Latest / Québécois et Canadien / Alain Paquet : Analyse du budget de l'an 1
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- 0:00Bonjour et bienvenue au podcast Québécois et
- 0:02Canadien où on discute de fédéralisme et des
- 0:04enjeux qui touchent notre pays. Aujourd 'hui,
- 0:06on reçoit Alain Paquet, ex -ministre du gouvernement
- 0:09charret, pour discuter du budget de l 'an. On
- 0:11s 'est demandé si c 'était un exercice qui était
- 0:13crédible et s 'il reflétait bien la situation
- 0:16du Québec souverain. Bon épisode. Alors Alain
- 0:27Paquet, bonjour. Bonjour. Vous êtes professeur
- 0:30au département de sciences économiques de l 'UQAM,
- 0:32économiste. Vous avez été également député de
- 0:342003 à 2012 et ex -ministre délégué aux finances.
- 0:38Parlez -moi un peu de votre domaine d 'expertise
- 0:41au niveau de la recherche. Je suis un macro -économiste,
- 0:43donc je m 'intéresse au comportement, à la performance
- 0:46de l 'ensemble de l 'économie. Ça veut dire l
- 0:47'emploi, ça veut dire la création de richesses.
- 0:50Ça veut dire des enjeux aussi, bien sûr, qui
- 0:51permettent d 'optimiser les ressources qu 'on
- 0:53a et pouvoir aussi avoir une redistribution qui
- 0:56a de l 'allure. Mais pour ce faire, on ne pousse
- 0:59pas dans les arbres, donc il y a des choix à
- 1:00faire parce qu 'il y a de la rareté. Et le rôle
- 1:02d 'un économiste et qu 'un macro -économiste
- 1:04en particulier, c 'est justement de donner des
- 1:06enjeux de politique économique, de comment on
- 1:08réagit face au choc qui perturbe l 'économie.
- 1:11Ce qui fait des États -Unis, par exemple, au
- 1:13choc comme la COVID ou d 'autres cycles économiques
- 1:15où on entre en récession, alors que la politique
- 1:17budgétaire est plus à même de mieux se sortir,
- 1:20comment on peut mieux gérer la dette publique
- 1:22pour qu 'elle soit soutenable, comment aussi
- 1:25on peut agir de manière à pouvoir créer un environnement
- 1:28qui est propice à l 'innovation, à la croissance
- 1:31de productivité, etc. Puis à ceux que ça fait
- 1:33un certain temps qu 'il va être un cours d 'économie,
- 1:35la macroéconomie se pose à la microéconomie,
- 1:37c 'est quoi la différence? C 'est pas une opposition,
- 1:39c 'est que la microéconomie va avoir des problèmes
- 1:40plus pointus, particuliers, par exemple soit
- 1:43un type d 'individu, un type d 'agent économique,
- 1:45par exemple soit un secteur en particulier, une
- 1:48entreprise ou une question par exemple au niveau
- 1:51d 'un marché, alors que la macroéconomie va s
- 1:54'intéresser à la somme de tous les individus.
- 1:58il doit y avoir des micro -fondements, donc la
- 2:00micro fait partie de la macro, dans le sens qu
- 2:02'on s 'est interreliés, c 'est pas en opposition,
- 2:04parce qu 'on intéresse à l 'économie dans son
- 2:06ensemble, faire la somme des décisions de toutes
- 2:08les entreprises, de tous les ménages, donc de
- 2:11tous les agents économiques dans leur ensemble.
- 2:12Donc c 'est tous les petits micros mis ensemble,
- 2:15ça s 'appelle une macro. C 'est la somme de tout
- 2:15ça qui converge et qui détermine l 'équilibre,
- 2:17parce que vous et moi, par exemple, on n 'a pas
- 2:19d 'influence sur le taux d 'érêt qu 'on va payer
- 2:20et qu 'on va à la banque. À moins que je sois
- 2:22plus riche que vous, j 'aurais un taux d 'érêt
- 2:23plus élevé. Mais le Canada, c 'est quand même
- 2:25la même situation où le Québec vis -à -vis les
- 2:27marchifs... internationaux. Mais évidemment,
- 2:31quand il y a une perturbation plus globale qui
- 2:33nous frappe, qui frappe l 'économie, qu 'elle
- 2:35soit positive ou négative, à ce moment -là, on
- 2:37est subi. Donc on réoptimise, on refait nos choix
- 2:41comme individus. Est -ce qu 'on va investir plus
- 2:43ou moins? Est -ce qu 'on va vouloir travailler
- 2:44plus ou moins? Est -ce que l 'entreprise voudra
- 2:46engager plus ou moins? Toutes ces décisions -là
- 2:48sont prises en même temps. Et le jeu de la macroéconomie,
- 2:51enfin le domaine de recherche, c 'est de voir
- 2:53comment toutes ces interactions -là font en sorte
- 2:54que... Tout est déterminé et il fait en sorte
- 2:57pour expliquer les conséquences des perturbations,
- 3:00comment les gens y réagissent, comment on peut
- 3:04nager dans tout ça pour positionner l 'économie
- 3:07sur la meilleure trajectoire ou la ramener sur
- 3:09la meilleure trajectoire. Très intéressant. Je
- 3:12trouve que vous êtes la bonne personne pour venir
- 3:14nous parler de notre sujet d 'aujourd 'hui. On
- 3:17va essentiellement passer à travers le budget
- 3:18de l 'AN 1 qui a été présenté par le Parti québécois.
- 3:23Une des raisons qui est mise de l 'avant pour
- 3:25mettre de l 'avant la souveraineté, c 'est de
- 3:27dire qu 'économiquement, ce serait un peu la
- 3:29panacée. On serait beaucoup mieux. Il y a différents
- 3:32chiffres qui ont été mis de l 'avant, mais je
- 3:33pense qu 'on parle d 'économie de 8 à 9 milliards.
- 3:36On parle de récupérer 82 milliards en argent
- 3:42qu 'on va gaspiller à Ottawa, essentiellement.
- 3:45Alors, un peu dans cette optique -là, vous, vous
- 3:47avez déjà fait une analyse, je pense que c 'est
- 3:48en 2024, du budget de la 1 qui a été présenté
- 3:50l 'année précédente. J 'aimerais qu 'on passe
- 3:53à travers un peu ça parce que ce budget -là est
- 3:55basé inévitablement sur des hypothèses. Alors,
- 3:58la première chose que je voudrais discuter avec
- 4:00vous, c 'est les dépenses fédérales. Dans le
- 4:02budget de l 'an 1, comment est -ce qu 'on a calculé
- 4:06essentiellement les dépenses que le Québec aurait
- 4:09à assumer dans les responsabilités fédérales?
- 4:12D 'abord, peut -être juste en guise de mettre
- 4:14la table à cette excellente question qui est
- 4:16posée, c 'est correct de mettre des hypothèses.
- 4:18Le problème de ne pas faire des hypothèses, c
- 4:20'est de bien les assumer et d 'expliquer dans
- 4:23quelle mesure qu 'elles sont réalistes. Parfois,
- 4:25on ne connaît pas l 'avenir parfaitement, mais
- 4:27on peut au moins donc mettre la table pour bien
- 4:29encadrer le débat. Et dans ce sens -là, d 'ailleurs,
- 4:32si on le voit dans les médias, le chef du Parc
- 4:34Québécois nous dit, M. Saint -Pierre Plamondon,
- 4:38excusez -moi. Alors donc, il nous dit, écoutez,
- 4:42vous voyez, j 'ai des réponses. Et d 'ailleurs,
- 4:45on voit que la réponse, quand on lui pose la
- 4:46question, on est pas d 'accord avec nos chiffres,
- 4:48c 'est qu 'ils nous font peur. Et moi, j 'ai
- 4:51la réponse, allez voir mon document. Donc, on
- 4:53est allé voir le document. puis on peut discuter,
- 4:55faire un débat rigoureux, dans le respect des
- 4:57positions, tous et chacun, pour voir si les hypothèses
- 5:00sont réalistes. C 'est là que, malheureusement,
- 5:02beaucoup des hypothèses ne résistent pas à des
- 5:05éléments importants d 'analyse. Après ça, on...
- 5:07On peut faire les choix que l 'on veut. Mais
- 5:09donc c 'est important de bien poser le débat
- 5:10parce que parfois les gens disent les chiffres,
- 5:12ils disent n 'importe quoi. On ne veut pas tomber
- 5:14dans les vales de milliards à gauche ou à droite,
- 5:16en haut ou en bas. Mais on doit parler de milliards,
- 5:18on ne veut pas parce qu 'on parle d 'une réalité.
- 5:20Il y a un budget du gouvernement du Québec, il
- 5:22y a un budget fédéral, donc il y a des recettes
- 5:24fiscales, il y a des dépenses, il y a des transferts.
- 5:27Puis lorsqu 'il y a des écarts entre les revenus
- 5:28et les dépenses, il y a des déficits. Puis les
- 5:30déficits, c 'est ce qui accumule la dette. Donc
- 5:32c 'est la mise en contexte de tout ce qu 'on
- 5:35doit discuter. Fait qu 'il fallait faire des
- 5:36hipoteurs. Il y a peut -être... Ce qu 'il met
- 5:39de l 'avant, c 'est une certaine certitude en
- 5:42disant, mais regardez, on a fait nos calculs.
- 5:43Il y a beaucoup d 'incertitudes dans ces chefs
- 5:45-là. Puis il peut y avoir des accords sur les
- 5:46hypothèses aussi. Fait que parlons spécifiquement
- 5:48des hypothèses sur les dépenses fédérales. Par
- 5:51exemple, au niveau des dépenses fédérales, ils
- 5:53nous disent qu 'il y a plein de dépenses qui
- 5:56n 'augmenteront pas. Il y aura même des économies
- 5:58qui seront faites au fur et à mesure où le Québec
- 6:00deviendrait indépendant. Donc, assumeraient...
- 6:03une bonne partie, pas toute, des dépenses fédérales.
- 6:06Et à ce moment -là, donc tout se ferait comme...
- 6:08simplement, facilement. On intégrerait tous les
- 6:10fonctionnaires fédéraux. En tout cas, c 'est
- 6:12ce qui laisse entendre. Parce que c 'est ça.
- 6:13Parce que là, nous, juste pour mettre en contexte,
- 6:16j 'aurais peut -être dû commencer par ça, mais
- 6:18là, au Québec, on a nos compétences, le fédéral
- 6:20a ses compétences. Là, nous, on décide de devenir
- 6:22indépendants. Là, ça veut dire qu 'il faut s
- 6:24'occuper de la défense, de la politique étrangère,
- 6:26de toutes les compétences fédérales. Là, il y
- 6:28a des gens qui travaillent dans ce domaine -là,
- 6:30qui sont basés au Québec, qu 'il faut intégrer.
- 6:32Puis la logique derrière le budget de l 'an 1,
- 6:34c 'est de dire, essentiellement, en regroupant
- 6:36tout ça au Québec, on va faire des économies
- 6:38d 'échelle. On fait des économies d 'échelle,
- 6:40on va faire... plus besoin de faire et donc on
- 6:43va le faire mieux, on va être plus efficace et
- 6:44de tout, tout va être réglé comme si il n 'était.
- 6:47C 'est pas aussi simple que ça. D 'abord, il
- 6:48faut parler de la nature de dépenses fédérales.
- 6:50Avant même de parler de l 'indépendance, qu 'est
- 6:52-ce que le voir fédéral fait? Par exemple, il
- 6:54y a deux types de dépenses. On peut dire qu 'il
- 6:56y a trois grandes catégories de dépenses dans
- 6:59les dépenses courantes. Il y en a une quatrième
- 7:01sur les infrastructures. Il y a d 'une part les
- 7:03dépenses des services fourni directement au gouvernement
- 7:05fédéral, qu 'on parle justement de la défense
- 7:07nationale, l 'armée, la garde maritime, etc.
- 7:13Le service de l 'enseignement, la sécurité publique,
- 7:15le contrôle aux frontières, l 'approbation des
- 7:18médicaments. C 'est comment un médicament puisse
- 7:20être distribué ici. Santé Canada a un mécaniste.
