre aussi les pièces que j'ai reçues.
- 14:04Je montre la qualité des matériaux,
- 14:06des tissus,
- 14:06etc.
- 14:07Voilà un peu pour les collabs.
- 14:09Dans ce que tu évoques,
- 14:10tu parles de recherche en fait,
- 14:12parce que dans tes partages de contenu,
- 14:16il y a toute une partie effectivement qui est,
- 14:18on parle des marques,
- 14:19on parle des tenues,
- 14:19on parle des couleurs et on parle des pop-up.
- 14:22Il y a aussi parfois du point de vue,
- 14:24de la perspective et un travail de recherche.
- 14:27Est-ce que tu peux nous parler aussi de cet aspect-là ?
- 14:29Comment tu fais tes recherches et pourquoi tu as décidé d'intégrer cet aspect-là dans les contenus que tu partages ?
- 14:37Pour tout te dire...
- 14:39la partie recherche sur les vidéos plus advocacy ou point de vue,
- 14:44moi c'est comme ça que je les appelle moi toute seule quand je fais un peu de brainstorming c'est les moins difficiles à faire parce qu'en fait,
- 14:50quand je fais mes recherches sur les marques et ça c'est vraiment pour des présentations de marques aujourd'hui mon Instagram tout ça est rempli de marques africaines qu'elle dit exclusivement donc en fait,
- 15:00quand je note les marques qui me plaisent et dont j'aimerais parler,
- 15:04en général j'ai un nombre qui me vient tout de suite,
- 15:06ça c'est vraiment pour les recherches sur...
- 15:08des présentations de marques.
- 15:09Dès que je vais sur la page d'une marque,
- 15:10dès que je vois le type de pièces que la marque fait,
- 15:13tout de suite,
- 15:14en général,
- 15:14j'ai un angle qui me vient,
- 15:15je me dis,
- 15:16ah,
- 15:16il y a un point commun,
- 15:17ah,
- 15:18ça évoque telle ou telle émotion chez moi,
- 15:20ah,
- 15:20je sais que ça plaira pour telle ou telle raison.
- 15:22Pour le prix,
- 15:23parce que la marque utilise un tissu en particulier,
- 15:26parce que la marque utilise une technique,
- 15:28quelque chose,
- 15:28j'ai quelque chose qui va me venir en tête,
- 15:30et ça,
- 15:32le travail n'est pas très compliqué en général.
- 15:34Le plus dur parfois,
- 15:35c'est quand je veux par exemple faire une vidéo sur des marques qui font des robes à moins de 100 euros.
- 15:40Là,
- 15:40c'est vraiment un travail où je dois aller regarder chaque marque que j'ai en tête,
- 15:44regarder les prix,
- 15:44etc.
- 15:45Ça,
- 15:45c'est pour vraiment les présentations de marques.
- 15:47Pour les vidéos plus points de vue,
- 15:51en fait,
- 15:51c'est beaucoup plus simple.
- 15:52Parce que quand je regarde les vidéos à force de scroller,
- 15:55à force d'interagir avec des gens,
- 15:57j'ai des idées qui me viennent,
- 15:58tout simplement.
- 15:59typiquement la dernière vidéo point de vue que j'ai fait,
- 16:03c'était sur Twitter.
- 16:04le fait qu'il paraît que les marques africaines excluraient les femmes en anglais dans un disque modeste,
- 16:09en français on dirait plus public,
- 16:11les films à communauté m'ont fait remarquer et en fait c'est quelque chose que j'ai vu une publication dessus moi-même je m'étais fait la remarque en discutant avec des copines à moi qui portent le voile et qui me disaient mais moi on adore les vidéos que tu fais et tout mais c'est parce que les vidéos les
- 16:26pièces que tu proposes on ne peut pas les porter et à chaque fois que tu proposes des pièces qui sont un peu plus couvertes,
- 16:31là je dis ça nous intéresse et c'est marqué beaucoup vraiment au choc
- 16:33là-bas et tout,
- 16:34je me suis dit,
- 16:35tiens,
- 16:35il y a quelque chose à faire dessus.
- 16:37C'est une vraie question à se poser.
- 16:39Et c'est comme ça que ça m'est venu.
- 16:40Et le script,
- 16:42le point de vue que je déroule dans la vidéo,
- 16:43c'est tout simplement ce que je pense.
- 16:45Donc là,
- 16:45ce n'est pas vraiment un travail de recherche,
- 16:46c'est que c'est un travail de structuration de ma pensée et de faire en sorte que ce que je pense puisse être véhiculé et communiqué de manière claire en un temps relativement réduit,
- 16:55en moins de minutes en général,
- 16:56etc.
- 16:57Donc,
- 16:58finalement,
- 16:58le travail de recherche dépend vraiment du type de vidéo que je veux faire et parfois,
- 17:03ne prend pas tant de temps.
- 17:05C'est plus un travail de structuration que de recherche à proprement parler.
- 17:09Et j'imagine que ce que ta communauté apprécie particulièrement,
- 17:12c'est cette variété de contenus entre les présentations de marques,
- 17:15entre les dates de pop-up à retenir à Paris et également ce partage spontané de points de vue.
- 17:22Exactement,
- 17:23c'est cette variété qui est intéressante,
- 17:25surtout qu'au début,
- 17:27je faisais quasi exclusivement des présentations de marques.
- 17:31Et très vite,
- 17:31je me suis rendue compte que présenter des marques et suggérer,
- 17:34c'était bien,
- 17:35mais qu'après,
- 17:35en effet,
- 17:35il y a tous ces sujets annexes qui venaient.
- 17:38Et d'ailleurs,
- 17:39pour revenir sur comment parfois les sujets de point de vue me viennent,
- 17:43c'est en lisant les commentaires.
- 17:45Une de mes premières vidéos sur les points de vue,
- 17:48c'était sur le prix des marques africaines.
- 17:50Quasi à chaque fois que je parlais de certaines marques,
- 17:54j'avais des commentaires sur « Ah,
- 17:55mais c'est trop cher » ,
- 17:56« Ah,
- 17:56mais c'est trop ci » ,
- 17:57« Ah,
- 17:57mais c'est trop ça » .
- 17:58Et je me suis dit,
- 17:59mais il faut que j'en parle.
- 18:00donc
- 18:00Et en effet,
- 18:01c'est cette variété,
- 18:01je pense,
- 18:02qui intéresse et qui permet aux gens d'interagir avec les vidéos le plus possible,
- 18:07tout à fait.
- 18:07Très bien.
- 18:08Là,
- 18:08je voulais te poser une question.
- 18:10Dans les présentations de marques et dans la manière dont tu sélectionnes les marques,
- 18:13tu parles beaucoup de qualité,
- 18:15tu parles des tissus,
- 18:16tu parles de savoir-faire,
- 18:17tu parles des matières également qui sont utilisées.
- 18:20Est-ce que toi,
- 18:21tu as suivi une formation particulière ?
- 18:24Est-ce que tu as,
- 18:25à force de discuter peut-être avec les créateurs de marques,
- 18:27justement
- 18:28Tu t'es forgé une certaine expertise technique mode pour avoir cette légitimité à parler un petit peu.
- 18:36Je veux dire,
- 18:36ce n'est pas technique,
- 18:37mais en tout cas,
- 18:38à pouvoir jauger de la qualité des différentes marques que tu mets en avant.
- 18:44Pas du tout.
- 18:45Et je fais un terme qui est assez intéressant,
- 18:47c'est celui de la légitimité.
- 18:50Mon but n'est pas du tout de me présenter comme une experte de ces sujets,
- 18:55parce que je ne le suis pas.
- 18:57Mon but est simplement de me présenter comme étant une cliente,
- 19:00une consommatrice de mode,
- 19:04d'habits.
- 19:04J'achète des vêtements comme tout le monde,
- 19:06et comme tout le monde,
- 19:07j'aime avoir des vêtements qui sont qualitatifs,
- 19:10j'aime avoir des vêtements qui durent dans le temps.
- 19:12Et c'est tout simplement en tant que...
- 19:13consommatrice que petit à petit j'ai commencé à regarder l'étiquette des pièces que j'achète,
- 19:19j'ai commencé à faire la différence entre les matières synthétiques les matières naturelles et en ce qui concerne les tissus utilisés sur le continent africain c'est à force de discuter avec ma mère avec mes tantes et en effet maintenant avec certains créateurs créatrices de marques africaines qui me disent ben voilà nous on utilise tel ou tel tel ou tel tissu il
- 19:37est importé ou fabriqué dans tel ou tel pays il utilise tel ou tel technique
- 19:43et donc c'est pour ça qu'il permet d'avoir tel ou tel niveau de qualité.
- 19:47Je n'ai pas de légitimité autre que ça en fait.
- 19:51Et ça c'est quelque chose parfois où je pense que les gens ne savent pas ou sur lequel il y a un peu de confusion.
