Latest / Africa Fashion Tour / Kefil Saka, directeur de l'Africa Design School
Transcript
- 0:00On a mis en place des partenariats pédagogiques pour pouvoir former les étudiants sur des cas réels d'entreprise.
- 0:09À travers ces partenariats-là,
- 0:10nous sensibilisons également des entreprises qui nous font confiance.
- 0:14C'est-à-dire que c'est à double sens une entreprise qui vient nous voir avec un projet,
- 0:20qui nous soumet à un projet.
- 0:22On voit un peu la manière dont les étudiants réfléchissent,
- 0:27travaillent sur le projet.
- 0:29et ils vont le restituer.
- 0:33Et donc derrière,
- 0:35ça va donner aussi envie à cette entreprise qui n'a peut-être jamais travaillé avec des designers.
- 0:43Ça va susciter vraiment une envie à cette entreprise de vouloir collaborer avec des designers.
- 0:51Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:55Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:59Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:01Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:06responsables et ambitieux.
- 1:08Au fil des interviews,
- 1:09je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:16Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:22de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:27Je suis Ramata Diallo.
- 1:28Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:37En 2017,
- 1:38j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:40Et depuis,
- 1:41je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:47Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:55Aujourd'hui,
- 1:56je suis en compagnie de Képhile Saka.
- 1:58Képhile est le directeur exécutif de l'Africa Design School de Cotonou,
- 2:02la première école de design d'Afrique de l'Ouest.
- 2:05Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous parler de son parcours et de son ambition de proposer des programmes de formation pour les designers du continent.
- 2:12Bienvenue Képhile,
- 2:13comment vas-tu ?
- 2:15Bonjour Ramata,
- 2:15merci beaucoup pour l'invitation,
- 2:17je vais très bien.
- 2:18Merci de m'accueillir dans le podcast.
- 2:21Écoute,
- 2:21c'est un plaisir pour moi que de t'accueillir et on va commencer cette interview.
- 2:25Donc,
- 2:25comme je le fais toujours,
- 2:26je vais te demander de te présenter.
- 2:28Ok,
- 2:29merci.
- 2:30Je m'appelle Képhi Lissaka,
- 2:32je suis directeur exécutif à Africa Design School,
- 2:36la toute première école de design en Afrique de l'Ouest francophone,
- 2:41créée au Bénin depuis 2019.
- 2:44Alors,
- 2:44j'ai eu un parcours assez,
- 2:47je vais dire,
- 2:47classique.
- 2:48Donc,
- 2:48j'ai fait des études d'abord au Bénin,
- 2:50je suis béninois.
- 2:52J'ai fait des études de banque et finance et de contrôle de gestion.
- 3:00En parallèle,
- 3:01j'ai toujours eu cet attrait pour la culture,
- 3:04la créativité,
- 3:05le design.
- 3:08À côté de mes études,
- 3:11j'étais très investi dans des collectifs qui organisaient des événements autour de la musique,
- 3:20de la culture,
- 3:20de la mode.
- 3:21au Bénin.
- 3:22Et j'ai découvert un peu cet écosystème créatif en 2007,
- 3:35juste après l'obtention de mon bac.
- 3:37Et au fur et à mesure que j'évoluais dans cet écosystème-là,
- 3:43je me suis tout de suite rendu compte que j'avais besoin de me former pour vraiment acquérir des compétences solides.
- 3:51que ce soit au niveau de la communication,
- 3:54que ce soit au niveau de l'organisation,
- 3:56de la planification d'événements.
- 3:58J'avais vraiment envie de passer à une étape un peu supérieure.
- 4:02Je pensais que j'avais déjà fait le cours de façon d'audidacte et donc j'avais vraiment envie de me former.
- 4:09Et à l'époque,
- 4:10sur place,
- 4:10il n'y avait vraiment pas de formation au Bénin sur cette discipline autour de la culture,
- 4:18de la créativité.
- 4:20Et donc je me suis orienté sur la France.
- 4:26J'ai repris des études,
- 4:27j'ai trouvé une formation à la fac de
- 4:30Paris 8,
- 4:31donc l'université de Paris 8 Saint-Denis,
- 4:34où j'ai refait une licence en communication,
- 4:38en infocom de manière générale,
- 4:40donc licence 360.
- 4:43Et je me suis spécialisé en master,
- 4:46toujours à la fac de Paris 8,
- 4:48en humanité numérique,
- 4:50spécialité création et édition numérique.
- 4:54Et donc c'est un master un peu...
- 4:57Je vais dire qu'il sélectionne trois profils,
- 5:00donc des designers,
- 5:01des concepteurs et des développeurs.
- 5:04Et donc j'ai été sélectionné dans ce master en tant que designer,
- 5:08parce que j'ai appris à toucher au logiciel également de façon un peu autodidacte,
- 5:12donc j'avais présenté un portfolio.
- 5:14Donc j'ai été reçu dans ce master en tant que designer,
- 5:17et pendant deux ans j'ai été formé sur de la méthodologie de projet design.
- 5:23On a travaillé sur des projets collaboratifs avec...
- 5:28avec des institutions françaises.
- 5:32Suite à l'obtention de mon diplôme à Paris,
- 5:38j'ai fait mes premières expériences en agence créative chez Vice Media,
- 5:43donc le média Vice,
- 5:46où j'ai été formé,
- 5:47enfin j'ai vraiment appris le métier,
- 5:51on va dire,
- 5:52du directeur artistique dans cette agence-là,
- 5:55donc j'ai travaillé.
- 5:57pour l'agence créative du Média sur divers projets.
- 6:01On a travaillé avec des clients tels que Spotify,
- 6:06tel que Danone,
- 6:08tel que Tinder.
- 6:10Et donc c'est comme ça que j'ai vraiment été formé un peu à ce que c'est que la direction artistique et le graphisme de manière générale,
- 6:19et la publicité.
- 6:21Et donc suite à cela,
- 6:22je me suis mis un peu à mon compte.
- 6:25J'ai travaillé en freelance avec quelques boîtes et en 2019,
- 6:32pendant le confinement,
- 6:36j'ai été sollicité pour rentrer au Bénin pour pouvoir rejoindre le projet Africa Design School.
- 6:44En tant que responsable pédagogique,
- 6:46j'avais pour mission de développer des filières à cette époque-là.
- 6:50Et vu que...
- 6:52Le confinement était une période quand même assez,
- 6:55je veux dire,
- 6:56anxiogène.
- 6:57Je n'ai pas hésité.
- 6:58J'ai décidé du coup de rentrer au Bénin en 2020 pour me consacrer à
- 7:04100% sur le projet de l'école.
- 7:07Donc voilà un peu mon parcours.
- 7:08Très bien,
- 7:09je te remercie pour toutes ces informations.
- 7:12C'est assez dense.
- 7:13J'aimerais bien qu'on puisse revenir un petit peu sur certains éléments.
- 7:20Là,
- 7:20tu nous as fait vraiment un condensé de tout ce par quoi tu es passé.
- 7:28Toi,
- 7:30tu as eu du coup un apprentissage de la mode en France.
- 7:34Et puis,
- 7:35je pense que tu,
- 7:37étant originaire du Bélin,
- 7:39tu as,
- 7:40j'imagine,
- 7:41conscience et savoir-faire et des spécificités qu'il peut y avoir et les différences qu'il peut y avoir entre...
