Latest / SAFE PACE - Le podcast des sports d'endurance, présenté par Hugo Clément / SPORT À L’ÉCOLE : LA FRANCE EST-ELLE NULLE ? Avec Stéphane Diagana et Guillaume Dietsch
Transcript
- 0:06Safe Pace,
- 0:08le podcast des sports d'endurance,
- 0:10présenté par Hugo Clément.
- 0:13Nos enfants font-ils assez de sport à l'école ?
- 0:15Sont-ils de plus en plus nuls ?
- 0:17La pratique du sport est-elle suffisamment valorisée dans l'éducation nationale ?
- 0:21Et finalement,
- 0:22la France se donne-t-elle vraiment les moyens d'être un pays de sport,
- 0:25un pays de champions ?
- 0:26On va essayer de répondre à toutes ces questions aujourd'hui.
- 0:28Safe Pace,
- 0:29c'est parti !
- 0:32Et on retrouve notre équipe d'experts de Safe Pace,
- 0:35Charlotte Morel,
- 0:36championne d'Ironman,
- 0:37salut Charlotte,
- 0:38Fred Belauvre,
- 0:38triple champion d'Europe de triathlon,
- 0:40et Hugo Tormento,
- 0:41double champion du monde de swimrun.
- 0:43Et avec nous,
- 0:44pour aborder le sujet sensible du jour,
- 0:46on est ravis de recevoir une légende de l'athlétisme.
- 0:50Bonjour Stéphane Diagana.
- 0:51Bonjour,
- 0:51bonjour à toutes et à tous.
- 0:52Bienvenue dans Safe Pace.
- 0:53Le premier champion du monde masculin de l'athlétisme français,
- 0:57c'était sur le 400 mètres haies en 1997.
- 1:00Tu es désormais consultant pour France Télévisions et surtout tu es un ardent défenseur du sport,
- 1:06notamment auprès des jeunes.
- 1:07C'est vraiment un honneur de te recevoir dans Safe Pace aujourd'hui,
- 1:09donc merci beaucoup d'être là.
- 1:11C'est un vrai plaisir d'être là,
- 1:11merci.
- 1:12Avec toi également pour évoquer ce sujet passionnant,
- 1:15Guillaume Ditsch.
- 1:16Bonjour Guillaume.
- 1:16Bonjour Hugo,
- 1:17bonjour tout le monde.
- 1:17Bienvenue dans Safe Pace,
- 1:18tu es professeur agrégé d'EPS,
- 1:21tu es l'auteur de plusieurs livres sur le sujet,
- 1:23notamment celui-ci,
- 1:24« La France n'est pas un pays de sport ? »
- 1:26et ça tombe bien puisque c'est de cette question.
- 1:29dont on va parler.
- 1:30Florent Manoudou,
- 1:32le nageur,
- 1:32y avait répondu dans l'émission qu'à l'époque,
- 1:34c'était en 2023 et il avait été cash.
- 1:37On n'est pas du tout un pays de sport.
- 1:38Pourquoi vous dites ça ?
- 1:40Vous dites souvent ça.
- 1:40Pourquoi vous dites ça ?
- 1:41Je ne suis pas d'accord.
- 1:42Moi non plus.
- 1:42Aujourd'hui,
- 1:42je crois que le plus grand footballeur du monde,
- 1:44c'est un Français.
- 1:44Le plus grand basketteur du monde,
- 1:45c'est un Français.
- 1:46On a des très bons talents,
- 1:47mais par contre,
- 1:47si tu vas dans les pays anglophones,
- 1:49quand tu vois les infrastructures qu'il y a,
- 1:53Ah non,
- 1:53on manque d'infrastructure,
- 1:54c'est pas pareil.
- 1:55Dès l'école,
- 1:55ça je suis d'accord avec toi.
- 1:56Ils ont réduit de 4 à 2 les heures de cours d'EPS.
- 2:00On ne peut pas dire,
- 2:00je veux être la meilleure nation en mettant les moyens comme ça.
- 2:03Stéphane,
- 2:04du coup,
- 2:04je vous pose la même question.
- 2:06La France est-elle un pays de sport ?
- 2:07Est-ce que vous êtes d'accord avec Florent Manoudou ?
- 2:09Oui,
- 2:09je pense que c'est une question qui a été énormément posée en 2024.
- 2:14On a été nombreux sportifs ou anciens sportifs à être interrogés.
- 2:17On est assez unanime parce qu'on le dit.
- 2:22je dirais,
- 2:23du fait de nos expériences,
- 2:25de notre vécu,
- 2:25pas seulement quand on est champion,
- 2:27mais avant d'arriver là,
- 2:29quand on cherche à aménager ses études,
- 2:31où on vous fait comprendre que le sport,
- 2:33ce n'est pas important,
- 2:34quand on est dirigeant de club ensuite et qu'on voit des parents qui disent,
- 2:37vous savez,
- 2:38mon fils,
- 2:38maintenant,
- 2:38il rentre en sixième,
- 2:39c'est sérieux,
- 2:40donc il ne pourra plus venir à l'entraînement.
- 2:41Donc,
- 2:42ça dit tout de la considération qu'on a pour le sport et,
- 2:45je dirais,
- 2:46de sa contribution éducative.
- 2:48La base,
- 2:49elle est là,
- 2:49en fait.
- 2:50La question des moyens,
- 2:50elle vient après.
- 2:51C'est la contribution éducative du sport qui est reléguée très,
- 2:55très,
- 2:55très loin aujourd'hui par rapport à d'autres disciplines.
- 2:57Guillaume,
- 2:58est-ce que tu partages ce que dit Stéphane ?
- 3:00Oui,
- 3:00après,
- 3:00je pense que tout est question de définition parce que,
- 3:03historiquement,
- 3:03en fait,
- 3:03la France,
- 3:04c'est une grande nation sportive en termes de médailles,
- 3:06justement,
- 3:07si on pense aux performances tout autant sur les Jeux Olympiques que les grands événements.
- 3:10C'est un pays qui sait aussi organiser les grands événements.
- 3:12On a le Tour de France,
- 3:13on a Roland-Garros,
- 3:14on a organisé,
- 3:15en fait,
- 3:15plein d'événements.
- 3:16peut-être davantage autour des sports collectifs.
- 3:18Donc,
- 3:18de ce point de vue-là,
- 3:19on est un grand pays.
- 3:20Après,
- 3:21je rejoins Stéphane.
- 3:22La question,
- 3:23c'est est-ce qu'on a une culture,
- 3:24finalement,
- 3:24du sport partagée,
- 3:26alors à l'école,
- 3:27dans notre société ?
- 3:28Et là,
- 3:28c'est pour ça qu'on a mis un point d'interrogation,
- 3:30parce qu'on met un peu de nuance.
- 3:31Et il est vrai qu'on a cette tendance en France,
- 3:33et pas qu'au niveau des moyens,
- 3:35à penser le sport simplement comme un loisir,
- 3:37comme un spectacle,
- 3:38c'est ce que dit aussi Florent Manoudou,
- 3:40et pas réellement comme un levier,
- 3:42je dirais,
- 3:43pour le bien-être.
- 3:44on parle beaucoup du sport santé,
- 3:45mais aussi un levier pour changer aussi nos sociétés.
- 3:48Parce que finalement,
- 3:49à travers le sport,
- 3:50on peut penser l'écologie,
- 3:51on peut penser l'inclusion,
- 3:53on peut penser aussi peut-être le collectif,
- 3:55à un moment où nos sociétés,
- 3:56elles semblent aussi fracturées.
- 3:57Donc de ce point de vue-là,
- 3:59je pense qu'on n'est pas encore,
- 4:00je dirais encore un pays de sport,
- 4:02parce qu'on n'a pas encore compris l'intérêt du sport pour la culture et pour nos enfants.
- 4:06Il y a quelque chose qui me frappe,
- 4:07moi,
- 4:07dans cette archive avec Florent Manodot sur le plateau de Calepoc,
- 4:11c'est que
- 4:12On a des non-sportifs,
- 4:14des personnalités de la culture,
- 4:17Kava Dams,
- 4:18un acteur,
- 4:18une animatrice de télévision,
- 4:20Alessandra Sublet,
- 4:22qui contredisent un peu ce que dit le sportif pro qui est en phase 2,
- 4:26en disant « je ne suis pas d'accord,
- 4:27moi je trouve que c'est un pays de sport,
- 4:29la France » .
- 4:31C'est un sujet finalement sur lequel tout le monde a son avis,
- 4:33et pas que les sportifs,
- 4:34Stéphane.
- 4:34Oui,
- 4:35comme pour la sélection de l'équipe de France en foot,
- 4:37tout le monde donne son avis,
- 4:39parce qu'on se sent autorisé,
- 4:40on se sent euh
- 4:41compétents,
- 4:42parce que...
- 4:43Mais la réalité,
- 4:46elle est vraiment cette barrière culturelle de la considération au plus tôt du sport,
- 4:50ce que ça peut apporter à la société.
- 4:52L'écologie a été évoquée,
- 4:53je sais que c'est un sujet qui est sensible,
- 4:54mais si on veut que les gens soient en bonne santé,
- 4:56se déplacent,
- 4:57utilisent des mobilités actives,
- 4:58il faut leur donner les moyens très tôt de se sentir en confiance avec leur corps,
- 5:02de leur donner les moyens,
- 5:03des compétences motrices,
- 5:04et en fait,
- 5:05elles sont complètement abandonnées.
- 5:07Et on parle d'écologie,
- 5:08alors c'est important pour le transport,
- 5:09mais on a une surconsommation
- 5:11de médicaments chez nous liés à un déficit d'activité physique et une trop grande sédentarité.
- 5:15Peut-être parce que justement,
- 5:16on ne met pas assez l'accent sur l'importance très tôt.
- 5:19Et dans les pollutions,
- 5:21j'ai assisté à une conférence sur l'eau,
- 5:23les micropollutions sont à 30%
- 5:25liées aux médicaments.
- 5:26Les micropollutions de l'eau,
- 5:27parce qu'on a une surconsommation de médicaments.
- 5:29Donc,
- 5:29on voit bien que...
- 5:30Les médicaments qui sont très mal filtrés par les stations d'épuration et qui se retrouvent donc dans les rivières,
- 5:34au final dans l'océan,
- 5:35avec toutes les conséquences qu'on connaît.
- 5:36Si on consomme moins,
- 5:37c'est aussi...
- 5:38Il y a aussi des enjeux décolonistes dans le mode de déplacement et dans nos consommations de médicaments.
- 5:43Et bien sûr,
- 5:43on parle citoyenneté avec le sport,
- 5:45on parle santé de manière générale,
- 5:47et ça,
- 5:48ce n'est pas compris.
- 5:49Je peux donner un exemple rapidement.
- 5:51J'ai travaillé sur un rapport sport et université,
- 5:56il y a très longtemps,
- 5:56avec le professeur Renaud de Toulouse.
- 5:58Et à un moment,
- 5:59j'ai rencontré un président de l'université.
- 6:00Quand on a parlé sport,
- 6:01il ne l'a pas vu comme une opportunité académique,
- 6:03comme c'est le cas dans d'autres systèmes éducatifs,
- 6:06mais comme une contrainte supplémentaire.
- 6:07en se disant,
- 6:08déjà les étudiants ça bouffe,
- 6:10il faut les nourrir,
- 6:11il y a le rhum déjà,
- 6:12en plus ça dort,
- 6:12il faut les loger et maintenant il faudrait qu'ils fassent du sport.
- 6:15Mais jamais,
- 6:15jamais ça a été pensé comme un atout.
- 6:18La seule fois où il a pensé à ça,
- 6:20c'est pour recruter un enseignant-chercheur étranger qui lui a demandé où est la salle de sport et il était bien embêté parce qu'il n'en avait pas.
- 6:24Et donc il a compris le décalage culturel qu'il pouvait y avoir en France par rapport à d'autres pays.
- 6:29Guillaume ?
- 6:30Dans ce que dit Stéphane,
- 6:31je pense qu'il y a quelque chose d'important.
- 6:33Ça montre pour moi aussi une forme de mépris.
- 6:35On est quand même dans une tradition française où on sépare le corps et l'esprit.
- 6:38On n'a pas encore compris,
- 6:39alors que toutes les preuves scientifiques le montrent,
- 6:41que justement,
- 6:42un corps sain permet un esprit sain.
- 6:44On va y venir en détail.
- 6:45Et donc,
- 6:46de ce point de vue-là,
- 6:46quand il prend l'exemple,
- 6:47effectivement,
- 6:47Stéphane,
- 6:48de l'université,
- 6:48la logique académique,
- 6:50on voit bien que finalement,
- 6:51le sport,
- 6:52il y a encore ce mépris,
- 6:54mais aussi un manque de...
- 6:55de reconnaissance.
- 6:56Et je vais prendre un exemple concret aussi.
- 6:58Le sport,
- 6:58même jusque dans l'insertion dans un métier,
- 7:01dans une vie professionnelle,
- 7:02on le conçoit,
- 7:03même sur un CV,
- 7:04tout à la fin,
- 7:04comme un loisir.
- 7:05On ne perçoit jamais,
- 7:06on ne met jamais en évidence des compétences comme la confiance en soi,
- 7:10la gestion d'un collectif,
- 7:11la gestion du stress,
- 7:12les questions de santé physique,
- 7:13mais aussi la santé mentale et surtout la santé sociale,
- 7:16la dimension collective,
- 7:17sauf évidemment pour les métiers liés au sport.
- 7:19Donc on voit bien que simplement de l'école,
- 7:21mais aussi jusqu'aux entreprises,
- 7:23on n'a pas encore compris,
- 7:24comme le dit Stéphane,
- 7:25la plus-value.
- 7:26On pense le sport comme finalement une variable d'ajustement,
- 7:29un coût,
- 7:30mais pas réellement un investissement.
- 7:31On va faire un petit point chiffre pour savoir un peu de quoi on parle concernant nos enfants et nos jeunes.
- 7:36Est-ce qu'ils sont en bonne forme ?
- 7:38Quel est leur niveau de pratique sportive ?
- 7:40Alors je parle sous votre contrôle Guillaume et Stéphane,
- 7:42mais les chiffres que j'ai trouvés sont assez éloquents.
