Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / 130K followers, 0 pub, 0 levée : le branding derrière 2 ventes toutes les 30 sec | Camille Azoulai Lellouche | Déclic 349
Transcript
- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast,
- 0:11j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- 0:23Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:25bien accompagné,
- 0:26je suis avec Camille Azoulay-Lelouch.
- 0:28Comment tu vas ?
- 0:29Je vais te dire un histoire,
- 0:30merci beaucoup Alec de me recevoir.
- 0:32Eh bien écoute,
- 0:32avec grand grand plaisir,
- 0:34comme je te disais en off,
- 0:35c'est un sujet qui me tient à cœur.
- 0:36Quand on parle de nourriture et qu'en plus on parle de nourriture saine,
- 0:41avec des valeurs que vous défendez,
- 0:43je ne peux qu'être heureux de faire cet épisode,
- 0:45j'ai plein de questions à te poser.
- 0:46Mais avant,
- 0:46je vais te présenter,
- 0:47tu es la cofondatrice de Funky,
- 0:49créée il y a 9 ans,
- 0:50une marque qui réinvente le petit déjeuner avec des recettes saines.
- 0:54Tu as commencé avec une volonté simple.
- 0:56imposer des produits gourmands mais meilleurs pour la santé en grande distribution.
- 1:00Aujourd'hui,
- 1:00vous avez 25 collaborateurs dans l'équipe et une présence dans plus de 4000 magasins.
- 1:04Funky,
- 1:05c'est deux produits vendus toutes les 30 secondes et plus de 130 000 followers sur les réseaux sociaux.
- 1:10Tu as été connu aussi pour avoir doublé votre chiffre d'affaires cette année grâce à votre passage dans Qui veut être mon associé ?
- 1:16Détaché de l'opérationnel de Funky,
- 1:17tu as lancé Atelier Camille,
- 1:19agence de conseil en stratégie de marque et communication également.
- 1:22Et dans cet épisode,
- 1:23On va décortiquer comment on casse un marché verrouillé,
- 1:26comment on crée sa place sur ce marché et comment on construit une marque qui rassemble une vraie communauté.
- 1:32Bienvenue sur le Déclic,
- 1:33Camille.
- 1:33Merci beaucoup pour cette présentation.
- 1:35Avec plaisir.
- 1:36J'ai une première question pour toi.
- 1:38Quand tu lances Funky,
- 1:39tu es encore étudiante.
- 1:40Pourquoi tu décides de te lancer dans l'alimentaire à ce moment-là ?
- 1:44Alors,
- 1:45pas une volonté préméditée du tout à l'époque puisque quand je lance Funky,
- 1:50en effet,
- 1:50j'ai 21 ans.
- 1:52Et je ne me destine pas du tout à l'entrepreneuriat initialement,
- 1:55puisque je me vois plutôt suivre la voie,
- 1:59enfin une voie beaucoup plus classique.
- 2:01Moi,
- 2:01j'ai toujours,
- 2:02petite,
- 2:03voulu être plutôt artiste,
- 2:05je voulais faire des écoles d'art,
- 2:07etc.
- 2:08Et mes parents m'ont vite dit,
- 2:10non,
- 2:11en fait,
- 2:11tu feras Sciences Po,
- 2:12il faut qu'elle gagne,
- 2:13puis après,
- 2:13on verra.
- 2:14Et donc,
- 2:16j'ai fait Sciences Po,
- 2:16et je me suis finalement passionnée des choses que j'apprenais.
- 2:20Et je me voyais plutôt faire des études en master en communication et du coup,
- 2:25une carrière en communication entre la France et l'Asie puisque je faisais un double diplôme entre Paris et Shanghai.
- 2:31Et donc,
- 2:32je suis rentrée quand j'avais 20 ans à Paris pour initialement uniquement une année.
- 2:38En tout cas,
- 2:38c'est ce que je pensais.
- 2:40Première année de master.
- 2:41Et là,
- 2:42en fait,
- 2:42je commence à faire des stages en agence de com.
- 2:44Plus ma première année de master,
- 2:47j'avais un gros d'entrepreneuriat.
- 2:49qui était un petit peu mon exutoire et mon terrain de jeu.
- 2:54Parce que rapidement,
- 2:55j'ai réalisé que,
- 2:56autant j'adorais la communication,
- 2:57autant travailler pour des marques qui incarnaient pas ma vision du futur et mes valeurs,
- 3:04ça me trahissait un petit peu.
- 3:06Et en fait,
- 3:06c'est un moment où j'ai eu beaucoup de changements côté perso,
- 3:09parce qu'on m'a diagnostiqué une maladie auto-émule de la thyroïde,
- 3:12la shimoto,
- 3:13et j'ai réalisé que mon mode de vie avait énormément d'impact.
- 3:17au-delà du traitement à vie qu'on me demandait de prendre.
- 3:22Alors ce traitement,
- 3:22je l'ai pris et je le prends toujours.
- 3:24Mais du coup,
- 3:24à ce moment-là,
- 3:25j'ai beaucoup tâtonné,
- 3:26expérimenté parce que je me suis rendu compte que la voie de tracé que j'avais imaginée finalement n'allait pas me convenir et qu'il me fallait autre chose.
- 3:35Et donc,
- 3:36de manière plutôt égoïste au départ,
- 3:39j'ai creusé tout ce qui était nutrition,
- 3:41naturopathie pour mieux comprendre et mieux...
- 3:46améliorer mes symptômes.
- 3:48Et cette espèce de terreau a donné naissance à l'embryon de Funky.
- 3:54C'est-à-dire que je me suis posé la question suivante.
- 3:57Comment est-ce qu'on accompagne un maximum de personnes à mieux manger ?
- 4:02C'est-à-dire à avoir un impact meilleur sur leur propre santé et la planète.
- 4:06Et rapidement,
- 4:07j'ai réalisé que ce ne serait pas via la culpabilisation ou le sacrifice,
- 4:10que le plaisir devait forcément faire partie de l'équation.
- 4:13Et c'est comme ça que j'ai développé ce projet au départ.
- 4:15pour un coup d'entrepreneuriat,
- 4:17vraiment à côté de mes études et sans penser que j'allais m'y consacrer.
- 4:21Et puis,
- 4:22ça a fait boule de neige parce que je me suis plongée dans ce projet qui me passionnait.
- 4:28J'ai rencontré sur le chemin mon associé Adrien qui,
- 4:32lui,
- 4:33avait quasi 10 ans de plus que moi,
- 4:35faisait de l'audit et de la compta initialement et avait envie de changer de vie et donner plus de sens à son quotidien.
- 4:40Et donc,
- 4:40on s'est lancé comme ça,
- 4:42sans que ce soit prémédité.
- 4:44Très clair.
- 4:44et
- 4:45Pourquoi les petits-déjeuners spécifiquement ?
- 4:47Est-ce que dans tes recherches,
- 4:49tu as trouvé quelque chose uniquement lié aux petits-déjeuners où tu t'es dit c'est le premier repas de la journée ?
- 4:55Autre chose qui t'a poussé à te lancer dans les petits-déjeuners ?
- 4:58Alors,
- 4:58on a pas mal d'êtres tâtonnés.
- 4:59Au départ,
- 4:59on n'était pas sur le petit-déjeuner,
- 5:01puisque le premier produit qu'on a lancé,
- 5:03c'est un snack qui aujourd'hui s'appelle cœur de boule.