- 7:49la mode telle qu'on la voit et qu'on envisage en Afrique et la mode telle qu'on peut l'envisager en France et en Occident.
- 7:57Est-ce que tout de suite,
- 7:58toi,
- 7:59quand tu commences tes études en France dans la mode,
- 8:04tu t'envisages avec une perspective en Afrique ?
- 8:07Tu te dis que si tu dois créer un projet ou autre,
- 8:11tu as l'Afrique dans un coin de ta tête ?
- 8:13Pas vraiment,
- 8:14c'est vraiment l'opportunité,
- 8:15on va dire,
- 8:15du Covid.
- 8:16On va appeler ça une opportunité.
- 8:19Qui a été un déclencheur pour toi ?
- 8:21Alors,
- 8:23quand je partais du Bénin,
- 8:24j'avais vraiment pour vocation de revenir m'installer au
- 8:28Bénin. Donc,
- 8:29je savais que la France,
- 8:33c'était pour une poudre période quand même.
- 8:39J'étais persuadé que j'allais revenir,
- 8:41puisque le continent africain est encore,
- 8:47je vais dire,
- 8:47beaucoup de challenges et en design,
- 8:51on dit souvent un challenge égal à une opportunité.
- 8:56Et donc,
- 8:57dans ma tête,
- 8:58c'était assez clair qu'après mes études et mes premières expériences professionnelles,
- 9:04j'allais revenir au Bénin m'installer.
- 9:07Je peux clarifier quelque chose ?
- 9:09Vas-y,
- 9:10bien sûr,
- 9:10avec plaisir.
- 9:11Ok.
- 9:13Alors,
- 9:13je n'ai pas fait des études en mode.
- 9:16mais plutôt en communication.
- 9:19C'est ce que je disais,
- 9:20j'ai d'abord fait une licence en communication à Paris 8 et un master en création et édition numérique.
- 9:27Donc,
- 9:27il n'y avait pas vraiment de mode.
- 9:30D'accord,
- 9:31très bien.
- 9:32Et du coup,
- 9:33la partie direction artistique,
- 9:34tu as pu la développer au sein du Mediavice,
- 9:37c'est ce que tu évoquais.
- 9:38Exactement,
- 9:39oui.
- 9:40Ok,
- 9:40très bien.
- 9:41Et du coup,
- 9:41ton intérêt pour la mode,
- 9:42tu as toujours eu un intérêt pour la mode sans forcément avoir fait des études dans ce domaine ?
- 9:48Oui,
- 9:49mon intérêt pour la mode,
- 9:50ce n'était pas forcément pour développer des marques de vêtements.
- 9:56J'étais plutôt du côté,
- 9:58je vais dire,
- 9:58communicationnel,
- 10:00accompagner les...
- 10:02des porteurs de projets dans leur communication,
- 10:05dans leur DA.
- 10:06J'ai touché un peu à tout,
- 10:08à la photo,
- 10:08à la vidéo.
- 10:11Donc,
- 10:11la création de contenu pour eux également,
- 10:13oui.
- 10:14Donc,
- 10:14voilà,
- 10:14c'était un peu ça.
- 10:15Très bien.
- 10:16OK.
- 10:17Merci pour cette précision.
- 10:18Du coup,
- 10:20toi,
- 10:20sur le background,
- 10:21du coup,
- 10:21plutôt sur la partie communication,
- 10:24marketing,
- 10:25en fait,
- 10:26et vraiment,
- 10:26quelque part,
- 10:27image de marque.
- 10:29À un moment donné,
- 10:30tu as eu l'opportunité de le mettre à profit de l'école en tant que responsable pédagogique.
- 10:38Au niveau de l'école,
- 10:41ta mission au niveau des programmes,
- 10:43c'était quoi ?
- 10:44En général,
- 10:45les écoles de mode,
- 10:46il va y avoir une partie qui est très centrée sur le design,
- 10:49sur la couture,
- 10:50sur apprendre à faire un vêtement.
- 10:52Et puis,
- 10:52il va y avoir ce qu'on va appeler les programmes fashion design.
- 10:55et puis après,
- 10:56on peut avoir des programmes qui sont plutôt…
- 10:59fashion business dans lesquels il y a le marketing,
- 11:01il y a la communication.
- 11:03Toi,
- 11:03quand tu arrives avec la responsabilité de la pédagogie de l'école,
- 11:09quelle est l'ambition ?
- 11:13Comment les programmes ont-ils été orientés ?
- 11:17Pour la petite histoire,
- 11:18l'école a été montée par le gouvernement béninois en partenariat avec l'école de design de Nantes.
- 11:29Et donc il y avait déjà une historique quand moi j'arrivais.
- 11:31Donc c'était une école de design qui allait lancer plusieurs programmes.
- 11:38Donc il existait déjà une filière design numérique.
- 11:42Donc en design numérique,
- 11:43ils développent plus des applications,
- 11:45des sites internet.
- 11:47Ils sont vraiment spécialisés sur l'expérience utilisateur.
- 11:53Et donc moi j'avais taillé des charges quand je rejoignais l'école.
- 11:56d'assurer la continuité de cette filière-là,
- 11:59mais également de développer la filière design graphique.
- 12:05Et donc,
- 12:06dans un premier temps,
- 12:07il fallait faire une sorte d'étude de marché pour voir quand même quelle était la pertinence de lancer ce type de formation sur le territoire,
- 12:17de voir s'il y avait vraiment un besoin auprès des agences,
- 12:23des entreprises,
- 12:24parce que
- 12:25Le rôle de l'école,
- 12:26dans un premier temps,
- 12:27c'est de former pour le tissu professionnel.
- 12:31Donc il y avait cette étude-là qui était faite en amont et qui avait confirmé,
- 12:36on va dire,
- 12:37les hypothèses sur la pertinence de lancer ce type de programme.
- 12:42Et dans un second temps,
- 12:44on est parti sur un référentiel qui existe déjà,
- 12:48qui est le DNMAD,
- 12:49le Diplôme National de Métiers des Arts et du Design,
- 12:53qui est un diplôme français.
- 12:56qu'on a implémenté au Bénin,
- 12:58mais en l'adaptant au contexte local.
- 13:02Je donne un exemple très simple.
- 13:05Dans le référentiel en France,
- 13:08on a ce qu'on appelle des cours d'histoire de l'art,
- 13:13des cours d'histoire de l'art de façon générale.
- 13:16Et nous,
- 13:17à Cotonou,
- 13:17ce qu'on a fait,
- 13:18on a adapté cela sur des cours d'histoire de l'art africain.
- 13:23Et donc...
- 13:24Ça nous pousse à amener les étudiants,
- 13:26voir un peu les artisans,
- 13:32des royaumes,
- 13:33parce qu'il y a encore des palais royaux qui existent avec tout le savoir-faire autour de,
- 13:38par exemple,
- 13:38des tisserands.
- 13:40Donc,
- 13:40mes étudiants sont allés au palais royal d'Avonglo pour apprendre à tisser.
- 13:47Donc voilà,
- 13:49on essaie vraiment d'adapter ce programme au pont-est local.
