Latest / Les invités de Radio des Ballons / Changement de président à la Comcom des Ballons des Hautes Vosges
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- Stéphane Tramzal, maire de rue, nouveau président de la communauté de communes des ballons des Hauts-de-Vauge. Il a déjà été par le passé, d'ailleurs, donc c'est pas vraiment une nouveauté. Mais c'était sa fuité. Mais il y a quelque temps, c'était quand même pas certain. Non, c'était pas du tout mon intention. Dès le départ, c'était pas ça du tout, puisque de toute façon, je l'avais dit, si Dominique s'était représenté, il aurait eu mon soutien. On est là pour discuter. On a bien travaillé. On n'a pas toujours eu les mêmes points de vue avec le président. Mais ça fait partie du débat. Et à la fin, on trouve des solutions, des consensus à présenter à l'Assemblée délibérante. Le président, à un moment, a évoqué de dire qu'il fallait peut-être donner un nouveau souffle à la communauté de communes en se disant c'est peut-être à moi de partir. Voilà. Donc il y a eu une réflexion qui s'est faite avec les maires, à savoir qui pourrait y aller, comment on pouvait s'organiser. Voilà. Donc je crois qu'il n'y a pas eu beaucoup de prétendants à prendre la succession de Dominique. Il y a eu des réflexions. On a trouvé une organisation. Et voilà, c'est ce qui a été présenté ce soir. C'était parfaitement préparé. – Il y a des projets particuliers au début de cette nouvelle mandature ? – Alors, on ne va pas révolutionner. De toute façon, comme je l'ai dit, c'est pas une rupture du tout. C'est de continuer le travail. Parce que de toute façon, je serais monteur. C'est pas autrement. C'est avec la même équipe, puisqu'on est pour certains déjà avec un bloc solide, avec des personnes, notamment avec Dominique, qui reste également en vice-président. Donc non, c'est vraiment déjà... Aujourd'hui, la difficulté de la communauté de communes, c'est déjà d'avoir une direction générale, puisqu'on est depuis quasiment... On aura bientôt... Ça fera bientôt un an qu'il n'y a plus de directeur au sein ou de directrice au sein de la collectivité. Donc on est vraiment sur du quotidien, du fonctionnement quotidien qui est tenu à bout de bras par les agents. Il faut quand même le savoir. Et pour structurer une telle collectivité, il faut des directeurs, il faut des personnes à la tête, qui guident aussi les élus, qui remettent de temps en temps les élus sur le droit chemin, qui nous conseillent et puis qui organisent le travail au quotidien avec les chefs de service, avec les agents. Et cette personne-là, à l'heure actuelle, on ne l'a pas. Et donc c'est déjà le premier chantier. L'autre chantier pour lequel on devra faire des choses, mais on sait qu'il n'est pas forcément urgent, puisque ça fonctionne, mais on sait qu'on a attendu, parce que dans nos communes, on l'a tous entendu lorsqu'on a préparé nos élections municipales, que la partie déchet posait problème. Alors quand on dit le déchet, ce n'est pas tout le déchet, c'est notamment les points d'apport volontaire qui ne fonctionnent pas, parce que soit qu'ils ne sont pas assez prélevés, ou au moindre problème technique, on prend du retard. Et donc à chaque fois, c'est un débordement, c'est quelque chose qui n'est pas propre. Et on comprend l'agacement des habitants. Et donc à la fin, plus personne n'y prend soin. Et ça devient vraiment une vraie déchetterie à ciel ouvert. Donc là-dessus, on a des décisions qui devront être prises, mais avant de prendre des décisions, il faut bien comprendre le fonctionnement. Et ensuite, c'est ce qu'on a dit, donner un cap au niveau des déchets, les tenir, et pour donner des investissements dans cette mandature-là. — Ça veut dire que bientôt, nous aurons des sacs en lieu et place ? — Pour l'instant, il n'y a rien, on ne ferme aucune porte. On va étudier avec notamment Thierry Rigolet, puisque c'est lui qui va donc prendre la succession de Haït Bachir, donc en tant qu'élu en charge de la gestion et la valorisation des déchets. Aujourd'hui, il faut déjà qu'on découvre comment ça fonctionne et pourquoi ça ne fonctionne pas tel qu'on l'avait entendu. Et ensuite, donc, on mettra les scénarios sur la table et on décidera, validera en bureau, en commission avec Thierry, avec un groupe de travail qui viendra des communes, des personnes qui viendront aussi des communes. C'est le rôle aussi des commissions. Et puis ensuite, peut-être