Latest / Les invités de Radio des Ballons / Voeux de Faucogney
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- — Laurent Séguin, encore maire de Fauconnier, mais je me suis laissé dire que ce serait ton dernier discours de maire. — Alors, c'est effectivement mon premier discours de maire. Peut-être pour l'instant, qui sait ? Mais en tout cas, effectivement, dans un mois, le 10 février, je ne serai plus le maire de Fauconnier. C'est quelque chose d'important pour moi. Vous l'imaginez bien, parce que ça fait 21 ans que je suis maire de cette commune. Pardon, 24 ans. Ça fait 21 ans que je suis au département de la Haute-Saône. Et donc, je suis pressenti pour succéder au président du conseil départemental Yves Crettinger, qui a annoncé son retrait de l'Assemblée, lui aussi après une longue période, encore bien plus longue que la mienne, au sein du département. — Mais c'est en cours de mandat, il y a de bonnes raisons ? — C'est en cours de mandat. Il l'avait annoncé dès le début qu'il n'irait pas au bout de ce mandat. D'ailleurs, c'est un mandat qui est prolongé d'un an. Il fait 7 ans au lieu de 6 ans, puisqu'il y aura des présidentielles en 2027. Et donc, on le sait dès le début. L'an dernier, il l'avait confirmé lors de sa cérémonie de vœux. Et il a pris sa décision il y a quelques jours et annoncé la date. — En Fauconnier est une petite commune, 500 quelques habitants, mais il s'y passe beaucoup de choses. — Ah oui, nous disposons d'une richesse exceptionnelle au niveau associatif. Et puis, c'est vrai qu'on peut se targuer d'avoir développé la commune. On a des projets d'une grande ambition. Et donc, voilà, c'est vrai que d'autres nous regardent quelquefois un peu jalousement. C'est sans doute aussi pour ça que l'intérêt du président s'est porté sur ma personne. Mais c'est un travail que j'ai fait ici, pas tout seul, avec une équipe formidable. Et voilà, je resterai au sein de cette équipe. Il n'est pas question que j'abandonne ma commune. Et s'ils veulent me donner un rôle d'adjoint avec délégation, bien sûr que je l'assumerai avec plaisir. — Alors, Fauconnier est aussi un peu la reine des labels. — Alors, nous avons beaucoup de labels. Nous sommes cité-comptoise de Bourgogne-Franche-Comté. Nous sommes village fleuri. Nous sommes... J'ai oublié le 3e d'ivoire. Et en tout cas, cette année, on a deux nouveaux labels. Territoires engagés pour la nature. Et puis, nous sommes une ville ambassadrice du don d'organes. — C'était une volonté de la commune, tous ces labels ? — C'est une volonté, pas pour la collection, mais vraiment parce que ces labels, à chaque fois, ils représentent des engagements par rapport à notre patrimoine. Et puis, ils créent du lien social et des engagements aussi par rapport à la qualité de notre environnement, à sa protection. Et puis, bon, ça contribue à l'animation de notre village lorsqu'on fait des petites fêtes autour de ces labels. — Il y a beaucoup de choses qui sont réalisées. Tu annonces même des projets dans un budget qui doit quand même être un peu léger, parce que 500 habitants, ça fait pas beaucoup. — Alors, jusqu'à maintenant, nos projets ont fortement été soutenus, et on atteignait souvent des TTS autour des 80%, hein, total de subventions. Et donc, voilà, c'est la preuve que ces projets tenaient la route, parce que les financeurs ne lâchent pas l'argent au hasard. On a su les convaincre. On sait que pour tout le monde, ça peut devenir un peu plus difficile, puisqu'on va devoir faire un effort d'économie. Et donc, bon, ben, on lissera un peu plus dans le temps les choses qu'on doit faire, comme sans doute les autres niveaux de collectivité. — Alors là, tu avais beaucoup de subventions du Conseil départemental. Maintenant, ça va être dur, va falloir convaincre le président du Conseil départemental. — On avait des subventions de l'État, de la région, du Conseil départemental, du Massif des Vosges. Voilà, bon, maintenant, effectivement, il va se passer un dilemme. Hein, je... Il est hors de question que je tire toute la couverture à moi, ça, c'est évident. Mais voilà, il y a des règles, il y a un guide des aides, les politiques sont inscrites dans des fiches, et il n'y a pas de raison que Fauconnier n'en bénéficie pas, ni plus ni moins que les autres communes. — Quels sont les projets qui vont arriver le plus rapidement possible, ici, à Fauconnier ? — Alors, on doit terminer cette année la construction d'un internat, l'Étape des Militants, qui est un hébergement collectif à double vocation, une vocation scolaire pour renforcer les effectifs de notre collège. Mais pendant les vacances scolaires, il sera aussi mis à la disposition de groupes, des associations, des groupes de sportifs adultes constitués pour découvrir les militants. Et à ce sujet, on a fait un équipement avec un certain niveau de standing pour attirer des adultes, mais qui bénéficiera à nos collégiens. Et autre projet, on a racheté le dernier hôtel-restaurant de la commune, le Terminus. Et dans les années qui viennent, on devra aussi le restaurer et le remettre sur le marché, en trouvant un gérant. — Oui, restaurer un restaurant, c'est pas original. — Eh ben, celle-là... Et y trouver un restaurateur, en plus ! — Eh oui. Mais parce qu'aussi, le collège est un petit peu exceptionnel, puisque c'est pas si courant. C'est un collège ouvert. — C'est un collège ouvert. C'est une démarche départementale. Il y a 5 collèges sur les 23 du département qui ont, là encore, une espèce de label. Et donc, il s'agit d'ouvrir le collège sur la ville, sur la population locale, faire bénéficier cette population des services qui peuvent être mis à disposition par le collège, salle informatique, centre de documentation, etc. Et donc, là aussi, une meilleure optimisation de l'utilisation de ces équipements. — Par exemple, si mon confrère de l'Est républicain veut devenir pilote d'avion, il peut venir au collège, et on va lui donner des cours. — Il va pouvoir suivre des cours, ici, pour devenir pilote d'avion. Mais j'imagine qu'il est déjà cycliste, vu comme il est taillé. Et donc, il peut aussi venir pratiquer le vélo et pratiquer les sports de pleine nature au collège de Fauconnier. Et nous avons mis en place, ici aussi, une option agricole qui permet de garder nos élèves collégiens du monde rural et de les garder jusqu'à la troisième, alors qu'ils pourraient être tentés d'aller dans d'autres établissements plus vite. — Alors à bientôt, Laurent, parce que n'oublions pas aussi qu'il reste le président du parc naturel régional des Ballons des Vosges. — Effectivement, Raymond. Il n'y a pas d'incompatibilité entre le mandat de président de département et la mission de président de parc des Ballons, puisque c'est un syndicat mixte et non pas une collectivité territoriale. — De toute façon, tu es meilleur sur le vélo que François Vincent. Donc, c'est plus logique. — Je te laisse... Je te laisse tes propos. Mais peut-être qu'il va vouloir rivaliser. Et du coup, merci. À bientôt.