Latest / Africa Fashion Tour / Queen Serere, créatrice de contenu et experte en stratégie de communication
Transcript
- 0:00Aujourd'hui,
- 0:02entre guillemets,
- 0:02les personnes qui vous plagient ne sont pas vos concurrents.
- 0:06Et s'ils ne sont pas vos concurrents,
- 0:09c'est vrai qu'ils sont des marques qui vont peut-être cibler vos clients et autres,
- 0:15mais les clients connaissent,
- 0:17savent la qualité de CISO Africa.
- 0:20Les clients connaissent le travail acharné qu'il y a derrière chaque pièce.
- 0:25Vous les rencontrez,
- 0:27elles vous connaissent.
- 0:28Elles viennent à la boutique,
- 0:29elles touchent les vêtements.
- 0:31Donc,
- 0:32c'est vrai qu'il y aura toujours,
- 0:34toujours,
- 0:34toujours des personnes qui vont aller vers le concurrent.
- 0:38Toujours,
- 0:39déjà,
- 0:39des fois pour tester,
- 0:40pour voir,
- 0:40OK,
- 0:41si ce Africa vend ceci à 75 000 et qu'ils vendent à 10 000,
- 0:4615 000,
- 0:47je vais aller voir.
- 0:48Peut-être que,
- 0:49je ne sais pas,
- 0:49mais la plupart des clients qui l'ont fait,
- 0:53l'ont fait,
- 0:53ils sont revenus.
- 0:54En plus,
- 0:54elles le disent.
- 0:55Ah,
- 0:55j'ai testé cette marque.
- 0:56Mais,
- 0:57excusez-moi le terme,
- 0:58mais c'était de la haine.
- 1:02Ce n'est pas de la bonne qualité.
- 1:04Du coup,
- 1:05elles reviennent et elles le disent.
- 1:07Donc,
- 1:07du coup,
- 1:09c'était ça,
- 1:10en fait,
- 1:10le fait de se concentrer vraiment sur son branding,
- 1:15sur son image de marque,
- 1:17sur vraiment prendre...
- 1:18Parce qu'aujourd'hui,
- 1:19on peut se dire,
- 1:19OK,
- 1:21quand on est une marque établie,
- 1:23il ne faut pas se dire,
- 1:24OK,
- 1:24nous,
- 1:24on est une marque établie.
- 1:26et puis
- 1:26Voilà quoi,
- 1:27les gens le connaissent,
- 1:28on a notre clientèle,
- 1:29on n'a besoin de rien faire.
- 1:31Non,
- 1:32c'est comme quand on voit des marques comme aujourd'hui,
- 1:34on voit des Coca-Cola,
- 1:36Pepsi et autres,
- 1:38McDonald's,
- 1:43le marketing,
- 1:44c'est tous les jours.
- 1:45Le marketing,
- 1:46ça ne s'arrête pas.
- 1:51Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:54Je vous emmène avec moi.
- 1:55à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:59Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 2:01Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 2:05responsables et ambitieux.
- 2:07Au fil des interviews,
- 2:08je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 2:15Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 2:22de savoir-faire et de créativité trop souvent.
- 2:25sous-représentés.
- 2:26Je suis Ramata Diallo,
- 2:27je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 2:36En 2017,
- 2:37j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 2:41je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 2:47Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 2:55Aujourd'hui,
- 2:55je suis en compagnie de Marie-Madeleine Mamkoumat Diouf,
- 2:59aussi connue sous le pseudonyme Queen Serer sur Instagram.
- 3:02Madeleine est à la tête d'une agence marketing basée à Paris,
- 3:06Dakar et Abidjan,
- 3:07spécialisée dans la création de contenu et le branding.
- 3:10Elle est aussi responsable régionale des pays francophones pour la plateforme e-commerce Alain C.
- 3:16Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de sa vision du secteur de la mode.
- 3:21Bonjour Marie-Madeleine,
- 3:22comment vas-tu ?
