Latest / Les invités de Radio des Ballons / Salon des vins et du terroir à Rupt/Moselle
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- Nous voici au verger des Involés, ici à Rue. Donc au salon des terroirs et au salon du vin, Bruno Vincent. Alors, qu'est-ce que tu proposes sur ton stand ? Alors moi, je propose beaucoup de produits à base de bluets, puisque c'est ma production fétiche, hein. Depuis 1987, c'est mon père qui avait lancé la production. Et moi, depuis 2015, j'ai repris l'exploitation et je transforme une partie de mes produits, et je travaille aussi avec d'autres artisans, comme la bière. Donc la blanche au bluet, sans sucre, par exemple, où je travaille avec la fouillotte à épinal. Et sinon, toute une gamme de liqueurs, aussi, que je fabrique moi-même, à partir de l'alcool de bluet, des jus, et la nouveauté pour cette année, c'est la bulle de bluet. Donc c'est un soda, comme un soda au bluet, sans alcool, un jus pétillant, donc pour redonner quelque chose de plus naturel, et ça a un côté un peu plus apéritif que le jus classique, on va dire, qu'on va consommer au petit-déj'. Et tu les vends où ? Donc c'est beaucoup de ventes directes. Je vais travailler avec quelques boutiques du terroir, comme Montagne Saveur, au Thiot, ou le magasin Paysans Direct, qui a ouvert il y a un petit peu moins d'un an à la Bresse. Donc mais voilà, ça reste beaucoup de circuits courts, et puis des salons, comme ici, le salon de l'agriculture, la foire aux andouilles, voilà, tout ce genre de salons. Alors content d'avoir fait ce choix ? Oui, content, parce que moi, ma zone de plaisir, c'est la vente. Donc je prends plaisir à être au contact du client, ne serait-ce que pour faire goûter les produits, déjà. Si après, les gens, ils aiment, c'est à eux de concrétiser en achetant les produits. Mais le plaisir, c'est de faire goûter ce qu'on produit. C'est la finalité, en fait. Et là, il y a une évolution constante, et tu as des projets encore de produits nouveaux ? Oui, il faut toujours avoir des projets. Donc j'en ai toujours dans un coin de la tête, des plus ou moins à court terme, mais il faut toujours avoir des idées, que ce soit de la fabrication par moi-même, ou alors des partenariats avec d'autres artisans, puisqu'il y a plein de métiers où on peut travailler avec nos myrtilles. Il y a beaucoup de projets en tête, qui vont ou pas se concrétiser, mais il faut toujours en avoir. Voilà, faut jamais s'arrêter, sinon on recule. Alors, à l'an prochain ? L'an prochain, eh ben... il y aura peut-être des chocolats, peut-être... voilà, d'autres choses qui vont arriver, pour agrémenter la gamme, et essayer de toucher un maximum de personnes aussi, puisque le but, c'est de... de pouvoir accueillir chaque personne dans mon stand, que ce soit alcool, sans alcool, sucré, salé... Voilà, de pouvoir faire goûter mes bluets à... sous diverses formes, mais à tout le monde. Sébastien Pinault, eh ben, toujours fidèle à la foire aux rangs ? Ah ben, c'est un... c'est une date incontournable, quand on est commerçant à Rupes-sur-Moselle. Alors, c'est un moment anniversaire, je crois, chez toi. Oui, ben oui, cette année, on fête les 25 ans de l'entreprise... Déjà. Déjà 25 ans, à Rupes-sur-Moselle, donc c'est vrai que... quand on est en activité comme ça, on voit pas les années passées. Mais en tout cas, quand on se retourne et qu'on regarde un peu dans le rétro, c'est vrai qu'il y a eu tellement de choses d'accomplies que... on peut être aujourd'hui que fier, déjà, du travail accompli. Et euh... surtout, ben, l'outil de travail qui nous permet