Latest / Africa Fashion Tour / Christel Pinaud, experte en développement commercial international
Transcript
- 0:00Quand une marque a l'intention de se développer à l'international,
- 0:03déjà elle doit faire en premier des études de marché pour savoir où son produit va être le plus vendu en fait.
- 0:13Donc quand je parle à une marque,
- 0:17je leur dis bien quand vous allez au Moyen-Orient,
- 0:20quand vous allez en Asie,
- 0:21quand vous allez aux Etats-Unis,
- 0:23vous allez avoir des discours différents,
- 0:26des offres.
- 0:27Une sélection de produits qui va être certainement différente au Moyen-Orient,
- 0:32en Asie,
- 0:33en Europe ou bien aux Etats-Unis.
- 0:35Parce que les attentes ne sont pas les mêmes.
- 0:38Quand on va parler du Moyen-Orient,
- 0:40le Moyen-Orient déjà,
- 0:42il fait beau tout le temps.
- 0:44Donc c'est une approche qui va être différente.
- 0:50Et puis les attentes des consommateurs vont également être différentes.
- 0:54À Dubaï,
- 0:54par exemple,
- 0:55les femmes vont aller,
- 0:56elles sont prêtes à aller acheter une marque de niche si cette marque propose un produit différenciant qui va apporter quelque chose.
- 1:05Et la Dubaïotte,
- 1:07quand elle va arriver à la soirée,
- 1:08ses copines vont lui dire « Waouh,
- 1:10il est beau ton produit,
- 1:11mais tu l'as acheté où ?
- 1:12Il vient d'où ?
- 1:13Il est vraiment différenciant ?
- 1:14Tiens,
- 1:14ça m'intéresse. »
- 1:17Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:20Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 1:28Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:30Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:34responsables et ambitieux.
- 1:36Au fil des interviews,
- 1:37je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:45Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax
- 1:49pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:51de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:56C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 2:00éthiques et performants.
- 2:02Je suis Ramata Dialo,
- 2:03je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes.
- 2:06Je suis également consultante en marketing et communication.
- 2:09J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 2:13En 2017,
- 2:14j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 2:17Et depuis,
- 2:18je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 2:24Au-delà de la mode,
- 2:25je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 2:29Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:38Aujourd'hui,
- 2:38je suis en compagnie de Christa Pinault,
- 2:40qui est experte en développement commercial sur les zones Moyen-Orient,
- 2:44États-Unis,
- 2:45Asie et Europe.
- 2:47Elle a un bureau en France et au Sénégal.
- 2:49Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de stratégie de développement commercial.
- 2:55Bienvenue Christelle,
- 2:56comment vas-tu ?
- 2:57Je vais très bien,
- 2:58merci beaucoup Ramatha.
- 2:59Et toi ?
- 3:00Eh bien écoute,
- 3:01ça va très bien.
- 3:01Je suis ravie de te retrouver pour cette interview dans laquelle,
- 3:04dans un premier temps,
- 3:05je vais te demander de te présenter puis ensuite tu pourras nous préciser un petit peu comment tu travailles avec des marques africaines et autres pour les accompagner dans leur développement commercial.
- 3:16Mais on va commencer comme je le fais toujours.
- 3:18Je t'invite à te présenter.
- 3:20Bonjour tout le monde.
- 3:21Alors,
- 3:21je suis Christelle.
- 3:22Je suis la fondatrice du cabinet CGHP Bispop Consulting que j'ai créé en 2018.
- 3:28Après 20 ans d'expérience en tant que directrice commerciale et directrice de marque dans le secteur des industries créatives,
- 3:35j'ai délicidé de me lancer pour accompagner les TPE,
- 3:39PME dans leur structuration commerciale 360 degrés.
- 3:43Ok,
- 3:43très bien.
- 3:45Ce que je vais te demander maintenant,
- 3:46c'est de nous expliquer un petit peu quel était ton rôle de directrice commerciale et pour quel type de marque tu avais eu l'opportunité de travailler avant de te mettre à ton compte ?
- 3:56Oui,
- 3:56alors j'ai travaillé pour plusieurs typologies de marques.
- 4:01Ma première expérience a été pour les marques
- 4:05Ted Lapidus et Balenciaga.
- 4:07L'objectif était de développer ces marques-là en licence dans le monde entier.
- 4:11En deuxième partie...
- 4:13Parti de ma carrière professionnelle,
- 4:15j'ai intégré le groupe Zanier en tant que directrice commerciale pour les marques Jean Bourget et Kenzo Kids.
- 4:23Donc là,
- 4:23j'étais dans le milieu de l'enfant.
- 4:25L'objectif de ma mission,
- 4:27en fait,
- 4:28était de développer ces deux marques dans le monde entier.
- 4:32Donc,
- 4:32j'ai voyagé dans plus de
- 4:3440 pays,
- 4:35travaillé avec plus de 70 pays.
- 4:37L'objectif était de vendre ces marques-là auprès de revendeurs,
- 4:41de plateformes online,
- 4:43d'ouvrir également des boutiques grâce à des distributeurs que je prospectais.
- 4:51Mes zones de prédilection pendant cette période-là,
- 4:54même si je travaillais dans le monde entier,
- 4:56étaient les États-Unis,
- 4:58le Moyen-Orient,
- 4:59l'Asie et bien entendu l'Europe.
- 5:02J'avais une équipe d'environ 20 personnes dans le monde entier.
- 5:06C'est pourquoi je voyageais beaucoup,
- 5:07parce que j'allais voir la force commerciale au minimum deux à trois fois par an.
- 5:14Et après,
- 5:14le rôle était de,
- 5:16bien entendu,
- 5:16de maintenir le chiffre d'affaires,
- 5:19voire de l'augmenter,
- 5:20et d'augmenter la présence de ces marques-là dans le monde entier.
- 5:26Très bien.
- 5:27Et à un moment donné,
- 5:28après cette carrière de directrice commerciale,
- 5:30tu as décidé de te mettre à ton compte.
- 5:32Est-ce que tu peux expliquer qu'est-ce qui a fait qu'après une carrière assez importante en tant que salarié,
- 5:39qu'est-ce qui t'a décidé de te mettre à ton compte ?
- 5:41Oui,
- 5:41alors je vais revenir déjà quand j'étais étudiante.
- 5:43J'ai fait une école de commerce.
- 5:45Au sein de cette école de commerce,
- 5:46j'avais un mémoire à réaliser qui était l'intégration des jeunes créateurs de mode sur le marché international.
- 5:53Pendant ces trois ans,
- 5:54j'ai interviewé pas mal de jeunes créateurs et ils me disaient tous,
- 5:59Christelle,
- 5:59le problème qu'on a,
- 6:00c'est qu'il existe des cabinets de conseil,
- 6:02mais ces cabinets de conseil vont aider les grosses marques et nous,
- 6:05petites marques.
- 6:08on reste dans nos difficultés parce que personne ne veut nous accompagner et nous donner des conseils.
- 6:13Donc déjà,
- 6:16quand j'avais 20 ans,
- 6:17je voyais qu'il y avait une problématique et que ces jeunes marques se retrouvaient seules.
- 6:23Donc à ce moment-là,
- 6:24je me suis dit,
- 6:24Christelle,
- 6:25tu as un objectif.