- 3:24Bonjour Amata,
- 3:24j'ai très bien,
- 3:25merci,
- 3:25j'espère que toi aussi.
- 3:27Oui,
- 3:27je vais très bien.
- 3:28Écoute,
- 3:28moi,
- 3:28je suis ravie de te retrouver pour cet épisode,
- 3:31sachant que moi,
- 3:32je te suis sur Instagram,
- 3:34mais je ne te connais pas plus que ça.
- 3:36Donc,
- 3:36c'est un plaisir pour moi de pouvoir en savoir un peu plus sur la personne dont j'admire les photos sur les réseaux.
- 3:43Et puis,
- 3:43l'idée,
- 3:44c'est que tu nous parles effectivement de la partie Instagram,
- 3:46mais aussi du travail que tu fais avec ton agence marketing et avec la plateforme
- 3:50ANC.
- 3:51Donc,
- 3:52on va commencer cet épisode comme je le fais avec tous mes invités.
- 3:55Je vais te demander de te présenter.
- 3:57Alors,
- 3:57merci pour l'invitation,
- 3:58Ramata.
- 3:59Bonjour à tous,
- 4:00je suis
- 4:01Madeleine ou encore Marie-Madeleine.
- 4:03Je suis une créatrice au contenu mode et lifestyle,
- 4:05plus connue sous le nom de QLCRS sur les réseaux sociaux.
- 4:09En parallèle,
- 4:09j'ai une agence de communication digitale qui travaille avec les marques de mode essentiellement,
- 4:15à Dakar,
- 4:16à Béchan et à Paris.
- 4:18Je suis aussi responsable régionale.
- 4:21des pays francophones de la plateforme Annonce Africa où on travaille avec des marques,
- 4:25des designers africains qu'on essaye de former sur le marketing digital,
- 4:31le e-commerce,
- 4:31le développement produit et en même temps leur donner les cotes de vendre en ligne sur les réseaux pour s'exporter à l'international.
- 4:41À la base,
- 4:41j'ai eu un master en management de marque de luxe de l'école hum
- 4:47de l'école de commerce de Rennes en France.
- 4:50J'ai travaillé pour pas mal de marques,
- 4:52de maisons haut de gamme et de luxe en France.
- 4:55Et c'est en 2021,
- 4:58après le Covid,
- 5:00que je suis arrivée à Dakar.
- 5:02Je suis retournée,
- 5:03revenue à Dakar pour continuer.
- 5:07J'ai entamé avec les marques en France,
- 5:09c'est-à-dire travailler avec les marques africaines et en même temps développer mon sens à la mode africain.
- 5:17Très bien.
- 5:18Écoute,
- 5:18merci pour cette introduction qui laisse présager un épisode extrêmement intéressant.
- 5:25Donc,
- 5:26tu nous as expliqué que tu avais fait des études et que tu as un master en communication et marketing et que tu as du coup commencé ta carrière en France.
- 5:34Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes responsabilités,
- 5:36des postes que tu as pu occuper,
- 5:38éventuellement des marques pour lesquelles tu as travaillé ?
- 5:41Alors,
- 5:41en France,
- 5:42j'ai travaillé pour la première maison,
- 5:45qu'on va dire.
- 5:46pour laquelle j'ai travaillé,
- 5:47c'était le Swatch Group,
- 5:49qui est un groupe de montres qui regroupe plusieurs marques.
- 5:52Donc moi,
- 5:53j'étais au service client,
- 5:55je me chargeais de la distribution retail des pièces d'étager des montres.
- 6:02Donc j'ai travaillé pour 14 marques comme Rado,
- 6:05Certina,
- 6:06Tissot et
- 6:08Breguet, par exemple,
- 6:09qui est une marque de haute gamme de luxe.
- 6:12et après le Swatch Group
- 6:14Je suis passée chez Hugo Boss,
- 6:18où j'ai travaillé en approvisionnement.