- 19:56Et mon but est vraiment,
- 19:57tu me donnes l'opportunité de le faire d'ailleurs,
- 19:59de rappeler qu'en fait moi je ne suis pas du tout technicienne de ces sujets,
- 20:03je ne suis pas du tout experte de ça.
- 20:04Je suis juste quelqu'un qui veut faire deux choses.
- 20:08Un,
- 20:08avoir des habits de qualité.
- 20:11pour qu'il puisse me durer le plus longtemps possible parce que j'ai envie d'investir dans des habits qui durent et qui a envie de mettre en avant les savoir-faire africains,
- 20:20qui a envie de mettre en avant les tissus africains et qui,
- 20:22pour cette raison,
- 20:23apprend comme tout le monde avec Internet et avec les gens avec qui j'interagis.
- 20:28C'est intéressant de préciser ce point.
- 20:29Et après,
- 20:31comme tu le dis,
- 20:31effectivement,
- 20:33un consommateur passionné de mode,
- 20:35il finit par développer une expertise.
- 20:37Parce qu'à force de porter les produits,
- 20:39c'est l'expérience concrète de j'ai porté une robe et puis je l'ai portée trois fois,
- 20:43quatre fois.
- 20:43Elle est toujours impeccable,
- 20:44elle me va parfaitement bien.
- 20:46C'est cette expérience-là que l'on partage et c'est ça qu'on peut considérer comme une forme d'expertise.
- 20:51Ou en tout cas,
- 20:53on a cet avis,
- 20:54on a cette opportunité de faire des recommandations sur la base de sa propre expérience.
- 20:58Et aujourd'hui,
- 20:58on sait à quel point quand on va choisir un restaurant et même quand on va choisir une marque,
- 21:02On ne regarde pas tellement l'expert qui dit…
- 21:06il faut aller dans ce restaurant-là,
- 21:07qu'est-ce qu'on fait ?
- 21:08On regarde les avis de clients,
- 21:09en fait.
- 21:09Tout à fait.
- 21:09Donc aujourd'hui,
- 21:10les avis de clients sont tout aussi importants pour pouvoir,
- 21:14en tout cas,
- 21:15influencer un acte d'achat.
- 21:17Ils ont une vraie valeur et pour moi,
- 21:19il y a une vraie légitimité à force de consommer des marques africaines,
- 21:24pouvoir avoir un point de vue qui est crédible et qui est considéré comme…
- 21:29Tiens,
- 21:29je vais suivre cette créatrice de contenu-là parce que chaque fois,
- 21:34les conseils qu'elle…
- 21:35donne mon pas déçu ou en tout cas mon conforté d'aller acheter dans telle ou telle boutique.
- 21:40Oui,
- 21:40exactement.
- 21:41Tu as tout à fait raison.
- 21:42Au final,
- 21:42c'est du partage d'expérience.
- 21:45Même avant que mon contenu soit uniquement concentré sur les marques africaines,
- 21:50je faisais beaucoup d'idées et c'était celle aussi qui performait le mieux sur,
- 21:54je ne vais pas dire le nom de marque,
- 21:56mais telle ou telle marque ou boutique vend cette robe à 50 euros.
- 22:02Regardons la composition.
- 22:04On voit que dans cette robe,
- 22:05il n'y a que du polyester,
- 22:06par exemple.
- 22:07Voilà,
- 22:07c'est une robe qui ne va probablement pas beaucoup durer tant de temps.
- 22:11C'est une robe qui va probablement être affectée par le lavage et pourtant,
- 22:14elle ne coûte 50 euros.
- 22:15Alors qu'auprès de cette autre boutique,
- 22:18il y a une robe similaire qui est vendue au même prix et qui,
- 22:20pour le coup,
- 22:21est à 100 %
- 22:21coton.
- 22:22Tu vois,
- 22:22c'était le type de contenu que je faisais parce que ça m'intéressait moi-même,
- 22:26en fait.
- 22:26Et aujourd'hui,
- 22:27c'est exactement la même chose que j'essaie d'appliquer aux marques africaines.
- 22:31Tout à fait,
- 22:32en regardant les étiquettes,
- 22:33les compositions,
- 22:34etc.
- 22:35et en partageant mon expérience.
- 22:36Et en fait,
- 22:37comme je dis,
- 22:38les avis des uns des autres,
- 22:39c'est ce qui influe aujourd'hui beaucoup nos habitudes et nos choix de consommation.
- 22:44Donc en soi,
- 22:44en effet,
- 22:45tu as raison,
- 22:45c'est une légitimité comme une autre,
- 22:47totalement.
- 22:48Toi,
- 22:48aujourd'hui,
- 22:50tu t'es constituée un espèce de carnet d'adresses de marques africaines,
- 22:54de marques made in Africa.
- 22:57et aussi j'imagine pas que je pense qu'il y a des marques afro qui peuvent être basées en France mais qui vont peut-être utiliser du tissu africain des tissus africains ou des coupes en fait qui vont être qui vont s'affirmer comme étant d'inspiration africaine
- 23:13toi aujourd'hui est-ce que ça te donne l'envie peut-être de créer ta propre marque,
- 23:18de faire des collections capsules avec,
- 23:20est-ce que t'as des idées comme ça qui te viennent aujourd'hui ?
- 23:24Pas du tout !
- 23:26Si tu veux,
- 23:28je n'ai pas du tout envie de créer ma marque parce que je réalise d'autant plus aujourd'hui le travail que ça nécessite,
- 23:37l'investissement personnel,
- 23:40financier,
- 23:41émotionnel,
- 23:42psychologique,
- 23:43mental,
- 23:44familial que ça représente.
- 23:46Donc,
- 23:47créer ma marque.
- 23:48Aujourd'hui,
- 23:49non.
- 23:50Et en fait,
- 23:50en même temps que je te parle,
- 23:51j'aimerais apporter une nuance.
- 23:53Tant que j'habite en France,
- 23:56non.
- 23:57Mon but est d'un jour aller habiter sur le continent africain.
- 24:01Si c'est le cas,
- 24:02quand ce sera le cas,
- 24:04peut-être.
- 24:05Parce que je serai sur place,
- 24:07ce sera peut-être plus simple,
- 24:09je ne le ferai jamais seule.
- 24:11Si je le fais,
- 24:11ce sera entouré d'une équipe,
- 24:13de personnes qui ont des compétences,
- 24:14des connaissances autres que les miennes.
- 24:17et sur lesquels je peux m'appuyer.
- 24:19Donc aujourd'hui,
- 24:19dans les médias en France,
- 24:21hors de question.
- 24:23Un jour sur le continent africain,
- 24:25peut-être.
- 24:26Et tu vois,
- 24:28la création de contenu me donne plein d'idées de projets.
- 24:31Créer ma marque,
- 24:31ça n'est pas le cas.
- 24:33Par contre,
- 24:34peut-être créer un concept où je permettrais à des marques africaines d'avoir plus de visibilité et de vendre leurs projets ici via des concept stores,
- 24:44des boutiques,
- 24:44etc.,
- 24:45des pop-ups.
- 24:45Peut-être.
- 24:46Ça,
- 24:47pour le coup,
- 24:47oui,
- 24:48parce que ça demande un travail,
- 24:49un investissement logistique et personnel aussi.
- 24:53Mais je pense que c'est quelque chose avec lequel je serais plus à l'aise,
- 24:58quelque chose que je serais plus apte à faire.
- 25:00Donc,
- 25:00ce genre de projet,
- 25:02oui,
- 25:02j'y travaille,
- 25:03j'y réfléchis.
- 25:05Mais créer ma marque,
- 25:06non.
- 25:07Non,
- 25:07je ne pense pas que je sois assez courageuse pour ça aujourd'hui.
- 25:11C'est très bien.
- 25:12J'aime beaucoup ta réponse et je pense que c'est important de souligner que dans le secteur de la mode,
- 25:16dans l'industrie de la mode,
- 25:18il n'y a pas que des créateurs.
- 25:20On a besoin de créateurs de contenu,
- 25:21on a besoin de journalistes,
- 25:23on a besoin de gens qui vont gérer des concept stores.
- 25:27Et en fait,
- 25:27c'est quand on a tous les maillons de cette chaîne qui existe qu'on peut faire progresser et développer des marques africaines.
- 25:33mais quand on a finalement énormément de marques mais que derrière on n'a pas
- 25:38Tous les éléments de la chaîne qui facilitent la distribution,
- 25:40on est un peu dans une situation de boulot d'étranglement où toutes ces marques-là,
- 25:45elles n'ont pas la visibilité qu'elles méritent,
- 25:47elles n'ont pas non plus le circuit de distribution qu'elles peuvent mériter.
- 25:50Donc,
- 25:51je suis complètement alignée avec ta réponse.
- 25:54Anne,
- 25:55mais totalement,
- 25:56il faut une véritable chaîne de valeur,
- 25:57il faut des maillons sur toutes ces chaînes.
- 25:59Et tu vois,
- 26:00j'y pense,
- 26:00créer ma marque,
- 26:01l'idée d'un...
