Latest / JUNKO - Explorer sa vie professionnelle, sa carrière et ouvrir le champ des possibles de son évolution professionnelle. / #7 [SOLO] - Quand le confort devient inconfortable
Transcript
- 0:21Bonjour et bienvenue sur Juneco,
- 0:22le podcast qui vous accompagne dans votre réflexion professionnelle et vous aide à construire une carrière qui vous ressemble.
- 0:28Je suis Florence Verdier,
- 0:29coach spécialisé en évolution et transition professionnelle.
- 0:32Dans chaque épisode,
- 0:33je partage avec vous des outils,
- 0:35des réflexions et des histoires inspirantes
- 0:38pour vous aider à clarifier vos aspirations et pour passer à l'action.
- 0:42Que vous soyez en quête d'idées,
- 0:43de motivation ou d'un nouveau départ,
- 0:45ce podcast est là pour vous accompagner,
- 0:47pour vous guider.
- 0:49Et si vous l'appréciez,
- 0:50pensez à lui donner un avis 5 étoiles et à laisser un joli commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée.
- 0:55C'est la meilleure façon de soutenir d'une co et de permettre à d'autres de les découvrir.
- 1:00Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour et je vous souhaite une très belle écoute.
- 1:10Salut,
- 1:11salut !
- 1:11Bienvenue dans le tout nouvel épisode de June Cove.
- 1:15Alors,
- 1:15aujourd'hui,
- 1:15je vais vous parler d'un sujet.
- 1:17Un sujet que je côtoie pas mal quand même dans mes accompagnements de coaching et que j'ai vécu moi-même à certains moments de ma vie professionnelle,
- 1:24c'est quand le confort devient inconfortable.
- 1:28Alors,
- 1:28c'est ce moment étrange où tout semble en place.
- 1:32Sur le papier,
- 1:33le job,
- 1:33il coche toutes les cases.
- 1:36Il est stable,
- 1:37le salaire est correct,
- 1:38même parfois…
- 1:39Très bon,
- 1:40les collègues sont hyper sympas,
- 1:42l'équilibre vie pro-perso est là,
- 1:45et pourtant,
- 1:45quelque chose coince.
- 1:47Une sorte de vie diffus,
- 1:49un manque d'élan,
- 1:50une énergie qui se tasse.
- 1:52Ce n'est pas un burn-out,
- 1:53ce n'est pas une crise,
- 1:55mais c'est une sensation d'être à côté de soi-même.
- 1:58Alors aujourd'hui,
- 1:58je vous propose d'explorer ce paradoxe,
- 2:00de comprendre ce qu'il nous dit et surtout de voir comment on peut avancer sans forcément tout plaquer.
- 2:07Alors,
- 2:07on parle beaucoup de souffrance au travail,
- 2:09de reconversion après burn-out,
- 2:11de borrower,
- 2:12de harcèlement.
- 2:12Ce sont des réalités graves,
- 2:14visibles,
- 2:14qu'on reconnaît de plus en plus.
- 2:16Mais il existe une autre forme de malaise,
- 2:19plus subtile et presque taboue,
- 2:21celle de ne pas être mal,
- 2:24mais de ne pas être bien non plus.
- 2:26C'est comme si tout était OK,
- 2:28sauf toi.
- 2:29Comme si l'extérieur était aligné,
- 2:31mais que l'intérieur ne suivait pas.
- 2:34Alors,
- 2:34tu entends autour de toi ?
- 2:36Mais tu as un très bon poste,
- 2:37tu ne vas pas te plaindre,
- 2:39tu as des super conditions de travail.
- 2:41Et puis tu finis tôt,
- 2:42tu peux profiter de ta famille,
- 2:43mais c'est tellement rare aujourd'hui.
- 2:45Attends,
- 2:46mais moi,
- 2:46je rêve en fait d'avoir ta situation.
- 2:48Alors,
- 2:49tu te tais,
- 2:50tu ravales ce léger inconfort,
- 2:53tu tentes de le rationaliser,
- 2:55mais plus tu le nies et plus il s'installe.
- 2:58Et ce que je veux te dire aujourd'hui,
- 3:00c'est que ce ressenti,
- 3:01il m'est d'exister.
- 3:03Ce n'est pas du caprice,
- 3:04ce n'est pas un manque.
- 3:05de gratitude.