- 6:19Donc,
- 6:20j'ai plus travaillé en approvisionnement.
- 6:22C'était vraiment entre soit l'approvisionnement des stocks,
- 6:26soit le service client,
- 6:28où je travaillais plus avec les retail,
- 6:31avec les boutiques retail.
- 6:32Et ma dernière expérience après Gérard Darrel,
- 6:37c'était Aigle.
- 6:38Donc,
- 6:38Aigle qui est spécialisé dans tout ce qui est bots,
- 6:41haut de gamme,
- 6:42tout ce qui est...
- 6:43Et Cure aussi,
- 6:44qui est une marque française qui existe depuis,
- 6:47je pense,
- 6:47une cinquantaine d'années.
- 6:48Donc,
- 6:49chez Aigle aussi,
- 6:50je me charge de l'approvisionnement des stocks des boutiques.
- 6:55Et c'était ma dernière expérience avant le Covid.
- 6:58Et j'ai fait aussi beaucoup d'intérim avec,
- 7:01je pense,
- 7:02des maisons comme,
- 7:04si je ne me trompe pas,
- 7:05Hermès.
- 7:06Et voilà.
- 7:08Très bien.
- 7:08Donc,
- 7:08du coup,
- 7:09tu as un parcours assez riche avec l'univers de l'horlogerie,
- 7:12l'univers du vêtement,
- 7:14différents secteurs d'activité et toujours plutôt haut de gamme,
- 7:17premium.
- 7:18Et qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné,
- 7:20tu décides de quitter la France,
- 7:23en tout cas de retourner en fait au Sénégal ?
- 7:26C'est le Covid qui t'a dit non,
- 7:27moi,
- 7:27je ne peux pas faire Covid ici en France.
- 7:31Je vais donc à Dakar en fait.
- 7:33Non,
- 7:33parce qu'en fait,
- 7:34quand on travaillait,
- 7:36ce qui était un peu...
- 7:38cohérent,
- 7:38c'est que je travaillais en approvisionnement,
- 7:41retail,
- 7:42boutique.
- 7:43Ce qui s'est passé,
- 7:43c'est qu'en période de Covid,
- 7:45on n'avait plus de boutique à approvisionner quand j'étais chez Aigle.
- 7:50Avant même que le Covid ne prenne en France,
- 7:54il faut savoir que l'activité principale de Aigle,
- 7:57c'était en Chine.
- 7:59C'est-à-dire qu'on avait beaucoup de boutiques en Chine,
- 8:02beaucoup de entreprises évoluaient beaucoup en Chine et Covid a Merci.
- 8:08avait commencé malheureusement en Chine.
- 8:11On voyait déjà ce qui se passait.
- 8:12Donc moi,
- 8:13déjà en février 2020,
- 8:16pardon,
- 8:16en février 2019,
- 8:202020,
- 8:21pardon,
- 8:21je suis en train de me perdre.
- 8:22En février 2020,
- 8:25on avait déjà eu des échos comme quoi il y avait le Covid qui se passait en Chine et d'autres.
- 8:30Donc du coup,
- 8:30on avait déjà une baisse d'activité.
- 8:32Donc dès mars 2020,
- 8:36on avait déjà...
- 8:36presque plus de boutiques à provisionner,
- 8:38en tout cas en France,
- 8:39parce qu'il y avait le confinement et autres,
- 8:41donc on était forcés d'être en chômage,
- 8:44en tout cas pour mon cas et pour d'autres collègues.
- 8:46Et c'est comme ça que je suis restée une année en France,
- 8:50en chômage,
- 8:53le monnerie bien sûr,
- 8:54et suite à ça,
- 8:55je me suis dit,
- 8:56pourquoi pas,
- 8:56je vais venir au Sénégal pour passer les vacances,
- 8:59voir ma famille et autres.
- 9:00Donc je suis venue au Sénégal pour passer mes vacances et je ne suis plus jamais retournée.
