Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Il transforme le mal de dos en business à 12 millions d’euros (et raconte comment il a fait) | Alexis Ucko | Déclic 363
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:11j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez,
- 0:20à votre tour,
- 0:21faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:25bien accompagné,
- 0:26je suis avec Alexis Hucot.
- 0:28Comment tu vas ?
- 0:29Eh bien super,
- 0:30merci pour l'accueil,
- 0:30ravi de pouvoir participer au podcast.
- 0:33Eh bien écoute,
- 0:33avec grand plaisir,
- 0:34merci d'être là.
- 0:35Rapidement,
- 0:35je vais te présenter,
- 0:36tu es cofondateur et CEO de Perco,
- 0:39une entreprise née en 2014 avec une mission,
- 0:42proposer des solutions innovantes,
- 0:44efficaces et simples d'utilisation pour lutter activement contre le mal de dos.
- 0:48Ingénieur en génie civil de formation,
- 0:50tu t'es associé à Quentin Perraudeau pour vous attaquer à ce mal du siècle qui touche des millions de...
- 0:57français et pas que les français d'ailleurs j'imagine toute personne qui nous écoute peut-être se sont indirectement concernés PERCO s'est imposé sur le marché grâce à l'innovation,
- 1:05aujourd'hui c'est une PME qui réalise 12 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 30%
- 1:10de croissance prévue pour 2025,
- 1:12on en parlera vous êtes détenteur de 6 brevets votre taux de notoriété atteint les 60%
- 1:18en France,
- 1:18PERCO a su diversifier sa gamme du t-shirt technique initial au fauteuil de bureau en passant par le matelas lancé en 2022
- 1:26Dans cet épisode,
- 1:26on va creuser comment on crée un leader sur un marché aussi gros que celui des solutions contre le mal de dos.
- 1:32Encore une fois,
- 1:32bienvenue sur le Déclic,
- 1:33Alexis.
- 1:34Super,
- 1:34merci beaucoup.
- 1:35Merci pour cette belle intro.
- 1:36Pour démarrer,
- 1:37comment on passe d'ingénieur à entrepreneur luttant contre le mal de dos ?
- 1:41Comment est née cette idée ?
- 1:42Alors,
- 1:43en plus,
- 1:44moi,
- 1:44je suis ingénieur en génie civil,
- 1:46comme tu l'as dit.
- 1:47J'ai fait mes études d'ingénieur à l'EPFL à Lausanne en Suisse pour le projet de
- 1:55vouloir créer et construire des ponts.
- 1:57Et assez rapidement,
- 1:58quand j'ai démarré au final mes études en Suisse à l'EPFL,
- 2:01je me suis rendu compte que ce n'était pas ma passion,
- 2:04en tout cas que j'étais beaucoup moins passionné que tous les autres qui étaient en train d'étudier avec moi.
- 2:09Et je suis rentré dans une association et j'ai été responsable des startups.
- 2:13Et donc,
- 2:13je me suis très vite rapproché de ce monde-là et ça m'a directement passionné,
- 2:18en fait,
- 2:19de démarrer d'une feuille blanche,
- 2:20de démarrer un projet,
- 2:21de développer un produit de zéro,
- 2:23d'avoir toute une histoire là.
- 2:24à écrire,
- 2:25ça m'a passionné.
- 2:26Et donc,
- 2:26à la fin de mes études,
- 2:27je savais assez rapidement,
- 2:29au bout de la deuxième,
- 2:30troisième année,
- 2:31que je voulais donc pas faire du génie civil,
- 2:34mais créer ma boîte.
- 2:35Et donc,
- 2:35je me suis inscrit dans un master en entrepreneuriat à l'ESSEC et c'est là où j'ai eu la chance de rencontrer mon associé Quentin Perraudeau.
- 2:42Et c'est là où on a donc créé Perco,
- 2:45qui est un mix de nos deux noms de famille.
- 2:47Donc,
- 2:47on a vraiment démarré le projet ensemble avec vraiment,
- 2:50comme je le disais,
- 2:50cette envie de développer un
- 2:53un produit qui fait du bien.
- 2:57Et ça,
- 2:57c'était important pour nous de toucher quelque chose de concret.
- 3:00Donc,
- 3:01on avait tous les deux des idées.
- 3:03Et on est arrivé sur cette idée de Perco en observant un peu nos proches et principalement mon père qui est dentiste avec des très mauvaises positions toute la journée au-dessus de ses patients et qui souffre énormément de maux de dos.
- 3:16et qui n'avait pas trouvé de solution durant sa carrière.
- 3:19Donc je le voyais enfant rentrer de ses longues journées au cabinet en ayant très mal au dos.
- 3:23Et donc on est parti pour rencontrer des médecins,
- 3:25des kinés,
- 3:26des ostéos,
- 3:26pour essayer de comprendre un peu ce mal de dos.
- 3:29Et
- 3:3011 ans après,
- 3:30on en est là aujourd'hui.
- 3:31Donc on a démarré l'idée au départ que j'ai présentée à mon associé,
- 3:36l'idée de Perco.
- 3:37C'était de développer des tiges qu'on met dans sa chemise pour avoir une bonne position dans sa chemise,
- 3:43garder également...
- 3:45avoir plus de prestance dans sa chemise et avoir moins mal au dos.
- 3:48Alors,
- 3:48les médecins nous ont très vite expliqué que ce n'est pas la meilleure idée du siècle,
- 3:52mais l'idée de Perco est vraiment partie de là.
- 3:54Et ensuite,
- 3:54on est arrivé à des produits vraiment du quotidien qui s'intègrent beaucoup plus que mon idée de tige au départ qu'on met dans la chemise.
- 4:01Alors justement,
- 4:02vous démarrez avec une première idée qui fait finalement un flop.
- 4:05C'est quoi le déclic qui te pousse à pivoter rapidement ?
- 4:08Parce que beaucoup d'entrepreneurs,
- 4:09malheureusement,
- 4:10vont avoir tendance à vouloir faire un peu de forcing.
- 4:15à quel moment on se rend compte que non,
- 4:17ce n'est pas forcément ça qu'il va falloir développer et qu'est-ce qui fait que vous allez pivoter et vous orienter vers d'autres choses ?
- 4:23Oui,
- 4:23alors nous,
- 4:24on a cette capacité à pivoter assez vite.
- 4:27C'est une chance qu'on a,
- 4:28mais
- 4:30Liget n'a même pas fait un flop parce qu'on n'a même pas été jusqu'à la commercialisation.
- 4:33Elle a fait un flop dans le développement du produit.
- 4:36Donc déjà,
- 4:37pour développer le produit,
- 4:38il a fallu trouver des sociétés un petit peu plus expertes que nous dans le sujet au départ.
- 4:41Donc on s'est rapprochés d'une société dans la...
- 4:43dans la recherche sur le système musculo-squelettique et d'une société spécialisée dans le textile innovant.
- 4:48Et c'est avec ces deux boîtes qu'on réfléchissait un petit peu aux produits et qu'on faisait la partie prototypage.
- 4:53Et donc pendant 3-4 mois,
- 4:55on est parti sur cette idée de chemise avec la tige qu'on développait dans la chemise.
- 5:00Et au bout de 4 mois,
- 5:01on a eu la chance avec notre promo de faire un voyage à San Francisco pour aller rencontrer des startups,
- 5:07discuter avec des entrepreneurs.
- 5:08Et quand on est rentré de ce voyage,
- 5:10on a reçu peut-être notre troisième ou quatrième prototype sur la chemise.
- 5:14Et c'était une catastrophe.
- 5:15et donc en fait on s'est...
- 5:16assez vite rendu compte suite à ce voyage aux Etats-Unis qu'il fallait quand même aller vite sur le marché sinon on avait passé beaucoup de temps à développer une chemise et il y a vraiment des grosses difficultés avec la chemise,
- 5:27la première c'est que c'est un produit qui n'est pas du tout élastique,
- 5:29la deuxième c'est qu'il y a des histoires de mode aussi,
- 5:31on n'achète pas n'importe quelle chemise et donc assez rapidement on a voulu simplifier notre partie prototypage développement en se disant en fait on va développer un t-shirt,
- 5:39un t-shirt discret,
- 5:40un sous-vêtement et ce sera la force du produit,
- 5:42c'est cette discrétion de
- 5:44On n'a pas envie de montrer au monde entier qu'on a mal au dos et qu'on met un produit qui permet de nous soulager ou de renforcer en tout cas son dos.