- 5:06Donc,
- 5:06c'est un snack à base de dattes et de noix mixées avec un cœur fondant à base de lait agineux et qu'on trouve aujourd'hui en devant de caisse dans des enseignes de proximité comme Franprix,
- 5:15Monoprix,
- 5:15Carrefour.
- 5:17C'est né...
- 5:18Donc,
- 5:18on avait un produit qui était similaire,
- 5:19mais qui n'était pas fourré,
- 5:20qui s'appelait La Boulle,
- 5:21le premier.
- 5:23au départ c'est un produit que je faisais pour moi-même sur le principe des Energy Balls que peut-être tu connais,
- 5:29ces fameux mix de dattes et de noix mais qui étaient très très confidentiels à l'époque.
- 5:33C'est un produit que je faisais pour moi,
- 5:35chez moi au départ et on trouvait que très rapidement la grande distribution s'est imposée parce que derrière Funky il y avait aussi un enjeu politique de démocratiser une alimentation plus responsable une meilleure alimentation.
- 5:51Parce que l'alimentation,
- 5:52c'est extrêmement socialement marqué.
- 5:54Et donc,
- 5:54on voulait,
- 5:55même si on était bio,
- 5:56même si on était extrêmement engagé sur nos compositions et nos valeurs,
- 6:00on voulait être en grande distribution.
- 6:02Et on était assez choqués par le fait que finalement,
- 6:04si t'allais chez Franprix à la recherche d'un d'en cas,
- 6:07t'avais le choix entre soit une pomme,
- 6:10soit une barre ultra transformée pleine de trucs bizarres à l'intérieur.
- 6:16Donc la boule,
- 6:17ça a été le premier produit,
- 6:19parce qu'on voulait un snack.
- 6:20Je cite « plus rassaisant qu'une pomme,
- 6:22moins culpabilisant qu'un croissant » .
- 6:24C'est ce qu'on avait écrit sur les packs à l'époque.
- 6:27Et puis,
- 6:27progressivement,
- 6:29la folie dans tout ça,
- 6:31c'est qu'on n'y connaissait rien à la grande distribution.
- 6:32Ce produit,
- 6:33on a pu le lancer parce qu'on a gagné un concours Franprix,
- 6:38un peu par hasard,
- 6:38et que le DG Franprix à l'époque nous a dit
- 6:41« Ok, moi j'y crois,
- 6:42go » .
- 6:43Il nous a dit
- 6:44« Est-ce que vous êtes prêts à tester dans une cinquantaine de magasins ?
- 6:48Il nous faut 2000 produits. »
- 6:49Et nous,
- 6:50on a hoché de la tête alors qu'on faisait ça dans ma cuisine et qu'on n'avait ni labo,
- 6:55ni formation agro,
- 6:56rien.
- 6:56Et là,
- 6:57une marche contre la montre,
- 6:59une course contre la montre,
- 7:00c'est à commencer puisqu'on a dû se former,
- 7:04louer un labo parce qu'on n'a pas le droit de vendre en grande distribution quand on produit chez soi,
- 7:09faire un packaging,
- 7:10on n'a même même pas de pack.
- 7:12Ça a été vraiment un branle-bas de combat.
- 7:15Et on a passé soirée et week-end pendant deux mois à rouler ces fameuses boules.
- 7:20Et en fait,
- 7:20je pourrais beaucoup m'étendre sur le sujet,
- 7:23parce qu'à ce moment-là,
- 7:23on a fait un crowdfunding qui s'appelle Paramour des Boules,
- 7:26avec donc une communication qui était assez décalée,
- 7:28et ça nous a permis d'avoir ce premier enjeu de communauté qu'on a réuni.
- 7:34Mais pour répondre à ta question,
- 7:35comment on est arrivé au petit déjeuner ?
- 7:37En fait,
- 7:37petit à petit,
- 7:38on a compris et appris de la grande distribution,
- 7:41qui est un monde extrêmement particulier,
- 7:44avec des règles très anciennes,
- 7:47pas toutes écrites,
- 7:49extrêmement rigide en réalité.
- 7:52Et le devant de caisse,
- 7:54où on était donc,
- 7:55c'est un rayon qui est particulièrement compliqué à pénétrer,
- 7:59en particulier quand on sort de Paris,
- 8:02parce que ça demande d'avoir une présence terrain constante.
- 8:06Et en plus,
- 8:06le snaking du devant de caisse,
- 8:08c'est quelque chose qui est là aussi socialement marqué.
- 8:10Et les gens qui achètent des snacks,
- 8:12en général,
- 8:14chez Franprix ou Monoprix,
- 8:14c'est plutôt des CSP+,
- 8:16très urbains.
- 8:16Et comme on avait cet enjeu de...
- 8:19démocratisé un maximum.
- 8:20On a voulu aller dans les fonds de rayons et on a testé différents rayons.
- 8:23On a même testé latéraux.
- 8:24À un moment,
- 8:25on a arrêté les produits assez rapidement.
- 8:27Mais le petit-déjeuner,
- 8:28rapidement,
- 8:28s'est imposé parce que c'est un rayon où il y a énormément de produits très transformés avec des compositions assez délétères.
- 8:38En même temps,
- 8:38on est tous assez habitués et familiers de certains codes du petit-déjeuner de notre enfance,
- 8:45dont on peut être nostalgique.
- 8:47Et c'est un moment de consommation où,
- 8:49en effet,
- 8:50s'il y a un moment dans la journée où on part à des bonnes habitudes,
- 8:53c'est bien un petit déjeuner.
- 8:55L'apéro,
- 8:55c'est un peu plus violo.
- 8:56Pour différentes raisons,
- 8:57on s'est concentré là-dessus.
- 8:58On a,
- 8:59en testant,
- 9:00réalisé que c'était là où ça prenait le plus.
- 9:03Clairement.
- 9:03Et justement,
- 9:05tout à l'heure,
- 9:05tu évoquais le fait que tu tâtonnais,
- 9:09vous avez pivoté,
- 9:09vous avez testé différents éléments.
- 9:11Le marché de l'agroalimentaire,
- 9:13c'est ultra codifié,
- 9:14c'est complexe,
- 9:15surtout en grande distribution.
- 9:16Il y a des normes,
- 9:18il faut des fonds,
- 9:19il y a du R&D.
- 9:20Tu disais,
- 9:21on s'est improvisé,
- 9:22on a commencé à faire,
- 9:24etc.
- 9:25C'est quoi les plus gros challenges,
- 9:26les plus grosses difficultés auxquelles vous avez fait face lorsque vous vous êtes lancé ?
- 9:29Parce que quand on démarre,
- 9:31on n'a pas forcément des dizaines de milliers,
- 9:34des milliers d'euros,
- 9:34des millions d'euros à déployer.
- 9:37Ensuite,
- 9:38il faut valider,
- 9:38il faut faire le packaging comme tu l'as évoqué,
- 9:40il faut normer,
- 9:42il faut vendre,
- 9:44distribuer.
- 9:45Comment vous avez fait au départ et c'est quoi les challenges les plus importants auxquels vous avez fait face ?
- 9:49Déjà,
- 9:50nous,
- 9:50au début,
- 9:50on n'a pas voulu lever d'argent.
- 9:52On a eu une approche très bon père de famille avec Adrien,
- 9:55historiquement.
- 9:56Et on voulait vraiment tester,
- 9:58très prudente,
- 9:59ce qui nous a été reproché à un moment.
- 10:02On a vraiment voulu tester avant d'investir.
- 10:04Il y avait aussi un enjeu personnel pour nous.
- 10:07On ne voulait pas que nos familles investissent.
- 10:09Et ça,
- 10:09je pense que ça dépend de chacun.