- 6:26À 40 ans,
- 6:27tu vas créer un cabinet de conseil pour accompagner ces jeunes marques à se développer et à rayonner dans le monde entier.
- 6:33Mais pour ça,
- 6:34bien entendu,
- 6:34il faut une expérience professionnelle.
- 6:37Donc pendant 20 ans,
- 6:39j'ai été assistante commerciale,
- 6:41j'ai été commerciale,
- 6:42j'ai été directrice commerciale,
- 6:44directrice de marque.
- 6:45Et puis en 2017,
- 6:47je me suis dit,
- 6:48ça y est Christelle,
- 6:49tu es prête,
- 6:50tu vas pouvoir lancer ton cabinet de conseil.
- 6:52Et c'est pour ça,
- 6:52en 2018,
- 6:54j'ai créé ce cabinet,
- 6:55donc c'est GHP Bispot Consulting.
- 6:57L'objectif est d'accompagner ces jeunes créateurs qui se retrouvent souvent seuls face à eux-mêmes,
- 7:03leur les accompagner sur la structuration de leur activité commerciale
- 7:07B2C et B2B.
- 7:10Et grâce à cette structuration,
- 7:13ensuite,
- 7:13ils peuvent aller rayonner à l'international.
- 7:16Très bien.
- 7:17On sent que c'est une ambition qui faisait partie d'un projet de carrière qui est né dès que tu étais étudiante.
- 7:26Donc,
- 7:26bien souvent,
- 7:27le challenge pour ces petites marques,
- 7:28c'est que ce n'est pas évident de se...
- 7:30de financer en fait un expert,
- 7:33qu'il s'agisse d'un expert en marketing,
- 7:35en communication,
- 7:36comme du coup,
- 7:37moi,
- 7:38le type d'accompagnement que je peux te proposer,
- 7:40ou un expert commercial.
- 7:42Toi,
- 7:42tu cibles vraiment,
- 7:43ce que tu expliques,
- 7:44les jeunes créateurs,
- 7:45les petites marques qui souvent ont un niveau de revenu qui est plutôt assez faible.
- 7:50Comment,
- 7:51à travers ton accompagnement,
- 7:53tu pallies cette problématique de budget ?
- 7:55What ?
- 7:56Ah !
- 7:56Déjà,
- 7:57je voudrais préciser que je vais accompagner des marques,
- 8:01donc plutôt des petites marques,
- 8:04alors je n'aime pas dire petites,
- 8:06plutôt des jeunes marques en fait,
- 8:08qui ont des produits bien spécifiques et différenciants de la concurrence et des marques à forte renommée internationale.
- 8:21Donc en effet,
- 8:22comme tu le dis,
- 8:23Ces marques-là ne font pas forcément énormément de chiffre d'affaires,
- 8:26n'ont pas forcément de moyens pour faire appel à un consultant.
- 8:30Donc,
- 8:31mes prix forcément sont adaptés à cette cible-là,
- 8:36mais les marques avec qui je travaille voient tout de suite les résultats de mon accompagnement.
- 8:42Donc,
- 8:42tout de suite,
- 8:43elles sont mieux structurées,
- 8:44tout de suite,
- 8:45elles voient du chiffre d'affaires qui augmente.
- 8:47Donc oui,
- 8:48c'est un investissement,
- 8:49mais les marques que j'accompagne aujourd'hui se disent que c'est un investissement.
- 8:53pour le développement de ma marque dans le long terme.
- 8:56Alors,
- 8:56je propose plusieurs prestations.
- 8:58La première prestation,
- 8:59ça va être la formation.
- 9:01Parce que beaucoup de jeunes créateurs sont souvent créatifs à la base,
- 9:06donc ne sont pas du tout commerciaux.
- 9:09Donc,
- 9:09n'ont pas les bases pour vendre leurs produits.
- 9:14Donc,
- 9:14j'organise des formations,
- 9:16soit des formations individuelles,
- 9:17soit des formations collectives,
- 9:20qui vont leur donner des bases.
- 9:22Deuxièmement,
- 9:23après,
- 9:23une fois qu'elles ont suivi ces formations-là,
- 9:25qu'elles ont des bases,
- 9:27on va pouvoir aller vers du coaching opérationnel sur mesure.
- 9:31Et donc là,
- 9:31je vais proposer du coaching soit à l'heure,
- 9:34soit au mois,
- 9:36soit à l'année.
- 9:37Ça dépend du besoin de la marque et surtout des finances de la marque.
- 9:44Donc souvent,
- 9:44on va commencer par une heure de coaching opérationnel à un coût vraiment…
- 9:51attractifs en fait pour les marques.
- 9:53Et de cette heure de coaching,
- 9:54elles vont déjà avoir les premiers résultats et grâce à ces premiers résultats,
- 9:58grâce à cette augmentation de chiffre d'affaires,
- 10:00elles vont se dire,
- 10:02je vais continuer ces séances de coaching pour pouvoir réunir à l'international.
- 10:10Et ensuite,
- 10:11une fois que ces marques sont structurées,
- 10:15Pour vendre leurs produits sur leur marché,
- 10:22on va travailler ensemble sur un développement commercial à l'international en ciblant des pays qui vont être attirés par leur création.
- 10:34J'ai trois typologies de services qui sont la formation,
- 10:38le coaching et le développement commercial.
- 10:41chacune,
- 10:42chaque...
- 10:42partie,
- 10:43chaque prestation a bien ses spécificités,
- 10:46l'objectif est de faire grandir ces marques et de les faire rayonner.
- 10:51Bien entendu,
- 10:52il y a un coût,
- 10:53mais ce coût,
- 10:54les marques reconnaissent que c'est un investissement qui est bien placé.
- 10:57Alors,
- 10:57ce que tu évoques au départ,
- 10:59c'est le fait que tu fais le choix de marques qui ont des produits bien spécifiques.
- 11:04Et d'ailleurs,
- 11:05quand on lit ton profil LinkedIn,
- 11:06tu parles de dénicheuse de pépites.
- 11:09Est-ce que ça veut dire que
- 11:12il y a peut-être des marques qui viennent à toi,
- 11:15mais toi,
- 11:15tu vas faire un premier audit,
- 11:16un premier diagnostic en disant,
- 11:19là,
- 11:19aujourd'hui,
- 11:20ta collection,
- 11:21ton produit tel que n'est pas prêt pour l'international.
- 11:24Et est-ce que tu vas donner des conseils sur quels sont les attendus,
- 11:30les prérequis en termes de produits pour pouvoir se déployer à l'international ?
- 11:35Voilà,
- 11:35c'est ça.
- 11:36En fait,
- 11:36quand une marque me contacte,
- 11:38déjà je vais aller regarder son profil Instagram,
- 11:42son profil LinkedIn,
- 11:43son site Internet.
- 11:45Je vais regarder son offre produit.
- 11:49J'ai cette opportunité en fait de prendre l'avion régulièrement,
- 11:53d'être régulièrement au Moyen-Orient,
- 11:55en Asie,
- 11:56aux États-Unis,
- 11:57en Europe.
- 11:58Je connais les besoins de mes partenaires sur ces zones-là.