- 5:51Et donc,
- 5:52suite à ce voyage-là,
- 5:53au bout de 3-4 mois,
- 5:53on a pivoté en développant un produit qui nous permettait aussi d'ailleurs de toucher aussi bien les hommes que les femmes avec la même technologie et un produit uniquement ensuite adapté à chaque sexe.
- 6:03Alors,
- 6:04pour ceux qui nous écoutent et qui ne sont pas forcément concernés par le mal de dos ou alors qui sont concernés mais qui ne se sont pas forcément informés,
- 6:11tu vois moi tu me dis voilà un t-shirt qui te
- 6:13permet d'avoir moins mal au dos ou en tout cas de soutenir ton dos.
- 6:16Concrètement,
- 6:17comment ça marche pour ceux qui ne connaissent pas ça ?
- 6:20Oui,
- 6:20c'est un bon point.
- 6:21Alors,
- 6:22l'idée du produit,
- 6:23comme tu le disais en introduction,
- 6:24c'est d'avoir,
- 6:25notre mission,
- 6:25c'est d'avoir des solutions simples,
- 6:27efficaces et innovantes pour lutter activement contre le mal de dos.
- 6:30Et donc,
- 6:30tous nos produits doivent compléter et doivent remplir cette mission-là.
- 6:35Et donc,
- 6:36aujourd'hui,
- 6:36le produit pour lequel on est le plus connu et reconnu,
- 6:38notre premier produit,
- 6:39c'est un t-shirt discret.
- 6:41dans lequel est intégré des tenseurs.
- 6:43Un tenseur,
- 6:43c'est comme un élastique.
- 6:44Au final,
- 6:44c'est une action mécanique qui va venir créer une double action,
- 6:47celle d'appuyer dans le bas du dos et d'ouvrir le thorax pour vous inviter à reprendre de bonnes habitudes posturales.
- 6:52Le mot invité est important,
- 6:53c'est qu'en portant nos produits,
- 6:55vous n'êtes pas bloqué dans une position.
- 6:56Ce n'est pas du tout comme une ceinture lombaire qui vient atrophier le dos,
- 6:59donc soulager immédiatement,
- 7:00mais qui peut être néfaste sur le long terme.
- 7:02Là,
- 7:02l'objectif,
- 7:03c'est d'avoir un produit qui vient vous accompagner au quotidien
- 7:08c'est vous qui allez renforcer votre dos et qui allez être à terme moins sensible aux douleurs.
- 7:11Donc c'est une action beaucoup plus long terme.
- 7:13C'est un produit qu'il faut porter vraiment quelques jours sur une longue période pour vraiment ressentir les bienfaits sur le dos.
- 7:19Et aujourd'hui,
- 7:19on ne le vend pas uniquement d'ailleurs à des gens qui souffrent et qui sont en crise,
- 7:22mais c'est vrai qu'on le vend à des gens qui sont sensibles à ces sujets de mode dos,
- 7:26de position,
- 7:26etc.
- 7:27Très clair.
- 7:28Et justement,
- 7:30vous développez ce produit.
- 7:32À la base,
- 7:33ça n'existe pas forcément.
- 7:34C'est un nouveau produit physique.
- 7:37qui n'est pas présent sur le marché,
- 7:38en tout cas pas à ma connaissance,
- 7:39contredis-moi si je me trompe,
- 7:41sans forcément de gros capitaux initialement,
- 7:44vous n'avez pas fait de levée de fonds dès le départ.
- 7:46Comment ça marche ?
- 7:47C'est quoi les étapes ?
- 7:48Parce que quand on raconte l'histoire a posteriori,
- 7:50l'histoire elle est belle à raconter,
- 7:52mais la réalité au départ,
- 7:54c'est les balbutiements,
- 7:55il n'y a pas forcément de moyens,
- 7:57il n'y a pas d'équipe,
- 7:58il n'y a pas de ressources.
- 7:59Comment vous y êtes pris et quelles étaient les premières étapes ?
- 8:01Alors en effet,
- 8:02on touche à un marché qui est énorme,
- 8:04mais avec une vraie innovation.
- 8:06Aujourd'hui,
- 8:07on n'a pas énormément de concurrence sur ce produit-là,
- 8:10sur plein d'autres produits derrière,
- 8:11on a beaucoup de concurrence,
- 8:12mais sur ce produit-là,
- 8:13on a réussi à créer vraiment le marché parce qu'on a un produit qui répond à une vraie demande et qui apporte une vraie solution.
- 8:20Et donc,
- 8:20ça a été en effet un vrai enjeu de développement.
- 8:22Comme je le disais tout à l'heure,
- 8:23on a dû se rapprocher de deux sociétés.
- 8:25Pour se rapprocher de ces sociétés-là et travailler avec eux,
- 8:27il a fallu des moyens.
- 8:29On était tous les deux étudiants,
- 8:30donc on n'en avait pas.
- 8:31Et donc,
- 8:31très rapidement,
- 8:32on a créé la société.
- 8:34pour profiter de la BPI et des différentes subventions qu'il peut y avoir au départ.
- 8:40Il y a l'ESSEC qui a mis un petit peu d'argent aussi au tout départ.
- 8:42On était étudiants à l'ESSEC,
- 8:43donc ils ont investi au tout départ dans la société.
- 8:47Ce qui nous a permis de tenir à peu près dix mois,
- 8:50de faire le développement du produit,
- 8:52d'aller faire des tests en laboratoire,
- 8:54de justifier les bienfaits du produit et surtout de préparer une campagne de financement participatif qu'on a fait un an après le lancement de la société.
- 9:03C'est une campagne sur Kickstarter,
- 9:05c'est un site de pré-vente.
- 9:07On présente le produit,
- 9:07le produit n'est pas encore industrialisé.
- 9:10Il y avait deux enjeux pour nous.
- 9:11Le premier,
- 9:12c'était déjà de tester le marché,
- 9:14de voir si le produit qu'on avait développé,
- 9:17pensé pendant un an,
- 9:18testé,
- 9:19répondait à une vraie demande et qu'il y avait des clients et que ça validait cette première étape-là pour ensuite continuer à aller beaucoup plus loin.
- 9:27Et le deuxième enjeu de cette campagne-là,
- 9:30qui n'est pas des moindres,
- 9:31c'est d'avoir du financement parce que les gens
- 9:33achètent le produit,
- 9:34c'est de la pré-vente.
- 9:34Et donc,
- 9:35ça nous permettait surtout d'aller industrialiser ce produit-là.
- 9:38Une industrialisation dans le monde textile,
- 9:39ça coûte très cher parce qu'il y a beaucoup de tailles,
- 9:42il y a des couleurs,
- 9:43il y a pas mal de stocks à avoir.
- 9:45Et donc,
- 9:45on a lancé cette campagne un an après le début du projet avec un produit qui était quasiment fini.
- 9:51L'idée de la campagne,
- 9:52c'était d'en vendre,
- 9:52d'en pré-vendre pour 30 000 euros en un mois pour lancer la production.
- 9:57On a atteint ces 30 000 euros en 7 heures et on avait fait quasiment 400 000 euros de vente à l'époque sur le mois.
- 10:03donc ça avait clairement on avait réussi les deux objectifs qu'on s'était fixé,
- 10:07c'est à ce moment là qu'on s'est dit bon là il y a vraiment quelque chose à faire et c'était vraiment le début de l'aventure même si cette aventure avait déjà démarré depuis un an vous trouvez votre public tout de suite vous faites pas 30 000 mais 400 000
- 10:20C'est quoi ?
- 10:21C'est 4000 pièces,
- 10:22c'est ça,
- 10:22que vous vendez ?
- 10:23Oui,
- 10:23alors c'est un prix un petit peu moins important qu'aujourd'hui,
- 10:25mais oui,
- 10:26c'est à peu près ça.
- 10:26Je crois que c'était 5500 pièces.
- 10:28Ce qui est intéressant,
- 10:29c'est Kickstarter,
- 10:30c'est vraiment une campagne,
- 10:31c'est une plateforme américaine au départ.
- 10:33Donc,
- 10:33on a vendu,
- 10:34tu le disais en introduction,
- 10:35le mal de dos,
- 10:35et le mal du siècle n'est pas uniquement en France.
- 10:37Donc,
- 10:37on a vendu dans 90 pays du monde,
- 10:40ce qui fait qu'on a fait quelques erreurs derrière,
- 10:43mais ça a été une campagne où on a vraiment touché beaucoup de pays,
- 10:46beaucoup de monde,
- 10:48et voilà,
- 10:48ça a vraiment permis de lancer la société.
