Latest / Africa Fashion Tour / Nadia Chellaoui, artiste-peintre et créatrice de mode
Transcript
- 0:00C'était surtout pour vulgariser l'art,
- 0:03parce que les espaces artistiques,
- 0:06on va dire les galeries,
- 0:07ça reste quand même pour une certaine catégorie.
- 0:11Et donc,
- 0:11on a cette peur d'accéder dans une galerie d'art.
- 0:15Donc l'idée,
- 0:16c'était de sortir l'art dans la rue.
- 0:18Et le sac était un moyen de le sortir dans la rue.
- 0:22Et ça avait un impact,
- 0:26parce que déjà la forme du premier sac,
- 0:28c'était une forme géométrique.
- 0:30Comme à un moment j'étais dans le cubisme,
- 0:32je voulais montrer mon identité à travers le sac.
- 0:37Et ma première cible c'était la femme marocaine,
- 0:40parce qu'au Maroc on a cette culture d'aller acheter le sac ou la mode à l'international.
- 0:51donc mon idée c'était que la femme marocaine ait
- 0:59Achète un sac d'une créatrice marocaine.
- 1:04Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:07Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:12Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:14Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:18responsables et ambitieux.
- 1:20Au fil des interviews,
- 1:21je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:28Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:35de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:39Je suis Ramata Diallo,
- 1:40je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:49En 2017,
- 1:50j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:54je voyage régulièrement sur le continent ...
- 1:56pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 2:00Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 2:08Aujourd'hui,
- 2:09je suis en compagnie de Nadia Chelaoui,
- 2:11la fondatrice de la marque éponyne
- 2:14Chelaoui Création.
- 2:15Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de sa marque.
- 2:19Bienvenue Nadia,
- 2:20comment vas-tu ?
- 2:21Bonjour Hamata,
- 2:23merci beaucoup pour l'invitation.
- 2:26C'est un honneur d'être là,
- 2:27de participer à ton émission.
- 2:30Écoute,
- 2:31le plaisir est partagé.
- 2:32Moi,
- 2:32comme je te l'ai dit,
- 2:33j'avais entendu parler de toi.
- 2:34C'est Mina Binbin que j'avais interviewée,
- 2:37qui m'avait parlé de ta marque et de ton profil.
- 2:40Et depuis,
- 2:41moi,
- 2:42je m'étais notée dans mon calendrier des épisodes de podcast enregistrés,
- 2:47à te contacter pour pouvoir réaliser cette interview.
- 2:49Donc,
- 2:50je suis ravie,
- 2:50en fait.
- 2:51qu'on puisse passer ce moment ensemble.
- 2:53Et puis,
- 2:53on va commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 2:55Je vais te demander de te présenter.
- 2:57Ok,
- 2:58alors,
- 2:59moi,
- 3:00c'est Nadia Chilaoui.
- 3:01C'est la marque Nadia Chilaoui.
- 3:03Donc,
- 3:03moi,
- 3:03je suis artiste peintre.
- 3:06Et en
- 3:072017, j'ai décidé de lancer le premier sac.
- 3:11Et pour moi,
- 3:12c'était une œuvre d'art transportable.
- 3:14Donc,
- 3:14l'objectif au début,
- 3:17c'était vulgariser l'art.
- 3:19donc au début je n'avais pas pensé
- 3:21à une marque de mode,
- 3:23c'était plutôt toucher une population qui est la femme,
- 3:28que la femme commence à,
- 3:31je ne dis pas qu'elle ne s'intéresse pas à l'art,
- 3:33mais porte au quotidien une œuvre artistique.
- 3:37Et donc,
- 3:39l'idée était de décliner mon œuvre d'art pictural sur un accessoire de mode qui était le sac au début.
- 3:47Très bien,
- 3:47super intéressant.
- 3:48Donc,
- 3:49tu expliques que tu étais...
- 3:50artiste peintre.
- 3:51Donc,
- 3:52de quoi est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes études,
- 3:55de comment tu en es venue à avoir cette carrière artistique ?
- 4:00Ok,
- 4:01alors,
- 4:02moi,
- 4:02je suis autodidacte.
- 4:04Moi,
- 4:04pour mes études,
- 4:05j'ai fait les classes prépa,
- 4:07subspe,
- 4:07puis j'ai fait de l'actuariat.
- 4:09Donc,
- 4:10mon métier principal,
- 4:12c'est que je suis actuaire.
- 4:15Donc,
- 4:15j'ai un cabinet d'assurance depuis 2001,
- 4:18ça fait maintenant 25 ans.
- 4:21et en parallèle,
- 4:22l'art était une passion.
- 4:24Donc,
- 4:24le cabinet d'assurance,
- 4:25c'est avec AXA Assurance Maroc et en parallèle,
- 4:29j'avais besoin d'avoir ma passion,
- 4:33de vivre ma passion.
- 4:35Donc,
- 4:36c'était la peinture et au bout d'un moment,
- 4:39la passion commençait à prendre le dessus et surtout quand j'ai commencé à faire des ateliers.
- 4:46au Maroc et surtout à l'international,
- 4:48des stages artistiques à l'international,
- 4:50des résidences et tout.
- 4:52Donc à un moment,
- 4:55il y a eu toute une carrière artistique qui s'est tracée.
- 4:59On va dire le vrai démarrage de la carrière artistique,
- 5:03c'était 2016,
- 5:04quand je suis devenue ambassadrice de Divine Académie des Arts,
- 5:10Sciences et Lettres à Paris.
- 5:12c'est une académie
- 5:14française sur Paris,
- 5:15présidée par Diva Pavici.
- 5:18Et l'objectif était de promouvoir l'art marocain.
- 5:23à travers Divine Académie,
- 5:24donc à partir de Paris.
- 5:27Et c'est là où,
- 5:28quand j'ai eu ce titre,
- 5:31j'étais,
- 5:33on ne va pas dire dans l'obligation,
- 5:35mais je devais honorer mon titre et mon engagement vis-à-vis de cette Académie.
- 5:41Et c'est là où j'ai vraiment tracé en tant qu'ambassadrice,
- 5:45non seulement pour mon art,
- 5:47mais aussi pour l'art marocain.
- 5:51Donc,
- 5:51il y a eu des expositions qui ont démarré au Maroc et surtout à l'international.
- 5:59On va dire Paris,
- 6:01Rome,
- 6:02Milan,
- 6:04Madrid,
- 6:05Rio,
- 6:06Dubaï.
- 6:07Donc,
- 6:09il y a eu pas mal d'expositions à l'international.
- 6:11Les plus importantes,
- 6:12ce sont des expositions individuelles.
- 6:14Donc là,
- 6:15la dernière que j'ai faite,
- 6:17c'est...
- 6:17Une expo individuelle de deux mois à Venise,
- 6:20là cette année,
- 6:21pour le mois d'avril et le mois de mai,
- 6:24suivie par une exposition dans un musée dans la ville
- 6:28Lecce, au sud de l'Italie,
- 6:30le musée Meustre,
- 6:32ce qui est pour moi une étape importante dans ma vie artistique.
- 6:36Et pour la marque,
- 6:38ce qui s'est passé,
- 6:39c'est qu'en 2017,
- 6:41j'avais une exposition à Paris,
- 6:44à la galerie Pierre-Alain Chalier.
- 6:46C'était une exposition collective et donc j'avais lancé mon premier sac,
- 6:52mais c'était surtout pour vulgariser l'art parce que les espaces artistiques,
- 6:58on va dire les galeries,
- 6:59ça reste quand même une certaine catégorie.
- 7:03et donc on a cette peur d'accéder dans une galerie d'art.
- 7:08Donc l'idée c'était de sortir l'art dans la rue et le sac était un moyen de le sortir dans la rue.
- 7:16Et ça avait un impact parce que déjà la forme du premier sac,
- 7:20c'était une forme géométrique.
