Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Comment il a créé une boîte à 7 chiffres dans un marché que tout le monde fuit | Fabien Berrier | Déclic 315
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez,
- 0:20à votre tour,
- 0:21faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Comme à chaque fois,
- 0:26bien accompagné,
- 0:26je suis avec Fabien Bérier.
- 0:28Fabien,
- 0:28comment tu vas ?
- 0:29Bonjour,
- 0:29ça va très très bien,
- 0:30merci Alec.
- 0:31Écoute,
- 0:32je suis super content d'avoir un moment avec toi justement pour enregistrer cet épisode.
- 0:38J'ai plein de questions à te poser,
- 0:40mais rapidement je vais te présenter pour donner du contexte.
- 0:43Fabien,
- 0:44tu es le fondateur de FabE,
- 0:45une société de conseil spécialisée dans le développement de fournisseurs dans le nucléaire entre la France et l'Espagne,
- 0:51pour les grands donneurs d'or dans l'occurrence.
- 0:53Avant de te lancer,
- 0:53tu étais chef de projet dans le nucléaire avec jusqu'à 65 millions d'euros de...
- 0:57de projets techniques sous gestion.
- 0:59Tu as vu de l'intérieur,
- 1:00donc les retards,
- 1:01la mauvaise qualité,
- 1:01les incohérences et tu t'es dit il faut faire mieux,
- 1:04il faut que ça change.
- 1:05En 2019,
- 1:06tu crées FabE,
- 1:07tu commences seul comme agent commercial.
- 1:09Pourtant,
- 1:10tu n'étais pas du tout destiné à un parcours entrepreneurial.
- 1:13Aujourd'hui,
- 1:14tu as plus de 200 projets par an,
- 1:15tu as structuré plusieurs business units et tu t'apprêtes à lancer des opérations de fusion acquisition.
- 1:20Ton chiffre d'affaires,
- 1:21il parle pour toi,
- 1:22430 000 euros en 2023,
- 1:24630 000 euros.
- 1:25en 2024,
- 1:26soit une croissance de pratiquement 50%
- 1:28sur une seule année et 1 million d'euros en prévision cette année.
- 1:31Vous allez dépasser d'ailleurs les 10 millions d'euros de projets sous-traités en Espagne dans le courant de l'été.
- 1:35Tu as un projet également de t'étendre car tu crois en une croissance matricielle,
- 1:39régler tous les problèmes de la chaîne de valeur du nucléaire tout en ouvrant un nouveau territoire après l'Espagne,
- 1:44bientôt la Pologne,
- 1:45puis l'Amérique latine et les Etats-Unis.
- 1:46Tu t'es rendu compte en rejoignant entrepreneurs.com que vous aviez un potentiel incroyable,
- 1:51que vous ne preniez pas assez en compte et qu'il fallait structurer pour voir...
- 1:55bien plus loin.
- 1:56Très heureux d'ailleurs de dire que tu fais partie de celles et ceux qui ont rejoint entreprenance.com,
- 1:59qu'on a plaisir à t'accompagner pour sortir de l'opérationnel,
- 2:03structurer ta croissance et structurer leur croissance dans tout ce qu'on accompagne et viser plus grand pour toi,
- 2:09pour ton projet,
- 2:10pour ta famille et pour également tout ce que tu mets en place.
- 2:13Bienvenue dans le déclic,
- 2:15Fabien.
- 2:16Merci beaucoup,
- 2:16merci beaucoup Alec pour cette super intro.
- 2:19J'avoue que j'aurais difficilement fait mieux moi-même.
- 2:22Écoute,
- 2:22avec grand plaisir et puis surtout,
- 2:24Cette intro,
- 2:24elle est d'autant plus belle parce que sur ces dernières semaines,
- 2:27derniers mois et cette dernière année,
- 2:30il s'est passé énormément de choses dans ta structure.
- 2:34En plus de ça,
- 2:35c'est une structure qui est assez atypique.
- 2:37Tu as plusieurs business units,
- 2:39tu es dans un domaine assez technique,
- 2:41méconnu,
- 2:42très niché.
- 2:43Qui plus est,
- 2:44tu opères sur deux marchés différents,
- 2:46la France et l'Espagne.
- 2:47Donc effectivement,
- 2:48de prime abord,
- 2:49on aurait pu percevoir comme étant réellement un challenge le fait
- 2:53de t'accompagner et j'ai vraiment envie dans cet épisode,
- 2:56outre le fait que j'ai plein de questions sur ton parcours et ce que tu fais,
- 2:59de décortiquer les différents éléments que tu as mis en place sur ces derniers mois,
- 3:03cette dernière année,
- 3:04à nos côtés notamment,
- 3:05pour avoir les résultats que tu as parce que je ne l'ai pas évoqué ici,
- 3:08mais pendant plusieurs années,
- 3:09tu avais un chiffre d'affaires qui stagnait et on a cassé ce plafond de stagnation avec des stratégies concrètes et surtout durables pour pouvoir aller chercher d'autres résultats.
- 3:18Mais avant ça,
- 3:18j'aimerais bien que tu nous parles un petit peu de ton parcours parce que...
- 3:21tu n'es pas forcément issu d'une famille d'entrepreneurs,
- 3:24tu n'as pas fait de grandes écoles d'ingénieurs et pourtant,
- 3:26tu t'es imposé dans un secteur extrêmement fermé,
- 3:29extrêmement technique,
- 3:30extrêmement normé.
- 3:32Tu te dis toi-même que tu es un peu une anomalie statistique.
- 3:35Raconte-nous comment un non-diplômé d'école d'ingénieurs qui ne prédestinait pas à devenir entrepreneur a réussi dans le domaine du nucléaire.
- 3:42Ben écoute,
- 3:42ouais,
- 3:42effectivement,
- 3:43moi je viens d'une famille assez simple en fait,
- 3:47on n'a pas été électricien,
- 3:48électrotechnicien de formation,
- 3:49on a vraiment comptable,
- 3:50donc pas du tout prédistiné à l'entrepreneuriat,
- 3:53je n'avais jamais eu dans mon entourage,
- 3:55le reste de ma famille en plus,
- 3:56c'est plutôt des artistes,
- 3:57sont plutôt musiciens ou ce genre de profil,
- 3:59donc aux antipodes de l'entrepreneuriat et de l'ingénierie.
- 4:03Par contre,
- 4:04moi j'ai été attiré très très trop par tout ce qui est résoudre des problèmes techniques,
- 4:09donc c'est pour ça que je me suis enlevé.
- 4:10orienté quand même vers l'ingénierie,
- 4:12mais je ne m'en voyais pas capable d'un prime abord.
- 4:15Alors,
- 4:16je me suis d'abord fait un petit DUT,
- 4:18un petit diplôme universitaire en technologie,
- 4:20en génie mécanique.
- 4:22Et après,
- 4:22j'ai quand même tenté l'école d'ingénieur que j'ai lamentablement raté.
- 4:28Et c'est justement pendant que j'étais en train de rater mon école d'ingénieur que j'ai pris la décision la plus immature et mature à la fois de ma jeune existence.
- 4:36Mature parce que j'ai décidé à ce moment-là d'arrêter les études et...
- 4:40et de me mettre à travailler pour soulager un petit peu mes parents d'un point de vue financier,
- 4:43même si ce que je te raconte là,
- 4:45je ne l'aurais jamais dit en face.
- 4:48Et immature,
- 4:49parce que tu peux bien imaginer que je n'ai pas fait ce qu'il fallait faire pour me sortir un diplôme d'ingénieur.
- 4:54Tout le monde connaît très bien en France l'état des fêtes dans les écoles d'ingénieurs,
- 4:58et surtout quand on arrive,
- 4:59moi j'étais assez jeune en plus à l'époque,
- 5:01je me suis laissé embarquer dans pas mal de fiestas en école d'ingé,
- 5:04et je n'ai pas mis le boulot qu'il fallait pour sortir un diplôme d'ingé.
- 5:08Et donc là,
- 5:09pour le coup,
- 5:09quand je commence à chercher du travail,
- 5:11il y a une boîte française qui fabrique des engins pour le BTP qui me contacte pour monter un site en Espagne.
- 5:17Et c'est comme ça que j'atterris en Espagne.
- 5:19Je me dis que même si je n'ai pas un diplôme d'ingé,
- 5:23c'est,
- 5:23on va dire,
- 5:24l'occasion d'une vie.
- 5:25Je pense qu'il y a très,
- 5:26très peu,
- 5:27même ingénieurs,
- 5:28qui ont fait des montages de sites de production industrielle du début à la fin,
- 5:33c'est-à-dire on démarre,
- 5:34il n'y a même pas le terrain pour commencer.