- 12:03Donc quand je vois que ce sont des produits trop commerciaux,
- 12:08Je sais que ça va être très compliqué à vendre et très compliqué à vendre auprès de mon réseau de partenaires B2B.
- 12:16Alors,
- 12:17pour votre information,
- 12:19aujourd'hui,
- 12:20ayant plus de 20 ans d'expérience en développement commercial à l'international,
- 12:25j'ai réussi à avoir une base de données de partenaires plutôt B2B d'environ,
- 12:34aujourd'hui,
- 12:35je l'estime,
- 12:35à plus de
- 12:361 000 partenaires.
- 12:38actifs dans le monde entier.
- 12:41Ces partenaires,
- 12:41ça peut être aussi bien des grands magasins,
- 12:44des revendeurs,
- 12:45des plateformes online,
- 12:46des distributeurs,
- 12:48des agents commerciaux qui sont spécialisés dans le domaine des industries créatives.
- 12:53Et donc ces partenaires,
- 12:54quand une marque m'appelle,
- 12:55donc je vais regarder leurs réseaux sociaux,
- 12:57le site internet et je vais contacter quelques partenaires en disant tiens qu'est-ce que tu penses de cette marque ?
- 13:04S'il me dit,
- 13:04Christelle,
- 13:05je ne la sens pas du tout pour mon marché,
- 13:08il y a déjà trop de concurrence,
- 13:10eh bien,
- 13:10malheureusement,
- 13:11je ne vais pas travailler avec la marque.
- 13:13Ou bien,
- 13:14nous allons travailler ensemble,
- 13:15mais on va retravailler ensemble l'offre produit pour que cette offre soit différenciante et qu'elle apporte quelque chose de plus sur le marché visé.
- 13:26Donc,
- 13:26il y a tout un travail,
- 13:28comme tu dis,
- 13:28tout un travail de diagnostic avant que je commence de travailler avec une marque.
- 13:32Très bien.
- 13:33Et aujourd'hui,
- 13:35ce que tu évoques,
- 13:35effectivement,
- 13:36c'est ta base de données de partenaires B2B et le fait qu'effectivement,
- 13:44c'est une expérience à travers plusieurs zones commerciales différentes qui ont des attentes différentes.
- 13:50Est-ce que justement,
- 13:50tu peux nous parler des différences qu'il peut y avoir entre des attentes qu'il peut y avoir au Moyen-Orient par rapport aux États-Unis,
- 13:57par rapport à l'Europe,
- 13:58par exemple ?
- 13:58Oui,
- 13:59alors les attentes sont différentes forcément.
- 14:02Donc quand une marque a l'intention de se développer à l'international,
- 14:05déjà elle doit faire en premier des études de marché pour savoir où son produit va être le plus vendu en fait.
- 14:15Donc quand je parle à une marque,
- 14:19je leur dis bien quand vous allez au Moyen-Orient,
- 14:21quand vous allez en Asie,
- 14:23quand vous allez aux États-Unis,
- 14:24vous allez avoir des discours différents des offres.
- 14:28Une sélection de produits qui va être certainement différente au Moyen-Orient,
- 14:34en Asie,
- 14:35en Europe ou bien aux États-Unis.
- 14:37Parce que les attentes ne sont pas les mêmes.
- 14:40Quand on va parler du Moyen-Orient,
- 14:42le Moyen-Orient déjà,
- 14:44il fait beau tout le temps.
- 14:46Donc,
- 14:48c'est une approche qui va être différente.
- 14:51Et puis,
- 14:52les attentes des consommateurs vont également être différentes.
- 14:55À Dubaï,
- 14:56par exemple,
- 14:57les femmes vont aller,
- 14:58elles s'en prêtent,
- 14:59elles achètent une marque de niche.
- 15:01Si cette marque propose un produit différenciant qui va apporter quelque chose,
- 15:07et la Dubaïote,
- 15:08quand elle va arriver à la soirée,
- 15:10ses copines vont lui dire « Waouh,
- 15:11il est beau ton produit,
- 15:12mais tu l'as acheté où ?
- 15:13Il vient d'où ?
- 15:15Il est vraiment différenciant ?
- 15:16Tiens,
- 15:16ça m'intéresse. »
- 15:17Il faut vraiment qu'à Dubaï,
- 15:19par exemple,
- 15:19le produit apporte quelque chose de nouveau et soit vraiment créatif.
- 15:25Alors qu'aux États-Unis,
- 15:26là,
- 15:27c'est un peu différent.
- 15:28L'Américaine,
- 15:28en fait,
- 15:29elle va voir le produit,
- 15:32elle va l'intéresser,
- 15:33elle ne va même pas regarder le prix,
- 15:34elle ne va même pas regarder l'histoire de la marque.
- 15:36Alors qu'à Dubaï,
- 15:36j'ai oublié de le préciser,
- 15:38les femmes vont quand même,
- 15:39je parle des femmes,
- 15:40mais les hommes aussi,
- 15:41ils sont très attirés par l'histoire de la marque,
- 15:45ce qu'il en ressort,
- 15:47pourquoi cette marque a été créée,
- 15:49d'où elle vient,
- 15:50comment c'est fabriqué,
- 15:52et ainsi de suite.
- 15:53En fait,
- 15:53c'est ce qui va mettre de la valeur.
- 15:54à la marque et c'est pour ça qu'elles vont acheter.
- 15:56Alors que l'américaine ou l'américain,
- 15:59ils vont plutôt faire acheter sur le produit et ils vont l'acheter tel quel sans se poser de questions.
- 16:04En Asie,
- 16:05l'approche va être encore différente parce que là,
- 16:06on est sur une population qui va être plus réservée.
- 16:11Donc,
- 16:11elle va aller regarder le produit,
- 16:13mais elle va aller regarder toutes les finitions.
- 16:15Donc,
- 16:15avant d'acheter une marque,
- 16:17une nouvelle marque sur le marché,
- 16:19elle va d'abord étudier le produit.
- 16:21Donc,
- 16:22elle va aller regarder...
- 16:25l'extérieur du produit et ensuite l'intérieur du produit et regarder toutes les finitions.
- 16:30S'il y a un fil qui dépasse,
- 16:31eh bien,
- 16:32ils n'achèteront pas le produit.
- 16:34Donc ça,
- 16:34mon approche,
- 16:35en fait,
- 16:36quand je travaille avec les marques,
- 16:37on a un discours différent,
- 16:39une offre différente en fonction des marchés qui sont situés.
- 16:43Très bien.
- 16:44Et si on se concentre maintenant sur...
- 16:47Donc,
- 16:47ce que tu évoques,
- 16:47c'est en fait...
- 16:48Tu as un bureau en France,
- 16:50tu as un bureau au Sénégal.
- 16:51Tu travailles particulièrement avec des marques africaines et c'est la raison pour laquelle je t'ai invitée dans le podcast Africa Fashion Tour.
- 16:59Est-ce que tu peux nous parler de comment elles sont perçues,
- 17:04en fait,
- 17:04les marques africaines avec lesquelles tu as travaillé,
- 17:07que ce soit aux États-Unis,
- 17:08que ce soit au Moyen-Orient ou en Asie ou en Europe ?