encore aujourd'hui... euh... d'évoluer, de s'améliorer, en se remettant en question au quotidien. C'est combien de... combien de magasins, maintenant ? Alors aujourd'hui, c'est sept boulangeries, et l'atelier à Rupes-sur-Moselle, qu'on vient d'agrandir... il y a quelques mois, qui a été opérationnel depuis Noël. Et ça représente combien de personnes ? Ben aujourd'hui, ça représente 104 salariés, avec les apprentis sur l'ensemble des boulangeries. Et c'est vrai que quand on pense qu'en... qu'il y a 25 ans, on a démarré à 3 personnes, c'est vrai que ben, on a quand même une certaine fierté... du développement et des emplois qui ont été créés sur le territoire. Alors justement, encore des projets de développement ? Ben déjà, ce qui est important, c'est déjà de... de... préserver ce qui a été fait. C'est sûr, en... du développement, oui, on en a à l'atelier, puisque... on va développer la biscuiterie, puisqu'on voudrait même pouvoir le développer avec Internet. On va développer la chocolaterie. Et puis, ben, faire grandir aussi au sein de l'entreprise les salariés, en améliorant au quotidien, bien entendu, la qualité. Après, des projets, c'est un peu aussi des opportunités, on va dire, hein... Mais... mais on n'est jamais fermés. — Alors, bonne continuation. — Ben merci ! Merci beaucoup. Nous voici ici, à Rue, donc au Salon des Vins et du Terroir. Alors là, ça vient de loin, hein, parce que nous voici au Fumé de la Fournaise ! Oui, au Fumé de la Fournaise, c'est... de l'île de la Réunion. Mais en... en France, nous habitons dans le département de la Creuse, donc dans l'Émoussa. Voilà. Et on y propose quoi ? Euh... Alors nous, toute la fabrication alimentaire, c'est nous qui le faisons. Donc les acras, les samoussas, etc. Euh... Au niveau des plats, sur les salons, nous fabriquons les plats SUR les salons. Donc entre autres, ce midi, ben y avait un curry de... d'Inde, au masala, donc façon indienne. Et sinon, en plus, sur le stand, nous avons des rhumes arrangés ou des ponches, idem, qui sont fabriquées par nous, quoi. Principalement par mon épouse. Voilà. Avec des produits qui viennent de là-bas ? Beaucoup de produits viennent de là-bas, parce que l'avantage, c'est qu'on a... du côté de son père, ils habitent à la Réunion. Du côté de sa mère, ils habitent en Martinique. Et on a la famille en Nouvec-et-Denis. Donc on arrive à avoir du rhume, euh... à des tarifs... à des tarifs un peu plus bas qu'en métropole. Et au niveau surtout de la vanille, qui est plus intéressant, parce que la vanille en métropole, elle est relativement chère, alors qu'en la faisant v... venir de la Réunion, elle est extrêmement... à un prix très, très bas. Voilà, comme ça, avec vous, on fait le tour du monde, ou presque, là, hein ? On essaye, ouais, de donner un peu de voyage... sans trop se déplacer, euh... voilà, que les gens se... se changent les idées, puis voilà, ouais, c'est surtout ça. Comment vous êtes venue cette idée-là ? Alors, de par les origines de ma femme, parce que ma femme, elle est... calédomartinico-réunionnaise. C'est ce que je disais. Papa réunionnais, maman martiniquaise. Les parents se sont émigrés en Nouvelle-Calédonie dans les années 55, et les enfants sont nés là-bas. Donc mon épouse est née en Nouvelle-Calédonie. Et moi j'ai rencontré mon épouse en étant militaire, parce que je suis un ancien militaire de carrière, ce qu'on dit maintenant les vétérans. Et euh... j'ai rencontré mon épouse en Calédonie, euh, y a quelques années en arrière. Et donc après, bon voilà, on a fait notre vie, on a monté des restaurants, on a