- 5:37Et on finit,
- 5:37on a une ligne de production qui produit des machines à des canons.
- 5:40Ça,
- 5:40c'est assez intéressant.
- 5:42Sauf que,
- 5:42faute à pas de bol,
- 5:43ça,
- 5:43c'était en 2007.
- 5:45Et en 2008,
- 5:46on sait tous ce qui s'est passé aux États-Unis avec la crise liée à l'immobilier.
- 5:51L'Espagne,
- 5:52à ce moment-là,
- 5:52était un pays très,
- 5:53très,
- 5:54très,
- 5:54très,
- 5:54très branché immobilier.
- 5:57Donc,
- 5:57la crise de 2008 frappe vraiment très,
- 5:59très fort le secteur de l'immobilier,
- 6:00de la construction en Espagne.
- 6:02Et donc,
- 6:02du coup,
- 6:02l'entreprise française qui m'avait déployé en Espagne pour le démarrage de ce site commence à...
- 6:07commencent à nous dire gentiment que finalement le marché espagnol est en train de s'écrouler complètement,
- 6:12que ça ne fait plus vraiment sens d'avoir une usine au pied de nos clients et on commence à avoir des sons de cloche comme quoi une usine toute neuve qui avait à peine deux ans d'existence,
- 6:22il fallait commencer à penser peut-être à démonter,
- 6:24à remballer,
- 6:25à ramener les lignes de production vers la France.
- 6:29Alors moi je suis originaire du Mans en France,
- 6:31c'est un endroit où il n'y a pas vraiment ni la mer ni la montagne.
- 6:34J'ai atterri en Espagne à Santander sur la côte nord.
- 6:36où en moins de 45 minutes,
- 6:37on a les pistes de ski et la plage.
- 6:40Donc,
- 6:40je trouvais que je n'avais pas assez profité de ce petit paradis sur terre qu'est la Cantabrie et la zone de Santander.
- 6:48Et donc,
- 6:48c'est à ce moment-là que je commence à chercher des options professionnelles ailleurs que dans la boîte qui m'a amené en Espagne.
- 6:55Et c'est là que je rentre dans le nucléaire,
- 6:56je rentre dans une boîte étatique qui fait des composants lourds.
- 7:01Je rentre dans cette boîte parce que,
- 7:04tout simplement,
- 7:04ils ont fait...
- 7:05des premiers projets avec la France dans les années 90 qui se sont horriblement mal passés.
- 7:10Les Français ont même d'ailleurs récupéré des composants qui pèsent des dizaines et des centaines de tonnes pour terminer les fabrications chez eux,
- 7:17du fait que ça se passait très très mal avec ce fournisseur espagnol.
- 7:20Et donc moi,
- 7:20ils m'embauchent en 2009 pour essayer de fluidifier un peu tout ça,
- 7:23pour qu'il y ait un interlocuteur technico-commercial unique avec la France qui permette que tout ça se passe beaucoup mieux.
- 7:30Et comme tu l'as dit en intro,
- 7:31j'ai très rapidement,
- 7:32en 60-65 millions d'euros,
- 7:34de projets en gestion technique.
- 7:36Et c'est là où je commence à avoir quelques problématiques dans la chaîne d'approvisionnement française du nucléaire.
- 7:43Nos propres clients nous envoient des composants pour assemblage qui arrivent souvent très très tard,
- 7:48qui sont souvent en très mauvaise condition.
- 7:50On est obligé de les réparer avant même de les assembler.
- 7:52On leur refacture ça,
- 7:53évidemment.
- 7:53On leur refacture des centaines de milliers d'euros en réparation et en modification de composants qui arrivent dans de piteux états pour...
- 8:00Pour assemblage,
- 8:01et c'est là où je commence à poser des questions à mes clients,
- 8:03c'est là où je commence à leur demander,
- 8:04mais je ne comprends pas bien,
- 8:06vous êtes masochiste ou quoi ?
- 8:08Parce que ce fournisseur-là,
- 8:09il nous a posé des problèmes sur le dernier projet,
- 8:12et là,
- 8:12projet nouveau,
- 8:13vous le reconduisez sur les mêmes types de composants,
- 8:16sachant qu'on a eu de gros,
- 8:16gros problèmes avec lui par le passé,
- 8:18je ne comprends pas bien ce qui se passe.
- 8:19Est-ce que vous pourriez m'expliquer un petit peu ?
- 8:21Parce que nous,
- 8:22derrière,
- 8:22évidemment,
- 8:22il faut qu'on se prépare en conséquence pour l'assemblage.
- 8:25Et c'est là où on me dit clairement que la France a...
- 8:29à une bénédiction d'un point de vue industriel qui est à la fois un problème,
- 8:33c'est qu'il y a beaucoup d'industries à forte valeur ajoutée.
- 8:36En France,
- 8:36la pharma est très importante.
- 8:39L'oil and gas est très important,
- 8:41le secteur défense est très important,
- 8:43l'aéronautique,
- 8:43l'aérospatiale aussi a une grosse part,
- 8:46le nucléaire aussi a une grosse part,
- 8:48donc il y a beaucoup de secteurs à forte valeur ajoutée.
- 8:50Et en fait,
- 8:51tout le petit tissu de PME qui doivent nourrir ces grandes structures pour ces grands secteurs d'activité à forte valeur ajoutée,
- 9:00ils ont le choix en fait.
- 9:01Et ils ont le choix de travailler à peu près pour n'importe quel secteur à forte valeur ajoutée.
- 9:04Et donc à cette époque-là,
- 9:06il faut se remémorer qu'on est...
- 9:08tout juste après l'accident de Fukushima.
- 9:10Et donc,
- 9:10évidemment,
- 9:11tous ces fournisseurs ayant le choix,
- 9:13ils décident de s'exposer un petit peu moins au nucléaire parce qu'à ce moment-là aussi,
- 9:16le gouvernement français n'est pas très clair sur la stratégie qu'ils vont adopter post-Fukushima sur l'évolution du nucléaire en France.
- 9:24Et donc,
- 9:25tout ça fait qu'il est très difficile pour nos clients français d'avoir des fournisseurs.
- 9:29Il est très difficile de mettre en concurrence des gens dans la supply chain.
- 9:32Il est très difficile,
- 9:32donc,
- 9:33pour le coup,
- 9:34d'avoir des produits de qualité dans des temps...
- 9:37dans les temps impartis et à des coûts qui soient compétitifs parce que souvent,
- 9:40ils n'ont pas d'option,
- 9:41ils n'ont qu'une seule et une source d'approvisionnement.
- 9:44Et donc là,
- 9:45je commence à voir ces problèmes-là,
- 9:47je commence à me faire ma petite liste dans mon coin de toutes les catégories de produits et de services où il y a ces problèmes-là.
- 9:52Et puis,
- 9:53moi,
- 9:53je connais des ateliers en Espagne qui sont capables de venir boucher un peu les trous dans la raquette.
- 9:57Donc,
- 9:57je commence un peu à faire le match entre le besoin et la problématique qui est en France.
- 10:03et la structure industrielle et le tissu industriel espagnol qui pourraient venir régler ce problème.
- 10:08Et je suis pratiquement prêt à monter ma boîte à ce moment-là.
- 10:12D'ailleurs,
- 10:13je me ressors un diplôme d'ingénieur en cours du soir,
- 10:15dix ans après.
- 10:17Là,
- 10:17n'est où est née ma fille en plus,
- 10:18donc je ne vous explique pas,
- 10:19je bossais le jour et je donnais les biberons et j'étudiais la nuit.
- 10:23Vous savez ce qu'on dit,
- 10:23le karma en général,
- 10:25il n'est jamais plaisant.
- 10:26Je n'ai pas bossé ce qu'il fallait aux alentours des 20 ans,
- 10:28quand il fallait que je me sorte un diplôme d'ingénieur et c'était le moment.
- 10:31Voilà,
- 10:31dix ans après.
- 10:32Le karma,
- 10:32on le remet dans la tronche x10.
- 10:35Et donc,
- 10:35pour le coup,
- 10:35je me sors un diplôme d'ingénieur dix ans après,
- 10:38dans des conditions très,
- 10:40très,
- 10:40très complexes.
- 10:41Et à ce moment-là,
- 10:42je suis prêt à monter ma boîte pour résoudre cette problématique métier.
- 10:45Et juste avant ça,
- 10:47j'ai une boîte de chaudanderie,
- 10:48une petite PME espagnole qui vient me chercher en me disant « Fabien,
- 10:51nous,
- 10:51on va aller sur le nucléaire.