- 17:12Toi,
- 17:12qu'est-ce que tu as pu identifier qui,
- 17:15au niveau des consommateurs,
- 17:17va susciter leur intérêt vis-à-vis de marques africaines ?
- 17:21Alors déjà,
- 17:24je voudrais préciser,
- 17:25moi la première,
- 17:26quand j'ai commencé à m'intéresser au marché africain,
- 17:29je me suis dit,
- 17:30est-ce qu'il y a vraiment des marques qui apportent quelque chose de différent ?
- 17:35Est-ce que les produits sont de bonne qualité ?
- 17:38Quelles sont les histoires de ces marques ?
- 17:40Je me suis intéressée un peu à l'ADN de chacune des marques,
- 17:46pas chacune des marques,
- 17:47mais des marques africaines.
- 17:52En commençant à travailler avec certaines marques,
- 17:55je me suis rendue compte qu'il y avait des histoires incroyables,
- 18:00des parcours de vie incroyables et des produits de qualité,
- 18:05mais même meilleurs qu'en Europe,
- 18:07même meilleurs qu'au Moyen-Orient,
- 18:09même meilleurs qu'en Asie.
- 18:10J'étais stupéfaite.
- 18:14Ce qui va intéresser,
- 18:15en fait,
- 18:16pourquoi une marque africaine va pouvoir sortir du lot et va pouvoir également s'exporter à l'international,
- 18:23ça va être,
- 18:25en premier,
- 18:26ça va être l'histoire.
- 18:27L'histoire est vraiment très importante.
- 18:28Pourquoi cette fondatrice africaine a créé cette marque-là ?
- 18:34D'où ça vient,
- 18:34en fait ?
- 18:35Souvent,
- 18:35ça va être des parcours de vie,
- 18:37des grand-mères,
- 18:38des mamans,
- 18:39ça va être des voyages,
- 18:41ça va être des histoires,
- 18:43en fait,
- 18:43C'est une...
- 18:44qui vous touche,
- 18:45déjà,
- 18:46premièrement.
- 18:47Après,
- 18:47ça va être tout le cœur qui est mis dans la fabrication de ces produits.
- 18:54Souvent,
- 18:55elles vont travailler avec des artisans.
- 18:57Ces artisans n'ont pas forcément les compétences.
- 19:00Elles vont les faire monter en compétences.
- 19:02Elles vont leur montrer qu'ils sont capables de faire des produits d'une qualité extraordinaire.
- 19:09et de leur montrer également que ces produits qu'ils fabriquent vont pouvoir être exportables et vont pouvoir voyager dans le monde entier.
- 19:18Et ensuite,
- 19:19ces marques-là,
- 19:20ces clients que je rencontre,
- 19:22ces clients que je rencontre,
- 19:25ce sont des personnes qui sont prêtes à se donner les moyens pour mettre toutes les actions en place pour se développer.
- 19:36C'est vrai que pour certaines marques,
- 19:38avec qui je travaille,
- 19:39on a commencé vraiment au tout début.
- 19:41Il n'y avait pas de structuration,
- 19:43la marque n'était pas forcément créée légalement,
- 19:49il n'y avait pas du tout de suivi de chiffre d'affaires,
- 19:52il n'y avait pas de suivi de stock,
- 19:53il n'y avait pas de…
- 19:55Voilà,
- 19:55c'était fait un peu comme ça et les marques se sont données les moyens,
- 20:00ont mis en place des actions.
- 20:01Aujourd'hui,
- 20:02j'ai certaines marques qui sont structurées et qui ont…
- 20:06commencé leurs ventes sur leur marché,
- 20:10leur propre marché,
- 20:11leur marché local,
- 20:12en B2C dans un premier temps,
- 20:14grâce à des marchés,
- 20:15grâce à des ventes sur Internet.
- 20:17Ensuite,
- 20:17elles ont commencé à intégrer quelques concept stores,
- 20:20quelques hôtels
- 20:224 étoiles,
- 20:235 étoiles sur leur marché.
- 20:24Donc,
- 20:25elles ont testé le B2B,
- 20:26elles ont testé la fabrication.
- 20:29La livraison et la vente.
- 20:32Et puis maintenant,
- 20:34avec certaines marques,
- 20:35on a travaillé un rayonnement à l'international,
- 20:37on a ciblé quelques pays et certaines marques ont déjà vendu.
- 20:44Pour exemple,
- 20:45j'ai emmené une marque malgache au Moyen-Orient,
- 20:49une marque sénégalaise également au Moyen-Orient.
- 20:52Ces marques-là ont trouvé...
- 20:55toutes les deux,
- 20:55en fait,
- 20:55leurs distributeurs,
- 20:56et sont distribués aujourd'hui sur le Moyen-Orient auprès des revendeurs et des plateformes online.
- 21:04Donc,
- 21:06je voudrais dire à toutes ces marques africaines,
- 21:08vous avez du potentiel entre les mains,
- 21:11mais il faut avoir une bonne structuration pour pouvoir vous développer sur le marché local et sur le marché international.
- 21:19Très bien.
- 21:20Est-ce que tu vois,
- 21:21tu parlais du Moyen-Orient,
- 21:23est-ce que si tu devais classer les différentes zones,
- 21:25pour quelqu'un qui aujourd'hui a développé,
- 21:28en tout cas ce qu'on comprend c'est qu'il y a deux étapes,
- 21:30il y a déjà développer son marché local,
- 21:33le pays dans lequel on est,
- 21:34éventuellement travailler dans des pays limitrophes,
- 21:38et puis ensuite aller chercher en dehors des frontières du continent africain.
- 21:43Est-ce que si on compare l'Europe par rapport aux Etats-Unis,
- 21:46par rapport à l'Asie,
- 21:47par rapport au Moyen-Orient,
- 21:49Ja !
- 21:50des terrains qui sont plus fertiles que d'autres pour se déployer à l'international pour des marques africaines ?
- 21:56Alors oui,
- 21:57mais par contre,
- 21:57c'est compliqué de répondre à ta question parce que ça va dépendre de leur offre.
- 22:02Tu as certaines marques,
- 22:03leur offre va être là,
- 22:05par exemple,
- 22:06j'emmène trois marques sénégalaises à New York.
- 22:10Pourquoi on a sélectionné New York ?
- 22:11Parce que leur offre produit correspond au marché américain,
- 22:17mais ne va pas correspondre.
- 22:19au marché asiatique.
- 22:22Donc,
- 22:22c'est compliqué de répondre à ta question parce que ça va vraiment dépendre de l'offre produit.
- 22:30Donc,
- 22:30en fonction de ça,
- 22:34ce que je conseille aux marques aussi africaines,
- 22:36c'est de regarder la concurrence.
- 22:40Beaucoup de marques africaines se contentent de la concurrence africaine,
- 22:45mais moi,
- 22:45je leur dis d'aller au-delà.
- 22:47d'aller voir la concurrence internationale et de voir comment s'implante cette concurrence internationale sur les différents marchés.
- 22:56Et là,
- 22:56ça va leur donner des pistes pour savoir vers quel marché elles vont aller.
- 23:02On parlait des différents marchés.