- 10:50Tu peux nous en parler justement de ces erreurs parce qu'effectivement,
- 10:52quand d'un coup,
- 10:54tu t'attends à faire,
- 10:55je dis une bêtise,
- 10:56100,
- 10:56150,
- 10:57200 ventes peut-être,
- 10:58vous en faites ou 500,
- 11:01je n'en sais rien,
- 11:01mais vous en faites 10 fois plus dans plus de 50 pays,
- 11:0580 pays,
- 11:06c'est ça que tu dis ?
- 11:07en termes logistique,
- 11:08trésorerie,
- 11:10stock,
- 11:11gestion,
- 11:12envoi,
- 11:13peut-être partenariat,
- 11:13parce que c'est aussi une visibilité,
- 11:15ça crée une visibilité,
- 11:16naturellement on en parle quand un projet fait 10 fois plus.
- 11:20que ce qu'il avait initialement prévu,
- 11:21c'est qu'il y a un réel engouement.
- 11:23Ça a été quoi ?
- 11:24Dans quelle mesure ce premier succès a impacté votre organisation ?
- 11:29Et puis quelles étaient les erreurs que vous feriez différemment et auxquelles on peut tirer des leçons aujourd'hui ?
- 11:35Ça a en effet énormément impacté la société.
- 11:39Pour plusieurs raisons.
- 11:40Déjà la première,
- 11:41c'est la visibilité que ça a pu donner.
- 11:43À l'époque,
- 11:44les chaînes télé,
- 11:45il y avait beaucoup.
- 11:45beaucoup de journaux,
- 11:46de médias qui suivaient un petit peu ces campagnes.
- 11:48Donc on a eu beaucoup de paritions,
- 11:50de visibilité,
- 11:50d'entrée de jeu.
- 11:51Mais oui,
- 11:52ça nous a mis directement dans le bain.
- 11:55On a fait,
- 11:57je dirais,
- 11:58deux erreurs suite à cette campagne.
- 12:01La première,
- 12:02c'est vraiment sur la production.
- 12:05Parce qu'on avait identifié des premières usines qui étaient prêtes à faire le produit,
- 12:08mais pas du tout sur des volumes comme on a fait là.
- 12:11Et donc on a dû redémarrer de zéro la recherche d'usines.
- 12:16Donc on avait normalement 5 mois pour livrer tous les clients et sur cette période-là,
- 12:21il a fallu déjà trouver des usines.
- 12:22Moi je me souviendrai toujours,
- 12:24on a identifié une usine qui est basée en Tunisie,
- 12:27donc toutes les matières sont européennes et la confection se fait en Tunisie.
- 12:32Et cette usine,
- 12:33on a réussi à avoir les contacts aux alentours du 20 décembre,
- 12:35on les a eus en visio plusieurs fois jusqu'à Noël.
- 12:38Et je me souviendrai toujours que j'ai fermé mon ordi juste avant Noël et je disais à toute ma famille que c'était exceptionnel parce qu'on allait pouvoir livrer tout le monde.
- 12:46aux alentours du 15 janvier,
- 12:47donc trois semaines après,
- 12:49parce que l'usine nous disait ça,
- 12:51l'usine était très confiante,
- 12:52etc.
- 12:52et qu'on n'avait pas du tout de notion de textile,
- 12:55d'industrialisation,
- 12:56etc.
- 12:56On a un produit qui est extrêmement technique,
- 12:59qui prend beaucoup de temps à se faire.
- 13:02On met 80 minutes à faire un t-shirt perco,
- 13:05ce qui est énorme dans le textile.
- 13:08Et donc,
- 13:08on s'est laissé porter un petit peu sur le mois de janvier.
- 13:11On attend jusqu'à fin janvier.
- 13:13On se rend compte que fin janvier,
- 13:14on n'a toujours pas vu une pièce.
- 13:15On a eu la bonne idée qu'on aurait dû avoir déjà trois mois à l'avance de prendre un avion et d'aller sur place.
- 13:21Et on a été extrêmement surpris,
- 13:23extrêmement déçus par l'usine parce qu'en fait,
- 13:26ils n'étaient pas du tout,
- 13:27du tout,
- 13:28du tout prêts à industrialiser le produit.
- 13:31Ils ne savaient pas le faire.
- 13:32Et donc là,
- 13:33c'est passé quatre à cinq mois où on vivait entre la France et la Tunisie pour apprendre à l'usine et aussi apprendre avec eux à faire le produit,
- 13:43avoir le produit
- 13:45la meilleure qualité possible.
- 13:46Et donc,
- 13:46on a livré les premiers clients au mois d'avril-mai.
- 13:49Donc,
- 13:49il y a eu une grosse étape où,
- 13:51en fait,
- 13:51on pensait pouvoir gérer à distance.
- 13:52Donc,
- 13:52maintenant,
- 13:53dès qu'on commence à travailler sur des nouveaux produits avec une nouvelle usine,
- 13:57le premier réflexe qu'on a maintenant,
- 13:58c'est d'aller les voir,
- 13:59d'aller au contact,
- 14:00de voir leurs outils d'industrialisation,
- 14:03de voir les premiers produits sur place.
- 14:06Et ça,
- 14:06on a perdu pas mal de temps.
- 14:07La deuxième grosse erreur qu'on a faite suite à cette campagne Kickstarter qui nous a suivis pendant au moins un an et demi,
- 14:14C'est comme tu le disais,
- 14:14on l'a vendu ce produit dans 90 pays du monde.
- 14:17Et on était deux dans la société au départ,
- 14:19mais en fait quand on le vend dans autant de pays,
- 14:21il y a pas mal d'opportunités qui viennent,
- 14:23que ce soit aux Etats-Unis,
- 14:24en Chine,
- 14:24en Corée,
- 14:25au Japon,
- 14:25vraiment partout.
- 14:26Et donc on commençait à discuter avec beaucoup de monde,
- 14:29sur plein de marchés différents,
- 14:30en pensant qu'on allait être capable de développer l'international d'entrée de jeu.
- 14:34Aujourd'hui ça fait 11 ans que la boîte existe,
- 14:36et on fait peut-être 95%
- 14:38de notre chiffre en France.
- 14:39Donc on a complètement pivoté quelques temps après en disant en fait on va se reconcentrer déjà sur le marché qui est le nôtre pour créer une marque forte,
- 14:47pour avoir des produits autour de la problématique des modes d'eau,
- 14:50il faut quand même avoir une marque forte,
- 14:51une marque auquel les gens s'identifient,
- 14:53croient en cette marque et donc c'est pas quelque chose qui est si facile d'aller à l'international et on a à travers cette campagne Kickstarter,
- 15:01pendant laquelle on a ventu vraiment dans beaucoup de pays,
- 15:03on a attaqué l'international un peu vite derrière,
- 15:06on a perdu un peu de temps mais ça fait partie du jeu et de l'aventure.
- 15:10C'est bien que tu le mentionnes parce que beaucoup d'entrepreneurs,
- 15:14même qui nous écoutent,
- 15:15ont un peu ce rêve de l'internationalisation.
- 15:19Parce que tu dis tout comme...
- 15:21Tu te dis que tu vas multiplier le nombre de produits,
- 15:23parce que là aussi,
- 15:23vous avez déposé pas mal de brevets,
- 15:25vous avez multiplié les produits,
- 15:27donc les transversales,
- 15:27on va en parler.
- 15:28Mais tu te dis que si tu multiplies aussi les pays,
- 15:31donc les zones géographiques dans lesquelles tu vas pouvoir t'expandre,
- 15:33tu vas multiplier ton chiffre d'affaires mécaniquement.
- 15:36Or,
- 15:36ce n'est souvent pas forcément ce qui se passe,
- 15:38parce que c'est d'autres cultures,
- 15:39d'autres prix,
- 15:39d'autres campagnes marketing,
- 15:40d'autres coûts d'acquisition,
- 15:41d'autres coûts logistiques.
- 15:43Il y a énormément de variables qui rentrent en ligne de compte,
- 15:45surtout quand vous avez un produit physique.
- 15:47c'est quoi le ou les conseils que
- 15:49Tu donnerais sur la gestion de l'expansion à l'international pour une PME qui se pose ces questions aujourd'hui,
- 15:55vous l'ayant vécu a posteriori,
- 15:57et tu l'annonçais,
- 15:5912 millions de chiffres d'affaires,
- 16:0111 ans plus tard,
- 16:0295%
- 16:03de ce chiffre est sur le territoire français.