- 10:11Mais le côté friends and family,
- 10:13ou en tout cas cet usage qui est assez commun de demander à ses proches d'investir,
- 10:19c'était un truc que nous,
- 10:20on s'est interdit.
- 10:22On a commencé avec une campagne de crowdfunding.
- 10:24À l'époque,
- 10:24c'était...
- 10:25C'était la tendance aussi.
- 10:27Et on a fait un Kiss Kiss Bank Bank qui a bien pris.
- 10:31Mais c'était un enjeu plus de rassembler une communauté plutôt que financier.
- 10:35C'est-à-dire que nous,
- 10:35notre plus gros challenge,
- 10:36c'était de te dire
- 10:37OK, on a gagné ce concours Franprix,
- 10:40on va être en rayon.
- 10:41Mais et si les produits sont en rayon et il ne se passe rien ?
- 10:45Sachant qu'on avait un produit qui n'existait nulle part ailleurs,
- 10:48qui était compliqué à expliquer en termes de pédagogie.
- 10:53Voilà,
- 10:53on n'allait pas faire de plus de télé ou audio,
- 10:56donc il fallait bien qu'on en parle et que les gens viennent le chercher en magasin pour que le test en termes de rotation soit validé.
- 11:04Donc on a fait cette campagne de crowdfunding vraiment pour le côté communautaire et ça a marché parce que les gens,
- 11:11une fois qu'ils ont participé,
- 11:13avec encore une fois un ADN ultra décalé qui faisait sourire,
- 11:16quand ils allaient en réunion,
- 11:17ils avaient l'impression que c'était eux qui avaient lancé le produit.
- 11:20Donc ça a été des ambassadeurs depuis jour 1.
- 11:22Et ça,
- 11:23c'était un gros challenge pour nous qu'on a pu relever comme ça.
- 11:26Une des grosses difficultés qu'on a eues au début,
- 11:28c'est qu'en effet,
- 11:29on n'avait ni l'un ni l'autre de compétences agroalimentaires,
- 11:34ce qu'on considère aussi comme une force.
- 11:36Parce que,
- 11:37tu sais,
- 11:37il y a cette fameuse phrase de
- 11:40« ils ne savaient pas que c'était impossible,
- 11:41donc ils l'ont fait » .
- 11:42Je pense que si on avait connu toutes les embûches de la grande distribution et de l'alimentaire,
- 11:47peut-être qu'on ne serait pas lancés.
- 11:49parce que
- 11:50ça nous ressemblait à un chantier trop important et parce qu'on aurait été peut-être un peu plus formaté à ce qui se fait dans les rayons.
- 11:57Nous,
- 11:57en fait,
- 11:58on avait cette naïveté de se dire non mais,
- 12:01on veut qu'il n'y ait en rayon que des choses qu'on pourrait retrouver chez soi.
- 12:05Des ingrédients qui nous semblent classiques et pas besoin d'avoir fait un bac plus 18 en agroalimentaire pour les comprendre.
- 12:13Donc,
- 12:14ça a été un frein parce que,
- 12:15bah,
- 12:15il faut externaliser la production.
- 12:19Ça a été très très long et compliqué,
- 12:21parce qu'on a lancé un produit qui n'existait pas,
- 12:22qui était cru,
- 12:23donc en termes de vieillissement et de conservation,
- 12:27c'est un vrai enjeu.
- 12:29Donc on a rapidement pris une stagiaire en agroalimentaire,
- 12:31qui sortait d'études,
- 12:32qui avait un peu une âme entrepreneuriale aussi,
- 12:34qui a été le premier CDI plus tard de Funghi,
- 12:36et qui vient de nous quitter pour d'autres aventures.
- 12:39Et on a pris un an et demi,
- 12:41deux ans,
- 12:42à trouver un partenaire qui pouvait produire pour nous.
- 12:45On a donc...
- 12:47Pendant la première année,
- 12:47rouler 40 000 produits à la main dans un labo à Paris,
- 12:51sachant que moi,
- 12:51j'étais encore étudiante.
- 12:53J'avais planté la suite de mes études en Chine pour réussir à bifurquer la fin de mes études en France.
- 13:01C'était quand même assez sportif.
- 13:03Et comment on a fait finalement ?
- 13:05On a réussi à hacker une machine.
- 13:08En fait,
- 13:10on s'est fait accompagner d'un centre technique que je conseille à tous les gens qui veulent se lancer dans l'industrialisation agroalimentaire.
- 13:17En l'occurrence,
- 13:17on est passé par Adria Nord,
- 13:18qui est dans le nord de la France.
- 13:19Je le dis parce qu'on me demande tellement s'il y a des gens qui ont besoin d'aller voir Adria Nord.
- 13:25Et on a réalisé avec eux qu'il y avait un équipement industriel qui,
- 13:30à la base,
- 13:31ne faisait pas du tout ce type de produit,
- 13:32puisque ça n'existait pas,
- 13:33mais qu'on pouvait détourner pour produire nos fameuses boules.
- 13:37On a appelé le fabricant de cette machine.
- 13:40Il se trouve qu'il y avait trois personnes en France qui l'avaient achetée.
- 13:44Et on les a appelées les uns après les autres.
- 13:46Parmi eux,
- 13:47il y avait une boîte familiale qui venait du coup de s'industrialiser un peu plus pour leurs propres produits et donc qui avait plus de productivité et plus de bande passante.
- 13:59Et ils ont décidé d'accepter de travailler avec nous,
- 14:02alors qu'en général,
- 14:02ils ne travaillaient que pour eux.
- 14:04Qu'est-ce qui fait que...
- 14:05Et donc,
- 14:05c'est comme ça que ça a commencé.
- 14:06Excuse-moi,
- 14:06je t'ai coupé.
- 14:07Mais qu'est-ce qui fait,
- 14:08selon toi,
- 14:08qu'ils ont accepté de travailler avec vous ?
- 14:10Je te pose la question parce que beaucoup d'entrepreneurs...
- 14:13lorsqu'ils se lancent ou même lorsqu'ils sont déjà lancés mais qui veulent changer d'échelle et qui ont besoin d'aller chercher un partenaire de plus grosse envergure vont constamment se persuader par je ne sais quel moyen et quel argument qu'ils ne sont pas assez,
- 14:28ils sont trop petits,
- 14:29ça ne va pas fonctionner,
- 14:30etc.
- 14:31Vous,
- 14:31pour autant,
- 14:32vous vous êtes donné les moyens,
- 14:33vous avez cherché des solutions et vous avez réussi à faire en sorte qu'eux soient convaincus de travailler avec vous alors que ce n'était pas forcément,
- 14:39à cette époque en tout cas,
- 14:41des entreprises qui rentraient dans le scope.
- 14:44des entreprises avec lesquelles ils avaient l'habitude de travailler.
- 14:46Qu'est-ce qui fait qu'ils ont accepté ?
- 14:48Je pense que c'est un moment,
- 14:49c'est une phase de l'entreprise où nous,
- 14:52on...
- 14:53On défonçait les portes.
- 14:55C'était notre mode de fonctionnement à la canadienne.
- 14:58Je ne pense pas que c'est quelque chose qu'il faut garder toujours.
- 15:01Mais en tout cas,
- 15:02on prenait toutes les opportunités et on essayait de débloquer celles qui n'existaient pas.
- 15:07Et du coup,
- 15:08peut-être que c'est notre pugnacité,
- 15:11notre naïveté en partie aussi,
- 15:12mais notre volontarisme qui les a convaincus.
