Latest / Cap sur Ikigai / De l'assurance aux livres : pour éveiller les enfants au monde
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- Violaine: En cet après-midi d'octobre rose, j'ai le plaisir d'accueillir Hélène, une ancienne parisienne dont le cheminement est aussi inspirant que l'univers dans lequel elle a décidé d'évoluer. Quand je l'ai rencontrée, Hélène venait tout juste de quitter le monde de la banque assurance elle avait évolué pas mal d'années. Elle a la Cano comme nouveau port d'attache, un lieu souvent associé aux vacances ou au surf, où l'océan murmure et où les forêts de pain. quelle autre lecture, éventuellement, tu pourrais nous proposer dans la même veine. Alors ça peut être un ouvrage d'album Jeunesse, mais ça peut être aussi le documentaire, parce que je sais que tu es spécialisée dedans. Voilà, qu'est-ce que tu pourrais conseiller à des parents qui nous écoutent, à des féministes qui lisent aussi Agnarno, etc. veille sur les âmes en quête de renouveau. Quand Hélène a pensé à sa reconversion, elle a d'abord fait le tour de ses compétences, mais elle a surtout su écouter sa passion de toujours qui vivait avec elle depuis sa plus tendre enfance, l'amour des livres, sous toutes leurs formes. Alors au culot, elle a franchi la porte d'une médiathèque près de chez elle, elle a proposé sa candidature et s'est peu à peu immergée dans l'univers foisonnant de la littérature. Alors là, je ne pas m'adresser aux enfants, mais à leur maman et à toutes les autres femmes, évidemment. Alors moi, j'ai lu un documentaire qui s'appelle Les Négligées cet été. C'est une enquête au cœur du business et de la santé des femmes. a été écrit par deux autrices, Solène Lehene et Marie-Mandane Lemuel. Donc vous vous retrouvez dans toutes les bonnes librairies. Voilà, c'est une enquête choc et surtout très bien sourcée sur la santé des femmes, les dérives aussi. par le biais des applications, de suivi de cycles, etc. Tout ce que la médecine n'a pas trouvé en termes de solutions et ce que le féminin sacré peut apporter. vraiment une enquête sur la santé des femmes, sur fait que la médecine, il a très peu d'avancées sur la santé des femmes, que ce soit en termes obstétriques ou gynécologiques. Il y a beaucoup de chemin à parcourir. ⁓ Alors elle s'est prise de passion pour les albums jeunesse, ses portes ouvertes sur l'imaginaire des enfants, et elle a découvert qu'en racontant des histoires ou en choisissant des ouvrages qui abordent avec délicatesse des thèmes forts, on peut véritablement changer la société. Désolée, ça s'appelle comme ça ! C'est pas désolé, Yulène ! Non, non, mais c'est grand, c'est fort ! Je veux qu'on l'entende ! Aujourd'hui, Hélène occupe un rôle départemental où elle veille sur la littérature enfantine avec cette douceur et cette finesse qui la caractérisent et elle offre aux enfants des clés pour comprendre le monde, pour s'en émouvoir et pour s'y sentir en sécurité. Cher auditoriste, chère Hélène, merci de t'être prêtée au jeu. Merci d'être là en ce dimanche d'octobre rose. Je te laisse maintenant la parole. Merci, Violène. Et oui, donc je m'appelle Hélène et j'ai 40 ans. Donc oui, je vous le conseille vraiment vivement. Ça a été instructif. Ça m'a aussi forcément peu questionné. m'a énervée. Je suis franche aussi également. Mais voilà, c'est très très bien documenté. Je vous le conseille vivement. Quand tu dis qu'on le trouve dans les librairies, c'est-à-dire que c'est sous la forme d'un livre. C'est pas sous la forme d'un documentaire visuel. Voilà, c'est bien documentaire papier. D'accord. OK. un conjoint, deux enfants et un hamster, là ! Je précise. ⁓ bien, merci pour cette référence. Tu me connais, je pense que je vais tout de suite aller regarder ça très vite. Je trouve qu'en plus, l'actualité rose nous enjoint à aller, voilà, porter attention à ce Te rappelles-tu du moment où petit à petit, donc tu t'es donné le droit de penser à un meilleur alignement ? Je l'ai évoqué très brièvement en introduction, mais tu sais que sur ce podcast, on est vraiment attentif à ça, premiers signes, à ce qui fait qu'on y va, qu'on n'y va pas. Est-ce que tu peux le raconter ici avec tes mots ? Très bien. Et oui, donc à la fin du premier confinement, je me suis retrouvée au chômage. sujet. Et encore une fois, merci. Merci, Hélène. à toi, Violène. Ce fut un plaisir et ce fut