- 23:03Le marché européen est un marché qui peut avoir beaucoup de possibilités en termes de business pour certaines marques.
- 23:14Par contre,
- 23:14on sait que le marché européen,
- 23:16déjà !
- 23:17énormément de marques internationales qui sont présentes sur le marché.
- 23:21Donc,
- 23:21ça va être plus compliqué pour les marques de pénétrer.
- 23:25Donc,
- 23:25si elles ne travaillent pas leur discours commercial,
- 23:28si elles ne travaillent pas leur offre aux produits,
- 23:30si elles ne travaillent pas leur prix,
- 23:32eh bien là,
- 23:33ça risque de poser problème.
- 23:35Sur d'autres marchés comme les États-Unis qui sont toujours à la recherche de nouvelles marques ou comme le Moyen-Orient qui sont toujours aussi à la recherche de nouvelles marques,
- 23:45ça va peut-être plus.
- 23:46être plus facile.
- 23:46Bien entendu,
- 23:47il va falloir adapter l'approche.
- 23:49Je voulais rajouter aussi quelque chose,
- 23:50Ramata,
- 23:51c'est que beaucoup de marques africaines aujourd'hui ont du mal à se positionner en termes tarifaires,
- 23:57parce que le pouvoir d'achat dans leur pays est plus faible qu'un pouvoir d'achat bien entendu à Paris,
- 24:04un pouvoir d'achat à New York,
- 24:06on ne peut pas les comparer.
- 24:07Donc les marques,
- 24:08il faut bien qu'elles fassent attention à bien se positionner en termes de tarifs sur le marché qu'elles visent.
- 24:15Parce qu'elles ne peuvent pas appliquer le même tarif.
- 24:18Donc déjà,
- 24:19parce qu'il y a des droits de boîte,
- 24:20parce que déjà il y a le transport,
- 24:22parce qu'il peut y avoir des tests obligatoires,
- 24:25il peut y avoir un étiquetage obligatoire.
- 24:27Donc les marques doivent bien s'adapter aux contraintes du pays,
- 24:34aux contraintes de la zone.
- 24:36Et donc par rapport à ces contraintes,
- 24:38bien adapter le tarif B2B et le tarif B2C.
- 24:42Ce que tu entends par adaptation du tarif,
- 24:44c'est ?
- 24:44Une augmentation de prix ?
- 24:45C'est forcément une augmentation de prix parce que,
- 24:48comme je le disais,
- 24:49quand tu vas à l'international,
- 24:50tu as des prix que tu n'as pas forcément dans ton pays local,
- 24:56comme les droits de doigt,
- 24:57comme le transport,
- 24:58comme des adaptations produits.
- 25:00Il y a également l'enregistrement de marques dans le pays.
- 25:04Et puis,
- 25:04il faut également s'aligner avec la concurrence.
- 25:08Quand on a des prix qui sont aux alentours,
- 25:11alors je te parle en euros,
- 25:12qui sont aux alentours des 50-60 euros par exemple au Sénégal,
- 25:17et bien ce produit-là,
- 25:19s'il est vendu à 50-60 euros à Paris par exemple,
- 25:23les consommatrices,
- 25:25les consommateurs vont se dire
- 25:2650-60 euros,
- 25:28ils me disent que c'est du
- 25:29100% made in pays,
- 25:31100%
- 25:32cuir.
- 25:32Moi,
- 25:32je n'y crois pas parce que le tarif est inférieur au discours de la marque.
- 25:39Donc,
- 25:40il faut bien que le prix soit cohérent par rapport au discours et par rapport au pouvoir d'achat de la population locale,
- 25:49du pays visé.
- 25:50Mais est-ce qu'il n'y a pas un risque ?
- 25:51Parce que j'imagine que certains doivent se dire « Mais si je vends le même produit à Dakar et qu'on peut le trouver à un prix affectif pour la population locale et qu'après ce même produit...
- 26:02Quand il est vendu à l'étranger,
- 26:03il est plus cher,
- 26:04donc j'ai deux prix différents.
- 26:05Est-ce que ça,
- 26:06ce n'est pas problématique à gérer ?
- 26:08Alors,
- 26:10ce n'est pas problématique si la marque explique bien pourquoi il y a une augmentation tarifaire.
- 26:16Déjà,
- 26:16par rapport à tout ce que je t'ai dit,
- 26:18par rapport aux frais d'adaptation,
- 26:21parce qu'il y a souvent des frais d'adaptation,
- 26:24aux frais de douane,
- 26:25aux frais de transport.
- 26:28Donc ça,
- 26:29c'est un coût supplémentaire.
- 26:31Après,
- 26:32un conseil que je vais donner,
- 26:33c'est que la plupart des marques internationales,
- 26:36elles ont des tarifs différents en fonction des zones géographiques.
- 26:41Une marque,
- 26:42avant d'aller à Paris,
- 26:43une marque avant d'aller à New York,
- 26:45à Dubaï ou au Japon,
- 26:47elle doit bien se renseigner sur les différents coûts que cela implique quand elles vont se développer dans un pays à l'étranger.
- 26:56Parce que là,
- 26:56je ne te parle que produits,
- 26:58mais c'est également logistique.
- 27:01interne.
- 27:02Parce que quand on commence à l'international,
- 27:04il faut absolument qu'on ait au moins une personne qui parle anglais,
- 27:09qui maîtrise l'international.
- 27:10Donc,
- 27:10souvent,
- 27:11les marques sont obligées de recruter.
- 27:12Donc,
- 27:12il y a un salaire supplémentaire.
- 27:15Elles doivent aussi adapter tout leur process logistique.
- 27:18Elles n'ont pas forcément un stockage interne.
- 27:22Elles doivent mettre en place un stockage interne.
- 27:23Donc,
- 27:23il y a plein de frais qui vont apparaître lorsqu'elles vont décider de s'implanter à l'international.
- 27:29Donc forcément,
- 27:30le prix ne peut pas être le même que sur le marché local.
- 27:34Il y a une augmentation qui est prévue.
- 27:37Donc pour ça,
- 27:37les marques,
- 27:38elles doivent préparer leur discours et informer les consommateurs internationaux que le tarif est différent,
- 27:46car il y a des coûts supplémentaires.
- 27:49Et ça se fait très bien.
- 27:50Très bien,
- 27:51c'est un point intéressant.
- 27:52Est-ce que toi,
- 27:53tu recommandes effectivement,
- 27:57c'est une pratique courante d'adapter ses prix au marché que l'on vise.
- 28:00Est-ce que toi,
- 28:01tu recommandes de faire des collections spécifiques ?
- 28:04C'est-à-dire se dire,
- 28:04là,
- 28:08je vise le Middle East,
- 28:10je vise les États-Unis.
- 28:12Par rapport aux produits que je vois habituellement sur mon marché local,
- 28:15je vais peut-être adapter les couleurs,
- 28:17je vais peut-être adapter les tailles,
- 28:18je vais peut-être proposer une...
- 28:20collection spécifique.
- 28:22Et du coup,
- 28:23s'il y a des produits qui sont spécifiquement développés pour le marché européen,
- 28:27il n'y a pas forcément de question sur comparaison entre prix marché local et prix marché européen puisqu'il y a une offre dédiée spécifique.