- 7:22Comme à un moment,
- 7:23j'étais dans le cubisme,
- 7:24donc je voulais montrer mon identité à travers le sac.
- 7:30Et ma première cible,
- 7:31c'était la femme marocaine parce qu'au Maroc,
- 7:34on a cette culture d'aller acheter le sac ou la mode à l'international.
- 7:44donc mon idée c'était
- 7:46que la femme marocaine achète un sac d'une créatrice marocaine.
- 7:54Donc ça,
- 7:54c'était le premier objectif et je l'ai réussi.
- 7:58D'ailleurs,
- 7:59pour mes débuts,
- 8:00c'est grâce à la femme marocaine qui a cru en moi que j'ai réussi ce lancement.
- 8:06Et après,
- 8:07il fallait aller vers l'international pour plus de visibilité,
- 8:11pour de la reconnaissance,
- 8:12pour...
- 8:14que ça puisse se développer en marque et pas uniquement en accessoire de l'artiste peintre.
- 8:22Donc dans tout ce chemin,
- 8:24je suis autodidacte.
- 8:26Très bien,
- 8:26je te remercie pour ce récit où on démarre avec le milieu des assurances,
- 8:32une expertise qui a priori pourrait être très éloignée du milieu artistique et de la mode.
- 8:38Et pour en venir...
- 8:40à une manière quelque part de vulgariser l'art,
- 8:46de faire en sorte de le rendre accessible au plus grand nombre.
- 8:49Et c'est ce qui t'amène à créer ta marque.
- 8:53Donc aujourd'hui,
- 8:54tu parles de cette volonté,
- 8:58de l'impact de la femme marocaine en termes de cible client,
- 9:04en termes justement de ces femmes marocaines qui achètent des pièces.
- 9:09Comment est-ce que tu peux la décrire ?
- 9:10Qui est la femme marocaine qui représente ta marque ?
- 9:17Au début,
- 9:19la cible,
- 9:20c'était une femme qui s'intéresse à l'art,
- 9:25qui est passionnée par tout ce qui est artistique,
- 9:29et qui va avoir un budget pour acheter une œuvre d'art,
- 9:36qui était pour moi le sac.
- 9:38Donc c'était ça au début,
- 9:39donc déjà par rapport au prix,
- 9:41c'était un prix raisonnable par rapport à une œuvre artistique,
- 9:44donc toucher une femme,
- 9:46c'est-à-dire essayer d'avoir un prix adapté pour que le sac soit accessible à la femme marocaine.
- 9:56Puis en même temps,
- 9:57c'est une femme,
- 9:58parce qu'aujourd'hui,
- 10:00non seulement au Maroc,
- 10:02aussi en Afrique,
- 10:04on commence à s'intéresser à la création
- 10:08à la création locale,
- 10:09c'est-à-dire de chez nous.
- 10:11africains ou marocains.
- 10:13Donc,
- 10:14il y a eu justement cet intérêt pour toucher cette femme qui va aller chercher quelque chose de nouveau,
- 10:22quelque chose de différent,
- 10:23quelque chose plein de couleurs,
- 10:26parce qu'on est africains,
- 10:28on aime la couleur,
- 10:31et s'adapter aux besoins de cette femme qui veut être chic,
- 10:36être dans la tendance,
- 10:37dans la mode,
- 10:38qui est fashionista.
- 10:40mais en même temps qui aura les moyens de s'offrir un sac avec une touche moderne,
- 10:50une touche contemporaine,
- 10:51une touche artistique où elle va retrouver aussi notre identité,
- 10:57mais se retrouver aussi en tant que femme marocaine,
- 11:01africaine,
- 11:04qui va être fière de porter une création locale.
- 11:07et donc c'était ça le...
- 11:09l'objectif atteint et c'était ça la réussite du démarrage.
- 11:13Et quand tu parles,
- 11:14tu parles beaucoup de savoir-faire,
- 11:16est-ce que tu peux nous décrire justement quels sont peut-être les matériaux que tu utilises ou les techniques,
- 11:22puisque tu parles aussi de local,
- 11:23ça a l'air d'être une valeur qui est assez importante pour toi.
- 11:25Est-ce que tu peux nous parler en fait de ce point-là,
- 11:28de ta marque ?
- 11:29Alors au fait,
- 11:32ce qui distingue la marque,
- 11:33c'est bien sûr le visage que je peins,
- 11:37parce que j'ai été clinique.
- 11:39Ce visage sur les sacs,
- 11:42et ce n'est pas une peinture,
- 11:44parce qu'on a l'habitude de voir des sacs peints à la main.
- 11:48Non,
- 11:48là c'est de la broderie sur le cuir,
- 11:52ou sur la toile,
- 11:53la toile de jute,
- 11:55sur le tissu et tout.
- 11:56Donc au début,
- 11:59en fait,
- 12:00c'était pour moi un héritage.
- 12:02J'ai ma grand-mère maternelle qui était dans la broderie,
- 12:06qui était brodeuse.
- 12:07Et donc moi je suis née à Rabat,
- 12:11mes origines c'est la ville de Rabat au Maroc,
- 12:14et ma grand-mère faisait de la broderie herbative.
- 12:17Donc c'est une broderie assez spéciale,
- 12:20où il y a pas mal de couleurs,
- 12:23elle est connue par ses couleurs,
- 12:26cette broderie,
- 12:26et elle est connue aussi par,
- 12:29au fait,
- 12:31on va dire,
- 12:32la face et le dos.
- 12:34On ne peut pas distinguer la face du dos,
- 12:36c'est-à-dire qu'on prend un tissu brodé,
- 12:38de face ou de dos,
- 12:39c'est la même chose.
- 12:40Donc c'est une technique assez spéciale à Rabat.
- 12:43Et donc j'ai baigné dans ça,
- 12:45j'ai baigné dans la couleur.
- 12:46Ma grand-mère,
- 12:47c'était elle qui choisissait pour les brodeuses les couleurs,
- 12:50qui leur mettaient les couleurs.
- 12:51Donc mon idée,
- 12:52c'était justement de travailler,
- 12:55au début c'était de la broderie manuelle,
- 12:58ce qui n'est pas évident parce que déjà c'est coûteux et ce n'était pas l'objectif.
- 13:02Après,
- 13:03c'était la broderie de machine,
- 13:04mais c'était cette continuité de broderie sur le sac,
- 13:11continuer cet héritage.
- 13:14Et ce qui était difficile,
- 13:15c'est justement cette broderie sur le cuir,
- 13:18parce que,
- 13:19que ce soit manuel ou avec la machine,
- 13:21la broderie travaillée,
- 13:22une technique de broderie sur le cuir,
- 13:24ce n'était pas facile.
- 13:26Donc,
- 13:28on a trouvé entre...
- 13:31Entre l'atelier de cuir,
- 13:32on a d'excellents artisans.
- 13:36Et donc,
- 13:36il y a cette complicité de technique entre l'atelier de cuir et l'atelier de broterie.
- 13:44C'est un challenge qu'on a réussi.
- 13:47Et par la suite,
- 13:47il y a eu,
- 13:48parce que ça,
- 13:49c'était avec le lancement en 2017,
- 13:52en 2020,
- 13:52période de Covid,
- 13:55comme les choses se sont arrêtées et qu'il y avait certaines villes que j'affectionne.
- 14:01de façon assez personnelle et spéciale,
- 14:03comme la ville de Saouira.
- 14:06J'ai fait des collaborations avec des coopératifs dans cette ville qui était devenue une ville fantôme,
- 14:13comme toutes les villes pendant le Covid.
- 14:15Et l'idée,
- 14:16c'était de revenir à cette technique manuelle et aller chercher justement ces femmes qui ont des mains en or,
- 14:23qui brotent des choses magnifiques.
- 14:25Et on avait créé,
- 14:26c'était la création du cabas.