- 16:06Ce n'est pas anodin,
- 16:07il y a une raison.
- 16:08Quels sont les conseils ou les leçons que tu pourrais partager sur ce sujet,
- 16:11même si tu en as déjà évoqué ?
- 16:13Ouais,
- 16:13sachant qu'on n'est pas les experts de l'international,
- 16:16comme tu l'as compris,
- 16:16en tout cas jusqu'à aujourd'hui,
- 16:18mais les conseils,
- 16:18moi,
- 16:18ce serait de prendre son temps et d'y aller pleinement,
- 16:23surtout en identifiant le bon marché.
- 16:26L'erreur qu'on a fait au départ,
- 16:27c'est vraiment qu'on a,
- 16:28déjà,
- 16:28on n'avait pas la bande passante,
- 16:29on n'était que deux,
- 16:31mais même vouloir taper plusieurs marchés en même temps,
- 16:33si on n'a pas des moyens qui sont importants,
- 16:35c'est quand même pas évident.
- 16:37Et même après,
- 16:37dans l'aventure,
- 16:38on s'est concentré sur quelques marchés,
- 16:40mais comme tu le disais,
- 16:41selon les marchés,
- 16:42Il y a d'autres façons de vendre le produit,
- 16:44sur des produits qui sont entre le bien-être et le médical.
- 16:47Il y a plus ou moins de preuves à apporter.
- 16:50Il y a différentes façons d'acheter en ligne,
- 16:51etc.
- 16:52Donc il y a quand même un vrai apprentissage.
- 16:54Il est rare de débarquer sur un marché et de faire un carton du jour au lendemain.
- 16:57Donc il y a toute une phase d'apprentissage sur laquelle il faut être prêt.
- 17:01Ça prend du temps et c'est pour ça qu'aussi nous...
- 17:04On avait,
- 17:04juste avant le Covid,
- 17:05commencé à créer une filiale en Angleterre sur laquelle on commençait à faire de la pub télé,
- 17:09à faire de la pub dans le métro,
- 17:10etc.
- 17:10Le Covid est passé par là,
- 17:11donc on s'est vachement reconcentré sur notre marché.
- 17:16Mais on était prêts à y aller pleinement,
- 17:18à aller sur un marché en attaquant,
- 17:20en étant un peu plus fort sur le marché.
- 17:22Tu parles du Covid.
- 17:23Justement,
- 17:24ça a été un bouleversement pour beaucoup.
- 17:26Vous,
- 17:26comment est-ce que vous l'avez géré chez Perco ?
- 17:28Quelles décisions de business ont fait la différence à ce moment-là ?
- 17:31Est-ce que vous avez été impacté ?
- 17:32positivement,
- 17:33négativement par le Covid ?
- 17:35Alors nous,
- 17:35il y a eu plusieurs phases pendant le Covid,
- 17:37comme pour beaucoup d'ailleurs.
- 17:38La première phase qui est l'assidération où au final,
- 17:41plus personne n'achète du jour au lendemain.
- 17:44Et c'est pas pour...
- 17:46Nous,
- 17:47on a une stratégie où on fait énormément de campagnes marketing et beaucoup de campagnes à la télé.
- 17:52Et du jour au lendemain,
- 17:52on ne pouvait pas arrêter nos pubs télé.
- 17:53Donc les pubs tournaient,
- 17:54mais les gens n'achetaient plus,
- 17:56ce qui a mis la situation,
- 17:57la société dans une situation très compliquée du jour au lendemain.
- 18:01Ça,
- 18:01je dirais que c'est une phase qui a duré
- 18:0315 jours,
- 18:033 semaines,
- 18:03où les gens étaient vraiment sidérés,
- 18:05les gens se regardaient,
- 18:06ils épargnaient,
- 18:08mais ça n'achetait pas.
- 18:09Et au bout d'un moment,
- 18:11le mal de dos est devenu un vrai sujet pour les gens,
- 18:12parce que la première problématique pour le mal de dos,
- 18:15c'est la sédentarité.
- 18:16Et là,
- 18:16on était en plein dedans,
- 18:17personne ne pouvait sortir de chez soi.
- 18:19Donc,
- 18:20les gens souffraient,
- 18:21les gens étaient prêts à changer de matelas,
- 18:22étaient prêts à changer de fauteuil ergonomique.
- 18:25C'est des produits qu'on n'avait pas encore.
- 18:26et même sur le t-shirt qu'on a c'est un
- 18:30vrai sujet qui répondait pleinement à une demande pendant le Covid.
- 18:34Et donc sur la deuxième étape qu'on a eue,
- 18:36c'est que il y avait énormément de possibilités de faire de la pub à la télé pendant cette deuxième étape-là,
- 18:44et les gens achetaient énormément.
- 18:45Donc on faisait des chiffres de vente qui étaient exceptionnels.
- 18:48Le seul problème,
- 18:49c'est qu'on avait une usine qui était complètement fermée,
- 18:51et qui n'avait pas le droit d'ouvrir à cause du Covid.
- 18:53Et donc on devait limiter un petit peu nos investissements.
- 18:56parce qu'on n'avait pas la possibilité,
- 18:58on était en rupture de stock et qu'on n'avait pas la possibilité de livrer les gens.
- 19:01Donc il y avait une certaine frustration parce qu'on avait une vraie opportunité de satisfaire les gens,
- 19:06de leur livrer des produits qui répondaient à leurs demandes,
- 19:08de faire du business.
- 19:10Et on était complètement bloqués par ces usines fermées.
- 19:14Et après,
- 19:14tout a réouvert et ça a commencé à repartir.
- 19:16Mais donc c'est une période où on a réappris aussi à travailler en équipe à distance.
- 19:22on a une équipe
- 19:24qui s'est donné deux fois plus,
- 19:26sur laquelle on a réussi aussi à commencer à travailler sur des nouveaux projets.
- 19:30Donc après coup,
- 19:31mais c'est toujours plus facile après coup,
- 19:32ça reste un souvenir en tout cas en termes de business qui est bon,
- 19:37qui était très formateur,
- 19:39mais avec différentes étapes.
- 19:40La première qui est vraiment la sidération et la peur de tout perdre du jour au lendemain.
- 19:43Très clair,
- 19:44très clair.
- 19:45Et justement,
- 19:47donc vous passez cette phase.
- 19:50Ensuite de quoi ?
- 19:52Il y a la reprise de plein d'éléments.
- 19:54Et en 2022,
- 19:55vous ouvrez votre gamme avec le lancement de matelas,
- 19:58puis les fauteuils et les nouveautés 2025,
- 20:01comme par exemple le soutien-gorge.
- 20:04C'est quoi le processus itératif de création de produits que vous avez ?
- 20:09Quelle est la stratégie aussi au travers de ces différentes transversales ?
- 20:13Est-ce que c'est justement une stratégie de croissance où à chaque fois,
- 20:15vous répondez à un besoin du marché ?
- 20:19Ça peut être intéressant parce qu'il y a cette...
- 20:21Croyances collectives
- 20:23qui n'est pas complètement fausse,
- 20:24mais qui parfois peut nous biaiser dans la mauvaise direction,
- 20:28où on se dit,
- 20:29si on multiplie le nombre de transversales produits,
- 20:31on multiplie mécaniquement notre capacité à générer du chiffre d'affaires,
- 20:34est-ce que c'est dans cette démarche que vous vous actionnez cette stratégie,
- 20:38ou est-ce que c'est suite à des besoins marchés,
- 20:40comme ceux que tu as évoqués,
- 20:41avec le matelas,
- 20:42le fauteuil ergonomique,
- 20:44lorsqu'il y avait cette sédentarité qui s'installait davantage ?
- 20:48En fait,
- 20:48c'est parti d'un questionnaire qu'on a envoyé et
- 20:51différents clients et pas que des clients d'ailleurs,
- 20:54où on leur posait la question de quand ils ont mal au dos,
- 20:56quel est le produit qu'ils pensent acheter en numéro 1.
- 20:59Le t-shirt postural remontait assez haut de par la force de la marque,
- 21:03mais le produit qui remonte en numéro 1,
- 21:05c'est le matelas.
- 21:06Et donc on s'est dit,
- 21:07on veut être la marque experte autour de ces sujets-là,
- 21:09on veut proposer des produits simples à utiliser,
- 21:12du quotidien,
- 21:13qui permettent de lutter activement contre le mal de dos.
- 21:15Il faut qu'on aille sur ce marché-là.
- 21:18On a présenté le projet à différentes personnes,
- 21:20beaucoup nous ont dit non mais...