- 15:17Et puis aussi,
- 15:18eux,
- 15:18c'était dans leur propre intérêt puisqu'ils avaient un nouvel outil industriel qu'ils voulaient rentabiliser.
- 15:24Donc,
- 15:25ça les arrangeait d'avoir un client qui les aidait à rentabiliser la machine.
- 15:30Ok,
- 15:31clair.
- 15:33Là,
- 15:33vous vous lancez à ce moment-là,
- 15:35vous êtes déjà lancé.
- 15:35C'est quoi votre première année ?
- 15:36Comment vous vendez ?
- 15:37Où vous trouvez vos premiers clients ?
- 15:38Comment ça se passe ?
- 15:40L'histoire de Funky n'est pas du tout linéaire.
- 15:41C'est-à-dire que,
- 15:42tu vois,
- 15:42ça fait neuf ans et on a,
- 15:45je caricature,
- 15:46mais on n'a exposé que cette année.
- 15:47Ok.
- 15:48Ça a été très lent,
- 15:49très,
- 15:50très lent.
- 15:50D'autant que la grande distribution,
- 15:52c'est très lent.
- 15:54Et c'est aride,
- 15:57c'est dur de s'y intégrer.
- 16:00Donc en fait,
- 16:00pendant un moment,
- 16:01Franprix a été notre seul client.
- 16:05Et comme on avait commencé par Franprix,
- 16:06t'imagines bien que tous les autres,
- 16:08et en particulier les magasins bio ou les petites épiceries,
- 16:11nous riaient au nez parce qu'on avait l'étiquette de la grande distribution.
- 16:15Donc même Monoprix,
- 16:16pendant longtemps,
- 16:17nous a fermé la porte,
- 16:18alors qu'ils appartenaient au même groupe,
- 16:20Casino.
- 16:21Parce que
- 16:22Monoprix, ils étaient habitués à ce qu'on leur donne la primeur et l'exclus.
- 16:26Pour toutes les marques,
- 16:27ça a toujours été
- 16:28Monoprix qui dénichait les petites foutres de demain.
- 16:32Et donc,
- 16:34finalement,
- 16:35on avait court-circuité Monoprix en passant par Franterie.
- 16:37Et ça n'a pas été hyper bien vécu.
- 16:39Donc,
- 16:39en fait,
- 16:39pendant longtemps,
- 16:40on a eu très peu de clients.
- 16:42Et c'est une fois qu'on a vraiment travaillé le fond de rayon,
- 16:45donc le petit déjeuner en particulier,
- 16:48et qu'on a voulu aller...
- 16:50vraiment plus loin dans la démocratisation qu'on a petit à petit passé des capes et des paliers.
- 16:55En 2020,
- 16:57on a décidé de faire une levée de fonds,
- 16:58donc six ans plus tard.
- 17:01Sachant que jusque-là,
- 17:02on était surtout avec des subventions,
- 17:05un peu de business angel,
- 17:07mais assez peu.
- 17:09Et là,
- 17:10fidèle à notre ADN très communautaire,
- 17:13et ça,
- 17:13ça a été une manière de grandir sans fonds.
- 17:17à connaître.
- 17:17très vite utilisé les réseaux sociaux,
- 17:19en particulier Instagram.
- 17:20On a fait un crowd equity avec l'Itap Anko,
- 17:23peut-être que tu connais.
- 17:25Donc,
- 17:25en fait,
- 17:26même principe qu'un crowdfunding,
- 17:27sauf que là,
- 17:27pour le coup,
- 17:28les gens ont vraiment des parts dans l'entreprise,
- 17:30concrètes.
- 17:32Donc,
- 17:33comme un fonds d'investissement classique.
- 17:35Et la particularité de l'Itap,
- 17:37c'est que c'est aussi un fonds impact.
- 17:39Donc,
- 17:40ils se portent garant de ça et ils font toute une enquête préliminaire pour garantir
- 17:46la volonté d'impact de l'entreprise.
- 17:47Et là,
- 17:48on a passé des caps,
- 17:49parce que là,
- 17:49on a commencé à investir davantage,
- 17:51à se donner davantage de moyens.
- 17:53On est arrivé dans des enseignes comme Intermarché,
- 17:55qui sont des enseignes nationales et qui touchent énormément de Français.
- 17:59Et tu vois,
- 18:00ça nous a permis de,
- 18:01vraiment de cranter une marche de plus.
- 18:06Et si je parle du dernier gros cran,
- 18:08quand je dis,
- 18:09ça a été long,
- 18:11et on a explosé que cette année,
- 18:12vraiment,
- 18:12je le pense.
- 18:13C'est-à-dire que...
- 18:15L'année dernière,
- 18:17on a voulu passer un nouveau cap.
- 18:19Aussi parce que nous,
- 18:20en tant qu'entrepreneurs,
- 18:22on vit de nouveaux paliers,
- 18:23de nouvelles échelles d'apprentissage avec rien.
- 18:26Et on s'est mis en optique une levée de fonds et qui veut être mon associé ?
- 18:31Et qui veut être mon associé à partir de la candidature ?
- 18:35En fait,
- 18:36dès le début de l'année dernière,
- 18:37on s'est dit,
- 18:38OK,
- 18:39go,
- 18:39il faut qu'on fasse une candidature au top.
- 18:40On avait déjà candidaté pour qui veut,
- 18:43mais
- 18:44sans que ce soit un gros chantier,
- 18:46une grosse priorité.
- 18:47Là,
- 18:47c'était dans nos objectifs.
- 18:50Et donc,
- 18:51on s'est mis en détermination totale pour être sélectionnés.
- 18:55Et tout ce qu'on a fait autour de Qui va être mon associé nous a permis...
- 18:59Quand tu dis,
- 19:01vous avez doublé cette année...
- 19:02En intro,
- 19:02tu disais,
- 19:03vous avez doublé cette année grâce à Qui veut.
- 19:06Oui,
- 19:06mais si on avait juste attendu le passage télé,
- 19:09il ne se serait pas passé grand-chose.
- 19:11C'est tout le travail préparatoire...
- 19:13et en aval,
- 19:14qui fait qu'on a réussi à pérenniser aussi la croissance de qui va être mon associé.
- 19:20Donc,
- 19:20typiquement,
- 19:21on s'appelait Funky Veggie jusque-là.
- 19:23On s'était spécialisé dans le petit-déjeuner.
- 19:25Ça faisait plus sens de continuer à s'appeler Funky Veggie,
- 19:28même si on avait toujours le même cahier des charges avec des produits d'origine 100%
- 19:32végétale et naturelle.
- 19:34En fait,
- 19:34on a eu énormément de retours consos,
- 19:36de gens qui me disent « Ah non,
- 19:37non,
- 19:37mais moi,
- 19:37j'adore la charcutte. »
- 19:39Bah,
- 19:39OK,
- 19:40mais ça t'empêche pas de manger des céréales.
- 19:42Donc on savait que ce changement de nom fallait qu'on le fasse,
- 19:45sauf qu'une boîte,
- 19:46plus elle grandit,
- 19:46plus c'est difficile de faire un changement de nom.
- 19:49En amende qui va être mon associé,
- 19:50on s'est dit on va avoir une exposition médiatique plus importante,
- 19:52il faut qu'on le fasse
- 19:54Et donc,
- 19:54on s'est mis sur le chantier de passer de Funky Veggie à Funky.
- 19:58Il y a eu ça,
- 19:59il y a eu aussi le chantier du digital.