- 14:29qui est aujourd'hui une pièce iconique de la marque,
- 14:33le cabas Antoine de Jute,
- 14:35brodé à la main avec ces femmes de coopérative,
- 14:40ces femmes qui vivent dans des régions reculées un peu du royaume.
- 14:47Donc c'était une belle collaboration avec ces femmes-là et on a réussi à sortir ce cabas Antoine de Jute où il y avait cette expression,
- 14:56parce que la broderie manuelle,
- 14:58le...
- 14:59Elle a une expression différente de la broderie machine.
- 15:03Et donc,
- 15:03on est revenu à l'essentiel,
- 15:07à la toile de jute.
- 15:09Pour moi,
- 15:09c'était le symbole de quelque chose d'essentiel pendant le Covid.
- 15:14et aussi par rapport à collaborer avec des coopératives ou des associations.
- 15:23Pour moi,
- 15:24c'était important pendant le Covid et d'où la naissance d'un sac encore plus abordable côté prix,
- 15:30puisque c'était en toile de juste,
- 15:32c'était un message à faire passer pendant cette période et aussi être dans la continuité de...
- 15:43de cet art transportable et cette idée du début.
- 15:46Très bien,
- 15:47on voit que tu es vraiment une passionnée de savoir-faire et que c'est complètement intégré dans l'ADN de ta marque.
- 15:54Aujourd'hui,
- 15:54en termes d'activité,
- 15:55tu continues à créer des œuvres en tant qu'artiste et en parallèle,
- 16:00tu développes ta marque de mode ?
- 16:02Oui,
- 16:02exactement.
- 16:03Au fait,
- 16:05aujourd'hui,
- 16:07comme c'est une étape importante dans ma vie,
- 16:12En janvier 2024,
- 16:15il y a eu le décès de mon père.
- 16:17Et donc,
- 16:18il y a eu cette volonté.
- 16:22En fait,
- 16:22il n'y a eu pas la volonté,
- 16:24c'est un moment d'arrêt quand on vit un décès dans notre vie.
- 16:28Donc,
- 16:28un moment d'arrêt.
- 16:30Et donc,
- 16:32c'est comme si c'était une introspection.
- 16:34Donc,
- 16:35il y a eu,
- 16:37on va dire,
- 16:39un moment de...
- 16:41d'introspection,
- 16:41de réflexion,
- 16:43de retour aux racines.
- 16:46Et j'avais décidé de...
- 16:49Au fait,
- 16:50il y a la marque de sac que je développe,
- 16:52bien sûr,
- 16:52au Maroc et à l'international.
- 16:54Mais en même temps,
- 16:55il y a mon art qui me donne cette...
- 16:59On va dire qui me nourrit l'âme.
- 17:01Donc j'ai besoin de me confirmer en tant qu'artiste peintre,
- 17:07de vivre cet art parce que c'est...
- 17:11Ça nourrit l'âme et en même temps de faire évoluer ma marque de sac à travers des collections,
- 17:22à travers aussi les fashion week à Paris,
- 17:26puisque j'ai été représentée pendant deux ans et demi par une agence RP Mode à Paris.
- 17:34et donc j'ai fait des...
- 17:38J'ai fait les fâches nuiques d'une façon structurée,
- 17:40donc bien sûr deux fois par an,
- 17:43sans oublier les capsules au milieu d'année.
- 17:47Mais j'ai besoin aussi de garder mon travail artistique parce que les deux vont ensemble.
- 17:54D'ailleurs aujourd'hui,
- 17:56au début j'étais dans les visages,
- 17:59parce que ma peinture c'était une époque où je dessinais les visages de femmes.
- 18:04aujourd'hui j'évolue artistiquement
- 18:07vers l'abstrait,
- 18:08mais tout en gardant cette silhouette d'un visage féminin,
- 18:16d'un œil,
- 18:17d'une bouche,
- 18:18d'une silhouette d'un corps féminin.
- 18:20Et en même temps,
- 18:21il y a mes collections de sacs,
- 18:24mes sacs qui évoluent vers une forme plus abstraite,
- 18:29en gardant un petit peu la forme géométrique,
- 18:32on va dire l'ovale qui est pour moi le symbole.
- 18:35de l'œil qui est important dans ma peinture et dans ma marque.
- 18:39Donc automatiquement,
- 18:40les sacs vont évoluer avec ma peinture.
- 18:42C'est pour cela que j'ai besoin des deux,
- 18:45même si vivre des fâches nuées,
- 18:49c'est important pour la marque,
- 18:51mais la base,
- 18:52c'est ressentir ce besoin de nourrir l'âme à travers ma peinture pour pouvoir donner de meilleures collections pour ma marque.
- 19:03et des collections originales.
- 19:06Très bien,
- 19:06super intéressant.
- 19:07En tout cas,
- 19:08je suis toutes mes condoléances par rapport au décès de ton papa.
- 19:11J'imagine que ça a été une période difficile pour toi.
- 19:15En tout cas,
- 19:16je te remercie de partager tout ça avec nous ici aujourd'hui.
- 19:21Pour en revenir à la suite de l'interview,
- 19:24l'idée,
- 19:24c'est qu'on sent que,
- 19:25en fait,
- 19:26toi,
- 19:26dans ta manière d'appréhender ta créativité,
- 19:29Merci.
- 19:30On sent que tu es complètement imprégné de tes œuvres,
- 19:35de tes inspirations.
- 19:37Du coup,
- 19:37comment est-ce que tu fais pour te ressourcer,
- 19:41trouver de l'inspiration ?
- 19:43Est-ce que tu as des routines qui te permettent d'aller soit du visage vers les sacs ?
- 19:53Quel est ton processus créatif ?
- 19:55Alors déjà,
- 19:57au fait...
- 19:58Il y a deux côtés,
- 19:59il y a la pragmatique et la rêveuse en moi.
- 20:04La pragmatique,
- 20:05on l'a bien deviné,
- 20:06c'est ma partie assureur.
- 20:10Mais en même temps,
- 20:10on trouve dans les assurances,
- 20:12il y a des mathématiques,
- 20:14parce que c'est un sujet que...
- 20:18que j'adore.
- 20:19Donc,
- 20:19il y a cette liaison entre tout ce qui est mathématique et artistique.
- 20:25Donc,
- 20:25déjà,
- 20:25je ressens,
- 20:27on va dire,
- 20:28parce qu'au début,
- 20:29ce n'est pas évident d'avoir la pragmatique avec la rêveuse.
- 20:35Mais là,
- 20:35aujourd'hui,
- 20:36j'ai reconcilié ces deux parties de moi.
- 20:42Et donc,
- 20:43aujourd'hui,
- 20:44il y a en même temps cette inspiration que je ressens
- 20:48au quotidien,
- 20:49cette niaque que j'ai au fond de moi.
- 20:52En même temps,
- 20:52il y a la partie,
- 20:55on va dire,
- 20:56pragmatique qui me trace,
- 20:59parce que moi,
- 21:00quand je peins ou quand je crée,
- 21:02c'est par instinct.
- 21:03Ça a toujours été de façon instinctive,
- 21:05ça a toujours été...
- 21:07Parce qu'au quotidien,
- 21:09je note mes moments,
- 21:11je note les moments d'inspiration.
- 21:15Par exemple,
- 21:16je vais sortir me promener,
- 21:19je vais voir quelque chose de beau qui me marque.
- 21:22Donc,
- 21:22je note quand je rentre le soir,
- 21:25je note toujours l'impression du moment.
- 21:29Et ça,
- 21:29c'est important parce qu'après,
- 21:31je reviens sur ça,
- 21:32je reviens sur une idée que j'ai eue.
- 21:34Peut-être que ça,
- 21:35c'est le côté pragmatique qui ressort.
- 21:37Donc,
- 21:38je reviens sur ce que j'ai noté,
- 21:40sur ce qui m'a marqué.