- 21:22C'est quand même complètement une autre démarche.
- 21:23Ça ne se vend pas du tout de la même façon qu'un t-shirt.
- 21:26C'est un marché très concurrentiel,
- 21:27etc.
- 21:28Et donc,
- 21:30on n'a pas pris peur.
- 21:31On a quand même été dans cette direction-là parce que nos clients avaient besoin d'avoir un matelas pensé pour le dos.
- 21:37Et donc,
- 21:38ce qu'on a fait,
- 21:38c'est qu'à chaque fois qu'on sort un produit,
- 21:40on identifie surtout le partenaire industriel avant tout,
- 21:43en qui on a un peu la première expérience sur le t-shirt.
- 21:47On se déplace automatiquement,
- 21:49on va visiter leur outil.
- 21:51Et on se met à prototyper.
- 21:53L'idée sur le matelas,
- 21:54ça a été de développer le meilleur matelas pensé pour le dos.
- 21:57Et c'est toujours,
- 21:58à chaque fois qu'on sort un produit,
- 21:59on a la même démarche.
- 22:00C'est-à-dire que soit on arrive à innover,
- 22:02soit on arrive à reprendre le meilleur des technologies qui existent sur chaque produit.
- 22:06Et ensuite,
- 22:07une fois que le produit est prêt,
- 22:08c'est des produits qu'on va tester et valider en laboratoire.
- 22:11Je prends l'exemple du matelas,
- 22:12c'est un produit qu'on a testé,
- 22:13qu'on a validé dans un laboratoire.
- 22:16Orsi,
- 22:17qui est un organisme reconnu compétent et indépendant par la...
- 22:19haute autorité de santé,
- 22:20on est venu valider la répartition du poids,
- 22:24la bonne répartition du poids sur le matelas et la non-déformation de la colonne vertébrale.
- 22:28Donc on a sorti,
- 22:29une fois qu'on a validé ce produit-là,
- 22:31on le met sur le marché,
- 22:33on le met en vente sur notre site internet principalement,
- 22:36et ensuite,
- 22:36une fois qu'on l'a suffisamment vendu,
- 22:38on fait des questionnaires utilisateurs,
- 22:40on va mesurer est-ce que le produit a réduit leur douleur de dos,
- 22:43et sur le matelas on a par exemple 88%
- 22:45des utilisateurs qui déclarent avoir réduit leur maux de dos.
- 22:48en dormant sur notre matelas.
- 22:49Et ensuite,
- 22:50c'est autour de ce chiffre-là qu'on va vraiment communiquer,
- 22:53que ce soit en pub télé ou sur les réseaux sociaux ou autre.
- 22:56Donc en effet,
- 22:57depuis maintenant 3 ans,
- 22:58on s'est remis pleinement dans l'innovation.
- 23:00On s'est remis dans l'innovation parce que pour avoir des produits simples du quotidien,
- 23:04il y a quand même pas mal de sujets sur lesquels il y a des choses à faire,
- 23:07il y a des produits à développer.
- 23:08Donc là,
- 23:08on a sorti en effet des matelas,
- 23:10tout ce qui va avec les matelas,
- 23:11qui sont les sommiers,
- 23:12les oreillers,
- 23:13les surmatelas,
- 23:13qui sont toujours pensés pour le dos.
- 23:15les sommiers y sont
- 23:16C'est des sommiers à lattes zonées qui sont parfaites,
- 23:19à l'équation avec notre matelas.
- 23:22On a sorti le fauteuil de bureau ergonomique qui a eu la même démarche que le matelas testé et validé en laboratoire.
- 23:27Le soutien-gorge ergonomique.
- 23:29Et on a sorti en début d'année également un exosquelette pensé pour le dos qui est une aide au port de charge.
- 23:35Chez Perco,
- 23:35on a deux pôles.
- 23:38Ces deux pôles sont très complémentaires.
- 23:40On a un pôle grand public où on équipe vraiment le grand public principalement via notre site internet.
- 23:45et un pôle professionnel,
- 23:47parce que le mal de dos est la première cause d'arrêt maladie en France.
- 23:49Aujourd'hui,
- 23:50on a une équipe terrain qui accompagne les utilisateurs,
- 23:52qui accompagne nos distributeurs pour mettre en place nos produits,
- 23:55qui sont des produits pensés pour des pros,
- 23:57adaptés pour des pros,
- 23:59pour améliorer le bien-être des salariés sur le terrain.
- 24:01Aujourd'hui,
- 24:01nos plus gros clients,
- 24:02c'est par exemple la SNCF,
- 24:03la RATP,
- 24:04où on a équipé la moitié des contrôleurs de métro,
- 24:06la mairie de Nice,
- 24:07où on a équipé quasiment 1000 personnes qui travaillent dans les écoles maternelles.
- 24:11On a pas mal de grosses sociétés,
- 24:13là je vous ai donné des noms qui parlent à tout le monde,
- 24:14mais on travaille aussi avec des PME,
- 24:16TPE,
- 24:16etc.
- 24:17où on va équiper leurs salariés et c'est là où on a développé l'exosquelette parce que sur le port de charge,
- 24:22il y a un vrai sujet aujourd'hui.
- 24:23Oui,
- 24:24complètement.
- 24:24On parlera dans un instant de la partie offre B2B et les différents canaux d'acquisition et de distribution.
- 24:31Mais avant ça,
- 24:32tu parlais d'innovation et c'est vrai que c'est un élément de différenciation majeur et ce qui permet de le mettre en lumière,
- 24:37c'est aussi que vous détenez six brevets.
- 24:40donc encore une fois c'est une preuve forte que la partie R&D est au coeur de votre activité la volonté de créer des choses innovantes qui permettent réellement d'apporter des solutions nouvelles sur un marché énorme et qui en a besoin comment
- 24:55est-ce qu'on arrive constamment à maintenir un tel niveau de recherche et de qualité sur vos produits en d'autres termes quelle est la proportion en termes d'investissement ressources,
- 25:05temps,
- 25:05énergie argent chez Perco ...
- 25:09par rapport peut-être à d'autres acteurs des industries,
- 25:11d'autant plus qu'il y a plusieurs industries.
- 25:13Si on parle juste de la partie matelas,
- 25:15Il y a plein d'acteurs du matelas qui font énormément de publicités,
- 25:18qu'on voit partout,
- 25:19que ce soit à la télé ou dans les influenceurs ou autres.
- 25:23Mais du coup,
- 25:23eux,
- 25:24je ne dis pas que leurs matelas ne sont pas de qualité,
- 25:25je n'en sais rien,
- 25:26mais on peut imaginer qu'il y a une grosse proportion de leur budget qui est sur du marketing.
- 25:32Est-ce bien ?
- 25:32Est-ce pas bien ?
- 25:34Peu importe.
- 25:35Mais vous,
- 25:36il y a vraiment cette volonté à chaque fois d'innover,
- 25:38d'apporter des solutions et de vous démarquer,
- 25:40j'ai l'impression en tout cas,
- 25:41par le produit.
- 25:42Contredis-moi si je me trompe.
- 25:44Dans quelle mesure c'est le cas aussi dans l'ADN de l'entreprise,
- 25:48dans la culture ?
- 25:49Et comment ça se répercute sur les investissements au quotidien de l'entreprise dans sa gestion ?
- 25:55On a des produits,
- 25:56en fait,
- 25:56tout dépend vachement des produits.
- 25:57On a quand même une grosse charge marketing parce que c'est bien de sortir beaucoup de produits,
- 26:01mais il faut quand même les faire connaître.
- 26:02Et donc,
- 26:03on a beaucoup d'investissements en médias également.
- 26:06Et en effet,
- 26:06c'est plus la dynamique qu'on donne et l'orientation des équipes qui est vraiment maintenant tournée vers l'innovation.
- 26:14Tout dépend énormément des produits.
- 26:16Aujourd'hui,
- 26:16on a des produits simples d'utilisation qui s'intègrent complètement dans le quotidien.
- 26:21En fait,
- 26:21on a beaucoup plus investi dans la R&D sur notre T-shirt que sur des produits comme le matelas ou le fauteuil ergonomique où on a vraiment été innové.
- 26:31Mais en fait,
- 26:31il existe déjà beaucoup de technologies,
- 26:33beaucoup de choses.
- 26:33On n'a pas réinventé le matelas.
- 26:35Ce qu'on a vraiment essayé de faire,
- 26:36c'est de prendre le meilleur de chaque technologie,
- 26:38de l'intégrer dans un matelas pour avoir le meilleur.