- 7:45Avec 79%
- 7:46des 15-24 ans considérés comme sportifs réguliers en 2024,
- 7:50contre 55%
- 7:51pour les plus de 40 ans,
- 7:53les jeunes sont les premiers pratiquants.
- 7:55en France,
- 7:55en termes d'intensité de la pratique sportive.
- 7:58Ils sont dans la moyenne européenne.
- 8:00C'est 81%
- 8:01des 15-24 ans qui sont considérés comme sportifs réguliers,
- 8:03donc on est un tout petit peu en dessous.
- 8:05Mais la sédentarité gagne du terrain d'année en année et les problèmes de santé qui vont avec.
- 8:11Expertise menée par l'ANSES,
- 8:12l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire chez les jeunes âgés de 11 à 17 ans.
- 8:16Les résultats sont assez inquiétants.
- 8:1866%
- 8:20passent plus de deux heures de temps d'écran.
- 8:22par jour et font moins d'une heure d'activité physique.
- 8:25Et 49%
- 8:27passent même plus de 4h30 de temps d'écran chaque jour et font moins de 20 minutes d'activité physique par jour.
- 8:34Parmi ceux-là,
- 8:35il y en a même 17%
- 8:36qui sont à des niveaux encore plus élevés où là,
- 8:39on est à plus de 4h30 de temps d'écran et sur une inactivité physique quasi totale puisque c'est proche de zéro.
- 8:46La conséquence de tout ça,
- 8:47c'est notamment le taux d'obésité qui est en forte augmentation chez les jeunes.
- 8:519,2%
- 8:52d'obèses en 2020 chez les 18-24 ans contre seulement 2,1%
- 8:56en 1997,
- 8:57donc ça a vraiment explosé.
- 8:5813,8%
- 9:01d'obèses chez les 25-34 ans en 2020 contre à peine 5%
- 9:04en 1997,
- 9:06quand vous êtes devenu champion du monde
- 9:08Stéphane. Ce constat,
- 9:09il est préoccupant ?
- 9:11Oui,
- 9:11il est préoccupant.
- 9:12Il y a des chiffres qui semblent contradictoires aussi sur le niveau d'activité physique.
- 9:15déclaré,
- 9:16c'est le problème quand on est sur du déclaratif,
- 9:17ça veut dire quoi être un sportif régulier ?
- 9:19Pour certains on est régulier une fois par mois,
- 9:21on est régulier mais c'est pas suffisant.
- 9:24Donc voilà,
- 9:25il y a ça et les chiffres de l'ANSES sont eux assez dramatiques,
- 9:31c'est vrai parce que la recommandation de l'OMS c'est une heure par jour pour les 6-17 ans,
- 9:37une heure par jour d'activité physique.
- 9:38Là,
- 9:39on aurait 66%
- 9:40qui font moins d'une heure par jour chez les
- 9:4211-17 ans.
- 9:43Et de manière générale,
- 9:43l'ANSES,
- 9:44pour la population générale,
- 9:45déclare que 95%
- 9:46de la population ne respecte pas conjointement les limites de sédentarité à 7 heures par jour et le niveau d'activité physique recommandé,
- 9:5530 minutes d'activité d'intensité modérée pour les adultes et une heure pour les enfants de 6 à 17 ans.
- 10:00Donc,
- 10:01c'est souvent la sédentarité qui explique à des sportifs,
- 10:04qui sont sportifs réguliers,
- 10:05mais qui sont très sédentaires,
- 10:06trop sédentaires chaque jour.
- 10:08Guillaume,
- 10:08concrètement,
- 10:09aujourd'hui,
- 10:09le sport à l'école,
- 10:10c'est quoi ?
- 10:10Combien d'heures par semaine au collège,
- 10:12au lycée,
- 10:13à l'école ?
- 10:13En école primaire,
- 10:14on est sur 3 heures de pèse obligatoire,
- 10:15en tout cas sur les programmes.
- 10:17Par semaine ?
- 10:18Par semaine.
- 10:18Au collège,
- 10:19on est à
- 10:204 heures pendant le 6e,
- 10:21ensuite 3 heures,
- 10:225e,
- 10:234e,
- 10:233e,
- 10:23et plus que
- 10:242 heures au lycée.
- 10:26Donc progressivement,
- 10:27on perd en nombre d'heures de pèse.
- 10:28Mais là,
- 10:28on est sur l'enseignement obligatoire.
- 10:31On a aussi d'autres dispositifs,
- 10:32un complémentaire,
- 10:33un dispositif emblématique.
- 10:34Pendant les Jeux Olympiques,
- 10:35on a parlé des 30 minutes.
- 10:36d'activité physique quotidienne,
- 10:38mais avec d'autres finalités.
- 10:39Justement pour chercher à lutter contre la sédentarité,
- 10:42essayer de mettre davantage justement les enfants en mouvement,
- 10:44et pas simplement comme on l'est actuellement,
- 10:46en position assise,
- 10:47dans cette situation de sédentarité qui se prolonge.
- 10:50Et ensuite,
- 10:50vous avez tout un système autour du sport scolaire,
- 10:53des options.
- 10:54Mais je pense qu'il y a...
- 10:54T'inquiète pas,
- 10:55dans Safe Pays,
- 10:55il y a aussi une interview tapis où on n'est pas trop sédentaire.
- 10:58Stéphane l'expérimentera tout à l'heure.
- 11:01Mais est-ce que c'est assez deux heures par semaine de sport au lycée ?
- 11:04Ça paraît vraiment rien du tout,
- 11:06quoi.
- 11:06Ce qui est important,
- 11:07c'est aussi parfois le mettre en perspective au niveau européen et au niveau international.
- 11:12La France,
- 11:12là aussi,
- 11:13on est dans la moyenne en nombre d'heures de pèse obligatoire.
- 11:16Donc on pourrait toujours en faire plus,
- 11:18ça c'est certain,
- 11:18notamment parce que c'est quand même un moment,
- 11:20et parfois c'est le seul moment pour des jeunes.
- 11:22où ils vont avoir cette activité physique et sportive.
- 11:25C'est aussi le seul moment où vous allez avoir les filles et les garçons,
- 11:28justement,
- 11:28ensemble,
- 11:29qui peuvent pratiquer.
- 11:29Parce que dans les chiffres aussi,
- 11:31ce qu'on peut préciser,
- 11:32c'est que c'est encore pire pour les filles.
- 11:33Là,
- 11:34les chiffres sont encore plus alarmants pour les filles.
- 11:36C'est-à-dire que demain,
- 11:37dans 10 ans,
- 11:38on va avoir des inégalités,
- 11:39une augmentation des maladies encore plus importante pour les femmes.
- 11:44Donc oui,
- 11:44on peut en faire plus.
- 11:45Pour moi,
- 11:45il y a deux éléments,
- 11:46peut-être,
- 11:46qu'on peut préciser.
- 11:48C'est qu'il y a un décalage entre ce qui est affiché,
- 11:50en termes d'heures au programme,
- 11:51est...
- 11:52qu'on réalise effectivement.
- 11:53Et principalement,
- 11:54c'est lié justement aux installations sportives.
- 11:57Et aujourd'hui,
- 11:5780%
- 11:58des installations sportives,
- 11:59elles dépendent des collectivités territoriales.
- 12:02Donc nécessairement,
- 12:03le trajet de déplacement,
- 12:05la vétusté aussi des installations,
- 12:07fait qu'on n'est pas tous à égalité dans ces heures de pèse.
- 12:10Là,
- 12:10il y a une étude récente qui a montré qu'au final,
- 12:12sur trois heures de pèse,
- 12:13par exemple à l'école,
- 12:14c'est plutôt 1h40 d'heures effectives.
- 12:17Quasiment la moitié en fait.
- 12:18Donc déjà,
- 12:19pour moi,
- 12:20effectivement,
- 12:20si on en reste sur les chiffres.
- 12:21affichés dans les programmes.
- 12:23Oui,
- 12:23on peut en faire plus,
- 12:24mais notamment parce que dans le temps effectif,
- 12:26il est bien moindre.
- 12:27Et parlons juste d'un deuxième élément qui m'est pour moi assez emblématique.
- 12:30On est sur la seule discipline où vous pouvez avoir des enfants,
- 12:32des adolescents qui peuvent être dispensés tout au long de leur scolarité.
- 12:36Le fameux mot d'excuse du médecin pour les jeunes qui ont la flemme,
- 12:39tout simplement.
- 12:40Il y a plein de raisons,
- 12:41parce qu'il y a aussi bien sûr des pathologies,
- 12:42il y a un enjeu d'inclusion.
- 12:44Sauf que la réalité,
- 12:44mais pour moi,
- 12:45ça dit beaucoup la place du sport à l'école et surtout dans notre société,
- 12:49on ne penserait pas être dispensé de maths et de français.
- 12:51et quand bien même on a on a
- 12:52différentes problématiques de dyspraxie,
- 12:54dyssexie.
- 12:56En EPS et aussi avec les médecins,
- 12:58parce qu'il y a un travail à faire avec les médecins,
- 13:00on pourrait aussi penser pas en termes de dispense,
- 13:02mais plutôt d'attitude.
- 13:03Et surtout,
- 13:03qu'est-ce que je peux faire ?
- 13:04Parce qu'on a quand même des professionnels qui peuvent les accompagner.
- 13:07Stéphane,
- 13:08t'es d'accord avec ça sur le volume horaire ?
- 13:11Est-ce qu'il faudrait faire plus ?
- 13:12Est-ce qu'il faudrait faire moins ?
- 13:14Est-ce qu'il faudrait faire différemment ?
- 13:15En fait,
- 13:16j'ai vu les chiffres,
- 13:16effectivement.
- 13:17Il y a eu un article dans Le Monde qui disait que la France était assez bien au niveau Merci.
- 13:21volume horaire par rapport à l'Europe.
- 13:23Alors bien sûr,
- 13:23on pourrait faire plus,
- 13:24mais c'est effectivement cette distance avec les équipements qu'on ne retrouve pas ailleurs.
- 13:29Mais c'est aussi parce qu'on pense l'éducation sans le sport au départ.
- 13:35Et donc,
- 13:35on conçoit des équipements sans le sport.
- 13:38Et c'est pour ça qu'on se retrouve à avoir des trajets pour aller...
- 13:41Le sport s'est développé à côté de l'école,
- 13:43à côté du système universitaire.
- 13:45Ce qui n'a pas été le cas dans tous les pays.
- 13:46Il y a des pays qui ont vraiment intégré le sport à la...
- 13:49conception même des établissements,
- 13:50je pense aux Etats-Unis.
- 13:52Exactement,
- 13:52mais aux Etats-Unis,
- 13:53on l'intègre parce qu'on le voit comme une opportunité éducative.
- 13:56Donc ça fait partie du système éducatif,
- 13:58comme on a des salles de labo,
- 13:59on va apprendre grâce au sport des compétences qui sont nécessaires pour la vie.
- 14:04Donc du coup,
- 14:04l'éducation s'en empare.
- 14:06Chez nous,
- 14:06ce n'est pas le cas et on a cette difficulté-là.
- 14:08Et alors justement,
- 14:09quelles sont les compétences qu'on peut apprendre grâce au sport au-delà de la simple performance sportive ?
- 14:15Pourquoi c'est un outil aussi indispensable ?
- 14:18Il y a énormément de volets,
- 14:20ce sont des facteurs d'inclusion.
- 14:23Un club,
- 14:24aujourd'hui,
- 14:25c'est un point de rendez-vous de personnes qui viennent des différents quartiers de la ville,
- 14:29des beaux quartiers,
- 14:30comme on dit,
- 14:30et des quartiers moins favorisés.
- 14:32C'est un laboratoire,
- 14:33on va devoir faire ensemble.
- 14:34Vous voulez jouer au foot,
- 14:35vous allez jouer avec les gens qui sont là,
- 14:36qui n'ont pas eu la même éducation,
- 14:38parce que sous un toit,
- 14:39on éduque comme ça,
- 14:40sous un autre toit,
- 14:40c'est comme ça.
- 14:41Là,
- 14:41on va se retrouver,
- 14:42on va devoir faire ensemble.
- 14:43C'est la première expérience sociale vraie.
- 14:45Alors on me dit,
- 14:47oui,
- 14:47mais quand tu fais des TP ?
- 14:50des travaux pratiques en cours,
- 14:51tu choisis la personne avec qui tu t'entends bien et puis voilà,
- 14:54ça va bien se passer.
- 14:55Là,
- 14:55c'est un programme social imposé,
- 14:58une expérience sociale imposée.
- 14:59Il va falloir te faire ta place,
- 15:01t'ajuster.
- 15:01Et donc ça,
- 15:02ça prépare forcément à la coopération au travail.
- 15:06On voit tout le temps l'opposition d'une équipe dans l'autre,
- 15:10mais au sein de l'équipe,
- 15:10il y a un travail collaboratif aussi.
- 15:12C'est pour ça qu'on dit le sport,
- 15:13l'école de la vie.
- 15:14Oui,
- 15:14et ça,
- 15:15c'est un exemple.
- 15:15Après,
- 15:15on a parlé beaucoup des enjeux de...
- 15:17des enjeux de santé,
- 15:19mais des compétences aussi,
- 15:20bien sûr,
- 15:21individuelles,
- 15:23de capacité à se remettre en cause,
- 15:25à ne pas rejeter la faute sur son voisin.
- 15:27Quand vous avez un chrono et qu'on vous dit ça,
- 15:29c'est vous.
- 15:30Dans d'autres sports,
- 15:31c'est différent.
- 15:32Et chaque sport apprend des choses différentes aussi.
- 15:34Donc c'est bien pour les jeunes d'avoir des expériences différentes d'un sport individuel,
- 15:37d'un sport collectif,
- 15:38parce que les apprentissages sont complémentaires bien souvent.
- 15:41Ça peut être un moyen d'expression aussi pour...
- 15:44Pour vaincre sa timidité,
- 15:45par exemple.
- 15:46Bien sûr.
- 15:47Mon épouse est ancienne athlète,
- 15:48elle a traversé le stade en regardant ses pieds au début,
- 15:50parce qu'elle n'était pas à l'aise,
- 15:51et puis elle a appris à faire autrement.
- 15:57On en est convaincus quand on a pratiqué.