- 21:42Et de là,
- 21:43il y a cette inspiration qui jaillit et donc qui...
- 21:46peut aboutir à une œuvre d'art,
- 21:52à une série de créations.
- 21:55Donc ça démarre d'une idée que j'ai eue pendant un moment d'évasion,
- 22:04d'inspiration et de rêve.
- 22:07Et la pragmatique m'aide justement à concrétiser tout ça.
- 22:11D'ailleurs,
- 22:13je vais parler de la...
- 22:15de la période Covid aussi,
- 22:16qui était pour moi une période importante,
- 22:19parce qu'au lieu que je m'arrête,
- 22:20je me suis dit,
- 22:22Nathia,
- 22:22aujourd'hui,
- 22:23c'est le moment.
- 22:26Le monde s'arrête,
- 22:27effectivement,
- 22:28mais c'est le moment pour aller encore plus creuser dans ta créativité et même dans la partie business.
- 22:39Donc,
- 22:39pendant le Covid,
- 22:40en 2021,
- 22:43je sais par qui
- 22:45C'était novembre en 2018,
- 22:46je suis partie à Paris et mon idée c'était de taper toutes les portes pour montrer mon art et montrer ma collection,
- 22:56ma marque.
- 22:57Et c'est là où j'ai rencontré
- 22:59Cookie de Salvert de l'agence Totem Fashion et une belle aventure a démarré.
- 23:05Mais je voulais dire que le départ c'était ça,
- 23:07c'était de façon instinctive,
- 23:09aller c'était le moment de partir.
- 23:11Donc je suis mon instinct.
- 23:13Et sur place,
- 23:15il y a eu deux années et demie de travail avec Total Fashion.
- 23:20Et il y a eu des moments que j'ai vécu,
- 23:21des moments exceptionnels.
- 23:23C'est par exemple quand mon sac,
- 23:26le Baby Calypso,
- 23:27a été porté par
- 23:30Emily in Paris,
- 23:32qui est une série très connue sur Netflix.
- 23:34Donc pour moi,
- 23:35c'était une très,
- 23:37très belle consécration.
- 23:39que l'actrice est en train
- 23:42Lily Collins de la série « Emily in Paris »
- 23:44porte mon sac dans la saison 3,
- 23:48l'épisode 2 de la saison 3.
- 23:50Donc elle portait du Doce Gabana,
- 23:53du Miu Miu,
- 23:53du Louboutin et le sac Nadia Chlewi.
- 23:56Donc ça,
- 23:58pour moi qu'une série aussi originale,
- 24:00aussi fashion,
- 24:03accepte de choisir plutôt,
- 24:05choisisse que l'actrice principale porte mon sac.
- 24:08Donc ça,
- 24:09c'était des moments...
- 24:11vécu exceptionnel.
- 24:12Il y a eu aussi des participations dans des fashion week.
- 24:18Donc,
- 24:18j'ai appris aussi avec cette agence que les collaborations entre designers peuvent aboutir à des choses merveilleuses.
- 24:27Donc,
- 24:27il y a eu cette collaboration avec Juana Martín.
- 24:31C'est une designer espagnole qui est dans le calendrier officiel de la fashion week Haute Couture.
- 24:36Donc,
- 24:37J'ai réalisé avec elle des sacs géants,
- 24:42des sacs de dimension
- 24:451,20 m de diamètre.
- 24:48Et c'était pour son défilé à Paris.
- 24:52Il y a eu aussi une collaboration avec
- 24:56Ariane Tunisien pour trois défilés en fashion week mode féminine.
- 25:03Et là,
- 25:05justement,
- 25:05là aussi,
- 25:06il y avait cette inspiration d'aller vers quelque chose de minimaliste,
- 25:09parce qu'Ariane est dans le minimalisme.
- 25:12Donc me pousser,
- 25:14on va dire...
- 25:15aller pousser mes limites parce que j'étais vraiment attachée à ce visage et à cette broderie.
- 25:20Donc on a créé le sac grand,
- 25:23minimaliste et avec la forme de l'œil en ovale.
- 25:29Et c'est un sac qui a eu du succès.
- 25:31Donc au début,
- 25:33ce n'était pas évident pour moi de se détacher du visage,
- 25:36mais j'ai appris justement parce qu'il y a l'inspiration et en même temps les exigences de Euh...
- 25:43de la mode,
- 25:43les exigences du calendrier de la mode et donc aussi de l'ADN en termes de collaboration donc il faut respecter les deux ADN la mienne et la personne avec laquelle on collabore donc on a effectivement l'inspiration mais il y a en même temps cet aspect des
- 26:02techniques,
- 26:02des exigences donc on s'adapte par rapport à à toute proposition qu'on rencontre et aussi
- 26:12Maintenant aussi,
- 26:14là je vais exposer au
- 26:17Who's Next à Paris.
- 26:18Donc je vais exposer la collection printemps-été et c'est la collection,
- 26:23on va dire,
- 26:24épurée avec l'exigence des couleurs printemps-été 2026,
- 26:31mais en même temps avec un nouveau style,
- 26:35avec une introduction du canage dans le sac.
- 26:39et aussi pour répondre aux besoins et aux exigences de la mode,
- 26:45non seulement marocaine ou française,
- 26:48mais aussi internationale.
- 26:50C'est très intéressant ce que tu nous partages là en termes de stratégie.
- 26:54Tu as évoqué l'agence Totem,
- 26:56les différentes collaborations que tu as pu faire et tu parles maintenant du Vooznext.
- 27:00Toi aujourd'hui,
- 27:01tu es seule aux commandes de la marque et c'est toi qui décides de ces différentes collaborations et...
- 27:09partenariat pour développer ton business ou est-ce que tu travailles avec quelqu'un qui t'aide à définir les étapes pour scaler ton business,
- 27:17le développer et déployer la marque à l'international ?
- 27:22Justement,
- 27:22l'expérience avec
- 27:24Totem Fashion Paris,
- 27:26c'est une expérience qui m'a permis de structurer la marque,
- 27:30de comprendre la mode parce que quand on démarre une marque,
- 27:37Au Maroc ou aussi en Afrique,
- 27:40on a tendance à créer une marque pour nous,
- 27:44c'est-à-dire qu'on ne pense pas au calendrier,
- 27:48on ne pense pas à être structuré en termes de collection de couleurs,
- 27:54de formes.
- 27:56Donc avec Totem Fashion et d'ailleurs aussi avec l'atelier de cuir avec lequel je travaille au Maroc,
- 28:04lui travaille avec des marques internationales.
- 28:07Donc,
- 28:07il est très structuré.
- 28:09Donc,
- 28:10ce qu'on fait,
- 28:10c'est que là,
- 28:11aujourd'hui,
- 28:14je travaille bien sûr avec l'atelier ici au Maroc,
- 28:19et on a cette structure de lancer,
- 28:25en fait,
- 28:25la précollection,
- 28:26la collection et la production.
- 28:29Donc là,
- 28:29par exemple,
- 28:30on est en août,
- 28:33là,
- 28:34on a bouclé la...
- 28:35collection printemps-été 2026 qui va être exposée à Paris aux Next.
- 28:41Dès qu'il y aura commande en septembre,
- 28:45on va mettre en boutique il y aura bien sûr la collection automne hiver qui est déjà livrée aux boutiques mais en même temps,
- 28:53il y aura on va travailler sur la production des réceptions des commandes.
- 28:58Je suis obligée d'être structurée de mettre en boutique la collection automne hiver
- 29:03parce que c'est ce qui répond maintenant aux besoins.
- 29:05La femme,
- 29:06elle va acheter la collection automne.
- 29:09La femme ou l'homme,
- 29:10en général.
- 29:11Et par rapport au travail,
- 29:14je ferai justement la production de cette collection.
- 29:21Et rapidement,
- 29:22on va aller aussi vers les capsules puisqu'il va y avoir les cadeaux de fin d'année,
- 29:28donc Noël.