- 7:24J 'imagine qu 'on aurait un pareil si jamais
- 7:26on était indépendant. L 'inspection des allumants,
- 7:28qui est dans la partie fédérale, un peu plus
- 7:30provinciale. La sécurité aérienne, le recensement,
- 7:33les services consulaires, la justice, l 'environnement
- 7:36qui est dans le même partagé entre le fédéral
- 7:37et le provincial. Les affaires étrangères. Bon,
- 7:39ça c 'est des services directs. En plus de ça,
- 7:42le gouvernement fédéral fait des transferts.
- 7:45Transfères aux provinces. Donc une partie des
- 7:47revenus que le gouvernement fédéral collecte
- 7:49sont redistribués aux provinces. Soit se forme
- 7:51par exemple de péréquation ou des transferts
- 7:55associés pour équilibrer un peu les assiettes
- 7:58fiscales qui sont différentes d 'une province
- 8:01à l 'autre. Et ensuite d 'autres transferts qui
- 8:04sont directement pour la santé. ou au niveau
- 8:07postsecondaire, il y en a aussi un peu. Pensons
- 8:09aux subventions de recherche, aux chercheurs
- 8:12dans les universités, par exemple. Il y a un
- 8:14des programmes québécois provinciaux, mais il
- 8:15y a des programmes fédéraux. qui sont là aussi.
- 8:18Mais il y a des avantages, même au Québec, d
- 8:19'avoir les deux sources de financement pour de
- 8:21la recherche. Alors, donc ça, c 'est des services
- 8:23directs, plus des transferts, comme je disais,
- 8:25aux personnes ou aux individus et aussi, donc,
- 8:28aux entreprises, dans certains cas. Donc, aux
- 8:30individus, par exemple, allocation familiale
- 8:31pour enfants. Par exemple. Ça, c 'est un transfert,
- 8:33c 'est de l 'argent qui va à Ottawa puis qui
- 8:35va directement dans nos poches comme parents.
- 8:36Absolument. La pension du curieux de la vieillesse,
- 8:39je ne parle pas de la riche des rentes, ça, c
- 8:40'est provincial, mais de toute façon... de l
- 8:42'argent qui a été mis de côté, donc une épargne
- 8:45par les personnes. Tout le monde a le droit à
- 8:49ça. Exactement. Ça, ça ne changerait pas de toute
- 8:51façon. Mais si on parle de la vieillesse, le
- 8:55programme fédéral, il faut avoir l 'assurance
- 8:56-emploi, même chose. Parfois, c 'est le programme
- 8:59d 'aide aux entreprises. Donc, là aussi, c 'est
- 9:02des financements qui viennent du fédéral. Et
- 9:05le service de la dette, évidemment, l 'intérêt
- 9:07de la dette qui est là. On parlait tout à l 'heure
- 9:08de la dette. Lorsque le site Québec est indépendant,
- 9:11qu 'on récupère une partie de la dette fédérale
- 9:13qui nous échouent, bien donc, il faudra payer
- 9:15l 'intérêt de cette dette -là, sinon on l 'aurait
- 9:16à le faire aussi. Fait que dans le 80 -quelques
- 9:19milliards qu 'on dit qu 'on va récupérer, c 'est
- 9:21pas tout cet argent -là qui est dépensé de la
- 9:23même façon. Il y en a une partie qui est pour
- 9:25payer des services, parce que le fédéral rend
- 9:27des services, comme on a parlé de défense ou
- 9:29de sécurité des frontières. Il y a une partie
- 9:31qui est redonnée aux provinces à travers les
- 9:33soins de santé, les transferts en santé, par
- 9:36exemple pour la péréquation. Il y a une partie
- 9:38qui est transférée aux individus, comme l 'allocation
- 9:40familiale pour enfants ou l 'assurance -emploi.
- 9:42Puis, il y a une partie qui est des programmes
- 9:44aux entreprises. Ça, c 'est tous les mandats
- 9:45qu 'on devrait faire ou qu 'on devrait décider
- 9:47de couper si jamais on récupérait ce talent.
- 9:49Exactement. Et ça, ce n 'est pas une question
- 9:50d 'opinion, ce n 'est pas une question de ce
- 9:52qu 'on sait qu 'on ne fait pas. la base, une
- 9:55partie de l 'enjeu qu 'il faut discuter. Alors
- 9:58par exemple, juste l 'exemple de homologation
- 10:00des médicaments. Alors, donc ça prend un système
- 10:03en place, une structure qui vérifie donc les
- 10:06médicaments, donc sont homologués, ils ont les
- 10:09vertus médicinales qu 'on conçoit ou de soins
- 10:13qui sont supposés donnés et donc qu 'on leur
- 10:15autorise leur vente et distribution au Canada,
- 10:18bien le coût donc ne se déviendrait pas, un cinquième
- 10:22découp pour le faire, parce qu 'il y a un coût
- 10:23fixe, il faut mettre une structure en place pour
- 10:25le faire, donc on économiserait pas. Parce que
- 10:29marginalement, le nombre de fonctionnaires qu
- 10:31'on a besoin pour autoriser tous les médicaments
- 10:33du pays par rapport aux médicaments juste pour
- 10:35les Québécois, ce n 'est pas vrai qu 'on peut
- 10:38juste faire 20 % de Santé Canada et l 'intégrer
- 10:40chez nous et c 'est réglé. Non, exactement. Par
- 10:43exemple, les subventions à la recherche... du
- 10:47conseil de recherche en sciences humaines ou
- 10:49du conseil en ingénierie ou le CRS &SG et d 'autres,
- 10:53et l 'aide au secteur culturel, par exemple.
- 10:55Je sais que Monsieur le chef du Parti québécois
- 10:58aime pas trop trop que les partis québécois reçoivent
- 11:00des transferts fédéraux, mais on va lui laisser
- 11:02ses opinions de cela. Ça crée un débat il y a
- 11:06quelques mois de cela. cette aide -là qu 'on
- 11:09reçoit via le gouvernement fédéral, j 'imagine,
- 11:12à moi qui l 'annonce, qu 'il peut l 'annoncer,
- 11:14qu 'il veut couper l 'équivalent de cette aide
- 11:16-là au niveau provincial, on ne la fait pas disparaître.
- 11:18Donc, il faut donc continuer à l 'assumer, par
- 11:20exemple. Il n 'y a pas une économie là -dedans.
- 11:22L 'administration de l 'assurance -emploi, de
- 11:24la sécurité de vieillesse, il y a plusieurs programmes
- 11:27fédéraux. Donc, les programmes de transport Canada
- 11:30pour les petits aéroports, la sécurité des passages
- 11:33à niveau. Il y a plein de questions comme celle
- 11:35-là qui ne disparaîtraient pas, mais ça... On
- 11:37n 'en parle pas, on laisse ça. Il y aura des
- 11:39économies, on le suppose. Il y a un flou par
- 11:41rapport à ça. Puis, disons, on regarde concrètement,
- 11:43disons qu 'on prend... Parce que là, ce que je
- 11:45comprends de ce que vous me dites, c 'est qu
- 11:46'on dit un peu, magiquement, quand on va prendre
- 11:49le contrôle de ces compétences -là, on va économiser
- 11:51plein d 'argent. La réalité, c 'est que c 'est
- 11:54des domaines extrêmement complexes, que c 'est
- 11:56des domaines qu 'on a le luxe, disons, de partager
- 11:59avec... 40 millions d 'habitants. Donc, le coût
- 12:02par habitant pour ces dépenses -là peut être
- 12:04plus bas. Mais c 'est sûr que si on le fait juste
- 12:06pour le Québec, nous, on a des coups de base
- 12:07qu 'il faut faire. Disons qu 'on parle de l 'industrie
- 12:09de la défense, par exemple. C 'est quoi les hypothèses
- 12:12qu 'on a faites en matière de défense dans le
- 12:13budget de l 'heure? Là, c 'est un des enjeux
- 12:15qui est intéressant parce qu 'en le contexte
- 12:17géopolitique que l 'on est présentement, en 2024,
- 12:21on savait qu 'il y avait une débat qui s 'en
- 12:23venait, mais on voit des évolutions. Le Canada
- 12:25est un pays membre de l 'OTAN. de défense des
- 12:32pays d 'Atlantique. Alors donc, elle avait pris
- 12:35un engagement en 2014, qu 'on amènerait les dépenses
- 12:39du gouvernement fédéral en matière de défense.
- 12:42Donc, militaire, mais c 'est défense en bonne
- 12:44partie. On a un grand territoire à défendre,
- 12:46ce que le Québec aurait aussi, plus psy, mais
- 12:48quand même, qui serait gigantesque quand même,
- 12:50par rapport à la population, par rapport à nos
- 12:54ressources naturelles, par rapport à l 'accès,
- 12:55etc. Alors donc, tout ça, avait dit, bien, on
- 12:59va viser comme les autres pays, un objectif de
- 13:012 % du PIB canadien, qui serait ce qu 'on consentirait
- 13:04comme dépenses. Alors, l 'effort canadien, à
- 13:07l 'époque, que le document du Parti québécois
- 13:10était de 1 ,37 %, était en -dessous de 2 %. Mais
- 13:14l 'hypothèse intéressante que le Parti québécois
- 13:16fait, je dis intéressante en le sens qu 'elle
- 13:17est un peu... qu 'on peut beaucoup se questionner,
- 13:20il supposerait qu 'on consentirait à la défense
- 13:2365 centaines, donc moins de 1 % du PIB. Fait
- 13:27que quasiment la moitié de ce que le Canada dépensait
- 13:30à l 'époque. Alors donc, avec ça, on disait,
- 13:33bon, on économise. Juste pour comparer à l 'époque,
- 13:35le Danemark, qui était un petit pays, population
- 13:38de taille raisonnablement dans le domaine que
- 13:40nous... On aime quand même souvent le mettre
- 13:40en exemple pour dire qu 'on serait... Ben oui.
- 13:42Ben le Danemark dépensait 2 ,37 % du PIB. Mon
- 13:45monde, parce que les Québécois font son document
- 13:47en se posant 65 centièmes de 1 % du PIB. Fait
- 13:50que la défense, c 'est une industrie dans laquelle
- 13:53les économies qu 'on met de l 'avant, Ce serait
- 13:56par un sous -investissement. Juste en 2023, lorsque
- 14:03le Parti Québécois préparait son document, bien,
- 14:05si on avait rejoint sur le Canada dépensé, il
- 14:08y a 4 ,2 milliards de dépenses que le budget
- 14:11de l 'AN1 ne prenait pas en ligne de compte.
- 14:134 ,2 milliards par année, là. Qui est quasiment
- 14:15l 'équivalent de la moitié des économies qu 'ils
- 14:16mettent de l 'avant. Mais là, ajoutons à ça,
- 14:19si on atteignait 2%, qui était l 'objectif en
- 14:212013, 2014 -10 et puis donc l 'objectif qu 'on
- 14:25était en retard déjà en 2020, 2023 et 2024, c
- 14:30'est 8 milliards qui auraient fallu ajouter au
- 14:32budget de l 'envoi du Parti québécois. Ce qui
- 14:34enlève totalement les économies. Et là, rajouter
- 14:37plus que ça maintenant, l 'objectif n 'est plus
- 14:38de 2 % maintenant. C 'est rendu à 5%. Parce qu
- 14:41'il y a des besoins, pendant des années, le gouvernement
- 14:43canadien, comme d 'autres gouvernements en Europe,
- 14:46n 'ont pas investi suffisamment. Quand on dit
- 14:48investi en défense, c 'est pas juste soldats,
- 14:51c 'est important évidemment d 'avoir des hommes
- 14:53et des femmes dans les forces armées, mais c
- 14:55'est aussi les bases, c 'est aussi tous les mécanismes
- 14:58de défense, etc. Et on parle maintenant de 5
- 15:03% du PIB. Donc ici, 2030, l 'objectif des pays
- 15:06membres de l 'OTAN, c 'est d 'atteindre 5 % de
- 15:08leur PIB en investissement en défense. Ça représente
- 15:13maintenant plus de 8 milliards de retards. Dans
- 15:16le budget du lendemain, on parle de 29 milliards.
- 15:1929 ,1 milliards à près d 'exacte. Vous voyez,
- 15:22une hypothèse comme celle -là, c 'est vraiment
- 15:24un sous -financement majeur qui n 'est pas pris
- 15:27en compte dans les calculs du Parti québécois.
