Latest / Les invités de Radio des Ballons / Des moines du Ladakh à Fresse/Moselle
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- La municipalité de Fraises-sur-Moselle vient d'accueillir plusieurs moines tibétains pour une initiation un petit peu particulière. Lop Sang, un des moines tibétains, va se présenter et nous expliquer un petit peu ce qui s'est passé. Bonjour à toutes et tous, nous sommes ici sur Fraises. On a commencé lundi après-midi pour réalisation d'une mandala de sable coloré. On est quatre moines qui viennent du nord de l'Inde ici pour faire une tournée en France pendant deux mois. Pourquoi on est là ? On a un internat au Ladakh où on s'occupe des enfants qui étaient pauvres. On donnait de l'éducation, de la nourriture, des médecines et tout ça. On a décidé d'aller dans une école extérieure et de rentrer chez nous le soir. Donc on s'occupe des enfants. Pour ça, on est en France tous les trois ans pour faire une tournée. On a rencontré des gens partout en France, donc on est invité par les gens de Fraises aussi, par Frédéric. Donc cette tournée tous les trois ans, c'est un peu pour récupérer des fonds ? Oui, c'est pour récupérer des fonds, mais pas que des fonds. On est ici pour faire des amis, de nouveaux amis et rencontrer des anciens amis. Et pour partager notre culture et notre façon de vivre. Donc c'est un peu la culture bouddhiste ? On dit culture tibétaine, ce n'est pas bouddhisme. Nous sommes moines, mais on est ici pour partager notre culture himalayenne et culture tibétaine. Et comment cette culture a-t-elle accepté les Français ? Elle aime très bien, il y a beaucoup de monde qui vient ici tous les matins et tous les après-midi. Avant qu'on commence le mandala, on fait des prières, des chants, des mantras avec de la musique. Il y a beaucoup de monde qui vient et qui nous dit qu'ils sont très apaisés et très contents de nous voir. On est au deuxième jour, il y a déjà une bonne fréquentation ? On a bien commencé par le mandala, donc à vendredi à 16h, on a des cérémonies de désillusion. C'est une cérémonie très particulière parce qu'en bouddhisme, on dit l'impermanence des choses. Donc à la fin de la réalisation du mandala, on a détruit le mandala. Pour permettre aux gens qu'ils connaissent l'impermanence des phénomènes. Oui, c'est un peu pour expliquer que rien n'est éternel et que tout se dissout un petit peu. Tous les êtres humains, toutes les choses dans notre monde ne sont pas éternelles. Toutes les choses changent à un moment. Donc nous devons vivre dans la présence, pas vivre dans le futur et l'avenir. Ce mandala que vous êtes en train de fabriquer, c'est à base de sable. Mais quel sable ? C'est du sable qui vient de chez nous. C'est du sable d'une particulière pire, qu'on a cassé à la main. On l'a lavé, on l'a coloré naturellement et on l'a ici pour faire le mandala. C'est du sable particulier chez nous. Et là ce mandala, il est quand même assez appousant, il fait quoi ? Un mètre de diamètre ? Oui, c'est plus que un mètre de diamètre. C'est très difficile pour apprendre aussi. Les gens travaillent bien en ce moment. Et là, par le mandala, je vois qu'il y a des habits, il y a des petits bouddha. C'est disponible à la vente ou c'est juste pour eux ? On est des artisans qui sont ramenés de chez nous. Des artisans tibétains, des châles, des bols, des incenses, beaucoup beaucoup de choses. Donc c'est pour vendre, vous pouvez venir et profiter. Et là, on va revenir un petit peu à ce que vous disiez tout à l'heure, vous allez dissoudre le mandala, mais où ? À la fin de la cérémonie, on distribue un peu de sable aux chers participants. Et à la fin, on ramène le sable à la rivière pour partager avec tous les êtres, pour bénir tout le pays, pour la paix et pour le pays en France en général. Et là, vous dites aussi que vous êtes venu un petit peu pour, c'est tout à fait logique, pour récolter des fonds, mais il y a-t-il d'autres moyens de vous aider ? Il y a un site que les gens peuvent vous contacter ? Oui, il y en a quelques-uns. Normalement, on collecte un peu de fonds par les artisans. On n'est pas une sponsorisée qui est beaucoup sponsorisée, on est collecté petit à petit. Donc ce n'est pas quelque chose où on est ramené trop de l'argent. On gagne un peu de l'argent, mais pas trop. Et là, une dernière chose, à Fresse, vous êtes accueilli comment ? Vous êtes à la maison ou à un hôtel ? Oui, on est accueilli par Frédérique, chez elle. Donc on est bien accueilli, on a bien mangé, on a bien rigolé, on a bien visité plusieurs endroits. On est bien accueilli. Frédérique Genel, de Fresse sur Moselle. Grâce à toi, des moines tibétains ont investi la salle des fêtes pour quelques après-midi ? Oui, effectivement, ils sont arrivés lundi et ils seront là jusqu'à vendredi. Ils réalisent un mandala de sable, de la taraverte. Mais pourquoi toi, tu as réussi à les amener ici ? Parce qu'on me l'a demandé. Donc l'association Arharmonie de Colmar, dans laquelle je fais partie pour faire du tai-chi, m'a demandé d'accueillir les moines à Fresse sur Moselle. Je me suis dit, allez, allons-y. Et les démarches pour les faire venir, ça s'est bien passé ? Très bien, oui. Donc là, ils sont à la salle des fêtes toute la semaine. Mercredi, on a les chants-mantras avec les moines et un groupe qui s'appelle Sam Devana, le compassion, ça veut dire. Et ce sera à partir de 20h à la salle de spectacle de Fresse sur Moselle. Les chants-mantras, c'est quoi ? C'est une sorte de prière, de méditation, pour se recentrer, se retrouver si on veut. Chacun pourra vivre le moment présent. Et cette animation spirituelle, ça passe bien ? Les fréchos répondent, présents ? Oui, justement, là, on a commencé hier après-midi. Oui, on a déjà beaucoup de monde qui sont passés. Et cet après-midi, encore, encore, oui.