Latest / Les invités de Radio des Ballons / Le ministre, Michel Fournier à Epinal pour l'inauguration d'une maison France Service
Transcript
- On montre aujourd'hui, euh... avec cette inauguration, l'engagement de... de l'État, dans la ruralité, avec... les problématiques de décentralisation et de dématérialisation, qui sont de... de plus en plus importantes, hein, vous l'avez rappelé. Oui, euh... y a pas que l'État, hein. Les collectivités, elles sont associées, hein. À... prendre... à démontrer qu'il y a un besoin. Le besoin, ben c'est d'avoir une écoute, c'est d'avoir des gens qui sont professionnels dans des France-Service, qui permettent de régler et régulariser certaines situations de... de personnes qui sont un peu éloignées, en fait, des potentialités, ou qui n'ont pas forcément toutes les capacités pour se débrouiller avec... le magma, euh... Ha ! La complexité... administrative et autres, etc. Donc, voilà. C'est ça qui est important. Et euh... c'était important et primordial dans les ruralités, mais on s'aperçoit que, même en urbanité, ben y a ce besoin-là. Parce que, en fait, euh... nos... nos gens, qu'ils soient d'un village ou qu'ils soient d'une... d'une ville, eh bien... beaucoup ont les mêmes incapacités, et donc il faut y répandre. Alors justement, euh... qu'est-ce qu'on peut trouver dans ce... dans ce genre de Maison France-Service, si on le rappelle... en... en quelques mots ? Alors, en quelques mots, dans les Maisons France-Service, vous avez des professionnels qui vous accueillent, et qui permettent de vous aider à remplir un formulaire, euh... ou une... une carte grise, par exemple, ou d'autres sujets. Avoir... Vous avez une difficulté par rapport à votre... à vos... à votre... à votre retraite, ou à votre... avec un opérateur, quel qu'il soit, eh bien à ce moment-là, euh... on sait très bien que c'est très très difficile, puisqu'il y a... l'humain est un peu... est un peu à côté, maintenant, dans les relations avec les grandes structures, même des structures comme Orange, EDF ou autres, hein. Donc, euh... je cite celle-là, hein, parce que c'est les plus connues, mais ça veut dire aussi qu'à un moment donné, voilà, il faut bien que... Michel l'a souligné, hein... Souvent, au bout... au bout du fil, entre guillemets, eh bien c'est un disque, c'est... une voix impersonnelle, c'est... et c'est des codes que tout un chacun n'est pas capable de pouvoir assumer. Y compris moi, et j'en suis le premier, euh... bénéficiaire de... euh... parce que... il y a une complexité qui est devenue tellement forte qu'il faut à un moment donné qu'on ait, justement, ce relais social et ce relais... physique que représentent les maisons France Service. On l'a dit, hein, les Vosges sont vraiment précurseurs, dans ce... dans ce domaine-là. Vous l'avez rappelé tout à l'heure, c'est... c'est un des premiers départements, voire le premier département, qui a... qui a lancé ses expérimentations, un p'tit peu. Les Vosges sont précurseurs de... de cette façon de... de... de... de... de s'organiser et de procéder. Et c'est vrai... Peut-être pas le premier, hein, je n'sais pas, on... on va... Mais un des premiers à avoir couvert, l'ensemble du département est couvert. En gros, euh... on va faire simple, hein, les anciens chefs-d'œuvre canton euh... ont toutes... tous une réponse par rapport à ce que l'on appelle France... France Service. Et ça vous tenait à cœur de... de venir euh... aujourd'hui, ici, dans les Vosges, justement, pour euh... pour cette nouvelle euh... maison ? Oui, parce que... c'était à Epinal. On va me dire « Mais t'es ministre de... de la ruralité ». Oui, certes. Sauf qu'encore une fois, je ne veux pas faire de distinction entre les gens qui vivent à Epinal ou les gens qui vivent au Voivre. Je dis simplement que... c'est... France Service, c'est quelque chose qui est vraiment... imprégné dans le département des Vosges, et moi ça me paraissait important. Y aura pas... beaucoup d'autres inaugurations de France Service dans le département, hein. Donc euh... ça me paraissait très important de... bien montrer que si ma première visite devait être dans les Vosges, eh bien c'était pour euh... On est des politiques, qu'on le veuille ou non. Mais un politique, c'est quoi ? C'est d'être au service de ses administrés. C'est être au service du public. Eh bien euh... ça représente France Service, ce service au public, aux administrés. C'est quoi les... les prochains sujets que... que vous allez porter ? Eh bien les prochains sujets, et ceux qui sont euh... aujourd'hui euh... aussi importants, on peut le... le souligner, hein. Entre autres, hein, c'est France Santé. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je l'ai... pas arrêté de le répéter depuis des années et des années, que le... le fait... la première insécurité dans les... territoires ruraux, notamment, eh bien c'est la non-réponse de... de médecins, hein. C'est aussi simple que ça. Et... et c'est pas forcément ce que tout le monde met en avant, ou certains partis, avec l'immigration, etc., etc. C'est la santé. Et s'il n'y a pas de réponse sur la santé, eh bien euh... on est dans un pays... euh... l'espérance de vie en milieu rural est de deux ans de moins qu'en milieu urbain. À un moment donné, faut se poser les questions. Alors là aussi, moi j'agis beaucoup et je fais en sorte, bien entendu avec la ministre compétente, de développer au mieux euh... ses... et labelliser le maximum de France Santé, mais y a des trous dans la raquette, et ça, il faut s'y attacher. J'en... j'en fais l'expérience à titre personnel, donc je le sais. Mon médecin traitant, il a une heure de chez moi, hein. D'accord ? Parce que j'ai pas trouvé plus près. Donc euh... c'est pas à moi qu'on peut dire « Bah oui... non, c'est pas facile, c'est pas facile. » Ça, c'est quelque chose qui... il faut absolument auquel on doit vraiment... le gouvernement doit... doit s'y atteler. — Michel, c'est notre première interview depuis que... bah, t'es devenu ministre sur Radio des Ballons et sur les Radio des Vosges. — Oui. — Mais un jour, j'ai vu tomber une liste de ministres. C'était assez courant ces derniers mois. — Oui. — Je vois Michel Fournier. — Oui. — Je me dis « Attends, y a un problème. Est-ce que... est-ce que c'est celui... Je vais chercher une photo, parce que je suis pas sûr ! » — Oui. — Comment se passe la vie d'un nouveau ministre comme ça, d'un tout jeune ministre ? — Euh... tout jeune, c'est gentil. Euh... — Tout jeune ? — En tant que ministre ? — En tant que ministre ! Euh... oui, tiens. C'est une anecdote, mais c'est une réalité. Depuis la 5e République, depuis la création de la 5e République, je suis le ministre le plus âgé à avoir été installé. — Ah ouais ? — Oui. J'ai 75 ans. Donc c'est quand même assez étonnant. Mais j'ai 75 ans de niaque, hein. Donc... voilà. Donc ça peut aider. Et comment ça se passe ? Eh bien ça se passe que... euh... je veux rester avec une forme d'indépendance, par rapport à mes sentiments, mes conceptions, et surtout ce que je souhaite. Encore une fois, je le redis, au bénéfice des administrés, parce qu'on est là pour aider, développer nos territoires. Et donc, je resterai dans un... dans cette optique-là, même si je suis dans une structure qui, quelquefois, est un peu lourde. — Alors, une petite question, pour terminer, qui concerne nous. Nos radios, nos radios rurales, qui sont en danger, parce qu'il n'y a pas de budget et qu'elles s'inquiètent toujours, puisque ces radios ont été créées grâce à une taxe sur la publicité, aujourd'hui reprise d'ailleurs par l'État. Et puis, on a notre ministre de tutelle, Rachida, qui cherche toujours un petit peu à piocher quelque part. Donc, elle a trouvé, pour les radios rurales, comme nous, dans les zones de révitalisation, une petite prime annuelle, là. Mais elle n'a pas la garantie de l'avenir. — C'est un peu le ministre de la Ruralité qui s'occupe de ça, non ? — Non... C'est bien tenté, hein ? Alors, voilà, j'ai une bonne nouvelle pour vous. À partir de la rentrée, vous n'aurez plus rien du tout, mais plus rien de rien, d'accord ? Donc, vous vous débrouillerez pour faire avec. Mais non... Mais, simplement, Rachida Dati, ministre, j'étais très surpris, la connaissant un peu, quand même, auparavant, très surpris de son engagement pour les territoires ruraux. Alors, tout ce qui est bâtiments religieux, églises, etc., il y a vraiment une volonté de sa part. Mais je pense, quand même, que les points que tu viens d'évoquer, soulignés, je lui en parlerai. C'est tout ce que je... J'ai pas de réponse, hein. C'est pas moi qui gère cela. Mais je lui en parlerai, parce que c'est une alerte que tu me donnes que je ne connaissais pas. — Parce que nous aussi, nous sommes de la ruralité, finalement. — Oui. Nous sommes... — Merci, Michel. Merci beaucoup. Et puis à très bientôt sur d'autres missions encore. — OK. Merci.