- 10:52Est-ce que tu pourrais nous positionner en France ? »
- 10:54Donc là,
- 10:55je dis
- 10:55« Parfait, je vais tester mes hypothèses de marché,
- 10:57mais avec la boîte d'un autre. »
- 10:58Ce qui est quand même,
- 10:59d'un point de vue gestion du risque,
- 11:00beaucoup plus confort.
- 11:02Quand j'arrive dans cette boîte,
- 11:03il faut à peu près 3 millions,
- 11:047,
- 11:044 millions de chiffre d'affaires,
- 11:05on est une vingtaine de personnes.
- 11:06Je repars deux ans après,
- 11:07on fait 12 millions,
- 11:08donc 5 millions avec le nucléaire français.
- 11:11Et petit plus,
- 11:11c'est moi qui remonte toute l'équipe technique de cette boîte,
- 11:15depuis le directeur qualité jusqu'au responsable atelier nucléaire,
- 11:17etc.
- 11:18Donc,
- 11:18j'ai aussi valide le fait d'être capable de m'entourer d'équipes qui tiennent la route,
- 11:22de pouvoir capter des gens qui viennent ajouter à mon projet la partie ingénierie et la partie gestion des projets.
- 11:30Et donc,
- 11:30c'est là où je dis,
- 11:30ben banco,
- 11:31je monte ma structure,
- 11:33je commence tout simplement comme agent commercial,
- 11:35je capte des projets en France,
- 11:36et dès que j'arrive à faire fabriquer ces projets en Espagne,
- 11:42eh bien,
- 11:42je prends une commission à hauteur de 3%
- 11:46chez mon fournisseur.
- 11:47Tout se passe pour le mieux,
- 11:48nos clients français sont ravis,
- 11:51et ils détectent même le fait que,
- 11:52ben voilà,
- 11:52les Espagnols,
- 11:53ils sont à l'heure,
- 11:54ils remplissent les délais,
- 11:55ils sont...
- 11:56aussi très très bon d'un point de vue qualité même parfois meilleur que certains certains ateliers français sur certains sujets et ils sont aussi très compétitif sauf que il trouve aussi une autre problématique qui voit le jour et ils me disent fabien c'est très bien là tu nous solutionne un
- 12:13caillou dans la chaussure parce qu'on n'avait pas d'alternative donc maintenant on en a une on a un atelier en espagne qu'on peut venir mettre en concurrence avec l'atelier français et qui en plus est plus performant par contre effectivement on fait ses économies au passage de commandes parce que
- 12:26tissu industriel espagnol est plus compétitif.
- 12:28Par contre,
- 12:28derrière,
- 12:29pour tout ce qui est suivi des fabrications,
- 12:31on bouffe la feuille parce qu'il faut que j'envoie des auditeurs depuis Paris pour homologuer le fournisseur.
- 12:35Il faut que j'envoie des ingénieurs soudeurs pour réviser les qualifications de sougage depuis Marseille.
- 12:39Il faut que j'envoie des inspecteurs qualité depuis
- 12:41Lyon pour suivre le projet.
- 12:43Et en fait,
- 12:44ce qu'on a gagné au passage de commande,
- 12:46on le perd dans le suivi de projet avec tous ces déplacements depuis la France de ces gens-là pour le suivi de fabrication.
- 12:51Alors,
- 12:51ce n'est pas problématique en soi parce que,
- 12:52comme comme il me disait,
- 12:54on...
- 12:54Tu nous solutionnes un problème de tension dans la supply chain.
- 12:58Mais quitte à ce que l'Espagne soit super compétitive,
- 13:02autant qu'on en soit de bout en bout et qu'en plus,
- 13:03on puisse en retirer une compétitivité supplémentaire sur la fabrication de ces composants.
- 13:08Et donc là,
- 13:08on leur propose gentiment de dire est-ce que vous nous feriez confiance sur la partie suivie des fabrications ?
- 13:15Est-ce que vous nous délégueriez cette partie-là en Espagne avec des gens locaux,
- 13:19avec des ingénieurs espagnols qui maîtrisent parfaitement la réglementation ?
- 13:22français,
- 13:22c'est qui plus est,
- 13:23les ingénieurs espagnols aussi sont à peu près 30%
- 13:25moins chers que les ingénieurs français.
- 13:27En plus de ça,
- 13:27on enlève les frais de déplacement,
- 13:29donc on leur met ça sur un plateau doré,
- 13:31et évidemment ils tardent une milliseconde à nous dire que oui,
- 13:35et donc on monte la deuxième business unit de Faber Nucléaire,
- 13:38qui est une business unit d'ingénierie,
- 13:40d'inspection et de suivi des projets,
- 13:42des chantiers,
- 13:42des fabrications,
- 13:43qui petit à petit est en train de se transformer en une division de staffing,
- 13:48parce que évidemment on amène de plus en plus de projets en Espagne,
- 13:50donc ça fait Merci.
- 13:51Plus beaucoup de sens maintenant pour nos clients de nous contracter par projet.
- 13:55Sinon,
- 13:55maintenant,
- 13:56on a des portefeuilles assez volumineux pour qu'ils nous disent,
- 13:58Fabien,
- 13:59je veux que tu me mettes un gars à disposition sur les cinq prochaines années parce que ça marche,
- 14:03les ateliers espagnols,
- 14:04ils tournent,
- 14:05on va leur donner de plus en plus de projets.
- 14:06Donc,
- 14:07je ne veux pas un gars deux jours par semaine pour ce projet-là en particulier,
- 14:10mais je veux un gars full-time sur tous les projets qu'on peut faire avec toi en Espagne.
- 14:14Donc,
- 14:14on est en train de transformer cette division petit à petit en une division de staffing.
- 14:18Et puis derrière vient le problème suivant.
- 14:21Pour vous donner un ordre d'idée,
- 14:22nous on traite à peu près entre 200 et 250 demandes de projets par an,
- 14:26mais seulement avec 7 clients français.
- 14:28Il y a à peu près 800 entreprises du nucléaire en France qui ont des besoins de sous-traitance sur les métiers de la métallurgie.
- 14:35Donc on était en train d'amener une toute petite portion,
- 14:38de régler une toute petite partie de la problématique en fait.
- 14:42Et donc j'ai des clients qui commencent à me dire « Fabien,
- 14:43c'est super ce que tu fais. »
- 14:45mais par contre nous on voudrait te donner plus mais on voit que t'as pas de bande passante et ça nous embête parce que pour le coup on est obligé de sélectionner les projets qu'on t'envoie et on t'envoie les trucs les plus complexes les plus merdiques où vraiment on a pas de solution la solution qu'on a est vraiment mauvaise et donc là on commence à tourner ce problème un peu dans tous les sens je cherche des investisseurs externes pour monter une structure commerciale et achats bien plus conséquentes on a des discussions mais on arrive pas forcément à des accords avec des gens on cherche après des partenaires plutôt industriels en disant bah voilà qui nous mettent
- 15:15quelques centaines de milliers d'euros dans la structure commerciale et en échange,
- 15:18eux,
- 15:18s'ils ont des appareils de production,
- 15:20des usines,
- 15:22on va les nourrir en projet plus que les autres en compensation.
- 15:25C'est pareil,
- 15:25on avance dans des conversations,
- 15:26mais on n'arrive pas vraiment à un accord.
- 15:29Et puis,
- 15:30j'ai quelqu'un que tu connais très bien qui me dit Fabien,
- 15:33je vais te proposer un truc super contre-intuitif.
- 15:36Qu'est-ce que tu penses si tu offres à tous les fournisseurs espagnols que tu vois avec du potentiel toutes tes connaissances techniques et commerciales.
- 15:44pour qu'ils aillent chercher des projets par eux-mêmes.
- 15:47Et là,
- 15:47je dis,
- 15:47mais t'es fou,
- 15:48c'est une de nos business units,
- 15:50l'intermédiaire commercial.
- 15:51On ne va pas se tirer une balle dans le pied.
- 15:53Et là,
- 15:54on me répond,
- 15:54oui,
- 15:55c'est effectivement une de tes business units,
- 15:56mais au jour d'aujourd'hui,
- 15:57t'es bloqué,
- 15:58tu ne peux pas croître dans cette partie-là parce que t'es l'entonnoir,
- 16:01t'es incapable de gérer plus de demandes que ce que tu traites à présent.
- 16:05Imagine que tu formes 50 boîtes dans deux ans,
- 16:08que dans deux ans,
- 16:09ces boîtes-là mènent chacune un million d'euros de projets capté en France et fabriqué en Espagne.
- 16:13Tu vas avoir 50 millions d'euros de projets qui arrivent tous les ans.
- 16:16Chez qui tu crois qu'ils vont sonner à la porte quand ils vont avoir besoin de soutien en ingénierie,
- 16:20en inspection,
- 16:20en suivi de projet ?