- 26:03d'un pop-up,
- 26:04etc.
- 26:04Oui,
- 26:04mais moi,
- 26:05il y a quelque chose,
- 26:05aujourd'hui,
- 26:06je pense,
- 26:06avec lequel je serais beaucoup plus à l'aise,
- 26:08c'est conseiller ces marques-là sur leur communication,
- 26:10sur leur stratégie marketing,
- 26:11tu vois.
- 26:13J'aime beaucoup,
- 26:14beaucoup interagir avec les créatrices,
- 26:17c'est-à-dire créatrices,
- 26:18parce que c'est la grande majorité des femmes,
- 26:19mais pas que,
- 26:20les créateurs de modes et de marques avec lesquelles je collabore.
- 26:23Moi,
- 26:23j'adore discuter avec eux sur,
- 26:26bah,
- 26:27leur poser un peu la même question que toi,
- 26:28tu vois,
- 26:28comment ils ont commencé,
- 26:29etc.,
- 26:30etc.
- 26:30Et peut-être essayer de donner mon avis,
- 26:32de donner des conseils sur,
- 26:33ah,
- 26:33mais j'ai vu sur Instagram que vous faisiez ça,
- 26:36ce serait bien,
- 26:36par exemple,
- 26:36je ne sais pas moi,
- 26:37de prendre une égérie,
- 26:38ce serait bien de faire tel ou tel contenu.
- 26:40Et ça,
- 26:40j'adorerais structurer,
- 26:41professionnaliser ça un peu plus,
- 26:43tu vois,
- 26:43vraiment accompagner certaines marques sur des campagnes,
- 26:47c'est plus des stratégies,
- 26:48parce que j'aimerais faire ça sur le long terme,
- 26:49tu vois,
- 26:50des stratégies de communication qui sont vraiment adaptées à leur public cible et ne pas simplement copier-coller ce qu'elles se voient toutes faire entre elles.
- 26:59mais développer des stratégies et des choses un peu plus ciblées,
- 27:02un peu plus personnelles,
- 27:03un peu plus créatives.
- 27:04Ça,
- 27:04c'est un truc qui m'intéresse beaucoup.
- 27:05Et là,
- 27:06tu vois,
- 27:06c'est peut-être des relents du cours,
- 27:10de la cour expérience que j'ai eue en termes de communication.
- 27:13Mais ça,
- 27:13tu vois,
- 27:14ça m'intéresserait beaucoup aussi.
- 27:15Et je pense que c'est nécessaire parce qu'il y a encore trop peu de personnes qui accompagnent des marques sur ce volet-là.
- 27:21Je rejoins complètement ton point.
- 27:22Après,
- 27:23sur ce volet-là,
- 27:24c'est...
- 27:25Les marques vont souvent travailler avec des créateurs de contenu et créer un contenu ponctuel au moment du lancement d'une collection.
- 27:32Mais la vision stratégique globale,
- 27:35il y a un certain nombre de marques qui l'ont.
- 27:37Et il y en a d'autres sur lesquelles il y a effectivement un vrai travail à faire pour avoir une plateforme de marque,
- 27:43un ADN qui soit fort.
- 27:45et que la collaboration avec des créateurs de contenu et des influenceurs,
- 27:49ça vienne soutenir une plateforme de marque déjà identifiée,
- 27:53mais que ce ne soit pas...
- 27:55100%
- 27:55de la stratégie de communication,
- 27:57c'est le partenariat avec tel chanteur,
- 27:59ou avec tel acteur,
- 28:00ou avec telle célébrité,
- 28:02en fait.
- 28:03Oui,
- 28:03voilà,
- 28:03c'est ça.
- 28:04En fait,
- 28:04c'est aller plus loin,
- 28:05tu vois.
- 28:06C'est réfléchir à comment ce partenariat peut s'inscrire dans une stratégie globale,
- 28:11long terme,
- 28:11comment la marque peut développer une vraie signature,
- 28:15une vraie ADN.
- 28:16Moi,
- 28:16ce que j'adore voir,
- 28:18c'est quand je vois une marque,
- 28:20je vois une publication,
- 28:21et sans voir le nom de la marque,
- 28:23je sais déjà qui c'est.
- 28:24Tu vois,
- 28:25tellement la marque a développé une vraie ADN,
- 28:28une vraie empreinte,
- 28:29où je me dis,
- 28:29je sais que quand je vois cette photo,
- 28:32à cause de la manière dont la photo est montée,
- 28:34à cause de la manière dont la vidéo est montée,
- 28:36à cause de la musique,
- 28:36à cause de peu importe,
- 28:38je sais que c'est cette marque.
- 28:39Et pour moi,
- 28:39quand je vois ça auprès d'une marque africaine,
- 28:42j'en suis trop contente.
- 28:43Et c'est le genre de choses,
- 28:44tu vois,
- 28:44qui m'intéresserait de développer avec certaines marques éventuellement.
- 28:48Et des marques qui ne sont pas forcément des grandes marques
- 28:52Kinyanganien
- 28:54Ivoirienne auxquelles on pense,
- 28:55tu vois.
- 28:56Des marques,
- 28:57des plus petites maisons.
- 28:59Ce serait génial de penser à ça avec elles.
- 29:01Donc ça,
- 29:01c'est quelque chose auquel je réfléchis aussi.
- 29:03Est-ce que tu as déjà eu l'opportunité d'assister à des événements ou à des défilés sur le continent africain ?
- 29:09Sur le continent africain,
- 29:12dans ma vie perso et avant vraiment de me lancer sur les réseaux,
- 29:17oui.
- 29:18Il y a quelques années,
- 29:19quand j'étais au Togo,
- 29:20il y a toujours des foires sur l'industrie créative togolaise auxquelles j'assiste à chaque fois que j'y suis.
- 29:27Mais depuis que je me suis lancée sur les réseaux,
- 29:29non.
- 29:30Parce que depuis que je me suis lancée sur les réseaux,
- 29:32j'ai été sur le continent africain.
- 29:34Peu de fois,
- 29:35parce que la vie de maman m'en a un peu empêchée.
- 29:37Je crois que j'y suis allée deux fois depuis que j'ai commencé à travailler chez les marques africaines.
- 29:42Et à chaque fois,
- 29:43c'était dans lequel je travaillais.
- 29:44Malheureusement,
- 29:44je n'ai pas eu le temps de beaucoup aller à ces événements sur le continent africain.
- 29:48Mais par contre,
- 29:49j'ai assisté à des événements à Paris dédiés à la mode africaine.
- 29:52Donc,
- 29:53j'imagine que ça va être probablement prévu au programme prochainement.
- 29:57Que tu assistes à aller à les Fashion Week sur la Fashion Week de Dakar ou la Fashion Week by Elikoa Marabidjan.
- 30:02Tout à fait.
- 30:03Tout à fait,
- 30:04c'est totalement prévu et ce sera quelque chose que je ferai aussitôt que je peux,
- 30:10aussitôt que l'opportunité m'est présentée.
- 30:12J'ai déjà commencé à discuter avec certains partenaires de ces événements et si les calendriers s'alignent,
- 30:18je serai évidemment.
- 30:19Alors l'idée,
- 30:20j'avais envie de te demander un petit peu de nous parler de tes coups de cœur en termes de marque.
- 30:24Alors l'idée,
- 30:25ce n'est pas dans le cadre d'une collab ou d'un partenariat que tu te sentes complètement à l'aise à parler de...
- 30:31de tes coups de cœur,
- 30:32des marques qui ont pu te surprendre ou tu as trouvé qu'en termes de,
- 30:37comme tu l'évoquais tout à l'heure,
- 30:38à la fois en termes de stratégie de communication et aussi en termes de qualité de produit,
- 30:43de finition,
- 30:44où tu as été agréablement surprise ?
- 30:46Il y en a tellement.
- 30:48Mais en termes de stratégie de communication,
- 30:53il y en a deux dont on parle tout le temps,
- 30:55mais à raison,
- 30:56c'est Ertumba et Kilentar au Nigeria.
- 30:58Et Ertumba,
- 30:59stratégie de communication incroyable.
- 31:01Je n'ai pas eu l'occasion ni de tester,
- 31:03ni d'acheter leurs produits pour le moment.
- 31:05Mais toutes les reviews,
- 31:08tous les retours qu'on peut en trouver sont incroyables.
- 31:11Ce sont des pièces qu'on voit,
- 31:12comme j'aime dire,
- 31:13sur toutes les Hit Girls,
- 31:15africaines et d'ailleurs.
- 31:16Et vraiment,
- 31:17c'est une marque dont j'aime beaucoup parler,
- 31:19que je prends beaucoup en référence,
- 31:21Ertumba.
- 31:22Kylentar aussi,
- 31:22peut-être à un peu moins de remesure,
- 31:25mais c'est aussi une marque qui est incroyable.