- 15:30Parce que là, à place d 'avoir 8 milliards de
- 15:32surplus, essentiellement... On est rendu à 21
- 15:34milliards de retard pour ne pas perdre les autres
- 15:36dépenses encore. Exact. Si on résume tout ce
- 15:38que vous venez de dire, essentiellement, dans
- 15:41leur scénario d 'économie... Il y a une série
- 15:45d 'hypothèses. Ces hypothèses -là, notamment
- 15:48en matière de défense, prennent pour acquis qu
- 15:51'on réduirait drastiquement l 'investissement.
- 15:53Mais, comme ça fait partie de la position, je
- 15:55pense, du Parti québécois, qu 'on ferait partie
- 15:58de l 'OTAN, il faudrait qu 'on aille juste en
- 16:00défense, au moins 5 % de dépenses. Et si on avait
- 16:04ça, là, on n 'a plus d 'économie. Là, on se retrouverait
- 16:06dans tout. On est à ta cour, déjà, pour ne pas
- 16:08comprendre les autres postes. Exact. Et ajouté,
- 16:10juste dans le contexte, parce qu 'on peut dire,
- 16:11oui, mais la défense, c 'est important, on va
- 16:12être pacifique. Oui, je veux bien, mais il faut
- 16:15aussi être réaliste. On a un contexte géopolitique.
- 16:17C 'est pas parce que le temps impose qu 'on mette
- 16:20le certain niveau de... Effectivement, pour défendre
- 16:21notre territoire. Puis qu 'est -ce que défendre?
- 16:22C 'est pas ça partir en guerre. Mais c 'est être
- 16:24capable d 'assumer ce qu 'est un État normal,
- 16:26ce qu 'est un pays normal. Puis donc, le Canada
- 16:29est un pays normal. On peut être pour ou contre.
- 16:31On peut être pour ou contre un Québec indépendant
- 16:33comme pays normal. On ne peut pas donc dire qu
- 16:36'on va rester dans les contextes, par exemple,
- 16:38d 'entente parce que le Parti libéral suppose
- 16:39qu 'indépendant, on va rester membre de l 'accord
- 16:41de libre -échange qu 'a l 'Union Européenne.
- 16:43Enfin, ce qui en restera dans le contexte géopolitique
- 16:45actuel. L 'entente avec l 'Europe, les autres
- 16:47ententes transpacifiques, mais ce ne sera pas
- 16:49un client ciseau cela. Et dans un contexte où
- 16:52on va dire que vous n 'assumez pas votre part
- 16:54de dépense en termes militaires, donc notre crédibilité
- 16:58va être mise à mal. Et les négociations qui vont
- 17:01en découler, imagine juste que les voisins américains
- 17:03ne laisseront pas ça faire facilement, même si
- 17:05on peut espérer mieux que ce qu 'ils ont présentement,
- 17:08mais ce n 'est pas nous qui allons décider ça.
- 17:09On est dans un contexte où on ne peut pas faire
- 17:10ça. Un autre exemple de dépenses qui est sous
- 17:13-estimée de façon incroyable. Les fonctionnaires
- 17:17fédéraux qui administrent les programmes fédéraux,
- 17:21qui travaillent dans lesquels il y a des Québécois.
- 17:23Oui, parce qu 'il y a des gens qui regardent
- 17:24la fonction publique fédérale au Québec. Exactement.
- 17:27Ces fonctionnaires -là, demain matin, le Québec
- 17:29est indépendant. Parlons même pas de transition
- 17:31pour le moment. Qu 'est -ce qui arrive? D 'abord,
- 17:35un constat. Encore une fois, une réalité qu 'on
- 17:37ne peut pas nier. Ce qu 'on appelle la compensation
- 17:40réelle totale. La compensation totale des fonctions
- 17:42fédéraux. Ça inclut le salaire, les bénéfices
- 17:45marginaux, les fonds de pension, etc. en moyenne,
- 17:49je fais bien la moyenne, c 'est 17 % de plus
- 17:51de rémunération pour un fonctionnaire fédéral
- 17:54en moyenne qu 'un fonctionnaire provincial. Alors
- 17:58demain matin, parce que il va nous annoncer,
- 18:00il n 'en parle pas là, mais il serait de leur
- 18:01annoncer que si on les récupère au niveau provincial,
- 18:06ils vont donc avoir une baisse de salaire de
- 18:0817%. salaire de la rémunération de 17 ,2 %? Bien
- 18:12sûr, ceux qui vont garder leur emploi. La question,
- 18:15c 'est ça. Mais là, voyez -vous, c 'est là l
- 18:16'ambiguïté. C 'est là qu 'on joue sur plusieurs
- 18:18tableaux en même temps, en espérant que le flou
- 18:20artistique... On ne focalisera pas sur les bonnes
- 18:23questions. Mais c 'est une question. Alors, ou
- 18:25bien vous leur annoncez ou bien vous les mettez
- 18:27à pied, ou un certain nombre d 'entre eux, ou
- 18:30vous leur coupez leur salaire de 17 %. ou comme
- 18:33une inéquité salariale, j 'imagine les causes
- 18:35en cours vont venir rapidement, il faudra donc
- 18:37augmenter les fonctionnaires provinciaux de 17
- 18:39,2 % pour les mettre au niveau fédéral, au niveau
- 18:41du salaire, de la rémunération fédérale. Parce
- 18:44que là, c 'est ça, puis juste pour revenir, parce
- 18:46qu 'il y a des fonctionnaires fédéraux qui rendent
- 18:48des services pour le fédéral, ces gens -là maintenant
- 18:51seraient des employés provinciaux. Fait que là,
- 18:54le gouvernement du Québec a deux options, soit
- 18:55qui... il y a trois options, disons. Soit qu
- 18:58'il les congédie, on n 'a plus besoin de vous
- 19:00parce que les économies de centralisation viendraient
- 19:06inévitablement avec des pertes d 'emplois parce
- 19:08que beaucoup des dépenses fédérales, c 'est des
- 19:12salaires. Soit qu 'on congédie ces gens -là,
- 19:15soit qu 'on les intègre dans la fonction publique
- 19:17provinciale, puis là, on aurait deux choix. Soit
- 19:20qu 'on les laisse être payés plus cher que leurs
- 19:22collègues du provincial. ou en moins on augmente
- 19:26les salaires du provincial, mais là ça fait en
- 19:27sorte qu 'il n 'y a plus d 'économie vraiment,
- 19:30ou sinon on réduit leurs salaires. Mais il faut
- 19:33leur dire. Mais il faut leur dire, c 'est ça.
- 19:34Oui, on peut dire combien de fonctionnaires sont
- 19:36présents. Les chiffres, au 31 mars 2023, c 'était
- 19:4161 536 employés de la fonction publique fédérale
- 19:44qui sont au Québec. Ce n 'est pas négligeable.
- 19:46Ce n 'est pas négligeable et qui a inclus 34
- 19:48682 dans la portion québécoise de la région de
- 19:51la capitale nationale. Donc, c 'est un qui travaille
- 19:53à Ottawa, au Québec, etc. Donc, ça a été le monde,
- 19:57dans la totalité du 61 536 personnes. Alors donc,
- 20:01c 'est pas négligeable. Et dans ce contexte -là,
- 20:05donc, vous savez, intégrer des fonctions qui
- 20:08étaient fédérales ou provinciales, ça se fait
- 20:10pas non plus par magie. C 'est toujours simple.
- 20:13Par exemple, lorsqu 'on a le gouvernement du
- 20:15Québec rapatrier la gestion de la TPS, de la
- 20:20TBQ, ça s 'est très bien passé. Il y a eu vraiment
- 20:22une très bonne collaboration et une belle harmonisation.
- 20:25Ça s 'est très bien fonctionné, très bien fonctionné
- 20:27à ce niveau -là. D 'autres exemples ont été plus
- 20:29malheureux. On se souviendra peut -être en 1997,
- 20:32lorsque le Québec a récupéré la rapatrier, la
- 20:35formation de la main -d 'œuvre. Bien, le vérificateur
- 20:38général, le vérificateur général à l 'époque,
- 20:40avait donc estimé que les ratés qui s 'are présentés,
- 20:45ça a amené des dépassements de coûts la première
- 20:47année de 80 millions lorsque l 'emploi Québec
- 20:49a été créé. Donc, c 'est pas toujours harmonieux,
- 20:52ça peut l 'être, mais c 'est pas toujours aussi
- 20:54simple que ça peut en avoir l 'air. Je vais vous
- 20:56apporter un point intéressant, c 'est que là,
- 20:59on a des gens qui font un travail à Ottawa, qui
- 21:01ont l 'expertise dans ce travail -là. Là, c 'est
- 21:05des nouvelles compétences pour le Québec. Québec,
- 21:07par exemple, n 'a pas l 'expérience de gérer
- 21:09une armée, n 'a pas l 'expérience de gérer des
- 21:11frontières. Alors là, c 'est des gens qui doivent
- 21:14être... qui doit faire la transition. Le Gouvernement
- 21:15du Québec doit assumer ces nouveaux champs de
- 21:17compétences -là, mais la fonction publique québécoise
- 21:19n 'a pas l 'expertise pour gérer ça. doit la
- 21:23développer. Fait qu 'il y a des risques comme
- 21:25quand diffusion de deux entreprises, ça arrive
- 21:27tout le temps. On dit toujours on va faire des
- 21:29économies d 'échelle, des économies de coût,
- 21:31finalement, ça se passe pas toujours comme ça.
- 21:33Fait qu 'il y a des risques opérationnels à rapatrier
- 21:35ces fonctionnaires -là. Tout à fait. Un autre
- 21:38exemple, par exemple, dans le budget de l 'Union
- 21:39au niveau des dépenses, ils parlent de gains
- 21:41d 'efficacité, mais qui sont au mieux très brièvement
- 21:44expliqués et qui reposent des réductions plutôt
- 21:46arbitraires. Exemple, Santé Canada. On suppose,
- 21:49quand on rentre dans le détail des chiffres du
- 21:52document du Parti québécois, on suppose une réduction
- 21:54de 65 % du budget équivalent à Santé Canada dans
- 21:58la part qui serait assumée par le Québec. Alors,
- 22:01qu 'est -ce qui serait coupé? La surveillance
- 22:03des aliments, le guide alimentaire, l 'homologation
- 22:05des médicaments, les campagnes de santé publique,
- 22:07la qualité RO, les pesticides. Il faudrait se
- 22:11préciser, 75 % réduction de ce qui est la contribution
- 22:14fédérale présentement. Donc, il y a une réduction
- 22:15qui est là. Haut exemple. Quand on parle, par
- 22:19exemple, de dire qu 'on répatrie de plus en plus
- 22:21les impôts et la gestion des impôts qui seraient
- 22:24collectés au Québec dans le contexte d 'un Québec
- 22:26indépendant, vous savez présentement l 'Agence
- 22:29du Revenu du Canada... travaillent en collaboration
- 22:32avec l 'Agence de revenus du Québec. Ils administrent
- 22:33une partie de leur propre fiscalité respective,
- 22:36fédérale et provinciale. J 'ai mentionné tout
- 22:38à l 'heure qu 'au niveau provincial, par exemple,
- 22:40la TPS, c 'est le gouvernement du Québec qui
- 22:45gère la collecte et le transfert au fédéral des
- 22:47recettes fiscales collectées pour la taxe des
- 22:50produits et services. Mais prenez par exemple
- 22:52les régimes d 'épargne -retraite, les REER, les
- 22:55CILI. Les organismes de bienfaisance, les numéros
- 22:58qui permettent aux organismes de bienfaisance
- 23:00de pouvoir émettre des reçus d 'impôts. Le Québec
- 23:04donne aussi des crédits fiscaux pour cela, pour
- 23:08les régitérants, pour les régitérants, pardon,
- 23:10pas régitérants, mais les régitérants, de même
- 23:12que les organismes de bienfaisance. Mais c 'est
- 23:13le fédéral qui approuve à ce niveau -là. Donc,
- 23:17demain matin, on peut pas dire, bon, on va arrêter
- 23:18de faire cela. Donc, vous voyez, encore une fois,
- 23:20il y a plein de petits détails. Juste par exemple
- 23:22pour les avantages sociaux entre les fédéraux.