du travail en bureau, des choix à faire. Et puis ensuite, on espère pouvoir présenter ça le plus rapidement au Conseil communautaire. Mais je pense qu'il faut quand même prendre son temps. C'est pas la peine d'avancer, comme on le dit, comme des poules sans tête, quoi. — Alors bon, quelques nouveaux, hein, tout de même, puisque dans les communes, les choses ont changé. Ça va bien fonctionner ensemble ? — Ah ben comme on dit toujours, hein, quand on se découvre, on s'aime toujours. Avec le temps, il y a parfois des rencontres amoureuses qui tournent mal, mais il n'y a pas de raison. Aujourd'hui, on est sûrs. Il y aura forcément des points où on sera pas tous en phase. Et puis il y en a d'autres où on va bien sûr avancer plus rapidement que d'autres. Mais voilà, il faut trouver des consensus. C'est comme dans une équipe municipale. C'est comme dans un couple aussi. De temps en temps, on partage pas le même point de vue. Et puis finalement, quand on part en vacances, on n'est peut-être pas d'accord sur la destination au départ. Mais finalement, on part quand même en vacances. Donc l'idée, c'est ça, c'est de trouver les meilleurs consensus, avancer sur des projets en commun. Et puis on est sur une vallée, hein. Les problématiques entre Debussens sont peut-être pas les mêmes problématiques qu'Otillo ou que Le Ménil ou que Rue ou Ferdruc. Voilà. Il y a les petites, il y a des plus grandes communes. Donc il faudra prendre conscience de tout ça et puis poser tout sur la table quand il faudra. Puis je pense qu'il y aura des vrais débats en bureau, comme on l'a connu. Et puis ça fait partie du débat démocratique, mais c'est celui que j'aime, quand il y a du débat animé, mais où il y a une franchise entre nous. C'est ça qui est important, c'est de ne rien mettre... C'est pas la peine de mettre la poussière sous le tapis. — Mais là, par contre, la différence, c'est qu'on est plus que deux, hein. — On est un peu plus que deux. Là, on a déjà un beau couple. Mais voilà, ben on a l'habitude, hein. Mais c'est... C'est ça qui fait la passion, un petit peu, de l'élu, hein. Quand on prend des responsabilités, on est là pour trouver des consensus. C'est ça qui va faire qu'on arrivera à avancer sur des projets assez structurants pour le territoire. Je pense qu'il y a quand même eu des délibérations, enfin, de la mandature, qui ont été importantes, notamment celles sur le FPU, la fiscalité professionnelle unique. Celle-là, elle est la première pierre, pour moi, de la construction de la communauté de communes, qui va permettre sans doute, à l'avenir, de pouvoir prendre des nouvelles compétences. C'est ça qui est important. Et donc, les bas sont posés. Maintenant, c'est à nous d'écrire le reste. Et notamment, Isabelle en a parlé, Isabelle Canonaco, qui aura en charge les finances, hein, cette fameuse commission locale d'évaluation des charges transférées, où on va étudier, finalement, les possibilités de transférer des nouvelles compétences sur la communauté de communes, quoi. — Alors tant pis pour ceux qui, à l'extérieur notamment, disent que la communauté de communes, ici, elle est trop petite. — Alors, petite ou pas. Je pense qu'il y a... Aujourd'hui, chacun gardera ses positions. Je pense qu'il y a des vrais échanges qui peuvent se faire avec d'autres territoires. Comme ça, c'est déjà le cas actuellement. On mutualise des fois des agents, notamment sur le plan climat et réénergie territoriales. On a une personne qui est embauchée sur les 3 communautés de communes. Aujourd'hui, sur la partie économique, on a mis déjà nos chargés de mission qui travaillent en commun et qui échangent des données. Donc je pense qu'il y a un vrai échange de territoires à faire entre nos vallées. Et puis il y a le PETR, aussi, qui nous relie à tout ça, et qui peut aussi organiser un petit peu les vallées et puis le bassin Romary-Montain. Donc non, une petite vallée, c'est toujours la problématique. De rester en vallée, c'est pas un travail circulaire. C'est un travail longitudinal le long de la Moselle, en passant un petit peu par le Maine-Île, qu'il faut pas oublier, aussi. — Prochain rendez-vous. — Donc le jeudi 30 avril, pour le 2e conseil communautaire, avec les comptes administratifs, les investissements, puisque le budget 2026 a été passé. Et puis on a les différentes représentations dans les différentes instances où siège la communauté de communes à déterminer, à voter. Donc