- 26:41matelas possibles pensés pour le dos.
- 26:42Il y a des produits pour lesquels on a plusieurs brevets,
- 26:45il y en a d'autres pour lesquels c'est plus compliqué d'avoir des brevets,
- 26:48mais ce qui est important pour nous en tout cas,
- 26:49c'est à chaque fois d'être entouré d'experts,
- 26:51des experts,
- 26:52c'est soit des kinés,
- 26:53soit des ostéos,
- 26:54soit un laboratoire sur la recherche musculo-squelettique,
- 26:58pour avoir différents avis,
- 27:00et ensuite de le tester en laboratoire.
- 27:01Et ce qu'on fait aussi énormément aujourd'hui,
- 27:03c'est qu'on intègre beaucoup nos clients.
- 27:05Je pense à notre dernier développement qui est le soutien-gorge,
- 27:07où on a fait des questionnaires auprès de nos clientes et on a
- 27:10au moins
- 27:11100 à 150 clientes qui sont venues au bureau les unes après les autres pour tester nos prototypes,
- 27:17améliorer nos prototypes et c'est avec les clients qu'on développe aujourd'hui beaucoup nos produits.
- 27:24Et ça c'est important dans l'ADN aussi de la boîte,
- 27:26d'intégrer les clients,
- 27:27d'écouter les clients et de ne pas se lancer dans un développement de produits sans avoir vraiment les retours des utilisateurs.
- 27:32Et comment vous le faites ?
- 27:33C'est des formulaires ?
- 27:34A quel moment vous l'avez mis en place ?
- 27:36Parce qu'il y a aussi le côté physique,
- 27:37vous avez un showroom.
- 27:39mais il y a aussi le côté digital en ligne comment ça se matérialise ?
- 27:44est-ce que vous les appelez ?
- 27:46est-ce que vous vous basez sur une base de données ou sur différents éléments ?
- 27:49ça peut être intéressant alors ça on utilise énormément évidemment notre base client et ensuite selon les produits je reparle du soutien-gorge on a plus de
- 27:591000 femmes qui ont répondu au questionnaire qui était intégré dans le développement de produits après on ne peut pas accueillir tout le monde au bureau et on identifie surtout les personnes qui vivent à
- 28:07À Paris,
- 28:08notre showroom étant basé à Paris et nos équipes de développement aussi,
- 28:11ça permet de pouvoir rencontrer,
- 28:12discuter.
- 28:13C'est bien d'avoir des retours utilisateurs derrière un écran,
- 28:16derrière un ordinateur.
- 28:17Mais sur un produit qui se touche,
- 28:19qui s'essaye,
- 28:20c'est important de voir les clients,
- 28:21de les faire venir au showroom,
- 28:23de les faire tester et de faire évoluer les produits comme ça.
- 28:25Très clair.
- 28:26Aujourd'hui,
- 28:26vous vendez en direct.
- 28:27Vous avez un showroom.
- 28:29Vous avez développé une offre B2B.
- 28:32Tu parlais tout à l'heure de différents segments,
- 28:34notamment dans la partie B2B.
- 28:35comment vous arbitrez ?
- 28:38entre ces différents canaux de distribution et même c'est quoi la balance du mix de vos canaux d'acquisition parce qu'il y a aussi la télé il y a plein d'autres choses ça peut être intéressant pour ceux qui nous écoutent et qui ont aussi un produit physique Alors aujourd'hui en effet Perco c'est
- 28:53deux pôles comme je le disais tout à l'heure,
- 28:54un pôle B2C et un pôle B2B,
- 28:57deux pôles qui sont très complémentaires parce que évidemment en plus on fait de la pub à la télé la pub à la télé l'idée c'est vraiment de
- 29:04rediriger du trafic sur notre site grand public mais ça crée une notoriété de marque et donc ça facilite énormément les ventes B2B parce que les utilisateurs
- 29:12En société,
- 29:12c'est en fait des potentiels clients qui ont vu la marque,
- 29:16qui s'intéressent au produit et qui ont une écoute beaucoup plus active quand on se déplace ensuite en société,
- 29:21quand ils connaissent le produit.
- 29:23Et le pôle B2B qui permet de créer,
- 29:26de gagner en crédibilité,
- 29:28d'apporter des tampons aussi sur lesquels on communique et on communiquait beaucoup au départ en B2C dessus.
- 29:33À partir du moment où on est référencé à la SNCF,
- 29:35la SNCF,
- 29:36on a peut-être équipé quasiment 10 000 personnes de nos produits.
- 29:40Et donc,
- 29:40ça permet de crédibiliser beaucoup.
- 29:41beaucoup parce qu'avant d'équiper 10 000 personnes,
- 29:43il faut faire des tests,
- 29:44il faut avoir des retours d'expérience,
- 29:46il faut avoir des validations,
- 29:47etc.
- 29:48Et donc,
- 29:48c'est sur tout ça qu'on va communiquer sur la partie B2C pour crédibiliser beaucoup.
- 29:53Donc,
- 29:53c'est deux pôles qui viennent se nourrir énormément et donc,
- 29:55on a des investissements pour faire connaître la marque,
- 29:58on a des investissements médias,
- 30:00que ce soit à la télé,
- 30:01sur les réseaux sociaux,
- 30:02sur Google,
- 30:03etc.,
- 30:03qui sont au final assez classiques et encore une fois,
- 30:06qu'on vient mesurer principalement avec le B2C et avec les ventes qu'on fait sur notre site.
- 30:11mais qui viennent énormément aider aussi au développement du B2B aujourd'hui.
- 30:15Très clair.
- 30:15Et justement,
- 30:16on parlait tout à l'heure au départ de l'épisode,
- 30:1960%
- 30:20de notoriété en France.
- 30:22Déjà,
- 30:23qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour ceux qui nous écoutent ?
- 30:25Il y a des spots TV pour accélérer les ventes,
- 30:28mais vous restez aussi une petite structure proportionnellement à d'autres grands groupes ou autres.
- 30:34Comment une TPE,
- 30:35PME,
- 30:36du coup une PME,
- 30:37gère-t-elle des investissements marketing aussi importants
- 30:41et arrivent à piloter ces chiffres tels que ceux que j'en évoquais.
- 30:47Ça s'est fait assez progressivement au final.
- 30:50En fait,
- 30:50dès le départ,
- 30:51dès la campagne de financement participatif pour animer une campagne de Kickstarter,
- 30:55il faut faire de la pub.
- 30:56Et donc,
- 30:57assez rapidement,
- 30:58on a commencé à faire de la pub sur Facebook.
- 30:59C'était un autre temps.
- 31:01Et donc,
- 31:01la pub Facebook,
- 31:02on a vachement accéléré année après année.
- 31:06Et on est arrivé à un certain palier à un moment.
- 31:08Et on s'est dit,
- 31:10quitte de tester la télé.
- 31:11Et donc,
- 31:12on s'est rapproché,
- 31:13enfin,
- 31:13une chaîne s'est rapprochée de nous.
- 31:14On a fait un premier test en télé.
- 31:16Les résultats ont été très bons.
- 31:17Pourquoi ?
- 31:18Parce qu'on a un produit qui n'est pas très niche.
- 31:20Enfin,
- 31:21en tout cas,
- 31:21c'est un secteur qui n'est pas niche.
- 31:23On a une cible qui a plus de 40 ans et qui a en fait les personnes qui regardent la télé aujourd'hui.
- 31:29Donc,
- 31:30ça permettait de toucher vraiment du monde,
- 31:32de gagner en crédibilité aussi.
- 31:34Parce qu'avoir une pub télé,
- 31:35c'est un produit auquel on fait un peu plus confiance que toutes les pubs Facebook qu'on peut voir passer au quotidien.
- 31:39Ça ne veut pas dire qu'on ne fait plus de pubs sur Meta,
- 31:42sur Google,
- 31:42etc.
- 31:43Mais c'est un ensemble qui s'est construit dans le temps.
- 31:46C'est un savoir-faire qui s'est construit après 11 ans de travail.
- 31:50Et donc maintenant,
- 31:50c'est vraiment un mix média entre la télé,
- 31:53Meta,
- 31:54Google,
- 31:54etc.
- 31:55qu'on vient animer au quotidien.
- 31:56Mais ça s'est fait progressivement.
- 31:58On n'a pas attaqué du jour au lendemain la télé.
- 31:59C'est quand même des investissements importants.
- 32:01Donc,
- 32:02il y a un certain savoir-faire à avoir et on a appuyé au fur et à mesure dans le temps.
