Latest / Débats et rencontres de L'Institut Paris Region / IA et urbanisme : présentation du projet UrbaIA
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- 0:09Pierre Rioux,
- 0:11Pierre qui est directeur de programme pour le projet
- 0:13UrbaIA, un projet qui nous tient d'autant plus à cœur qu'on travaille avec vous et qu'on fait partie du projet.
- 0:22Et c'est un très beau projet,
- 0:25justement,
- 0:25où on va pouvoir allier
- 0:27IA et urbanisme.
- 0:31Je lance votre présentation et je vous laisse la parole.
- 0:34Merci,
- 0:34Laurie.
- 0:35Vous m'entendez bien.
- 0:36Merci,
- 0:36Laurie,
- 0:37pour cette invitation.
- 0:38très heureux d'être là aujourd'hui avec vous.
- 0:42Je m'appelle Pierre Rioux,
- 0:42je suis directeur du programme Urba IA,
- 0:44je suis également membre de la commission
- 0:48AFNOR de normalisation sur l'IA,
- 0:50membre expert,
- 0:51et en particulier sur les sujets d'IA frugal.
- 0:54J'ai également participé à la conception avec Ecolab et l'AFNOR du référentiel général pour l'IA frugal.
- 1:01Je fais aussi partie du Hub France IA,
- 1:04qui est une association qui peut promouvoir les startups françaises en intelligence artificielle.
- 1:08et du groupe de travail environnement de ce hub France IA avec entre autres la métropole du Grand Paris.
- 1:14Donc plein de réseaux qui communiquent.
- 1:18Aujourd'hui je vais vous parler du projet Irbaïa,
- 1:21un petit peu de sa genèse,
- 1:23d'où il vient aussi bien en termes de contexte global et de contexte spécifique de l'agglomération,
- 1:28quels sont les tenants et les aboutissants de ce projet,
- 1:30et puis un petit peu où on en est en termes d'avancement.
- 1:35En termes de genèse...
- 1:37Ça s'inscrit sur deux piliers.
- 1:40Il y a un premier pilier qui est plutôt national et international sur les grands projets France 2030 qui sont associés à la stratégie nationale pour l'intelligence artificielle et qui visent à
- 1:57prendre en compte,
- 1:58en tout cas dans le cadre de l'appel à projet de l'Ecolab et de la
- 2:03Banque des Territoires.
- 2:04sur les référentiels,
- 2:05sur les démonstrateurs de l'IAF Legal,
- 2:07les enjeux,
- 2:07d'associer les enjeux à la fois d'intelligence artificielle,
- 2:10d'environnement et de territoire.
- 2:12Donc l'objectif c'est d'appliquer les investissements d'intelligence artificielle pour promouvoir les enjeux environnementaux et la transformation environnementale en application des territoires.
- 2:25Une autre initiative qui est nationale et internationale concerne la partie IAF Legal.
- 2:30Alors pour répondre à une question antérieure qui a été posée,
- 2:34Il s'agit à la fois d'une volonté nationale de défendre la filière de l'intelligence artificielle embarquée et la filière industrielle qui est issue des filières aéronautiques et militaires,
- 2:48qui est une expertise française,
- 2:51et de défendre la capacité à développer des systèmes d'IA quand on arrivera à des environnements un peu contraints en termes de ressources et de bandes passantes.
- 2:58À partir du moment où on a des solutions...
- 3:01des solutions plus frugales,
- 3:02on est capable à la fois d'être plus compétitif commercialement,
- 3:05mais aussi de faire tourner ces systèmes avec moins de ressources.
- 3:08Et donc ce référentiel a été généré dans une dynamique franco-française,
- 3:14avec l'Ecolab et l'Afnor.
- 3:15Il a été poussé ensuite au niveau européen,
- 3:19au niveau de SensenElec,
- 3:20et fait partie des éléments qui ont été présentés dans le cadre du sommet pour l'IA au début du mois de février,
- 3:27avec la mise en place d'un consortium.
- 3:30international pour promouvoir l'IA frugale au niveau mondial et puis fédérer avec l'ISO,
- 3:36avec l'UNESCO,
- 3:37avec l'I3E,
- 3:39une harmonisation de l'ensemble des corpus de normes autour de l'IA frugale au niveau international.
- 3:45C'est une initiative qui part de là.
- 3:50Ces éléments-là ont conduit à un appel à projet de la Banque des Territoires et de l'Ecolab.
- 3:57qui a matérialisé,
- 3:58donc ça répond aussi à quelques questions précédentes,
- 4:02sur lesquelles il y a eu 25 lauréats,
- 4:04un petit peu partout en France,
- 4:05sur différents sujets,
- 4:07donc ça c'est spécifiquement la cartographie qui a été menée,
- 4:12qui a été,
- 4:13donc il y a eu trois vagues,
- 4:14et le projet Urbaïa fait partie de la troisième vague,
- 4:17et qui concerne tous les aspects de mobilité,
- 4:20de construction,
- 4:22traitement de l'eau,
- 4:22traitement des déchets,
- 4:24des aspects qualité de l'air.
- 4:27Et puis la partie urbanisme,
- 4:28c'est le petit logo jaune,
- 4:31c'est une coïncidence,
- 4:31c'est la couleur de l'agglomération.
- 4:36Donc il y a des démonstrateurs partout et toutes ces démarches ont vocation à la fois à concrètement déployer des solutions d'IA au service des territoires et pour des enjeux environnementaux.
- 4:49Au-delà de cette dynamique globale,
- 4:50il y a aussi une dynamique qui est liée au territoire et à l'agglomération de Paris-Saclay.
- 4:56Pour ceux qui ne savent pas où c'est,
- 4:58je suis là.