- 28:34Est-ce que toi,
- 28:35tu recommandes ce genre d'action-là ?
- 28:39En fonction des pays,
- 28:40un exemple,
- 28:41je travaillais pour comme je disais au tout début,
- 28:44pour des marques enfantine.
- 28:46Je reviens au Moyen-Orient.
- 28:47Au Moyen-Orient,
- 28:48la plus grosse période de vente,
- 28:50c'est le Ramadan.
- 28:51Donc forcément,
- 28:51j'avais une collection spécifique Ramadan qui n'était vendue que pendant cette période-là.
- 28:56Et cette collection-là n'était vendue que sur le Moyen-Orient.
- 29:00J'avais également travaillé,
- 29:02on travaillait avec la Chine.
- 29:04La Chine avait des besoins bien spécifiques,
- 29:07donc on avait développé des produits seulement pour le marché chinois.
- 29:11Donc,
- 29:12bien entendu,
- 29:13les barques,
- 29:14elles ont deux options.
- 29:15Soit l'option,
- 29:16je propose ma collection actuelle que je vends sur mon marché local.
- 29:22Donc là,
- 29:22comme tu le dis,
- 29:23bien entendu,
- 29:24il faut avoir un bon discours pour expliquer pourquoi ce produit peut être vendu plus cher à l'international.
- 29:31Soit les marques peuvent adapter certains de leurs produits ou alors créer des nouveaux produits pour les marchés qu'elles visent.
- 29:41Ça,
- 29:41c'est la meilleure option,
- 29:42on va dire,
- 29:43Amata,
- 29:43parce que
- 29:45la marque va s'adapter aux besoins du consommateur,
- 29:49va s'adapter aux spécificités du pays.
- 29:52Si on vend plus de jaune dans un pays,
- 29:54la marque,
- 29:55si elle ne propose pas de jaune,
- 29:58il risque d'y avoir un problème et des ventes qui sont moins importantes que prix.
- 30:05Donc,
- 30:05bien entendu,
- 30:06avoir des produits adaptés,
- 30:08c'est bien.
- 30:08Par contre,
- 30:09la problématique quand on est des produits adaptés pour...
- 30:14plusieurs pays,
- 30:15c'est en termes de process de fabrication.
- 30:19C'est là où il faut bien travailler avec ses sous-traitants ou alors avec son équipe de fabrication.
- 30:25Quels sont les minimums ?
- 30:28Tu vois,
- 30:28il y a tout ça qui va rentrer en jeu.
- 30:31Créer des produits spécifiques,
- 30:32oui,
- 30:33mais après,
- 30:34commercialement,
- 30:35comment est-ce que ça suit ?
- 30:37Est-ce que je vais vendre suffisamment en quantité ?
- 30:42Comment je vais communiquer dessus ?
- 30:43Est-ce que je le vends seulement sur une zone géographique ?
- 30:46Est-ce que je le vends sur plusieurs zones géographiques ?
- 30:49Quel discours,
- 30:51quelle communication vais-je avoir avec ces produits-là ?
- 30:53Si j'ai un compte Instagram,
- 30:54par exemple,
- 30:55qui fait le monde entier,
- 30:56si je crée des produits spécifiques pour le Moyen-Orient,
- 31:00comment est-ce que je communique dessus ?
- 31:02Donc,
- 31:02il y a toutes ces questions à se poser.
- 31:04Alors,
- 31:05un point aussi qu'on peut préciser,
- 31:07c'est que si les marques travaillent sur une plateforme,
- 31:10par exemple,
- 31:10comme Shopify.
- 31:12Sur Shopify,
- 31:13il est possible de créer des pages zone géographique.
- 31:17Et donc là,
- 31:19c'est plus simple pour les marques.
- 31:20Elles peuvent proposer seulement l'offre zone géographique sur leur site Internet.
- 31:29Donc,
- 31:29elles peuvent avoir plusieurs offres.
- 31:32Et le client qui est à Dubaï va se connecter et va avoir l'offre Moyen-Orient.
- 31:38Donc,
- 31:38ça,
- 31:38c'est une option pour les marques.
- 31:41Très bien.
- 31:41Moi,
- 31:41je constate un véritable engouement pour le Made in Africa,
- 31:46pour les marques africaines.
- 31:47D'ailleurs,
- 31:48là,
- 31:48sur le mois de juin,
- 31:502027,
- 31:51je suis à 2026,
- 31:52il y a énormément de pop-up qui vont avoir lieu.
- 31:57Il y a
- 31:57Couleur Concept qui est basé à Abidjan,
- 31:59qui va faire deux jours de pop-up à Paris.
- 32:03Il y a un pop-up qui est organisé par Des Bonheurs Africa.
- 32:06Il y a les Galeries Lafayette qui renouvellent leur opération Africana.
- 32:10donc tiens
- 32:11énormément d'opportunités à Paris pendant la période de Fashion Week d'acquérir des pièces made in Africa.
- 32:19Est-ce que de ton côté,
- 32:20tu sens à travers tous les voyages que tu fais,
- 32:24un engouement vis-à-vis de savoir-faire qui viennent du continent africain ?
- 32:29Est-ce que toi,
- 32:29tu constates ça ?
- 32:31Ou pas du tout ?
- 32:32Si,
- 32:32je le constate.
- 32:33Il y a une grosse évolution depuis
- 32:362-3 ans.
- 32:38je vois bien les acheteurs avec qui je suis en contact,
- 32:43s'intéressent de plus en plus au made in Africa et s'intéressent de plus en plus au savoir-faire africain.
- 32:51Comme je le disais au tout début,
- 32:53ce qui est incroyable,
- 32:53il y a vraiment des pépites africaines qui apportent une différenciation sur le marché.
- 32:59Autant sur le marché européen,
- 33:01sur certains marchés,
- 33:02on va avoir des nouvelles marques qui se créent,
- 33:05mais des marques...
- 33:06concurrentes directes à d'autres marques,
- 33:08donc plus compliquées à vendre.
- 33:09Et sur le marché africain,
- 33:11on voit des marques qui apportent vraiment quelque chose de différent,
- 33:15qui apportent des qualités différentes,
- 33:16qui apportent des savoir-faire qu'on ne trouve pas ailleurs.
- 33:19Donc,
- 33:20oui,
- 33:20il y a un engouement.
- 33:21Oui,
- 33:22les pop-up aujourd'hui made in Africa,
- 33:27il y a du potentiel.
- 33:28On a vu,
- 33:28il y a eu un salon qui s'est ouvert à Dubaï.
- 33:31Là,
- 33:31il y a plusieurs...
- 33:33Tu parles de la France,
- 33:34mais il y a plusieurs d'Abidjan aussi.
- 33:36Mais à New York,
- 33:37il y a plusieurs pop-up qui vont avoir lieu sur juin,
- 33:40juillet.
- 33:42Sur le Japon,
- 33:43je suis également étonnée parce que quand j'y suis allée la dernière fois,
- 33:47que je suis allée dans les grands magasins,
- 33:48je vois des marques africaines qui ont leur propre pop-up corner.
- 33:53Donc,
- 33:53je me dis,
- 33:54il y a vraiment une demande.