- 13:53pouvoir répondre à un besoin,
- 13:57mais également questionner ce savoir-faire-là et toute la technologie qui existe aujourd'hui,
- 14:05comment on se sert de ces technologies pour valoriser,
- 14:09en quelque sorte,
- 14:10nos savoir-faire locaux africains sur le continent.
- 14:13Donc voilà un peu ce qui a été mis en place à mon arrivée.
- 14:18Et dans un second temps,
- 14:19ce qu'on a...
- 14:20Ce qu'on a essayé de développer également,
- 14:23c'est de développer des partenariats,
- 14:25des partenariats stratégiques avec des entreprises,
- 14:29des entrepreneurs,
- 14:31qui nous soumettent des projets sur lesquels les étudiants sont formés,
- 14:36puisque le métier de designer,
- 14:38de manière générale,
- 14:39c'est un métier qui va demander beaucoup de pratiques.
- 14:43Et donc,
- 14:43on n'a pas pour vocation de former des jeunes sur des briefs,
- 14:49on va dire,
- 14:49un peu fictifs.
- 14:51On va chercher des projets,
- 14:53on va chercher des entreprises qui nous soumettent des sujets sur lesquels les étudiants sont amenés à travailler,
- 15:00à présenter,
- 15:01à pitié,
- 15:02à valoriser auprès des différents partenaires de l'école.
- 15:05Donc voilà.
- 15:06Très bien.
- 15:07Aujourd'hui,
- 15:08l'école,
- 15:08ce que tu évoquais,
- 15:09c'est que toi,
- 15:10en tout cas,
- 15:11elle a été créée,
- 15:12il me semble,
- 15:12en 2019,
- 15:13et que toi,
- 15:13tu es arrivé un petit peu après le Covid.
- 15:15Donc vous avez,
- 15:16j'imagine,
- 15:17plusieurs promotions qui ont été diplômées.
- 15:21Quels sont les débouchés pour les étudiants qui passent par l'école ?
- 15:28Aujourd'hui,
- 15:28nous avons développé,
- 15:31je vais dire,
- 15:32cinq programmes,
- 15:32donc quatre programmes en licence et un master.
- 15:36Aujourd'hui les débouchés sont divers puisqu'on a plusieurs filières.
- 15:43En fonction des filières,
- 15:44on va avoir des territoires artistiques pour de la publicité,
- 15:49pour des marques,
- 15:51on va avoir des designers graphiques,
- 15:54on va avoir des designers d'expérience,
- 15:57des architectes,
- 15:59enfin des designers d'espace qui vont plutôt travailler avec des architectes.
- 16:03On va avoir des designers d'objets,
- 16:06donc de produits.
- 16:08On dit produits,
- 16:09c'est à la fois des accessoires de mode,
- 16:12mais également du mobilier,
- 16:17par exemple.
- 16:19Donc c'est divers,
- 16:20c'est varié.
- 16:21Donc c'est vraiment en fonction des spécificités du programme qu'on va insérer les étudiants.
- 16:31Donc il y a tout.
- 16:32C'est une bonne partie des étudiants qui vont aller en entreprise,
- 16:36mais il y a également ceux-là qui ont pour vocation de développer leur projet,
- 16:41c'est-à-dire de se lancer en tant qu'entrepreneur et de développer leur projet.
- 16:46Et là,
- 16:46ce qu'on a mis en place,
- 16:49c'est de monter un incubateur au sein de l'école pour pouvoir les accompagner dans la structuration de leur projet.
- 16:55Aujourd'hui,
- 16:56l'école a été labellisée en tant qu'organisation d'accompagnement à l'entreprise.
- 17:02nous ne sommes que 15 dans tout le pays à être labellisés.
- 17:06Et donc,
- 17:06grâce à cet incubateur,
- 17:08nous allons également permettre aux étudiants de mieux structurer leurs projets de fin d'études,
- 17:17de lancer leurs projets et de bien démarrer une carrière,
- 17:21on va dire,
- 17:21entrepreneuriale.
- 17:22Donc,
- 17:23voilà.
- 17:24Très bien,
- 17:24c'est très intéressant cet aspect à la fois.
- 17:26on accompagne des porteurs de projets à travers un incubateur d'un côté,
- 17:30et de l'autre,
- 17:30on a une formation plus académique pour des profils qui peuvent effectivement lancer leurs projets,
- 17:36mais qui peuvent aussi venir intégrer des entreprises.
- 17:41Et aujourd'hui,
- 17:42en termes de...
- 17:44Alors,
- 17:45j'ai deux questions,
- 17:46mais je vais essayer d'en poser qu'une seule.
- 17:47J'ai tendance à poser plusieurs questions en même temps.
- 17:50Au niveau des étudiants,
- 17:51est-ce que c'est des étudiants qui viennent à...
- 17:53Comment dire ?
- 17:54que de Cotonou,
- 17:55du Bénin ou est-ce qu'il y a vraiment une volonté d'accueillir des étudiants qui viennent de différents pays d'Afrique ?
- 18:05C'est une très bonne question.
- 18:08Aujourd'hui,
- 18:09le projet de l'école,
- 18:10c'est,
- 18:12à l'origine,
- 18:13on disait,
- 18:14former des designers africains pour l'Afrique.
- 18:20Mais aujourd'hui,
- 18:20le monde est global.
- 18:21On vit dans un monde global.
- 18:23Il y a de la globalisation,
- 18:24de la mondialisation.
- 18:26Et avec Internet aussi,
- 18:27on est ouvert sur le monde.
- 18:29Donc on a changé un peu cette approche.
- 18:32On forme des designers africains pour le continent,
- 18:37mais également pour le reste du monde.
- 18:40Et dans ce cas-là,
- 18:43c'est vrai,
- 18:44l'école est encore majoritairement béninoise.
- 18:47On a 90%
- 18:48d'étudiants béninois.
- 18:49Mais aujourd'hui,
- 18:50nous accueillons des étudiants qui nous viennent du Sénégal,
- 18:55de la Côte d'Ivoire,
- 18:57du Congo,
- 18:58du Cameroun,
- 19:00du Rwanda,
- 19:02du Burundi.
- 19:05Nous avons des étudiants libanais à l'école.
- 19:08Nous avons même des étudiants français qui viennent se faire former à Cotonou,
- 19:15pour le Master par exemple.
- 19:16pour nous avoir accueilli une dizaine d'étudiants français qui sont venus se former à Cotonou pour deux ans.
- 19:22Donc,
- 19:24à long terme,
- 19:25on a vraiment pour objectif d'être une école internationale,
- 19:29d'accueillir un peu plus d'étudiants internationaux.
- 19:33Et donc,
- 19:33pour cela,
- 19:34on a mis en place pas mal d'actions.
- 19:37On participe par exemple à des salons internationaux.
- 19:40On était au Gabon,
- 19:41au Côte d'Ivoire,
- 19:43pour rencontrer les bacheliers,
- 19:45leur présenter le programme.
- 19:45projets de l'école et attirer un maximum de jeunes sur ces nouveaux métiers de la créativité.
- 19:54Je tiens juste aussi à souligner que ce n'est pas très évident pour des parents africains
- 20:02d'être ouvert à ce type de métier-là,
- 20:05donc ce n'est pas facile.