- 5:02Et donc on a effectivement une image qui est extrêmement orientée laboratoire,
- 5:09centre d'innovation,
- 5:10centre d'expertise avec l'ensemble des chercheurs qui sont sur le territoire,
- 5:14l'ensemble des écoles,
- 5:15les 300 labs qui sont présents sur le territoire.
- 5:19Mais on a aussi une orientation qui est très orientée sur le territoire lui-même,
- 5:23puisqu'il y a 320 000 habitants,
- 5:25il y a 27 communes,
- 5:26on a 17 000 hectares de terres.
- 5:32non urbanisés de terres protégées et donc aujourd'hui une des spécificités de notre territoire est de faire en sorte de bénéficier de faire bénéficier notre territoire de toute la dynamique d'innovation et de recherche qui est disponible sur
- 5:48la zone et également de manière plus globale des initiatives nationales et internationales qui sont présentes je suis intervenu alors
- 5:56Rodolphe citait
- 5:57Hubert Béroche tout à l'heure sur la dynamique de ...
- 6:01de gouvernance de l'IA appliquée aux enjeux territoriaux.
- 6:05Je suis intervenu dans le cadre de l'IA Summit avec Hubert sur ces enjeux-là,
- 6:10puisque nous travaillons aussi avec lui sur la concertation territoriale autour de l'IA.
- 6:16Et un des éléments clés et différenciateurs de l'agglomération Paris-Saclay qui était relevé,
- 6:21c'était le fait que nous appliquions nos labos de recherche et nos systèmes d'IA sur l'utilisation pour les citoyens.
- 6:27Et pour le territoire,
- 6:28ce qui était souvent une lacune qui avait été identifiée à Boston,
- 6:32par exemple,
- 6:33ou dans d'autres études,
- 6:34le fait de la capacité à faire ruisseler les expertises technologiques et l'innovation sur les territoires.
- 6:47Cette autre spécificité de l'agglomération Paris-Saclay,
- 6:51on évoquait tout à l'heure au niveau de cette zone-ci,
- 6:54une forte mobilité et beaucoup de changements.
- 6:57dans l'aménagement,
- 6:58ça fait aussi partie des spécificités du territoire.
- 7:01Mais au-delà de ces éléments-là,
- 7:03nous avons trois piliers qui s'articulent à la fois autour de l'innovation,
- 7:07que j'évoquais tout à l'heure,
- 7:08au travers des laboratoires,
- 7:10centres de recherche et études,
- 7:13de la partie innovation technologique avec vocation de l'orienter vers l'action publique.
- 7:18Ce sont des projets qui sont initiés depuis plusieurs années,
- 7:22qui s'articulent sur des stratégies Green IT,
- 7:25sur des stratégies de...
- 7:26de réponse à la loi Rennes et de feuilles de route de la charte du numérique responsable.
- 7:30Et en fait,
- 7:31tous les éléments qu'on a mis en place par la suite sur la partie feuilles de route de l'intelligence artificielle se sont appuyés sur les enjeux qui avaient été identifiés,
- 7:40les feuilles de route qui avaient été identifiées au préalable sur les aspects numériques.
- 7:46Le troisième pilier est la culture de partenariat,
- 7:49sur lequel on va revenir tout à l'heure.
- 7:51qui est un des ADN de l'agglomération,
- 7:53puisqu'on travaille énormément avec nos partenaires,
- 7:56qu'ils soient locaux,
- 7:58régionaux,
- 7:59nationaux.
- 8:01On évoquait tout à l'heure le fait de travailler avec l'IGN sur le jumeau numérique national.
- 8:07On est tout à l'heure,
- 8:08en ce moment,
- 8:09aux Interconnecté ARN,
- 8:11où on a reçu une médaille d'argent pour un démonstrateur dans le cadre de la plateforme du PCAET,
- 8:19du plan climat de l'agglomération.
- 8:21Et donc on intervient dans ces instances-là.
- 8:25On a aussi une vision internationale,
- 8:27puisqu'on était en début de semaine à Bruxelles pour signer le local Green Deal dans le cadre de l'ICC.
- 8:33Et on a eu des interventions à Boston,
- 8:36à Montréal,
- 8:37à Singapour récemment sur ces sujets-là.
- 8:39Donc la logique est d'intervenir,
- 8:41d'avoir un ancrage territorial fort,
- 8:44d'avoir une...
- 8:45une portée nationale et une intégration dans les réseaux nationaux et aussi une vision qui soit au-delà et tendue à l'international.
- 8:52Alors concrètement,
- 8:54au-delà de ces aspects-là,
- 8:55ces éléments-là ont concouru à la genèse du projet Urbaïa.
- 9:02C'est-à-dire qu'on n'a pas construit le projet par rapport à l'appel à projet,
- 9:05mais on avait déjà ce projet qui était en ligne de mire et on a juste aligné les planètes pour pouvoir le matérialiser.
- 9:13Et l'objectif du projet Urbaïa,
- 9:16c'est de mettre l'intelligence artificielle au service de l'urbanisme et de l'urbanisme de demain,
- 9:23avec des contraintes réglementaires fortes autour de,
- 9:25par exemple,
- 9:26la Loisanne.
- 9:29problématiques techniques qui sont associées à des problématiques écologiques,
- 9:33donc de plus en plus de paramètres à prendre en compte dans les décisions,
- 9:36et une complexité croissante des règles d'urbanisme.
- 9:39La logique de la mise en œuvre de l'intelligence artificielle dans ces sujets-là visait à construire des scénarios qui soient assistés par l'IA.
- 9:46L'IA ne va pas forcément être le promoteur ou l'instigateur de scénarios,
- 9:50mais sur leur description et leur mise en œuvre,
- 9:52l'IA va assister les métiers à la concrétisation des scénarios qui pourront être modélisés dans la plateforme.