- 16:22Ils vont forcément faire appel à toi.
- 16:23Donc,
- 16:23sacrifie un petit peu ça pour que le côté de l'ingénierie fasse plus de la croissance,
- 16:28mais de l'hypercroissance.
- 16:30Alors,
- 16:30j'ai suivi le conseil qu'à moitié.
- 16:31Je n'ai pas offert toutes mes connaissances technico-commerciales.
- 16:36On a monté une troisième division de formation et d'accompagnement technico-commercial qu'on fait payer.
- 16:42Alors le prix est vraiment symbolique par rapport à la taille du marché auquel accèdent les fournisseurs espagnols qu'on accompagne.
- 16:49On est en train de parler seulement sur le marché européen de plus de 500 millions d'euros,
- 16:52500 000 millions,
- 16:53pardon,
- 16:54500 milliards d'euros d'investissement sur les 15-20 prochaines années.
- 16:58Donc le prix qu'on demande pour l'accompagnement est vraiment anégnotique par rapport à la taille de marché auquel ils peuvent accéder derrière.
- 17:04Mais on a monté cette division de formation,
- 17:07on a formé aujourd'hui plus d'une trentaine de boîtes.
- 17:09la prochaine cohorte.
- 17:12qui aura lieu en octobre,
- 17:13on est déjà à plus d'une vingtaine d'entreprises et on va certainement arriver à entre 30 et 50 entreprises.
- 17:19Donc,
- 17:19tout commence à prendre sens et surtout,
- 17:21on commence à avoir un customer journée bien défini où les gens arrivent chez nous par la formation,
- 17:26vont capter des projets,
- 17:27nous font appel pour les aider sur la partie intermédiaire commerciale.
- 17:30Derrière,
- 17:30ils nous font appel à nous pour la partie gestion des projets et ingénierie.
- 17:33Et donc,
- 17:34en fait,
- 17:34on a mis en place un cercle virtueux sur ces trois business uniques-là qui...
- 17:39qui marche plutôt pas mal et qui fait qu'on a ces croissances à deux chiffres.
- 17:42Alors justement,
- 17:43j'ai plein de questions à te poser parce que tu nous as déjà raconté plein de sujets et puis tu l'as extrêmement bien fait,
- 17:50donc c'est hyper clair.
- 17:52Mais déjà,
- 17:54concrètement,
- 17:55comment on s'y prend pour se lancer et créer de la valeur dans un domaine où on a toutes ces idées reçues,
- 18:03à se dire il va falloir être…
- 18:04être ingénieur,
- 18:04ça va être complexe,
- 18:05il y a des grands coûts,
- 18:06il y a ci,
- 18:06il y a ça,
- 18:07il y a plein d'acteurs,
- 18:07les acteurs qui sont face à toi,
- 18:08c'est des boîtes qui pèsent des milliards.
- 18:12Est-ce qu'à un moment donné,
- 18:13tu t'es dit ça va être compliqué,
- 18:15je ne vais pas y arriver ou est-ce que peu importe,
- 18:17tu as eu ce déclic que tu as évoqué justement tout à l'heure et tu t'es lancé.
- 18:21Parce qu'aujourd'hui,
- 18:21lorsque tu exprimes les choses,
- 18:22c'est hyper clair.
- 18:23On voit que tu es sur ta trajectoire,
- 18:24etc.
- 18:25Mais pour autant,
- 18:26pendant plusieurs années tu as stagné il y avait ce plafond de verre
- 18:29tu n'y arrivais pas forcément ?
- 18:30Est-ce qu'à des moments,
- 18:31tu as douté ?
- 18:31Tu t'es posé des questions ?
- 18:32Tu as voulu abandonner ?
- 18:33Raconte-nous.
- 18:35Oui,
- 18:35moi,
- 18:35j'ai voulu abonner un million de fois,
- 18:37comme tous les entrepreneurs.
- 18:37Et puis,
- 18:38petite cerise sur le gâteau que je ne vous ai pas raconté,
- 18:40c'est que nous,
- 18:41on ouvre la boîte en octobre 2019 et le 11 mars 2020,
- 18:45on est tous confinés chez nous à cause du Covid et moi,
- 18:47il me reste 40 jours de caisse à ce moment-là.
- 18:51Donc,
- 18:51effectivement,
- 18:53ça m'arrive,
- 18:53je suis à Madrid et scène de film d'horreur,
- 18:56je suis à l'aéroport de Madrid
- 18:57Et comme dans tous les films d'horreur,
- 18:59je commence à voir sur tous les tableaux d'affichage vol annulé,
- 19:01vol annulé,
- 19:02vol annulé,
- 19:02vol annulé.
- 19:03L'aéroport de Madrid vide,
- 19:05une situation totalement apocalyptique.
- 19:07Donc là,
- 19:07évidemment,
- 19:09j'ai eu envie d'abandonner très,
- 19:11très vite.
- 19:12Mais en fait,
- 19:14on s'est aperçu qu'on avait une vraie problématique à traiter.
- 19:17C'est-à-dire que moi,
- 19:19j'ai vu très rapidement tous les défauts de la supply chain française et tous les défauts de ces grands acteurs.
- 19:26Ces acteurs qui ne voulaient pas aller très vite dans la technologie,
- 19:28qui ne voulaient pas aller très vite dans l'IA.
- 19:31Tout ce qui est gestion de la donnée dans le nucléaire,
- 19:33évidemment,
- 19:33c'est un sujet ultra sensible.
- 19:35Et donc,
- 19:35personne ne veut faire le premier pas au risque de se planter,
- 19:39surtout des grosses structures qui sont établies depuis des années et qui jouent leur peau avec des millions de chiffres d'affaires,
- 19:44voire des milliards pour certains,
- 19:45tous les ans.
- 19:46Donc en fait,
- 19:47on s'est dit,
- 19:47nous,
- 19:48là,
- 19:48c'est notre créneau,
- 19:48nous,
- 19:48on n'a rien à perdre puisqu'on est en train de démarrer une structure.
- 19:51Allons voir par là si,
- 19:52en mettant de la technologie à tous les étages,
- 19:54en mettant de la digitalisation à tous les étages,
- 19:56en mettant de l'IA à tous les étages,
- 19:58en essayant de ne contracter aucun profil à plus de 100 KE annuel,
- 20:05on est capable de fournir un service de qualité et de ce niveau-là d'attente technique et commercial à un secteur aussi complexe que le nucléaire.
- 20:13En fait,
- 20:13ça,
- 20:14c'était notre postulat.
- 20:16assez rapidement et on l'a mis en place très très vite et on continue de le faire évoluer et au jour d'aujourd'hui effectivement nous l'année dernière on a fait 630 CAE de chiffre d'affaires avec deux personnes,
- 20:26vous savez on a deux personnes et moi dans la structure ce qu'on est en train de parler pratiquement de 315 euros par tête sur le secteur service parce que nous on ne vend pas de matériel on ne vend pas de composants,
- 20:38enfin pas encore pas souvent du moins donc on parle d'un taux de chiffre d'affaires
- 20:45par employé qui est tout simplement,
- 20:48je crois,
- 20:49du jamais vu dans mon secteur.
- 20:51Donc effectivement,
- 20:52on a envie d'abandonner plein de fois,
- 20:54mais en fait,
- 20:56on commence à se rendre compte au fur et à mesure que le QRCP s'y est en tant qu'entrepreneur.
- 21:02Moi aussi,
- 21:02je partais avec le désavantage d'être un ingénieur dans le secteur nucléaire,
- 21:08c'est-à-dire dans un secteur où normalement faire une erreur n'est pas permis.
- 21:12Donc évidemment,
- 21:12l'entrepreneuriat,
- 21:13c'est tout l'inverse.
- 21:14c'est faire toutes les erreurs possibles et imaginables pour trouver le chemin correct.
- 21:18Donc là,
- 21:19il est vrai que là,
- 21:19pour le coup,
- 21:20vous m'avez vraiment aidé à péter ce plafond de verre.
- 21:22Et je pense que c'est entre autres l'une des grandes réussites d'entrepreneurs.com,
- 21:28c'est d'avoir réussi à me faire voir que se planter,
- 21:30c'était non seulement pas grave,
- 21:32mais c'était surtout nécessaire.
- 21:34C'était surtout très nécessaire et c'est ça qui allait nous faire avancer sur le bon chemin parce qu'en fait,
- 21:40nous,
- 21:40on défrichait complètement.
- 21:42des stratégies nouvelles,
- 21:43des positionnements nouveaux sur un secteur qui avait une manière de fonctionner,
- 21:48on va dire,
- 21:48je ne vais pas dire ancestrale,
- 21:49mais de la même manière depuis des décennies.