- 20:07On a une approche un peu très scolaire dans le sens où on discute beaucoup avec les parents sur les débouchés,
- 20:15sur le programme.
- 20:17On se questionne beaucoup sur ce type de formation avant de valider le choix de leurs enfants qui décident de s'inscrire chez nous à Cotonou.
- 20:30Et aussi aujourd'hui,
- 20:32L'école est basée à Cotonou,
- 20:35nous avons environ 300 étudiants.
- 20:39Mais le projet à long terme,
- 20:41c'est de rejoindre le campus de
- 20:44SEMECITY, l'agence gouvernementale qui a initié le projet de cette école.
- 20:49Nous avons pour vocation de nous déplacer et d'aller à Ouida,
- 20:55sur un campus qui va accueillir
- 21:0030 000 étudiants.
- 21:03venant de Cotonou mais également du reste du monde,
- 21:07à Ouida,
- 21:08sur 300 hectares.
- 21:14On sera membre d'un écosystème de nouvelles formations qui vont être implantées à Ouida.
- 21:21Voilà les perspectives en termes de développement de l'école.
- 21:25Très bien,
- 21:26c'est très intéressant.
- 21:28ce que tu expliques et que tu évoques peut-être la réticence de certains parents et qui n'est pas qu'une réticence de parents africains.
- 21:37Il y a vraiment ce côté,
- 21:39ce qui est lié à la mode,
- 21:40à la créativité.
- 21:41On peut envisager ça comme peut-être un passe-temps,
- 21:43mais on a du mal à s'imaginer que ça peut être une carrière et on a tendance à être rassuré quand les enfants vont vers la médecine,
- 21:53vers le droit,
- 21:54vers peut-être le marketing ou la communication des parents.
- 21:57parcours peut-être plus classique.
- 21:59Donc,
- 21:59c'est important de préciser que vous adoptez en fait une approche qui intègre en fait les parents de façon à les rassurer vers,
- 22:09comment dire,
- 22:10vers l'intégration des enfants,
- 22:12des étudiants au sein de l'école.
- 22:15Au niveau du programme et des types de diplômes,
- 22:18est-ce que ça s'organise un petit peu comme en France,
- 22:21dans les écoles de mode,
- 22:22il y a des niveaux bachelor et des niveaux master ou est-ce que ce sont d'autres
- 22:28d'autres diplômes qui sanctionnent les programmes ?
- 22:31Au niveau des diplômes,
- 22:32nous avons une licence,
- 22:34un bac plus 3,
- 22:35bachelor et un master.
- 22:38La licence,
- 22:38c'est vraiment le DNMAD,
- 22:40le Diplôme National des Métiers de l'Art et du Design,
- 22:44qui est un diplôme d'État français.
- 22:47Mais également,
- 22:47nous sommes reconnus par l'État béninois,
- 22:49donc nous délivrons une double diplomation.
- 22:54Et au niveau...
- 22:55Le Master,
- 22:56c'est Bac plus 5,
- 22:57c'est la suite de la licence,
- 23:02deux ans après la licence.
- 23:05C'est un parcours un peu complet qu'on propose à Cotonou.
- 23:10Nous avons également des formations continues,
- 23:14mais qui sont un peu,
- 23:15on va dire,
- 23:15des formations courtes,
- 23:17spécifiques,
- 23:18pour des professionnels qui souhaitent se mettre à nouveau sur des logiciels spécifiques.
- 23:26Et aussi pour faire un focus sur la mode,
- 23:30je disais au début que nous travaillons avec l'agence de développement CMST,
- 23:37qui est un peu l'agence qui porte les projets de développement de formation de l'école.
- 23:44Et donc cette agence a mis en place par exemple des programmes d'incubation où ils sont spécialisés.
- 23:54On a un programme d'incubation spécialisé Maud en partenariat avec le...
- 24:04J'ai oublié le nom de la structure,
- 24:07mais si ça me revient,
- 24:09je vais le dire.
- 24:10Et donc,
- 24:10ils ont monté un programme qui s'appelle Flight et c'est vraiment orienté sur la mode.
- 24:17Et donc,
- 24:19sur ce volet-là,
- 24:19ils accompagnent des porteurs de projets.
- 24:22donc c'est des...
- 24:24des étudiants qui ont des marques de vêtements par exemple et qui veulent développer ou structurer davantage leurs marques.
- 24:33Et donc ils sont accompagnés pour développer un peu leurs marques.
- 24:39Il y a également un autre incubateur autour de l'animation,
- 24:45par exemple des vidéos,
- 24:47donc des vidéos animées et ça c'est en partenariat avec les Gobelins Paris.
- 24:51Voilà un peu ce qui se met en place.
- 24:53Il y a tout un écosystème créatif qui se développe davantage parce que,
- 25:01il faut le dire,
- 25:03Le contexte est favorable.
- 25:06L'État a décidé d'en faire un peu,
- 25:08on va dire,
- 25:11un pilier de développement du pays.
- 25:13Donc,
- 25:14il y a beaucoup d'initiatives,
- 25:17d'investissements qui sont faits autour de la formation,
- 25:21autour de la valorisation des talents locaux,
- 25:25autour des événements pour justement promouvoir.
- 25:31tout cet écosystème-là créatif à Cotonou.
- 25:34Du coup,
- 25:35je pense que j'ai trouvé l'information que tu cherchais par rapport à l'incubateur Fly.
- 25:39C'est une collaboration avec SEMECITY et également l'IFM,
- 25:44l'Institut français de la mode.
- 25:46C'est ça,
- 25:46c'est ça,
- 25:47l'IFM.
- 25:48Très bien.
- 25:49Donc,
- 25:50du coup,
- 25:50ce qu'on comprend,
- 25:50c'est que,
- 25:52comment dire,
- 25:52il y a l'école basée à Cotonou.
- 25:54qui va faire des partenariats avec différentes institutions de manière à étendre encore plus sa portée et pouvoir apporter les programmes les plus pertinents pour les étudiants.
- 26:09Aujourd'hui,
- 26:11par rapport aux étudiants diplômés,
- 26:13les débouchés à Cotonou,
- 26:17au Bénin et même dans la sous-région en Afrique de l'Ouest,
- 26:21quels sont-ils ?
- 26:23Est-ce qu'il y a aujourd'hui des marques,
- 26:25des structures qui peuvent accueillir les étudiants au Bénin et dans la sous-région ?
- 26:31Pour ce qui concerne les métiers du design de manière générale,
- 26:37ce qui est intéressant,
- 26:37c'est que le design est transversal,
- 26:39il s'applique à tous les sujets.
- 26:43À la fois,
- 26:45par exemple,
- 26:47il y a des designers dans des hôpitaux qui vont travailler sur l'expérience
- 26:52utilisateurs des patients quand ils arrivent.
- 26:56On va dans une banque,
- 26:58aujourd'hui il y a des besoins de designers.
- 27:01Donc je dis tant qu'il y a des challenges sur le continent,
- 27:05il y a de la place pour des designers.
- 27:08Parce qu'un designer c'est quelqu'un qui apporte des solutions de façon globale aux problématiques avec une touche de créativité et d'innovation.