- 23:25C 'est financé par un crédit du Conseil du Trésor
- 23:28fédéral. Or, c 'est des centaines de millions
- 23:31de dollars que le budget de l 'A1 ne parle pas,
- 23:35fait fi. Oui, ça a l 'air des détails, mais il
- 23:37faut vraiment creuser pour voir le nombre de
- 23:39détails qui sont, plusieurs sont des gros détails
- 23:41déjà, et quand on ajoute des gros détails aux
- 23:43petits détails, c 'est énormément de sommes qui
- 23:46sont passées sous silence, passées sous tapis,
- 23:48puis on espère à dire bon, lisez le document,
- 23:49toutes les réponses sont là. Je regrette. Toutes
- 23:52les réponses ne seront pas là, c 'est plutôt
- 23:53plein de questions qui y sont. Puis je pense
- 23:55que ni vous ni moi, on remet en doute le fait
- 23:58que le Québec souverain pourrait être viable
- 24:00économiquement. Je pense qu 'on a toutes les
- 24:03compétences et toute l 'expertise pour former
- 24:06un pays si on le voulait. Cela étant dit, ce
- 24:09que le Parti québécois ou peu importe le parti
- 24:12qui se promouvoie la souveraineté met de l 'avant,
- 24:15c 'est un scénario comme quoi qu 'on a une certitude
- 24:18qu 'on va aller faire des économies, mais c 'est...
- 24:21Ces analyses -là sont basées sur des hypothèses
- 24:24qui, si on se résume, sous -estiment des dépenses
- 24:29dans des domaines cruciaux, également prennent
- 24:32pour acquis qu 'il n 'y a aucune friction ou
- 24:35de problème de transition entre les fonctionnaires
- 24:38fédéraux qui deviennent des fonctionnaires provinciaux,
- 24:40puis le développement de nouvelles structures
- 24:42au Québec pour gérer ça. puis on oublie aussi
- 24:49que ces gens -là, c 'est des gens avec des régimes
- 24:50de retraite, puis tout ça, il va falloir commencer
- 24:52à administrer ça. Fait que si on se résume toute
- 24:54la première partie, disons, de ce qu 'on vient
- 24:56de discuter, c 'est pas impossible. mais de dire
- 25:00avec certitude ou même un semblant de confiance
- 25:04qu 'on va économiser 8 milliards selon toute
- 25:07vraisemblance. Ça ne tient pas la haute. On serait
- 25:10à court terme, à long terme on ne peut pas le
- 25:11savoir, mais à court terme moyen, disons. C 'est
- 25:14-à -dire que c 'est même pas juste du court terme.
- 25:17On ne parle même pas de la transition. On n 'a
- 25:19même pas parlé d 'enjeux de transition. On parle
- 25:21juste que si demain matin, du jour au lendemain,
- 25:23on fait cela. Il y a des chiffres qui sont à
- 25:25équilibrer. On pourrait faire des choix différents,
- 25:27on pourrait dire qu 'on coupe l 'éducation, on
- 25:30coupe la santé, on pourrait pas couper l 'intérêt
- 25:32sur la dette, mais donc... On ne peut pas, donc...
- 25:34Il y a des réalités qui sont là. C 'est le point
- 25:36de départ. Et je ne parle même pas de transition
- 25:38qui s 'ajoute... On peut en parler tantôt, mais
- 25:40qui s 'ajoute à cette question -là. C 'est pas
- 25:43un argument budgétaire, la souveraineté du Québec.
- 25:45Non, c 'est pas... Et la question de dire que
- 25:47oui, le Québec pourrait être viable. Viable,
- 25:50ça dépend... On peut être viable à bien des niveaux.
- 25:52Ça, c 'est une question. Mais la question qu
- 25:54'il n 'est jamais posée, on pourrait venir en
- 25:55conclusion, peut -être, c 'est dans quelle mesure
- 25:58est -ce qu 'on nous assure qu 'on nous amène
- 25:59que demain matin, le Québec est indépendant et
- 26:02ça va être mieux que ce qu 'on fait... Il y a
- 26:03plein de choses qu 'on peut faire mieux maintenant
- 26:05à l 'intérieur du régime canadien, à l 'intérieur
- 26:07du Québec comme gouvernement provincial, au niveau
- 26:09fédéral aussi, comme à n 'importe quel niveau
- 26:12de gouvernement, à n 'importe quel pays. Il y
- 26:14a plein de choses qu 'on peut débattre. Je pourrais
- 26:16passer des heures à discuter de mes propres opinions
- 26:18sur plein de choses où je suis très critique.
- 26:21Mais les vrais enjeux véritables, les fondamentaux
- 26:24auxquels on doit répondre, ne sont pas répondus
- 26:27par magie. parce qu 'on devient indépendant.
- 26:30Et là -dessus, il n 'y a aucun mot qui est dit.
- 26:32On fait juste dire, « Ah bien, ne vous inquiétez
- 26:34pas, demain matin, il y a plein d 'économies
- 26:36qui apparaissent. » Selon toute vraisemblance,
- 26:40selon n 'importe quel scénario qui est crédible,
- 26:42si on se sépare, ce n 'est pas pour une question
- 26:45d 'argent. Économiquement parlant, quand on se
- 26:48sépare, nos dépenses vont augmenter parce qu
- 26:51'on va perdre de l 'économie d 'échelle fédérale
- 26:53et on va avoir moins d 'argent dans notre budget
- 26:55disponible parce qu 'il va falloir attribuer
- 26:57ces ressources -là à des choses qu 'en ce moment
- 27:00c 'est le fédéral qui peut faire pour l 'ensemble
- 27:02des Canadiens. Fait que c 'est pas un argument
- 27:04de dire, on va économiser, on va faire des économies
- 27:07en rapatriant ces responsabilités -là. Non, parce
- 27:09que s 'il y a un déséquilibre financier puis
- 27:11il va y être, on n 'a pas encore parlé d 'intérêt
- 27:13sur la dette et de la dette en plus, mais ça
- 27:15veut dire que s 'il y a des dépenses qu 'on doit
- 27:17assumer, ou bien on les coupe, ou bien on augmente
- 27:21les impôts. Mais on met des impôts et des conséquences
- 27:23aussi. Parce que, donc... Oui, on est pas clâtus.
- 27:27Mais justement, parlons -en de la dette, parce
- 27:29que là, là, on vient de dégager 1 sur plus de
- 27:328 milliards, puis là, on est rendu avec un déficit
- 27:33de 20 milliards juste avec la défense. Vraisemblablement,
- 27:38il y a un... Il y a plein de domaines dans lesquels
- 27:41on va peut -être devoir mettre un investissement
- 27:43initial pour être capable de bâtir l 'expertise
- 27:45au Québec sur X ou Y. Là, il va falloir qu 'on
- 27:48aille les douaniers, mais là, il va falloir qu
- 27:49'on investisse pour créer la structure, tout
- 27:53ça. C 'est pas dans les compétences, la structure
- 27:55elle -même. Fait que là, on a la dette du Québec.
- 27:58On a la dette qu 'on créerait à travers cette
- 28:01transition -là. Puis j 'imagine qu 'il va falloir
- 28:03assumer une partie de la dette fédérale. Comment
- 28:04est -ce qu 'eux autres... calcul qu 'on va assumer
- 28:07notre partie de la dette fédérale? Alors, donc,
- 28:08ils ont pris le même genre d 'hypothèse qu 'avait
- 28:11fait à l 'époque la commission Bélanger -Campo.
- 28:14Donc, on peut construire différentes hypothèses.
- 28:16Je vais expliquer d 'abord celles qu 'ils prennent.
- 28:18Je vais expliquer pourquoi je pense que c 'est
- 28:20une hypothèse qui est la plus optimiste, la plus
- 28:22rosebonbon qu 'ils peuvent prendre et j 'expliquer
- 28:24pourquoi. C 'est qu 'ils supposent que la part
- 28:27de la dette fédérale qui échouerait au Québec
- 28:30correspondrait à 16 ,97. Ils ont 17 %. de la
- 28:35dette fédérale, donc c 'est le gouvernement du
- 28:37Québec qui sera responsable. Et comment ils arrivent
- 28:39aux chiffres d 'environ 17%, j 'ai arrondi à
- 28:42300e près, et ils disent, en 2023, le gouvernement
- 28:49du Québec avait la part des recettes fiscales,
- 28:54donc de toutes les taxes et impôts payés par
- 28:55les Québécois au gouvernement fédéral, représentait
- 28:5917 % des recettes fiscales fédérales. Donc des
- 29:03hypothèses qui... est envisageable, en théorie.
- 29:07Vous voir, maintenant, c 'est la plus réaliste.
- 29:10Le problème de cette hypothèse -là, c 'est que
- 29:11d 'abord, elle fluctue sur les années. Et comme
- 29:14le Québec a une assiette fiscale plus restreinte,
- 29:16parce qu 'on a un niveau de PIB par habitant...
- 29:19Qui est plus bas. Qui est plus bas. On reçoit
- 29:20de la précoation. Donc, on dit, les économistes
- 29:21ont une assiette fiscale, ce que l 'on peut taxer,
- 29:24que ce soit qu 'on le taxe par les revenus de
- 29:25travail ou les revenus des profils des entreprises
- 29:29ou par les taxes de consommation. vous prenez
- 29:33trois grandes classes de fiscalité comme ça ou
- 29:35par d 'autres tarifs, bien donc ces revenus -là,
- 29:39comme on est un asset fiscal plus petit, donc
- 29:41les montants pour les mêmes taux de taxation
- 29:43ajustés pour l 'abattement fiscal fédéral qui
- 29:45sont collectés au Québec, il y a moins de revenus
- 29:48pour l 'abattement fédéral qui viennent du Québec.
- 29:50Donc en prenant une chiffre -là, c 'est pour
- 29:50ça que la chiffre est plus bas, pour la part
- 29:52de la dette qu 'on dit qu 'il nous échouerait.
- 29:54Le problème, c 'est que la dette fédérale...
- 29:57Bonamala, dans les années passées, à un moment
- 30:00donné, comme en 2023 ou en 2024, 2025, la dette
- 30:03du gouvernement fédéral qui existe, c 'est le
- 30:06fruit de l 'accumulation des déficits passés.
- 30:10Les déficits budgétaires passés du gouvernement
- 30:12fédéral, on voulait dire que les années où les
- 30:14revenus du gouvernement fédéral étaient plus
- 30:16faibles que ses dépenses. Comme le gouvernement
- 30:18ne fait rien avec rien, parfois les gens vont
- 30:20se demander si le gouvernement ne fait pas rien
- 30:21avec quelque chose, c 'est un autre débat. Mais
- 30:23comme le gouvernement ne fait rien avec rien,
- 30:25donc... pour pouvoir dépenser plus que ses revenus
- 30:28dans une année donnée, c 'est vrai pour le fédéral,
- 30:30pour le provincial ou n 'importe quel gouvernement
- 30:32dans le monde, il doit donc emprunter. Il doit
- 30:34donc émettre des obligations, emprunter et donc
- 30:37accumuler de la dette. Et c 'est ce qui représente
- 30:40le déficit budgétaire accumulé. Or, la majeure
- 30:44partie du déficit budgétaire, ou une très grosse
- 30:45partie du déficit budgétaire du fédéral dans
- 30:47le passé, n 'était pas pour des services octroyés
- 30:50directement aux citoyens. Tout à l 'heure, on
- 30:52a mentionné quand on parle des catégories de
- 30:55dépenses du gouvernement fédéral, il y a des
- 30:57dépenses de base qui sont associées à des services,
- 31:01il y a des dépenses d 'infrastructures publiques,
- 31:04des impasses de transfert. puis le service de
- 31:06la dette, l 'intérêt sur la dette du gouvernement
- 31:07fédéral. Mais comme une grosse partie, le gouvernement
- 31:09fédéral étant en bonne partie, n 'a pas tant
- 31:12un gouvernement qui livre des services à la population,
- 31:15il y en a, on en a parlé tantôt, mais en grosse
- 31:17partie, en majeure partie, c 'est des transferts
- 31:19aux provinces et aux individus, aux entreprises.