- 3:07C'est un signal fait,
- 3:08une alerte douce,
- 3:09mais bien présente.
- 3:11Alors,
- 3:11je te l'ai dit,
- 3:12moi,
- 3:12je l'ai déjà vécu.
- 3:13Alors,
- 3:13vraiment,
- 3:14les deux pieds dedans.
- 3:15À un moment de ma vie professionnelle,
- 3:17je dirigeais un cabinet infirmier avec une associée qu'on avait créée toutes les deux.
- 3:21Vraiment,
- 3:22tout était parfait.
- 3:23Je ne vais pas te mentir.
- 3:24Condition de travail au top,
- 3:26mon associée super,
- 3:28l'équipe qu'on avait montée au top.
- 3:30Je travaillais dans des très bonnes conditions,
- 3:33dans une très bonne ambiance.
- 3:34L'organisation du travail me permettait d'avoir vraiment du temps pour moi.
- 3:39Les horaires qu'on faisait,
- 3:40malgré le métier qu'on avait,
- 3:41étaient très corrects.
- 3:43Vraiment,
- 3:44rien à dire.
- 3:44Je gagnais un très bon salaire.
- 3:46Je n'avais aucune peur financière.
- 3:47Tout était très stable,
- 3:48même sur le plan financier.
- 3:49Mais vraiment,
- 3:50zéro raison de remettre ça en cause.
- 3:54Et pourtant,
- 3:55moi,
- 3:55au fond de moi,
- 3:57j'étais là,
- 3:58mais je n'étais pas là.
- 3:59Alors,
- 4:00ça a commencé par partir en formation.
- 4:03C'est la solution que j'ai trouvée pour pallier à ça,
- 4:07pour adoucir cet inconfort.
- 4:08Donc,
- 4:08je suis partie faire toute une année universitaire,
- 4:11un diplôme universitaire de prise en charge de la douleur,
- 4:14deux jours par mois,
- 4:15qui me permettait d'être deux jours par mois,
- 4:17en fait,
- 4:18en moins au cabinet.
- 4:19J'ai compris ça,
- 4:20que ce n'était pas forcément pour monter en compétence que je le faisais,
- 4:23mais c'était pour être moins au cabinet.
- 4:24Après,
- 4:25je me suis dit,
- 4:25oui,
- 4:26mais du coup...
- 4:26Du coup,
- 4:26travailler les week-ends,
- 4:27c'est dur aussi.
- 4:28Alors,
- 4:28j'ai enlevé des week-ends.
- 4:29Et puis,
- 4:29j'ai enlevé des vendredis.
- 4:30Et puis,
- 4:30ça devenait ridicule parce que je travaillais plus que 8 à 10 jours par mois.
- 4:34Donc,
- 4:34à un moment donné,
- 4:35quand j'avais écumé toutes les solutions possibles pour réduire cet inconfort,
- 4:38il fallait que je me confronte à la réalité.
- 4:41Alors,
- 4:42il y a plusieurs raisons possibles à cet inconfort.
- 4:46Et elles ne sont pas rationnelles,
- 4:48elles sont existentielles.
- 4:50La raison numéro un,
- 4:51c'est que l'humain est un être en mouvement.
- 4:54Même quand on a atteint un équilibre,
- 4:56on a besoin de continuer à apprendre,
- 4:57à créer,
- 4:58à se sentir utile.
- 5:00Quand tout devient trop prévisible,
- 5:01trop routiné,
- 5:03on peut se faner.
- 5:04doucement.
- 5:05La raison numéro deux,
- 5:06c'est que le confort peut anesthésier.
- 5:08En fait,
- 5:08il va créer une bulle où ça va devenir difficile d'entendre sa petite voix intérieure.
- 5:14C'est comme un bon cocon tout douillet qui va finir par devenir étouffant.
- 5:20La raison numéro trois,
- 5:21c'est que nos besoins évoluent.
- 5:23C'est peut-être qu'à un moment,
- 5:24ce job répondait à un besoin,
- 5:26qu'il a été un tremplin,
- 5:27qu'il a été une marche,
- 5:29mais qu'aujourd'hui,
- 5:30ce n'est peut-être plus le cas.
- 5:32La quatrième raison,
- 5:33c'est le regard des autres.
- 5:34il y a clairement une pression silencieuse autour du mot réussite.