- 27:22En termes de débouchés,
- 27:25il y a des offres.
- 27:26L'école,
- 27:27nous,
- 27:27on reçoit tout le temps des offres.
- 27:30Il y a des offres qui nous parviennent au Bénin,
- 27:32qui viennent du Bénin,
- 27:33mais également des pays voisins,
- 27:35de la Côte d'Ivoire,
- 27:38du Togo.
- 27:39Et donc,
- 27:40ces offres vont être distribuées aux étudiants et qui vont combiner à l'ère d'entreprise.
- 27:46Mais on est quand même conscient du fait que...
- 27:49L'écosystème,
- 27:50de manière générale,
- 27:51il n'est pas encore assez,
- 27:54je vais dire,
- 27:55mature.
- 27:57Il n'y a pas assez de lumière,
- 28:02on va dire,
- 28:03sur les métiers de la créativité.
- 28:05Et nous,
- 28:06notre obligation en tant qu'école,
- 28:08c'est également de communiquer le maximum sur ces nouveaux métiers-là auprès des entreprises.
- 28:16pouvoir faire un peu de lumière sur ces métiers,
- 28:19sur le potentiel que peuvent apporter des créatifs au sein des entreprises.
- 28:26Et donc ça c'est un travail qui se fait depuis plus de cinq ans.
- 28:31Et je disais plus tôt qu'on a mis en place des partenariats pédagogiques pour pouvoir former les étudiants sur des cas réels d'entreprise.
- 28:41À travers ces partenariats-là,
- 28:43nous sensibilisons également des entreprises qui nous font confiance.
- 28:47C'est-à-dire que c'est à double sens.
- 28:50Une entreprise qui vient nous voir avec un projet,
- 28:52qui nous soumet à un projet,
- 28:55voit un peu la manière dont les étudiants réfléchissent,
- 28:59ils travaillent sur le projet et ils vont le restituer.
- 29:06Et donc derrière,
- 29:08ça va donner aussi envie.
- 29:10à cette entreprise qui n'a peut-être jamais travaillé avec des designers.
- 29:15Ça va susciter vraiment une envie à cette entreprise de vouloir collaborer avec des designers.
- 29:22Donc en termes d'employabilité,
- 29:24c'est vraiment dans tous les sens,
- 29:25ça va.
- 29:27On reçoit des offres,
- 29:30on pousse des étudiants.
- 29:32Dans le programme pédagogique,
- 29:33on a un module qu'on appelle professionnalisation,
- 29:36on les accompagne à structurer leur projet professionnel.
- 29:40à faire un CV,
- 29:41un portfolio,
- 29:43à savoir faire une sorte de cartographie des entreprises ou des secteurs d'activité dans lesquels ils veulent travailler.
- 29:52Et donc,
- 29:52on les accompagne à travers ce cours de professionnalisation pour tout ce qui va être.
- 30:00candidatures spontanées.
- 30:02Donc voilà,
- 30:03de manière générale,
- 30:05en termes d'insertion professionnelle,
- 30:07ce qui est mis en place et qui est fait.
- 30:09Et justement,
- 30:10pour ceux-là qui n'ont pas envie d'aller en entreprise et qui veulent plutôt développer leurs projets,
- 30:17il y a des incubateurs qui sont mis en place également pour les accompagner dans ce sens.
- 30:21Très bien.
- 30:22Et au niveau du développement de l'école,
- 30:24là.
- 30:25En termes de...
- 30:26Comment dire ?
- 30:27Il y a des écoles qui vont développer des antennes,
- 30:30en fait,
- 30:31dans d'autres régions.
- 30:32Est-ce que...
- 30:33Soit développer des antennes dans d'autres régions,
- 30:35dans un pays ou dans une zone géographique donnée,
- 30:38soit faire des partenariats.
- 30:39Donc là,
- 30:40tu as évoqué des partenariats avec des écoles,
- 30:43une école à Nantes,
- 30:44une école à l'IFM à Paris.
- 30:47Est-ce qu'il y a...
- 30:48Je sais qu'il y a des écoles de mode à Casablanca,
- 30:50au Maroc.
- 30:52Est-ce qu'il y a des ambitions de faire des partenariats avec d'autres écoles ou alors de créer,
- 30:58je ne sais pas si c'est une franchise de termes,
- 31:00mais en tout cas de créer d'autres antennes de l'école dans d'autres pays d'Afrique ou d'autres villes au Bénin ?
- 31:07Alors,
- 31:09le projet,
- 31:13c'est d'abord de bien s'ancrer sur le territoire béninois.
- 31:16Donc,
- 31:17c'est vrai que ça fait déjà cinq ans que l'école a six ans.
- 31:21que l'école existe,
- 31:22mais on a encore beaucoup de travail.
- 31:25Il faut vraiment qu'on puisse,
- 31:27qu'aujourd'hui,
- 31:28que le métier de designer soit quelque chose qui soit vraiment ancré et vulgarisé dans la tête de tout le monde.
- 31:34Vous savez,
- 31:35l'informatique,
- 31:36c'est beaucoup plus accepté,
- 31:37par exemple,
- 31:37que le métier de design.
- 31:40Donc,
- 31:40pour le moment,
- 31:41on a vraiment envie d'ancrer cela dans l'écosystème.
- 31:48et donc à...
- 31:50Court thème tout de suite,
- 31:51je ne dirais pas qu'on envisage créer des antennes dans les pays voisins,
- 31:57mais plutôt inviter tous les jeunes de ces pays voisins à venir au Bénin.
- 32:04En plus,
- 32:04il y a une bonne dynamique en ce moment au Bénin qui fait que le pays a une très bonne attractivité.
- 32:15Donc,
- 32:15on invite un maximum de jeunes à venir au Bénin,
- 32:18voir ce qui se passe.
- 32:20se former,
- 32:22la créativité.
- 32:24L'écosystème créatif est vraiment,
- 32:26vraiment animé.
- 32:26Il y a des événements tout le temps,
- 32:28il y a des activités,
- 32:31il y a des promoteurs qui organisent des défilés,
- 32:36qui organisent des pop-ups,
- 32:38il y a de nouveaux lieux qui s'ouvrent également.
- 32:42Donc voilà,
- 32:43ça crée une vraie...
- 32:48Ça crée une bonne dynamique en tout cas dans cet écosystème-là.
- 32:52Et pour ce qui est des partenariats avec des autres structures,
- 32:58alors nous,
- 32:59Africa Design School,
- 33:02certes,
- 33:03on est en partenariat avec l'école de design de Nantes Atlantique.
- 33:06Et là,
- 33:06par exemple,
- 33:07on a un partenariat avec l'école du Péret de Paris.
- 33:14Et notre volonté également,
- 33:15c'est de développer davantage de partenariats avec...
- 33:17d'autres universités.
- 33:19Là on est en discussion avec une université en Tunisie,
- 33:23on a vraiment envie de développer des partenariats avec d'autres universités,
- 33:27monter des programmes communs,
- 33:30pourquoi pas créer les échanges entre les universités,
- 33:35entre les équipes pour le bénéfice des étudiants.
- 33:38Ce sont des choses qui sont en cours déjà.
- 33:41Mais par exemple l'agence de développement C'est le même site.