- 29:30Donc en octobre,
- 29:31il faut travailler sur la capsule Noël.
- 29:33Après Saint-Valentin,
- 29:34donc c'est vraiment un calendrier sur l'année.
- 29:37Et là,
- 29:37on ne peut pas être seul sur ça.
- 29:41Là,
- 29:43l'expérience avec Totem
- 29:45Paris...
- 29:47C'est terminé,
- 29:47mais ça ne veut pas dire qu'on oublie cette partie RP.
- 29:52Pas du tout.
- 29:52Je continue à travailler avec d'autres personnes au niveau de Paris par rapport à la présence en fâche unique,
- 30:06en respectant justement le calendrier.
- 30:09Mais au Maroc,
- 30:09je continue à travailler avec,
- 30:13je peux citer son nom,
- 30:14c'est Angéline d'Angèle Zert.
- 30:16Elle a un bureau de style sur Casablanca.
- 30:20Elle est dans tout ce qui est sourcine,
- 30:27en tout cas tout ce qui est mode par rapport à son bureau de style.
- 30:32Donc,
- 30:32on continue à avancer ensemble pour respecter tous ces aspects mode.
- 30:40et aujourd'hui même
- 30:44On a créé,
- 30:45Angéline,
- 30:45elle a créé un label,
- 30:48en fait,
- 30:49un collectif de designers qui s'appelle LabelWeb.
- 30:54Et l'idée
- 30:55LabelWeb, c'est l'idée que le créateur ne doit pas rester seul.
- 31:03C'est-à-dire que si on est en collectif,
- 31:06et ça aide énormément,
- 31:08c'est qu'on va travailler ensemble pour...
- 31:15pour aller de l'avant pour la création marocaine.
- 31:19Donc,
- 31:20la Belle Ouette,
- 31:20par exemple,
- 31:21l'année dernière,
- 31:23on a fait le premier événement,
- 31:27on était invités à l'Ethical Fashion Week de LA.
- 31:30Mina Binbin était avec nous,
- 31:32Youssi Brissi aussi,
- 31:34de Late for Work.
- 31:35Et on a défilé ensemble.
- 31:38En fait,
- 31:39sur le même défilé,
- 31:40il y avait des looks.
- 31:43qu'on a travaillé ensemble.
- 31:45On était sponsorisés par Balmain pour tout ce qui est tissu,
- 31:48mais tissu recyclable.
- 31:51Et donc,
- 31:51ce qui était magnifique,
- 31:53c'est cette force d'être ensemble et de voir que sur,
- 31:57par exemple,
- 31:58un look qui a défilé,
- 31:59il y avait plusieurs looks,
- 32:01bien sûr,
- 32:02mais il y avait quelques looks où on voyait sur le look,
- 32:05on voyait du Mina,
- 32:06du Youssef,
- 32:07du Angéline et du Nadia.
- 32:09Donc ça,
- 32:09c'était magnifique de travailler ensemble.
- 32:12Et je crois que c'est ce qui aide le créateur aujourd'hui.
- 32:15Le créateur ne doit pas travailler seul.
- 32:17Ce n'est pas évident.
- 32:19Le créateur a besoin d'être soutenu,
- 32:22aidé,
- 32:22d'être collectif.
- 32:24Et donc,
- 32:25c'est le message que je transmets aujourd'hui.
- 32:28Très intéressant ce que tu nous partages,
- 32:29notamment que j'avais l'occasion d'interviewer pour le podcast
- 32:33Angéline, dont tu as parlé tout à l'heure.
- 32:36En tout cas,
- 32:36c'est important de parler de cette notion de collectif,
- 32:38cette notion d'en fait,
- 32:40seule...
- 32:41c'est difficile dans le secteur de la mode de connaître tous les tenants et aboutissants et de connaître cette notion de calendrier.
- 32:50Et aussi,
- 32:51dans son quotidien,
- 32:52le fait de travailler ensemble,
- 32:53ça permet d'accéder à des opportunités comme le défilé que tu viens d'évoquer à Los Angeles où,
- 32:59si vous ne faisiez pas partie de ce collectif,
- 33:01vous n'auriez pas forcément eu l'opportunité de faire cet événement.
- 33:06Donc,
- 33:07l'importance de trouver les bons partenaires
- 33:09et les collaborateurs,
- 33:10c'est clair que c'est clé dans le développement d'une marque aujourd'hui.
- 33:16C'est vraiment quelque chose de très important.
- 33:18Toi,
- 33:18aujourd'hui,
- 33:19au niveau du développement de ta marque,
- 33:23quelle est ton ambition,
- 33:25ta perspective si on se projette à trois ou cinq ans ?
- 33:28Où est-ce que tu imagines ta marque ?
- 33:31Mon objectif principal,
- 33:37c'est d'avoir cette facilité faciliter
- 33:41de développer la marque à l'international,
- 33:43notamment sur le site e-commerce.
- 33:47Parce qu'au fait,
- 33:49aujourd'hui,
- 33:49la difficulté de la création et de la marque,
- 33:55c'est cette reconnaissance à l'international.
- 33:57Aujourd'hui,
- 33:58c'est vrai qu'il y a eu de belles réalisations par rapport à ma marque,
- 34:03mais l'idée,
- 34:06c'est de vulgariser l'art.
- 34:07Pour moi,
- 34:09Il y a un besoin que ça soit à l'international,
- 34:13en Afrique,
- 34:13en Europe,
- 34:15en Amérique,
- 34:17et qu'à travers le digital,
- 34:19à travers le site,
- 34:22pouvoir toucher des pays lointains,
- 34:26pouvoir toucher des femmes avides d'art et de nouveauté.
- 34:35donc c'est ça
- 34:37L'objectif pour moi,
- 34:39c'est qu'à travers le digital,
- 34:44être large dans mes cibles et dans cette évolution de la marque.
- 34:52Et je crois que le digital et le e-commerce sont très importants pour faire rayonner la marque à l'international.
- 35:01Donc aujourd'hui,
- 35:04je me focalise justement sur cette partie e-commerce et digital.
- 35:09Et mon besoin,
- 35:11c'est de réussir cet aspect digital.
- 35:16Et en termes de distribution,
- 35:18donc là,
- 35:18tu évoquais le côté...
- 35:20digitales,
- 35:21en ligne,
- 35:22commerces en ligne effectivement.
- 35:23Et en termes de boutiques physiques,
- 35:25est-ce qu'aujourd'hui il y a une boutique ou des concept stores dans lesquels on peut retrouver tes produits ?
- 35:30Oui,
- 35:31alors justement,
- 35:34je reviens au site.
- 35:35La difficulté par rapport à des marques connues à l'international,
- 35:40c'est que sur le site,
- 35:42on voit le sac,
- 35:44on le voit sur les réseaux sociaux aussi,
- 35:46mais on a besoin,
- 35:47la femme,
- 35:48elle a besoin de toucher ce sac.
- 35:50La difficulté d'acheter sur un site,
- 35:52c'est qu'on a besoin de voir le sac pour la première fois,
- 35:58de le toucher,
- 36:01de le porter,
- 36:02de comprendre comment il a été fait,
- 36:05son histoire,
- 36:05sa fabrication.
- 36:07Donc on a besoin de présence dans des magasins et des concept stores.
- 36:11Au Maroc,
- 36:11le sac,
- 36:12on le connaît.
- 36:13Il y a sur Casablanca,
- 36:16par exemple.
- 36:19Les sacs sont exposés chez
- 36:21The Age Concept,
- 36:22sont exposés aussi au Royal Mansour.
- 36:24Donc,
- 36:25au Maroc,
- 36:26les gens connaissent où acheter le sac.
- 36:31À l'international,
- 36:33ça se limite encore là,
- 36:35en France ou en Espagne ou en Italie,
- 36:39mais ce n'est pas encore développé comme je le veux.