- 15:59Fred,
- 16:00Charlotte et Hugo,
- 16:01ça vous a changé la pratique du sport à haut niveau,
- 16:05y compris dans votre vie au quotidien,
- 16:07Charlotte ?
- 16:08Oui,
- 16:08carrément,
- 16:09je pense que le sport,
- 16:09ça apporte même plein d'autres valeurs,
- 16:12d'apprendre ce que c'est que la persévérance,
- 16:15continuer à...
- 16:16à travailler même quand ça devient difficile,
- 16:20au quotidien,
- 16:21le dépassement de soi,
- 16:22la confiance en soi,
- 16:24se connaître soi-même aussi,
- 16:25se connaître son corps.
- 16:29Se fixer un objectif,
- 16:30par exemple,
- 16:31que ce soit commun ou seul,
- 16:33se dire « ok,
- 16:33je vise quelque chose à la fin de l'année » .
- 16:37C'est plein de choses.
- 16:38Et puis nous,
- 16:39on a eu de la chance d'être dans un cursus où on était en sport-études.
- 16:42Donc on avait les études le matin et le sport l'après-midi.
- 16:45Et je vois l'ouverture d'esprit que ça nous a apporté,
- 16:48les rencontres,
- 16:49les connaissances,
- 16:51la connaissance de soi.
- 16:53Je n'aurais jamais connu ça en restant assis 8 heures par jour sur une chaise.
- 16:56La gestion des échecs aussi,
- 16:57Hugo.
- 16:58La gestion des échecs ?
- 16:58Oui,
- 16:59effectivement.
- 16:59Je parle pas de...
- 16:59Non mais je...
- 17:01Je sous-entends pas qu'on est tous concernés.
- 17:04Je sais pas.
- 17:04Je vois la référence à quelques petites...
- 17:07Ma perche était un peu maladroite,
- 17:09mais c'était pour apporter autre chose,
- 17:11évidemment.
- 17:11Je ne t'assimile pas à l'échec,
- 17:13mon cher Hugo.
- 17:15Je dirais la gestion des émotions au global.
- 17:17parce qu'effectivement,
- 17:18il y a la gestion des échecs,
- 17:19un peu gérer toute la frustration.
- 17:21Hugo fait référence à quelques petites déboires sportives que j'ai pu avoir cette année.
- 17:24Non,
- 17:24je ne me souviens pas que tu avais fait ça en plus.
- 17:27Mais je pense aussi,
- 17:27moi,
- 17:28dans cette même veine,
- 17:29à un souvenir un peu plus jeune où j'expliquais à ma grand-mère que...
- 17:33J'étais assez stressé,
- 17:35timide et avec un certain manque de confiance quand il fallait prendre la parole devant les gens.
- 17:39Elle me dit « Mais attends,
- 17:40toi,
- 17:41le gars qui se met en slip à la télé devant je ne sais combien de téléspectateurs ? »
- 17:45de t'exprimer et de te mettre face aux autres Précisons pour les gens qui nous écoutent et qui ne connaissent pas bien Hugo Tormento qu'il a été nageur de haut niveau c'est ça que voulait dire sa grand-mère par se mettre en slip à la télé et dans ma vie c'était de la natation c'est
- 18:00pour ça,
- 18:00petite précision en tout cas c'est vraiment une...
- 18:04Moi franchement je trouve que le sport ça m'a tout apporté bien plus que tous les autres cours que j'ai pu avoir à l'école
- 18:12Je pense que c'est ce qui m'a construit,
- 18:13c'est ce qui m'a forgé un caractère,
- 18:17même des valeurs comme je le disais.
- 18:20On est plein d'énergie à cet âge-là,
- 18:22on a les hormones au taquet,
- 18:24on pourrait faire du sport,
- 18:27on n'est jamais fatigué par rapport à maintenant.
- 18:32Je ne pourrais plus faire trois entraînements par jour comme je le faisais à l'époque,
- 18:37donc ça veut dire quand même qu'on a une réserve d'énergie énorme.
- 18:40Et finalement,
- 18:41on la passe à rester assis.
- 18:43Stéphane ?
- 18:43Oui,
- 18:44ça vous fait aussi toucher,
- 18:46pas résoudre des dilemmes,
- 18:47mais faire cohabiter des notions qui paraissent opposées,
- 18:50la confiance et le doute.
- 18:52Vous voyez que le doute peut être une valeur positive dans le sens où c'est une réunie en question.
- 18:56Mais c'est sûr que quand vous êtes dans les starting blocks,
- 18:58il vaut mieux pas avoir le doute.
- 19:00Là,
- 19:00il faut être en pleine confiance.
- 19:01Donc les deux sont des valeurs positives.
- 19:04L'ego et l'humilité,
- 19:05quand vous voulez être champion du monde,
- 19:06bien sûr qu'il faut avoir un petit peu d'ego.
- 19:08Mais il faut avoir l'humilité de savoir que ça passe par le travail et que le lendemain,
- 19:11si vous ne vous remettez pas,
- 19:13vous ne pourrez pas prétendre à nouveau à ça.
- 19:15Donc,
- 19:15ça vous donne un rapport aussi au travail.
- 19:18En plus,
- 19:18dans un sport comme le nôtre,
- 19:19ça se mesure.
- 19:20Les efforts se mesurent.
- 19:22C'est tout ça.
- 19:23En fait,
- 19:24c'est très structurant et on se prive de ça.
- 19:26Alors,
- 19:26peut-être parce qu'on a peur.
- 19:28Il y a un vrai sujet aussi par rapport au sport.
- 19:30Dès qu'on parle sport,
- 19:31on parle compétition.
- 19:32Dès qu'on parle compétition,
- 19:33on parle domination.
- 19:35et donc...
- 19:36par rapport à certains systèmes de valeurs très présents à l'éducation nationale,
- 19:40parfois,
- 19:40ça pose problème.
- 19:42Je veux dire,
- 19:43je te rejoins.
- 19:44Dans l'éducation nationale,
- 19:45on refuse la notion de compétition,
- 19:48de hiérarchie.
- 19:48Parce que le corps est exposé,
- 19:50cette fois-ci.
- 19:50Moi,
- 19:51je le dis souvent.
- 19:52L'adolescence,
- 19:52bien sûr.
- 19:53Voilà,
- 19:53le corps est exposé.
- 19:56Vous faites un grimpé de cordes.
- 19:57Vous avez quelqu'un qui ressemble à Fred Belaubre et quelqu'un qui ressemble à Teddy Riner.
- 20:00Vous vous dites,
- 20:01il y en a un qui va être,
- 20:02a priori,
- 20:03plus avantagé que l'autre.
- 20:04Donc,
- 20:05l'inné...
- 20:07L'avantage inné est visible.
- 20:09Donc,
- 20:09on se dit,
- 20:10il faut peut-être mettre un système de coefficients pour que l'autre,
- 20:12on récupère.
- 20:13En mathématiques,
- 20:15la différence existe,
- 20:16mais elle ne se voit pas.
- 20:17Et pourtant,
- 20:18vous notez le résultat brut.
- 20:20Donc,
- 20:20c'est bien parce que là,
- 20:21le corps est exposé,
- 20:22sans doute,
- 20:23que l'on se dit,
- 20:24c'est peut-être violent.
- 20:24On a plus de remords à citer la compétition.
- 20:27Exactement,
- 20:27c'est peut-être un petit peu violent.
- 20:28Mais du coup,
- 20:29quand on disait,
- 20:29on a un problème,
- 20:31au début,
- 20:31avec le sport,
- 20:32moi,
- 20:32je pense que le problème,
- 20:33c'est avec le corps.
- 20:35Le début,
- 20:35c'est avec le corps.
- 20:36Et le sport,
- 20:36c'est l'expression aussi du corps.
- 20:38Pas que,
- 20:38mais c'est l'expression du corps.
- 20:40Et c'est assez visible.
- 20:41Et donc,
- 20:42plutôt que de dramatiser ça et de se dire on va essayer de trouver des stratégies,
- 20:46ben non,
- 20:47t'es pas bon ici,
- 20:47mais c'est pas grave.
- 20:48Toi,
- 20:48tu vas essayer de progresser.
- 20:50Tu seras jamais devant,
- 20:51mais tu vas essayer de progresser.
- 20:52On va t'encourager dans cette progression.
- 20:53Et tu seras peut-être très bon dans autre chose.
- 20:55Exactement.
- 20:56Là,
- 20:56tu parlais du monté de corde.
- 20:57Si c'est sur un tatami,
- 20:58il vaut mieux ressembler à Teddy Riner.
- 20:59Et bien voilà,
- 21:00exactement.
- 21:01Quoique,
- 21:02il y a des catégories.
- 21:04J'ai fait un judo contre Teddy Riner.
- 21:05Donc voilà,
- 21:06on ne peut pas savoir.
- 21:08Il y a des catégories de poids.
- 21:10Voilà,
- 21:10c'est peut-être dédramatisé.
- 21:12Mais la note,
- 21:12ce n'est pas grave.
- 21:13Alors,
- 21:13si elle est grave en français,
- 21:14elle est grave en sport de la même façon.
- 21:16on va y revenir sur cette question de la note parce que je trouve que c'est super intéressant
- 21:19Guillaume,
- 21:20juste pour finir sur la question du volume horaire de l'enseignement sport EPS au collège,
- 21:25au lycée,
- 21:26il y a quand même le syndicat des profs d'EPS qui milite depuis longtemps pour 4 heures de sport par semaine de la 6e à la terminale,
- 21:33et non pas 2 au lycée.
- 21:35Et ce même syndicat qui alerte sur le fait qu'il manque au moins un prof d'EPS dans 10%
- 21:41des établissements scolaires,
- 21:42ce qui est quand même énorme,
- 21:43ça représente énormément d'élèves.
- 21:46il y a quand même une question de manque d'investissement sur l'EPS en termes de volume horaire et en termes d'enseignants.
- 21:51Complètement.
- 21:52C'est pour ça que je pense que c'est vraiment une question globale et de ce point de vue-là.
- 21:58Je pense que notamment le syndicat,
- 21:59effectivement le SNEP,
- 22:01qui milite pour l'augmentation des heures,
- 22:02c'est aussi parce qu'on a une réduction du nombre d'heures d'EPS.
- 22:05À un moment aussi,
- 22:06vous avez des étapes finalement chez un ado,
- 22:08une adolescente,
- 22:10notamment en termes de décrochage.
- 22:1111-12 ans,
- 22:12premier décrochage.
- 22:14du sport et ensuite autour de 15-16 ans.
- 22:15Donc globalement,
- 22:16ça correspond à l'entrée au collège et au lycée.
- 22:18Et c'est un peu contradictoire.
- 22:20C'est qu'au moment où peut-être on devrait surtout pas les perdre,
- 22:23et donc garder ce goût pour la pratique sportive,
- 22:27on perd en volume.
- 22:29Donc déjà,
- 22:29de ce point de vue-là,
- 22:30effectivement,
- 22:30c'est important.
- 22:31Et après,
- 22:31là aussi,
- 22:31on a la contradiction.
- 22:34l'intention peut-être du politique,
- 22:35les grands discours,
- 22:37parfois,
- 22:37j'ai envie de dire même,
- 22:37la communication et la réalité,
- 22:39effectivement,
- 22:40des pratiques enseignantes.
- 22:41Parce que là,
- 22:42tu parles du nombre d'enseignants qui manquent,
- 22:45et c'est un manque criant,
- 22:45et pas qu'en EPS.
- 22:47Mais aussi,
- 22:48dans ce que dit Stéphane,
- 22:49pour moi,
- 22:50il y a d'autres problématiques qui gravitent autour.
- 22:52C'est qu'aujourd'hui,
- 22:52la réalité,
- 22:53c'est que vous êtes prof au lycée,
- 22:54vous avez 35 élèves.
- 22:55Vous êtes en collège,
- 22:56notamment réseau d'éducation prioritaire,
- 22:58vous avez plus de 25 élèves,
- 22:59avec des élèves aussi à besoins éducatifs particuliers.
- 23:02Donc forcément,
- 23:03vous faites un cours d'EPS ou un cours de maths,
- 23:05peu importe,
- 23:06avec finalement 35 individualités,
- 23:09des enjeux d'inclusion,
- 23:10de mixité,
- 23:11sans oublier effectivement le goût de l'effort,
- 23:13la culture partagée,
- 23:15nécessairement,
- 23:15il y a une complexification du métier.
- 23:17Donc je ne dis pas que c'était plus simple avant,
- 23:21ce n'est pas ça.
- 23:22Mais je pense qu'on oublie cette réalité quotidienne qui fait qu'au final,
- 23:26les enseignants sont mis face à ces injonctions un peu paradoxales.
- 23:29Alors,
- 23:29il y a la question du volume,
- 23:30du nombre d'heures de sport,
- 23:31mais il y a aussi la question du contenu des cours d'EPS.
- 23:35Michel Cymes,
- 23:36le célèbre médecin médiatique,
- 23:37avait poussé un coup de gueule contre le niveau affligeant des jeunes français.
- 23:41C'est ce qu'il disait.
- 23:43Il disait que beaucoup d'enfants de sixièmes n'arrivaient même plus à sauter quatre fois de suite sur un pied et que les collégiens ne font plus vraiment du sport en EPS,
- 23:50mais de la psychomotricité,
- 23:52parce que le niveau est trop faible pour leur faire vraiment faire du sport.
- 23:57Guillaume,
- 23:57t'en penses quoi ?
- 23:58Après,
- 23:58la réalité,
- 23:59ça a été démontré,
- 24:00effectivement,
- 24:01une baisse des qualités physiques chez les jeunes.
- 24:03Les jeunes deviennent nuls en sport ?
- 24:04Après,
- 24:05ça dépend de la définition d'être nul.
- 24:07Et là,
- 24:07on voit bien qu'on est sur une définition quand même liée à l'inné,
- 24:10aux aptitudes.
- 24:11Enfin là,
- 24:11il s'agit de sauter quatre fois de suite sur un pied,
- 24:13on n'est pas sur une performance...
- 24:15Mais pour moi,
- 24:15en amont,
- 24:16on oublie qu'en France,
- 24:17il y a des inégalités fortes d'accès au sport.
- 24:20Et c'est très marqué au niveau social.
- 24:22Donc les populations plus défavorisées n'ont moins accès à cette culture sportive.