- 20:01On est une marque hyper hybride parce qu'on est née grâce aux réseaux sociaux,
- 20:05mais on s'est concentré sur la grande distribution parce que c'est un terrain qui est tellement laborieux que ça demandait toutes nos ressources au départ.
- 20:12Et on ne vendait pas tellement en e-commerce.
- 20:16Puis on avait une gamme qui,
- 20:17au départ,
- 20:18était un peu trop courte pour vendre en e-commerce.
- 20:21Il fallait alors une profondeur de gamme plus forte.
- 20:23Donc,
- 20:23on s'est dit,
- 20:24OK,
- 20:24go,
- 20:25maintenant,
- 20:25c'est le moment.
- 20:26On refait le e-commerce vraiment carré et adapté.
- 20:32On a changé aussi toutes nos stratégies réseaux sociaux parce que l'algorithme d'il y a 10 ans,
- 20:37ce n'est plus du tout le même qu'aujourd'hui.
- 20:38Et donc,
- 20:39pour maintenir une viralité et un engagement,
- 20:42on a tout remis à plat.
- 20:44On a en interne beaucoup structuré aussi via un ERP,
- 20:46etc.
- 20:47Et en fait,
- 20:47toutes ces choses-là font que,
- 20:50en effet...
- 20:51le jour où il y a une diffusion qui va être mon associé,
- 20:53ça a payé.
- 20:56Très clair,
- 20:57très clair.
- 20:58Et tout ce qui a été mis en place,
- 21:00justement,
- 21:01tu dis,
- 21:01on a tout fait pour pouvoir être sélectionné,
- 21:03on a tout fait pour maximiser les résultats liés à ça,
- 21:05on a projeté la croissance en repositionnement,
- 21:08la marque,
- 21:09etc.
- 21:10Donc,
- 21:10vous participez à la saison 5.
- 21:13À ce moment-là,
- 21:14vous attendez tout de suite.
- 21:17à une explosion du chiffre d'affaires des ventes ?
- 21:19Est-ce que vous cherchez quand même aussi des associés ?
- 21:22Est-ce que derrière,
- 21:23vous avez mis en place aussi une stratégie pour faire en sorte que les clients que vous allez acquérir vont rester et donc les fidéliser ?
- 21:30Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- 21:32Parce qu'avoir une exposition très forte un court instant,
- 21:36parce que finalement,
- 21:37on parle de quelques minutes d'un passage télé,
- 21:40tout de suite,
- 21:41il y a énormément de trafic sur un site.
- 21:42Il faut savoir le convertir.
- 21:44Il faut savoir le satisfaire.
- 21:45il faut savoir garder ces gens exactement c'est ça et comment vous avez optimisé cette phase là également pour aller chercher encore plus de résultats et projeter une croissance derrière sur les années à venir en effet ce qui se passe sur qui va être mon associé c'est que les gens les
- 22:01téléspectateurs ils vont aller sur leur portable donc déjà ça veut dire à chaque fois pensez mobile first,
- 22:10c'est à dire quand on a refait notre site on avait une obsession du portable
- 22:15Et donc en général,
- 22:15ils vont aller sur le portable,
- 22:17sur le site ou sur Insta,
- 22:19et à partir du moment où la pub va arriver ou que le projet d'après va passer,
- 22:24bah ils zappent.
- 22:26Donc tout l'enjeu,
- 22:27c'est de les capter à ce moment-là et de faire en sorte de les rattraper par tous les moyens possibles.
- 22:34Donc déjà,
- 22:36pour être pris sur qui va être mon associé,
- 22:39on savait qu'avec une boîte comme la nôtre,
- 22:42qui avait un peu d'ancienneté quand même,
- 22:44Ça n'allait pas être évident,
- 22:45parce qu'en général,
- 22:45il y avait plutôt des jeunes pousses qui viennent se lancer.
- 22:48Donc,
- 22:49on a réfléchi à ce qu'on avait dans notre botte secrète.
- 22:52Et en l'occurrence,
- 22:52on avait un de nos investisseurs qui est une célébrité.
- 22:55Je ne sais pas si tu as vu notre passage.
- 22:56Oui.
- 22:57Donc,
- 22:57tu sais qu'on est passé avec Patrick Bruel.
- 23:00Et Patrick Bruel,
- 23:01il faisait partie de nos invests,
- 23:02mais c'est quelque chose qu'on n'avait jamais rendu public,
- 23:05parce que pour nous,
- 23:06c'était un BA comme un autre et qu'on ne voulait pas que son image soit assimilée à Funky.
- 23:12Ce n'était pas un sujet.
- 23:16Et on s'est dit,
- 23:17qui va nous associer ?
- 23:18Oui,
- 23:18c'est pour lever de l'argent,
- 23:19mais c'est aussi une émission télé.
- 23:22Et c'est quand même le règne de l'audience.
- 23:24Donc,
- 23:25il faut leur donner des choses qui soient intéressantes,
- 23:26au-delà juste de boîtes dans lesquelles investir.
- 23:30Donc ça,
- 23:30ça a été un peu notre carte joker.
- 23:33Et on a fait la vidéo de candidature avec lui,
- 23:36dès le début.
- 23:37Et comme il est très compliqué à aller à solliciter,
- 23:41On est allés,
- 23:42pour tout te dire,
- 23:44en loge d'un de ces...
- 23:45J'ai appelé son assistante.
- 23:47Je lui ai demandé s'il y avait un de ces concerts où il n'y avait pas trop d'invités en loge.
- 23:54Et en l'occurrence,
- 23:54s'il y avait la ville de Troyes.
- 23:57Je suis désolée pour tous les habitants de la ville de Troyes.
- 24:00Mais Patrick n'avait aucun invité en loge à cette date-là.
- 24:04Et donc,
- 24:05on est venus avec notre petit iPhone filmer la vidéo de candidature 5 minutes avec lui.
- 24:11juste avant qu'ils passent sur scène.
- 24:13Et honnêtement,
- 24:13je ne pense pas qu'on l'aurait eu sinon.
- 24:15Donc,
- 24:15quand je dis qu'on a essayé de mettre tous les oeufs dans ce panier,
- 24:18on a vraiment tout essayé et enfoncé toutes les portes.
- 24:22Donc,
- 24:22ça,
- 24:22c'est en amont.
- 24:23Et pour revenir au jour J du passage,
- 24:29alors,
- 24:29pour l'anecdote,
- 24:30moi,
- 24:30j'étais enceinte jusqu'au cou.
- 24:32J'allais accoucher.
- 24:34Ma grossesse a été très riche en préparation qui va être mon associée.
- 24:40qu'est-ce qu'on a mis en place ?
- 24:42Déjà,
- 24:43la refonte de la marque a demandé beaucoup d'organisation pour le tournage,
- 24:47puisque le tournage,
- 24:48il s'est passé en octobre et on est passé la diffusion en février.
- 24:54Jusqu'au dernier moment,
- 24:56on ne sait pas quel jour on va passer.
- 24:58C'est-à-dire qu'au départ,
- 24:59on pensait passer en janvier.
- 25:01Le programme a lui-même été décalé sur N6.
- 25:04C'est-à-dire qu'à un moment,
- 25:05la prod nous appelle en nous disant
- 25:07« Finalement, ils mettent Koh-Lanta avant qu'il ne soit pas mon associé. »
- 25:10C'est vraiment jusqu'à la dernière minute de l'imprévu et de l'ajustement.
- 25:16Donc en fait,
- 25:16ils ont mis le programme
- 25:17Koh-Lanta pendant six semaines et ils ont décalé de six semaines qu'ils veulent.