mon plaisir. C'est ma première interview, premier podcast. Bon, bah tu t'en souviendras longtemps. Je t'en souhaiterais. Je m'en souviendrai longtemps. me dis mais quelle aventure, Violaine, tu m'emmènes. Mais c'est très très chouette de vivre cette aventure-là, à t'écouter. Merci. Et ben je t'en souhaite plein d'autres parce que je pense que tu plein de choses à dire hyper inspirantes pour tout le Donc bonne continuation, plein de belles choses à venir et puis à très bientôt. À bientôt. Au revoir. Au revoir, Violaine. Un long CDD de neuf mois qui prenait fin en même temps que cette période de vie si particulière. J'ai compris que c'était le moment ou jamais de rebondir sur une autre vie pro. Et j'allais enfin avoir le temps de me poser et de y réfléchir. Mon corps m'avait envoyé quelques jours avant le confinement des signaux d'alerte et je ne m'écoutais pas du tout à cette époque-là. Je travaillais, comme tu l'as précisé, violente dans le secteur des assurances qui, à une époque de ma vie, m'avait convenu à Paris sans enfants, la belle vie, a la ligne Paris. Mais quand la pression commerciale a débarqué dans ma vie pro, quelques années plus tard, les choses ont changé et pas dans le bon sens. Ce métier de bibliothécaire, lui, il trottait en tête depuis plusieurs années. Mais il vivait en moi certaines craintes. Pas les bons diplômes. Je n'avais pas obtenu de concours, pas les codes. Enfin, tu vois quoi, les fameuses croyances limitantes. Je me suis lancée pourtant avec enthousiasme dans cette formation. sur les conseils de la bibliothécaire de mon village, qui a cette époque, qui se reconnaîtra si elle écoute ce podcast. Tout s'est fait ensuite avec une fluidité incroyable. J'avais la bonne somme sur le compte CPF, les planètes étaient alignées. En fait, je crois au bon moment, c'est-à-dire que quand tu es devant des portes qui s'obstinent à rester fermées, c'est que c'est pas le bon moment. Il suffit parfois de retoquer à la porte un peu plus tard. Merci parce qu'on a vraiment eu tous les détails qu'on attendait. En quoi ce projet-là répondait-il à ton Nikigai, c'est-à-dire à ta raison d'être, à ton envie d'être, devenir ? En quoi faisait-il sens pour toi ? Ce métier répond à un besoin essentiel, la nécessité presque vitale que j'ai d'apprendre. fait, ouvrir un livre, c'est sourire sur une culture, une connaissance, pays, enfin peu importe de quel savoir il s'agit. Le besoin aussi de lier cette soif de connaissance à mon travail et de le communiquer aux autres. Partager mes découvertes et mes coups de cœur, exemple. J'aime être dans la relation à l'autre à travers le conseil, mais aussi l'échange. L'enrichissement personnel n'est pas pour moi une voie à sens unique. On se nourrit de livres, mais aussi des personnes qui nous entourent. Pour la petite histoire, j'ai travaillé aussi dans une autre vie, dans le tourisme. Et je suis toujours attachée depuis au sens du service. de rendre service et surtout de rendre accessible la connaissance au plus grand nombre. Au plus grand nombre, j'entends par là les personnes éloignées des bibliothèques par le fait d'un handicap, d'un empêchement, d'un sentiment assez répandu, de manque de légitimité. Cela me tient particulièrement à cœur. Du cœur à l'ouvrage. Là aussi, j'aime beaucoup cette expression. Travailler avec conviction, ça, me parle. C'est vraiment bien dit, je reconnais bien là. Peux-tu nous dire quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées sur ton chemin ? Moi, comme tu l'as précisé, Violène, j'ai un tout autre secteur d'activité. Alors oui, parfois cela a pu surprendre mes interlocuteurs, bon, cela est vite passé. Je viens pas non plus d'un milieu d'une famille où lit beaucoup. les BD classiques franco-belges étaient assez présentes, mais peu de classiques de la littérature. fait, qui prédominait chez nous, et ça prédomine toujours, c'est la curiosité intellectuelle, et surtout l'envie d'aller vers, l'envie de découvrir, l'envie d'ailleurs, et l'envie de savoir et comprendre. Autre difficulté, et autre point là beaucoup plus terre à terre, c'est revoir ses prétentions au terme de salaire. C'est aussi évidemment à prendre en considération. Et la grosse info violenne, la culture paye moins que le secteur de la finance. L'autre difficulté, c'était aussi de reprendre les cours avec la compagnie de deux enfants bas