- 24:25et aussi en fonction du genre.
- 24:27Donc on disait que les chiffres alarmants,
- 24:28notamment pour les filles,
- 24:29c'est notamment lié à ça.
- 24:30Mais toi,
- 24:31concrètement,
- 24:32tu es prof de PS,
- 24:33est-ce que tu constates,
- 24:34ces dernières années,
- 24:35une baisse du niveau ?
- 24:36Jusqu'à l'université,
- 24:38même pour nos étudiants.
- 24:38Ça se traduit par quoi,
- 24:39par exemple ?
- 24:40En plein fouet,
- 24:40en fait,
- 24:41le Covid,
- 24:42la crise Covid,
- 24:42notamment.
- 24:43On voit effectivement une baisse de qualité physique,
- 24:45mais un manque d'engagement,
- 24:46simplement aussi dans une pratique sportive.
- 24:48Et donc la réalité,
- 24:49c'est que par rapport à ce coup de gueule de Michel Cymes,
- 24:52C'est un moment où,
- 24:53à nouveau,
- 24:53l'éducation nationale remet en place des tests de qualité physique.
- 24:57Et moi,
- 24:57la question que je pose,
- 24:58c'est pourquoi ?
- 24:58Quel est le projet derrière pour accompagner justement ces jeunes ?
- 25:02Se dire que,
- 25:03OK,
- 25:04maintenant,
- 25:04on a l'effet scientifique,
- 25:06mais pour moi,
- 25:06on est dans le déni.
- 25:07C'est un peu comme l'écologie.
- 25:08Les faits scientifiques sont depuis 20 ans sur cette baisse de qualité physique.
- 25:11Mais maintenant,
- 25:11qu'est-ce qu'on en fait ?
- 25:12Et donc là,
- 25:13il y a des expérimentations,
- 25:15notamment sous les classes sport santé,
- 25:16pour accompagner principalement ces jeunes qui sont sédentaires.
- 25:20mais qui ont déjà des pathologies,
- 25:21on parlait d'obésité,
- 25:24de maladies cardiovasculaires,
- 25:25pour les accompagner et pour inverser cette courbe.
- 25:28Les chiffres sont assez flippants.
- 25:31Selon l'OMS,
- 25:32la VO2 max des enfants,
- 25:33donc la capacité du corps à utiliser l'oxygène pendant un effort,
- 25:36a chuté de 20%
- 25:38au cours des 40 dernières années.
- 25:41Voici ce que dit François Carré,
- 25:42il est cardiologue du sport,
- 25:43je le cite.
- 25:44En 1971,
- 25:45les collégiens couraient 600 mètres en 3 minutes.
- 25:48il leur faut désormais
- 25:494 minutes pour parcourir la même distance.
- 25:51Ces résultats correspondent à une réduction de 40%
- 25:55de la VO2max.
- 25:55Lui,
- 25:55il dit même 40%
- 25:57et pas 20%
- 25:57comme l'OMS.
- 25:59Ce constat décrit une nette dégradation des capacités du cœur et des muscles de nos enfants.
- 26:03Il ne s'agit pas que d'un paramètre de performance,
- 26:05mais bien d'une donnée santé.
- 26:08Stéphane,
- 26:09cette baisse de la
- 26:10VO2max, cette incapacité des collégiens,
- 26:13des lycéens à courir,
- 26:14ne serait-ce que
- 26:15500-600 mètres,
- 26:16tu la constates toi aussi ?
- 26:18Dans les clubs d'athlètes,
- 26:19par exemple ?
- 26:20Ça se retrouve dans les associations sportives ?
- 26:23Oui,
- 26:24en fait,
- 26:24on est sur un sport de chiffres.
- 26:26C'est assez simple en athlétisme.
- 26:28On a une petite bible qui s'appelle Atlerama,
- 26:31qui maintenant n'est plus publiée en papier,
- 26:33mais pendant des années et des années,
- 26:35vous avez les bilans des
- 26:36300 meilleurs pratiquants du 800 mètres en cadet.
- 26:41Et on voit bien que les niveaux se décalent.
- 26:44C'est-à-dire que le niveau du
- 26:46300e maintenant...
- 26:47C'était le niveau du 500e avant,
- 26:49où on voit bien,
- 26:50et pourtant,
- 26:50on a un nombre de licenciés qui est à peu près comparable.
- 26:53Donc,
- 26:53ça veut dire qu'à la base,
- 26:55il y a un problème de mode de vie.
- 26:57C'est même pas un problème de sport,
- 26:58c'est un problème de mode de vie.
- 27:00Qui fait que les enfants ne développent pas les capacités,
- 27:03parce que on dit que c'est une heure de 6 à 17 ans,
- 27:05mais avant 6 ans,
- 27:06c'est 3 heures par jour.
- 27:08Les enfants doivent bouger.
- 27:09Je parle pas de sport,
- 27:10d'activité physique,
- 27:103 heures par jour.
- 27:11Je pense que c'est quand même un problème d'éducation,
- 27:13au-delà du problème de sport à l'école.
- 27:15dans les pays anglo-saxons ou même suédois,
- 27:18etc.,
- 27:19on voit que le sport,
- 27:20dans l'éducation des petits-enfants de moins de 3 ans,
- 27:23de moins de 6 ans,
- 27:24est vraiment abordé de manière différente.
- 27:26Donc,
- 27:27certes,
- 27:27il faudra peut-être changer des choses au niveau de l'éducation nationale,
- 27:30mais aussi peut-être,
- 27:31simplement,
- 27:31au niveau de l'éducation que l'on apporte à nos enfants.
- 27:33Oui,
- 27:33oui,
- 27:34c'est la culture.
- 27:35Oui,
- 27:35la culture.
- 27:37On a beaucoup parlé d'héritage.
- 27:38Effectivement,
- 27:39qu'est-ce qu'on transmet dans ce goût sportif pour les jeunes ?
- 27:42Le premier lieu,
- 27:43c'est quand même la famille.
- 27:44Sauf qu'en France,
- 27:44là aussi,
- 27:45ça passe encore principalement par le père.
- 27:46Donc nécessairement,
- 27:47si on ne pose pas la question aussi de l'évolution des modes de vie,
- 27:51mais aussi des familles,
- 27:52des familles plus monoparentales,
- 27:54si on ne réfléchit pas au modèle sportif dans les clubs,
- 27:57en permettant aussi aux parents de pratiquer avec leurs enfants,
- 27:59parce que...
- 28:00Des parents plus actifs,
- 28:01nécessairement,
- 28:03auront des enfants plus actifs.
- 28:04Ils reproduisent ce modèle.
- 28:07Donc,
- 28:07je pense que tu as complètement raison.
- 28:08C'est la famille et l'école et ensuite,
- 28:10bien sûr,
- 28:10les associations.
- 28:12Parce que la question des modes de vie,
- 28:14pour moi aussi,
- 28:15elle pose la question du rapport des jeunes au sport.
- 28:17On a beaucoup parlé de compétition,
- 28:18mais aujourd'hui,
- 28:20ce qui les anime,
- 28:20justement,
- 28:21dans toutes les enquêtes,
- 28:22notamment de l'INGEP,
- 28:22c'est un institut jeunesse-éducation populaire,
- 28:25c'est la notion de plaisir,
- 28:26mais aussi la santé,
- 28:27mais la santé dans l'idée de se défouler,
- 28:29en fait,
- 28:29sortir un peu de son quotidien.
- 28:30Et l'apparence aussi doit jouer.
- 28:32L'apparence,
- 28:33oui.
- 28:33On voit le phénomène des salles de muscu,
- 28:35qui,
- 28:35pour le coup,
- 28:36gagnent de plus en plus de part de marché chez les jeunes,
- 28:38pour cette volonté d'avoir un physique musculeux,
- 28:42sportif.
- 28:42Mais c'est assez symptomatique de cette génération,
- 28:44parce que...
- 28:45Il y a un désir de liberté.
- 28:46Les salles low-cost,
- 28:47notamment de musculation,
- 28:48l'ont très bien compris,
- 28:49en offrant finalement quelque chose à la carte,
- 28:52de très flexible,
- 28:54permettant une forme de liberté pour les jeunes.
- 28:55Et pour autant,
- 28:56le jeune,
- 28:56et quand je dis jeune,
- 28:57c'est 15-29 ans,
- 28:58il recherche le contrôle.
- 28:59Donc,
- 28:59il veut contrôler son corps,
- 29:01l'optimiser,
- 29:02parfois le mettre en scène aussi sur les réseaux sociaux.
- 29:04Dans les élèves que tu as en cours de PS,
- 29:07est-ce qu'il y a des élèves que tu n'arrives même pas à faire courir un tour de stade ?
- 29:11Oui,
- 29:11après...
- 29:12C'est une conséquence.
- 29:13Effectivement,
- 29:14si dès l'enfance,
- 29:15vous avez un taux de surpoids d'obésité en augmentation,
- 29:17au bout de la chaîne,
- 29:18j'ai envie de dire,
- 29:19de l'adolescence,
- 29:21il y a ces difficultés.
- 29:22Mais encore une fois,
- 29:22c'est la qualité physique,
- 29:23mais c'est simplement aussi autour de la notion d'effort,
- 29:26d'engagement,
- 29:27et ça,
- 29:27ça se transmet.
- 29:29Vas-y,
- 29:29Stéphane.
- 29:29Non,
- 29:29mais non,
- 29:29ce que je veux dire,
- 29:30quand tu as évoqué le VO2max,
- 29:32c'est vrai qu'au départ,
- 29:33c'est une donnée qui a été introduite dans le sport de haut niveau,
- 29:36de performance dans les sports d'endurance,
- 29:37le biathlon,
- 29:38le triathlon,
- 29:39le cyclisme.
- 29:42de suivi des populations en santé publique.
- 29:44C'est le meilleur indicateur,
- 29:47le plus prédictif de l'espérance de vie à tout âge,
- 29:49de l'espérance de vie et de l'espérance de vie en bonne santé.
- 29:52Plus que votre profil lipidique,
- 29:53plus que votre tension artérielle.
- 29:55C'est le professeur François Carré que je connais bien,
- 29:57le répète.
- 29:58Donc,
- 29:58on est là sur des enjeux de santé,
- 30:00avec des coûts qui explosent et qu'on ne pourra pas tenir,
- 30:03en fait,
- 30:04avec les trajectoires que l'on prend.
- 30:05Et ça,
- 30:06c'est très,
- 30:07très comparable au...
- 30:08à l'aveuglement qu'on a pendant longtemps sur la question du changement du dérèglement climatique.
- 30:14Mais ça va être aussi compliqué à gérer.
- 30:17Je reviens sur ce que tu disais tout à l'heure Stéphane,
- 30:19sur la difficulté,
- 30:21la réticence à accepter la compétition dans le cadre de l'école sur le domaine du sport.
- 30:28Finalement,
- 30:28est-ce qu'on ne manque pas de culture de la gagne dès l'école,
- 30:32de valorisation de cette culture de la gagne ?
- 30:35Pourquoi je dis ça ?
- 30:35Parce que,
- 30:36je cite Kevin Mayer,
- 30:37double champion du monde de Décathlon ouvrez les guillemets à l'école tout est fait pour faire comprendre aux enfants qu'il vaut mieux avoir une bonne note en mathématiques qu'en sport et encore quand on est nul en sport on obtient quand même des notes correctes alors qu'en maths les professeurs n'hésitent pas à mettre des 2 ou des 3 sur 20 en sport pour avoir 2 sur 20 il faut courir le 100 mètres en 10 minutes à
- 30:56l'école la culture de la gagne en sport est tout simplement inexistante l'opinion publique critiquent certains sportifs français qui ne donnent pas tout au jeu.
- 31:03Mais on ne leur a jamais appris à le faire.
- 31:05Le problème est dans l'éducation sportive.
- 31:07Il faut faire comprendre aux enfants qu'ils peuvent exister par le sport.
- 31:10Stéphane,
- 31:10est-ce que tu rejoins ce que dit Kevin Mayer ?
- 31:12Oui,
- 31:12je suis assez d'accord avec ça.
- 31:14Quand je parlais de ce problème que l'on a avec le corps qui est exposé,
- 31:21mis en difficulté parfois sur certaines situations.
- 31:23Il ne faudrait pas hésiter à mettre des zéros en sport comme on met des zéros en maths ou des zéros en français.
- 31:29C'est l'un ou l'autre.
- 31:29Mais en tout cas,
- 31:30dans les deux cas,
- 31:30on note de l'inné et de l'acquis.
- 31:32Donc il y a...
- 31:32Pas de raison que quelqu'un qui,
- 31:34pour une fois,
- 31:35et parfois,
- 31:35il y a certains gamins qui ne peuvent s'exprimer nulle part ailleurs parce qu'ils ont un peu ce talent,
- 31:40ils ont un peu cette facilité-là,
- 31:42de les mettre en confiance.
- 31:44Tu veux dire des gamins qui s'expriment par le sport,
- 31:46alors qu'ils ont du mal à le faire en maths,
- 31:47en français...
- 31:48Exactement,
- 31:48et qu'il peut y avoir des transferts.
- 31:49Et je pense qu'il faut accompagner dans la note,
- 31:52mais ça,
- 31:53ça vaut pour toutes les matières,
- 31:54accompagner dans la note,
- 31:56et dire que ce n'est pas un drame.
- 31:58Aujourd'hui,
- 31:59tu es à ce niveau-là,
- 32:00mais ce n'est pas dramatique.
- 32:01tu peux progresser et l'essentiel,
- 32:02c'est que tu t'engages dans une démarche de progression et on va t'y aider.
- 32:06Et tu arriveras à faire un jour,
- 32:08peut-être,
- 32:09avoir 10,
- 32:10avoir 15,
- 32:10avoir 20,
- 32:11mais moi,
- 32:12j'aurais pu faire des maths toute ma vie,
- 32:14j'aurais jamais eu 20.
- 32:16Voilà.
- 32:17Parce qu'on a,
- 32:18même en travaillant,
- 32:19beaucoup,
- 32:19donc...
- 32:20C'est la question de la valorisation.
- 32:21Il faudrait que ce soit aussi valorisé finalement d'être bon en sport que d'être bon en maths ou d'être bon en français.
- 32:26En France,
- 32:27on a le culte de la performance dans tout un tas de domaines.