- 21:54Donc ça,
- 21:54c'est vraiment,
- 21:55si j'avais à faire retenir un des plus gros succès d'entrepreneurs.com dans l'accompagnement que vous avez fait avec nous,
- 22:00c'est d'avoir fait péter cette barrière de « non,
- 22:02l'erreur,
- 22:02ce n'est pas grave,
- 22:03tester,
- 22:04ce n'est pas grave,
- 22:05ce qui n'est pas grave,
- 22:06c'est de ne pas avoir de feedback,
- 22:07ce qui est grave c'est de ne pas avoir de feedback ce qui est grave c'est de ne pas tester c'est grave c'est de...
- 22:12de ne pas disrupter et à partir de là,
- 22:14tout va bien.
- 22:16Justement,
- 22:16vu que tu es beaucoup entrepreneur en ce moment,
- 22:17comme j'en parle,
- 22:18qu'est-ce qui fait que pendant plusieurs années,
- 22:21tu avais ce plafond de verre et aujourd'hui,
- 22:23quelques mois plus tard,
- 22:25on sent que tu es comme une locomotive posée sur ses rails et tu n'as qu'une envie,
- 22:30c'est de continuer à avancer,
- 22:32tout déchirer,
- 22:32tout arracher et malgré une croissance à 50%
- 22:35l'année dernière et puis là,
- 22:36encore une fois,
- 22:3650%,
- 22:38ce n'est qu'une étape et ça continue à avancer.
- 22:42Comme je te disais,
- 22:43le premier plafond de verre,
- 22:44c'est ne plus hésiter à tester,
- 22:45ne plus hésiter à se planter,
- 22:46en tirer le leçon et pouvoir itérer,
- 22:48avancer jusqu'à trouver le bon chemin.
- 22:49Ça,
- 22:49c'était le premier point.
- 22:50Et justement,
- 22:53dans cette optique-là,
- 22:54là où ça a vraiment débloqué plein de choses et ça a provoqué cette croissance,
- 22:58c'est dans l'acquisition client.
- 23:00Parce que s'il y a bien un secteur d'une entreprise,
- 23:02s'il y a bien un process dans lequel vous devez itérer jusqu'à ce que vous trouviez réellement ce qui fonctionne,
- 23:08c'est les canaux d'acquisition.
- 23:09et d'ailleurs
- 23:11Je tiens à te faire remarquer que le canal d'acquisition qu'on avait démarré avec vous et celui qu'on a maintenant,
- 23:17ils n'ont pratiquement plus rien à voir.
- 23:19Mais ça fait partie du job et ça fait partie du jeu en fait.
- 23:22Parce qu'au fur et à mesure que vous grandissez,
- 23:24vous faites évoluer votre avatar client,
- 23:26vous faites évoluer vos process,
- 23:28vous faites évoluer votre système de captation et vos canaux de captation.
- 23:32Et donc en fait,
- 23:34on itère en permanence et on arrive sur des trucs de plus en plus performants,
- 23:37de plus en plus volumineux.
- 23:40et c'est ça qui fait avancer le chemin unique et pour nous dans notre cas c'est ça qui a vraiment débridé complètement la croissance c'est de pouvoir avec un minimum d'effort,
- 23:47un minimum de temps et un minimum de budget avoir des canaux d'acquisition clients qui performent et qui nous fassent avancer.
- 23:54En l'occurrence c'est quoi le canal d'acquisition que vous avez mis en place comment ça s'est passé parce que moi je me souviens la toute première fois,
- 24:03c'est là qu'on t'en raconte l'histoire c'est beau,
- 24:04c'est génial etc mais j'ai vraiment pas envie que les gens pensent que t'arrives
- 24:09on appuie sur un bouton et ça fonctionne la réalité c'est que déjà un il faut une certaine résilience pour tenir toutes ces années avec ce plateau de stagnation alors que tu avais essayé beaucoup de choses ce n'était pas la première fois que tu te formais que tu te faisais accompagner pour
- 24:24autant des fois ça avait très bien marché d'autres un peu moins bien etc mais ceci étant ça faisait trois ans que tu faisais plus ou moins le même chiffre d'affaires et puis la première fois qu'on a une discussion en physique je m'en souviens c'était à Dubaï dans le cadre d'une immersion où on n'était encore qu'une Merci.
- 24:38quinzaine à peine présents dans cette immersion.
- 24:41Aujourd'hui,
- 24:41on en fait avec 150,
- 24:42200,
- 24:43300 entrepreneurs.
- 24:46Tu étais debout sur ton ordinateur,
- 24:48il te restait quelques jours pour remplir un event ou une salle et tu devais absolument vendre des places.
- 24:54Tu réfléchissais à quel ajustement tu allais faire à ton prix,
- 24:57à ton offre,
- 24:58à ton tunnel,
- 24:59etc.
- 25:00Et tu étais presque au pied du mur finalement.
- 25:03Depuis,
- 25:03qu'est-ce qui a été mis en place ?
- 25:04Quelles ont été les étapes pour te permettre
- 25:07de parcourir ce chemin qui a été rapide d'une part,
- 25:10mais finalement qui est assez dingue vu les résultats ?
- 25:13Écoute,
- 25:13je pense qu'il peut être intéressant justement pour imager un peu ce que tu racontes du fait d'itérer.
- 25:19Je vais raconter ce qu'on a mis en place à l'époque avec vous en démarrage.
- 25:22Ce qu'on a fait tout d'abord,
- 25:24c'est paquettiser notre offre de formation.
- 25:26On a décidé de se focaliser sur la business unit formation parce que c'est celle qui a le plus de valeur ajoutée,
- 25:30le plus de marge et celle qui est le plus scalable de manière rapidement.
- 25:35Donc on s'est vraiment centré sur une des trois business unit pour ces deux motifs là,
- 25:39la scalabilité et la marge générée.
- 25:43Et à partir de là,
- 25:43on a structuré des packages d'offres vraiment vraiment vraiment séduisants.
- 25:47Et puis derrière,
- 25:47on a mis en place un funnel d'acquisition avec de l'automatisation,
- 25:50de l'IA et une VSL,
- 25:51une Video Sales Letter,
- 25:53où on expliquait vraiment ce qu'on voulait faire,
- 25:55notre valeur ajoutée et pourquoi c'était une occasion immanquable pour les fournisseurs espagnols de venir nous rejoindre sur ces accompagnements là.
- 26:03Donc ça,
- 26:04c'était le départ.
- 26:06Et maintenant,
- 26:07tu vas voir que ça n'a plus rien à voir du tout.
- 26:08Maintenant,
- 26:08on fait du data scrapping sur des associations sectorielles du métal en Espagne.
- 26:14Donc,
- 26:14on récupère de la donnée et des entreprises potentiellement qui sont vraiment dans nos avatars clients grâce à du data scrapping qu'on fait d'ailleurs avec un prestataire en Inde.
- 26:24À partir de là,
- 26:25on utilise des outils où on récupère les numéros de téléphone mobile et les numéros d'email des décideurs.
- 26:31En général,
- 26:31où le gérant...
- 26:33ou le directeur technico-commercial.
- 26:36À partir de là,
- 26:37on lance du mailing à froid,
- 26:39qu'on vient ré-étayer derrière avec du cold calling,
- 26:42de l'appel de prospection à froid.
- 26:44Et là,
- 26:44on remplit nos webinaires avec ça.
- 26:47Je ne fais même plus de physique.
- 26:49On a arrêté les présentations physiques.
- 26:53Ça,
- 26:53c'est aussi un gain de temps énorme.
- 26:55On fait ce webinaire gratuit,
- 26:57on présente l'opportunité que représente le marché du nucléaire en général et le marché du nucléaire français en particulier.
- 27:03Et à partir de là,
- 27:03on leur offre une session,
- 27:04un audit gratuit,
- 27:06une analyse de performance de leur boîte pour leur montrer quelle peut être leur trajectoire ou quelle va être leur trajectoire dans le secteur nucléaire chiffré.
- 27:14Donc,
- 27:14on leur donne vraiment un plan à trois ans en disant voilà les capacités que vous avez par rapport à où vous en êtes,
- 27:18ce que vous pouvez faire dans le nucléaire.
- 27:20Et derrière,
- 27:21on les propose d'intégrer notre accompagnement.
- 27:24et d'ailleurs cette...
- 27:25Cet audit d'analyse,
- 27:27avant,
- 27:28je le faisais dans les ateliers.
- 27:30J'allais voir les ateliers un par un.
- 27:31J'allais voir leurs machines.
