Latest / Les invités de Radio des Ballons / Exposition "Vieux métiers et âmes de Gérardmer"
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- Nous voici ici à Gérardmer avec la conseillère départementale. Conseillère départementale en visite à cette exposition un petit peu annuelle avec beaucoup plein de choses aujourd'hui. Pour le département, c'est important d'avoir des expos comme ça, des rendez-vous culturels ? Oui, bien sûr, c'est très important. L'association qui gère effectivement ces expos au fil de l'année nous permet de découvrir beaucoup de métiers anciens, d'objets anciens et en parallèle de ça, aujourd'hui, on a les caricatures qui ont été réalisées par Jean Grossier. Et vraiment, c'est un plaisir de retrouver ces deux thématiques. Caricatures qui datent quand même d'une sincère époque puisque c'était à l'époque où les Annonces des Hautes Vosges voulaient monter une édition qui s'appelait l'écho du pays des lacs ici sur cet étoile jérômois ce qui a créé la belle bagarre entre l'écho des Vosges et les Annonces des Hautes Vosges de l'époque. Aujourd'hui, la bagarre n'est plus tout à fait la même. Non, effectivement, mais justement, être ici aujourd'hui, c'est se replonger à un moment donné dans le passé. Et ça fait du bien quand même de se rappeler des choses pour relativiser ce qui se passe aujourd'hui, ce qu'on a comme moyens. Notamment, je vois une trousse effectivement avec des objets anciens, une trousse d'accouchement. Et là, on réalise tout ce qui s'est passé depuis, tout le progrès qu'il y a eu. Et aujourd'hui, on se plaint peut être un petit peu trop. Moi, j'ai trouvé trois thermomètres de Bussan. Je n'avais jamais vu des thermomètres de Bussan, surtout des autres Bussan. Effectivement, il y a beaucoup de choses. Il y a tellement de choses qu'il faut faire vraiment plusieurs passages parce qu'entre la lecture des caricatures, la lecture sous les caricatures qui sont vraiment très, très intéressantes, plus tous les objets et certainement beaucoup de quiz pour trouver à quoi servent les objets. Il y a beaucoup d'interrogations. Parce que dans cette zone, finalement, on manque un peu de lieux culturels. Dans le style musée, puisqu'on devra aboutir ici à un musée. Je l'espère quand on voit les expositions successives et la richesse de ce qui est exposé. On se dit qu'effectivement, un musée serait le bienvenu. Un endroit fixe où les personnes pourraient venir régulièrement dans l'année et pouvoir admirer, se replonger dans le passé. Franchement, c'est quelque chose qui serait vraiment nécessaire à voir. J'ai entendu qu'il y avait des choses qui se profilaient. J'espère que l'objectif pourra bientôt être atteint, effectivement, au niveau communal. Et puis avec des partenaires, pourquoi pas également le conseil départemental. Jean Grossier est un personnage jérômois inoubliable. C'est un personnage jérômois inoubliable. Alors jérômois, mais qui a rayonné aussi sur les alentours. Moi, en tant que maire de la commune de Chandray, j'ai eu la chance de l'avoir dans ma commune plusieurs fois. Et c'est vrai que quand il arrive, c'est, comment vous dire, c'est un grand silence. Il était beaucoup admiré, mais il avait un cœur énorme. Et les gens, quand ils le voyaient arriver, c'était vraiment un personnage qu'on respectait, qui respectait les gens et qui amenait plein de choses aux gens. Avec René Bourquin, René adjoint à la commune, adjoint à la culture et au patrimoine. Une expo comme ça, je suppose que ça te plaît. Bien sûr, moi, je suis baigné dans le, je dirais, dans le patrimoine et la culture. Donc, ici, on a deux choses importantes. On a d'abord une rétrospective de l'art de Jean Grossier, de ses caricatures. Donc, les caricatures que tous les jérômois de plus de 65 ans vont reconnaître, puisque ce sont des croquis de personnalités jéroumoises, en passant par Marius Bédez, qui livrait le lait, en passant par Charlie Morel, le président emblématique de la société des fêtes. Et le maire d'Eux, comme il s'appelait lui-même. Oui, et il y a aussi le maire, tu parles de maire, mais il y avait le maire Gérard Gilles aussi, qui est croqué. Et il y a aussi un personnage, il y a deux personnages qui sont intéressants, que à Gérardmer, on a bien connu. Il y a Dédé le pêcheur, qui était un habitué de la pêche à Gérardmer, qui, tous les matins, venait à la pêche avec son bleu de travail et qui séjournait à l'hospice de Gérardmer. Et puis, il y a Sépie, qui était celui qui passait dans les rues avec sa charrette et qui demandait les peaux de lapin. Donc, ce sont des personnages qu'on connaît, qu'on a connus. Et il y en a bien d'autres, puisque sur tous ceux qui sont là, bon, personnellement, j'en connais pratiquement 90 %, mais on les reconnaît bien. Je crois que ça aurait été intéressant qu'elles ne mettent pas les noms et puis qu'il y ait un petit concours pour trouver les noms. Ça aurait été sympa. Mais c'est difficile quand même. Ah, c'est bon. Il n'y a qu'une partie des visiteurs qui vont savoir. Oui, avec les Géraud mois de plus de 60 ans, comme je t'ai dit tout à l'heure. Et puis, la deuxième partie de l'exposition, évidemment, qui est quand même formidable parce qu'elle est sur le passé, le passé des outils, d'une part, et aussi du commerce avec les différentes balances. Il y a des balances qui sont extraordinaires, qui datent du 18ème et des outils aussi qui sont astucieux parce que je pense que les