- 31:28Marque que j'aime beaucoup et dont j'ai pu tester les produits,
- 31:31c'est une marque ivoirienne qui s'appelle Maison Cantis.
- 31:34J'ai un pantalon et une jupe de chez eux et vraiment,
- 31:37Ramata,
- 31:37la première fois que j'ai vu leur pièce,
- 31:41c'était lors d'un pop-up cet été à Paris,
- 31:43le pop-up Style Lounge Platform.
- 31:47J'ai fait une pause en fait,
- 31:48je me suis arrêtée parce que je me suis dit mais le pantalon était tellement lourd,
- 31:51il était tellement riche,
- 31:52il était tellement qualitatif en fait que j'étais vraiment impressionnée.
- 31:57En plus d'être hyper joli,
- 31:58d'être hyper créatif,
- 32:00avec des franges,
- 32:00plusieurs couleurs,
- 32:01etc.
- 32:02Maison Cantis,
- 32:02vraiment,
- 32:03c'est une marque incroyable,
- 32:04dont les créateurs sont aussi vraiment géniaux.
- 32:08Dans les marques ivoiriennes,
- 32:09il y a Ibrahim Fernandez,
- 32:10comme on ne peut pas le mentionner,
- 32:12avec ses pièces de crête à porter qui sont sublimes.
- 32:15Moi,
- 32:15ce que j'adore d'Ibrahim Fernandez,
- 32:16c'est aussi l'aspect couture.
- 32:19Les robes de mariée qu'il fait,
- 32:20les robes de cérémonie,
- 32:21elles sont dingues,
- 32:24Donc ça,
- 32:25j'aime.
- 32:25J'aime beaucoup.
- 32:26J'ai découvert une marque en ligne,
- 32:29puisque je n'ai pas encore pu la tester,
- 32:30mais dont j'aime beaucoup la créativité des pièces.
- 32:32C'est une marque guéninoise qui s'appelle Fancy Wax,
- 32:35que j'aime beaucoup.
- 32:36Les pièces sont belles.
- 32:38En termes de marques ivoiriennes,
- 32:40Joliet,
- 32:40Cuya Styles,
- 32:41que j'aime beaucoup aussi.
- 32:43J'ai pu voir les pièces lorsqu'ils étaient au pop-up des galeries Lafayette,
- 32:46Africana,
- 32:46où c'était sublime.
- 32:48C'est vraiment des pièces qui sont top,
- 32:49je trouve,
- 32:50pour les working girls,
- 32:51pour aller travailler,
- 32:52mais avec une petite toute tout.
- 32:53une petite touche de régionalité.
- 32:58En termes de skincare,
- 32:59parce que je sais que tu parles beaucoup de mode,
- 33:01mais juste une petite parenthèse sur la skincare,
- 33:02il y a une marque nigériane qui s'appelle
- 33:0725Skin, qui est géniale,
- 33:09dont je viens de faire une commande.
- 33:10Depuis le Nigeria,
- 33:11tellement les produits sont incroyables.
- 33:14Et en termes d'accessoires,
- 33:16il y a une marque de sacs que j'aime beaucoup qui s'appelle Maison d'Etat,
- 33:21dont les sarcs ont l'air...
- 33:23incroyables aussi.
- 33:24Et là,
- 33:24c'est vraiment une toute petite sélection.
- 33:26Je pourrais t'en parler de plein d'autres.
- 33:27Il y a Oriré,
- 33:27qui est une marque nigerienne que j'adore.
- 33:29Enfin,
- 33:30il y en a beaucoup.
- 33:31Voilà.
- 33:32Studio Bonita,
- 33:32il y en a plein qui sont géniales.
- 33:35Mais parmi les marques que j'ai pu tester,
- 33:37toucher,
- 33:38vraiment,
- 33:38Maison Cantis est incroyable.
- 33:40Ibex Fernandez.
- 33:42Il y a une boutique à Abidjan qui s'appelle Aro Concept qui fait des pièces et des sacs en cuir tressé qui me font beaucoup penser à des sacs de la marque.
- 33:52dont je viens d'oublier le nom,
- 33:53une marque de luxe très connue,
- 33:57j'ai oublié le nom,
- 33:57mais bon,
- 34:00merci,
- 34:01de la marque Bottega,
- 34:02exactement,
- 34:03des sacs tricés en cuir qui sont très inspirés de Bottega,
- 34:05qui sont sublimés,
- 34:06qui sont super qualitatifs.
- 34:09Donc,
- 34:09voilà.
- 34:10Et à un moment,
- 34:11on se posera la question,
- 34:12est-ce que c'est le dégât Veneta qui est inspiré du tressage à coutume ?
- 34:16Ou les perniquels qui sont inspirés de Veneta ?
- 34:19On se posera la question.
- 34:21On se pose la question,
- 34:23je me pose désormais la question,
- 34:24merci,
- 34:25je me pose la question.
- 34:26C'est une très très bonne question.
- 34:28Je fais toujours attention dans les références,
- 34:29je dis,
- 34:30c'est comme un tel,
- 34:31mais qui a commencé à tresser nos cuirs ?
- 34:34Exactement.
- 34:36Voilà,
- 34:37je ne dis rien,
- 34:39mais il me semble qu'il y a beaucoup de cures qui...
- 34:44Est-ce que tu vas me donner une idée de recherche ou des vidéos potentielles ?
- 34:49Je pense que ça vaut le coup de creuser pour avoir un peu d'infos.
- 34:54Après,
- 34:54de toute façon,
- 34:56les idées,
- 34:56elles n'ont pas de frontières,
- 34:58donc on peut être deux,
- 34:59avoir les mêmes idées,
- 35:00en étant à deux endroits du monde totalement différents.
- 35:03Mais voilà,
- 35:03le travail du cuir,
- 35:06on a une belle expertise du cuir sur le continent africain.
- 35:09Donc,
- 35:09il y a plein de choses.
- 35:10Parfois,
- 35:10on va faire des comparaisons.
- 35:12C'est normal avec les marques les plus connues,
- 35:14les marques pignon sur rue.
- 35:16Et on va s'oublier dans l'histoire.
- 35:19Et moi,
- 35:20j'essaie de faire attention à ça,
- 35:21de dire non,
- 35:22non,
- 35:22ça vient de nous.
- 35:23C'était nous aux origines.
- 35:26On était là,
- 35:26en fait.
- 35:27Mais tu as totalement raison.
- 35:28Et tu vois,
- 35:28je viens de faire l'erreur que je reproche par beaucoup.
- 35:32aux marques mainstream et aux médias mainstream de faire.
- 35:34Donc,
- 35:34merci de me corriger sur ça.
- 35:36Et tu as totalement raison.
- 35:37On a tendance à s'oublier dans l'origine ou dans l'inspiration originale de beaucoup de techniques,
- 35:42de pièces,
- 35:44d'utilisation de tissus,
- 35:45de travail de certaines matières.
- 35:46Et c'est ce que j'essaie d'éviter de faire.
- 35:49Donc,
- 35:50oh,
- 35:50merci.
- 35:51Et je vais rechercher tout ça.
- 35:53Après,
- 35:53ce n'est pas une erreur.
- 35:55C'est que,
- 35:57en fait...
- 35:59Quand on a un discours dominant,
- 36:00c'est normal que nous aussi,
- 36:01on soit influencés par ce discours et que naturellement,
- 36:05on ait tendance à faire ce genre de comparaison.
- 36:09Et moi,
- 36:10c'est un travail aussi que j'ai appris à faire,
- 36:12à avoir un pas de recul en se disant,
- 36:14mais en fait,
- 36:16nous,
- 36:16il y a un travail aussi d'archivage,
- 36:20de réaliser des annuaires,
- 36:22de formaliser,
- 36:23de labelliser des savoir-faire et des techniques africaines afin de les...
- 36:28pour nous voir.
- 36:29Et il y a de plus en plus de pays africains,
- 36:31c'est intéressant de le voir,
- 36:32qui travaillent sur leur branding et qui mettent en avant des tissus locaux.
- 36:39Et ça,
- 36:39c'est beau à voir parce que c'est comme ça qu'on assoit la notoriété d'un pays,
- 36:46d'un tissu,
- 36:46d'un patrimoine,
- 36:47et que on ne se retrouve plus dans ces situations où on ne sait pas qui est à l'origine de telle ou telle technique.
- 36:54Mais Et...
- 36:56J'ai tellement de choses à dire sur ça,
- 36:57mais j'aimerais juste rebondir sur deux points.
- 37:00Tu vois,
- 37:00le premier point sur le fait qu'en effet,
- 37:02tu disais que ce n'est pas une erreur et que c'est quasi un réflexe.
- 37:05Mais moi,
- 37:05tout le but de ma page et le but de beaucoup des vidéos que je fais,
- 37:10c'est d'arriver à corriger ça tout doucement.
- 37:13Donc,
- 37:13c'est exactement,
- 37:14tu vois ce que tu dis,
- 37:15ce travail à faire,
- 37:16cet apprentissage,
- 37:17en fait,
- 37:19de renverser ces prises,
- 37:21mais presque logiques qu'on a.