- 27:33J'allais voir leur personnel de qualité.
- 27:35J'allais voir tout ça.
- 27:36Maintenant,
- 27:37on le fait même en ligne.
- 27:38C'est-à-dire qu'on est tellement sexy d'un point de vue de notre offre et d'un point de vue de ce qu'on propose.
- 27:44Et on arrive tellement à leur faire voir la valeur ajoutée qui va être distribuée sur le marché du nucléaire dans les prochaines années qu'en fait,
- 27:52sur la préparation d'audit,
- 27:53on arrive à leur faire faire.
- 27:54tout ce qu'on a besoin à distance.
- 27:55C'est-à-dire que je leur demande d'aller faire une vidéo dans leurs ateliers détaillés de tous les projets qu'ils ont en cours,
- 28:00nous envoyer des photos détaillées de toutes les pièces qu'ils ont en fabrication,
- 28:03nous envoyer leur certificalité et ils préparent tout ça,
- 28:06mais aux petits oignons parce qu'ils sont tellement convaincus pendant le webinaire que vraiment le marché va apporter beaucoup de valeur sur l'industrie du nucléaire dans les prochaines années que je leur ai délégué une grosse partie de l'audit et le déplacement pour le coup.
- 28:20Et derrière,
- 28:21on a des taux de closing d'au-dessus de 60%
- 28:25sur les phases de closing.
- 28:27Donc là,
- 28:27on est dans la réflexion de savoir,
- 28:28est-ce qu'on augmente nos prix ?
- 28:30Est-ce qu'on augmente les volumes ?
- 28:32Qu'est-ce qu'on fait ?
- 28:32Parce que c'est vrai que des taux de closing au-dessus de 60%,
- 28:34ce n'est pas très commun.
- 28:37Et surtout en
- 28:38100% distanciel.
- 28:40Et aujourd'hui,
- 28:40ton quotidien ressemble à quoi par rapport à avant ?
- 28:43Mon quotidien a beaucoup changé puisque je suis vraiment maintenant plutôt sur la stratégie.
- 28:48J'ai quand même encore un peu d'opérationnel.
- 28:51On va dire que je suis encore à 30%
- 28:53dans l'opérationnel et je suis à 70%
- 28:54dans la stratégie.
- 28:56Mais si on arrive au million d'euros comme prévu cette année,
- 29:00ça devrait changer parce qu'on devrait recruter un directeur des opérations l'année prochaine qui aura la charge de continuer à développer les trois business units qui sont actuellement le cœur de...
- 29:10de Faber Nucléaire sur les deux géographies qu'on travaille actuellement.
- 29:13Et moi,
- 29:14je vais me reconcentrer exclusivement sur le développement et le test de nouvelles business units pour continuer à solutionner les problématiques qu'on a vues apparaître sur notre machine niche et l'ouverture de nouvelles géographies.
- 29:28Donc,
- 29:28je vais vraiment être...
- 29:31L'objectif,
- 29:31c'est que je monte les nouvelles business units,
- 29:33je les teste pendant six mois,
- 29:34un an,
- 29:34et dès qu'elles arrivent au break-even,
- 29:36je les incorpore au portefeuille du...
- 29:38Je les incorpore au portefeuille du directeur des opérations pour que lui continue à faire la croissance,
- 29:43on va dire,
- 29:44plus organique dernière.
- 29:46Donc,
- 29:46l'objectif que je me suis marqué,
- 29:48c'est de monter deux business units par an à partir de l'année prochaine.
- 29:51Donc,
- 29:52les deux de 2026 sont déjà choisis.
- 29:54Une des deux de 2027 est déjà choisie aussi.
- 29:57Donc,
- 29:57il ne reste plus qu'à bosser très fort.
- 30:01Quand tu parles business unit,
- 30:02développement,
- 30:03etc.,
- 30:04je sais que le recrutement,
- 30:05c'est une pierre angulaire de ce qui fait aussi...
- 30:07La croissance d'un entrepreneur,
- 30:08tu as rapidement mis en place l'intelligence artificielle dans ton process de recrutement.
- 30:12Comment tu t'y prends aujourd'hui ?
- 30:14Alors,
- 30:14le recrutement,
- 30:15pour l'instant,
- 30:17nous,
- 30:18on essaie,
- 30:18comme je te disais,
- 30:19on essaie d'éviter autant que possible les recrutements au-dessus de 100K,
- 30:22donc les fameux applayers.
- 30:24On se pose d'abord la question de savoir si ce que va faire ce applayer à 90%
- 30:29de son temps,
- 30:30c'est faisable avec une IA.
- 30:32Par exemple,
- 30:33la Business Unit d'intermédiaire commercial ou d'agent commercial,
- 30:36au jour d'aujourd'hui on a tellement simplifié process que jusqu'à il ya huit dix mois sur on va dire
- 30:4410 10 10 10 stade du process on avait neuf qui était capable d'être fait par des low profile des administratifs ou autres il me restait plus qu'un bloc qui était basiquement l'analyse du projet qu'on nous envoie et la sélection des fournisseurs et ça au jour d'aujourd'hui on le fait on le fait en ia c'est
- 31:01à dire que j'ai pu
- 31:02plus besoin de high player sur cette business unit là parce qu'en plus on a fait sauter un verrou,
- 31:08le verrou de la confidentialité de la documentation avec cette IA parce que l'IA évalue la documentation et donne entre guillemets une présélection de fournisseurs et donc c'est même les fournisseurs maintenant qui vont se positionner sur les projets,
- 31:20donc c'est même plus moi qui sélectionne les fournisseurs,
- 31:22sinon eux ils vont voir leur grade de,
- 31:25on va dire de conformité par rapport à ce qui va être demandé dans ce projet là
- 31:29Et après,
- 31:29c'est eux qui décident s'ils se positionnent ou pas sur le projet.
- 31:32Et donc ça,
- 31:32c'est notre mécanique générale,
- 31:33et ce qui fait qu'en fait,
- 31:34on recrute très,
- 31:36très peu.
- 31:37Et quand on a eu besoin de le faire,
- 31:38évidemment,
- 31:40on a travaillé beaucoup avec vos équipes,
- 31:43et notamment avec Mélissa,
- 31:45qui a fait un travail formidable avec nous sur la mise en place de la fiche de poste et des scorecards,
- 31:51justement pour le poste de directeur des opérations,
- 31:54qui va être le vrai premier poste clé,
- 31:57le vrai premier poste.
- 31:58et player qu'on va recruter l'année prochaine.
- 32:02Très clair.
- 32:03Et au-delà de tous ces éléments,
- 32:06qu'est-ce que tu as appris sur toi ces dernières années,
- 32:12grâce à ton expérience entrepreneuriale et depuis que tu t'es lancé ?
- 32:15Pouf !
- 32:15Ça,
- 32:16c'est très compliqué.
- 32:17J'ai découvert que j'avais un niveau de résilience que je ne connaissais pas.
- 32:21J'avais découvert que j'avais une acceptation à l'échec qui était bien au-delà de ce que j'imaginais.
- 32:29J'ai découvert que j'avais de gros blocages liés à l'argent que je n'ai plus maintenant.
- 32:36D'ailleurs,
- 32:37sur le développement de la business unit Merging & Acquisition,
- 32:40Fusion Acquisition,
- 32:41évidemment,
- 32:42c'est un paramètre dont le déclic est venu il n'y a pas très longtemps quand même,
- 32:47cette aversion à l'argent.
- 32:49Le fait de le considérer maintenant plus que comme un outil,
- 32:52mais pas un moyen de survie,
- 32:55on va dire.
- 32:56C'est ça qui débloque la business unit fusion et acquisition.
- 33:01C'est un peu tout ça mélangé.
- 33:05Et le fait que je me rends compte que je suis beaucoup plus technophile que ce que je pensais,
- 33:11outre le fait d'être dans un secteur qui n'est pas encore très digitalisé,
- 33:15même si on essaie de rattraper le retard.
- 33:17Un autre point aussi,
- 33:18c'est que vous êtes passé de 630 000 euros de CA à 1 million de CA en prévisionnel sur cette année,
- 33:24notamment depuis que vous avez rejoint entreprenance.com.
- 33:26Il y a de ça,
- 33:27c'était quoi ?
- 33:28Il y a un petit peu plus d'une année maintenant ?
- 33:29Oui,
- 33:30pour pratiquement deux ans,
- 33:30je pense.
- 33:31Pratiquement deux ans,
- 33:32ça passe vite.
- 33:34C'est un succès qui est vraiment incroyable parce qu'on a d'abord cassé ce plafond de verre et puis ensuite recréé une croissance.
- 33:39Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
- 33:40C'est quoi le déclic que tu as eu pour te faire accompagner ?