- 31:23Donc ces déficits -là, comme ils ont été accumulés
- 31:26pour faire des transferts aux provinces, donc
- 31:28au Québec, En prenant 16 ,97 % des recettes,
- 31:32on sous -estime, on lit tous ces aspects -là
- 31:36qui étaient sous -jacents à l 'accumulation de
- 31:39la dette. Oui, parce que ce que vous dites essentiellement,
- 31:42c 'est bon, c 'est beau de dire on veut une partie
- 31:44de la dette, mais la question qu 'il faut se
- 31:46poser, c 'est... comment cette dette -là a été
- 31:48accumulée. Puis simplement regarder aujourd 'hui
- 31:51l 'état financier, les états financiers du Québec,
- 31:54puis combien d 'argent on envoie à les citoyens
- 31:56du Québec, parce que le Québec n 'envoie pas
- 31:57d 'argent, mais les citoyens du Québec envoient
- 31:59à Ottawa, puis dire, OK, bien, on va prendre
- 32:01une portion de la dette, ça vient négliger totalement
- 32:04qu 'est -ce qu 'on a fait avec l 'argent de la
- 32:06dette, comment est -ce qu 'on s 'est endetté.
- 32:07Exactement. Et là, ce que ça représente comme
- 32:09impact, c 'est qu 'au lieu de prendre l 'hypothèse
- 32:11de 17 %, comme ils ont pris, on dit, bien, évidemment,
- 32:14à la base, ça va être le fruit d 'une négociation.
- 32:16On comprend qu 'il y a une négociation, en supposant
- 32:19que le reste du Canada s 'entend pour négocier,
- 32:21et on a un intervenant sur le débat, mais supposons
- 32:24qu 'une telle négociation avec qui on va prendre
- 32:26la dette qui est là et on va partager ça de la
- 32:29façon qu 'on veut, bien non, le Québec va tirer
- 32:31la couverte de son bord et le représentant du
- 32:34reste du Canada ou de la dette fédérale, lui,
- 32:37va tirer de leur côté aussi. Donc la réponse
- 32:39sera pas, au coup, le chiffre favorable au Québec.
- 32:42Déjà, on peut dire ça. Eux autres ont intérêt
- 32:45à garder le moins de dettes possibles. Ben oui,
- 32:47c 'est normal. Mais évidemment, on n 'assumerait
- 32:49pas 50%. Faut pas exagérer non plus dans un autre
- 32:51sens. Ce serait pas plus réaliste. Mais qu 'est
- 32:53-ce qu 'une part à peu près réaliste? Comme beaucoup
- 32:56de la dette fédérale a servi à financer les transferts
- 33:01aux individus, aux provinces et au Québec en
- 33:02particulier, si on prenait la part de la population
- 33:05québécoise dans l 'économie par capita, Donc
- 33:08on prend le droit de 17%, mais de 22 ,28%. À
- 33:12place de dire, nous on envoie 17 % des impôts
- 33:14là -bas, on dit, on a 22 % de la population,
- 33:17donc on va assumer 22 % de la dette. 22 % de
- 33:19la dette, exactement. Parce qu 'en plus, les
- 33:21recettes fiscales, ça fluctue avec les données
- 33:23par rapport à l 'autre aussi. Il y a des années
- 33:25où peut -être le 17 sera 18, et d 'autres ça
- 33:27pourrait être 15. La dette ne fluctue pas comme
- 33:30ça. Et la population, elle fluctue moins. Oui,
- 33:33elle change avec le temps, il y a des tendances
- 33:35démographiques, puis les enjeux sont l 'immigration,
- 33:38mais si on prend la part de la population québécoise...
- 33:40dans le Canada, donc en 2023 de 22 ,28 %. Mais
- 33:44prendre ceci, ça veut dire que si on regarde
- 33:48le passif de base associé, en ne étant pas compte
- 33:51des régimes de retraite et les activer là -dedans,
- 33:53on peut faire une évaluation, mais au bas mot,
- 33:55c 'est 53 ,78 milliards de plus qu 'il faut ajouter
- 34:01à la dette québécoise. Et non pas le que le Parti
- 34:04québécois lui avait assumé. Fait que total, ça
- 34:07fait combien? C 'est quoi la partie de la dette?
- 34:09Vous en rappelez? Je n 'ai pas de chiffre. Je
- 34:11regarde dans le document. On pourrait peut -être
- 34:15le jeter dans une note. C 'est estimer la dette
- 34:19de 54 milliards. Donc, je pense qu 'elle passe
- 34:22à 300 milliards de mémoires, je crois. Si elle
- 34:24passe à 300 milliards, c 'est 53 ,78 milliards
- 34:27de plus. Je pense que c 'est le chiffre de mémoire
- 34:29dont je me rappelle. Bon, si on prenait un chiffre
- 34:32et disait que oui, mais on se sentait compte
- 34:33que les régimes de retraite au fédéral, et qu
- 34:36'il y a aussi des actifs qui sont là, bien là,
- 34:38au bas mot, au lieu de 53 milliards, on va être
- 34:41plus optimiste là, ce serait 41 milliards, 40
- 34:44milliards point 47 de plus. Donc entre 40 et
- 34:4753 milliards qui est sous -estimé par le parti
- 34:52québécois. Comme le tiers du budget du Québec
- 34:55de sous -estimation. Et vous savez, quand on
- 34:57a une dette plus une part de la dette plus élevée,
- 34:59ça veut dire que la dette n 'est pas remboursée
- 35:01encore là, elle est court. Donc, la dette en
- 35:03cours qui est en circulation, assumée par le
- 35:05gouvernement du Québec, le gouvernement provincial,
- 35:07le gouvernement du Québec deviendront qu 'à ce
- 35:09moment -là, comme État national, deviendront
- 35:11responsables de l 'intérêt sur cette dette -là.
- 35:15Alors, les hypothèses qui ont été faites sur
- 35:17le taux d 'intérêt qui étaient là... Parlons
- 35:18-en un peu. Comment est -ce qu 'ils ont fait
- 35:20pour... Parce que c 'est quand même très, très
- 35:21abstrait, là. Là, on se sépare, puis après ça,
- 35:24on a une dette qu 'on pense qu 'il va être ça.
- 35:26Puis là, on a l 'économie qu 'on pense qu 'il
- 35:27va être ça. Puis là, on pense qu 'on va avoir
- 35:29un taux d 'intérêt de X %. Ils ont pris le taux
- 35:32moyen de l 'intérêt parce que la dette fédérale,
- 35:35tout comme la dette québécoise, il y a des obligations,
- 35:36des bonds du trésor à trois mois, à six mois,
- 35:39des obligations à un, à cinq ans, à 10 ans, à
- 35:4125 ans. Donc selon les taux plus longs, plus
- 35:44courts, ce n 'est pas le même taux pour chaque
- 35:45échéance. Mais si on prend le total de la dette
- 35:47et on prend d 'abord l 'intérêt total payé par
- 35:50le gouvernement sur la dette et qu 'on divise
- 35:51par le montant total de dette, c 'est un genre
- 35:54de taux moyen. Ça, c 'est correct de faire le
- 35:56calcul de cette façon -là. Mais donc, à l 'époque,
- 35:59ils ont dit que le tout moyen était 2 ,43 % et
- 36:03ils ont dit qu 'avec ça, on va calculer quel
- 36:07serait l 'intérêt qu 'on aurait payé. Mais comme
- 36:08ils ont estimé entre 40 et 50 milliards, si on
- 36:13prend la part de la population, le montant de
- 36:15dette, avec ça, le service de la dette grimperait
- 36:17même si le tout intérêt restait. Est -ce qu 'il
- 36:20était à l 'époque, qu 'il était bas là, en 2023,
- 36:22les taux ont recommencé à monter un peu, pourquoi
- 36:24on pense que les taux ont continué à monter un
- 36:26peu malgré tout? Donc on parle de 180 millions
- 36:30de plus par année assumés au service de la dette.
- 36:34Mais 180 millions, et ce terrain n 'avait pas
- 36:36changé par rapport à 2023, mais 180 millions
- 36:38de plus par année, 180 millions qu 'on n 'a pas
- 36:41en santé, qu 'on n 'a pas en éducation, qu 'on
- 36:43n 'a pas aux municipalités, qu 'on n 'a pas dans
- 36:44n 'importe quel autre programme qu 'on pourrait
- 36:45penser, ou c 'est 180 millions de plus d 'impôts.
- 36:49C 'est ça parce que, ultimement, le taux d 'intérêt
- 36:51serait basé sur le risque en lien avec le Québec.
- 36:56Tout à fait. Pour l 'instant, on a pris 2 ,43.
- 36:59C 'était à l 'époque où tout est beau. Il n 'y
- 37:01a rien changé au niveau du risque. Justement,
- 37:03le taux d 'intérêt auquel le gouvernement emprunte,
- 37:06c 'est un taux de marché. Le marché, donc, il
- 37:08y a des prêteurs, des offreurs de fonds printables
- 37:10qui peuvent être à l 'intérieur du Canada ou
- 37:12du Québec ou qui peuvent être extérieurs, parce
- 37:14qu 'évidemment, il y a une partie financière
- 37:16extérieure, puis c 'est correct, c 'est comme
- 37:17ça dans l 'économie mondiale, ça doit être aussi.
- 37:20Et donc, le tout intérêt est établi par l 'équilibre
- 37:24entre l 'offre et la demande de fonds printables.
- 37:27Donc, quand le gouvernement emprunte, le Québec
- 37:29lui -même, tout comme le Canada, n 'a pas d 'influence
- 37:31directe sur le tout intérêt qu 'il va payer.
- 37:35Indirectement, par contre, c 'est comme vous
- 37:37et moi qu 'on va à la banque, on va le tout afficher.
- 37:39Si vous empruntez pour une hypothèque pour une
- 37:41maison, il va avoir un tout affiché. La seule
- 37:43différence, c 'est que peut -être, si vous êtes
- 37:44moins risqué que moi, la banque vous dit, ben
- 37:46écoute, on va vous enlever 50 points de base
- 37:48ou 25 points de base, un quart de 1 % ou un demi
- 37:51de 1%, tout à l 'intérêt, parce que vous êtes
- 37:52moins risqué. Mais là, c 'est la même chose sur
- 37:55les marchés internationaux. Quand le gouvernement
- 37:57fédéral emprunte, tout comme quand une entreprise
- 38:00emprunte, il y a un taux de marché, mais si...
- 38:03l 'emprunteur, donc le gouvernement, est considéré
- 38:06comme une économie plus risquée, qui a plus de
- 38:08risques qu 'elle fasse défaut de paiement ou
- 38:09qu 'elle a de la difficulté à pouvoir maintenir
- 38:12un tout honnêtement sous contrôle. Donc, ça augmente
- 38:15la probabilité qu 'éventuellement, il faut ralentir
- 38:18l 'économie canadienne en augmentant des impôts,
- 38:20par exemple, qui sont déjà très élevés, ou en
- 38:22coupant des dépenses ou en déstabilisant l 'économie.
- 38:25Le marché va au taux d 'intérêt mondial de base,
- 38:30on ajoute une prime de risque. Or, non seulement,
- 38:33les provinces ont un taux d 'intérêt plus élevé
- 38:37que le gouvernement fédéral. Oui, parce qu 'on
- 38:39prend pour acquis qu 'ils sont plus risqués que
- 38:40le gouvernement fédéral. Un peu plus, effectivement.
- 38:42Ça s 'est amélioré. Il fait une époque où le
- 38:44Québec avait un taux d 'intérêt plus élevé que
- 38:46l 'Ontario, par exemple, et dans les dernières
- 38:48années, le Québec a un taux d 'intérêt similaire
- 38:50ou même un peu inférieur à l 'Ontario. Mais demain
- 38:54matin, le Québec devient indépendant. Alors donc,
- 38:58au meilleur des mondes, il n 'y a rien qui change.
- 39:00Mais c 'est irréaliste de penser ça. Oui, parce
- 39:03que pour les investisseurs, un nouveau pays représente
- 39:06plus de risques parce que... C 'est essentiellement
- 39:08ça, puis je pense que tout le monde peut comprendre.