- 32:06Imaginons,
- 32:07là,
- 32:07tu t'adresses à un entrepreneur face à toi.
- 32:09qui ne connaît pas trop la télé et se dit qu'effectivement,
- 32:14comme toi,
- 32:14il y a un super potentiel.
- 32:17Ça permet d'avoir aussi un autre type de notoriété et une autre confiance pour le consommateur que juste la publicité sur Facebook.
- 32:25Il n'a que fait de la publicité sur Facebook.
- 32:27Un peu de bouche à oreille et on en parlera parce que le bouche à oreille,
- 32:29c'est aussi quelque chose qui est quand même très présent chez vous.
- 32:33Quel conseil tu lui donnerais basé sur toute cette expérience de la publicité ?
- 32:39télé,
- 32:40est-ce que ça marche bien parce que c'est un produit physique qui répond à une douleur précise,
- 32:46qui est bien connue et consciente ?
- 32:48Est-ce qu'il y a des spots télé qui parfois n'ont absolument pas fonctionné ?
- 32:51Alors outre celui que tu m'as évoqué tout à l'heure avec le Covid et malheureusement tout le monde s'arrête d'acheter directement alors que les robinets continuent à tourner au niveau de l'acquisition,
- 33:02c'est sûr que là c'est très clairement problématique.
- 33:05Mais est-ce qu'il y a d'autres choses comme ça que tu pourrais nous partager en termes de conseils Merci.
- 33:09pour quelqu'un qui a envie de s'aventurer sur cette partie-là,
- 33:14voit qu'il y a un vrai potentiel,
- 33:15ça peut être un effet de levier,
- 33:16mais n'ose pas,
- 33:17a peur,
- 33:18parce qu'il ne connaît pas.
- 33:19J'imagine que ce sont toutes des questions que vous vous êtes posées avant de vous aventurer sur la partie télé.
- 33:24Oui,
- 33:24bien sûr.
- 33:25Après,
- 33:25il y a plusieurs enjeux en pub télé.
- 33:27Nous,
- 33:27on a des enjeux qui sont très héroïstes,
- 33:30parce qu'on n'a pas la possibilité de simplement faire des spots marque.
- 33:33Donc,
- 33:33on a deux spots aujourd'hui qui tournent,
- 33:36qui sont vraiment des spots...
- 33:38assez orienté produit pour vraiment créer de l'intérêt sur le moment.
- 33:41Et nous,
- 33:41on vient mesurer ensuite chaque effet de spot.
- 33:44Et c'est comme ça qu'on vient optimiser notre diffusion au quotidien.
- 33:49Pour démarrer la télé,
- 33:51nous,
- 33:51ce qu'on a fait,
- 33:52c'est qu'on a démarré avec une campagne,
- 33:53comme je le disais,
- 33:54sur une chaîne avec un budget qui est en fait...
- 33:57assez réduit et on a eu la chance en tout cas de sentir automatiquement les effets et d'être rentable dès cette première campagne qui encore une fois était une petite campagne mais qui permettait de toucher vraiment la bonne cible sur le bon programme au bon moment et donc qui a permis de valider,
- 34:15de donner un certain tampon sur ce média-là qui a du sens et ensuite ça nous a permis d'accélérer.
- 34:20Mais il peut y avoir plusieurs enjeux en pub télé,
- 34:23il y a beaucoup d'annonceurs qui font de la pub.
- 34:26pour créer,
- 34:27pour travailler leur image de marque.
- 34:29Nous,
- 34:29c'est notre cas évidemment parce que la notoriété passe par là.
- 34:32Mais on a quand même des campagnes qui sont très orientées produits et on vient mesurer les effets sur chaque campagne qui tourne aujourd'hui.
- 34:39Tu parles de cette première campagne justement.
- 34:41C'est quel budget approximativement,
- 34:43la première ?
- 34:44Je crois que c'était un budget de...
- 34:46J'imaginais bien que tu allais me poser la question.
- 34:47Donc,
- 34:47je crois que c'était un budget d'à peu près 30 000 euros,
- 34:51si je ne dis pas de bêtises,
- 34:51sur une campagne d'un mois.
- 34:53Un mois,
- 34:53OK.
- 34:54qui reste...
- 34:56Un budget important,
- 34:57mais qui a un petit budget effectivement pour la télé dans le cadre d'un budget global marketing.
- 35:03Et ce qui est hyper intéressant,
- 35:04c'est que tu l'évoques,
- 35:05dès la première campagne,
- 35:07donc cette première campagne d'un mois pour 30 000 euros,
- 35:10vous êtes rentable.
- 35:11Comment est-ce que vous arrivez à traquer ?
- 35:14Est-ce que vous aviez créé un URL spécifique ou un code promo spécifique ou une autre stratégie justement qui vous permet de créer un lien de corralité directe ?
- 35:27entre la diffusion et la conversion ?
- 35:30Déjà,
- 35:30c'est une campagne qui a tourné pendant un temps fort parce qu'on a quand même une saisonnalité importante chez nous.
- 35:35On l'a fait tourner pendant un des mois les plus importants chez nous.
- 35:39Et après,
- 35:40on a eu la chance dès le départ,
- 35:41on avait des gens en interne chez nous qui avaient déjà fait de la pub télé,
- 35:45qui savaient suivre les effets de la pub télé.
- 35:47Donc,
- 35:47il y a pas mal d'outils qui permettent de mesurer les résultats.
- 35:50On suit le trafic qui est généré suite au passage d'une pub télé.
- 35:55On arrive ensuite à mesurer les ventes.
- 35:57Donc,
- 35:57ce n'était pas via des codes ou quoi que ce soit.
- 36:01C'est vraiment via le trafic et ensuite le retargeting qu'on arrive ensuite à mesurer l'efficacité de la pub.
- 36:05Ok,
- 36:06très clair.
- 36:07Et un autre point,
- 36:08c'est que votre succès a aussi été lié au bouche-à-oreille.
- 36:10Quels sont les éléments concrets au-delà du produit qui provoquent cette recommandation spontanée de la part de vos clients ?
- 36:17Est-ce que vous avez mis en place un programme de fidélisation spécifique ?
- 36:19Est-ce que vous avez mis en place autre chose ?
- 36:21Ou juste les clients sont...
- 36:23content de partager une solution qui leur a fait du bien,
- 36:25qui les a sauvés dans leur mal de dos ?
- 36:31Ou est-ce qu'il y a autre chose que vous avez pu mettre en place après différentes itérations pour maximiser l'impact du bouche à oreille ?
- 36:39C'est un peu ton deuxième point,
- 36:41c'est-à-dire qu'on touche à un sujet où on rencontre quotidiennement ou en tout cas chaque semaine,
- 36:47chaque mois,
- 36:47des gens autour de nous qui ont mal au dos et quand on a testé un produit sur lequel on est satisfait,
- 36:51qui nous a soulagé,
- 36:53On en parle hyper facilement,
- 36:55hyper librement à nos proches,
- 36:56et c'est ce qu'on observe en fait sur nos produits.
- 36:59Aujourd'hui,
- 36:59nos produits textiles sont les produits les plus recommandés par les médecins pour soulager les maux de dos.
- 37:04Donc il y a un vrai travail aussi qui s'est fait assez naturellement au final,
- 37:07grâce à la pub télé,
- 37:08à la visibilité qu'on a,
- 37:10des médecins,
- 37:10des kinés,
- 37:11des ostéos qui recommandent pour certains le produit,
- 37:13qui en parlent autour d'eux.
- 37:15Il y a les clients qui en parlent hyper librement,
- 37:16on n'a pas mis en place de programme de parrainage spécifique,
- 37:19mais on l'observe à chaque fois qu'on sort un...
- 37:21produit,
- 37:21on a des clients qui sont qui attendent vachement la prochaine innovation vu qu'elle vient s'intégrer dans le quotidien,
- 37:27ça permet de compléter leur gamme de produits aussi perco et qui en parlent hyper librement,
- 37:31on a au quotidien des messages de clients,
- 37:33des commentaires sur Trustpilot,
- 37:34des messages qui nous remercient parce que ça leur a changé leur vie,
- 37:38ça a fait un mal de dos quand on a vraiment très mal,
- 37:41ça peut vraiment pourrir sa vie et donc d'avoir un produit qui apporte du confort,
- 37:45qui apporte du bien-être on en parle extrêmement librement autour de soi quand on est satisfait.
- 37:50C'est hyper intéressant ce que tu évoques au niveau de la satisfaction et du fait que certains clients attendent les prochaines innovations.