- 5:38Quand tu as coché toutes les cases,
- 5:40le statut,
- 5:40le salaire,
- 5:41les horaires,
- 5:43il devient presque indécent de se dire
- 5:46« moi, ce n'est pas top,
- 5:48je m'ennuie,
- 5:49je ne suis pas au top » .
- 5:50Et cette tension entre le « ça devrait aller »
- 5:54et le « ça ne va pas »
- 5:55va venir créer un profond tiraillement intérieur.
- 6:00Alors,
- 6:00OK,
- 6:00maintenant que tout ça est dit,
- 6:01mais qu'est-ce qu'on peut faire,
- 6:02en fait,
- 6:03avec cet inconfort ?
- 6:04Alors,
- 6:04je vais vous donner quatre clés.
- 6:06La première clé,
- 6:06c'est déjà écouter avant d'agir.
- 6:09La tentation première,
- 6:10en fait,
- 6:11c'est que quand quelque chose nous dérange,
- 6:12c'est de vouloir en sortir très vite.
- 6:15On fantasme parfois à un changement radical,
- 6:18un saut vers autre chose,
- 6:20mais sans savoir ni où,
- 6:21ni pourquoi.
- 6:23Entre nous qui n'a jamais pensé à dire « OK,
- 6:25je plaque tout,
- 6:26je veux vendre des mojitos sur une plage au Brésil » .
- 6:28Voilà.
- 6:29Mais d'abord,
- 6:31si on ralentissait.
- 6:33Avant de changer quoi que ce soit,
- 6:35il est essentiel de comprendre ce qui se joue.
- 6:37Qu'est-ce qui coince vraiment ?
- 6:38Est-ce que c'est une fatigue passagère ou est-ce que c'est un vrai désalignement ?
- 6:42Est-ce que c'est un ennui ponctuel ou juste un besoin d'évolution plus profond ?
- 6:47La deuxième clé,
- 6:48c'est de travailler en rapport au travail.
- 6:50Ce n'est pas toujours le job en lui-même qui est en cause.
- 6:53C'est parfois la place que tu y prends,
- 6:55les marges de manœuvre que tu crois ne...
- 6:57pas avoir et que tu n'as jamais testé.
- 6:59Alors pose-toi ces questions.
- 7:01Et si je pouvais réinventer ma manière d'exercer ce poste ?
- 7:04Est-ce qu'il existe des projets transverses ou des idées que je n'ai pas encore proposées ?
- 7:09Est-ce que je peux révisiter mes missions,
- 7:11en garder certaines ou en déléguer d'autres ?
- 7:14D'ailleurs,
- 7:15je pense à une personne avec qui j'ai échangé justement,
- 7:19qui vraiment clairement a un job de rêve.
- 7:22Voilà,
- 7:22jeune trentenaire,
- 7:23déjà un très bon salaire,
- 7:25super horaire,
- 7:25super équilibre.
- 7:27plein de choses à côté,
- 7:28tout est OK,
- 7:29mais en fait,
- 7:29elle s'ennuie profondément dans ses missions.
- 7:32Et là,
- 7:32je l'ai challengée pour dire,
- 7:33OK,
- 7:33mais attends,
- 7:33mais tu as été tout explorée là,
- 7:35avant de penser à partir de ce job,
- 7:38tu as tout potentialisé.
- 7:39Et là,
- 7:40en fait,
- 7:40au fur et à mesure des échanges,
- 7:42elle est venue à me parler de la RSE,
- 7:44donc tous les enjeux sociétaux des entreprises.
- 7:46Et pour vous la faire courte,
- 7:47en fait,
- 7:47deux jours après,
- 7:48en fait,
- 7:48elle a demandé une formation à son boss sur la RSE,
- 7:52alors que ce n'est pas du tout dans ses missions de base.
- 7:55Deux jours après,
- 7:55ça a été accepté.
- 7:56Et là,
- 7:56elle devrait la faire d'ici la fin du mois ou le mois prochain,
- 8:01je ne sais plus,
- 8:01mais ça va être rapide.
- 8:02Donc voilà,
- 8:03parfois remettre du sens dans ce qu'on fait ou comment on le fait peut suffire à se reconnecter à son job.
- 8:09La clé numéro 3,
- 8:10c'est ramener de la nouveauté ailleurs.