- 36:44à Paris c'est à
- 36:47dans un concept store dans la rue de l'université.
- 36:51Il y a aussi,
- 36:53alors comme étant artiste peintre,
- 36:56j'expose le sac aussi dans des galeries d'art avec le tableau.
- 37:02Le sac est exposé dans la galerie Rikiaferi en Alsace.
- 37:07Et cette galeriste,
- 37:08par exemple,
- 37:10elle expose le sac en même temps avec le tableau,
- 37:13c'est-à-dire une personne qui va s'intéresser
- 37:17au tableau Nadezhda Chlaoui,
- 37:19elle va acheter le sac Nadezhda Chlaoui.
- 37:22Donc,
- 37:23c'est comme si les deux vont ensemble.
- 37:26C'est une stratégie qui a marché chez elle.
- 37:29Et elle revient à l'idée que le sac,
- 37:33c'est l'accessoire de l'artiste peintre.
- 37:35Donc,
- 37:35quand on achète une partie de l'artiste peintre,
- 37:39ça veut dire son tableau,
- 37:40le sac va avec.
- 37:42Et c'est une stratégie qui marche très bien pour elle.
- 37:44Elle a une clientèle Merci.
- 37:46américaine,
- 37:47allemande,
- 37:48suisse.
- 37:49Donc,
- 37:50ça marche bien.
- 37:52Son concept marche très bien.
- 37:54En même temps,
- 37:56j'expose aussi le sac dans d'autres galeries à Madrid,
- 38:01dans la galerie chez Cappelluna Art et à Corsi Arte à Turin.
- 38:06Et donc,
- 38:07comme le concept a marché en Alsace,
- 38:11j'ai essayé de décliner ce concept.
- 38:14à Madrid et à Turin.
- 38:18Donc ce concept de considérer le sac comme l'œuvre de l'artiste peintre a plus d'impact que le sac dans un grand magasin.
- 38:30Parce que j'ai été dans les magasins printemps aussi en Côte d'Azur avant Covid,
- 38:37pendant deux ans.
- 38:40C'était en 2019 et ça s'est arrêté malheureusement
- 38:43Covid,
- 38:44c'était jusqu'à début 2021.
- 38:48Et c'est vrai que c'est aussi un souhait de voir le sac dans les grands magasins comme les magasins printemps,
- 38:56mais l'impact qu'a le sac dans une galerie d'art ou dans un concept store,
- 39:02je crois qu'il est plus,
- 39:03on va dire,
- 39:04c'est plus parlant,
- 39:05le message est plus fort.
- 39:07Et ça correspond à l'ADN de la marque.
- 39:11Donc,
- 39:12oui, ...
- 39:13une présence dans des concept stores et importante pour les sacs.
- 39:18J'ai travaillé aussi avec,
- 39:20on va dire,
- 39:21j'ai jamais oublié l'Afrique.
- 39:25J'ai fait des événements à Abidjan et à Dakar.
- 39:29Et à Abidjan aussi,
- 39:30j'ai travaillé avec une Ivoirienne pour son concept store à Abidjan.
- 39:39C'est juste qu'il y a eu un petit souci par rapport à...
- 39:43à ça parce qu'en même temps,
- 39:45j'avais mes œuvres exposées dans un concept store à Paris.
- 39:50Un concept store...
- 39:52de produits africains,
- 39:53de créations africaines.
- 39:55Et donc,
- 39:57les Ivoiriennes allaient plus acheter à Paris,
- 40:03dans le concept store parisien,
- 40:05plutôt que le concept store sur place ivoirien.
- 40:10Du coup,
- 40:10il y a eu une petite concurrence entre les deux.
- 40:13Et malheureusement,
- 40:14l'aventure n'a pas continué avec le concept store ivoirien.
- 40:21Mais c'est quelque chose qui est dans mes ambitions.
- 40:26C'est aussi découvrir mon art au Concept Store africain.
- 40:37C'est très intéressant que tu nous partages ces différentes expériences et aussi parfois les challenges et les défis que tu as pu relever pour qu'on comprenne qu'il faut tester plusieurs choses.
- 40:47Il y a eu le Covid,
- 40:48il y a eu cette expérience avec...
- 40:50Une partie des œuvres à Paris,
- 40:51une autre partie à Abidjan.
- 40:52Et tout ça,
- 40:53en fait,
- 40:53c'est ce qui te permet vraiment de définir ce qui va être la stratégie que tu vas mettre en place dans le futur.
- 40:59Mais c'est vrai qu'il faut continuer à chercher,
- 41:02à tester les différents canaux de distribution avec différents partenaires afin de trouver vraiment le meilleur endroit pour tes œuvres.
- 41:11Et c'est intéressant aussi que tu expliques que d'être dans des musées,
- 41:15par rapport à toi qui as un background d'artiste,
- 41:17ça reste quelque chose
- 41:19de très important,
- 41:21même si peut-être au final,
- 41:22ce n'est pas un générateur de chiffre d'affaires,
- 41:25mais ça permet d'exposer ton œuvre,
- 41:28ton art,
- 41:29et de lui donner de la visibilité.
- 41:31En termes de stratégie de communication sur les réseaux sociaux,
- 41:34qu'il s'agisse d'Instagram ou d'autres réseaux sociaux,
- 41:39toi,
- 41:39comment tu les appréhendes ?
- 41:41Comment tu travailles ta communication sur les réseaux ?
- 41:44Alors,
- 41:46déjà,
- 41:46bien sûr,
- 41:46je travaille avec une agence
- 41:49pour les réseaux sociaux,
- 41:53pour que ça soit structuré.
- 41:56Donc aujourd'hui,
- 41:57les réseaux sociaux ont un rôle important pour faire connaître la marque à l'international.
- 42:03Donc on travaille par collection,
- 42:06c'est-à-dire qu'on essaye de travailler,
- 42:14on va dire,
- 42:15mensuellement,
- 42:16avec une stratégie mensuelle.
- 42:19En mettant en avant non seulement les sacs de la collection,
- 42:25mais aussi les techniques de travail du produit,
- 42:32les techniques de la maroquinerie.
- 42:35On essaie de montrer ce savoir-faire marocain,
- 42:38mais en même temps cette touche artistique.
- 42:42Et à chaque fois,
- 42:44pour les réseaux sociaux,
- 42:46Les gens s'intéressent aussi aux créateurs,
- 42:51à la façon de travailler de la designer,
- 42:58au monde de vie de la designer,
- 43:00parce que la personne qui achète le sac,
- 43:03ce n'est pas qu'elle s'identifie,
- 43:05mais elle a besoin de connaître le quotidien.
- 43:15la story de la marque.
- 43:17On essaie de montrer cette story à travers les réseaux sociaux avec un contenu qui est assez original,
- 43:25avec des collaborations que je fais aussi avec des créateurs marocains.
- 43:35Il y a des collaborations qu'on fait sur le produit,
- 43:38mais en même temps,
- 43:39il y a des collaborations qu'on fait,
- 43:40par exemple,
- 43:41pour des shootings.
- 43:46le dernier shooting le dernier contenu qu'on avait fait c'était avec une marque marocaine,
- 43:52iconique qui est dans le recyclage et donc ça rejoint un peu mon ATN aussi parce que c'est important que même par rapport au shooting on reste dans la même identité ou une identité on va dire des entités des notes
- 44:11qui étaient complémentaires.
- 44:13Et par exemple,
- 44:15le dernier shooting,
- 44:18c'est pour la collection printemps-été 2026.
- 44:21Donc,
- 44:22il y a eu ces deux ADN,
- 44:25ces deux environnements.
- 44:28On a essayé de trouver l'idée de faire le shooting sur la plage en faisant ressortir,
- 44:37on va dire,
- 44:39des touches ou
- 44:41Un visuel marocain,
- 44:43donc on est parti côté pêcheur marocain,
- 44:46côté,
- 44:48mais marocain,
- 44:48vraiment pêcheur,
- 44:50dire traditionnel,
- 44:51pas la partie marina ou autre.