- 32:30Je pense aux grandes écoles scientifiques,
- 32:33les classes préparatoires,
- 32:34Mathsup,
- 32:34MathsP,
- 32:35Cagny-Pocagny en littérature,
- 32:37Polytechnique,
- 32:38toutes ces grandes écoles qui sont très valorisées,
- 32:40où il y a le culte de la performance.
- 32:42On ne le retrouve pas du tout,
- 32:43ou en tout cas,
- 32:43c'est beaucoup moins valorisé dès qu'il est question de sport.
- 32:46Je sais que moi,
- 32:47par exemple,
- 32:48dans une première carrière étudiante,
- 32:50j'ai voulu être prof de PS et j'ai arrêté.
- 32:53notamment parce que je n'étais pas forcément d'accord avec ce qu'on était en train de m'apprendre.
- 32:56Je trouvais que dans la répartition de l'enseignement et de ce qu'on m'amenait,
- 33:00ce qu'il fallait que je mette en place pour répondre au programme et être dans les clous,
- 33:04la part intellectuelle du sport était beaucoup plus importante dans la note,
- 33:09dans la notation,
- 33:10que la part de performance.
- 33:13C'est-à-dire que l'étude conceptuelle...
- 33:15Si je suis un peu caricatural,
- 33:16si
- 33:17Usain Bolt malheureusement est bête comme ses pieds et qu'il ne savait pas remplir sa fiche...
- 33:21Il pouvait se trouver avec une moins bonne note qu'un sportif qui court,
- 33:25comme Kevin Maillard le cite,
- 33:2710 minutes au 100 mètres.
- 33:28Et ça,
- 33:29moi,
- 33:29en plus,
- 33:30étant un sportif au niveau à ce moment-là encore,
- 33:32j'étais complètement en contradiction.
- 33:34Je comprends la volonté d'avoir un peu l'intualisé,
- 33:38il faut aider,
- 33:39il faut monter la progressivité.
- 33:40Mais quand en fait,
- 33:41Usain Bolt,
- 33:42toujours dans ce même cas,
- 33:44il se retrouve dans le cours de maths,
- 33:46lui,
- 33:46il prend zéro.
- 33:47Et si en plus de ça,
- 33:48pour m'appeler à l'époque où moi,
- 33:49j'étais en cours de maths,
- 33:51Le prof,
- 33:51il commençait par dire,
- 33:53ben voilà,
- 33:53la meilleure note,
- 33:5420 sur 20,
- 33:55bravo
- 33:56Anne-Lise, et puis ça descendait,
- 33:57ça descendait,
- 33:58ça descendait,
- 33:58jusqu'à ce qu'on dise,
- 33:59et comme d'habitude,
- 34:00Usain Bolt,
- 34:000,5 !
- 34:02Oui,
- 34:03t'as l'impression qu'il y a un dogme un peu là-dessus,
- 34:04Stéphane ?
- 34:05Oui,
- 34:05je pense qu'il y a un manque d'accompagnement,
- 34:06en fait,
- 34:08là-dessus.
- 34:08Alors,
- 34:08bien sûr,
- 34:09c'est compliqué,
- 34:09il y a plein de raisons à ça,
- 34:11et j'entends les classes surchargées,
- 34:15c'est vrai en maths,
- 34:16c'est vrai en EPS,
- 34:16et en EPS,
- 34:17ça pose beaucoup de problèmes.
- 34:18donc c'est
- 34:19Mais une fois de plus,
- 34:20s'il n'y a pas assez de moyens,
- 34:21on revient toujours à la même question,
- 34:22c'est parce qu'on considère que ce n'est pas important.
- 34:26Donc,
- 34:26culturellement,
- 34:27et on revient toujours à ça.
- 34:29On me dit toujours,
- 34:29il n'y a pas de moyens pour le sport.
- 34:30Je dis,
- 34:30mais est-ce que toi,
- 34:31tu vas mettre des moyens dans quelque chose qui ne t'intéresse pas ?
- 34:34Ou est-ce que tu vas t'acheter quelque chose,
- 34:36dépenser beaucoup pour quelque chose qui ne te sert à rien ?
- 34:40C'est un peu le problème dans lequel on se trouve vis-à-vis de l'EPS à l'école et plus généralement du sport.
- 34:45Après,
- 34:46on parle beaucoup de valorisation de la perf.
- 34:48inexistante,
- 34:49mais il y a aussi la valorisation de la non-perf aussi chez les jeunes.
- 34:55Du coup,
- 34:56ça freine sûrement la pratique chez les jeunes qui se sentent pas aptes ou qui se sentent jugés.
- 35:01Et il faudrait aussi mettre un système où celui qui court 10 minutes au 100 mètres,
- 35:07au moins,
- 35:08il a couru.
- 35:09C'est le cas.
- 35:10Donc déjà,
- 35:11l'emmener vers une pratique...
- 35:13petit à petit,
- 35:13le faire progresser.
- 35:15Moi,
- 35:15je suis un peu gêné par ça,
- 35:16parce que,
- 35:17comme le disait Hugo,
- 35:18un élève qui,
- 35:18en maths,
- 35:20remplit sa copie,
- 35:21mais écrit n'importe quoi,
- 35:22il aura zéro.
- 35:23Et personne ne viendra se plaindre en disant,
- 35:26le pauvre,
- 35:26il a eu zéro.
- 35:27Il aura zéro,
- 35:27il n'aura pas son bac,
- 35:28et c'est comme ça.
- 35:30Pourquoi on devrait être beaucoup plus tolérant avec,
- 35:33ah,
- 35:33il a couru,
- 35:34il a mis 10 minutes au 100 mètres,
- 35:35mais il a quand même essayé.
- 35:36C'est pareil dans toutes les matières.
- 35:37Il y a une notion de régularité,
- 35:38de progression.
- 35:39Comme dans toutes les matières.
- 35:40Oui,
- 35:40mais le problème,
- 35:41c'est qu'en maths,
- 35:42Le mec,
- 35:42il ne va pas dire,
- 35:43OK,
- 35:43j'ai eu deux,
- 35:44je ne viens plus à l'école.
- 35:45Terminé.
- 35:46Alors qu'en sport,
- 35:46j'ai mis 10 minutes au 100 mètres,
- 35:48tout le monde s'est foutu de moi.
- 35:49C'est bon,
- 35:49maintenant,
- 35:50je prends un mot des parents et terminé.
- 35:52C'est fini le sport,
- 35:53je ne veux plus en entendre parler.
- 35:53Tu as dit quelque chose de très juste,
- 35:54c'est ça qu'il faut éduquer.
- 35:55C'est une opportunité éducative.
- 35:57Si quelqu'un se fout de lui,
- 35:58c'est là que l'enseignant doit intervenir.
- 36:01Et éduquer,
- 36:01justement,
- 36:02sur le bon comportement à avoir.
- 36:03Si le gamin,
- 36:04il est découragé,
- 36:05c'est là que l'enseignant doit intervenir.
- 36:06Mais sinon,
- 36:07on doit noter la progression dans toutes les matières ou dans aucune.
- 36:11C'est un peu l'adulte amateur qui ne veut pas courir 10 minutes parce qu'il se dit « Tout le monde court une heure,
- 36:17on fait moins de 3 heures au marathon,
- 36:18moi je ne sais pas courir,
- 36:19donc je ne fais pas de sport,
- 36:20je ne me mets pas à la course à pied. »
- 36:21En fait,
- 36:22il n'y a pas de petite pratique.
- 36:23Il faut déjà commencer,
- 36:24mettre une pierre,
- 36:25puis une autre et une autre.
- 36:26Donc,
- 36:26il faut quand même valoriser les petits efforts.
- 36:28Je suis d'accord avec toi.
- 36:29Quand je me suis mis à faire du marathon,
- 36:31je n'ai aucune chance de gagner un marathon,
- 36:33mais j'avais envie de faire du marathon,
- 36:34j'avais mon objectif.
- 36:35Et j'ai des gens qui m'ont dit « Mais à quoi ça sert que tu fasses du marathon puisque tu n'as aucune chance de gagner ? »
- 36:40Là,
- 36:41on est vraiment loin de la culture sportive.
- 36:43En fait,
- 36:43il ne comprend pas que si j'ai gagné,
- 36:45c'est une conséquence d'une envie de progression et que j'ai pu le faire sur
- 36:48400A, mais que cette envie de progresser,
- 36:50je peux la retrouver dans n'importe quelle découverte,
- 36:53une nouvelle pratique,
- 36:54que ce soit le windfoil,
- 36:55le marathon,
- 36:55Charlotte.
- 36:57C'est une question d'éducation,
- 36:58comme on le dit.
- 36:59Et je pense que dans d'autres pays,
- 37:00on valorise beaucoup la motivation intrinsèque,
- 37:02c'est-à-dire sa propre motivation à réussir,
- 37:06et pas la motivation extrinsèque,
- 37:07c'est-à-dire le...
- 37:08le bravo qui est attendu ou le 20 sur 20.
- 37:11Et quand on valorise cette éducation-là,
- 37:13on donne envie aux athlètes de s'y mettre,
- 37:16qu'ils soient jeunes,
- 37:17petits,
- 37:17mais ça vient d'une éducation,
- 37:18je pense.
- 37:19On va faire une petite parenthèse,
- 37:21parce que Fred,
- 37:21tu voulais aborder une question très intéressante,
- 37:24je dirais même presque philosophique.
- 37:26Oui,
- 37:26je me suis posé la question,
- 37:27en fait,
- 37:27parce que,
- 37:28mine de rien,
- 37:29la naissance de tout ça,
- 37:31c'est la passion du sport.
- 37:32Donc,
- 37:33comment naît une passion chez un jeune ?
- 37:35Je me suis posé la question et avec l'équipe,
- 37:37on a trouvé une étude canadienne de Robert Valéran intitulée « Passion et atteinte de la performance dans le sport »
- 37:44qui prend l'exemple de Michael Jordan,
- 37:45un des plus grands basketteurs de l'histoire en termes de performance et de longévité.
- 37:49Les chercheurs rappellent que dans son enfance...
- 37:52Michael Jordan n'avait même pas été sélectionné dans l'équipe de basket de son école.
- 37:56Et pourtant,
- 37:57il est resté passionné,
- 37:58il a gardé grâce au plaisir sa pratique.
- 38:01Et dans l'étude,
- 38:02il y a deux types de passions qui ressortent.
- 38:05La passion harmonieuse,
- 38:07c'est-à-dire qu'on prend vraiment du plaisir dans la pratique,
- 38:09on est en adéquation avec les valeurs du sport.
- 38:12Au quotidien,
- 38:13on prend du plaisir.
- 38:14Et la passion obsessive,
- 38:16c'est plus l'engrenage,
- 38:18on pratique une activité parce qu'on se sent obligé.
- 38:21soit par l'entourage social,
- 38:22soit par les parents,
- 38:23soit par les copains,
- 38:25mais pas par soi-même.
- 38:26Et cela amène du stress,
- 38:27de la culpabilité,
- 38:29une constance rigide.
- 38:30Donc on continue à pratiquer même si ce n'est pas bon pour soi.
- 38:33Et donc on a peur de l'échec,
- 38:35du jugement,
- 38:36etc.
- 38:37Et les chercheurs ont examiné quand même 184 lycéens pratiquant le basket.
- 38:42Et donc ils se sont aperçus,
- 38:44ça,
- 38:45c'est peut-être pas forcément en faveur de ce que vous allez vouloir entendre,
- 38:48mais les résultats.
- 38:50des matchs étaient identiques selon le type de motivation et de passion.
- 38:55Donc,
- 38:56ça veut dire qu'on soit,
- 38:58qu'on pratique parce qu'on aime le sport,
- 39:00qu'on a envie d'y aller,
- 39:02qu'on ait cette passion positive,
- 39:03ou qu'on pratique parce qu'on se sent un peu obligé,
- 39:05qu'on est contraint,
- 39:07qu'il y a une pression extérieure.
- 39:08Au final,
- 39:08dans la performance,
- 39:09ça ne change rien.
- 39:10Voilà,
- 39:10qu'il y ait du plaisir ou pas,
- 39:11la performance est là,
- 39:12mais...
- 39:13C'est ce que dit cette étude.
- 39:14Voilà,
- 39:14mais sauf que la différence se fait sentir sur le long terme.
- 39:17Bien sûr.
- 39:18En fait.
- 39:19C'est là le truc.
- 39:20La route harmonieuse favorise concentration,
- 39:23pratique structurée et bien-être.
- 39:25Donc quand même,
- 39:26un petit point pour la route harmonieuse et le bonheur dans sa vie.
- 39:30Alors que la route obsessive favorise la performance à court terme et quelque chose à se prouver,
- 39:35à prouver aux autres.
- 39:36On veut cocher une case.
- 39:38Évidemment,
- 39:38sur le long terme,
- 39:39ça ne tient pas.
- 39:40D'accord,
- 39:40donc quand même sur le long terme,
- 39:41il vaut mieux avoir cette passion,
- 39:42comment tu dis ?
- 39:44Harmonieuse.
- 39:44Voilà,
- 39:45harmonieuse.
- 39:45Stéphane,
- 39:46tu faisais la moue.
- 39:47pendant la chronique de Freud.
- 39:49Comme disait Charlotte,
- 39:50c'est pas Fred,
- 39:50c'est Freud.
- 39:53En fait,
- 39:54le résultat par rapport à l'opposition au match,
- 39:57ça ne me surprend pas parce que ce sont de puissants moteurs,
- 40:00en fait.
- 40:02Charlotte l'a évoqué,
- 40:02un moteur très intrinsèque,
- 40:04la passion harmonieuse est très extrinsèque.
- 40:06Le résultat,
- 40:06prouvé aux autres.
- 40:09Je pense que le plus durable,
- 40:11effectivement,
- 40:12c'est plutôt cette motivation intrinsèque de
- 40:15de plaisir.
- 40:16Et surtout,
- 40:17ce qui m'interroge,
- 40:17ce sont les conséquences après.
- 40:19Parce que je pense que sur le deuxième mode de motivation,
- 40:22il y a des risques d'addiction beaucoup plus importantes et de compensation avec d'autres addictions.
- 40:27Des problèmes aussi de quand ça s'arrête,
- 40:29de regard.