- 9:59d'intégrer l'ensemble des paramètres écologiques clés et de les modéliser,
- 10:02puisqu'on a,
- 10:03comme on l'a évoqué tout à l'heure,
- 10:05on a un certain nombre de données,
- 10:05mais on ne les a pas forcément toutes.
- 10:07Donc l'idée,
- 10:07c'est de pouvoir étendre les données qu'on a aussi précisément que l'on peut sur les périmètres qui nous manquent,
- 10:15de proposer une vision claire des enjeux d'urbanisme à moyen terme.
- 10:19L'objectif,
- 10:19c'est une stratégie de jumeau numérique et donc de viser,
- 10:23non pas à constater à postériori,
- 10:25les impacts environnementaux des éléments qui ont été
- 10:28qui ont été décidées
- 10:305, 10,
- 10:3120,
- 10:3115 ans avant,
- 10:32mais d'anticiper,
- 10:33de prévoir et de prédire l'impact environnemental des décisions pour pouvoir orienter la décision en amont de l'exécution.
- 10:41De renforcer l'efficacité de l'analyse des équipes en charge des études,
- 10:44c'est un outil qui est au service des équipes,
- 10:45qui n'a pas vocation à les remplacer.
- 10:48On a vraiment besoin des experts métiers,
- 10:50et c'est aussi pour ça qu'on s'est associé à des experts de ce domaine-là,
- 10:53pour pouvoir,
- 10:54au-delà des expertises qu'on peut avoir nous en interne,
- 10:56pour pouvoir déployer des solutions qui soient adaptées.
- 10:58Et l'objectif,
- 10:59c'est aussi d'avoir un service,
- 11:01un outil qui soit au service des échanges du territoire,
- 11:05c'est-à-dire de faciliter les échanges aussi bien avec les élus,
- 11:10avec les services urbanistiques des différentes communes et avec les citoyens sur les évolutions du cadre de vie dans l'agglomération.
- 11:20Hop,
- 11:21un clic de trop.
- 11:23Rapidement,
- 11:23nous avons défini trois territoires pilotes dans l'agglomération qui ont vocation à couvrir différentes catégories de typologie urbanistique.
- 11:33D'un côté,
- 11:33une zone d'activité,
- 11:35un deuxième parti sur un territoire dense et un quartier de palaiso à croix de ville bois qui correspond à la fois à un tissu urbain traditionnel et une partie du plateau de Saclay.
- 11:46Un des enjeux du démonstrateur,
- 11:47enfin le démonstrateur a un certain nombre d'enjeux.
- 11:51Les raisons de ce choix sont liées à un des enjeux qui est la réplicabilité.
- 11:56L'objectif c'est de construire un démonstrateur qui puisse être réplicable non seulement au niveau de l'agglomération mais plus largement au niveau de l'ensemble des utilisateurs potentiels et des différentes communes qui sont amenées à faire évoluer leur PLU.
- 12:09Donc je crois qu'il y en a quelques unes.
- 12:12Et donc l'objectif est d'avoir des territoires représentatifs.
- 12:17Il y a d'autres enjeux qui sont l'explicabilité.
- 12:18Le démonstrateur est un objectif qui est très important.
- 12:20qui vise à garantir qu'on travaille sur des intelligences artificielles qui ne sont pas des boîtes noires et qui permettent de justifier les décisions qui sont prises.
- 12:29Puisqu'aujourd'hui,
- 12:30au niveau des PLU,
- 12:31il y a quand même des engagements qui sont pris par les élus par rapport à leur commune et par rapport à leurs citoyens.
- 12:36Et il faut être en capacité d'expliquer pourquoi telle ou telle décision a été prise.
- 12:40Et pas simplement aujourd'hui,
- 12:41mais quand des conséquences pourront arriver d'ici plusieurs années.
- 12:46d'être capable de faire du rétro-engineering et dit on a pris cette décision par rapport à cette hypothèse-là,
- 12:50dans ce contexte-là,
- 12:51et d'expliquer pourquoi cette décision a été prise.
- 12:53Donc il y a des notions d'explicabilité,
- 12:55il y a des notions d'égalité,
- 12:56on va y revenir aussi tout à l'heure,
- 12:57puisque l'objectif et l'enjeu c'est de limiter l'impact environnemental du système que l'on déploie,
- 13:03mais aussi de faire en sorte que l'usage de ce système ait le meilleur impact possible au niveau de l'environnement,
- 13:12pas le plus d'impact,
- 13:12mais le meilleur impact possible.
- 13:14Donc ça fait partie des enjeux qui sont mis en oeuvre dans ce projet.
- 13:22Pour illustrer la démarche de partenariat,
- 13:25nous travaillons donc avec l'Institut Paris Région,
- 13:28qui a l'amabilité de nous recevoir sur ces sujets,
- 13:32en particulier sur les éléments autour des métiers de l'urbanisme,
- 13:36et autour de la data et la fourniture des données.
- 13:40Nous avons intégré l'ensemble des communes,
- 13:43qui sont les parties prenantes qui sont concernées par les PLU et les zones pilotes.
- 13:47Nous travaillons avec les membres du consortium qui sont à la fois des entités publiques,
- 13:53des labos de recherche,
- 13:54donc Centrale Supélec,
- 13:55des startups comme Builders et Neimer,
- 13:58qui sont des experts à la pointe de la technologie sur leur domaine,
- 14:02et puis Dassault Systèmes qui est une petite PME française.
- 14:08qui a également une plateforme extrêmement poussée sur les éléments à la fois de visualisation et de modélisation de certains impacts environnementaux,
- 14:16en particulier de la partie qualité de l'air,
- 14:19pollution et propagation d'ondes.
- 14:26Ce consortium est piloté par l'agglomération Paris-Saclay et aujourd'hui nous sommes en train de finaliser tous les éléments contractuels et de poser les rails du projet qui doit durer sur les trois
- 14:41années qui viennent.