- 44:56Notre volonté,
- 44:56c'était de faire ressortir la touche marocaine authentique et basique pour faire ressortir...
- 45:07C'est-à-dire cet aspect naturel,
- 45:11cet aspect profond du Maroc,
- 45:14cette identité profonde des deux marques.
- 45:18Et c'est important parce que sur les réseaux sociaux,
- 45:21on recherche l'authenticité de la marque.
- 45:25Donc c'est ça qu'on essaie de travailler avec l'agence des réseaux sociaux.
- 45:37C'est ce qu'on essaie de travailler avec eux mensuellement.
- 45:41On a mensuellement des idées,
- 45:43on a mensuellement une stratégie qui change pour essayer d'avoir cet impact fort par rapport à la marque.
- 45:53Aujourd'hui,
- 45:55quand on fait le point de tout ce que tu viens de nous dire en termes de collaboration,
- 45:59tu as travaillé avec une agence presse.
- 46:01Tu as eu l'occasion d'exposer tes œuvres et de vendre les sacs dans différents endroits du monde.
- 46:08Et puis,
- 46:08tu parles aussi de la communication.
- 46:11Comment est-ce que tu arrives à gérer ton temps ?
- 46:12Parce que là,
- 46:13on se dit,
- 46:14ça fait quand même plusieurs cordes à ton arc.
- 46:17Ça fait des journées bien remplies.
- 46:19Oui,
- 46:20ça,
- 46:20c'est le plus difficile.
- 46:22Alors,
- 46:23je suis une personne,
- 46:27on va dire qui...
- 46:28un peu hyperactif,
- 46:30mais ce n'est pas une maladie,
- 46:31au contraire.
- 46:33Alors,
- 46:34au fait,
- 46:35par rapport au métier d'assureur,
- 46:40c'est une agence avec dix personnes,
- 46:42donc j'ai une équipe pour gérer le quotidien,
- 46:46on va dire,
- 46:46de l'agence.
- 46:47En même temps,
- 46:48il y a mon art,
- 46:49il y a ma marque,
- 46:50effectivement.
- 46:51Donc là,
- 46:52aujourd'hui,
- 46:54je crois que je vais l'annoncer en avant-première.
- 46:58Chez toi,
- 46:58Ramata.
- 47:00Au fait,
- 47:00je suis en train de préparer la relève.
- 47:03Donc,
- 47:06pour la partie artistique,
- 47:08pour mon art,
- 47:08pour ma peinture,
- 47:11là,
- 47:12c'est,
- 47:13on va dire,
- 47:14c'est primordial.
- 47:17C'est mon...
- 47:19Je l'avais dit tout à l'heure,
- 47:21j'en ai besoin pour nourrir mon âme et pour vivre,
- 47:24parce que ma vie,
- 47:25c'est mon art.
- 47:27donc
- 47:27Donc là,
- 47:28c'est clair que là,
- 47:30je suis dedans à fond et j'essaie de m'organiser par rapport à mon travail parce que j'ai besoin de peindre pour aller donner du maximum dans mon business,
- 47:43que ce soit la marque ou l'assurance.
- 47:46Mais en même temps,
- 47:47il y a cette marque qui a besoin de temps,
- 47:52qui a besoin d'énergie,
- 47:53qui a besoin de force.
- 47:55Aujourd'hui,
- 47:55j'ai deux filles qui ont 21 ans et 23 ans,
- 48:03qui m'aident tout le temps,
- 48:05qui sont là pour moi,
- 48:07pour la marque.
- 48:09Mais ce n'est pas encore officiel,
- 48:13parce que là,
- 48:14elles ont toutes les deux leur master à terminer.
- 48:17Et donc,
- 48:18dans un horizon d'un an,
- 48:20deux ans,
- 48:21elles vont prendre la relève.
- 48:24pour faire rayonner cette marque,
- 48:26pour donner du sang,
- 48:29un nouveau souffle à la marque.
- 48:32Bien sûr,
- 48:35je serai là pour créer,
- 48:36je serai là pour donner mon maximum,
- 48:40pour continuer à garder cette stratégie et cette évolution de la marque,
- 48:48mais elles vont prendre cette relève.
- 48:52Parce qu'aujourd'hui,
- 48:54on a besoin de ce sang neuf,
- 48:57on a besoin de cette nouvelle génération qui est plus expérimentée que nous dans le digital,
- 49:07dans tout ce qui est IA,
- 49:08dans toutes ces nouveautés que peut-être nous,
- 49:13à mon âge,
- 49:14on ne maîtrise pas beaucoup.
- 49:17Et par contre,
- 49:18il y aura justement cette complémentarité entre nos vécus
- 49:21entre mon expérience,
- 49:23entre mon savoir-faire.
- 49:24Et ce
- 49:26109, c'est toute cette nouveauté aujourd'hui.
- 49:33Et donc,
- 49:34je crois qu'on ne peut que réussir ensemble ce 109 que va avoir la marque prochainement.
- 49:46Donc là,
- 49:46je l'annonce en avant-première chez toi,
- 49:49Ramata.
- 49:50Écoute,
- 49:50c'est un plaisir pour moi que d'avoir la primeur de cette avant-première.
- 49:55Et je te félicite de,
- 49:58comment dire,
- 49:58mais bon,
- 49:59on sent quand même que tu as un profil d'assureur.
- 50:01Donc,
- 50:02anticiper les choses,
- 50:04les prévoir,
- 50:04les organiser.
- 50:05Anticiper,
- 50:06exactement.
- 50:06C'est la même partie de ton,
- 50:09comment dire,
- 50:09de ton mindset,
- 50:11en fait,
- 50:11de ta façon de fonctionner.
- 50:13Parce que vraiment,
- 50:14le fait d'assurer la relève.
- 50:16Alors toi,
- 50:16pour le coup,
- 50:17ce qui est génial,
- 50:17c'est que ça se fait dans la famille.
- 50:20Mais c'est très important d'intégrer des nouveaux profils avec d'autres expériences qui vont arriver avec leur œil.
- 50:29Et l'idée,
- 50:29ce n'est pas de remplacer ou d'oublier ce qui a été fait par le passé,
- 50:32mais vraiment de travailler en bonne intelligence.
- 50:35Et moi,
- 50:35ce que je peux voir pour avoir une bonne connaissance de ce qui se passe au niveau de certaines marques occidentales qui aujourd'hui sont vieillissantes,
- 50:43ont eu du mal à se renouveler,
- 50:44se retrouvent en redressement judiciaire,
- 50:46il n'y a pas eu...
- 50:47Cette présence d'esprit,
- 50:48cette anticipation de on va aller chercher la jeune génération,
- 50:52il y a plein de jeunes entrepreneurs,
- 50:54créateurs qui ont des idées novatrices,
- 50:57on va les emmener,
- 50:58on va travailler avec eux sur nos business,
- 51:02sur nos entreprises,
- 51:03sur notre direction artistique.
- 51:04Alors,
- 51:04ils doivent respecter l'héritage,
- 51:06mais ils peuvent apporter des touches qui vont permettre à la boîte de rester contemporaine dans un environnement où il y a du changement tout le temps et où ce n'est pas parce que vous avez réussi à faire.
- 51:17plein de choses,
- 51:18il y a 10 ans,
- 51:18il y a 5 ans,
- 51:19il y a 20 ans,
- 51:20que vous êtes toujours légitime pour les 5 prochaines années.
- 51:23Et c'est pas une...