- 33:45elle a beaucoup plus vocation de développer de nouveaux partenariats avec des écoles.
- 33:50Donc,
- 33:51ils ont monté Fly avec les sites français de la mode,
- 33:56il y a les Gobelins,
- 33:57mais il y a également Epitech.
- 33:59Donc,
- 34:00c'est plus un volet technologique et informatique.
- 34:04Et donc,
- 34:04voilà,
- 34:04il y a beaucoup de formations qui sont en train de se développer et ça,
- 34:08c'est vraiment le travail de l'agence de développement CMCT qui permet cela.
- 34:15Très bien.
- 34:16Donc,
- 34:16on sent en tout cas qu'il y a vraiment une volonté de travailler sur une portée internationale et de vraiment donner,
- 34:26en termes de programme,
- 34:29des opportunités aux étudiants d'avoir accès à des possibilités de faire des semestres,
- 34:35pourquoi pas dans d'autres écoles,
- 34:36ou d'avoir accès à des professeurs qui travaillent dans d'autres écoles.
- 34:40Justement,
- 34:40au niveau du corps professoral,
- 34:42en fait.
- 34:43des personnes qui interviennent pour former les étudiants ?
- 34:48Est-ce que ce sont des personnes qui ont un background académique ?
- 34:52Est-ce que ce sont aussi des personnes qui sont des experts métiers,
- 34:59qui ont exercé le métier pendant plusieurs années et qui viennent partager leur expertise avec les étudiants ?
- 35:06Quel est le profil des professeurs au sein de l'école ?
- 35:11C'est une très bonne question.
- 35:12On a divers profils.
- 35:15Dans un premier temps,
- 35:15on a une bonne partie d'intervenants qui sont professionnels.
- 35:21Ce sont des designers qui ont fait leur marque et qui travaillent soit en agence ou qui ont leur propre agence,
- 35:28qui vont venir accompagner les étudiants.
- 35:33Donc ça,
- 35:33c'est le premier volet.
- 35:35on a
- 35:36Également des intervenants internationaux qui nous viennent généralement de l'école design de Nantes pour animer des workshops avec des étudiants.
- 35:48On a également des docteurs puisqu'il y a une bonne démarche scientifique dans le métier de design qui est savoir faire de la recherche,
- 36:01savoir analyser,
- 36:02faire de...
- 36:05ce que nous on appelle par exemple la veille du terrain,
- 36:09et donc on va demander à des sociologues,
- 36:12des anthropologues,
- 36:13de venir donner des notions sur ces sujets-là aux étudiants.
- 36:19Donc on a à la fois des professionnels autodidactes,
- 36:24ou qui ont fait des études à l'étranger et qui sont revenus à ces stadiobénins,
- 36:31donc des repates.
- 36:32On a des docteurs,
- 36:34donc euh
- 36:35de professeurs d'université,
- 36:37et on a des professeurs d'écoles partenaires qui viennent également donner les cours aux étudiants à l'école.
- 36:45Donc l'approche,
- 36:46elle est un peu,
- 36:46je vais dire,
- 36:48globale.
- 36:48Il y a de nombreuses écoles de mode à Paris notamment,
- 36:52qui organisent en fin d'année un défilé,
- 36:55notamment pour,
- 36:57alors je parle plutôt pour la filière design,
- 37:00mais ça peut être pour les autres filières en tout cas.
- 37:01C'est un moment de présenter le travail des étudiants et c'est aussi parfois un moment qui peut venir clôturer une année,
- 37:11notamment les bachelors,
- 37:13une fois qu'ils ont fait leur troisième année,
- 37:16qui terminent,
- 37:17ou alors les masters quand ils arrivent au niveau Bac plus 5.
- 37:20Il y a un côté présentation de collection.
- 37:23Est-ce qu'il y a ce type d'événement au sein de l'école ?
- 37:26Oui,
- 37:26il y a ce type d'événement.
- 37:28nous à Africa Design School on a mis en place un projet
- 37:31Un événement qu'on appelle les Innovative
- 37:33Solutions Day,
- 37:36c'est une journée où tous les projets de fin d'études sont exposés.
- 37:42Donc on crée une sorte d'exposition dans l'école,
- 37:46au sein de l'école,
- 37:47où on invite des partenaires,
- 37:49c'est ouvert au public,
- 37:51et on sélectionne 10 meilleurs projets qui vont être pitchés devant les partenaires,
- 37:57mais tous les autres projets sont exposés.
- 38:00de manière générale dans l'école.
- 38:02Et donc,
- 38:03cela va vraiment susciter de l'intérêt.
- 38:05Nous,
- 38:05on est continuellement en train de communiquer sur le métier de designer.
- 38:09Et donc,
- 38:11ce type d'événement,
- 38:12c'est vraiment pour valoriser le métier,
- 38:15valoriser le travail des étudiants et le permettre également d'avoir des opportunités parce qu'à travers ces événements-là,
- 38:23ils vont rencontrer des partenaires,
- 38:26des sponsors pour pouvoir développer leurs projets,
- 38:29etc.
- 38:30Donc il y a ça qui se fait au sein de Africa Design School.
- 38:35Et aux côtés,
- 38:35par exemple,
- 38:36de CB City,
- 38:38l'agence gouvernementale qui nous héberge et qui accompagne également le programme Flight,
- 38:45ils organisent des démodés.
- 38:49Donc c'est une journée où les porteurs de projets autour de la mode vont présenter peut-être une nouvelle collection.
- 38:58Ils vont...
- 38:59Voilà,
- 38:59ils vont...
- 39:00pitcher un peu le projet.
- 39:02Et également,
- 39:02il y a un défilé de mode où ils vont présenter des pièces lors du mois de la mode.
- 39:12On a un mois de la mode au Bénin et lors de ce défilé de mode,
- 39:16ces porteurs de projet,
- 39:17ces jeunes qui ont bénéficié de la formation,
- 39:20vont présenter des nouvelles collections.
- 39:23Et la dernière s'est réalisée,
- 39:26s'est déroulée,
- 39:26je pense,
- 39:27il n'y a pas si longtemps que ça.
- 39:28au Sofitel de Cotonou,
- 39:31et qui a vraiment créé un bon...
- 39:36qui a suscité beaucoup d'engouement auprès de ces jeunes.
- 39:42Donc il y a eu la participation du ministre,
- 39:47de la culture à ce type d'événements.
- 39:49Donc c'est vraiment des événements qui valorisent le travail qui est fait autour de la route,
- 39:56autour du design et de la créativité.
- 39:58Très bien.
- 39:59Et est-ce qu'il y a également des prix qui sont développés ?
- 40:05Puisque là,
- 40:06on sent bien dans tout ce que tu nous racontes par rapport à cette école qu'on a vraiment toutes les fondations d'une école qui se veut internationale,
- 40:16avec des partenariats avec des écoles en Afrique,
- 40:20mais également à l'étranger,
- 40:21notamment en France,
- 40:23à Paris et à Nantes.