- 37:23C'est tout l'objectif de ce que je fais.
- 37:25C'est un travail,
- 37:26comme tu le vois,
- 37:26que moi aussi,
- 37:27j'essaye de faire petit à petit.
- 37:28Donc ça,
- 37:29c'est le premier point.
- 37:29C'est super important.
- 37:30Et tu as évoqué aussi le fait d'arriver à retracer et même parfois à breveter ces techniques.
- 37:38Pour moi,
- 37:38c'est un sujet auquel je réfléchis beaucoup.
- 37:41Est-ce qu'il est possible de breveter tout ça ?
- 37:44Parce que qui ?
- 37:47Qui détiendrait ce brevet et qu'est-ce que ça voudrait dire pour les autres qui ne le détiendraient pas et qui pour autant utiliseraient ces techniques et qui le feraient depuis des décennies,
- 37:56des siècles d'abord ?
- 37:57Est-ce que c'est possible ?
- 37:58Est-ce que c'est la bonne chose à faire ?
- 37:59Et comment appréhender ce sujet visant à structurer,
- 38:06à retracer et à valoriser d'un point de vue légal,
- 38:09d'un point de vue financier ces techniques de production,
- 38:13de tressage de nos tissus ?
- 38:15qui sont ancestrales,
- 38:16mais en fait,
- 38:17parce qu'elles sont ancestrales,
- 38:18ça ne veut pas dire qu'elles doivent rester déstructurées et méconnues.
- 38:21Et c'est un peu à ça que je réfléchis beaucoup.
- 38:23Je n'ai pas la réponse,
- 38:25et je ne pense pas qu'on puisse l'avoir dans cette conversation et à nous deux uniquement,
- 38:28mais c'est une vraie question,
- 38:29je pense,
- 38:30auxquelles il faut réfléchir.
- 38:31Et je pense que c'est une vraie question que,
- 38:32comme tu disais,
- 38:33certains pays,
- 38:33certains gouvernements essayent peut-être,
- 38:35ou devraient peut-être,
- 38:38essayer auxquelles il faudrait réfléchir,
- 38:40tout simplement.
- 38:41Donc je voulais juste rebondir sur ces deux points qui me semblent Merci.
- 38:45Hyper important.
- 38:46Alors,
- 38:46je suis complètement alignée avec toi.
- 38:47Et moi,
- 38:47le travail que je fais avec Africa Fashion Tour,
- 38:49ça correspond,
- 38:50ça rejoint totalement cette dynamique-là.
- 38:53L'idée,
- 38:53c'est vraiment de créer un média qui soit...
- 38:57Le cœur,
- 38:58en fait,
- 38:58la perspective,
- 38:59elle part d'Afrique vers l'extérieur et de ne pas avoir un regard ethnocentré qui viendrait de l'Occident et vraiment de valoriser nos cultures,
- 39:07nos savoir-faire,
- 39:08nos patrimoines.
- 39:10Sur la notion de la lélisation,
- 39:11il y a eu en Guinée,
- 39:13en tout cas,
- 39:13il y a la lélisation du lépi.
- 39:15Donc,
- 39:15c'est un tissage traditionnel guinéen qui peut s'apparenter à des tissages qu'on peut retrouver au Burkina et à différents autres pays,
- 39:24mais il y a vraiment une spécificité en Guinée.
- 39:27Donc les labellisations,
- 39:28ce qu'elles permettent,
- 39:29c'est de protéger et de faire que quand il y a des imitations made in China,
- 39:36quand on a fait ce travail de protection,
- 39:39ça va challenger un petit peu les personnes qui viennent de l'extérieur et qui font des copies à bas prix,
- 39:44à moindre qualité.
- 39:46Elles ne vont plus pouvoir le faire aussi facilement,
- 39:48ou même si elles continuent à le faire facilement,
- 39:49on va pouvoir faire la différence entre le tissu labellisé et celui qui ne l'est pas.
- 39:53Et ça,
- 39:54c'est une démarche,
- 39:54je pense,
- 39:55qui est importante à faire et qui doit venir de toute façon d'un organisme d'État.
- 39:59Et après,
- 39:59on a toutes les reconnaissances de l'UNESCO.
- 40:02L'UNESCO,
- 40:03il y a énormément de techniques,
- 40:07de savoir-faire,
- 40:08de sites qui sont reconnus au patrimoine de l'UNESCO.
- 40:11Et ça aussi,
- 40:12c'est des leviers qui permettent de protéger des éléments immatériels,
- 40:17parfois,
- 40:18sinon des lieux touristiques.
- 40:20Et pour moi,
- 40:20ces démarches-là,
- 40:21je suis contente d'avoir vu du tout.
- 40:22gouvernement,
- 40:24on ne va pas commencer par l'art et la culture ou la mode quand on a des chantiers immenses à faire,
- 40:30mais ça fait partie du soft power et c'est des choses qui commencent,
- 40:34je pense,
- 40:34je pense au Bénin,
- 40:35je pense à la Guinée,
- 40:36à la Côte d'Ivoire,
- 40:37c'est des choses qui commencent petit à petit à bouger et on l'a vu ne serait-ce qu'avec la Coupe du Monde ou à toutes les équipes la Coupe du Monde de football,
- 40:45toutes les équipes,
- 40:46énormément d'équipes africaines ont porté des tenues Mais in Africa.
- 40:50Au Sénégal,
- 40:51c'était Colesso Ardo qui a créé la tenue.
- 40:53A Côte d'Ivoire,
- 40:54c'est Ibrahim Fernandez.
- 40:56Petit à petit,
- 40:57on est en train de vraiment changer un petit peu l'ordre des choses.
- 41:01Et je trouve que c'est des réflexions et des démarches qui sont extrêmement intéressantes.
- 41:06Absolument.
- 41:06Et puis,
- 41:07le soft power est un outil de développement économique.
- 41:10Il peut l'être,
- 41:11il doit l'être.
- 41:12Donc,
- 41:12je pense en effet que ça n'a peut-être pas à être une priorité immédiate.
- 41:17mais c'est un sujet qui doit être vu comme un outil permettant le développement économique de nos pays.
- 41:24Et tu vois,
- 41:24tu évoquais tout à l'heure le sujet lié au fait de partir de l'Afrique et d'aller vers l'extérieur,
- 41:31d'avoir un regard plutôt ethnocentrique et opposer cela plutôt à un regard du monde occidental vers l'Afrique.
- 41:39Et ça,
- 41:40c'est un sujet qui est hyper intéressant parce qu'il y a beaucoup de discussions et de débats liés à ça,
- 41:45justement,
- 41:46liées.
- 41:46au fait de savoir si les marques africaines créent et doivent créer d'abord pour l'Afrique,
- 41:53ou si elles doivent créer pour être reconnues,
- 41:56pour être valorisées,
- 41:57pour être consommées par le monde occidental en premier lieu ou pas.
- 42:06Et c'est une question qui,
- 42:07a priori,
- 42:08pourrait paraître évidente.
- 42:09Évidemment que oui,
- 42:10il faut que l'Afrique crée pour l'Afrique d'abord,
- 42:12et ça paraît évident,
- 42:13etc.
- 42:14En fait,
- 42:14ça n'est pas tant que ça,
- 42:15parce qu'il suffit de regarder certaines des marques africaines,
- 42:18des grandes maisons africaines que l'on connaît tous,
- 42:20dont j'ai parlé.
- 42:21Ce sont des marques qui sont pour la plupart produites dans le pays dont elles sont originaires,
- 42:27mais ce sont des marques qui sont consommées beaucoup aujourd'hui par des personnes qui ne vivent pas en Afrique.
- 42:32Et je n'entends pas uniquement la diaspora,
- 42:34j'entends des personnes qui ne sont pas africaines et qui ne sont pas noires,
- 42:36tout simplement.
- 42:37Et beaucoup de penseurs de la mode africaine reprochent à ces marques aujourd'hui.
- 42:43de créer d'abord pour des personnes qui ne sont pas africaines avant de penser à l'Afrique.
- 42:49Et ça passe notamment par les prix.
- 42:51Beaucoup de gens disent que le prix de certaines de ces marques ne sont pas faites pour consommer localement.
- 42:56Elles sont faites pour consommer par la diaspora et par des personnes étrangères.
- 42:59Et donc tout ça,
- 42:59tu vois,
- 42:59c'est plein de questions qui sont super intéressantes,
- 43:03tout simplement.
- 43:05En tout cas,
- 43:05on vient effectivement des sujets passionnants et c'est ce questionnement de...
- 43:11Quand on commence à créer,
- 43:14on crée pour une forme d'élite,
- 43:17et donc une élite qui va être particulièrement regardée.
- 43:22Donc oui,
- 43:23on va créer pour potentiellement une diaspora,
- 43:25ou potentiellement un certain nombre de célébrités,
- 43:27une certaine élite africaine qui voyage énormément,
- 43:31mais qui n'est pas représentative de...