- 40:30Qu'est-ce qu'on devient ?
- 40:31Qu'est-ce qu'on est devenu grâce à ça ?
- 40:32Et qu'est-ce qui reste ?
- 40:34Une dépendance du regard de l'autre et finalement,
- 40:37comment on va pouvoir retrouver l'admiration ?
- 40:39Donc,
- 40:39je pense qu'il y a plus de risques,
- 40:41de difficultés à l'arrêt de carrière.
- 40:43sur la deuxième motivation que sur la première.
- 40:45Je n'ai pas fait d'études,
- 40:46mais par rapport à des interviews,
- 40:47est-ce que je peux entendre ?
- 40:50L'idée,
- 40:50on voit bien,
- 40:51c'est que c'est l'objectif de laisser des traces positives.
- 40:54En fait,
- 40:54c'est construire à travers le sport une expérience positive que tu vas garder finalement tout au long de ta vie.
- 41:00Et c'est ce qui fait que justement,
- 41:01le jeune et les adultes,
- 41:03même les seniors,
- 41:04continuent justement et prolongent l'activité physique et sportive.
- 41:07Et quand tu parles d'études,
- 41:08justement,
- 41:08au Québec,
- 41:09ils appellent ça la littératie physique.
- 41:11c'est justement cette idée qu'il faut pouvoir
- 41:13alphabétiser une population,
- 41:15les éduquer par le corps,
- 41:17et dès l'enfance,
- 41:17leur donner confiance en soi,
- 41:20leur développer des habiletés motrices,
- 41:21donc la motricité chez les enfants,
- 41:23et progressivement les accompagner et leur faire comprendre,
- 41:26notamment quand tu es adulte,
- 41:27les bienfaits sur la santé.
- 41:28Et ça passe nécessairement par l'expérience positive.
- 41:30Parce qu'à l'inverse,
- 41:31quand tu parles effectivement de contraintes,
- 41:33soit,
- 41:33comme dit Stéphane,
- 41:35tu as la problématique d'addiction,
- 41:37alors bigorexie,
- 41:38ou alors d'anxiété santé mentale,
- 41:41et dans tous les cas,
- 41:41arrête la pratique à un moment donné de ta vie.
- 41:44Question très concrète quand on est parent d'un enfant qui est à l'école au collège ou au lycée est-ce qu'il faut forcer ses enfants à pratiquer un sport notamment en club j'en parle parce que moi il se trouve que j'ai une fille de
- 42:005 ans qui adore faire plein d'activités elle est très sportive
- 42:06Mais parfois,
- 42:07pour aller à son cours de natation,
- 42:09elle n'a pas envie,
- 42:11elle fait un peu semblant d'avoir mal au ventre parce qu'elle préfère faire autre chose.
- 42:14Qu'est-ce qu'il faut faire dans ces cas-là ?
- 42:15Est-ce qu'il faut la forcer en se disant,
- 42:17si on ne la force pas,
- 42:18elle n'arrivera jamais à se mettre dans une pratique,
- 42:21il n'y a rien qui se fait sans un effort au début ?
- 42:25Ou est-ce qu'il faut suivre les volontés de l'enfant ?
- 42:28Et s'il ne veut pas y aller,
- 42:28s'il ne veut pas aller au judo,
- 42:29s'il ne veut pas aller au tennis,
- 42:30il n'y va pas ?
- 42:31Au moins,
- 42:31il y a deux choses.
- 42:32Non,
- 42:32non,
- 42:32non,
- 42:33je veux une réponse oui ou non.
- 42:34Est-ce qu'il faut forcer un enfant à faire du sport ?
- 42:38Oui,
- 42:38jusqu'à 11-12 ans.
- 42:40Oui,
- 42:40jusqu'à 11-12 ans.
- 42:41C'est l'âge de décision.
- 42:43En fait,
- 42:43l'enfant,
- 42:44c'est pour ça qu'il est plutôt sur du zapping.
- 42:47Il va pratiquer du judo et ensuite,
- 42:49il va vouloir faire autre chose.
- 42:51Parce que son besoin est plutôt sur du court terme.
- 42:54C'est pour ça qu'à cet âge-là,
- 42:57on pourrait aussi réfléchir à notre modèle sportif.
- 42:59Quand on inscrit,
- 42:59ça me parle aussi,
- 43:00mon fils a 5 ans,
- 43:01il fait du judo.
- 43:03Et effectivement,
- 43:03sur l'année,
- 43:04on pourrait aussi réfléchir à la temporalité.
- 43:06Un enfant n'a pas nécessairement besoin d'avoir...
- 43:08une seule activité sportive sur un an.
- 43:10Il pourrait très bien,
- 43:11sur les séquences courtes,
- 43:12être sur la découverte.
- 43:13On développe plusieurs motricités,
- 43:14sa créativité.
- 43:16Et il peut très bien,
- 43:16à partir de 11-12 ans,
- 43:18justement,
- 43:19se spécialiser.
- 43:20C'est intéressant.
- 43:20Donc,
- 43:20on pourrait réfléchir à un modèle où ça tourne.
- 43:22En dessous de 11-12 ans,
- 43:23il pourrait faire une semaine du jour.
- 43:25Ça existe.
- 43:26Les écoles municipales des sports proposent ça par trimestre ou par deux mois,
- 43:30en tournant sur des activités physiques.
- 43:32Ça existe,
- 43:33et même ça existe dans d'autres pays.
- 43:36On prend l'exemple de la Norvège.
- 43:38jusqu'à 13 ans,
- 43:39ils sont réunis.
- 43:40Et alors,
- 43:41dans les fédérations,
- 43:41les clubs,
- 43:42les associations,
- 43:43les filles,
- 43:43les garçons,
- 43:44quelle que soit justement leur appétence ou non pour le sport,
- 43:46jusqu'à 13 ans,
- 43:47il n'y a pas de spécialisation.
- 43:48Il y a des compétitions,
- 43:49mais plutôt dans l'idée d'avoir une forme d'émulation,
- 43:52donc on ne compare pas l'autre.
- 43:53Et après,
- 43:53à 13 ans,
- 43:54il y a cette spécialisation.
- 43:55Et ce qui est intéressant,
- 43:56c'est que ce n'est pas antinomique,
- 43:57contraire à la haute performance.
- 43:58Alors,
- 43:59bien sûr,
- 43:59des particularités liées au pays,
- 44:00à la norme.
- 44:00On n'est pas obligé de se spécialiser à 5 ans pour devenir un grand champion.
- 44:03Oui,
- 44:03sauf que dans la réalité,
- 44:04Alors comme le dit Stéphane,
- 44:05il y a effectivement des écoles,
- 44:06des associations multisports.
- 44:08mais on a encore des fédérations qui proposent une seule activité sportive sur un an pour un enfant de 4-5 ans avec déjà des propositions de compétition alors que c'est pas nécessairement le besoin à ce moment là il faut venir à l'athlétisme,
- 44:20on peut faire des lancers,
- 44:21des cours du sprint,
- 44:22du demi-final t'as des enfants Stéphane oui j'ai des enfants est-ce que tu les as forcés à faire de l'athlée ?
- 44:32non
- 44:32non non c'est pas un nom très fort non je les ai pas forcés,
- 44:37je réfléchis le premier est arrivé,
- 44:39il est venu sur une piste,
- 44:40il avait 9 jours donc voilà il s'en souvient plus mais ils sont venus naturellement donc c'est pour ça que je les ai pas forcés et ils ont voulu faire de l'athlétisme,
- 44:48après il y en a un qui fait du basket il y en a un qui a fait du football mais t'as jamais eu besoin d'être vraiment moteur dans cette pratique là ?
- 44:53non et ils n'ont jamais aujourd'hui j'ai pas envie d'y aller ils ont trouvé socialement ce qui leur convenait euh
- 45:00La pratique aussi,
- 45:01elle était organisée comme ça leur plaisait.
- 45:04C'était assez varié,
- 45:05l'athlétisme,
- 45:05c'est assez varié,
- 45:05je le disais.
- 45:06Mais du coup,
- 45:07avant,
- 45:08en athlétisme,
- 45:09jusqu'à
- 45:1015 ans,
- 45:12vous vous pratiquez.
- 45:13Vous pouvez potentiellement,
- 45:14à moins que vous soyez un demi-fondeur né ou un lanceur né,
- 45:17vous pouvez pratiquer le saut en longueur,
- 45:19la perche,
- 45:20le 800 mètres.
- 45:21Sinon,
- 45:22il y a le triathlon.
- 45:22Le triathlon,
- 45:23tu as trois sports.
- 45:23Voilà,
- 45:24qui est pas mal aussi.
- 45:25En école de triathlon,
- 45:26il y a plein de choses.
- 45:27Coordination.
- 45:29En tout cas,
- 45:31je retiens quand même de ta réponse,
- 45:33Guillaume,
- 45:34que,
- 45:34chers parents,
- 45:35si vous nous écoutez,
- 45:36que vous avez des enfants de moins de 11 ans,
- 45:38oui,
- 45:38parfois,
- 45:39il ne faut pas culpabiliser à forcer un peu l'enfant à aller essayer un sport,
- 45:43et puis si ça ne lui plaît pas,
- 45:44à changer,
- 45:44mais de forcer un peu la volonté.
- 45:48Au moins,
- 45:48il va pratiquer.
- 45:49Toujours au même moment,
- 45:50avant les vacances,
- 45:50quand ils sont un peu fatigués.
- 45:52Donc c'est là où il ne faut pas lâcher pour que demain,
- 45:54effectivement,
- 45:54ils poursuivent cette passion sportive.
- 45:55Au moins,
- 45:55il va pratiquer,
- 45:56il saura s'il aime ou s'il n'aime pas.
- 45:58Oui,
- 45:58mais tu verras,
- 45:59parce que Léo,
- 46:00pour l'instant,
- 46:00il a 6 mois.
- 46:01Tu verras,
- 46:01quand il aura 5 ans,
- 46:03peut-être qu'il faudra le mettre dans la voiture alors qu'il ne veut pas y aller.
- 46:06Ne t'inquiète pas,
- 46:07je serai là.
- 46:08Je n'ai pas trop de doutes.
- 46:09Léo,
- 46:10bon courage.
- 46:12En tout cas,
- 46:12cette question des parents,
- 46:13elle est vraiment fondamentale,
- 46:14parce qu'il y a une étude de l'IFOP qui montre que quand aucun des deux parents ne pratique de sport,
- 46:19l'enfant fait du sport dans 43%
- 46:21des cas,
- 46:22alors que quand les parents sont sportifs,
- 46:24l'enfant fait du sport dans 69%
- 46:26des cas.
- 46:27donc évidemment on va faire
- 46:28Il y a un impact énorme de la pratique des parents sur la pratique de l'enfant.
- 46:32Alors là,
- 46:32on s'est concentré beaucoup sur les questions de sport à l'école,
- 46:34de sport dans la structure familiale,
- 46:36mais il y a aussi une question d'argent.
- 46:38On l'a un peu évoqué,
- 46:39l'investissement global dans le sport de la part de l'État,
- 46:42des collectivités.
- 46:43Guillaume,
- 46:43vous dites que 43%
- 46:45des collectivités ont annoncé une diminution de leur budget dédié au sport après les JO de Paris 2024.
- 46:50Donc en gros,
- 46:51on a mis le paquet avant les JO,
- 46:52c'était tout beau,
- 46:53il y avait plein d'argent.
- 46:54Et puis une fois que les JO sont passées,
- 46:56on a coupé les budgets.
- 46:58Et on est passé à autre chose.
- 46:59Oui,
- 46:59et en fait,
- 47:00il y a un parallèle assez fort avec Londres,
- 47:03les Jeux de Londres en 2012.
- 47:05C'était aussi après les
- 47:06Jeux qui avaient bien fonctionné,
- 47:09notamment des Jeux Paralympiques,
- 47:10donc de l'inclusion par le sport.
- 47:12Et finalement,
- 47:12un an après,
- 47:13un peu le même parallèle qu'en France.
- 47:14Un effet JO qui a été démontré,
- 47:16donc une demande d'inscription par les parents.
- 47:18Et ensuite,
- 47:19une baisse,
- 47:19et notamment pour les populations plus défavorisées qui étaient éloignées de la culture sportive.
- 47:24Et un peu comme en France,
- 47:25cette variable d'ajustement,
- 47:27Et c'est ce qu'on disait précédemment,
- 47:28c'est qu'on ne perçoit pas ce que pourrait apporter et ce qu'apporte le sport à notre société.
- 47:34Et là,
- 47:35dans cette période d'instabilité politique et de coûts budgétaires,
- 47:39on a des collectivités...
- 47:40qui,
- 47:40il faut le rappeler,
- 47:41sont quand même les principaux financeurs du sport en France.
- 47:45Si aujourd'hui on a un tissu associatif des clubs des assos,
- 47:47c'est notamment grâce aux collectivités.
- 47:49Et c'est assez dramatique,
- 47:50c'est de dire que...
- 47:51Vous dites même que 22%
- 47:52des équipements de sport en France n'ont jamais été rénovés depuis 1985.
- 47:571985,
- 47:58parce que là aussi en France,
- 48:01le plan quinquennal avec toutes les installations qu'on connaît,
- 48:03les pistes d'athlétisme,
- 48:04les gymnases,
- 48:05les piscines,
- 48:06ça date globalement des années 60-70.
- 48:08Les piscines,
- 48:09c'est une catastrophe.
- 48:09Quand vous fréquentez les piscines...
- 48:10Les piscines tournesol.
- 48:11Les fameuses piscines tournesol.
- 48:14Donc,
- 48:14on voit bien que,
- 48:16dans ce que tu dis,
- 48:17sur l'après-Gio au grand événement,
- 48:20que tout le monde s'est émerveillé devant ces jeux spectaculaires.
- 48:24Mais là,
- 48:24on ne construit pas une politique sur de l'émotion.
- 48:26On a un besoin d'accompagnement des politiques publiques.
- 48:29Le frein financier,
- 48:30il est important et on pourra en parler.
- 48:31Stéphane,
- 48:32est-ce que ce manque d'investissement global de l'état des collectivités dans le sport,
- 48:36ça se ressent sur le haut niveau et sur la...
- 48:38performance des athlètes élites en France.
- 48:42Je pense que c'est pas là où ça se ressent le plus.