- 39:09Quand on s 'en va dans un compte à intérêts élevés
- 39:12dans notre banque, on est sûr à 100 % qu 'on
- 39:15va avoir... on va récupérer notre argent, ils
- 39:17peuvent nous payer 1 -2 % d 'intérêt. Mais si
- 39:20on l 'investit à la bourse, bien là, on s 'attend
- 39:22à un rendement plus élevé parce qu 'il y a des
- 39:23risques... Parce qu 'il y a un risque à assumer.
- 39:24À mesure que c 'est un risque qui est non diversifiant,
- 39:26parce que vraiment, si vous mettez tous vos os
- 39:28dans le même panier, puis vous échappez le panier,
- 39:30ça, c 'est votre problème. Puis pour les dettes,
- 39:31c 'est la même chose. Prêter de l 'argent aux
- 39:33États -Unis ou au Canada ou prêter de l 'argent
- 39:35au Venezuela, c 'est pas... ce n 'est pas le
- 39:37même risque, donc on ne demande pas le même tour
- 39:38d 'intérêt. Exactement. Et là, le Québec est
- 39:40un nouveau pays dans ce scénario -là. Il y a
- 39:42une crédibilité à soi. D 'abord, comment est
- 39:44-ce que la transition va se faire? Est -ce que
- 39:45la stabilité économique va demeurer? Et juste
- 39:48d 'un part, sans même prévoir la fin du monde,
- 39:50ce n 'est pas ce que je dis, cette situation,
- 39:52et surtout au minimum à court terme, va créer
- 39:55un désavantage pour le Québec, va augmenter le
- 39:58risque. Et plus il y aura de complications dans
- 40:01la discussion, dans la négociation, dans la transition,
- 40:04Mais plus, le risque va être évalué plus élevé.
- 40:07Alors, sur l 'augmentation de tout l 'intérêt,
- 40:09en économie, quand on parle de 100 points de
- 40:11base, c 'est 1 point de pourcentage. Donc maintenant,
- 40:13si le taux d 'intérêt était de 3, puis on le
- 40:15montrait à 4, il y aurait 100 points de pourcentage,
- 40:171 point de pourcentage de plus. Mais on a fait
- 40:19des calculs en disant, bien, sur l 'augmentation,
- 40:21au même taux, voici la dette, c 'est -à -dire
- 40:23le chiffrement, c 'était tantôt, avec une part
- 40:24de la population pour calculer la part de la
- 40:26dette fédérale qui échouerait au Québec. En comptant
- 40:29qu 'il faut financer aussi la dette québécoise,
- 40:31qui est déjà sous la responsabilité du gouvernement
- 40:33du Québec, on dit que juste la part fédérale,
- 40:36on augmenterait le service de la dette d 'environ
- 40:385 milliards. 5 milliards avec tout intérêt plus
- 40:43élevé, ça pourrait monter davantage. Donc, c
- 40:46'est 5 milliards de plus déjà à financer. Alors,
- 40:49donc, il y a tout un intérêt plus élevé, c 'est
- 40:50encore plus. Alors, c 'est pas 5 milliards par
- 40:52année, mais on pense... Hier, par exemple, récemment,
- 40:55le ministre des Fédérations du Québec... Je pense
- 40:57que ça coûtait 20 millions plus par année. Mais
- 40:59il se posait une augmentation de 20 points de
- 41:01base, donc de deux dixièmes d 'un pour cent.
- 41:03Mais sans tenir compte, mais dans le contexte
- 41:05actuel où on n 'est pas encore, là, avec la dette
- 41:06fédérale... Juste le risque du référendum. Juste
- 41:08le risque du référendum, et là, qui met d 'incertitude.
- 41:11Il y a eu d 'autres époques où il y a eu des
- 41:12périodes incertuelles et c 'est un des éléments
- 41:14où on a vu les taux d 'intérêt monter un peu.
- 41:16Je ne sais pas qu 'ils doublent, mais avec le
- 41:18montant de dettes qu 'on a par rapport à la taille
- 41:20de notre économie, même l 'augmentation de deux
- 41:24dixièmes de 1 % ou de un demi de 1%, c 'est beaucoup
- 41:27plus, une centaine de millions de dollars. Ça
- 41:29fait une différence sur des dizaines de milliards.
- 41:32Tout à fait, tout à fait. Puis les gens ont peut
- 41:33-être... pas connaissance de ça, mais si on va
- 41:37voir Bloomberg une journée, les taux d 'intérêt
- 41:39varient à l 'heure ou minute. Fait que même le
- 41:41taux américain, on le voit fluctuer. À chaque
- 41:44fois que Donald Trump fait une déclaration, il
- 41:46y a un impact sur le taux d 'intérêt parce que
- 41:48oui, il y a le risque de défaut, le risque de
- 41:51je ne suis pas capable de payer, je ne rembourse
- 41:52pas ma dette, mais il y a aussi le risque, plus
- 41:55qu 'on est loin dans le temps, fait que disons
- 41:56une obligation de 5, de 10, de 15, de 20 ans,
- 41:59il y a un risque que mon obligation à perdre
- 42:02la valeur parce que si jamais, exemple, moi mon
- 42:03taux d 'intérêt c 'est 3 % aujourd 'hui, mais
- 42:06que là, parce que l 'économie est mal gérée,
- 42:08le taux d 'intérêt monte à 4, 5, 6%, la valeur
- 42:11de mon obligation, à court terme, a baisse parce
- 42:13que les gens veulent un taux d 'intérêt à 6,
- 42:15ils veulent pas un taux d 'intérêt à 3%, puis
- 42:17ce que les gens, je pense qu 'on prenne peu,
- 42:19non, aussi, c 'est que... Ça a un impact sur
- 42:21nos hypothèques, ça a un impact sur nous, parce
- 42:24que si notre gouvernement emprunte à montant
- 42:27X, ça fait qu 'à 2%, c 'est moins risqué de prêter
- 42:29au gouvernement du Canada que de prêter à Alexandre
- 42:32ou à Alain. Donc, je vais demander plus d 'argent
- 42:35quand je vais hypothéquer ta maison. pour avoir
- 42:38un prix hypothécaire. Plus que les taux d 'intérêt
- 42:40du pays ou de la province sont élevés, plus que
- 42:42les hypothèques sont élevés aussi. Parce qu 'en
- 42:44plus, si l 'économie devient plus instable ou
- 42:46plus incertaine, plus insécure, justement, cette
- 42:48prime de risque -là est payée par le secteur
- 42:49privé. Donc, les individus les ménagent, comme
- 42:51les entreprises. Et un taux d 'intérêt plus élevé
- 42:53veut dire des investissements en machinerie,
- 42:55équipement, bâtiment, dont la capacité produite
- 42:57d 'économie et investissements sont plus couteux
- 42:59à financer. Donc, moins d 'investissements. Et
- 43:01moins d 'investissements veut dire moins de machinerie,
- 43:03d 'équipement dans l 'avenir, une plus faible
- 43:05capacité de... dans l 'avenir et donc des revenus
- 43:08futurs plus faibles pour les individus en salaire,
- 43:11en profit pour les entreprises et pas prêtaires
- 43:13d 'entreprises actionnaires, mais aussi donc
- 43:15des recettes plus basses pour l 'État. Donc,
- 43:18c 'est là que l 'effet domino se fait sentir.
- 43:21Oui, c 'est ça. Parce que si le gouvernement
- 43:22du Canada, par exemple, disons, on prend l 'exemple
- 43:24du Canada, a un bon taux d 'intérêt, les entreprises
- 43:27au Canada vont avoir un bon taux d 'intérêt,
- 43:29sont plus susceptibles d 'investir pour faire
- 43:31des profits futurs. Si le gouvernement du Canada
- 43:34ou du Québec, disons, commence à mal gérer ses
- 43:36finances ou, bien là, avec la souveraineté, une
- 43:39période d 'incertitude en lien avec la souveraineté,
- 43:40par exemple, là, on a une grosse dette de plus,
- 43:43les investisseurs sont moins certains, demandent
- 43:45une plus grande prime de... risques au niveau
- 43:47du financement, nos taux d 'intérêt montent,
- 43:49les entreprises au Québec payent plus cher d
- 43:51'intérêt, il y a moins de projets rentables,
- 43:53donc il y a moins d 'investissements, moins de
- 43:54profits. Exactement. C 'est tout à fait, c 'est
- 43:56la logique pure, c 'est pas une question d 'opinion,
- 43:59c 'est pas une question d 'objectifs politiques
- 44:03partisans, question de réalité là encore. La
- 44:06réalité elle a été dure à ce contexte -là. Et
- 44:08je savais, par exemple, le contexte aussi, on
- 44:10parle de taux d 'intérêt, on dit oui, peut -être
- 44:11que les taux d 'intérêt vont baisser. Vous savez,
- 44:13présentement, depuis la COVID notamment, Qu 'est
- 44:16-ce qu 'on constate? Bien, d 'une part que les
- 44:18gouvernements se sont beaucoup endettés pas chez
- 44:20le gouvernement du Québec ou fédéral. À travers
- 44:21le monde. À travers le monde. Donc les emprunts,
- 44:24la demande de fonds prétables mondialement augmentée.
- 44:27Ajoutez à cela tous les enjeux. qui suivent par
- 44:30rapport aux débats ou aux contextes géopolitiques
- 44:32que l 'on est, avec la mondialisation qui, au
- 44:36minimum, est freinée ou une petite démondialisation
- 44:39qui réduit l 'efficacité mondiale dans l 'économie.
- 44:42Donc, ça amène aussi au niveau mondial des conséquences
- 44:45où la demande de fonds prêtables augmente davantage,
- 44:48les gouvernements empruntent, mais au dénonce
- 44:50nouvel, les martiens ne veulent pas nous prêter.
- 44:52Alors, comme une offre donnée de fonds prêtables,
- 44:55la demande augmente. C 'est comme pour les pommes.
- 44:57Si la demande de pommes augmente à l 'épicerie
- 44:58et il n 'y a pas plus de pommes, quelle série
- 45:00vous prie des pommes? La demande de fonds prêtables
- 45:03augmente et elle augmente mondialement. Pensez
- 45:05à tout le débat sur la dette en France, par exemple.
- 45:08Oui, parce que c 'est ça. C 'est que là, essentiellement,
- 45:10puis les gens... qui connaissent peut -être un
- 45:11peu moins ça, il y a tous les pays qui sont en
- 45:13l 'un à côté de l 'autre. Puis il y a des investisseurs
- 45:15avec des fonds limités. Puis là, les États -Unis
- 45:18disent, moi, je te vends mon obligation à temps.
- 45:20La France, l 'Italie, l 'Espagne, le Japon, tout
- 45:23le monde sont en l 'un. Puis là, en fonction
- 45:25de à quel point les gens veulent des obligations
- 45:27américaines, des obligations japonaises, des
- 45:29obligations allemandes, le taux d 'intérêt fluctue.
- 45:31Fait que là, étant donné que l 'ensemble des
- 45:33pays du G7, par exemple, sont endettés, augmente
- 45:37significativement. Même le Japon est en train
- 45:38d 'annoncer qu 'il va continuer. significativement
- 45:40s 'endetter. Les États -Unis s 'endettent significativement
- 45:43aussi. Mais là, ça veut dire qu 'il y a... peu
- 45:45d 'argent pour beaucoup de gens qui veulent emprunter
- 45:48des fonds. Fait que globalement, les taux d 'intérêt
- 45:50mondiaux montent. Et donc, le taux d 'intérêt
- 45:52mondial du Québec et du Canada, qui fait partie
- 45:54du monde, vont monter aussi avant même de parler
- 45:55de la prime de risque dont on parlait tantôt.
- 45:57Exact. Vraiment intéressant. Et ajoutons aussi
- 45:59dans le contexte, par exemple, tous les investissements
- 46:01en intelligence officielle présentement. Bon,
- 46:05il y a tout un débat. Est -ce qu 'il n 'y a pas
- 46:06un peu de spéculation sur le peu d 'eau fort?
- 46:08Il y a des enjeux à ce niveau -là. Mais, honnête
- 46:10quand même, tous les investissements pour des
- 46:12grandes banques de données, c 'est des emprunts
- 46:14du secteur privé qui augmentent aussi. Ça s 'ajoute
- 46:17avant même de parler des gouvernements. Alors,
- 46:19vous ajoutez tout ça ensemble, la probabilité
- 46:21que le taux d 'intérêt diminue est très faible.