âge. Et là aussi, a plutôt vécu comme un challenge. J'ai pas eu la mention au bac. ⁓ bien là, j'ai obtenu une mention très bien à cet examen. Il a un concours de la fonction publique dans la foulée. Donc forcément, ça fait du bien au moral et ça confirme qu'on est au bon endroit enfin. Je me souviens bien de ce passage-là quand tu passais le concours et je te trouvais très courageuse. c'est vrai que c'est fatigant le fait de... Fatigant et difficile de se remettre aux études quand on est maman et qu'on s'occupe déjà de deux petits enfants en bas âge. Oui, je te le confirme, c'est pas évident, mais là aussi, quand tu réussis, la force que tu as en toi, le bonheur que c'est. ⁓ Et puis aussi le fait de communiquer ça à tes enfants. Te dire voilà, à force de travail, la réussite, elle est vraiment savoureuse. Et c'est vrai que je suis complètement d'accord avec toi sur le fait qu'effectivement c'est la meilleure manière de montrer à nos enfants que s'ils ne pas bien quelque part, ils ont toujours la possibilité de changer. Et je veux dire, même si tu n'avais pas eu cet examen tout de suite, c'était aussi... bien qu'ils voient que même les parents, ils ont envie de changer, même les parents, peuvent ne pas réussir la première fois. Qu'est-ce que ça veut dire d'ailleurs réussir ? C'est souvent en termes de temps puis de challenge qu'on n'a pas forcément bien calibré au début parce que ça veut pas dire que si on ne pas une fois qu'on ne peut pas l'avoir un peu plus tard, etc. Donc ça, c'est vrai que c'est finalement super aussi d'avoir des enfants et de pouvoir leur montrer en termes de... presque d'éducation, dans le cas de l'éducation positive ou ce qu'on peut mettre derrière, qu'on est des êtres humains comme les autres, même si on a quelques années de plus et que par contre, quand on a la volonté, on y va quoi ? Oui, c'est ça. On a le droit à l'erreur, le droit au changement, qu'on soit enfant, adulte, on peut avoir plusieurs c'est chouette. J'aime bien cette idée de plusieurs vies, ça me parle beaucoup beaucoup beaucoup, comme tu le sais. Peut-être, comment as-tu fait pour les contourner ou les transformer toutes ces difficultés ? Parce qu'on parle du fait que effectivement c'est un chouette modèle à montrer aux enfants, mais on va être clair aussi sur le fait que ça nécessite des compromis, une organisation assez... assez intense, etc. Comment est-ce que tu pourrais, toi, en parler pour donner des billes à d'autres qui se mettent en route ? Pour moi, n'y a pas de mystère. Je ne vais pas envoyer du rêve du tout. en fait, pour moi, c'est du travail, c'est un sens aigu de l'organisation, c'est ça. On pouvoir tout conjuguer, vie de famille, vie pro qui est en mouvement, en changement. Donc une bonne organisation et puis aussi si on a la chance d'être bien entouré, c'est le petit bonus. C'est-à-dire avoir un conjoint en soutien, des amis en or. ça, ça je sais, Violène, que pour toi l'amitié, c'est important. C'est aussi fort que l'amour. Ça, j'ai retenu ça. Je partage tout à fait ton point de vue, des amis en or, une famille sur qui compter. Et puis, et puis ça le fait. On va y arriver. y arrive. Avec le recul, ferais-tu différemment aujourd'hui ? Non ! Et j'aime bien ta phrase, parce que c'est une phrase. C'est une phrase complète. Le nom est une phrase complète. Donc ça, c'est une référence à Jane Fonda. Voilà, je l'ai écoutée, j'ai entendu cette phrase hier. Le nom est une phrase complète. Pas besoin de se justifier. Rien, c'est une phrase complète. Mesdames, ce... ça s'applique surtout à vous. petit clin d'œil au passage. Merci pour ton nom en phrase complète. Que tu as appris sur toi et sur la vie dans cette aventure ? Et bien, c'est que la vie, elle est mouvement. Donc on l'a dit, toutes les expériences passées, sont riches d'enseignement. Rien n'est stable, rien n'est immobile. Et moi, je me suis noté une citation de Joseph Goldstein. Vous ne pouvez pas arrêter les vagues, mais vous pouvez apprendre à les surfer. Et donc ça tombe bien. comme tu l'as précisé, j'habite à Lacano et je ne surfe pas du tout. voilà, j'ai quand même tellement de choses à apprendre de la vie sur moi-même. Je trouve ça tellement grisant. Faire confiance à l'univers, par contre, là, c'est un axe de progrès. Continuer à faire confiance à l'univers et essayer de me faire confiance aussi. C'est un long parcours, long