monté deux restaurants. Et en... y a 25 ans de ça, on a monté les fumées de la fournaise, pour faire les salons de la gastronomie et des vins, pour être euh... voilà, pour faire des plats traiteurs, etc., etc. Donc voilà. Les... la spécialité de ma femme, c'est la cuisine, voilà. Je voici au stand de la ferme germantoise. Alors la ferme germantoise, on propose quoi ? Alors nous on propose euh... de la charcuterie euh... du porc fermier, élevé au Germont-Val-d'Ajolle. Donc on a toute une gamme de fumées, de saucissons, de viandes euh... séchées, et tout est produit localement au Germont-Val-d'Ajolle. Ça fait combien d'années que tu fais ça ? Euh... ça fait... Moi ça fait trois ans, ouais ça va... Ouais, ça fait trois ans, et en tout euh... ça fait dix ans qu'on élève des porcs au Germont-Val-d'Ajolle. Et content d'avoir suivi cette voie ? Ouais ouais, super content, ça s'passe très bien, euh... c'est... c'est vraiment top, euh... j'ai pas de regrets. Et tu vends comme ça, tu vas sur les salons ? Ouais, on fait... des marchés, des salons, euh... des magasins de producteurs aussi, à Remiermont et à La Bresse. Un stand ici euh... au... donc... au salon de rue, au salon des vins, et euh... des terroirs, avec Ute Wolf Hall. Ah bah ça, ça fait très allemand, parce que là c'est un stand original, c'est un stand allemand. Et sur ce stand, vous proposez quoi ? Euh, nous avons du... du vin blanc, du vin rouge, aussi euh... la... euh... gelée, euh... fait du vin... rouge et blanc. Oui, on est là, ça fait beaucoup de plaisir, d'être ici, parce que nous sommes euh... notre ville a... euh... Jumelée ? Euh... jumelée avec euh... Rupture Moselle. Et à cause de ça, nous sommes là, ici, chaque année. Et le vin est apprécié, là, vous vendez bien ? Oui, maintenant on a quelques clients, ça va bien. Ici, à rue, donc au... salon des vins et du terroir, un stand un peu original aussi, puisqu'il s'agit des escargots de la Molière. Alors c'est quoi ? Donc c'est un élevage qui se situe sur la commune du Girmond-Val d'Ajolle. Donc j'ai cet élevage depuis 2022, et donc j'élève, je transforme et je commercialise de l'escargot. Alors, comment est venue cette idée ? Euh, totalement par hasard, une jeune femme avait déjà créé cette entreprise en 2017. Elle comptait s'arrêter, et j'avais besoin de changement, et du coup je suis passé de construction de maisons en bois à éleveur d'escargots, à héliciculteur. Tu ne regrettes pas le changement ? Non, non, non, ça permet de travailler aussi bien à l'extérieur que dans un laboratoire, contact avec le client, c'est très intéressant et c'est très diversifié. C'est facile, l'élevage d'escargots ? Alors c'est plus complexe qu'il nous paraît, c'est un animal qui a besoin de pas mal d'attention sur la période de croissance, donc il faut de la surveillance, il faut que tous les éléments soient réunis, donc la météo, l'alimentation, tout doit être réuni pour qu'au bout de 4 à 5 mois de croissance, l'escargot soit prêt à être ramassé et mangé. Parce qu'on mange les escargots comme ça, il n'y a pas d'autres spécialités avec les escargots ? Alors moi je le décline dans plusieurs formes, je fais des tourtes, des cakes, des quiches, des conserves, et donc de l'escargot au beurre traditionnel avec une farce à la bourguignonne. Je fais aussi des farces avec du comté, du bleu à l'aigre doux, du cœur de massif, c'est une tomme au lait de vache fait uniquement avec la rase vaugienne. De quoi régaler beaucoup de gens, quoi. Voilà, et tu t'organises pas de course ? Aucune course encore, non, non, pas de course pour l'instant.