- 33:55Donc maintenant,
- 33:56les marques africaines ne doivent pas avoir peur.
- 34:00et doivent viser l'international,
- 34:02mais en travaillant leur support de communication,
- 34:06leur discours commercial et leurs produits.
- 34:10Aller vraiment vers des produits différenciants et communiquer sur le savoir-faire que vous avez entre les mains.
- 34:17Très bien.
- 34:18Est-ce que toi,
- 34:19tu nous as cité quelques exemples de marques avec lesquelles tu avais travaillé ?
- 34:26En tout cas,
- 34:26expliquer un petit peu les stratégies que tu avais pu mettre en place.
- 34:29Est-ce que tu peux nous parler peut-être d'un exemple précis que tu as accompagné d'un point A à un point B ?
- 34:34Je te laisse choisir pour qu'on puisse un petit peu comprendre concrètement quelle est la valeur ajoutée de ton accompagnement.
- 34:42On va parler d'une marque sénégalaise,
- 34:44la marque Maras.
- 34:45Je ne sais pas si tout le monde connaît,
- 34:47Maras est une marque emblématique sur le marché sénégalais qui propose des padames,
- 34:52donc c'est des chaussures.
- 34:54Ils ont revisité la padame et l'ont mise dans l'air du temps,
- 34:59l'ont réactualisée.
- 35:00Donc là,
- 35:01l'objectif de
- 35:02Maras était de sortir du continent africain et de rayonner dans le monde entier.
- 35:08Mais pour ça,
- 35:09en fait,
- 35:09il a fallu qu'on travaille sur les supports de communication.
- 35:12Alors,
- 35:13support de communication,
- 35:14quand on veut se développer à l'international,
- 35:16j'entends lookbook,
- 35:18donc avoir des beaux visuels,
- 35:19avoir un beau shooting,
- 35:21avoir des beaux visuels qui mettent en valeur vos produits.
- 35:26Donc,
- 35:27le lookbook,
- 35:27on a travaillé sur le lookbook,
- 35:28on a travaillé sur la line sheet.
- 35:29La line sheet,
- 35:30c'est le document qui va répertorier l'ensemble des références que vous allez mettre en vente dans le pays.
- 35:36en décrivant le produit du mieux possible,
- 35:42en parlant de la matière,
- 35:45des dimensions,
- 35:47de son plus par rapport à la concurrence,
- 35:51et puis bien entendu des prix.
- 35:53Donc avec Maraz,
- 35:55on a travaillé sur l'ensemble des supports de communication.
- 36:00J'ai oublié de préciser qu'on a adapté l'offre,
- 36:02parce que là,
- 36:03le premier marché qu'on a visé,
- 36:04c'était le Moyen-Orient,
- 36:05de connaître.
- 36:06adapté l'offre au Moyen-Orient,
- 36:07donc ils ont même créé des nouveaux modèles pour ce marché.
- 36:12De là,
- 36:13on a pu créer des supports de communication.
- 36:16De là,
- 36:16on a pu travailler sur les prix parce qu'on a réadapté les prix en fonction,
- 36:22par rapport en fait à toutes les contraintes marchées.
- 36:25Et de là,
- 36:27une fois que tout,
- 36:28que l'offre produit,
- 36:29que les prix,
- 36:30que les outils de communication étaient prêts,
- 36:33J'ai pu les accompagner dans un voyage de prospection aux Émirats Arabes Unis.
- 36:39Je leur ai fait rencontrer des partenaires B2B.
- 36:42Et de là,
- 36:43ils ont pu négocier avec un partenaire.
- 36:47Et ils ont pu signer un contrat avec ce partenaire.
- 36:50Et aujourd'hui,
- 36:51la collection est représentée dans un showroom à Toubaï,
- 36:54dans un très bel emplacement.
- 36:59Et leur partenaire fait découvrir cette marque-là.
- 37:03à des distributeurs du Moyen-Orient.
- 37:05Parce que dans ce contrat-là,
- 37:06il y a 13 pays qui sont concernés.
- 37:10Voilà un exemple.
- 37:11Donc,
- 37:12on est parti de la base.
- 37:13Cette marque-là,
- 37:13elle était présente déjà dans trois pays africains.
- 37:17Mais cette présence,
- 37:21la base,
- 37:21en fait,
- 37:23ne suffisait pas pour aller viser des marchés à l'international.
- 37:27Ok,
- 37:27merci pour cet exemple.
- 37:28Effectivement,
- 37:29cette marque-là,
- 37:30je la connais bien.
- 37:31J'ai un sac que je leur avais acheté il y a un moment de ça.
- 37:35Et j'ai bien vu,
- 37:36effectivement,
- 37:36l'évolution de leur collection et tout le travail qui avait été fait de restructuration.
- 37:43En tout cas,
- 37:44ça se voit dans leur collection,
- 37:45puisque c'est une marque que je suis depuis un moment.
- 37:50Je te coupe Ramata,
- 37:51désolée.
- 37:51Et justement,
- 37:52pour ma race,
- 37:53comme tu dis,
- 37:54tu as acheté un sac.
- 37:55Et là...
- 37:56pour les Émirats arabes unis,
- 37:57nous on s'est concentré sur les chaussures.
- 37:59Pourquoi les chaussures ?
- 38:00Parce qu'ils ont vraiment un produit différenciant par rapport à la concurrence internationale.
- 38:05Alors qu'en maroquinerie,
- 38:06il y a tellement d'offres que c'est plus compliqué de percer avec des sacs.
- 38:12Donc on s'était vraiment concentré sur leurs produits différenciants.
- 38:15Alors,
- 38:16ici,
- 38:17ce que j'aimerais te demander,
- 38:18c'est quels sont les principaux challenges et défis que rencontrent les marques africaines ?
- 38:24qui sont vraiment spécifiques aux marques africaines et que tu ne vois pas,
- 38:28par exemple,
- 38:29chez des marques européennes ou des marques françaises ?
- 38:33Le problème des marques africaines,
- 38:35c'est souvent qu'elles sont perçues comme produits cheap,
- 38:39produits de mauvaise qualité,
- 38:41produits sans savoir-faire.
- 38:45Ces marques-là ne vont pas savoir livrer dans les temps,
- 38:47ne vont pas pouvoir livrer les quantités souhaitées.
- 38:52Il y a des problèmes de transport.
- 38:54Et ainsi de suite.
- 38:54En fait,
- 38:55ces marques africaines,
- 38:57comme beaucoup ne connaissent pas ce qui a été mis en place sur le marché africain,
- 39:04beaucoup ne connaissent pas encore tout ce qui a été mis en place,
- 39:09tous ces savoir-faire qui sont en train d'exploser,
- 39:13tous ces savoir-faire africains qui sont en train d'exploser,
- 39:17les marques africaines vont avoir plus de mal à sortir du lot Parap...
- 39:22rapport à des marques européennes,
- 39:24par exemple.
- 39:24Marque européenne,
- 39:25on va dire,
- 39:26tiens,
- 39:26je suis une marque made in France.
- 39:28Ah,
- 39:28bien,
- 39:29le partenaire B2B va être rassuré.
- 39:31Tiens,
- 39:31c'est une marque made in France.