cheminement dans la vie. Merci à toi. Est-ce que... là, forcément, je t'attends. Voilà, si d'autres personnes à qui j'ai donné le micro n'avaient pas forcément beaucoup d'inspiration sur cette question-là, je crois que je compte un peu sur toi pour mettre cette question en lumière. Y a-t-il un livre, une citation, un film, une œuvre d'art qui t'inspire et qui parle de ta nouvelle manière de voir le monde ? Alors j'ai eu une grosse période Annie Ernaud, je l'ai découvert sur le Tart et là toute son oeuvre est pour moi riche d'enseignement. Le féminisme, là aussi que j'ai découvert sur le Tart. L'Ude de classe, tout est contenu et tout ce qui fait écho en moi coexiste dans l'oeuvre d'Annie Ernaud. Côté ciné, il y a beaucoup de films qui m'ont marquée. mais je ferais référence à un film et la attention gros délire c'est Yes Man daté de 2008 avec Jim Carrey tu fais d'ailleurs référence à The Truman Show, Violaine, dans ton podcast de présentation encore une coïncidence Violaine de coïncidences entre nous alors Yes Man ça me fait forcément vachement réagir parce que c'est vrai que c'est parfois une référence que je donne aux personnes que j'accompagne ⁓ et je leur demande d'essayer de vivre un moment de leur vie. Alors bon, l'idée, c'est que ça arrive pas à un moment trop extrême où ils sont engagés, appuyés dans un destin qu'ils n'ont finalement pas choisi, à force de dire oui, mais de vivre un peu en mode yes man, le sens accueillir absolument tout ce qui arrive et de ne se poser la question et se dire, allez, ok, j'y vais, allez, ok, j'y vais, allez, ok, j'y vais. Voilà, ben écoute, on a peut-être aussi ça en commun, le fait d'adorer Jim Carrey, est quelqu'un qui a une telle puissance burlesque, mais en même temps, il a une intensité qui me rend à chaque fois fébrile, tellement à l'épouser au bon endroit, une forme d'humanité qui donne le vertige. le porte, je le dis à mes enfants, mais imaginez un monde, vous direz oui à toutes ces propositions. En faisant attention, je reste une maman. Mais toutes les possibilités qui pourraient s'ouvrir à vous. voilà, c'est vraiment un bon goût de ce film. Ça fait du bien. Oui, ça fait écho aux petits noms dont tu as parlé tout à l'heure, c'est-à-dire le nom se suffit à lui-même, par contre le oui offre une telle, de telles potentialités que c'est énorme et presque incontenable, immesurable, indéchiffrable, bref. Et puis oui, alors... Peut-être quelques podcasts, c'est vrai que bon évidemment celui de Yolaine est incontournable, mais il y a quelques podcasts qui... Enfin je peux pas conseiller mais il en a quelques uns sur lesquels on est assez d'accord je crois avec Yolaine en particulier celui qui est animé par Anne Guéquière, Métamorphoses, un podcast qui éveille ta conscience sur divers sujets, ça c'est vraiment très chouette. Voilà, je vous souhaite de belles lectures. Et puisque tu une grande fan d'Annie Arnaud comme moi, sur le féminisme. Je sais pas si tu as suivi les couilles sur la table. Alors oui, le podcast, mais pas sur celui d'Agnan. Alors non, c'est juste un podcast de Victor Tuayon, voilà, sur le féminisme. Je trouve que, elle interroge des invités qui ont vraiment un regard. Voilà. Non mais parlons franchement. Oui, avec toute la science et la conscience qui va est-ce qu'il nous reste un peu de ? Il nous reste un peu de temps. ce que je te propose, c'est qu'on évoque deux, trois souvenirs que j'ai avec toi. Je me souviens d'un après-midi chez toi. Est-ce que c'était un samedi ou un dimanche ? et tu nous lisais un livre qui parlait de l'inceste sans jamais que le mot soit vraiment évoqué. Et je me souviens que ça m'avait énormément ému. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ce livre ? Est-ce que tu peux le conseiller à certaines personnes ? Puisque voilà, on a un petit peu et je pense qu'il a certains... livres qui sont forts, et s'il a des papas et des mamans qui nous entendent là, voilà, parce qu'on sait pas forcément l'immense richesse et la diversité de tous les ouvrages qui peuvent nous permettre de penser le monde avec la justesse et la vérité qu'il faut en même temps donner aux enfants mais sans non plus trop les heurter ou faire en sorte que ça... Ça vire au cauchemar quoi. en fait, pour moi, c'est vraiment comme un travail d'équilibriste. faut beaucoup de finesse, beaucoup d'intelligence pour arriver