- 14:43Je reviendrai un peu plus sur la partie état des lieux tout plus tard.
- 14:49Qu'est-ce qu'Urbaïa ?
- 14:52plus concrètement.
- 14:54L'objectif,
- 14:54c'est d'intégrer tous les documents d'urbanisme littéraux,
- 14:58aussi bien les PLU,
- 14:59les OAP,
- 15:00les annexes,
- 15:01le ZRIFE,
- 15:02les différentes chartes,
- 15:05à partir de ces éléments d'information,
- 15:06de les modéliser dans le système Urbaïa,
- 15:08de manière à créer,
- 15:10à avoir un ensemble de choses qui sont compréhensibles par les outils d'IA,
- 15:14c'est-à-dire que de passer d'un mode,
- 15:17on va dire,
- 15:18littéral,
- 15:18compréhensible par l'humain,
- 15:19à un mode qui est compréhensible par les autres.
- 15:22par les différents systèmes d'IA,
- 15:25et de modéliser les formes urbaines possibles par rapport à l'ensemble de ces documents qui sont mis à disposition par rapport à la situation actuelle.
- 15:35Donc d'identifier ces formes urbaines et leurs simulations par rapport aux enjeux environnementaux.
- 15:41À ce jour,
- 15:42sont identifiés les éléments qui sont liés aux îlots de chaleur,
- 15:44les éléments qui sont liés à la pollution atmosphérique.
- 15:48Et donc,
- 15:49dans un premier temps...
- 15:50Et l'objectif,
- 15:50c'est que ça puisse être étendu par la suite.
- 15:53Ces éléments-là,
- 15:54donc,
- 15:54sur les documents existants,
- 15:56vont être analysés par les experts du domaine et validés par les experts du domaine.
- 16:00Et ensuite,
- 16:01ces experts vont proposer des scénarios d'études,
- 16:04d'évolution,
- 16:05à la fois de l'aménagement ou d'évolution du PLU.
- 16:09Et ces éléments,
- 16:09ces scénarios et ces recommandations seront décrits en tant que scénario,
- 16:14injectés à nouveau dans les documents et remodélisés.
- 16:17Et l'objectif,
- 16:18c'est que la solution...
- 16:19propose une visualisation 3D d'un certain nombre de paramètres sur lesquels les acteurs de l'urbanisme puissent faire varier ces paramètres pour regarder visuellement l'impact au niveau environnemental,
- 16:34mais aussi au niveau réglementaire,
- 16:35mais aussi au niveau artificialisation des sols,
- 16:38mais aussi au niveau de la stratégie d'évolution des élus par rapport à leur agglomération.
- 16:48de mesurer ces impacts-là,
- 16:49de les visualiser et d'ajuster les scénarios qu'ils ont identifiés.
- 16:56Donc on est vraiment dans une boucle et dans une notion de
- 16:59« on pose la photo aujourd'hui,
- 17:01on permet aux experts du domaine et du métier de construire les scénarios et on leur remet à disposition,
- 17:08en fonction de ces scénarios-là,
- 17:10les différents impacts sur un certain nombre de critères qui sont identifiés. »
- 17:13Un des éléments clés de démonstrateur,
- 17:16au-delà de...
- 17:18De ces éléments effectifs,
- 17:21c'est la partie innovation,
- 17:22que je n'ai pas forcément mentionné dans les enjeux tout à l'heure.
- 17:28L'objectif,
- 17:28c'est d'innover sur la manière de concevoir le PLU,
- 17:31donc c'est une innovation méthodologique.
- 17:33Il y a des innovations qui sont plus technologiques,
- 17:35dont on a évoqué aussi Michel tout à l'heure.
- 17:38Alors là,
- 17:38ce qu'on constate,
- 17:39c'est qu'on ne parle pas que d'IA générative,
- 17:42et même dans un certain nombre de cas,
- 17:43il n'y a pas d'IA générative du tout.
- 17:45L'IA,
- 17:45ce n'est pas que l'IA générative,
- 17:47il y a aussi d'autres éléments d'IA qui sont plus frugaux et plus optimisés.
- 17:52Et donc,
- 17:53l'objectif de ce projet,
- 17:54c'est à la fois d'articuler l'innovation sur cinq systèmes d'IA qui vont être interconnectés,
- 17:59mais qui vont aussi être consolidés par des couches de synchronisation de données et d'échange de données qui vont être intégrées par rapport aux données qui vont être mises à disposition sur le projet.
- 18:13et des interfaces qui vont permettre aux utilisateurs métiers d'exécuter leur processus métier par rapport non pas aux outils technologiques qui sont mis à disposition,
- 18:21mais par rapport à leurs besoins utilisateurs.
- 18:23Donc il y a aussi,
- 18:24au-delà de l'innovation sur les systèmes d'IA,
- 18:27il y a aussi de l'innovation sur les méthodologies qui sont mises en œuvre et l'apport méthodologique qui vient des experts de l'urbanisme qui vont nous apporter le déroulement de leur processus métier.
- 18:38Et puis de l'innovation d'intégration pour faire coexister l'ensemble de systèmes.
- 18:42pour produire un service auprès des utilisateurs métiers.
- 18:45De manière un peu plus détaillée,
- 18:47l'ensemble des données SIG vont être intégrées dans le système d'IA qui assure la modélisation et l'étude de densification possible par rapport aux éléments de PLU.
- 19:00Cela sera intégré aussi avec les documents d'Urbanism Littéraux.
- 19:06Cela permettra de construire...
- 19:08Les bâtiments en 3D avec les gabarits maximum disponibles par rapport aux règles qui sont en place et aux démarches qui intègrent aussi la notion de parking.
- 19:17On va reparler des parkings de Michel tout à l'heure.
- 19:20Et de ce qui est en pleine terre.