anciens, non seulement, ils utilisaient des outils tout fait, mais ils ont fabriqué eux-mêmes. Et donc, on trouve pas mal d'outils qui ont été fabriqués par les paysans. On peut le dire. Et ils étaient quand même très pratiques, puisque ils savaient à quoi ils allaient servir ces outils. Voilà. Donc, je crois que c'est une exposition qui mérite d'être connue, d'être vue par le plus grand nombre de personnes, aussi bien les Géraud mois que j'allais dire les gens de l'extérieur, parce que ça met en valeur tout un passé, je dirais, d'outils qu'on n'utilise plus, évidemment, qui ont été depuis largement dépassés. Mais c'est toujours intéressant de bien connaître le passé des outils et le passé en général. Pour bien comprendre l'avenir, il faut connaître le passé. S'en va-t-on tout doucement vers un musée permanent ? C'est dans la réflexion. Mais c'est quelque chose de longue haleine. Ce n'est pas pour demain. Donc là, on va commencer à réfléchir sérieusement à l'installation d'un musée, d'un grand musée où, évidemment, le patrimoine aura une place, mais pas seulement que le patrimoine. Il y aura éventuellement d'autres choses que ce qu'on a l'habitude de voir. Et là, vraiment, on est en train de réfléchir, vraiment à réaliser quelque chose, je dirais, dans les trois années, peut-être. Merci, René. Donc, à bientôt. C'est moi qui te remercie, Raymond. À bientôt. Martine Grossier, tu présides l'association Art et Tradition Populaire Jérômois. Tous les ans, une expo. Cette année, plein de choses exceptionnelles. Oui, des outils insolites et des outils, évidemment, étranges. Et puis, pour meubler le tout, des caricatures que papa avait faites dans les années 70. Et ce qui est intéressant, ce sont des visages familiers. Et que nous, à notre génération, en tout cas, on a bien connu ces personnages qui traversaient nos rues et qui, aujourd'hui, rappellent énormément de souvenirs aux familles. Et je pense aussi que les enfants, les petits-enfants qui voient les caricatures, se disent, tiens, ça, c'est papa, là, c'est mon oncle et tout ça. Et je pense que c'est ça qui est intéressant. Mais la surprise est importante par rapport à la découverte de tout ça. Et ce n'est pas seulement ça, puisqu'on a reçu aujourd'hui une collection de collectionneurs, justement, avec des objets insolites, quelquefois très surprenants. Oui, de Vincent Beaudin et de M. Jean-Pierre Stocchetti, qui est de Rivièrement et qui ont des collections de vrais passionnés, de collectionneurs qui sont dans les villes Grenier très régulièrement et qui ressortent des outils et, encore une fois, des objets qui posent curiosité, quand même. Vraiment, oui. Un expo à voir jusqu'au 19, si je ne me trompe. C'est ça, exactement, jusqu'au 19. Et surtout, c'est qu'il y a une taubola qui est organisée et le tirage au sort permettra à la personne qui sera tirée au sort de choisir le tableau, en tout cas la caricature qu'elle souhaite de son choix à l'issue de la taubola qui aura lieu. Donc, le tirage au sort aura lieu mercredi 19 à 18 heures. Alors, j'ai l'impression qu'on se dirige tout doucement vers un musée permanent. On l'entend maintenant, je pense, d'une manière un peu plus certaine. Et c'est ça qui est intéressant, c'est-à-dire que le lien avec les biens du patrimoine, je pense, à terme, va avoir un lieu fixe. Et c'était le souhait depuis des années et des années que je demandais en mémoire à papa, évidemment. Mais il n'y a pas seulement la mémoire de Jean Grossier. Il y a aussi, évidemment, toute la diversité des biens du patrimoine que tous les collectionneurs et toutes les personnes jéroumoises et autres, en tout cas Lorraine, peuvent venir exposer dans le musée. Il nous reste à trouver le local. Les financements viennent évidemment, mais en tout cas, c'est en bonne voie. Parce que finalement, c'est quelque chose qui manque à Gérardmer. Il y a une demande, ça, c'est sûr, mais j'ai publié il y a quelques temps. Justement, en 1964, j'ai retrouvé un journal où papa, déjà à l'époque, donnait l'explication de pourquoi un musée à Gérardmer sur le plan culturel, sur le plan éducatif, sur le plan sociétal. Et en fait, c'est un lien aujourd'hui que je fais avec ce qui s'est passé dans les années 60, la demande d'un musée qui a été ouvert pendant trois ans, mais qui n'a pas été perpétué pour X raisons. Et aujourd'hui, c'est le lien fait. Et c'est presque la promesse que j'avais fait à papa de dire je vais essayer de reconstituer le musée puisque c'était au souhait et le souhait des minestrelles et que ça avait tellement bien marché à l'époque et qu'aujourd'hui, on me le demande aussi. Les visiteurs sont aux demandes d'un musée, évidemment. Et alors, tu as déjà en tête le thème de l'année prochaine ? Non, l'Assemblée générale de la fin d'année va nous permettre de choisir justement un thème parce que tous les adhérents, évidemment, participent. Je laisse porte ouverte, en tout cas, les idées libres à chacun. Et après, on organise l'exposition. Mais j'ai envie, effectivement, que les adhérents posent leurs idées, disent ce dont ils souhaitent comme style ou comme thème d'exposition. Et évidemment, tous les adhérents vont suivre. Et ça permettra de perpétuer la tradition jusqu'au lieu final pour avoir un lieu fixe des biens et des patrimoines. Alors à bientôt Martine, en fin d'année. Et merci beaucoup pour l'Assemblée générale, bien sûr. Merci en tout cas. Merci beaucoup. A bientôt.