à faire passer des idées. Et je me souviens que ce livre m'avait vraiment touché. Est-ce que tu peux revenir dessus ? Oui. Alors en effet, moi je travaille en bibliothèque départementale sur le pôle documentaire. Je nais si adulte, donc on parle de sujets très forts. en effet, à travers les albums, peut faire aussi passer des idées, des histoires. Et là, tu fais référence à un album jeunesse qui, si je ne me trompe pas, le titre c'est Grands Dours et Petites Ours. Peut-être que j'inverse les deux. Il a été écrit et illustré par Bernadette Gervais, je crois en 2023. C'était très, très fort, effet, je m'en souviens. Parce que cet album, quand tu le lis, ⁓ pour toi, et ça n'a pas du tout la même puissance que la lecture à voix haute. je me souviens très bien de cet après-midi où je te l'ai lu, je l'ai lu à ta fille, une de tes filles, et je l'ai relu à mes enfants. C'est un album en effet qui est très fort et très puissant. Alors, il traite de divers sujets. Il y a peut-être l'inceste, parce que peut-être toi tu as perçu que c'était l'inceste, mais pour d'autres ça peut être vécu comme traitant de la violence conjugale. La violence faite aux enfants, la notion de harcèlement aussi. Donc oui, oui, je m'en souviens très très bien. La puissance aussi de le lire à voix haute. Des fois, il a des mots qui ont besoin d'être exprimés à voix haute et cet album se lit à voix haute. Et il s'avère que lors d'un salon du livre à Brieve, peut-être, ouais, ça doit faire deux ans, j'ai rencontré l'autrice. Donc j'ai vu le bandeau Bernadette Gervais, le stand. J'ai vu l'autrice, je lui ai dit, êtes-vous Bernadette Gervais ? C'est vous qui avez écrit Petite et Grande Ours, pardon. Et elle m'a répondu, elle a eu un moment de recul. a été surprise et un peu inquiète parce que je pense que cet album a eu vraiment des résonances assez fortes. Il a été aussi mal perçu. Je me souviens d'en avoir parlé avec mes collègues et pour certains, c'était trop violent. Donc voilà, j'ai eu le plaisir, la chance d'avoir rencontré cette autrice illustratrice et je lui ai juste dit voilà, merci, merci d'avoir écrit, illustré cet album. Donc j'ai la chance d'avoir petite ours avec moi qui a toute la puissance d'une grande ours. Voilà, dans mon bureau, elle veille sur moi, sur mes proches et voilà, moi je crois beaucoup à cette belle étoile, à l'étoile qui nous porte chance. et tout ce qu'on peut traverser au signe de douleur qui peut se transformer aussi plus tard en embauchement. Donc tout cet album-album, ça retrace le parcours de cette petite ours qui deviendra grande ours. Merci d'avoir fait référence. Avec plaisir. Et c'est vrai qu'elle a eu du courage. C'est vrai que... Oui, de comprendre qu'elle ait pu avoir ce moment de recul. que ça se comprend parce que effectivement, c'est un thème, le thème de la famille, veut parfois, un peu à l'américaine, ériger la famille comme un lieu sacré, mais c'est aussi le lieu où il peut se passer les pires choses. Donc c'est sûr que ça dérange, mais en même temps, c'est aussi une réalité. effet, de le lire à des enfants, de voir leur réaction, n'est pas la façon, il n'y a la même répercussion que quand c'est lui devant des adultes. Ça, c'est vraiment intéressant. Finalement, les enfants, ont une autre connaissance et reconnaissance de la violence, du mal et du bien. Et nous, on a... tellement d'interprétations en tant qu'adultes que eux, ils n'ont pas. C'est un album qui transpire de milléennes sensations, sentiments et malheureusement parfois aussi de mauvais souvenirs. Mais ça se termine bien là, je raconte un peu la fin, mais tout va bien, tout se termine bien. Et c'est vrai que je peux confier à nos auditeurs le fait que des fois je t'envoie des petits messages en me disant « est-ce que tu as un... un livre, un album, documentaire sur telle ou telle question, la question du genre, la question de la puberté, de la féminité, de plein plein plein de questions qui peuvent être évidemment, qui seront évidemment abordées plus ou moins par... l'enfant, l'ado et puis son cercle amical, son cercle familial éventuellement. Mais les livres, c'est encore un tiers, c'est encore autre chose. C'est un cheminement beaucoup plus intime et personnel. Et c'est vrai que si on croise le bon livre au bon moment, c'est un peu comme les personnes résilientes sur notre chemin, peut être assez salvateur.