- 19:22A partir de ces éléments de bâtis 3D,
- 19:25Hop,
- 19:26on avait pas assez de place sur le slide.
- 19:30On fait des simulations,
- 19:31à la fois sur l'impact des îlots de chaleur,
- 19:33sur les impacts environnementaux,
- 19:34dispersion chimique et acoustique,
- 19:36et sur les métriques qui sont importantes par rapport à nos manctures ZAN,
- 19:41aux surfaces imperméabilisées,
- 19:42surfaces construites,
- 19:42aux longues de logement,
- 19:43etc.
- 19:44Donc tout ce qui concerne les éléments qui sont liés au PLU.
- 19:48Et à partir de ces éléments-là,
- 19:49on effectue des recommandations et on revient sur le slide précédent.
- 19:53Hop,
- 19:54ça marche.
- 19:55Ah non,
- 19:55ça ne marche pas.
- 19:56Je me trompe de flèche.
- 19:59Et hop,
- 19:59on revient ici,
- 20:00on réinjecte.
- 20:00Voilà la mécanique qui est envisagée.
- 20:07Sur la dimension frugalité...
- 20:10On parlait de savoir si c'était théorique ou pratique aujourd'hui.
- 20:13Donc ça fait un certain temps qu'on travaille sur les éléments de égalité.
- 20:16Dès l'origine du projet,
- 20:17c'était un postulat.
- 20:18Alors l'appel à projet est sorti avant le référentiel.
- 20:21Donc il y a un certain nombre de choses qui ont été faites dès le départ.
- 20:23Et donc dans les contraintes de l'appel à projet,
- 20:26il fallait déjà...
- 20:28prédéfinir le fait que l'objectif de l'outil devait être égal et donc devait consommer moins que ce qu'il apportait en fait en termes d'impact environnemental.
- 20:39Donc il y a toute une étude qui a été menée en amont pour identifier ou pour prévoir l'impact environnemental en particulier en termes d'énergie de carbone sur des différents systèmes d'IA qu'on utilisait et puis l'objectif de gain est un des éléments de gouvernance qui est mis en place.
- 20:57sur l'ensemble du projet vise à faire en sorte que la frugalité soit un suivi au fil de l'eau et à chacune des étapes du projet et soit pris en compte dans le développement de la solution et dans le développement des usages,
- 21:09des outils et dans la réflexion sur les données.
- 21:12Aujourd'hui on est à un stade où on a commencé à identifier l'ensemble des sources de données.
- 21:18On a vu tout à l'heure avec l'IGN et avec l'IPR que c'était un
- 21:23C'était un vrai challenge sur les projets d'IA et donc on a fait toute cette phase puisqu'on travaille à six sur le consortium,
- 21:31qu'on a tous des usages,
- 21:32des habitudes différentes,
- 21:34que ce soit en termes urbanistiques,
- 21:35en termes de start-up.
- 21:39Les grands groupes ont tous leurs sources de données qui sont potentiellement différentes,
- 21:42qui viennent parfois de la même origine,
- 21:45mais qui ont été retraitées,
- 21:46transformées de manière différente,
- 21:47éventuellement agrégées,
- 21:48éventuellement enrichies par des systèmes d'IA.
- 21:51Aujourd'hui,
- 21:52c'est un vrai enjeu de cohérence globale du système de repartir sur les référentiels,
- 21:56de redéfinir clairement les référentiels sur lesquels on travaille et de s'assurer que les transformations qui sont faites par les différents acteurs sont à minima cohérentes.
- 22:06Elles peuvent être légèrement différentes,
- 22:07mais il faut qu'elles soient cohérentes parce que si chacun fait ses transformations avec des niveaux d'échelle différents,
- 22:12on va aboutir à un système qui ne va pas pouvoir être intégré.
- 22:17Ça,
- 22:17c'est le premier point.
- 22:18Et le deuxième point,
- 22:18c'est qu'on intègre dans cette réflexion aussi la dimension de frugalité,
- 22:21c'est-à-dire que la volonté de réduire et de faire en sorte que les données dont on se sert,
- 22:27on ne se sert que des données dont on a besoin.
- 22:29On préfère utiliser moins de données,
- 22:30mais qu'ils soient plus fiables parce que ça consomme moins et qu'on limite les transformations,
- 22:35c'est-à-dire qu'on ne va pas faire trois transformations identiques ou légèrement différentes dans différents systèmes d'IA.
- 22:40Et donc,
- 22:41les enjeux de frugalité sont pris en compte à toutes les étapes du projet.
- 22:44Les enjeux d'explicabilité également.
- 22:46Parce que de la même manière,
- 22:47même sur les LLM,
- 22:49il faut qu'on soit en capacité de comprendre quelles sont les réponses qui sont apportées,
- 22:55pourquoi,
- 22:56et de vérifier que c'est bien cohérent.
- 22:59Et c'est à ce titre-là aussi que les utilisateurs sont complètement impliqués dans la démarche.
- 23:04Le premier comité qui va avoir lieu dans le cadre du projet,
- 23:06c'est le comité utilisateur,
- 23:07parce que c'est important d'avoir l'expertise,
- 23:10c'est important d'avoir l'expertise métier.
- 23:13L'outil n'a pas objet de remplacer les experts métiers.
- 23:16Et si certaines personnes se servent de l'outil sans avoir l'expertise,
- 23:21ou si tout le monde se sert de l'outil sans avoir l'expertise,
- 23:23on finira par ne plus avoir d'experts.
- 23:25Donc l'objectif,
- 23:26c'est de travailler avec les experts,
- 23:28de faire en sorte qu'on continue à construire ce chemin d'expertise et que l'outil puisse être juste un élément accélérateur ou une dimension supplémentaire de compréhension d'un certain nombre d'éléments.