- 46:24Donc globalement, la direction des taux d 'intérêt
- 46:28au niveau mondial va au mieux rester là et va
- 46:31même monter un peu. Donc peu importe ce que le
- 46:34Québec fait ou ce que le Canada fait, les taux
- 46:36d 'intérêt risquent de monter dans le temps.
- 46:38En plus, on rajoute une prime de risque pour
- 46:40le Québec. Et en plus, on aurait une plus grosse
- 46:43dette. Alors donc, tout ça ensemble, on s 'achète...
- 46:46un poste de dépenses qui va gonfler dans le budget
- 46:49du gouvernement du Québec, de Québec indépendant,
- 46:51et l 'argent qui va là, qu 'on n 'aura pas de
- 46:53choix là. Parce que, j 'ai déjà entendu d 'ailleurs,
- 46:55je pense que c 'est Jean -François Liset, qui
- 46:56disait, mais oui, vous savez, c 'est pas grave,
- 46:58on a le gros bout du bâton. La dette fédérale,
- 47:00on a qu 'à dire qu 'on ne la rembourse pas. Imaginez
- 47:04-vous, sur les marchés financiers. Les prêteurs
- 47:06aiment pas ça. Si vous alliez dire à votre institution
- 47:10financière, vous allez dire, écoutez, c 'est
- 47:11quoi, totalement? Je ne rembourse pas mon hypothèque,
- 47:14mon prêt hypothécaire. Est -ce que tu pensais
- 47:16qu 'il se passerait? Oui, parce qu 'il y a des
- 47:18pays qui décident de faire ça, qui ne remboursent
- 47:19pas leurs dettes, mais après ça ils s 'en vont
- 47:20dans un bocal de vide pendant plusieurs années
- 47:23personnelles. Il y a un gouvernement qui a essayé
- 47:24ça, qui était le gouvernement de M. Tsipras en
- 47:26Grèce à un moment donné. Il a été élu d 'ailleurs
- 47:28en disant qu 'il ferait ça. Je peux vous dire
- 47:30qu 'après l 'élection, ça a vite changé d 'idée,
- 47:31hein? Oui, parce que ne plus être capable d 'emprunter
- 47:33de l 'argent, c 'est extrêmement nuisible. C
- 47:36'est comme une faillite personnelle. Il n 'y
- 47:38a rien de mal de faire des déficits budgétaires
- 47:39pour les bonnes raisons. Parce qu 'au contraire,
- 47:42par exemple, il y a des circonstances dans la
- 47:44vie privée où il peut y avoir une baisse de revenus,
- 47:48mais on a de bonnes raisons de penser que c 'est
- 47:50temporaire. Donc, on veut pas dire qu 'on baisse
- 47:51le consommation d 'autant que la baisse de notre
- 47:53revenu. Donc, on a de bonnes raisons dans ce
- 47:55contexte -là. Tant qu 'on rembosse nos dettes.
- 47:57Ben oui. Et les gens vont accepter de nous prêter.
- 48:00il y a aussi longtemps qu 'ils savent, qu 'ils
- 48:02ont de bonnes raisons de croire qu 'on va rembourser
- 48:04nos dettes. Si le risque augmente, qu 'on en
- 48:07rembourse moins ou qu 'on a discuté à rencontrer
- 48:09les paiements, c 'est là que la prime de risque
- 48:10se manifeste. C 'est la même chose pour les gouvernements
- 48:13comme ça l 'est pour vous et moi, Alexandre.
- 48:14Je réjouirais aussi parce qu 'on a parlé de la
- 48:17fameuse monnaie québécoise. Les investisseurs
- 48:21étrangers investissent, oui, dans l 'obligation,
- 48:24mais il y a un risque. N 'importe qui qui a des
- 48:25obligations, par exemple américaines, c 'est
- 48:28que quand... Toi, ton obligation n 'a peut -être
- 48:30pas changé de valeur, mais si le dollar américain
- 48:32baisse ou monte, ton investissement en dollars
- 48:34américains est impacté par ça. Alors, c 'est
- 48:37sûr que là, si je m 'adonne en plus, on rajoute
- 48:39une devise. Mais là, moi, je suis un investisseur
- 48:41japonais, je vais acheter de la dette québécoise.
- 48:44Puis là, disons que j 'investis en dollars québécois
- 48:47là -dedans, bien là, s 'il y a une fluctuation
- 48:49au niveau de la monnaie, moi, ça rajoute un risque
- 48:51à mon niveau parce que, bien là, il n 'y a pas
- 48:54juste le taux d 'intérêt du Québec qui bouge,
- 48:55il y a aussi la valeur du dollar québécois. Bien,
- 48:59tout à fait, et il y a l 'aspect de dollars,
- 49:01on peut y revenir dans un instant, effectivement,
- 49:03mais un exemple qui vient à l 'esprit. En 94
- 49:05-95, le Canada était un des pays parmi les pays
- 49:10dits industrialisés, là. Donc, industrialiser
- 49:13bien sûr, mais dire avancer. Des fois, le terme
- 49:15avancer a une connotation, mais je vais prendre
- 49:17le terme sans aucun jugement de valeur, bien
- 49:19sûr. Dire avancer entre guillemets. Donc, les
- 49:22pays en voie de développement qui ont des retards
- 49:25de développement, ce n 'est pas génétique, c
- 49:27'est des conditions géopolitiques, l 'histoire
- 49:29qui a mené, ils ont des défis à rencontrer de
- 49:31stabilité politique, etc. Et toute la colonisation,
- 49:36il y a plein de choses qui sont là. Mais les
- 49:38pays qui sont dans l 'atlas des pays qui, eux,
- 49:40empruntent les marchés financiers internationaux
- 49:42directement, le Canada a permis de se battre
- 49:45pour la médaille d 'argent, la médaille de bronze
- 49:47aux Olympiques dans l 'atlas des pays dit avancés,
- 49:50entre guillemets. de développement économique.
- 49:53Et donc, on était les pays les plus endettés
- 49:55en termes de ratio de dette PIB. Ça a été congragé.
- 49:59D 'abord, Michael Wilson, sous le gouvernement
- 50:00de Brian Mulroney, avait commencé à casser le
- 50:03rythme d 'accroissement de la dette. C 'était
- 50:04le premier pas. Et Paul Martin, le ministre fédéral
- 50:07qui suivit du gouvernement de Jean Chrétien,
- 50:09a fini le travail. Mais en 1991 -1995, donc,
- 50:13la ratio de dette PIB du Canada... En tout cas,
- 50:15en fédéral, et incluant les gouvernements provinciaux
- 50:17de l 'ensemble des gouvernements au Canada, étaient
- 50:19parmi les plus élevés dans le monde. Les taux
- 50:21d 'intérêt réels, donc ajustés pour l 'inflation
- 50:25entre le Canada et les États -Unis, il y a des
- 50:27écarts qui étaient de 4 points à 6 points de
- 50:29pourcentage de différence. Pas pendant une journée,
- 50:32là. Le maximum était 600 points de bar, 6 points
- 50:35de pourcentage, 4 points de pourcentage. Ça fait
- 50:36qu 'on payait 6 % de plus que les Américains.
- 50:38De plus en moyenne autour de 4 % que les Américains
- 50:41pour la même échéance. À un an, par exemple.
- 50:44Puis j 'ai regardé d 'autres échanges, c 'est
- 50:45dans les mêmes os. Un peu moins, mais peut -être
- 50:47300, 400, moins de base, peut -être 400, 600.
- 50:51Mais ça veut dire que ça... Et qu 'est -ce qui
- 50:52a dû arriver? Le Grand -Fédéral n 'a pas le choix
- 50:55que de faire un virage de gestion budgétaire
- 50:58et donc de couper dans les transferts aux provinces
- 51:01et aux individus pour restabiliser la dette.
- 51:05Et là, présentement, il y a quand même un certain...
- 51:09En tout cas, oui. Comme on commençait à avoir
- 51:10une accélération d 'augmentation aléatement fédérale,
- 51:12mais au moins on partait à un niveau plus bas.
- 51:16C 'est pour ça qu 'il y a des exemples dont on
- 51:17parle. Je vous donne des exemples concrets qui
- 51:18sont arrivés. Ce n 'est pas juste des hypothèses
- 51:20dans la tête d 'un économiste d 'un bon matin.
- 51:23Il y a des choses observées, des expériences
- 51:24de cela. Quand on arrive avec la monnaie par
- 51:27exemple, le fait d 'avoir la même monnaie veut
- 51:30dire qu 'on élimine une source de fluctuation
- 51:32entre les valeurs des devises. Mais on peut dire
- 51:34pourquoi avoir la même monnaie, est -ce que c
- 51:36'est nécessaire ou pas? Un pays peut tout à fait
- 51:39légitimement décider qu 'il va avoir sa propre
- 51:40monnaie. Le Parti Québécois nous dit, bien, si
- 51:44on a un référendum gagnant pour l 'indépendance
- 51:46du Québec, on va commencer avec la monnaie fédérale,
- 51:49la monnaie canadienne. Oui, mais dans quelles
- 51:52conditions? On peut bien dire qu 'on continue
- 51:54d 'utiliser cette, mais ils peuvent dire non,
- 51:56on veut pas. Donc, il y aura des discussions
- 51:58là -dessus, mais mettons qu 'on... On met ça
- 52:00de côté. Canada accepte, il faut le garder pendant
- 52:0210 ans. Pendant 8 à 10 ans, comme le dit M. Plamondon.
- 52:06Alors, c 'est Pierre Plamondon. Alors, il dit,
- 52:07bien là maintenant, on va... Après, ça va être...
- 52:10Contrairement à ce que même disait René Lévesque
- 52:12à l 'époque, et que M. Pagusa avait consenti
- 52:16avec M. Lévesque, de dire, bien, on va, si le
- 52:19Québec devient dépendant, on va garder la monnaie
- 52:20canadienne. Là, M. Plamondon dit non, non, non.