- 25:21Et quand on a refondu la marque,
- 25:25Ça nous a pris quand même quelques mois.
- 25:26On avait beaucoup de packaging à écouler.
- 25:28Et donc,
- 25:28quand on a tourné en octobre,
- 25:30on n'avait pas du tout les produits avec le bon packaging.
- 25:34En fait,
- 25:34on a,
- 25:35la veille et l'avant-veille,
- 25:36imprimé des mock-ups,
- 25:38donc des fausses façades de packs.
- 25:41Et on a tout scotché.
- 25:42Et ce qu'on voit sur le plateau,
- 25:45c'est beaucoup de bricolage.
- 25:46Ce n'étaient pas des vrais produits.
- 25:47Donc,
- 25:48il y avait ça pour la refonte de la marque.
- 25:51Ensuite,
- 25:51on a mis en place toute une stratégie emailing.
- 25:54qui aujourd'hui,
- 25:55en ce qui concerne le e-commerce,
- 25:56est notre canal d'acquisition le plus intéressant.
- 25:58Et ça,
- 25:59c'est hyper intéressant sur le
- 26:00JouanJ, parce que quand les gens vont sur ton e-shop,
- 26:03en général,
- 26:04ils ont ce petit pop-up du fameux « moins X%
- 26:08si tu t'abonnes à l'utilisateur » ,
- 26:10qu'on avait bien sûr mis en place et qui est clé.
- 26:12Et ça permet de récupérer toutes ces adresses e-mail et de,
- 26:17derrière,
- 26:18mettre en place différents flows,
- 26:20donc des flows...
- 26:22je pense que ton audience est au courant mais quand même je rappelle c'est des séries de mails automatiques donc qu'il s'agisse d'un panier abandonné ou juste d'une visite sur le site et en fait suite au passage à la télé on a recibé toutes ces personnes via
- 26:38différents flots adaptés à qui va être mon associé avec un message dédié pour les toucher ensuite on a fait des offres spécifiques qui peut être controversé parce qu'aujourd'hui c'est assez limité par la trode qui va être mon associé Merci.
- 26:52Et puis,
- 26:52on ne faisait pas du tout d'ads,
- 26:56donc de publicité payante.
- 26:58Et là aussi,
- 26:59on a lancé toute une campagne,
- 27:01notamment de retargeting,
- 27:03qui permet de recibler ces personnes qui sont allées sur le site ou qui se sont baladées sur nos pages réseau sociaux.
- 27:10Et voilà,
- 27:11tous nos messages étaient autour de ça.
- 27:13Et pour revenir sur le sujet de la levée,
- 27:16oui,
- 27:16on était à la recherche d'argent,
- 27:18bien sûr,
- 27:20avec un projet industriel.
- 27:21au départ.
- 27:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 27:23on n'a que des sous-traitants pour nos différents produits.
- 27:26Et on a un enjeu de baisser nos prix pour les rendre encore plus accessibles.
- 27:30Donc,
- 27:31l'industrialisation à nos yeux est un outil pour ça.
- 27:34Sur le plateau,
- 27:35donc ça s'est pas fait.
- 27:36Et sur le plateau,
- 27:37Marc Simoncini nous a dit un truc très juste.
- 27:40C'est,
- 27:41dans tous les cas,
- 27:41avec l'exposition médiatique,
- 27:42vous allez avoir une grosse croissance.
- 27:44Concentrez-vous là-dessus.
- 27:45Gérez ça,
- 27:46et puis ça vendra naturellement le sujet financement.
- 27:49Donc,
- 27:49en fait...
- 27:51Ça a été un tel raz-de-marée en termes de business qu'on a pu se permettre de mettre sur pause l'enjeu de financement et on en est encore là.
- 27:58Ok,
- 27:58hyper intéressant.
- 27:59Donc,
- 27:59ça permet aussi en plus d'avoir évité d'avoir besoin de lever,
- 28:03donc diluer son capital,
- 28:05pouvoir augmenter la valorisation ensuite de la boîte et le jour où vous allez vouloir lever à nouveau sur un autre sujet,
- 28:11soit il n'y aura même pas besoin de lever,
- 28:12vous pourrez faire de la dette selon les bilans que vous aurez fait,
- 28:16soit utiliser un autre levier,
- 28:17soit lever à une autre valeur aussi.
- 28:18Donc,
- 28:19ça crée encore plus de valeur.
- 28:20Je me permets de poser une question,
- 28:21c'est hyper intéressant ce que tu as évoqué avec QA de mon associé,
- 28:24le retour vers l'e-commerce,
- 28:26l'optimisation de celui-ci,
- 28:27la base de mes clients,
- 28:28la récurrence derrière,
- 28:29etc.
- 28:30Pour autant,
- 28:30aujourd'hui,
- 28:31on parle aussi de 4000 magasins,
- 28:32ce n'est pas rien.
- 28:34Il y a énormément d'étapes avant d'arriver à 4000 magasins pour une boîte qui est bootstrap,
- 28:40donc qui part de zéro,
- 28:41comme tu l'as dit,
- 28:42ça fait 9 ans et puis c'est maintenant que vraiment,
- 28:44ça commence à bien porter ses fruits.
- 28:45On dit souvent qu'il faut réussir,
- 28:46enfin,
- 28:47il faut travailler 10 ans pour réussir du jour au lendemain.
- 28:49je trouve que c'est un très bon exemple ici encore une fois qu'est-ce qui comment dirais-je,
- 28:55quelle est votre équation si j'ose dire de décision dans l'arbitrage entre e-commerce et magasins vente physique parce qu'aujourd'hui vous êtes aussi pas juste Eframprix mais Monoprix,
- 29:08Carrefour,
- 29:09Intermarché etc.
- 29:11Comment vous arbitrez en fait entre grande distribution physique et digitale
- 29:17Alors qu'on pourrait se dire,
- 29:18un focus digital,
- 29:19c'est scalable,
- 29:20c'est génial,
- 29:20etc.
- 29:21Je pose la question parce que certainement que certains se posent la question de comment aujourd'hui c'est géré et puis qu'est-ce qui fait que vous prenez telle ou telle décision liée à ça.
- 29:30Alors nous,
- 29:30on reste magasin first.
- 29:32On reste
- 29:34GMS enseigne en premier pour une raison business et de mission.
- 29:43Parce qu'au-delà de...
- 29:44En fait...
- 29:45Quand même,
- 29:46il faut remettre les choses au clair.
- 29:47Si on avait voulu faire la boîte la plus scalable rapidement,
- 29:51on ne se serait pas lancé dans l'agroalimentaire ni dans la grande distribution.
- 29:54Ce n'est pas une bonne idée.
- 29:57Clairement,
- 29:57ce n'est pas du jour au lendemain,
- 29:58ce n'est pas de la tech,
- 29:59ce n'est pas rapide.
- 30:01Je trouve que ta citation est très juste,
- 30:02de 10 ans pour réussir du jour au lendemain.
- 30:05Et c'est particulièrement pertinent dans le monde de l'agroalimentaire.
- 30:08Si on s'est lancé là-dedans,
- 30:09c'est parce qu'on voulait toucher un maximum de personnes et un maximum de familles.
- 30:14et donc...
- 30:15Les magasins,
- 30:16les enseignes,
- 30:17la grande distribution sont quand même le terreau.
- 30:1990%
- 30:20des gens font leurs courses.
- 30:22Donc,
- 30:23il y a un enjeu de mission derrière ça.
- 30:26Et puis,
- 30:27d'un point de vue business,
- 30:28une fois qu'on y est,
- 30:29c'est clair qu'il y a un enjeu de volume.