- 40:24On a du coup ces événements,
- 40:26ces défilés qui donnent l'opportunité,
- 40:28qui vont donner de la visibilité sur le travail qui est fait par les étudiants et qui donne aussi l'opportunité d'inviter les différentes parties prenantes,
- 40:38qu'il s'agisse des entreprises,
- 40:40des gouvernements,
- 40:41de CMCity,
- 40:42de manière à vraiment promouvoir l'école,
- 40:46mais également mettre en avant les profils des étudiants.
- 40:51Dans l'écosystème des écoles,
- 40:52il y a aussi souvent des prix.
- 40:53en partenariat avec différentes structures pour venir identifier les créateurs de demain,
- 41:02les talents de demain.
- 41:03Est-ce qu'il y a aussi cette démarche-là qui est prévue avec l'école ?
- 41:08Exactement.
- 41:10Dans ce cadre-là,
- 41:11nous avons lancé les AIDA,
- 41:16African International
- 41:17Design Awards,
- 41:19en collaboration avec
- 41:21Tracy Awards.
- 41:22Et donc l'initiative derrière ce projet,
- 41:24c'est vraiment de récompenser des designers confirmés ou pas,
- 41:30ou des étudiants,
- 41:33mais pas que issus d'Africa Design School,
- 41:36mais c'est vraiment un concours qui est ouvert à tous les designers africains.
- 41:40Et donc l'idée c'est vraiment de récompenser les meilleurs projets pour le compte de l'année 2025.
- 41:53On a lancé ce projet avec Trissie Awards dans l'idée également d'avoir un événement.
- 42:01Donc un événement où on va se rencontrer,
- 42:04où tous les acteurs de design du continent vont se rencontrer,
- 42:08se retrouver,
- 42:10créer des synergies.
- 42:12Et également ce sera l'occasion pour montrer auprès des politiques publiques,
- 42:18mais également auprès des partenaires.
- 42:20qui a vraiment un vrai écosystème autour de la créativité,
- 42:26du design africain et qui ne va faire que renforcer le positionnement aujourd'hui de notre école en tant qu'école de design africain.
- 42:39L'idée c'est vraiment de créer à travers cet événement-là un temps fort pour marquer cet écosystème.
- 42:50en disant que le design ce n'est pas que de la fantaisie,
- 42:58ce n'est pas que pour amuser la galerie,
- 43:01mais c'est plutôt une discipline avec des enjeux économiques,
- 43:06avec des enjeux sociétaux,
- 43:08culturels.
- 43:09Et à travers ce type d'événements,
- 43:11on pourra vraiment démontrer quelle est la force du design et l'impact que cette discipline a sur le design.
- 43:20sur le continent.
- 43:22Donc oui,
- 43:23on a un événement,
- 43:24on a un concours de dizaines qui est déjà lancé et on espère qu'il y aura beaucoup de participants et que cela va susciter beaucoup d'intérêts.
- 43:33Très bien,
- 43:34de toute façon,
- 43:34je mettrai le lien puisqu'en fait,
- 43:39il est encore possible de s'inscrire pour participer et éventuellement devenir un lauréat de ce prix.
- 43:46Je mettrai le lien en note de bas de l'épisode,
- 43:49afin que les auditeurs intéressés puissent découvrir ce prix et éventuellement candidater.
- 43:57Maintenant,
- 43:57je vais en venir à...
- 43:58Je ne sais pas si c'est la question qui fâche,
- 44:00mais ça fâche peut-être plus les parents et les étudiants que les patrons d'école.
- 44:04Mais quels sont les frais de scolarité ?
- 44:06Maintenant qu'on a parlé de,
- 44:08finalement,
- 44:08de la qualité du programme,
- 44:09la qualité des professeurs,
- 44:11des différents partenariats qui existent et de tout ce qui est mis en œuvre pour vraiment s'assurer de données.
- 44:16le bon niveau d'éducation aux étudiants et aussi de les accompagner vers l'emploi.
- 44:22Du coup,
- 44:22est-ce que tu peux évoquer avec nous les frais de scolarité ?
- 44:26OK.
- 44:27Alors,
- 44:27les frais de scolarité sont de
- 44:293 500 euros l'année,
- 44:33donc
- 44:342 300 000 francs CFA par an.
- 44:39Alors,
- 44:39pour le contexte,
- 44:42on va dire africain,
- 44:44cela
- 44:44peut paraître un peu cher,
- 44:47mais pour la qualité de la formation et...
- 44:51Comparé par exemple à une formation de design classique à Paris ou en France,
- 44:58ce n'est pas du tout cher.
- 44:59C'est-à-dire que c'est le même diplôme,
- 45:02le même cadre de travail,
- 45:03les mêmes formations pour trois fois moins cher de manière globale,
- 45:07avec à la clé un diplôme français et un diplôme béninois.
- 45:13Donc voilà un peu le prix de la scolarité.
- 45:21Aujourd'hui,
- 45:21on essaie de développer des partenariats avec des structures qui vont nous accompagner sur,
- 45:30je ne veux pas dire des bourses,
- 45:31mais du parrainage.
- 45:34On a un partenariat avec les structures qui nous accompagnent sur du parrainage,
- 45:37donc qui parrainent des étudiants qui n'ont pas,
- 45:41par exemple,
- 45:42les moyens de payer la scolarité.
- 45:45Donc voilà,
- 45:46on essaie de mettre des choses en place également pour...
- 45:49pour faciliter l'accessibilité à cette école et créer vraiment une école totalement inclusive.
- 45:59Ça,
- 46:00c'est ce qui concerne Africa Design School.
- 46:02Du côté des programmes d'incubation,
- 46:05par exemple avec SEMECITY,
- 46:09je crois que l'accès,
- 46:11c'est sur dossier,
- 46:12c'est sur sélection,
- 46:13mais je pense qu'ils payent des frais de dossier qui vaut à 150 000 francs CFA.
- 46:20Je dirais autour de 200 euros,
- 46:25250 euros pour un an d'accompagnement.
- 46:29C'est quasiment sponsorisé par le gouvernement.
- 46:35En fonction des programmes,
- 46:37les coûts vont varier.
- 46:39Très bien,
- 46:39et tu fais bien de le préciser.
- 46:40Effectivement,
- 46:41aujourd'hui,
- 46:41en France,
- 46:42une école de mode,
- 46:43ça va être facilement autour de 10 000 euros par an,
- 46:46que ce soit la formation,
- 46:48comment dire...
- 46:50Bachelor ou master,
- 46:51on est entre 8 et
- 46:5410 000 euros assez facilement au sein des écoles de mode.
- 46:57Et parfois,
- 46:58selon certaines options,
- 47:00certaines écoles,
- 47:00ça peut dépasser les 10 000 euros.
- 47:04Donc,
- 47:05effectivement,
- 47:063 500 euros pour une formation de ce calibre-là et un diplôme reconnu,
- 47:14c'est un prix qui est très attractif.
- 47:17Maintenant,
- 47:18on peut comprendre aussi que par rapport à certaines réalités locales,
- 47:21que ce soit une somme assez conséquente.
- 47:24Donc,
- 47:25c'est bien que tu aies pu partager ces opportunités de parrainage de certains profils afin que ces carrières puissent être accessibles au plus grand nombre.
- 47:42Aujourd'hui,
- 47:43en fait...
- 47:44L'école,
- 47:45ça fait maintenant 5 ans qu'elle...