- 23:44autour de l'urbanisme et non pas remplacer les experts puisqu'on a besoin d'eux et c'est pour ça qu'ils sont intégrés dans le projet aussi,
- 23:50pour valider que le résultat du fonctionnement de l'outil est bien conforme à la réglementation,
- 23:55est bien conforme à l'état de l'art,
- 23:57est bien conforme à ce qu'on attend d'un outil d'évolution du PLU.
- 24:03Donc la partie explicabilité est quelque chose qui a un fil rouge de toute la gouvernance.
- 24:09De la même manière,
- 24:10la notion de réplicabilité est quelque chose qui est un fil rouge de toute la gouvernance.
- 24:14Ce sont des choses qu'on a déjà identifiées au niveau de la data.
- 24:16Et justement,
- 24:17l'identification des référentiels de données prend en compte le fait qu'aujourd'hui,
- 24:22on l'applique en Ile-de-France,
- 24:24sur l'agglomération Paris-Saclay,
- 24:27mais qu'on a vocation à l'implémenter plus largement.
- 24:30Alors,
- 24:30on a déjà une perspective française,
- 24:32mais potentiellement une perspective internationale.
- 24:35Et l'idée,
- 24:35c'est qu'on structure aussi nos environnements données pour comprendre qu'est-ce qui est.
- 24:39du référentiel,
- 24:40qu'est-ce qui est de la donnée de structure,
- 24:42qu'est-ce qui est de la donnée...
- 24:43très localisées et de pouvoir dissocier ces différents ensembles de données pour pouvoir clairement et facilement passer d'un territoire à un autre et identifier,
- 24:53aujourd'hui,
- 24:54toutes ces données ont une portée nationale,
- 24:56toutes ces données ont une portée régionale,
- 24:58toutes ces données ont une portée locale et que le démonstrateur puisse simplement remplacer des domaines locaux d'une agglomération par les données locales d'une autre agglomération.
- 25:11sans que ça nécessite à nouveau de l'apprentissage et que le moteur soit capable de s'adapter à ces données locales,
- 25:17tout en gardant le même corpus régional ou le même corpus national.
- 25:21Je parlais des utilisateurs,
- 25:23j'ai un petit peu anticipé.
- 25:24Donc l'objectif,
- 25:25c'est qu'on est dans un programme qui n'a pas vocation à prendre les besoins utilisateurs,
- 25:30travailler pendant trois ans et puis sortir un résultat et attendre que les utilisateurs évaluent les résultats.
- 25:36Mais on travaille en permanence avec les utilisateurs.
- 25:39pour construire l'outil qui va leur permettre de réaliser leur travail,
- 25:47sachant qu'aujourd'hui,
- 25:49ils n'ont pas forcément une bonne vision de tout ce que les outils et l'IA peuvent leur apporter.
- 25:54Et donc,
- 25:54les premiers travaux consistent à croiser les échanges avec les bons experts,
- 26:01entre les urbanistes,
- 26:04les data scientists et les gens qui connaissent les deux pour faire des passerelles et pour...
- 26:08faire en sorte que la solution qu'on va mettre en place va vraiment correspondre à leurs attentes.
- 26:14Et au quotidien,
- 26:15pas au quotidien,
- 26:16mais tout au long du projet,
- 26:18il y aura des évaluations avec une synthèse annuelle de ce qui est fait et de la manière dont les choses convergent.
- 26:25Au-delà de ce projet,
- 26:26donc au-delà de ce démonstrateur qui a une portée de 3 ans,
- 26:29l'objectif,
- 26:30comme je le disais tout à l'heure,
- 26:31c'est que ça soit réplicable,
- 26:32qu'on puisse...
- 26:34Alors,
- 26:35il ne va pas être en tant que tel utilisable en...
- 26:38Plug and play sur tous les territoires,
- 26:40il y aura forcément une certaine adaptation,
- 26:43mais l'objectif c'est qu'il soit structuré pour que cette adaptation soit la moins coûteuse possible.
- 26:46C'est la partie des enjeux des démonstrateurs qui sont financés par la Banque des Territoires et par l'Ecolab,
- 26:51c'est qu'on puisse le plus simplement possible adapter la solution qui a été mise en œuvre sur de nouveaux territoires et sur de nouvelles communes.
- 27:00L'objectif c'est que ce soit un démonstrateur opérationnel,
- 27:03il ne s'agit pas de faire un
- 27:05POC et de le jeter.
- 27:07mais qu'on puisse s'en servir.
- 27:08Et donc ça fait partie aussi des choses qui ont été définies dès le départ pour dire,
- 27:11à l'issue de ces trois ans,
- 27:13ce qui va être créé,
- 27:14il va être utilisé concrètement sur le territoire de la gamme de la centre Paris-Saclay et il sera transposable sur l'ensemble des communes du territoire.
- 27:23Et puis l'objectif,
- 27:24c'est aussi que ça soit à vocation de transformation écologique et d'intégrer les différents éléments de transformation et de prendre en compte les critères environnementaux nativement dans la solution.
- 27:37Je ne sais pas si je suis en termes de timing,
- 27:38je suis à peu près bon.
- 27:41J'ai rattrapé Michel.
- 27:45Je ne sais pas si vous avez des questions par rapport à ce que je viens de vous présenter rapidement.
- 27:50Oui,
- 27:50bonjour.
- 27:50Merci beaucoup pour cette présentation très intéressante.
- 27:52J'avais plusieurs questions.
- 27:54Une première question,
- 27:55plus de compréhension.
- 27:56Je voulais savoir si dans la boucle de l'outil que vous avez décrit,
- 28:00l'outil rédigeait des règles d'urbanisme.
- 28:03Parce que j'ai bien compris qu'il...
- 28:05produisait des recommandations,
- 28:06mais je n'ai pas compris s'il rédigeait le règlement derrière.
- 28:09Et puis,
- 28:10une question plutôt sur l'infrastructure.