- 8:13Le piège du travail parfait,
- 8:16c'est de vouloir qu'il nous nourrisse dans toutes les dimensions.
- 8:19Or,
- 8:19ce n'est ni réaliste,
- 8:21ni toujours parfois même souhaitable.
- 8:23Tu peux t'autoriser à aller chercher l'élan ailleurs.
- 8:26pour redonner du souffle à ta vie globale.
- 8:28Et tu sais quoi ?
- 8:29Ce petit souffle,
- 8:30d'ailleurs,
- 8:31a souvent un effet domino.
- 8:33Il va redonner du sens,
- 8:34de la confiance,
- 8:35et parfois,
- 8:36il fait évoluer même dans ta posture,
- 8:37dans le travail aussi.
- 8:39Et ce n'est pas un à-côté inutile,
- 8:41c'est une soupape,
- 8:42un terrain de jeu,
- 8:43un espace d'expression,
- 8:44de créativité que le pro,
- 8:46à ce moment-là,
- 8:47ne peut pas te couvrir.
- 8:48La clé numéro
- 8:494, c'est de revenir à tes essentiels.
- 8:52Quand on reste longtemps dans une situation,
- 8:55confortable.
- 8:56On oublie parfois pourquoi on l'a choisi.
- 8:58Et on oublie aussi que nos besoins évoluent.
- 9:00Ce job,
- 9:01à l'époque,
- 9:02il répondait peut-être à un besoin pour toi,
- 9:04à ce moment-là.
- 9:05À une envie de reconnaissance sociale,
- 9:08à une logique très concrète,
- 9:09payer un prêt,
- 9:10équilibrer la vie familiale,
- 9:12un besoin de sécurité.
- 9:13Mais aujourd'hui,
- 9:13est-ce que tout ça,
- 9:14c'est encore pertinent ?
- 9:15Et ce que je crois profondément,
- 9:17c'est que ce type d'inconfort,
- 9:19peut-être une chance.
- 9:20Oui,
- 9:21je sais,
- 9:21c'est pénible,
- 9:22c'est...
- 9:23difficile,
- 9:23c'est inconfort en fait.
- 9:25On le sous-estime et je suis bien d'accord avec toi.
- 9:28Mais toujours est-il que quand il arrive,
- 9:30c'est souvent que tu as suffisamment de stabilité pour aussi écouter ton intuition,
- 9:34que tu peux te prendre ce recul,
- 9:36que ton système nerveux est assez apaisé pour entendre ce qui veut émerger.
- 9:41Ce n'est pas forcément un problème à résoudre.
- 9:44Et parfois,
- 9:44cette croissance qui vient sonner à ta porte ne passe pas forcément par une reconversion radicale.
- 9:51Elle passe par un changement de posture intérieure,
- 9:53une nouvelle manière d'incarner sa vie professionnelle.
- 9:57Alors voilà ce que je voulais te partager aujourd'hui.
- 10:00Ce n'est pas parce que ton job coche toutes les cases,
- 10:03que tout a l'air d'aller bien sur le papier,
- 10:05que tu dois rester là,
- 10:07sans bouger,
- 10:08sans évoluer,
- 10:09sans rien changer.
- 10:10Tu as le droit d'aller chercher plus d'élan,
- 10:13plus de joie,
- 10:14plus de toi.
- 10:16Alors ce que je vais te demander d'abord,
- 10:18c'est de ne pas culpabiliser et ensuite c'est d'oser en parler.
- 10:22Et n'oublie pas,
- 10:23chez Junko,
- 10:24on croit que le mouvement crée la chance.
- 10:26Et ce mouvement,
- 10:27parfois,
- 10:27il commence juste par une question.
- 10:30T'en sers.
- 10:31Je te remercie beaucoup pour ton écoute.
- 10:34Si l'épisode t'a plu,
- 10:36n'hésite pas à le partager.
- 10:38Tu peux aussi m'écrire pour me dire ce que ça a réveillé chez toi.
- 10:41Tu seras toujours le ou la bienvenue.
- 10:43Et si tu sens que c'est le moment de te poser les bonnes questions sur ta trajectoire professionnelle,
- 10:48tu sais où me trouver.
- 10:50Alors,
- 10:50on se retrouve très vite pour un prochain épisode de Junko.
- 10:54et en attendant...
- 10:55Prenez soin de vous et de vos projets professionnels.
- 10:59Bye bye !