- 33:43Parce que peut-être que tu t'es dit…
- 33:46mais dans quelle mesure ces mecs vont comprendre mon industrie,
- 33:51les stratégies qu'ils vont partager,
- 33:53est-ce que vraiment ça va être adapté à mes besoins spécifiques,
- 33:56sachant que c'est du B2B,
- 33:57c'est très spécifique et c'est très niché.
- 33:59Moi,
- 33:59je ne suis pas forcément un marketer,
- 34:01j'y comprends rien,
- 34:01ils vont me parler chinois,
- 34:03ça va être très complexe.
- 34:05Est-ce que toutes ces questions,
- 34:06tu te les as posées ?
- 34:07Si c'est le cas,
- 34:07qu'est-ce qui fait que tu t'es dit « Ok,
- 34:10il faut que je me fasse accompagner quand même » .
- 34:12En fait,
- 34:13c'est très simple,
- 34:13la réflexion vient du fait
- 34:14que mon chiffre d'affaires passe de…
- 34:18En année 1 pleine,
- 34:19on va dire,
- 34:20je fais 120K.
- 34:22En année 2,
- 34:22je fais 420.
- 34:23Et en année 3,
- 34:24je descends à 320.
- 34:26Et en fait,
- 34:27le déclic pour me faire accompagner,
- 34:28de dire « Putain,
- 34:29j'ai fait la même chose les 3 années.
- 34:32J'ai fait exactement la même chose avec les mêmes personnes,
- 34:35avec les mêmes clients pratiquement.
- 34:38Et une année,
- 34:39je fais 120.
- 34:40L'autre,
- 34:40je fais 420.
- 34:41L'autre,
- 34:41je fais 320. »
- 34:42Donc,
- 34:42cette sensation de…
- 34:44pas contrôler mon business,
- 34:46de ne pas contrôler ni la croissance,
- 34:47ni la facturation,
- 34:49évidemment,
- 34:49encore moins la marge.
- 34:51C'est là où je me suis dit qu'il y a un truc qui ne va pas,
- 34:53parce qu'on voit partout,
- 34:55effectivement,
- 34:56entre autres dans le post-cash,
- 34:56le déclic des entreprises,
- 34:57où effectivement ou la croissance est linéaire ou elle est même exponentielle pour certains.
- 35:03Donc,
- 35:03je me suis dit qu'il y a un truc que je dois louper,
- 35:04en fait.
- 35:05Il y a un truc que je dois louper qui fait que je ne contrôle pas mon business,
- 35:08en fait.
- 35:08Je ne contrôle pas ma croissance,
- 35:09je ne contrôle pas mes marges,
- 35:10je ne contrôle pas les clients qui rentrent et qui sortent.
- 35:14et donc en fait comme j'avais vu tellement d'exemples dans le podcast le déclic justement de gens qui arrivent à structurer ça pour que ça avance d'une manière ordonnée sur tous ces tableaux là je me suis dit ils doivent forcément les
- 35:28équipes d'entrepreneurs.com doivent forcément savoir faire et en fait dès qu'on a pris les premiers rendez-vous rendez-vous avec vous ce qui m'a convaincu c'est la sensation de maîtrise que vous dégagez sur tous les pans du business en fait
- 35:43que ce soit la partie marketing,
- 35:45production de contenu en amont,
- 35:47que ce soit la partie de setting,
- 35:49de préparation des offres commerciales,
- 35:50que ce soit vraiment la partie de closing où il faut aller au charbon pour closer les clients,
- 35:54comme la partie delivery,
- 35:56vous aviez des experts sur chacune des parties en fait,
- 36:01même si en plus votre pôle d'experts a encore beaucoup évolué depuis l'époque où nous on était accompagnés.
- 36:08C'est vraiment cette sensation de domination et de maîtrise de votre sujet.
- 36:13et de contrôle de la croissance des gens que vous avez accompagnés,
- 36:19des gens que vous avez autour de vous,
- 36:20qui m'ont fait dire que peu importe le secteur,
- 36:24ils ont forcément des méthodes qui vont fonctionner.
- 36:27Alors,
- 36:27je dois avouer que j'avais une réserve,
- 36:30c'était sur l'investissement que moi,
- 36:31j'allais devoir y faire,
- 36:32parce qu'en fait,
- 36:32moi,
- 36:33je partais du principe en me disant,
- 36:34oui,
- 36:34ils ont forcément des méthodes qui marchent,
- 36:35ça,
- 36:36aucune discussion là-dessus.
- 36:37Par contre...
- 36:38Il va falloir certainement que je prenne ces méthodes et que je les mette à ma sauce du nucléaire,
- 36:41et que je les mette à ma sauce du marché espagnol,
- 36:43et que je les mette à ma sauce du marché français.
- 36:46Et qu'est-ce que ça va me coûter en temps,
- 36:48et surtout en argent,
- 36:50le fait de trouver le hack et l'adaptation de ces méthodes que vous proposez à mon secteur très particulier,
- 36:56à mon marché très particulier.
- 36:57Et en fait,
- 36:59spoiler alert,
- 37:00j'ai pratiquement rien eu à adapter du tout.
- 37:03C'est que les méthodes que vous connaissez sont des méthodes business qui marchent absolument...
- 37:08pour tous les secteurs.
- 37:09D'ailleurs,
- 37:09on le voit dans les immersions.
- 37:12Un de mes meilleurs potes entrepreneurs que j'ai fait sur le déclic,
- 37:17il est poissonnier,
- 37:18tu le connais très bien,
- 37:18c'est Guillaume.
- 37:21Un de mes autres potes qui est d'ailleurs passé sur le déclic aussi,
- 37:23c'est Adam,
- 37:24qui est formateur dans le domaine animalier.
- 37:26Et en fait,
- 37:27on s'est rendu compte que d'une manière ou d'une autre,
- 37:31les problématiques structurelles sont tout le temps les mêmes.
- 37:34Et qu'en ayant simplement la connaissance métier,
- 37:37mais le manque de structure et d'organisation,
- 37:40c'est ça qui nous bloque,
- 37:41qui nous fait pas avancer.
- 37:42Et en ayant cette connaissance métier,
- 37:44dès qu'on met les méthodes dessus et les process dessus...
- 37:47ça roule tout seul parce qu'on connaît tous en général très bien notre métier,
- 37:51sinon on n'aurait pas démarré les boîtes qu'on a démarrées dans nos secteurs respectifs.
- 37:54Et en fait,
- 37:55juste avoir les bonnes méthodes sur les bons secteurs et sur les bons process,
- 37:59ça change absolument tout.
- 38:01Complètement.
- 38:02Je reprends ton propos,
- 38:02tu as utilisé le terme dominer et maîtriser son marché aux différents sujets pour nous qualifier,
- 38:08donc déjà je te remercie.
- 38:09Mais surtout,
- 38:11tu as aussi évoqué le fait que tu as été auditeur du Déclic,
- 38:13tu l'es encore aujourd'hui.
- 38:15Pour tous ceux qui nous écoutent,
- 38:17quels conseils tu leur donnerais justement pour qu'eux aussi puissent adopter différentes stratégies que tu as pu mettre en place et casser ce palier de stagnation que tu as évoqué ?
- 38:26Encore une fois,
- 38:26je le répète,
- 38:27tu as fois deux ton chiffre d'affaires entre 2023 et 2025.
- 38:30Et en plus de ça,
- 38:30aujourd'hui,
- 38:31tu as une vraie visibilité sur ta capacité à aller chercher bien plus.
- 38:34Si tu avais un,
- 38:35deux ou trois conseils,
- 38:37je ne sais pas,
- 38:38que vraiment tu as pu maîtriser pour dominer toi aussi ton marché et ta capacité à acquérir des clients,
- 38:44lesquels ce seraient parce que tu l'as aussi évoqué tout à l'heure dans un business un des plus gros sujets un des plus gros points noirs c'est l'acquisition client aujourd'hui j'ai presque l'impression je schématise mais avec le développement des différentes business units ta maîtrise de ta marge etc t'appuies sur un bouton pour acquérir des clients en tout cas c'est comme ça qu'on pourrait le percevoir même s'il y a quand même de la nuance
- 39:07Mais grosso modo,
- 39:09quels conseils tu partagerais à quelqu'un qui nous écoute,
- 39:11qui est lui aussi auditeur du déclic,
- 39:12qui peut être stagne depuis plusieurs années et qui ne sait pas par quoi commencer ?
- 39:16N'ayez pas honte de vous faire aider.
- 39:18Moi,
- 39:19c'est vrai que j'avais un peu ce problème-là,
- 39:21aussi lié à mon secteur,
- 39:23même si on a un secteur où on travaille beaucoup le retour d'expérience et on essaie de partager.