- 39:33Ils ont le savoir-faire.
- 39:35Ils connaissent,
- 39:36en termes de logistique,
- 39:37il n'y a pas de souci.
- 39:38Ils doivent être entourés des meilleurs sous-traitants.
- 39:41OK,
- 39:41je vais travailler avec cette marque-là.
- 39:43Par contre,
- 39:43une marque africaine,
- 39:44là,
- 39:44il va y avoir plus de questionnements.
- 39:46Est-ce que je peux être sûre de cette marque ?
- 39:49Elle me promet un savoir-faire,
- 39:51mais est-ce que ce n'est pas le proto qui a un savoir-faire incroyable ?
- 39:55Et puis après,
- 39:55le reste de la production ne va pas suivre.
- 39:57Donc,
- 39:58il faut vraiment que les marques africaines travaillent sur leur discours et sur leur process de fabrication.
- 40:04Ça,
- 40:04c'est vraiment important parce que les partenaires à l'international ont besoin d'être rassurés.
- 40:08Aujourd'hui,
- 40:09on ne peut plus se permettre de dire à un partenaire,
- 40:12« Bon,
- 40:12écoute,
- 40:13je vais te livrer entre février et mars. »
- 40:18Et finalement,
- 40:19la livraison arrive en avril,
- 40:20mais ça,
- 40:20ce n'est plus possible.
- 40:22Donc,
- 40:22les marques africaines doivent vraiment rassurer leurs partenaires B2B pour qu'ils aient envie de faire découvrir cette marque-là sur le marché.
- 40:34Pour moi,
- 40:35c'est mon plus gros travail avec les marques africaines.
- 40:39Et le plus gros travail auprès de mes partenaires,
- 40:41c'est de leur faire comprendre que les marques africaines,
- 40:45aujourd'hui,
- 40:46sont prêtes à pouvoir...
- 40:48exportés à l'international sont prêtes à respecter des délais de livraison et surtout prêtes à fabriquer les quantités demandées.
- 40:56Du coup,
- 40:57dans ce que j'entends,
- 40:57c'est presque plus un a priori vis-à-vis des acheteurs qui ont peut-être eu des mauvaises expériences,
- 41:02mais parfois même,
- 41:03c'est plus un a priori.
- 41:04Ils n'ont jamais travaillé avec des marques africaines,
- 41:06donc ça va être un a priori de fait qui n'est pas forcément lié à une expérience concrète.
- 41:12Et du coup,
- 41:13il y a vraiment un travail de rassurer.
- 41:16Aujourd'hui,
- 41:16je sais qu'il y a le salon Tranoï,
- 41:19où je pense que c'est depuis 2022,
- 41:22où il y a une vingtaine de marques africaines qui sont présentes au salon Tranoï tous les ans et qui sont parfaitement au fait des prérequis auxquels il faut répondre quand on veut travailler à l'international en termes de respecter
- 41:39des délais,
- 41:40avoir un certain grade de qualité,
- 41:42tenir un contrat.
- 41:43Et aujourd'hui,
- 41:44on n'est effectivement plus du tout dans ce côté un peu,
- 41:47bon,
- 41:48c'est des marques qui sont dans des marchés,
- 41:49qui travaillent un petit peu à l'ancienne,
- 41:52sans cadre,
- 41:53et qui n'auraient pas de structure viable pour se déployer à l'international.
- 41:59C'est ça,
- 41:59en fait.
- 41:59Aujourd'hui,
- 42:00je suis tout à fait d'accord.
- 42:03Alors,
- 42:03tu parles de 20 marques,
- 42:04mais 20 marques,
- 42:05alors le Tranoï,
- 42:07c'est une très belle référence pour les marques africaines,
- 42:09justement,
- 42:10pour faire découvrir leur savoir-faire.
- 42:12Ce qu'il y a,
- 42:13c'est qu'il y a tellement de marques,
- 42:14de très belles marques africaines,
- 42:16et que toutes ces marques africaines qui méritent de rayonner à l'international,
- 42:23elles doivent connaître,
- 42:24tu parlais de prérequis,
- 42:26elles doivent connaître les prérequis de ces partenaires internationaux pour les rassurer.
- 42:31Complètement,
- 42:32c'est vraiment l'enjeu.
- 42:33Et du coup,
- 42:33c'est toi,
- 42:34c'est complètement l'accompagnement que tu proposes aujourd'hui à ces différentes marques.
- 42:40Donc,
- 42:41il me semble que toi,
- 42:41tu es présente sur LinkedIn,
- 42:43tu as un site Internet,
- 42:45tu as un podcast également.
- 42:46Donc,
- 42:47les marques aujourd'hui,
- 42:48pour te contacter en général,
- 42:50quel est le chemin le plus rapide pour pouvoir bénéficier de tes conseils ?
- 42:56Le chemin le plus rapide aujourd'hui,
- 42:58alors j'ai un compte Instagram et c'est via le compte Instagram en fait,
- 43:03où les marques me contactent le plus.
- 43:05Donc,
- 43:06si vous souhaitez des renseignements ou mon compte LinkedIn,
- 43:08Merci.
- 43:10Mais n'hésitez pas,
- 43:10je mets mes coordonnées partout,
- 43:12mon numéro de téléphone,
- 43:13mon adresse e-mail.
- 43:14Donc,
- 43:14n'hésitez pas à me contacter pour qu'on fasse un diagnostic ensemble sur le potentiel de votre marque,
- 43:21sur votre marché local et sur le marché international.
- 43:25Et ton compte Instagram,
- 43:26est-ce que tu peux...
- 43:27Je mettrai en fait en note de l'épisode le lien vers ton compte Instagram.
- 43:34Mais est-ce que tu peux juste nous dire c'est quoi ton compte Instagram justement ?
- 43:38Mon compte Insta,
- 43:38c'est le nom de mon cabinet.
- 43:39Donc,
- 43:40c'est C...
- 43:40Alors,
- 43:40je n'ai pas choisi le nom le plus facile,
- 43:44mais c'est CGHP,
- 43:45BISPOK,
- 43:46Consulting.
- 43:47Et BISPOK,
- 43:47c'est B-2-E-S-P-O-K-E.
- 43:50Consulting.
- 43:51Très bien.
- 43:52Si vous me trouvez sur LinkedIn,
- 43:54vous allez voir mon lien sur
- 43:56Instagram, sur ma page LinkedIn.
- 43:58OK,
- 43:58très bien.
- 43:59Écoute,
- 43:59c'est noté.
- 44:00Merci beaucoup.
- 44:01Écoute,
- 44:01je te remercie pour le temps que tu nous as accordé et puis toute la valeur que tu as partagée,
- 44:05en fait,
- 44:05sur les opportunités.
- 44:07de développement à l'international pour des marques qui proposent du made in Africa,
- 44:13qui développent du savoir-faire africain.
- 44:19Merci pour ton temps,
- 44:20ta disponibilité et l'intégralité des conseils que tu nous as partagés.
- 44:24Merci à toi Ramatha pour ta confiance.
- 44:26Avec plaisir.
- 44:28À très bientôt en Afrique Wire.
- 44:30À bientôt.
- 44:34Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 44:36Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 44:42Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 44:45Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 44:49Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 44:53Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.