
Guillaume Apollinaire - XXXVII - Poèmes à Lou
Mon cœur j’ai regardé longtemps ce soir Devant l’écluse L’étoile ô Lou qui fait mon désespoir Mais qui m’amuse Ô ma tristesse et mon ardeur Lou mon amour Les jours s’écoulent Les nuits s’en vont comme s’en va le jour Les nuits déroulent Le chapelet sacrilège des obus boches C’est le printemps Et les oiseaux partout donnent leurs bamboches On est content On est content au bord de la rivière Dans la forêt On est content La mort règne sur terre Mais l’on est prêt On est prêt à mourir pour que tu vives Dans le bonheur Les obus ont brûlé les fleurs lascives Et cette fleur Qui poussait dans mon…
The skinny
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