- 28:14Je voulais savoir si la solution était hébergée chez vous ou chez un opérateur extérieur.
- 28:20Merci.
- 28:22Alors aujourd'hui,
- 28:22l'outil ne rédige pas de règles d'infrastructure.
- 28:25En revanche,
- 28:25il interprète des règles d'infrastructure qui sont rédigées par des urbanistes pour qu'ils puissent être intégrés dans le système de modélisation.
- 28:33Et donc,
- 28:34c'est prévu qu'on puisse rédiger des règles en langage naturel et que ces règles soient interprétées et rentrées dans le système de manière automatique,
- 28:44avec toujours le petit guillemet d'automatique,
- 28:46c'est-à-dire que ça puisse être de toute façon contrôlé.
- 28:48C'est-à-dire qu'on les intègre,
- 28:50mais qu'on peut contrôler que l'intégration s'est bien passée.
- 28:52Donc,
- 28:52il y a toujours le niveau d'expertise.
- 28:55L'urbaniste définit les règles et vérifie que l'interprétation est correcte.
- 29:00Et ce n'est pas juste de l'automatisme.
- 29:02Il y a des choses qui évoluent et c'est le principe aussi des intelligences artificielles dans ce sens où s'il y a des nouveaux concepts qui apparaissent en termes de normes,
- 29:15en termes de vocabulaire,
- 29:16etc.
- 29:18Comme l'intelligence artificielle apprend sur le passé,
- 29:21elle ne les intègre pas.
- 29:22Donc il faut effectivement périodiquement réentraîner les moteurs pour prendre en compte les nouvelles règles.
- 29:29Mais tant qu'ils ne sont pas entraînés...
- 29:32il faut que ça soit apporté par l'expert.
- 29:35Sur le deuxième point...
- 29:37La deuxième question,
- 29:37c'était sur le lieu de...
- 29:41L'infra.
- 29:42Aujourd'hui,
- 29:43elle n'est pas complètement définie en termes d'infra,
- 29:45parce qu'on est dans les phases initiales du projet.
- 29:48Elle n'est pas critique à ce stade-là,
- 29:49on est en train de travailler dessus.
- 29:51Il y a deux dimensions.
- 29:52Il y a une dimension qui est le projet Urbaya lui-même,
- 29:55et puis aujourd'hui,
- 29:56il y a aussi une infra qui est une réflexion autour du système de data de l'agglomération.
- 30:03Et on est en train de travailler conjointement avec l'équipe projet autour du service local de la donnée pour voir quelle est la meilleure option et quelle est la meilleure solution par rapport à ce qu'on va mettre en place.
- 30:11Donc,
- 30:11ce n'est pas arrêté.
- 30:12Et ce n'est pas aujourd'hui,
- 30:13cette information n'est pas critique,
- 30:15puisqu'en fait,
- 30:16on commence à construire,
- 30:17déjà à identifier et à formaliser les données dont on va avoir besoin.
- 30:21On commence déjà à travailler et chaque acteur a déjà une infra de développement,
- 30:28en tout cas,
- 30:29qui lui permet d'interagir et de commencer à concevoir des choses.
- 30:32Et on n'a pas encore défini et développé l'infrastructure cible.
- 30:34Donc c'est quelque chose qui rentre dans le cadre du projet.
- 30:36Aujourd'hui,
- 30:37sur cette année,
- 30:37on va définir l'infrastructure cible.
- 30:39Ce qui avait été préconfiguré dans le cadre de la réponse à l'appel d'offres,
- 30:42c'est de s'appuyer sur une infrastructure souveraine,
- 30:44avec une volonté de rester sur une infrastructure française opérée en France par des acteurs français.
- 30:49Parce que ça fait partie aussi des enjeux autour de cette solution.
- 30:55Oui,
- 30:55bonjour.
- 30:56Je suis conseiller municipal d'une ville proche de Saclay,
- 31:00ville de Sceaux.
- 31:01Et alors,
- 31:02je m'interroge sur la participation citoyenne.
- 31:04Nous avons effectivement parlé tout à l'heure pour dire...
- 31:08Alors est-ce qu'il n'y a pas un risque,
- 31:10au fond,
- 31:10que cette intelligence artificielle soit une question de sachant,
- 31:17de personnes,
- 31:18d'une certaine élite qui connaît bien les choses,
- 31:20etc.,
- 31:21par rapport à la grande masse de la population qui,
- 31:24elle,
- 31:25constate les choses,
- 31:26mais elle...
- 31:28Comment dirais-je ?
- 31:29Qu'est-ce qu'elle pourrait faire pour donner son avis ?
- 31:32Alors,
- 31:32quel type de concertation serait possible et imaginable dans le cadre de ce projet,
- 31:39justement ?
- 31:40Je pense qu'elle est appelée à s'étendre,
- 31:42comme vous l'avez dit.
- 31:43Et voilà les questions que je me pose,
- 31:45parce qu'elles sont assez fondamentales pour éviter qu'il y ait une espèce de rupture,
- 31:49de gap qui intervienne entre ceux qui savent et qui développent des affaires très techniques,
- 31:55finalement,
- 31:56et puis techniques,
- 31:57mais qui...
- 31:58concerne la vie de tout un chacun,
- 32:00partout et maintenant.
- 32:01Alors voilà,
- 32:03est-ce que vous pourriez répondre,
- 32:04avoir une certaine synthèse à faire sur cette question ?
- 32:08Parce que vraiment,
- 32:10ça concerne tous les citoyens,
- 32:12citoyennes bien sûr.
- 32:13Tout à fait.
- 32:15Alors je n'ai pas la réponse absolue.
- 32:18Il y a des choses qui sont mises en œuvre,
- 32:19et comme j'évoquais tout à l'heure,
- 32:21sur les stratégies au niveau de l'agglomération Paris-Saclay,
- 32:25sur la feuille de route.