- 39:28Demander de l'aide,
- 39:29c'est vu comme une forme de faiblesse parce qu'on est un secteur ultra technique.
- 39:35Donc c'est en fait considéré comme entre guillemets,
- 39:38on interprète ça comme une perte de crédibilité quelque part.
- 39:40Et en fait moi c'était ça un de mes gros blocages.
- 39:42Donc n'ayez pas peur de vous faire aider,
- 39:44n'ayez pas peur de vous faire accompagner.
- 39:45Le retour sur investissement il est toujours là si votre tête est bien faite et si vous êtes vraiment spécialiste sur votre secteur ou que vous êtes vraiment entre guillemets en maîtrise technique de votre marché et de votre secteur et que c'est vraiment le côté business qui pêche,
- 40:00n'ayez pas peur de demander de...
- 40:01de l'aide et de vous faire accompagner.
- 40:03Moi,
- 40:03je continue à me faire accompagner par entrepreneurs.com et par d'autres,
- 40:07évidemment en France et en Espagne,
- 40:09parce que j'ai cette ambivalence de marché et c'est ça qui me fait dire ça aussi.
- 40:14N'ayez pas peur de vous faire accompagner parce qu'effectivement,
- 40:16moi,
- 40:16ça fait 18 ans que je suis en Espagne,
- 40:18mais je reste quand même quelqu'un qui est né en France et qui a été biberonné à la sauce française dans tous les aspects du métier,
- 40:28du business et du monde du travail.
- 40:30Donc voilà,
- 40:31mon conseil serait vraiment ça,
- 40:32n'ayez pas peur de vous faire accompagner,
- 40:34n'ayez aucune honte à ce que l'analyse puisse être dure,
- 40:40c'est d'ailleurs,
- 40:41plus elle va être dure,
- 40:42plus vos résultats vont être spectaculaires et plus vous allez être capable d'être résilient et vraiment d'encaisser cette analyse de ce qui ne va pas dans votre business pour vous remettre en question et pour déployer derrière les process,
- 40:56les solutions qui vont vous faire avancer.
- 40:59C'est là que vous allez faire la différence et c'est là qu'on va voir des résultats qui vont vraiment être spectaculaires.
- 41:07Et comme disait Alex,
- 41:08et en plus,
- 41:09vous allez voir que ce n'est qu'un début en fait.
- 41:13Entreneporange.com,
- 41:15pour donner une formule,
- 41:16ouvre la boîte de Pandore et le problème,
- 41:18c'est que cette boîte de Pandore derrière,
- 41:19elle est impossible à refermer.
- 41:21Parce qu'une fois que vous avez compris le système,
- 41:23une fois que vous avez intégré ces capacités,
- 41:27pour passer les paliers suivants.
- 41:28C'est toujours la même mécanique,
- 41:29c'est qui peut m'accompagner pour passer au palier suivant si j'ai besoin,
- 41:33si les techniques actuelles ne sont plus suffisantes ou doivent être modifiées,
- 41:37comment je passe au palier suivant,
- 41:38j'implémente,
- 41:40je déploie,
- 41:41ça marche,
- 41:42et je passe au palier suivant,
- 41:43et je continue,
- 41:44et je monte une business unit supplémentaire,
- 41:46et je commence à faire du cross-selling,
- 41:47et en fait,
- 41:49tout commence à faire un effet intérêt composé,
- 41:52et c'est là que la magie opère,
- 41:56et que vous commencez à voir qu'effectivement,
- 41:57les...
- 41:58les limites tombent de plus en plus vite et de plus en plus fort et de plus en plus haut.
- 42:01Ton premier conseil,
- 42:02c'était donc de ne pas hésiter à se faire accompagner.
- 42:05Est-ce que tu en as un autre ?
- 42:07Est-ce que j'en ai un autre ?
- 42:09Oui,
- 42:10soyez humble.
- 42:11Vous êtes expert dans votre métier pour la grande majorité d'entre vous,
- 42:14mais vous n'êtes pas expert business.
- 42:15On arrive,
- 42:16en général,
- 42:17ceux qui n'ont pas baigné dans l'entrepreneuriat comme moi,
- 42:20on arrive dans l'entrepreneuriat avec la casquette d'expert technique ou de technicien.
- 42:26ou de spécialistes du marché,
- 42:29mais pas du business.
- 42:31Donc de ce côté-là,
- 42:32soyez humbles et comprenez que même si vous savez tout ou beaucoup de choses de votre secteur d'activité,
- 42:40il vous manque la brique business pour pouvoir performer.
- 42:43J'ai une toute dernière question pour toi Fabien,
- 42:45on aurait pu rester des heures ensemble,
- 42:46ça fait extrêmement plaisir d'avoir partagé ce moment.
- 42:50Cette question je la pose à chaque invité,
- 42:51tu la connais,
- 42:52mais avant ça,
- 42:53avant de te la poser,
- 42:53j'invite toutes celles et ceux qui nous ont écoutés,
- 42:55si vous avez eu autant de plaisir à nous écouter que je n'ai eu à animer cet épisode,
- 42:58à nous le faire savoir,
- 42:59comme à chaque fois,
- 43:00si vous n'avez pas encore mis les 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée,
- 43:04faites-le.
- 43:05Aussi,
- 43:05je vous inviterai à interagir sur le post LinkedIn lié à cet épisode si vous ne nous suivez pas d'ailleurs sur les différents réseaux sociaux.
- 43:12faites-le également d'ailleurs Fabien j'espère que tu as mis les 5 étoiles sur Apple Podcast ou
- 43:16Spotify depuis le temps que tu nous écoutes ah bah merci ça fait plaisir ça fait très très plaisir on a dis-toi on a presque 2000 avis 5 étoiles on est noté 5 sur 5 sur les plateformes et ça c'est grâce à vous tous qu'on arrive justement à chaque fois à gravir les échelons du classement et avoir des invités toujours plus dingues les uns après les autres et puis aussi moi
- 43:37j'ai toujours plaisir à mettre à l'honneur des gens comme toi Fabien
- 43:41qui ont implémenté toutes les stratégies qu'on leur a partagées,
- 43:43mais surtout qui,
- 43:45au-delà de ça,
- 43:46opèrent leur business avec des valeurs similaires aux nôtres et qui le font bien avec toujours cette volonté d'apporter le meilleur à leurs clients.
- 43:53Donc,
- 43:53hyper heureux d'avoir pu mettre en lumière ton quotidien et ce que tu fais.
- 43:56Ceci étant,
- 43:57dernière question pour toi,
- 43:58est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie,
- 44:02que ce soit pro ou perso,
- 44:03que tu n'as pas partagé encore dans cet épisode,
- 44:06que peut-être tu n'as jamais partagé nulle part,
- 44:07peu importe,
- 44:08tu as carte blanche pour...
- 44:10le mot de la fin ?
- 44:11Il y en a eu plusieurs,
- 44:13en choisir un,
- 44:13c'est vraiment très,
- 44:14très,
- 44:14très,
- 44:16très difficile.
- 44:17Mais je pense que tu l'as dit,
- 44:19le plus gros déclic,
- 44:20pour moi,
- 44:20ça a été vraiment ce changement de prisme par rapport à l'argent et à l'économie.
- 44:27Être capable de comprendre que l'argent est un outil de développement,
- 44:35aussi bien personnel que professionnel,
- 44:37et pas une fin en soi.
- 44:38c'est là où ça change toujours.
- 44:41Et en fait,
- 44:41ce déclic,
- 44:41je l'ai eu plusieurs fois,
- 44:43mais je l'ai vraiment intégré il n'y a pas très longtemps que ça.
- 44:45La première fois que je l'ai eu,
- 44:46c'était sur un épisode du déclic,
- 44:47d'ailleurs,
- 44:48c'était sur un épisode avec Oussama,
- 44:50qui est d'ailleurs l'épisode pour lequel je suis rentré en contact avec vous après.
- 44:54Mais en fait,
- 44:56ce déclic,
- 44:56il s'est vraiment fait par phase et à chaque moment du développement de ce qu'on fait et de la boîte,
- 45:03on se rend compte que ce petit déclic monte un petit curseur
- 45:07un peu plus haut encore sur cette interprétation du fait que l'argent est simplement un outil pour arriver à vos fins et que vraiment ce qui compte derrière pour faire venir l'argent,
- 45:17c'est vraiment le projet,
- 45:19c'est vraiment votre mission,
- 45:19c'est vraiment votre vision du monde et de l'entrepreneuriat et pas cet outil qu'est l'argent en soi.
- 45:25Merci Fabien.