- 30:31C'est très difficile de faire son trou.
- 30:34Mais une fois qu'on y est,
- 30:36c'est quand même des volumes qui sont conséquents.
- 30:39Et ça reste aujourd'hui la majorité de notre business.
- 30:412025,
- 30:42ça a plutôt été,
- 30:43d'un point de vue digital,
- 30:45un pari réussi.
- 30:45C'est-à-dire qu'il y a un an,
- 30:47honnêtement,
- 30:48on n'était pas sûr que le e-commerce allait tenir dans la durée.
- 30:53On se disait,
- 30:55en fait,
- 30:56on va prendre l'opportunité qui va être associée,
- 30:58on va investir un peu en publicité à ce moment-là,
- 31:01mais il est possible qu'on arrête très rapidement les pubs.
- 31:05Aujourd'hui,
- 31:05on a mis en place une stratégie pérenne,
- 31:08que ce soit en emailing ou en acquisition ads,
- 31:11qui nous semble cohérente d'un point de vue rentabilité.
- 31:14et d'un point de vue business dans la durée.
- 31:16Donc c'est plutôt un pari qui a été réussi,
- 31:18mais pour nous l'arbitrage,
- 31:19il se fait toujours en magasin parce qu'on veut toucher un maximum de personnes et que c'est là que ça se passe.
- 31:26Et moi je ne crois pas,
- 31:28je crois aussi à un monde assez hybride.
- 31:31Je ne sais pas,
- 31:32où est-ce que tu fais tes courses ?
- 31:33Alors moi je commande sur Internet,
- 31:35je ne suis pas le meilleur exemple.
- 31:37Où on fait les courses ?
- 31:38Tu commandes tout ?
- 31:39Oui,
- 31:40quasiment tout.
- 31:41Ok.
- 31:43des fois je descends à un petit carrefour en bas de chez moi qui est hyper pratique parce que j'ai oublié un truc mais sinon je commande quasiment tout ok moi je crois en mix c'est
- 31:57à dire que surtout quand une famille s'agrandit on a tendance à automatiser pas mal de choses et commander et je suis la première à le faire mais il se trouve que je vais toujours faire des courses d'apprent
- 32:10que ce soit au supermarché d'en bas ou même à une pharmacie,
- 32:14dans des points de contact qui ne sont pas que des supermarchés.
- 32:17Et nous,
- 32:18d'ailleurs,
- 32:18on s'étend à autre chose aussi.
- 32:20Donc,
- 32:21on croit à ce modèle hybride et avec une physique qui est quand même au centre.
- 32:27Ok,
- 32:28clair.
- 32:28Je suis assez aligné avec toi.
- 32:31D'autant plus que quand je dis je commande,
- 32:34je commande auprès de
- 32:38Grande Surface.
- 32:39donc typiquement ça reste la même chose c'est un catalogue c'est juste que je ne me déplace pas physiquement mais ouais
- 32:46100% et ça permet aussi j'imagine de bénéficier d'une exposition majeure et en plus de ça une certaine autorité est-ce que cette autorité parce que vous êtes aussi très très fort sur la partie réseaux sociaux création d'une communauté vous a aidé selon toi à pouvoir développer
- 33:02encore plus de crédibilité sur les réseaux et donc constituer cette communauté ou c'est des Merci.
- 33:08levier complètement différent que vous avez utilisé parce qu'aujourd'hui une de vos forces c'est aussi cette communauté c'est aussi cette création de contenu les réseaux sociaux,
- 33:17comment vous vous y êtes pris et qu'est-ce qui explique cette croissance et ce succès aussi sur les réseaux selon toi ?
- 33:23Alors il y a plusieurs choses du coup dans ta question,
- 33:27déjà qu'est-ce qui explique notre succès entre guillemets sur les réseaux déjà pour nous enlever un tout petit peu de crédit il faut se rappeler que l'algorithme d'Instagram il y a 9 ans
- 33:37n'est pas le même qu'aujourd'hui.
- 33:39Il est quand même vachement plus favorable au projet qui se lance.
- 33:44Mais on a parlé très vite à notre communauté,
- 33:48au fucky gens comme on dit,
- 33:50comme je te parle,
- 33:51avec une authenticité et un no bullshit dans le ton qui est vrai.
- 33:56Et ça en fait,
- 33:57les gens le voient.
- 33:58Et ça rompt avec le discours des marques agroalimentaires qui sont très institutionnelles.
- 34:02Parce que face à nous,
- 34:03il y a Kellogg's,
- 34:04il y a Nestlé.
- 34:05Enfin,
- 34:06on est sur des grosses marques,
- 34:07on n'est pas sur la petite marque rigolote qui fait des clins d'œil.
- 34:10Donc,
- 34:11cette liberté dans le ton,
- 34:14je pense qu'elle a très vite parlé.
- 34:16Et puis,
- 34:16on s'est demandé quelle valeur ajoutée on pouvait apporter aux gens.
- 34:20Et donc,
- 34:21vu qu'on n'était personne,
- 34:22on n'allait pas juste faire de la promenade de produits.
- 34:24Au départ,
- 34:24on a commencé à partager des recettes,
- 34:27avec toujours cette ligne écluse derrière,
- 34:28cette mission de démocratiser une meilleure alimentation.
- 34:31Et donc,
- 34:32c'était clairement une valeur ajoutée,
- 34:33les gens,
- 34:33ils avaient un intérêt.
- 34:35à nous suivre.
- 34:36Et on a gardé toujours aujourd'hui deux importantes créations de contenu où on revisite pas mal de produits de notre enfance en version zéro ingrédient bizarre.
- 34:47Et ce n'est pas forcément des choses qui sont en rayon pour l'instant,
- 34:49qu'on n'a pas encore développées.
- 34:51mais on propose les recettes pour nos communautés.
- 34:54De la même manière,
- 34:55on a développé un Funky Club,
- 34:56qui est une sorte de club d'innovation avec nos clients et nos followers.
- 35:02Et on va vraiment se mettre au diapason de ce qu'ils ont envie.
- 35:09On garde aussi beaucoup les likes.
- 35:11Quelle recette a mieux marché ?
- 35:12Ça veut dire quoi en termes de signaux faibles sur le marché ?
- 35:16Ce fameux Funky Club,
- 35:17on leur envoie des produits.
- 35:19Disons qu'on utilise nos réseaux sociaux vraiment comme un échange qui est mutuel et pas juste comme une vitrine où on pose nos produits.
- 35:28Et je pense qu'aujourd'hui,
- 35:30TikTok,
- 35:30on se met sur TikTok avec une stratégie adaptée.
- 35:36TikTok est une énorme opportunité comme Instagram l'était il y a quelques années.
- 35:40Parce que d'un point de vue créatif,
- 35:41la réalité,
- 35:42c'est une manne.
- 35:44Et TikTok Shop,
- 35:44n'en parlons pas,
- 35:45c'est exceptionnel.
- 35:46Voilà,
- 35:46ça c'est la side note sur les réseaux sociaux.
- 35:49Il faut savoir que les réseaux sociaux ont en réalité été un levier énorme pour nous pour rentrer en grande distribution.
- 35:55C'est-à-dire que,
- 35:56par exemple,
- 35:56un Monoprix,
- 35:58quand on lui disait,
- 35:59regardez,
- 36:00il y a
- 36:01X followers et ils veulent nous trouver en bas de chez eux,
- 36:04et ça correspond à votre cible,
- 36:06ça,
- 36:06c'est un vrai argument.