- 48:44C'est ce que dit Florent Manoudou dans la vidéo qu'on a vue un peu au début,
- 48:47c'est que tout le monde veut des médailles,
- 48:48des médailles,
- 48:49des médailles,
- 48:49mais on met pas l'argent derrière pour qu'il y ait des médailles.
- 48:51Je pense que ça se ressent le plus.
- 48:52On voit par exemple,
- 48:53avec les résultats des frères Lebrun au JO,
- 48:56je crois que c'est plus 30%
- 48:57au tennis de table,
- 48:58une difficulté à accueillir.
- 49:01C'est plus 30%
- 49:02de licenciés effectifs ou de demandes.
- 49:04En tout cas,
- 49:05une difficulté...
- 49:05C'est de licencier.
- 49:06C'est de licencier.
- 49:07Alors,
- 49:08heureusement qu'il commence à y avoir des annonces de mutualisation d'équipements,
- 49:13notamment d'accès aux équipements des collèges,
- 49:17des écoles,
- 49:19des lycées,
- 49:19je crois,
- 49:20aussi,
- 49:20pour le mouvement associatif,
- 49:23après les cours,
- 49:24afin de répondre à cette demande.
- 49:26Et il faut qu'on fasse ça.
- 49:28J'ai un de mes frères qui vit aux États-Unis,
- 49:29en Californie.
- 49:31Un week-end,
- 49:32j'allais jouer avec ses enfants au basket.
- 49:34Et puis,
- 49:35on est dans une école.
- 49:36J'y suis entré,
- 49:36je ne me suis même pas rendu compte.
- 49:38Oui,
- 49:38tu es dans la cour de l'école,
- 49:39ici,
- 49:39c'est comme ça.
- 49:40C'est ouvert.
- 49:41On n'a pas besoin d'aller aussi loin.
- 49:42Même en Suède,
- 49:43mon frère habite à Stockholm.
- 49:44Et effectivement,
- 49:45il y a des parcs pour enfants dans toutes les écoles.
- 49:48Et c'est accessible n'importe quelle heure du jour et de la nuit.
- 49:51Et pareil pour toutes les infrastructures sportives des établissements scolaires.
- 49:54On a des problèmes de gestion parce que les chaînes avec les cadenas sur les grilles des entrées de stade,
- 50:02c'est quelque chose...
- 50:03Aujourd'hui,
- 50:04vous ne pouvez plus jouer au foot naturellement sur un stade quand vous êtes gamin.
- 50:07Effectivement,
- 50:08ça crée des barrières parce que ceux qui ont les moyens vont faire un foot five avec leurs copains.
- 50:14Et puis ceux qui n'ont pas,
- 50:14ils n'ont plus de terrain de jeu.
- 50:16Et je pense qu'aujourd'hui,
- 50:17on a d'autres façons de gérer.
- 50:20On est habitué à la télésurveillance.
- 50:21Elle est partout maintenant.
- 50:22Des caméras,
- 50:22des cartes d'accès magnétiques.
- 50:23Vous laissez une caution et vous pouvez,
- 50:26entre gamins,
- 50:26venir jouer au foot sur un terrain.
- 50:28Je pense qu'il faut rénover aussi ces pratiques afin de rendre plus accessible.
- 50:32les équipements qui existent et qui ont besoin d'être rénovés aussi.
- 50:35Alors pour le haut niveau en France,
- 50:36on a l'INSEP.
- 50:38Aujourd'hui,
- 50:38il y a 762 sportifs de haut niveau qui sont entraînés dans le cadre de l'INSEP avec beaucoup de médaillés.
- 50:45On pense à
- 50:46Marie-Jo Pérec,
- 50:47Teddy Riner,
- 50:48etc.
- 50:50Mais il y a aussi de plus en plus d'athlètes de haut niveau français qui décident de s'entraîner à l'étranger.
- 50:54Le plus emblématique d'entre eux,
- 50:55c'est certainement Léon Marchand,
- 50:57notre multiple champion olympique,
- 50:59qui s'entraîne aux Etats-Unis avec un entraîneur
- 51:02américain.
- 51:03Alors,
- 51:03il a aussi un coach français,
- 51:04mais il s'entraîne quand même aux Etats-Unis.
- 51:06Est-ce que c'est grave que nos champions,
- 51:07comme Léon Marchand,
- 51:08se forment ailleurs ?
- 51:10En fait,
- 51:10une fois de plus,
- 51:11ça dit...
- 51:12Quand on parle du sport,
- 51:13déjà,
- 51:13la place du sport,
- 51:13elle n'est pas vraiment très solide en France.
- 51:16Mais si on parle de sport de haut niveau,
- 51:18c'est encore plus compliqué,
- 51:19pour les raisons que j'évoquais,
- 51:21la compétition,
- 51:21l'excellence.
- 51:23Par contre,
- 51:24on se réveille,
- 51:24on a les jeux,
- 51:25on veut des médailles.
- 51:26C'est un peu la difficulté.
- 51:30Et donc,
- 51:30on a des manques de compétences.
- 51:32Alors,
- 51:32on a eu un système,
- 51:33quand à Rome,
- 51:34il y a eu,
- 51:34je ne sais plus,
- 51:35cinq médailles ou aucune médaille d'or.
- 51:36En 1960,
- 51:38c'est De Gaulle qui a mis le corps des cadres techniques en place.
- 51:41Il y a l'INSEP qui est devenu l'INSEP tel qu'il est.
- 51:44Et on a surfé pendant longtemps sur ce système qui a été quand même assez efficace et qui a permis à la France,
- 51:49des années 80,
- 51:5090,
- 51:512000,
- 51:52d'avoir des médailles.
- 51:52Mais aujourd'hui,
- 51:53c'est un système qui s'essouffle.
- 51:54Il y a moins de cadres techniques.
- 51:55après on peut
- 51:56dire beaucoup de choses sur la gestion des cadres techniques,
- 51:58et je pense que ça pourrait être plus efficient,
- 52:00mais en tout cas,
- 52:00il y en a moins,
- 52:01ça c'est certain,
- 52:02et on n'a pas de système relais,
- 52:04en fait.
- 52:05On n'y arrive plus ?
- 52:06C'est ça que tu dis,
- 52:07un peu ?
- 52:08C'est compliqué de trouver des ressources,
- 52:09des compétences,
- 52:10les aménagements d'études aussi.
- 52:12Moi,
- 52:12je suis président d'un club d'athlétisme,
- 52:13on a beaucoup de jeunes qui partent aux États-Unis parce qu'ils ont des opportunités à un niveau donné,
- 52:18une reconnaissance de leur niveau sportif,
- 52:19qu'ils n'auraient jamais en France,
- 52:21pour aménager des études,
- 52:22pour avoir des bourses.
- 52:23Mais une fois de plus,
- 52:24c'est parce qu'il y a une reconnaissance de cette valeur sportive.
- 52:27Et c'est un vrai sujet,
- 52:28parce que est-ce que la France va devoir finir par sous-traiter ?
- 52:32sont au niveau à l'étranger,
- 52:35aux États-Unis,
- 52:37aux Pays-Bas ou dans d'autres endroits.
- 52:39Si on continue comme ça,
- 52:41on lancera l'idée à chaque fois qu'on fait un championnat,
- 52:43parce que finalement,
- 52:43on n'aura pas la main sur l'encadrement technique,
- 52:46sur les compétences,
- 52:47sur la formation.
- 52:48Et on dira,
- 52:49on a des sportifs,
- 52:50on a des résultats,
- 52:50parce que les universités américaines sont bonnes.
- 52:52Je pense à nos deux champions français en triathlon,
- 52:55Cassandre Beaugrand,
- 52:56médaillée d'or au JO de Paris,
- 52:57qui s'entraîne en Espagne aujourd'hui.
- 52:59Elle était avant en Angleterre.
- 53:01Léo Berger s'entraîne en France,
- 53:02mais il est entraîné par un entraîneur italien,
- 53:04pas un entraîneur français,
- 53:06et dans une structure privée,
- 53:07et pas une structure publique.
- 53:08Donc effectivement,
- 53:09même en triathlon,
- 53:11ça se ressent aujourd'hui.
- 53:12On n'a eu qu'une médaille en athlétisme l'année dernière,
- 53:14Sirena Samba Maella,
- 53:15vice-championne olympique du 100 mètres haies,
- 53:18entraînée aux Etats-Unis,
- 53:19hors du système universitaire américain,
- 53:21mais entraînée aux Etats-Unis.
- 53:22Après,
- 53:23on a eu une quatrième place,
- 53:24un coureur de 400 haies,
- 53:24Clément Ducos,
- 53:25en université aussi aux Etats-Unis.
- 53:28à Tennessee,
- 53:29et puis
- 53:30Alice Finault qui s'entraîne en Espagne.
- 53:32Donc il y avait la fuite des cerveaux,
- 53:34maintenant il y a la fuite des sportifs de haut niveau.
- 53:36Oui,
- 53:36mais le problème est un peu le même.
- 53:38Il n'y a plus de cerveaux et plus de sportifs.
- 53:39Le problème est un peu le même.
- 53:41Mon frère est chercheur,
- 53:42il est aux Etats-Unis,
- 53:43il est parti depuis
- 53:4430 ans maintenant.
- 53:45Il a été sportif aussi,
- 53:46il a fait les deux,
- 53:47mais il est depuis 30 ans parti.
- 53:49Mais c'est une fois de plus,
- 53:50c'est une question,
- 53:50est-ce que c'est important ou pas ?
- 53:52Est-ce qu'on valorise ça ?
- 53:53Est-ce qu'on valorise notre recherche ?
- 53:55comme il se doit ?
- 53:55Est-ce que c'est un investissement à moyen terme,
- 53:57à long terme que l'on doit faire ?
- 54:00De la même façon,
- 54:00pour le sport de haut niveau,
- 54:01dans le rayonnement,
- 54:03visiblement,
- 54:03quelqu'un comme De Gaulle l'avait compris en pleine guerre froide que c'était important,
- 54:06mais est-ce que c'est toujours important ou pas ?
- 54:08Si on dit non,
- 54:08on dit non,
- 54:09mais dans ce cas,
- 54:09qu'on n'espère pas avoir des médailles,
- 54:10si on dit oui,
- 54:11on y va.
- 54:12Si j'étais Emmanuel Macron,
- 54:14si j'étais accompagné de mon ministre des Sports et de mon ministre de l'Éducation nationale,
- 54:19qu'est-ce que tu nous dirais ?
- 54:22Je repenserai à son plan
- 54:23170 mesures pour faire de la
- 54:27France une nation sportive.
- 54:28C'était sur la table,
- 54:29écrit avec 170 mesures.
- 54:32Et il y a pas mal de choses qui étaient intéressantes dedans.
- 54:36Je pense que c'est une bonne plateforme de programme,
- 54:38mais après,
- 54:39il faut le financer.
- 54:40Ce n'est pas tout de décréter.
- 54:42Il faut le financer,
- 54:43mettre les moyens,
- 54:43analyser.
- 54:44Et puis surtout,
- 54:45je pense que ce que je dirais,
- 54:47c'est que c'est un enjeu avant tout,
- 54:49pour moi,
- 54:50de santé publique.
- 54:51Le sport est un formidable vecteur.
- 54:54Et quand on dit la santé publique,
- 54:55c'est la santé même du corps social.
- 54:57C'est un formidable vecteur de santé qu'on le voit individuellement ou pour une société.
- 55:02Et que c'est la principale raison pour moi d'investir.
- 55:04Et après,
- 55:05derrière...
- 55:05Tout ce qu'on investit dans le sport,
- 55:07ça nous permet de moins dépenser dans le traitement des maladies,
- 55:10dans la prise en charge de médicaments,
- 55:12etc.
- 55:12C'est rentable en fait d'investir dans le sport.
- 55:14Bien sûr,
- 55:15bien sûr,
- 55:15bien sûr.
- 55:15Sur plein de domaines.
- 55:16Donc la principale motivation,
- 55:18ça va être celle-là.
- 55:18Et je dirais que le haut niveau sera presque une conséquence.
- 55:21Bien sûr,
- 55:21il y a des aménagements spécifiques au niveau,
- 55:23mais si on a une base plus large de pratiquants,
- 55:26on aura aussi une base des résultats meilleurs.
- 55:29J'ai eu l'occasion de visiter un centre qui s'appelle Sports Science Institute of South Africa à Cape Town,
- 55:34qui a été créé par deux personnes qui regardaient finalement,
- 55:37l'un au microscope,
- 55:38ce que l'autre regardait au macroscope.
- 55:41L'un,
- 55:42c'est Mornay Duplessis,
- 55:43qui a été capitaine du 15 victorieux des Springboks.
- 55:46et puis un chercheur en physiologie qui s'appelle Tim Knox et Tim Knox constatait dans la population sud-africaine une réduction des capacités physiques et l'autre constatait on n'a plus de joueurs comme avant,
- 55:58donc ils se sont dit mais en fait on regarde la même chose différemment et ils ont créé cet institut qui traite les deux sujets de front,
- 56:03la performance sportive et la condition physique la capacité cardio-respiratoire et la condition physique de la jeunesse sud-africaine
- 56:10Guillaume, un message à Emmanuel Macron
- 56:12Je dirais qu'il y a une étude récente qui montre que 1€ dépensé dans le sport permet justement une baisse des coûts de 13€,
- 56:20alors que ce soit sur la santé,
- 56:21mais aussi la cohésion sociale,
- 56:23l'environnement.
- 56:24Je vais investir.
- 56:26Mais par contre,
- 56:27ça demande un investissement et ça demande aussi une autre considération.
- 56:31Et notamment sous l'école,
- 56:32je dirais qu'on a un modèle qui pourrait être aussi renforcé.
- 56:36On a beaucoup parlé d'EPS,
- 56:37mais on a aussi le sport scolaire,
- 56:38c'est assez atypique en
- 56:39Europe.
- 56:40Le sport scolaire,
- 56:40ça permet ces passerelles.
- 56:41On a plein de champions,
- 56:42justement,
- 56:43qui sont passés par l'UNSS au collège et au lycée.
- 56:46Et ça permet déjà ces partenariats.