- 32:26de la charte numérique sur l'application de la loi Rennes sur la feuille de route de l'intelligence artificielle qui est faite au niveau de l'agglomération.
- 32:33Tous les collaborateurs de l'agglomération ont été acculturés,
- 32:37sensibilisés et on a fait des ateliers,
- 32:39des formations sur les enjeux d'intelligence artificielle,
- 32:42sur les enjeux du numérique responsable.
- 32:46Il y a aussi un comité de développement de l'agglomération qui embarque un certain nombre d'acteurs du territoire.
- 32:51Il y a eu aussi une concertation territoriale.
- 32:55On a fait venir des gens de la société civile,
- 32:58des élus,
- 33:00des membres d'associations pour discuter de ce qu'ils pensaient de l'IA,
- 33:04de ce qu'ils voulaient faire avec l'IA,
- 33:05de ce qui était possible,
- 33:06de quelles étaient leurs peurs,
- 33:08leurs angoisses,
- 33:08etc.
- 33:09Donc une instance de concertation avec l'ensemble des acteurs du territoire pour évoquer ces sujets-là.
- 33:16Ça c'est un premier point.
- 33:17Le deuxième point c'est que moi je viens plutôt du monde de l'IA,
- 33:20un petit peu moins du monde de l'urbanisme.
- 33:21Et j'ai eu l'impression inverse.
- 33:23C'est-à-dire qu'en fait,
- 33:24l'urbanisme,
- 33:25c'est un métier d'expert.
- 33:27J'ai aussi une casquette de citoyen.
- 33:29J'ai plein de casquettes,
- 33:29en fait.
- 33:30C'est pour ça que j'ai plus beaucoup de...
- 33:32J'ai aussi une casquette de citoyen.
- 33:33Et moi,
- 33:34en tant que citoyen,
- 33:34le PLU,
- 33:35c'est quelque chose qui,
- 33:35jusqu'à présent,
- 33:36était un petit peu abscond,
- 33:38abstrait,
- 33:39enfin compliqué.
- 33:41Et donc,
- 33:41moi,
- 33:41en venant de l'IA,
- 33:42je ne comprenais pas grand-chose,
- 33:44en fait,
- 33:44aux enjeux de l'urbanisme.
- 33:46Et le fait de faire travailler ensemble avec des gens de l'IA,
- 33:50des gens de l'urbanisme,
- 33:52et des gens qui comprennent les deux,
- 33:53ça permet de faire le lien.
- 33:54Et l'objectif de la solution qu'on développe,
- 33:57et c'est pour ça qu'on met les utilisateurs dans la boucle,
- 33:59les utilisateurs au sens urbanistique et au sens élu,
- 34:02parce que les élus doivent aussi être en capacité d'expliquer,
- 34:04c'est de sortir de cette notion de technologie.
- 34:06Le problème de l'IA aujourd'hui,
- 34:08c'est que quand on parle d'IA,
- 34:09on pense technologie,
- 34:12on pense innovation,
- 34:14on pense qu'on va refaire le monde,
- 34:16etc.
- 34:16Mais en gros,
- 34:18l'IA n'est pas le sujet.
- 34:21Le sujet c'est quel est le projet de l'agglomération,
- 34:24quel est le service qu'on veut rendre et après quel est le meilleur outil pour le rendre.
- 34:29Point barre.
- 34:30Et une fois qu'on a fait ça,
- 34:32dans certains cas,
- 34:33on n'a pas besoin d'IA.
- 34:34Dans certains cas,
- 34:35on n'a pas besoin de numérique.
- 34:36Il y a un peu de bon sens aussi.
- 34:37Et donc,
- 34:38l'objectif des solutions qui sont mises en œuvre,
- 34:40ce n'est pas un discours d'experts entre les experts de l'urbanisme et les experts de l'IA.
- 34:45Il faut qu'ils travaillent en chambre,
- 34:47ensemble,
- 34:47pour se comprendre.
- 34:48En revanche,
- 34:49le résultat,
- 34:50il a vocation à être compréhensible par les gens,
- 34:52par les élus.
- 34:53Les élus,
- 34:53ce n'est pas non plus des experts d'IA ou d'urbanisme.
- 34:55Vous connaissez un peu l'urbanisme aussi,
- 34:56ou l'IA.
- 34:57Mais ce n'est pas leur métier.
- 34:59Et les citoyens,
- 34:59ce n'est pas leur métier non plus.
- 35:00Et donc,
- 35:00l'objectif,
- 35:01c'est que c'est pour ça qu'il faut toujours repartir de quelle est la stratégie,
- 35:05quel est le besoin,
- 35:06quelle est la démarche et la vision qu'on veut développer,
- 35:09mais pas en termes de techno.
- 35:11Et après,
- 35:11on met les outils qui vont bien derrière.
- 35:14Et donc,
- 35:14c'est aussi la concertation territoriale fait partie de ces outils qui permettent de travailler sur le sujet.
- 35:21De la même manière que sur les aspects de transition écologique dans le cadre du plan climat.
- 35:25Il y a aussi de la concertation territoriale qui est mise en œuvre.
- 35:27Il y a aussi des notions qui sont autour des nouveaux récits,
- 35:30donc de travailler sur les nouveaux récits qui aident forcément à décrocher de cette notion technologique.
- 35:35Quand on fait contribuer les citoyens aux nouveaux récits et dire que vous attendez quoi en fait comme futur ?
- 35:42On décroche du côté technologique.
- 35:44On identifie des visions et des projets.
- 35:46Et après,
- 35:47une fois qu'on a des visions,
- 35:48des stratégies,
- 35:49on trouve les outils pour les mettre en œuvre.
- 35:51Merci beaucoup,
- 35:52Pierre,
- 35:53d'être venu jusqu'ici.
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