- 51:25Le reconnaître,
- 51:26c'est pas une faiblesse,
- 51:27au contraire,
- 51:27c'est une preuve d'intelligence,
- 51:30de maturité,
- 51:31et c'est ce qui va permettre à ta marque,
- 51:32en fait,
- 51:33d'appréhender le futur avec sérénité,
- 51:36et puis d'être prête et d'être bien organisée pour pouvoir faire plus de salons,
- 51:42plus de défilés,
- 51:43plus de collaborations,
- 51:45et être
- 51:45présent à l'international parce que c'est ça le challenge,
- 51:47c'est qu'aujourd'hui on n'est plus une marque qui se développe localement,
- 51:52on doit avoir une vision internationale.
- 51:58Aujourd'hui,
- 51:58je pense que le principal enjeu pour toi en termes d'avenir,
- 52:02ça va être cette passation,
- 52:05en tout cas cette collaboration avec tes filles.
- 52:07Tu disais que tu prépares le salon Vooznext,
- 52:10donc je pense qu'au moment où sortira l'épisode...
- 52:12Le salon Vosex sera déjà passé,
- 52:16mais l'épisode sera publié quelques semaines après.
- 52:21Toi,
- 52:21c'est quoi en fait aujourd'hui tes enjeux pour cette fin d'année 2025 ?
- 52:26C'est quoi les principaux sujets sur lesquels tu vas te concentrer ?
- 52:29Alors,
- 52:32il y a un planning assez chargé pour cette fin d'année,
- 52:37donc heureusement.
- 52:38Alors,
- 52:38il y a d'abord le Who's Next,
- 52:41là,
- 52:41en fin de...
- 52:43Plutôt début septembre.
- 52:44C'est du 6 au 8 septembre.
- 52:48Et ma fille va m'accompagner pour la première fois sur le salon.
- 52:51Donc,
- 52:53la relève va commencer petit à petit.
- 52:56Donc,
- 52:57après,
- 52:57il y a...
- 52:58En même temps,
- 52:58il y a la
- 52:59Design Week.
- 53:00Ça,
- 53:00c'est avec la Belle Ouette.
- 53:02Et en collaboration avec l'école du Péret.
- 53:05C'est la même période.
- 53:06c'est entre le...
- 53:08C'est le 6 et le 7 septembre,
- 53:11d'où l'importance d'avoir la relève et la présence.
- 53:19Donc ça,
- 53:20c'est par rapport au mois de septembre.
- 53:23En même temps,
- 53:24le 16 septembre,
- 53:26j'ai une exposition à Madrid.
- 53:30C'est avec la galerie Cateruna Arts.
- 53:32C'est dans le cadre d'une série d'expositions.
- 53:36qu'on a eues avec la galerie.
- 53:39On a eu deux précédentes expositions et le thème,
- 53:44c'est l'introspection,
- 53:45donc c'est l'instinct.
- 53:46La première était,
- 53:49on l'avait comme sujet,
- 53:52la période de la transition.
- 53:54La deuxième,
- 53:54c'était tout ce qui était gribouillage.
- 54:01Donc on a zoomé sur les gribouillages qu'on fait depuis l'enfance et on a traduit ça en peinture.
- 54:07Et la troisième exposition,
- 54:08c'est celle du 16 septembre,
- 54:10c'est peindre l'ange qu'on imagine,
- 54:14l'ange gardien.
- 54:16Donc c'est une exposition,
- 54:20c'est un travail assez intellectuel,
- 54:22c'est un travail d'instinct,
- 54:23d'introspection,
- 54:24c'est un travail philosophique.
- 54:27Donc je tiens à être présente à la troisième exposition.
- 54:30Donc,
- 54:30il va être à Madrid.
- 54:32Après,
- 54:33il y a en octobre,
- 54:36le
- 54:3716 octobre,
- 54:38le 16-17 octobre,
- 54:39oui,
- 54:40il y a une présence avec Divine Académie à Paris.
- 54:45pour une exposition au Carousel du Louvre et en même temps,
- 54:49il y aura un dîner au Georges V pour célébrer les 30 ans de Divine Académie.
- 55:00Et donc aussi en octobre,
- 55:02avec la Belle Oued,
- 55:05on a une exposition à Montpellier,
- 55:08c'est dans le cadre d'un événement africain.
- 55:13Et en décembre,
- 55:15il y a aussi un défilé avec la Belle Ouède et l'école Dupéret à Paris.
- 55:25Donc en même temps,
- 55:28je dois clôturer l'année avec une exposition artistique.
- 55:32C'est un programme assez chargé.
- 55:35Et il faut honorer ses engagements.
- 55:39il faut aussi
- 55:41être à la hauteur des attentes des personnes qui aiment mon art,
- 55:49qui aiment mes créations.
- 55:51Donc c'est un challenge assez difficile.
- 55:56Il y a aussi,
- 55:57je suis en train de préparer avec
- 56:01Alcrie qui a fait ré pour une exposition en 2026 avec un sculpteur français.
- 56:10Donc ça c'est en même temps un travail qu'on est en train de préparer et je dois partir,
- 56:14ça va être sûrement en novembre en Alsace pour faire des réunions avec le sculpteur et avec la galeriste parce que l'exposition va se faire au Maroc.
- 56:24Donc le sculpteur va venir au Maroc et s'inspirer de la culture marocaine parce qu'on va faire un travail ensemble.
- 56:39sur tout ce qui est art et culture marocaine qu'on va exposer en 2026.
- 56:45Voilà,
- 56:45donc c'est une fin d'année assez chargée mais que j'attends avec impatience.
- 56:52Écoute,
- 56:53je te souhaite plein de force et d'énergie parce qu'à entendre tout ça,
- 56:57je me suis dit que ça va être un mois d'octobre très très long,
- 57:00il va falloir être partout en même temps,
- 57:03mais c'est intéressant.
- 57:04que tu partages cela,
- 57:05parce que c'est vraiment ça la mode,
- 57:07et c'est pour ça qu'il faut arriver à constituer une équipe,
- 57:09parce que bien souvent,
- 57:10on est sollicité en même temps,
- 57:13aux alentours de la période de la Fashion Week,
- 57:14il faut arriver à presque avoir un don d'ubiquité pour pouvoir être présent à plusieurs endroits en même temps,
- 57:20parce que c'est le moment où les acheteurs sont présents,
- 57:22c'est le moment où on présente des nouvelles collections,
- 57:24donc on a besoin de saisir toutes ces opportunités,
- 57:28et en même temps,
- 57:28c'est vrai qu'il faut arriver aussi à se préserver,
- 57:31à ne pas se faire...
- 57:32comment dire,
- 57:33après se sentir submergé par la quantité de choses à préparer.
- 57:38Mais c'est vrai que là,
- 57:40ça s'annonce être un programme super intéressant.
- 57:44Je pense que de toute façon,
- 57:44on aura l'occasion de se rencontrer au VizNext parce que je passerai,
- 57:47donc je viendrai avec plaisir.
- 57:52Écoute,
- 57:52on arrive à la fin de cette interview.
- 57:54Je pense qu'on a pu faire un tour assez large de...
- 57:59de ta marque,
- 58:00de ton art et aussi de la façon dont tu gères ton business.
- 58:08L'idée,
- 58:08je ne peux qu'inviter les auditeurs à te suivre sur ton compte Instagram et bientôt sur le site Internet.
- 58:17Je te remercie en tout cas pour ta disponibilité pour cette interview.
- 58:22Merci beaucoup Ramata,
- 58:23c'était un plaisir de partager
- 58:27mon histoire.
- 58:28Voilà,
- 58:28c'est surtout mon histoire personnelle et professionnelle avec toi.
- 58:33Et je serai ravie de te rencontrer au Next.
- 58:37Voilà.
- 58:38Et bravo pour tout ce que tu fais.
- 58:40Bravo pour cette émission qui fait rayonner l'art africain et l'art en général.
- 58:48Écoute,
- 58:48merci beaucoup et je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 58:52Merci.
- 58:53Merci,
- 58:53Ramada.
- 58:57Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 58:59Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 59:05Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 59:08Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 59:12Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 59:16Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.