- 36:08Et c'est un argument,
- 36:08aujourd'hui,
- 36:09qu'on utilise toujours sur nos innovations.
- 36:11Chaque année,
- 36:11il y a ce qu'on appelle les revues d'innovation vis-à-vis des enseignes.
- 36:15et en fait,
- 36:16nous,
- 36:16on arrive toujours avec des projets qu'on a...
- 36:19filtré avec notre communauté et notre funky club.
- 36:23Donc,
- 36:24on arrive plus loin avec des stats de pourcentage de notre communauté qui aimerait un produit comme ceci ou comme cela.
- 36:31On a envoyé en amont des prototypes et on a des notes sur 10 qui permettent d'avoir une vision extérieure.
- 36:38On a développé cette stratégie de panel qu'on n'aurait pas eu les moyens de développer autrement.
- 36:44C'est hyper intéressant.
- 36:44Je rebondis sur ce que tu partages parce que,
- 36:47d'une part,
- 36:49vous avez un message qui est extrêmement proche de la communauté,
- 36:53authentique,
- 36:54aussi à l'image de vos produits et de ce que vous prenez,
- 36:57naturel,
- 36:58healthy,
- 36:58sans sucre,
- 36:59et j'en passe.
- 37:01Donc,
- 37:01c'est cohérent.
- 37:02Mais en même temps,
- 37:04vous êtes vraiment très data-driven,
- 37:06très pragmatique,
- 37:08très concret.
- 37:09Et souvent,
- 37:09on pense qu'on ne doit pas forcément trop écouter la stratégie ou les chiffres quand on veut justement être à fond.
- 37:17dans l'authentique,
- 37:18alors qu'en soi,
- 37:19ce n'est pas forcément contraire,
- 37:21c'est plutôt complémentaire,
- 37:22parce que l'authenticité est au service d'un message qu'on veut véhiculer,
- 37:26et puis de ce qui va fonctionner sur les réseaux,
- 37:28et donc on continue à le développer.
- 37:30Est-ce que cette approche,
- 37:31vous l'avez eue dès le premier jour ?
- 37:33Ou c'est venu au fur et à mesure,
- 37:35parce que les réseaux sociaux,
- 37:36en 9 ans,
- 37:36ils ont extrêmement évolué aussi,
- 37:38la façon de communiquer,
- 37:40pareil,
- 37:40le marketing,
- 37:41le brand content,
- 37:42qui est aussi un vrai domaine d'expertise que tu as développé.
- 37:47Pareil,
- 37:47c'est quoi ta vision là-dessus et quelques conseils concrets que tu pourrais partager aux entrepreneurs qui nous écoutent ?
- 37:53Déjà,
- 37:53sur la clé en complémentarité de l'authenticité et de la rationalité,
- 37:58elle est essentielle,
- 38:00nous,
- 38:00dans notre alchimie funky.
- 38:02Et finalement,
- 38:03elle résume très bien nos personnalités avec Adrien,
- 38:06mon associé.
- 38:07On a des personnalités radicalement opposées.
- 38:11Adrien,
- 38:11c'est le pragmatisme et la rationalité.
- 38:14Si je caricature,
- 38:15je dis un nom.
- 38:15Il a aussi plein d'aspects très,
- 38:17très créatifs.
- 38:17Mais en caricature,
- 38:19c'est ça.
- 38:19Et moi,
- 38:20c'est la folle d'angue un peu parchée.
- 38:24Si je devais caricaturer aussi.
- 38:26Donc,
- 38:26on a toujours aimé.
- 38:28Il y a toujours eu un respect très fort,
- 38:30mutuel.
- 38:31Et donc,
- 38:33Adrien m'a toujours challengée.
- 38:35Ce qui fait que j'ai dû amener de la rationalité.
- 38:37Et moi,
- 38:38j'ai toujours essayé de pousser cette funky touch pour se démarquer et pas pour dire...
- 38:45les choses comme tous les autres.
- 38:47Et je pense que la vraie bonne communication,
- 38:51c'est la communication qui est authentique.
- 38:53Moi,
- 38:53j'adore la communication.
- 38:55Et donc,
- 38:56je m'y suis consacrée davantage ces derniers mois,
- 38:59en laissant l'opérationnel de Funky à Adrien.
- 39:03Et je pense que la communication est une affaire d'authenticité.
- 39:07Et que communiquer,
- 39:09c'est pas juste mettre un emballage cadeau.
- 39:11C'est vraiment...
- 39:15Être en lien avec une mission forte et avoir tous les pans alignés avec cette identité-là.
- 39:21Donc,
- 39:21c'est assumer pleinement qui on est et assumer pleinement une différence.
- 39:25Très clair.
- 39:25Donc,
- 39:26en fait,
- 39:26les deux,
- 39:26pour moi,
- 39:26sont intrinsèquement liés.
- 39:29Oui,
- 39:29totalement.
- 39:30Totalement et complémentaires et de toute façon,
- 39:32ne plus améliorer que ce que l'on mesure.
- 39:35Merci pour tout ce que tu as partagé.
- 39:36J'ai une dernière question pour toi.
- 39:38On aurait pu échanger pendant des heures sur tous ces sujets.
- 39:42J'ai adoré.
- 39:43cet épisode d'ailleurs et si vous avez apprécié l'écouter autant que je n'ai eu de plaisir à l'animer faites-le nous savoir comme à chaque fois en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférés
- 39:53en partageant et en commentant cet épisode sur LinkedIn notamment.
- 39:58Également,
- 39:59Camille,
- 39:59j'ai une toute dernière question pour toi que je pose à chaque invité du Déclic.
- 40:04Est-ce que tu peux me partager le Déclic qui a fait toute la différence dans ta vie,
- 40:09professionnelle comme personnelle,
- 40:11que tu n'as pas encore partagé dans cet échange,
- 40:13que peut-être tu n'as jamais partagé dans aucune interview,
- 40:15ça peut être une simple phrase,
- 40:16une anecdote,
- 40:17quelque chose de positif,
- 40:18moins positif,
- 40:19peu importe,
- 40:19tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 40:22Quelle pression !
- 40:25Écoute,
- 40:26pour moi,
- 40:27le déclic,
- 40:27ça a été de réaliser que le plaisir pouvait changer le monde.
- 40:30Ça fait très bisounours,
- 40:31mais le pire,
- 40:31c'est que j'y crois.
- 40:34C'est ce côté de,
- 40:36en fait,
- 40:37peut-être que t'es pas obligé de rentrer dans une case,
- 40:40peut-être que tu peux juste écouter tes envies et ton désir,
- 40:44et c'est ça le plus intéressant et le plus productif au final.
- 40:47Et ça demande une remise en question permanente.
- 40:50puisque ça a donné lieu il y a quelques années à Funky,
- 40:54et plus récemment,
- 40:55ça m'a poussée à sortir de ma zone de confort à nouveau en lançant une autre activité.
- 41:00Mais c'est presque philosophique,
- 41:05j'espère que ce n'est pas trop perché,
- 41:06mais en tout cas,
- 41:07cette réalisation,
- 41:08cette prise de conscience qui est au cœur de Funky,
- 41:10de le plaisir que changer le monde,
- 41:12et donc il faut qu'on fasse des produits qui sont avant tout gourmands,
- 41:14et d'un point de vue personnel,
- 41:17si on lit les deux.
- 41:18C'est ce qui te fait le kiffer qui,
- 41:20au fond,
- 41:20est le plus productif.
- 41:21Merci Camille.
- 41:22Merci à toi.