il y a du pain sur la planche. — Merci, Stéphane. À bientôt. — À bientôt, Raymond. — Dominique Péduzi, maintenant nouveau vice-président, mais ancien président de la communauté de communes. Pourquoi ne pas être reparti à la présidence ? — Parce que 10 ans de mandat, d'abord. Ensuite, avec les nouveaux élus, on a décidé d'organiser différemment cette nouvelle aventure qui démarre, après un mandat de 6 ans. Donc voilà. Moi, j'ai été président de communauté de communes de 2007 à 2013, de 2016 à 2026. Voilà. Il faut du sang neuf. Il faut profiter du temps qu'on a encore à être en bonne santé pour pouvoir transmettre et puis ouvrir de nouveaux potentiels pour le territoire. Donc voilà, c'est les motivations. — Qu'est-ce qu'il peut y avoir comme ouverture nouvelle ? — Déjà, par exemple, les sujets que le président Stéphane Tramsal m'a demandé de traiter, qui sont des sujets qui vont nous concerner dans quelques années. Et donc face à l'évolution du climat et au changement des conditions climatiques sur nos territoires, comment la communauté de communes peut compléter le dispositif que les communes mettent en place, comment on peut créer de nouvelles solidarités, comment les choses peuvent se multiplier dans les efforts sans que ça puisse pour autant coûter. Et puis l'idée, c'est de pouvoir être vraiment... Si une commune est en difficulté, dans ses moyens humains, dans ses moyens matériels, de voir comment on peut être complémentaire les uns des autres. Donc voilà, c'est par exemple une chose qui est à traiter. Mais il y en a encore bien d'autres, des nouvelles choses, pour ceux qui m'ont été confiés, mais aussi ceux qui ont été confiés aux autres vice-présidentes et vice-présidents. — Oui, mais pourquoi avoir quitté la présidence et continuer quand même comme vice-président ? Parce qu'on aurait pu penser « Bon, il arrête la présidence, en fait il arrête tout ». — Non, parce que d'abord, deux choses essentielles. La première, moi, j'ai jamais été un homme d'ambition au sens du pouvoir, mais un homme de mission. Donc chaque fois que j'ai pris une responsabilité dans une vie professionnelle ou dans une vie associative ou une vie élective, chaque fois que j'ai pris une responsabilité, j'ai essayé de l'exercer. Ça, c'est la première chose. Et si je me sens utile à tel ou tel endroit ou si je sens qu'il y a un besoin dans tel ou tel endroit, je veillerai à essayer de faire part de mon expérience, de mes connaissances sur des sujets précis ou sur des sujets généraux. Donc voilà. Et moi, je me suis présenté avec l'équipe municipale de Fraisse-sur-Moselle. J'étais fléché conseiller communautaire. J'avais la possibilité d'apporter des idées et le développement de moyens dans des parties de compétences qui avaient pas été exercées jusque-là. Donc voilà. Pour moi, ça va être tout nouveau. Et puis... Et la place, elle est importante pour un certain nombre de choses. Et puis sinon, pour faire son boulot, qu'on soit président ou vice-président, le travail ne manque pas. Il doit être partagé. Donc voilà. On a une vraie équipe avec des nouveaux élus, avec des élus expérimentés. Que ce soient les 30 conseillers communautaires ou que ce soient les 7 vice-présidentes ou vice-président ou le président, je pense que c'est plus le collectif qu'il faut jouer que l'individuel. — Et le vice-président n'abandonne pas à d'autres mandats ? Parce qu'il y en a encore quelques autres. — Oui. On verra l'aventure. Il y a d'autres collectifs, d'autres ambitions, d'autres projets. On va discuter avec les élus. Il était important que le conseil communautaire puisse être installé. On est sur un territoire où il y a d'autres conseils communautaires qui doivent s'installer. Prochainement, on verra. La vie est faite de pleines de surprises, de découvertes. Et c'est beaucoup... Moi, ce qui m'intéresse aussi, c'est l'aventure humaine, ce que l'on peut faire avec les femmes et les hommes. 450 000 personnes qui se sont engagées pour des mandats municipaux, intercommunaux, communautaires. Donc je pense qu'il faut souligner cet engagement. Maintenant, j'ai été un des plus jeunes. Maintenant, je suis un peu moins jeune. J'ai acquis quelques connaissances et des savoirs. C'est important aussi de vouloir les partager et de mettre en route des nouvelles générations. C'est quelque chose de capital. C'est ce qui fait l'humanité de la mission. — Merci, Dominique. — Merci à vous. À très bientôt.