- 37:56Ce qui permet aussi,
- 37:57et c'était mon point,
- 37:57parce que vous diffusez beaucoup en marketing,
- 38:01donc vous avez des coûts d'acquisition j'imagine qui sont traqués,
- 38:05vous savez quels sont vos taux de rentabilité par rapport à ça.
- 38:07Pour autant,
- 38:08ce n'est pas un produit par abonnement,
- 38:10donc il n'y a pas forcément de récurrence,
- 38:12on ne peut pas parler de MRR ou d'ARR.
- 38:14En revanche,
- 38:15on peut parler de LTV.
- 38:17qui fait que vous avez de la visibilité sur le panier moyen et le fait que le client,
- 38:22imaginons Bertrand,
- 38:24a acheté il y a de ça trois ans le t-shirt.
- 38:28Il en a recommandé un autre ou deux autres.
- 38:31Et puis,
- 38:32quand il y a eu l'innovation du matelas,
- 38:33il a acheté son matelas,
- 38:34etc.
- 38:35Ça,
- 38:35c'est un truc que vraiment vous avez identifié à chaque fois et qui vous permet d'avoir une influence sur votre
- 38:41CPA actuellement,
- 38:42votre coût d'acquisition.
- 38:43ou vous isolez la variable et la data acquisition uniquement sur base du panier moyen ?
- 38:48On suit énormément ce que nos clients achètent.
- 38:50À chaque sortie de produit,
- 38:51d'ailleurs,
- 38:51avant de faire la moindre pub,
- 38:53pendant un ou deux mois,
- 38:53on fait vivre le produit avec notre base client.
- 38:57Je vous prends l'exemple des soutiens-gorge.
- 38:59Je crois qu'on a vendu 4 000 le premier mois uniquement sur nos clientes qui attendaient le produit et qui nous ont d'ailleurs…
- 39:05On a été en rupture de stock parce qu'on ne s'attendait pas à avoir un tel retour.
- 39:08Mais même sur les matelas,
- 39:09en fait,
- 39:10sur les trois premiers mois,
- 39:10c'est 80 %
- 39:11de nos utilisateurs.
- 39:12existants,
- 39:13de nos clients existants qui achètent le produit.
- 39:16Et une fois qu'on a sorti le produit,
- 39:17qu'on est sûr de la logistique du produit,
- 39:21des premiers retours clients,
- 39:22c'est là où on va venir appuyer,
- 39:24appuyer en pub sur méta ou principalement en pub télé.
- 39:28Mais on profite énormément de notre base client qui achète hyper facilement nos produits avant d'aller chercher de nouveaux produits.
- 39:35Ah,
- 39:35hyper intéressant.
- 39:36Et donc,
- 39:36quand vous faites ça,
- 39:37l'objectif,
- 39:38c'est tester le produit,
- 39:40voir la partie logistique.
- 39:42évidemment aussi l'engouement naturellement mais est-ce qu'il y a d'autres choses que vous testez typiquement je dis une bêtise un message marketing,
- 39:48une image de promotion le prix pourquoi pas ou des choses une anecdote en particulier que tu pourrais nous partager qui fait que grâce à ce testing qui n'est pas anodin,
- 39:58peu de gens le font souvent quand tu fais un lancement tu as envie tout de suite d'envoyer la sauce et déployer les budgets et que tout le monde soit au courant peut-être une fois
- 40:10grâce à cette data,
- 40:11ce retour marché direct qui peut être client qui vous apprécie vous ont permis d'éviter une problématique ou d'ajuster un message marketing et de garantir le succès,
- 40:22la pérennité d'un lancement en particulier
- 40:25Alors sur le prix c'est moins quelque chose qu'on va tester c'était plus quelque chose qu'on avait tenté à l'époque sur le Kickstarter,
- 40:31ça permet de tester son prix etc.
- 40:32Mais aujourd'hui on arrive à définir les prix et on...
- 40:36On le définit aussi vachement dans la construction du produit avec tous les questionnaires qu'on peut envoyer aux utilisateurs.
- 40:42Après,
- 40:43plus sur le produit en lui-même,
- 40:45déjà ça nous permet de faire profiter nos clients en avant-première avant de pouvoir faire massivement de la pub,
- 40:50même si le produit est disponible auprès de tout le monde sur notre site internet.
- 40:53Donc,
- 40:54on fait uniquement des newsletters.
- 40:56Ça permet aussi d'aller chercher,
- 40:58de tester,
- 40:58de voir les retours produits et d'avoir,
- 41:00comme je te le disais tout à l'heure,
- 41:02par exemple sur le
- 41:03Sur le matelas,
- 41:0488%
- 41:05des utilisateurs qui déclarent avoir réduit leur mode d'eau.
- 41:07Et ça permet aussi de voir l'efficacité du produit.
- 41:09Je te prends l'exemple du soutien-gorge.
- 41:11C'est un produit qui est tellement bien parti qu'en fait,
- 41:13hyper naturellement,
- 41:14au bout de trois mois,
- 41:15on a retravaillé notre spot télé et on a intégré un message sur le soutien-gorge à la fin parce qu'on s'est rendu compte que c'est un produit qui répond d'ailleurs parfaitement à notre mission d'avoir des produits simples d'utilisation qui s'intègrent dans le quotidien de la personne.
- 41:28Et c'est là ensuite où on l'a intégré en pub télé parce qu'on a vu le potentiel du produit.
- 41:33Donc,
- 41:34ça nous permet aussi de,
- 41:36comme je te le disais sur le soutien-gorge,
- 41:38déjà auprès de nos bases clientes,
- 41:40on a été pris un petit peu par la gestion de stock.
- 41:42Donc,
- 41:42si on l'avait lancé plus largement,
- 41:44ça aurait été quand même compliqué.
- 41:45Donc,
- 41:46ça permet un peu de calibrer tous ces lancements-là.
- 41:48C'est souvent avec des nouvelles usines qu'on travaille.
- 41:51L'exemple du matelas,
- 41:52c'est quand même des nouveaux partenaires à chaque fois industriels.
- 41:55Et donc,
- 41:55ça permet de lancer assez progressivement,
- 41:58tranquillement le produit pour être sûr qu'il s'impose dans le temps et que ce ne soit pas un...
- 42:02gros lancement mais qu'on soit pas capable d'accompagner sa croissance.
- 42:05Très clair.
- 42:06Merci Alexis pour tout ce que tu as partagé.
- 42:09C'était vraiment un plaisir que de partager cet épisode avec toi.
- 42:12D'ailleurs si vous avez eu autant de plaisir à écouter cet épisode que je n'en ai eu à l'animé,
- 42:17faites-le nous savoir comme à chaque fois en partageant l'épisode tout autour de vous.
- 42:20On mettra d'ailleurs un post LinkedIn comme à chaque fois dans le cadre de cet épisode pour suivre.
- 42:28les aventures de Perco entre autres et le lien aussi pour toutes celles et ceux qui peut-être nous ont écouté et ont mal au dos et c'est une réalité aujourd'hui qu'on soit actif sur le terrain ou plutôt devant l'ordinateur sédentaire c'est
- 42:42un vrai sujet et je suis hyper content
- 42:44Alexis d'avoir pu te recevoir d'ailleurs j'ai une toute dernière question pour toi,
- 42:49est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie Merci.
- 42:55que ce soit professionnel comme personnel,
- 42:56que tu n'as pas encore partagé dans cet échange,
- 42:59que tu n'as peut-être jamais partagé.
- 43:01Ça peut être une simple phrase,
- 43:03une situation,
- 43:04une frustration,
- 43:05quelque chose de positif,
- 43:06moins positif,
- 43:06une anecdote.
- 43:07Peu importe,
- 43:08tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 43:11Je dirais que le déclic qui est arrivé un peu plus tardivement,
- 43:15c'est l'arrivée de mes filles,
- 43:18qui donne un vrai sens,
- 43:20une vraie envie de continuer,
- 43:22de continuer à innover.
- 43:25Déjà pour faire grossir la société,
- 43:27évidemment,
- 43:28pour elle,
- 43:29pour aller beaucoup plus loin et proposer un maximum de produits,
- 43:33un maximum d'utilisateurs.
- 43:35Et donc,
- 43:35au final,
- 43:37cette deuxième étape d'innovation,
- 43:38on a complètement ouvert la gamme de produits.
- 43:40C'est fait à partir de la naissance de nos enfants à mon associé et moi-même.
- 43:45Merci Alexis.
- 43:46Merci beaucoup pour l'invitation.