- 43:33ou classe moyenne africaine,
- 43:35ou toute la population africaine,
- 43:37mais pour moi,
- 43:38ça commence aussi par là.
- 43:40Ça commence par d'avoir des élites qui vont porter fièrement du Made in Africa.
- 43:45C'est aussi des choses qui sont un peu nouvelles.
- 43:48On n'avait pas autant de marques à citer.
- 43:50On a eu le travail d'Alfadi,
- 43:52de Pateo,
- 43:52qui ont réussi à plusieurs reprises à faire,
- 43:56à avoir notamment,
- 43:57il y a de nombreuses photos de Pateo,
- 44:00un créateur,
- 44:01un voyant de la mode africaine,
- 44:04qui a énormément de photos de lui avec des hommes d'État qui portent sa fameuse chemise en tissu tie and die made in Côte d'Ivoire.
- 44:12Et ça,
- 44:13c'est un premier élément.
- 44:15Pour moi,
- 44:16le premier qui a utilisé l'influence,
- 44:19en tout cas pour sa marque,
- 44:20pour la faire valoir,
- 44:21c'est Pateo,
- 44:21et qui s'est appuyé sur des hommes politiques pour faire connaître sa chemise partout.
- 44:25La photo de lui avec Nelson Mandela,
- 44:28c'est un iconique de stratégie de communication.
- 44:32Je pense que ça commence par là aussi,
- 44:34de faire connaître sa marque.
- 44:36J'entends le reproche,
- 44:37mais je me dis qu'il faut qu'il commence par en haut pour ensuite avoir les moyens de créer ces usines qui vont permettre de faire baisser les prix et d'avoir des collections qui soient des collections d'entrée de gamme et qui soient pour la population locale.
- 44:54Ce sont des choses qui se font au fur et à mesure.
- 44:57mais c'est vrai que dans le domaine de la mode,
- 44:59de vouloir…
- 45:01viser haut,
- 45:01ça n'empêche pas à un moment donné d'avoir les reins suffisamment solides pour après aller créer ces marques plus mass market ça ne fait pas partie de la stratégie de toutes les marques mais en tout cas je pense que c'est il ne faut pas se dire que ces marques là elles aspirent que à rester dans
- 45:19la haute couture ce qui est intéressant dans la haute couture je ne vais pas utiliser le terme haute couture puisqu'il est labellisé en France mais dans le côté couture pointue et très chère et pas accessible pour les populations locales
- 45:30Elles ont toujours quand même deux segments dans leur offre.
- 45:32Elles ont toujours un segment très pointu et puis un segment qui est plus casual.
- 45:37Et ça,
- 45:38c'est un truc qui est assez naturel pour énormément de marques africaines d'avoir les deux parce que ça marche aussi avec comment le consommateur africain il consomme.
- 45:47C'est-à-dire qu'il y a plein de cérémonies auxquelles il faut des tenues très pointues.
- 45:50Et puis,
- 45:50il y a aussi des tenues de tous les jours.
- 45:52Et aujourd'hui,
- 45:53c'est OK de porter du made in Africa là où pendant longtemps,
- 45:57être bien habillée,
- 45:58c'était porter des marques occidentales.
- 46:00Alors,
- 46:01j'en ai identifié d'autres.
- 46:03En effet,
- 46:03je pense que surtout dans l'espace francophone,
- 46:07on est plusieurs filles à faire du contenu sur ces sujets-là.
- 46:12Je pense qu'elles existaient même avant moi.
- 46:15Et il y en a quelques-unes dont les noms ne me viennent pas forcément en tête,
- 46:19mais en tout cas qui existent et qui parlent des mêmes sujets.
- 46:25sur la dynamique collective de création.
- 46:28Je pense que c'est encore trop peu le cas.
- 46:30Moi,
- 46:30j'échange avec notamment une créatrice béninoise qui s'appelle Lys Sama,
- 46:35avec elle,
- 46:36quand on voit des trucs qui nous interrogent,
- 46:38qui nous interloquent,
- 46:39on se les envoie et on se dit
- 46:41« Ah, moi,
- 46:41j'ai pensé à cet angle,
- 46:42etc. »
- 46:43Ça,
- 46:43on s'en parle.
- 46:44Et puis,
- 46:44il y a aussi une dynamique que je vois beaucoup,
- 46:46c'est qu'il y a beaucoup de créatrices de contenu noires qui n'ont pas la mode africaine comme niche,
- 46:54mais qui en parlent.
- 46:55parce qu'elles consomment de plus en plus de pièces de marques africaines.
- 46:58Elles portent des robes sublimes qui viennent de marques africaines.
- 47:01Et donc,
- 47:02elles en parlent en passant.
- 47:03Voilà,
- 47:03j'ai porté cette robe.
- 47:04Cette robe vient de telle marque.
- 47:05Je l'ai achetée de telle ou telle manière.
- 47:07Ça,
- 47:07c'est quelque chose que je vois beaucoup aussi.
- 47:08Donc,
- 47:08en fait,
- 47:08et ça,
- 47:09c'est le bon signe.
- 47:09Parce que ça veut dire que finalement,
- 47:10la mode africaine,
- 47:11les marques africaines se démocratisent,
- 47:13se popularisent tellement qu'en fait,
- 47:15il n'y a pas besoin d'avoir une liste sur ce sujet pour en parler.
- 47:19Et ça devient comme...
- 47:21Ça devient des pièces que l'on porte et que l'on recommande et dont on parle,
- 47:25comme on parlerait d'une robe mango.
- 47:28Et enfin,
- 47:29presque,
- 47:29il n'y est pas encore,
- 47:30mais presque.
- 47:31Et ça,
- 47:31je trouve que c'est vraiment bien et c'est bon signe.
- 47:34Et ça,
- 47:34je suis toujours super contente quand c'est le cas.
- 47:38Il y a cette idée,
- 47:38de toute façon,
- 47:39de faire en sorte que toutes ces marques africaines,
- 47:41ça devienne complètement mainstream et qu'on puisse parler,
- 47:44effectivement,
- 47:45comme tu l'évoquais,
- 47:45de Ertumba ou de Kylenta,
- 47:48comme on pourrait parler.
- 47:49d'un Maj,
- 47:50d'un Sandro ou d'autres marques.
- 47:52Et que si ça ne me choque pas de voir des marques Maj,
- 47:55Sandro,
- 47:55des produits,
- 47:56des robes
- 47:57Maj ou Sandro à 450 ou 500 euros,
- 48:00que ça ne me choque pas non plus d'avoir ces mêmes niveaux de prix pour des marques africaines et que ça rentre dans la conversation.
- 48:07J'ai une cérémonie,
- 48:08j'ai un événement,
- 48:09je cherche une robe.
- 48:10Que dans la liste des marques à voir,
- 48:13qu'il y ait de plus en plus de marques africaines qui soit qui soit
- 48:17qu'il soit dans la liste et que ça ne fasse pas l'objet d'un étonnement.
- 48:20Moi,
- 48:21ce qui m'intéresse aujourd'hui,
- 48:22c'est dans le traitement de la mode africaine,
- 48:24quand on est dans des médias traditionnels qui parlent de mode,
- 48:27souvent c'est en été et puis c'est un côté la mode ethnique ou la mode un peu folklorique.
- 48:33Il y a un petit encart où on va parler souvent de tie and die,
- 48:38mais c'est un peu la collection qu'on met en avant juste en été.
- 48:43Et il me semble que toi,
- 48:43tu as fait un poste là-dessus sur...
- 48:45Non,
- 48:45mais la madame,
- 48:46c'est pas que...
- 48:46coloré en fait,
- 48:47c'est à donner des exemples il me semble de marques qui font plein de choses différentes mais pas seulement du coloré comme on peut le segmenter moi quand j'avais démarré ce podcast j'avais vraiment cette question de est-ce qu'à force de parler de mode africaine on ne s'enferme pas et est-ce que finalement c'est pas même
- 49:09si on veut valoriser des marques,
- 49:11est-ce qu'on les enferme pas à utiliser cette expression là
- 49:14Toi,
- 49:14est-ce que tu as lu ce questionnement-là par rapport à l'utilisation du côté mode africain ?
- 49:19Non,
- 49:20pour tout te dire,
- 49:21non.
- 49:21Enfin,
- 49:22je me suis posé la question,
- 49:24mais j'en ai conclu que...
- 49:28Pour l'instant,
- 49:28pour moi,
- 49:29c'est un travail à différents niveaux.
- 49:31Et je n'en suis pas encore au niveau de penser qu'en utilisant des marques africaines,
- 49:33on s'enferme dans une catégorie.