- 56:48Donc,
- 56:48à un moment donné,
- 56:49plutôt que faire parfois de la communication et des dispositifs qui se surajoutent et finalement créer un millefeuille,
- 56:54et ça,
- 56:54on sait bien le faire en France,
- 56:56on pourrait déjà partir de l'existant,
- 56:58le renforcer,
- 56:58travailler entre l'éducation nationale,
- 57:01sport,
- 57:01mais aussi la jeunesse et vie associative,
- 57:03à travers ces partenariats.
- 57:05à travers ce chiffre,
- 57:06bien montrer que justement,
- 57:07il y a une importance d'investir et ne pas penser le sport comme un coût.
- 57:11Merci beaucoup messieurs,
- 57:12le message est passé.
- 57:13C'était vraiment passionnant,
- 57:15c'est un sujet dont on pourrait parler pendant des heures.
- 57:17Je m'adresse à nos auditeurs,
- 57:18n'hésitez pas à laisser votre avis en commentaire,
- 57:20parce que je sais que c'est un sujet qui fait débat.
- 57:22Est-ce qu'il faut faire plus de sport à l'école ?
- 57:24Est-ce qu'il faut augmenter le coefficient des notes en EPS,
- 57:27etc. ?
- 57:27Dites-nous ce que vous en pensez.
- 57:29Abonnez-vous aussi à SafePace pour ne pas rater les prochains épisodes.
- 57:32Et cher Stéphane,
- 57:33c'est l'heure de l'interview tapis.
- 57:34Justement,
- 57:35on va lutter contre la sédentarité.
- 57:36Exactement,
- 57:37je vais essayer de compenser mes heures de sédentarité.
- 57:40Voilà,
- 57:40t'es resté assis une heure,
- 57:41et maintenant tu vas courir sur le tapis.
- 57:43On va voir si tu réponds aux questions.
- 57:44C'est l'heure de l'interview tapis.
- 57:49C'est bon Stéphane,
- 57:50t'es échanfé.
- 57:50On peut y aller.
- 57:51Le concept est très simple,
- 57:53tu le connais.
- 57:53A chaque mauvaise réponse,
- 57:54la vitesse augmente.
- 57:55On va voir jusqu'à quelle vitesse tu tiens.
- 57:57Je crois que le record actuel c'est Félix Bourg,
- 57:59le marathonien.
- 58:0123 km heure et 3%
- 58:03de pente.
- 58:03C'est la tête et les jambes là.
- 58:06C'est la nouvelle version de la tête et les jambes.
- 58:07C'est tout pour toi quoi.
- 58:08Allez c'est parti,
- 58:09première question.
- 58:10Quel est le taux de réussite au bac toutes filières confondues en 2025 ?
- 58:1388%.
- 58:1491,8%
- 58:17en 2025.
- 58:18Allez,
- 58:18j'en prends un.
- 58:19Je prends un km heure.
- 58:19Ce qui est bien c'est qu'avec toi tu les ajoutes tout de suite,
- 58:21c'est pas à moi de le faire.
- 58:22Il est généreux dans l'effort.
- 58:25Depuis quelle année l'EPS est une épreuve du baccalauréat ?
- 58:28Soixante...
- 58:3115 1959 Waouh ça fait longtemps Allez on passe à 12 km heure
- 58:37En fait on est une nation sportive depuis 1959 les deux GDS
- 58:41Tout va bien
- 58:42Qui est
- 58:43Youzidi ?
- 58:45C'était cet été au Mondiaux de Natation
- 58:48à Singapour.
- 58:49J'ai pas suivi,
- 58:49j'avais piscine.
- 58:50Bon.
- 58:52C'est une nageuse chinoise devenue à 12 ans la plus jeune médaillée de l'histoire des mondiaux de natation cet été au Mondiaux de Singapour.
- 59:00Elle a gagné la médaille de bronze en relais sur
- 59:024x200m de nage libre.
- 59:04Allez,
- 59:04on passe à 13 km heure.
- 59:07Comme t'es consultant France Télé,
- 59:08je me permets de te poser des questions hors athlétisme puisque...
- 59:10Oui,
- 59:10bien sûr,
- 59:10bien sûr.
- 59:11C'est une bonne guerre.
- 59:12Hum...
- 59:15Quelle est la discipline la plus pratiquée par les jeunes filles en France en se basant sur le nombre de licenciés ?
- 59:20La discipline la plus pratiquée par les jeunes filles...
- 59:22L'équitation.
- 59:23Bonne réponse !
- 59:24L'équitation !
- 59:24Avec 315 000 licences.
- 59:28C'est énorme,
- 59:29je ne pensais pas que c'était autant.
- 59:30Quel était l'âge moyen des athlètes français au jeu de Paris ?
- 59:3327.
- 59:3426,9.
- 59:35Parfait !
- 59:36Bonne réponse Stéphane !
- 59:37Ça c'est facile,
- 59:38c'est l'âge moyen du médaillé au jeu.
- 59:40C'est l'âge moyen de ?
- 59:41L'âge moyen d'un médaillé au jeu en athlètes c'est 27,
- 59:42à peu près.
- 59:43Et bah voilà,
- 59:43t'es tombé pile dedans.
- 59:45A quel âge la japonaise Coco Yoshizawa est-elle devenue championne olympique de skate à Paris ?
- 59:52Ah merde,
- 59:52je sais la Tokyo,
- 59:53elle avait 13 ans.
- 59:54Je sais même pas si c'est la même.
- 59:55On va dire que c'est la même.
- 59:56Non,
- 59:56elle a pas fait double.
- 59:58Euh,
- 59:58bon 13 ans Paris,
- 59:59allez.
- 59:5914 ans,
- 1:00:00allez je te l'accorde,
- 1:00:0114 ans.
- 1:00:02Le podium était complété d'une autre japonaise,
- 1:00:04Lise Akama,
- 1:00:0515 ans,
- 1:00:06et la brésilienne Raissa Leal,
- 1:00:0816 ans.
- 1:00:09Donc on avait un podium entièrement mineur pour le skate.
- 1:00:14le skate.
- 1:00:15Qui est le plus jeune des frères Lebrun ?
- 1:00:17Félix ou Alexis ?
- 1:00:19Félix !
- 1:00:20Bonne réponse,
- 1:00:20Félix Legrin,
- 1:00:2119 ans.
- 1:00:22Son frère Alexis est âgé de 23 ans.
- 1:00:25Quel âge avait Kylian Jornet lorsqu'il a remporté pour la première fois l'Ultra Trail du Mont Blanc en
- 1:00:302008 ? 23.
- 1:00:3219 ans !
- 1:00:33J'allais dire 19 mais je me suis rendu très jeune.
- 1:00:34On passe à 14 km heure mais Kylian était vraiment un prodige précoce comme on dit.
- 1:00:39Qui est le plus jeune de nous quatre ?
- 1:00:41Entre
- 1:00:41Charlotte, Bud Belobre,
- 1:00:43Hugo Tormento et moi-même.
- 1:00:45Attention,
- 1:00:46cette réponse peut t'exposer à beaucoup de questions.
- 1:00:485 km heure d'un coup,
- 1:00:49si t'es désagréable !
- 1:00:52Alors,
- 1:00:52comme c'est lui qui a la main sur le truc,
- 1:00:53je vais pas le fâcher.
- 1:00:56Le plus jeune,
- 1:00:57ou la plus jeune.
- 1:00:58Le plus jeune ou la plus jeune de nous quatre.
- 1:01:01Bien !
- 1:01:01Hugo Tarmento,
- 1:01:0232 ans,
- 1:01:03il est fort !
- 1:01:06Qui est championne de France de trail court en titre ?
- 1:01:09La championne en titre de trail court.
- 1:01:11C'est précis.
- 1:01:12Le nom,
- 1:01:12quand tu viens de me le dire,
- 1:01:12je le connais,
- 1:01:13mais non.
- 1:01:13Cécile Jarousseau.
- 1:01:14Merci.
- 1:01:15On passe à 15 km heure.
- 1:01:16On a l'impression que t'es vraiment en footing alors que t'es à 15 km heure.
- 1:01:20C'est assez agaçant pour tout te dire Stéphane.
- 1:01:22Je rebondis.
- 1:01:22C'est vrai que t'as une footée vraiment bondissante.
- 1:01:26Noël Vandernot est le plus jeune médaillé olympique français.
- 1:01:30Il a décroché deux médailles de bronze en aviron pendant les JO de 1936.
- 1:01:35Quel âge avait-il ?
- 1:01:37Au moment de sa médaille de bronze en aviron,
- 1:01:4017 ans.
- 1:01:42Il avait 12 ans.
- 1:01:43Ah ouais quand même.
- 1:01:44Noël 22 en 2
- 1:01:45le plus jeune médaillé olympique de l'histoire de France.
- 1:01:48On passe à 16 km heure.
- 1:01:50Ça va rester à ça de mettre des petits comme ça sur un bateau.
- 1:01:5412 ans,
- 1:01:55ça fait combien de mois ?
- 1:01:5672 ?
- 1:01:58Bah non,
- 1:01:5812,
- 1:01:5812...
- 1:01:58144 !
- 1:01:58144 !
- 1:02:01144 !
- 1:02:02Oh là là là là là !
- 1:02:02144,
- 1:02:03pardon.
- 1:02:04144,
- 1:02:04bonne réponse !
- 1:02:04Bonne réponse.
- 1:02:05Génial.
- 1:02:07Pourquoi s'est fait connaître Constance Scherrer ces dernières semaines ?
- 1:02:12pour aller une traversée,
- 1:02:13des marathons non ?
- 1:02:16Non,
- 1:02:16tu vas prendre ton 17 km.
- 1:02:20Elle est devenue à 26 ans la plus jeune française à gravir l'Everest.
- 1:02:23Le 19 mai
- 1:02:252025. C'est de l'aventure.
- 1:02:29Et ce qui est beau dans son histoire,
- 1:02:30c'est qu'elle l'a fait pour disperser les cendres de...
- 1:02:32Son papa,
- 1:02:33sur les plus hauts sommets du monde,
- 1:02:35c'était ses dernières volontés.
- 1:02:37Quelle distance faisait le parcours du championnat du monde de trail court en septembre 2025 à Canfran ?
- 1:02:43En 31.
- 1:02:4344,5 km,
- 1:02:453469 de dénivelé positif.
- 1:02:48Il a été remporté en 4h42.
- 1:02:50On passe à 18 km heure.
- 1:02:52T'as vraiment toujours pas l'air fatigué.
- 1:02:53Si,
- 1:02:53si,
- 1:02:53bref.
- 1:02:54Si,
- 1:02:54ça commence à être quand même un peu...
- 1:02:55Bon,
- 1:02:56combien fonds...
- 1:02:57Allez Stéphane,
- 1:02:57allez.
- 1:02:59Alors attention,
- 1:03:00combien font 44,5 km en miles ?
- 1:03:0425 miles.
- 1:03:0627,65 miles en 1 km,
- 1:03:08ça fait 0,62 miles.
- 1:03:10Allez,
- 1:03:11on passe à 19 km heure.
- 1:03:12Allez,
- 1:03:13dernière question.
- 1:03:15Tu peux arrêter à tout moment.
- 1:03:16Oui,
- 1:03:16mais je suis joueur.
- 1:03:19Victor Richard a remporté le Thor des géants il y a quelques semaines.
- 1:03:23Quel était son temps à 10 minutes près ?
- 1:03:27A ton avis,
- 1:03:27combien d'heures ?
- 1:03:2864 heures.
- 1:03:29Ouf !
- 1:03:31Ouf !
- 1:03:31Je te l'accorde,
- 1:03:32c'est 66.
- 1:03:33Allez,
- 1:03:33je te l'accorde,
- 1:03:34je te l'accorde.
- 1:03:35Allez,
- 1:03:36allez,
- 1:03:36allez,
- 1:03:37allez,
- 1:03:37allez,
- 1:03:39allez !
- 1:03:39Encore une.
- 1:03:39Qui est
- 1:03:40Gunther Hallas ?
- 1:03:42Il a une particularité.
- 1:03:44Un marathonien hongrois.
- 1:03:45Alors,
- 1:03:46c'est un marathonien,
- 1:03:47mais sa particularité,
- 1:03:48c'est pas d'être hongrois.
- 1:03:51Je me suis la languée Ausha.
- 1:03:53C'est un coureur de 83 ans qui a été finisher du
- 1:03:5650ème marathon de Berlin,
- 1:03:5750 ans après avoir remporté la toute première édition.
- 1:04:00Ah ouais,
- 1:04:01non.
- 1:04:01Allez,
- 1:04:02on passe à 20 km heure.
- 1:04:03Tu t'arrêtes
- 1:04:07Bravo Stéphane !
- 1:04:10Super !
- 1:04:12Bravo,
- 1:04:13bravo !
- 1:04:13Je précise un petit détail,
- 1:04:14c'est que Stéphane avait oublié ses chaussures de run.
- 1:04:17Donc il a quand même couru à
- 1:04:1919 km heure avec des chaussures de ville.
- 1:04:22T'avais pas de talons quand même !
- 1:04:23Des sneakers on va dire !
- 1:04:24Des sneakers un peu lourdes,
- 1:04:26donc ça compliquait la performance.
- 1:04:28Bravo !
- 1:04:29Qu'est-ce que t'as pensé de l'exercice ?
- 1:04:31Bien,
- 1:04:31bien mais après ça tourne pas forcément.
- 1:04:34On dit que ça fait du bien au cerveau,
- 1:04:35l'activité physique.
- 1:04:36Après.
- 1:04:38Merci beaucoup Stéphane,
- 1:04:39en tout cas c'était vraiment un honneur de te recevoir aujourd'hui.
- 1:04:40On espère que cette première expérience SafePace t'a plu.
- 1:04:44Tu seras le bienvenu quand tu veux.
- 1:04:46Merci Guillaume,
- 1:04:47de nous avoir apporté ton expertise.
- 1:04:50Merci à vous,
- 1:04:51la team.
- 1:04:52Et puis on remercie également Clara de Beaujon et Amine Kidia qui nous ont aidé à préparer tous ces épisodes.
- 1:04:56On les embrasse et on vous embrasse à vous qui suivez SafePace,
- 1:04:59n'hésitez pas à vous abonner et à très vite pour un prochain épisode.
- 1:05:02Bye bye !
- 1:05:10le podcast des sports d'endurance présenté par hugo clément