- 47:48Ouais,
- 47:482019,
- 47:49pardon,
- 47:49ça fait même 6 ans qu'elle existe.
- 47:53Oui,
- 47:546.
- 47:56Toi,
- 47:56tu nous as parlé de différents partenariats et tu évoquais le fait qu'aujourd'hui,
- 48:01l'idée,
- 48:01c'est de consolider des fondations au Bénin,
- 48:04à Cotonou,
- 48:05et puis avant d'aller s'exporter.
- 48:10Du coup,
- 48:11si on reste dans le cadre du Bénin,
- 48:12c'est que
- 48:13C'est quoi l'ambition de l'école ?
- 48:15C'est quoi les perspectives de l'école sur les cinq prochaines années,
- 48:20par exemple ?
- 48:21Oui,
- 48:22alors sur les cinq prochaines années,
- 48:25les perspectives vont être d'assurer la qualité de formation et de former jusqu'à 1 200 étudiants.
- 48:32Aujourd'hui,
- 48:32nous sommes à plus de 400 étudiants qui ont déjà été formés.
- 48:37Donc,
- 48:37on envisage former jusqu'à 1 200 étudiants.
- 48:41On veut également lancer une dizaine de projets entrepreneuriaux.
- 48:48On a été labellisé cette année en tant qu'incubateur.
- 48:52On va lancer bientôt des programmes et accompagner des étudiants qui veulent lancer leur projet de fin d'études.
- 48:59L'idée dans cinq ans,
- 49:00c'est qu'on ait dix champions qui ont pris place cet incubateur et qui ont développé leur projet,
- 49:07qui ont lancé leur projet et qui sont installés.
- 49:11Nous avons également vocation de pouvoir lancer des programmes en anglais,
- 49:19parce que nous sommes vraiment proches du Nigeria et il y a un enjeu également à pouvoir lancer des programmes en anglais,
- 49:27former des étudiants sur un programme à la fois en anglais et français.
- 49:33Donc ça aussi,
- 49:34c'est un sujet qui nous tient vraiment à cœur en termes de perspective.
- 49:41Et enfin,
- 49:42je dirais,
- 49:44nous avons aussi pour objectif de pouvoir développer un programme de bourse,
- 49:51donc aller chercher les bourses.
- 49:53permettre à vraiment tous ceux qui souhaitent,
- 49:56au mérite,
- 49:57de pouvoir bénéficier de cette formation également.
- 50:01Donc voilà,
- 50:03en quelques mots,
- 50:04je veux dire,
- 50:05les axes sur lesquels on va se pencher ces cinq prochaines années.
- 50:11Très bien,
- 50:11c'est un programme ambitieux,
- 50:13mais on sent que toutes les bases sont là,
- 50:16avec les différents partenariats qui ont été négociés,
- 50:19finalement en un temps assez record,
- 50:21parce que finalement c'est une école qui est
- 50:23pas si vieille et il y a déjà des partenariats ambitieux avec des institutions qui sont connues à travers le monde donc on ne peut que souhaiter longue vie à l'Africa Design School la première école de design d'Afrique de l'Ouest moi j'ai été ravie
- 50:39d'avoir l'opportunité d'échanger avec toi et d'en savoir plus en fait sur cette école de mode précédemment j'avais eu l'opportunité d'interviewer la directrice des programmes internationaux d'HEC
- 50:53qui a partagé dans un épisode tout en détail le programme dédié d'HEC sur le continent africain et qui va s'adapter à des entrepreneurs et des porteurs de projets du monde entier qui ont un vrai intérêt à
- 51:10évoluer en Afrique.
- 51:12Et je pense que cette interview-là,
- 51:14elle vient aussi un peu en complément pour pouvoir présenter en fait...
- 51:19toutes les entreprises qui existent aujourd'hui au niveau de l'éducation,
- 51:26afin de proposer des programmes reconnus,
- 51:28qualifiés,
- 51:30qui vont permettre de renforcer l'acquisition de compétences et la formation des jeunes populations.
- 51:39Et puis,
- 51:39il y a aussi le fait,
- 51:40ce qui est intéressant dans l'école,
- 51:41c'est qu'il y a des formations aussi qui peuvent s'adresser pas seulement à des profils étudiants,
- 51:46mais à des profils plus âgés qui ont envie de faire des formations courtes.
- 51:49pour acquérir des compétences en design.
- 51:52Donc,
- 51:52on va dans un sens de professionnalisation et de perfectionnement des populations locales.
- 51:58Et pour ça,
- 51:59on ne peut que t'encourager dans ton travail au quotidien auprès des étudiants et aussi promouvoir cet épisode pour qu'il y ait davantage d'étudiants qui viennent s'inscrire.
- 52:13Merci beaucoup,
- 52:14Ramater.
- 52:18Pour conclure,
- 52:19peut-être,
- 52:19je dirais,
- 52:21certes,
- 52:21le projet Africa Design School,
- 52:24il est très jeune,
- 52:26donc 2019,
- 52:286 ans seulement.
- 52:30Mais en 6 ans,
- 52:30il y a beaucoup de choses qui se sont passées.
- 52:35L'école se développe plutôt bien grâce au soutien de l'agence de développement Summit City et l'école Design Devents.
- 52:44Donc,
- 52:44c'est les partenaires,
- 52:46je vais dire.
- 52:47depuis six days one,
- 52:48on dira,
- 52:50qui accompagne vraiment le développement de ce projet.
- 52:54Mais également,
- 52:56je vais dire qu'il y a un bon accueil de l'écosystème,
- 53:00en tout cas qui accueille bien ce projet de cette école.
- 53:05Les étudiants,
- 53:06de manière générale,
- 53:07sont très engagés puisqu'il s'agit de métiers passion.
- 53:11Donc,
- 53:12ils n'ont pas vraiment l'impression d'être au travail.
- 53:16mais ils sont plutôt dans leurs éléments.
- 53:21Donc ils sont complètement épanouis à l'école,
- 53:24avec vraiment pour ambition de développer leurs projets,
- 53:30de montrer un peu de quoi ils sont capables en tant que designers africains.
- 53:37Et donc moi je suis vraiment très très content de pouvoir travailler au quotidien avec une équipe.
- 53:45très jeunes également,
- 53:48nous sommes une dizaine derrière ce projet,
- 53:52de façon opérationnelle à travailler sur le développement de l'école,
- 53:57les partenariats,
- 53:59l'encadrement des étudiants.
- 54:01Donc c'est l'occasion pour moi de profiter pour remercier mes collègues,
- 54:05mais également les enseignants,
- 54:07les intervenants qui accompagnent au quotidien les jeunes.
- 54:13à pouvoir s'exprimer,
- 54:15à exprimer la créativité africaine de façon générale.
- 54:20Merci pour ce mot de conclusion qui vient clôturer cette interview.
- 54:26En tout cas,
- 54:26ça a été,
- 54:27encore une fois,
- 54:28je le répète,
- 54:29un plaisir d'échanger avec toi.
- 54:31Et je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 54:35À très vite,
- 54:35Ramatha.
- 54:36Merci beaucoup pour l'invitation.
- 54:38Avec plaisir.
- 54:42Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 54:44Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 54:50Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
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- 54:57Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 55:01Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.