- 49:37Pour l'instant,
- 49:37je pense qu'il faut tout simplement faire connaître ces marques africaines,
- 49:40montrer que ces marques africaines ne sont pas seulement des marques africaines qui utilisent le wax,
- 49:45montrer que ce ne sont pas uniquement des marques africaines qui doivent être portées pour des occasions,
- 49:49montrer que les marques africaines aussi peuvent être portées au quotidien,
- 49:53aussi font des pièces qui sont plus ou moins
- 49:56« sobres » ,
- 49:58aussi font des pièces que l'on peut porter pour aller au travail,
- 50:02pour aller n'importe où.
- 50:03Ça déjà,
- 50:04c'est la première chose,
- 50:04je pense,
- 50:05et on en est encore là.
- 50:06En fait,
- 50:07comme je te disais,
- 50:07c'est vraiment encore sur ça qu'il faut travailler.
- 50:10Et je pense qu'ensuite ou parallèlement,
- 50:11oui,
- 50:12on pourra s'interroger sur le fait de les appeler autrement,
- 50:14peut-être,
- 50:15et de juste les montrer comme,
- 50:18est-ce que cette marque est un peu niche ?
- 50:21Non,
- 50:21même niche,
- 50:21je n'aime pas,
- 50:22tu vois.
- 50:22Donc en fait,
- 50:23je ne sais pas.
- 50:24Je ne sais pas,
- 50:25mais je ne pense pas que pour l'instant,
- 50:26on s'en ferme en parlant de mode ou de marques africaines.
- 50:29Je pense que c'est encore nécessaire de le faire,
- 50:33tout simplement.
- 50:34Pour l'instant,
- 50:35ça reste quand même une clé d'entrée qui permet de se retrouver,
- 50:37en fait.
- 50:38Donc,
- 50:38ça reste quand même un...
- 50:41Et quand on regarde les salons professionnels,
- 50:44comme le salon de Trana,
- 50:45ou quand on regarde les galeries Lafayette,
- 50:46quand ils font un corner...
- 50:48ils vont quand même parler de mode africaine,
- 50:50d'African fashion,
- 50:52ils vont parler de marques africaines et c'est comme ça qu'ils vont les désigner.
- 50:56Et ils vont chercher à les regrouper dans un seul et même endroit.
- 50:58Donc je pense qu'aujourd'hui,
- 51:00on est à ce stade où au contraire,
- 51:01c'est plutôt comme ça qu'il faut l'utiliser et le mettre en avant.
- 51:05Et puis après,
- 51:06il y aura peut-être un moment où ce sera juste,
- 51:08on cherche une petite robe noire,
- 51:09on aura une sélection de robes avec des marques venant de...
- 51:13du Japon,
- 51:14d'Amérique latine,
- 51:15d'Afrique et d'Occident.
- 51:18Et on ne se posera pas tellement la question d'où ça vient,
- 51:21mais aujourd'hui,
- 51:21je pense que c'est encore important de garder cette appellation-là.
- 51:27Oui,
- 51:27et si tu me permets d'ajouter un point,
- 51:29et je pense qu'il y a encore un vrai aspect de revendication identitaire quand des Africains parlent de marques africaines.
- 51:41Moi,
- 51:41quand j'échange avec des filles qui regardent mes vidéos et tout,
- 51:44souvent ce dont on parle,
- 51:45c'est le fait qu'il y a un vrai sentiment de réappropriation identitaire,
- 51:52il y a un vrai sentiment d'empowerment quand on met son argent auprès de marques qui viennent des pays dont on vient.
- 51:59Et je pense que c'est pour ça qu'aujourd'hui,
- 52:01parler de marques africaines,
- 52:03ça a encore beaucoup de pouvoir.
- 52:04Et je pense que c'est pour ça que ce thème reste important et qu'il faut...
- 52:08continuer à l'utiliser.
- 52:09Parce que ça va plus loin pour beaucoup d'entre nous,
- 52:12et pour moi c'est le cas,
- 52:13ça va plus loin que simplement acheter une belle jupe d'une marque un peu niche,
- 52:18d'une marque que pas beaucoup de gens connaissent.
- 52:20Non.
- 52:20C'est vraiment le fait de mettre son argent pour soutenir le développement d'une chaîne de valeur,
- 52:27le développement d'un secteur qui est la mode,
- 52:30dans un pays qui nous est important.
- 52:34Et je pense que ça,
- 52:35c'est encore...
- 52:36énormément d'importance et c'est pour ça que ce terme continue d'être utilisé et qu'il est utilisé aussi pour ça,
- 52:42pour dire,
- 52:42non mais c'est important,
- 52:43c'est de l'empowerment,
- 52:45c'est parce que je veux soutenir mon pays,
- 52:47je veux soutenir ces créateurs qui me ressemblent et qui mettent en valeur une culture qui est la mienne.
- 52:53Donc voilà.
- 52:54Ça,
- 52:54c'est vraiment le message de l'ambassadrice de la mode africaine.
- 52:58C'est le but.
- 52:59C'est le but.
- 53:01Voilà,
- 53:01c'est ça,
- 53:01mais c'est je pense que c'est vraiment et
- 53:04le sujet.
- 53:05Toi,
- 53:05par rapport à la...
- 53:06Donc toi,
- 53:07aujourd'hui,
- 53:07comme tu l'évoquais au début de cette interview,
- 53:09tu as un job à temps plein,
- 53:11certes,
- 53:11en télétravail,
- 53:12qui te laisse du temps pour faire la création de contenu,
- 53:14mais ça reste quand même,
- 53:15voilà,
- 53:16tu le fais en parallèle et tu fais la création de contenu en parallèle.
- 53:19Est-ce que toi,
- 53:20tu t'imagines,
- 53:21dans quelques années,
- 53:23donner plus de poids et plus d'importance à une activité autour de la création de contenu,
- 53:27la mode africaine et différents services que tu proposerais aux marques ?
- 53:31Est-ce que ça,
- 53:32ça fait partie à...
- 53:33des choses à horizon 5 ans,
- 53:3510 ans,
- 53:36vers lesquelles tu devrais évoluer.
- 53:38Tu as évoqué,
- 53:38je t'ai déjà posé la question de la création de marque et tu as dit,
- 53:41si je vais vivre en Afrique et si je suis installée sur place,
- 53:45peut-être que,
- 53:46donc sans forcément être une marque africaine,
- 53:48en tout cas,
- 53:48est-ce que tu te vois à horizon 5 ans donner plus de poids à ce que tu fais aujourd'hui dans ton travail de promotion des marques africaines ?
- 53:59Alors,
- 54:00ça va peut-être être controversial.
- 54:02Et peut-être que si tu me poses la question dans deux jours,
- 54:03je changerais d'avis,
- 54:04mais pour le moment,
- 54:05non.
- 54:08Non,
- 54:08et encore,
- 54:09je nuance déjà mon propos.
- 54:11Peut-être que ça aura plus de place dans ma vie parce que ça me prendra plus de temps,
- 54:17parce que j'aurai plus d'opportunités,
- 54:18parce que je collaborerai avec plus de marques.
- 54:21Donc,
- 54:21que ça prenne plus de place dans ma vie,
- 54:23oui.
- 54:23Par contre,
- 54:24je ne pense pas que ça deviendra mon activité à temps plein.
- 54:29Je ne pense pas que ça arrivera parce que j'aime trop ce que je fais à côté,
- 54:33parce que j'ai trop travaillé,
- 54:35j'ai trop étudié,
- 54:36j'ai trop trimé dans ma vie pro pour en arriver là où je suis,
- 54:40parce que j'aime trop les sujets sur lesquels je travaille en dehors des réseaux,
- 54:44dans mon activité professionnelle,
- 54:46parce que ce sont des sujets qui aussi me tiennent trop à cœur,
- 54:48parce que ce sont aussi des sujets tournés vers l'Afrique et parce que c'est trop important pour moi.
- 54:55Et parce que je pense que je suis encore...
- 54:58Je suis encore un peu trop traditionnaliste dans le sens que je pense encore trop que c'est important d'avoir un CDI,
- 55:05ou d'avoir encore un CDI,
- 55:07sa petite activité,
- 55:08son petit nine to five,
- 55:09etc.
- 55:10Et oui,
- 55:11donc je ne pense pas que je ferai ça à temps plein,
- 55:13mais peut-être que ça prendra plus de place dans ma vie,
- 55:15maybe,
- 55:16ouais,
- 55:16c'est possible.
- 55:17Non,
- 55:17mais après,
- 55:18je suis assez ok avec le fait de...
- 55:20En fait,
- 55:21je pense que dans une appréciation peut-être un peu française,
- 55:25influence occidentale française,
- 55:27Il faut forcément choisir son métier et être dans un domaine bien précis.
- 55:31Mais il y a plein de gens qui font deux activités et qui gardent les deux toute leur vie.
- 55:36Et ça marche.
- 55:37Donc,
- 55:37ce n'est pas forcément controversé.
- 55:41C'est tout à fait possible de mener les deux et après de trouver un juste équilibre qui te permet de peut-être faire plus.