- 52:23C 'est Pierre Plamondon. On va avoir notre propre
- 52:24monnaie éventuellement. Et on a vu, mes collègues,
- 52:28que je respecte... J 'ai eu un petit débat avec
- 52:30lui dans le devoir. Mon ami est Pierre Fortin,
- 52:32qui était mon enseignant à l 'époque, qui était
- 52:33collègue à l 'université. Puis, il a dit, bien,
- 52:36dans le fond, ça peut se défendre d 'avoir une
- 52:37monnaie indépendante. Parce qu 'il dit, dans
- 52:40le fond, une des choses, c 'est qu 'un des problèmes
- 52:42ayant la même monnaie que le Canada, qui l 'a
- 52:44soulevé, c 'était que comme le Canada est un
- 52:46pays exportateur de pétrole et beaucoup de ressources
- 52:48naturelles, bien, dans une certaine période,
- 52:51lorsque le prix du pétrole augmentait, bien,
- 52:54le dollar canadien s 'appréciait par rapport
- 52:56au dollar américain. Donc, à première vue, si
- 53:00on prend ça comme ça, c 'est bien... Ça a nu
- 53:01aux exportations. Ça a penur aux exportations
- 53:03parce qu 'à ce moment -là, c 'est que notre monnaie
- 53:05s 'apprécie, la monnaie donc des Américains ou
- 53:08du reste du monde se déprécie par rapport à la
- 53:10monnaie canadienne. Et dans ce contexte -là,
- 53:13les gens ont moins intéressé pour nos exporteurs
- 53:15à acheter de nos biens produits ici. Une nuance
- 53:18importante à porter, que mon collègue Pierre
- 53:20ne mentionnait pas, c 'est qu 'il faut dire aussi
- 53:22que quand le dollar s 'est pris ici comme ça
- 53:24au Canadien, bien, la mâcherie d 'équipement
- 53:26qu 'on doit acheter pour produire des biens et
- 53:27services au Canada, qu 'on achète de l 'étranger,
- 53:29nous coûte plus cher aussi. Donc, c 'est pas
- 53:32automatiquement une perte ou un gain. Ça dépend
- 53:35de quel secteur de l 'économie, etc. Et ce n
- 53:38'est même pas encore aussi simple que ça, parce
- 53:40que dans le fond, l 'important, c 'est pas tant
- 53:41la valeur nominale, le nombre de dollars canadiens
- 53:44que ça coûte pour acheter des dollars américains,
- 53:46que le coût réel des biens produits au Québec,
- 53:51au Canada, par rapport au reste du monde. Ce
- 53:54concept -là, c 'est en rentrant le détail des
- 53:55théories économiques ou des modèles économiques,
- 53:57on parle de taux change réel, qui tient compte
- 53:59davantage la productivité relative d 'une économie
- 54:02par rapport à l 'autre. Et là, il ne dépend pas
- 54:06seulement de la valeur provisoire du taux de
- 54:08change qu 'on voit tous les jours. Oui, parce
- 54:10que si, exemple, le dollar canadien monte en
- 54:12valeur, mais qu 'à cause de l 'augmentation de
- 54:15la valeur du dollar canadien, on est capable
- 54:17d 'acheter plus d 'équipements qui sont faits
- 54:18à l 'étranger, ça augmente la productivité de
- 54:21nos entreprises, bien peut -être que nos biens
- 54:23sont moins chers. Parce qu 'à la place de coûter
- 54:26100 $ à faire, il coûte 90. Fait que même avec
- 54:29le taux d 'intérêt... Le taux change, on est
- 54:30gagnant à ce moment -là. C 'est pour ça que ça
- 54:33dépend des circonstances. Mais là, la question
- 54:35aussi, c 'est que la période que regardait mon
- 54:38collègue Pierre Fortin pour faire son calcul,
- 54:40il dit, bien, une corrélation d 'une période,
- 54:42par exemple, la corrélation était très élevée
- 54:44entre 2000 et 2014. J 'ai fait le calcul, j 'ai
- 54:47refait le calcul pour la période de 2014. Quand
- 54:50la corrélation est de 0 ,95, ça veut dire qu
- 54:52'une augmentation du prix du pétrole est écollée
- 54:55à 95 pour 1 avec le taux de change. Donc le taux
- 54:58canadien varier avec le taux de pétrole. Sauf
- 55:01que cet épisode -là n 'est pas toujours comme
- 55:04celle -là. C 'est excité à un moment donné. Mais
- 55:07entre 95 et 99, la corrélation n 'a pas de taux
- 55:10de 95, c 'est 0 ,34. Donc le phénomène dont parlait
- 55:13Pierre Fortin ne s 'appliquait pas à cette période
- 55:15-là. Et plus récemment, depuis 2015 à 2025, sur
- 55:1810 ans, la correlation est de 0 .95 à 0 .15.
- 55:22Donc l 'idée sur laquelle Pierre s 'appuyait
- 55:25pour justifier cela est épisodique. Et même dans
- 55:29cette période épisodique, comme on l 'a pensé
- 55:31tantôt, oui, ça peut... Ça peut freiner certains
- 55:35secteurs de l 'économie, mais ça peut aussi freiner
- 55:39le développement économique de nos avantages
- 55:41comparatifs dans d 'autres secteurs. Et ce n
- 55:43'est pas automatiquement bon ou mauvais, ça dépend
- 55:45des situations. Mais cet épisode -là, ce n 'est
- 55:48pas l 'épisode sur lequel on devrait se fonder
- 55:49pour décider d 'avoir la même monnaie. L 'autre
- 55:52argument que Pierre Fortin suggérait, c 'est
- 55:55à dire, à ce moment -là, vous savez, avec la
- 55:57même monnaie, ça veut dire que la valeur du dollar
- 55:59québécois par rapport au dollar ontarien ou du
- 56:01dollar canadien est d 'un pour un. on aurait
- 56:03comme un taux de change à parité fixe. Parce
- 56:06qu 'aujourd 'hui, il y a un taux de change de
- 56:07l 'or québécois par rapport à l 'or ontarien.
- 56:10Ben oui, vous dites non, on n 'a qu 'un de l
- 56:11'or canadien. Vous avez raison. Un de l 'or québécois,
- 56:13c 'est quand un de l 'or canadien? Un de l 'or
- 56:15ontarien, c 'est un de l 'or canadien. Donc c
- 56:16'est un pour un. Mais ça empêche pas l 'économie
- 56:19québécoise, parfois, de faire mieux que l 'économie
- 56:20ontarienne et d 'autres périodes de l 'économie
- 56:22ontarienne de faire mieux que l 'économie québécoise.
- 56:24Il faut aller au -delà du taux de change nominal.
- 56:26Mais Pierre, par exemple, lorsqu 'il y a eu la
- 56:30crise financière en 2008 -2009, Prenons l 'exemple
- 56:33de l 'Europe. Tous les pays membres de la zone
- 56:36euro qui partagent l 'euro comme le Québec et
- 56:39les autres provinces partagent leur Canada, les
- 56:42pays membres de la zone euro partagent l 'euro.
- 56:43Donc un euro français est égal à un euro allemand,
- 56:46un euro irlandais, un euro espagnol ou un euro
- 56:49portugais. Mais dis donc... Si, lorsqu 'il y
- 56:53a eu la crise en Europe, la crise financière,
- 56:56qui avait commencé aux États -Unis, mais qui
- 56:57a contenu le secteur financier, notamment en
- 56:59Europe, avec des impacts économiques sur la planète,
- 57:03s 'ils avaient eu leur propre monnaie, ils auraient
- 57:05pu prendre une aspirine. C 'est l 'image que
- 57:07j 'emploie. J 'ai pas compris ce terme -là, mais
- 57:08c 'est parce qu 'ils disaient qu 'ils auraient
- 57:10pu, avec leur propre monnaie, dévaluer leur monnaie,
- 57:12temporairement. Comment ils auraient pu faire
- 57:15ça? Ils auraient pu avoir plus d 'inflation qu
- 57:17'un autre pays. À court terme, comme impact,
- 57:22ça aurait d 'évaluer l 'aide de vie du pays qui
- 57:24a plus d 'inflation par la politique monétaire.
- 57:27Et là, en dévaluant, ça va temporellement aider
- 57:30les exportations de ce pays -là. Le problème,
- 57:34c 'est d 'abord les chocs qui frappent l 'économie
- 57:37ne sont pas nécessairement tous… Il y en a qui
- 57:38peuvent être distincts, frappent le secteur industriel
- 57:40en Québec, en Ontario, un peu moins en Alberto
- 57:43ou en Saskatchewan, c 'est vrai, mais il y a
- 57:45quand même une bonne partie des chocs qui sont
- 57:46communs. L 'autre élément, c 'est que dans la
- 57:49situation de l 'Europe, d 'une part, ce qu 'ils
- 57:52ont affronté à ce moment -là, la crise financière
- 57:55qu 'ils ont eue, c 'est que le problème était
- 57:56que la Banque centrale européenne n 'a pas agi
- 57:59assez rapidement au départ pour faire face à
- 58:02la crise financière. Ce qui est arrivé en Irlande,
- 58:08effectivement, pendant la crise financière, les
- 58:10Landes ont frappé une récession sévère. Ensemble
- 58:14d 'Europe aussi, Milan a été frappé un peu plus
- 58:16durement au départ, mais ça n 'a pas pêché avec
- 58:18même un euro que Milan a rebondi plus fort par
- 58:21la suite. On le voit aux États -Unis, je pense,
- 58:25en ce moment, la capacité pour un État de jouer
- 58:28avec sa devise. Je pense que c 'est une politique
- 58:31claire de l 'administration Trump d 'avoir une
- 58:33devise plus basse. C 'est extrêmement compliqué
- 58:37à faire, puis au -delà de ça... Il y a toujours
- 58:39des risques avec la baisse de la valeur de la
- 58:41devise parce que la partie des investisseurs
- 58:43étrangers qui ont des investissements dans votre
- 58:45pays, eux aussi sont perdants. Ils vont avoir
- 58:48une première risque à ce moment -là. Si on résume
- 58:51notre discussion globale, essentiellement...
- 58:54Ce qu 'on a essayé de faire avec le budget de
- 58:56l 'an 1, c 'est de regarder au niveau financier,
- 58:59on a fait nos devoirs, on a déjà des hypothèses,
- 59:02on sait exactement où on va être au jour 1 après
- 59:06un référendum, mais la réalité, c 'est qu 'on
- 59:09a largement sous -estimé les dépenses fédérales,
- 59:13on a largement sous -estimé les frais opérationnels
- 59:16à transférer ces compétences -là au provincial,
- 59:18on a largement estimé la dette. On a largement
- 59:22estimé les coûts d 'intérêt qu 'on aurait en
- 59:24lien avec cette date -là, parce qu 'on aurait
- 59:26de l 'instabilité supplémentaire avec un nouveau
- 59:28pays. Puis finalement, si en plus, on rajoute
- 59:31une monnaie, contrairement au projet qu 'il y
- 59:33avait dans le passé, en 1995 puis en 1980, bien
- 59:35là, on rajoute une source d 'instabilité supplémentaire.
- 59:37Et d 'autres sous -estimations. C 'est les sous
- 59:39-estimations, c 'est les sous -estimations et
- 59:41aux sous -estimations. Et là, on dit bien, faites
- 59:43-vous en pas, il n 'y aura pas de problème. C
- 59:46'est pas une question de peur. C 'est une question
- 59:49que les chiffres ne tiennent pas la route. Exactement.
- 59:53Par exemple, quand on parle aussi de la monnaie,
- 59:55en Europe, un élément qui me vient à l 'esprit,
- 59:57c 'est qu 'en Europe, d 'abord, ils n 'ont pas
- 59:59une fédération. Il n 'y a pas de grand fédéral,
- 1:00:02il y a eu des transferts directs dans les provinces,
- 1:00:05ils n 'ont qu 'un système bancaire intégré comme
- 1:00:07on a au Canada. Tout ça aussi fait qu 'il ne
- 1:00:10faut pas comparer des pommes avec des bananes.
- 1:00:12Ce n 'est pas la même chose du tout. Il faut
- 1:00:13comparer des situations qui sont correspondantes.
- 1:00:17Et, ultimement, le Québec a plein de défis à
- 1:00:19relever en matière économique. Lorsque le Parti
- 1:00:22libéral a dit oui, mais après ça, l 'ère d 'aller
- 1:00:25qu 'on a va continuer. D 'abord, mauvaise nouvelle,
- 1:00:27l 'ère d 'aller qu 'on a est trop faible. Ça
- 1:00:29sera une discussion pour un autre fois. Et donc,
- 1:00:35à ce moment -là, plein d 'enjeux avec lesquels
- 1:00:36on doit travailler en termes de politique publique,
- 1:00:40en termes d 'investissement, pour améliorer la
- 1:00:42productivité. Ça amènera des enjeux d 'éducation,
- 1:00:46des enjeux d 'entreprises plus productives et
- 1:00:48donc qui développent les nouvelles technologies,
- 1:00:51qui acquièrent et qui adaptent les nouvelles
- 1:00:53technologies. Et je regrette, mais je n 'ai rien
- 1:00:57vu. Je ne pense pas que personne n 'a vu encore
- 1:01:00quoi que ce soit qui permette de commencer. Je
- 1:01:01ne demande pas une réponse parfaite et complète,
- 1:01:03mais comment ça répondre à ces questions -là
- 1:01:05qui donneraient un avantage à la souveraineté.
- 1:01:09Imaginez si on était pour perdre des années encore
- 1:01:13à préparer un référendum, parce que le Parti
- 1:01:16québécois, s 'il va à un référendum, il ne sera
- 1:01:19pas les bras croisés jusqu 'à la date du référendum.
- 1:01:21Il va prendre des ressources de l 'État dont
- 1:01:24on a besoin ailleurs pour le faire. Mais juste
- 1:01:29le temps, les ressources qu 'on prend de faire
- 1:01:31ça, on ne s 'attaque pas aux enjeux véritables
- 1:01:34auxquels, pour nos enfants, pour nos petits -enfants,
- 1:01:37pour nos court -temps, mais pour nos prochaines
- 1:01:39générations, auxquels on doit véritablement trouver
- 1:01:41des éléments de réponse. Merci beaucoup Alain
- 1:01:43Poquet. Merci Alexandre. Merci d 'avoir été avec
- 1:01:46nous aujourd 'hui. Si vous avez aimé l 'épisode,
- 1:01:48abonnez -vous et laissez -nous vos commentaires.
- 1:01:49À la semaine prochaine!