- 55:47Mais en tout cas,
- 55:47de jamais lâcher l'un au profit de l'autre.
- 55:49Et je vais même te dire,
- 55:51moi,
- 55:51il m'est arrivé que les deux se rejoignent.
- 55:54Parce que pour te...
- 55:56Pour une petite anecdote,
- 55:57moi j'étais au Sénégal en début de cette année dans le cadre d'un projet pour le boulot où on rencontrait des entrepreneurs.
- 56:04Je travaille beaucoup sur l'adoption de politiques publiques sur le continent africain liées à l'entrepreneuriat digital,
- 56:10innovant,
- 56:10etc.
- 56:11Et dans le cadre de ces rencontres avec des entrepreneurs vraiment pour le travail,
- 56:15rien à voir avec les réseaux,
- 56:17j'avais rencontré Fatou Diang qui est la créatrice de la plateforme Maquette,
- 56:21qui est une plateforme de vente de vêtements de seconde main.
- 56:25qui vend des vêtements de créateurs africains,
- 56:27mais pas que,
- 56:28mais beaucoup de créateurs africains.
- 56:30Et quand on l'a rencontrée pour parler de sa plateforme,
- 56:32et vraiment d'en prendre très pro des financements qu'elle aurait pu recevoir de son évolution,
- 56:36de quels sont les challenges auxquels elle fait face,
- 56:38de comment des politiques publiques pourraient l'aider dans son activité.
- 56:42En fait,
- 56:42à la fin de la rencontre,
- 56:43elle est arrivée et je lui ai dit,
- 56:45mais moi,
- 56:45je parle de marques africaines sur les réseaux sociaux.
- 56:49J'adorerais pouvoir venir à ton showroom,
- 56:52faire des vidéos,
- 56:53essayer des pièces.
- 56:54Et ça a été l'une de mes premières collaborations non rémunérées,
- 56:58mais vraiment où ça allait au-delà de juste recevoir une pièce.
- 57:01Où j'ai été là-bas,
- 57:03j'ai parlé avec ces équipes,
- 57:04j'ai fait des vidéos,
- 57:05je suis repartie avec des pièces que j'ai achetées,
- 57:07que j'ai adorées.
- 57:08Et moi,
- 57:09dans mon travail,
- 57:11parce que du fait du sujet duquel je traite dans mon boulot,
- 57:14en fait,
- 57:15les deux mondes se rejoignent.
- 57:16Et c'est super.
- 57:17Et ça veut dire qu'en effet,
- 57:18peut-être que je n'ai pas toujours à choisir entre les deux et que c'est OK de faire les deux et d'avoir un monde où il y a un...
- 57:24très incroyable.
- 57:25Oui,
- 57:25c'est l'idéal de pouvoir avoir deux activités et de trouver le moyen qu'assez naturellement elles se complètent,
- 57:35elles se challengent l'une l'autre.
- 57:36C'est tout ce qu'on peut te souhaiter pour la suite.
- 57:39C'est que tu ailles toujours plus loin dans ces deux initiatives-là.
- 57:43Par rapport à ton envie d'aller vivre en Afrique,
- 57:45est-ce que tu as déjà une idée du pays dans lequel tu voudrais être ?
- 57:49Oui,
- 57:50alors aujourd'hui,
- 57:51parce que j'ai une famille,
- 57:52etc.,
- 57:53ce serait probablement le pays dont je suis ordinaire,
- 57:55le Togo ou le Bénin.
- 57:58Mais,
- 57:58et c'est marrant parce que j'ai eu des opportunités par le passé d'aller vivre,
- 58:04par exemple,
- 58:04en Côte d'Ivoire.
- 58:05Et ça,
- 58:06ça m'aurait,
- 58:06si aujourd'hui je n'étais pas maman,
- 58:09ça m'aurait,
- 58:09j'aurais adoré aller vivre à Abidjan.
- 58:11Aujourd'hui,
- 58:11ma fille est encore petite,
- 58:12donc peut-être pas,
- 58:13parce que j'ai besoin d'avoir un background.
- 58:16et un village familial sur lequel je peux compter.
- 58:19Mais à terme,
- 58:20probablement le Togo ou le Bénin.
- 58:23Mais tu vois,
- 58:25j'aime beaucoup Dakar,
- 58:26j'aime beaucoup Kigali aussi.
- 58:29Donc dans 2-3 ans,
- 58:32Togo ou Bénin,
- 58:33dans 5-10 ans,
- 58:34il n'est pas impossible de me retrouver en Côte d'Ivoire,
- 58:37au Ghana,
- 58:39au Rwanda ou au Kenya,
- 58:40tu vois.
- 58:42Le champ des possibles est ouvert,
- 58:43tu n'es pas fermée.
- 58:44Absolument.
- 58:45Absolument.
- 58:46Moi,
- 58:46tant que je suis sur le continent africain,
- 58:50je m'épanouis,
- 58:51donc je ne suis absolument pas fermée.
- 58:53On est dans la même philosophie que les deux.
- 58:55Écoute,
- 58:56on arrive à la fin de cette interview.
- 58:57Moi,
- 58:57j'étais ravie de pouvoir échanger avec toi et d'en savoir plus sur ton profil de créatrice de contenu qui,
- 59:05bien plus que de simplement partager des pièces,
- 59:08on sent qu'il y a vraiment une volonté de promouvoir un Made in Africa et d'informer,
- 59:14de proposer un contenu qui soit pédagogique,
- 59:16qui ne soit pas que mode.
- 59:18Je dirais que la tendance du moment,
- 59:19c'est la...
- 59:20noire,
- 59:20il faut absolument que vous portiez cette robe-là.
- 59:22Je pense que ce qui est intéressant dans la manière dont t'abordes les choses,
- 59:25c'est qu'il y a vraiment un travail de fond qui est fait et comme tu le dis,
- 59:29dans les marques que tu mets en avant,
- 59:30c'est des marques que tu as pu tester,
- 59:33que tu as pu voir,
- 59:34t'as pu voir la matière et quand tu n'as pas vu les marques,
- 59:36t'as tendance à le préciser.
- 59:37Donc,
- 59:38c'est assez agréable.
- 59:38On se dit que,
- 59:39effectivement,
- 59:40toi,
- 59:40quand tu donnes une recommandation,
- 59:41on peut vraiment se fier à ce que tu dis.
- 59:44Et je trouve que du coup,
- 59:45comme approche,
- 59:46c'est extrêmement intéressant parce que c'est vrai qu'on est quand même dans une méconnaissance des marques africaines.
- 59:50Il y en a énormément,
- 59:51mais on connaît celles qui ont pignon de choucrue,
- 59:53il y en a plein qu'on ne connaît pas.
- 59:55Maintenant,
- 59:55ce qui est intéressant,
- 59:56c'est qu'il y a de plus en plus de pop-up à Paris et de plus en plus de marques qui viennent sur des courtes périodes présenter leur collection ici.
- 1:00:05Donc,
- 1:00:06ça te donne toi encore plus l'opportunité de nous indiquer où aller et quand.
- 1:00:12D'ailleurs,
- 1:00:12est-ce qu'il y a des pop-up prochainement ?
- 1:00:14Non,
- 1:00:15il n'y en a plus.
- 1:00:16Je ne comprends pas ce qui se passe.
- 1:00:18On m'a même posé la question récemment et j'ai cherché à Paris les marques africaines.
- 1:00:23S'il vous plaît,
- 1:00:23le mois de juillet n'est pas le unique mois où vous pouvez venir.
- 1:00:26On vous attend littéralement tout au long de l'année,
- 1:00:28même en dehors de l'été.
- 1:00:29Et là,
- 1:00:29en août,
- 1:00:30je n'en vois pas passer.
- 1:00:31À Londres,
- 1:00:32il y en a énormément.
- 1:00:34Si certaines des filles qui nous écoutent sont prêtes à prendre un billet Eurostar,
- 1:00:38je serais ravie de vous envoyer tout.
- 1:00:40Toutes les publications que je vois concernant des pop-up,
- 1:00:42mais à Paris,
- 1:00:43il y en a très peu pour le moment,
- 1:00:45voire pas du tout.
- 1:00:46Oui,
- 1:00:46effectivement.
- 1:00:47Il y a vraiment un sujet sur...
- 1:00:48Je suis une goutte à Paris,
- 1:00:49il n'y a pas de pop-up.
- 1:00:49Effectivement,
- 1:00:50je suis d'accord avec toi,
- 1:00:50c'est à l'ombre qu'il y a des annonces.
- 1:00:52Écoute,
- 1:00:54on arrive,
- 1:00:54comme je le disais à la fin de cette interview,
- 1:00:56je te remercie beaucoup pour le temps que tu m'as accordé et pour ta générosité dans le partage des informations.
- 1:01:02Et je te dis à très vite en Afrique maillard.
- 1:01:05Merci Ramatha,
- 1:01:06à très bientôt.
- 1:01:10Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:01:12Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:01:19Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:01:21Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:01:25Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:01:30Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.