- 9:06Et quand je suis venue,
- 9:07quand je suis arrivée au Sénégal,
- 9:09j'ai pu voyager un peu,
- 9:10j'ai pu faire,
- 9:11je habite en
- 9:13Cotonou, aussi visiter d'autres régions du Sénégal pour voir un peu ce qui se passait,
- 9:19rencontrer des marques et autres.
- 9:21Et là,
- 9:21j'ai vu vraiment le potentiel des marques africaines que j'ai eu à rencontrer.
- 9:25Il y a quelque chose peut-être à faire.
- 9:27Je peux apporter mon savoir en tant que quelqu'un qui a travaillé avec des marques haut de gamme de luxe en France.
- 9:34Et c'est comme ça que ça a démarré,
- 9:35en fait.
- 9:36OK,
- 9:37donc ce n'était pas forcément un projet de longue date,
- 9:40de retourner,
- 9:41que tu avais mûri et réfléchi.
- 9:42Ça a vraiment été un concours de circonstances et dont tu as su profiter de manière extrêmement positive.
- 9:49Oui,
- 9:49c'est vraiment un concours de circonstances.
- 9:51C'est-à-dire,
- 9:52même là,
- 9:52en y réponsant,
- 9:53je me suis dit,
- 9:54qui a un billet allé,
- 9:55je n'ai pas pris un billet retour,
- 9:56juste pour passer les vacances.
- 9:58En fait,
- 9:58ce qui se passait,
- 9:59c'est qu'en France,
- 10:01il n'y avait pas de droit de sortie.
- 10:04Les Français ne pouvaient pas sortir.
- 10:05Mais comme j'étais détentrice d'un passeport sénégalais,
- 10:07on pouvait nous laisser retourner dans le pays d'origine,
- 10:10comme on voulait.
- 10:10On ne pouvait pas nous l'interdire.
- 10:13Du coup,
- 10:14c'est comme ça que je me suis dit,
- 10:15je vais un peu sortir du pays.
- 10:17Parce que l'adversaire était un peu...
- 10:20peu lourde,
- 10:22on va dire.
- 10:22Et c'est un concours de circonstances et je suis revenue au Sénégal.
- 10:28Des fois,
- 10:28je retourne en France,
- 10:29mais bon,
- 10:29je suis maintenant basée au Sénégal.
- 10:31Très bien.
- 10:33Et donc,
- 10:33quand tu...
- 10:34Voilà,
- 10:34t'expliques que toi,
- 10:35quand t'es arrivée tout de suite,
- 10:36t'as pu voyager dans différents pays de l'Afrique francophone,
- 10:40l'Afrique de l'Ouest.
- 10:41Et puis,
- 10:42tu as commencé à te dire qu'il y avait du potentiel.
- 10:47Du coup,
- 10:48Comment est-ce que ça s'est concrétisé en fait ?
- 10:50Parce que quelque part,
- 10:51tu as fait comme un diagnostic,
- 10:52une analyse du marché.
- 10:53Tu t'es dit,
- 10:54voilà,
- 10:55je pense que c'est sur ce créneau-là,
- 10:57sur ce secteur-là que je peux apporter quelque chose.
- 10:59Est-ce que tout de suite,
- 11:00tu as eu l'idée de créer une agence de marketing digital ?
- 11:04Comment est-ce que vraiment tu as défini ton business model en fait ?
- 11:08Et ce que tu allais faire pour accompagner les marques ?
- 11:11Alors déjà,
- 11:11ça a commencé avec mon blog.
- 11:15parce qu'elle a
- 11:16base,
- 11:16depuis la France,
- 11:17j'étais créatrice au contenu mode de lifestyle.
- 11:19Je travaillais beaucoup avec des marques de prêt-à-porter en France et quand je suis venue au Sénégal,
- 11:25naturellement,
- 11:26j'ai commencé à être contactée par des marques locales.
- 11:29Donc du coup,
- 11:31ce que j'ai remarqué avec les marques locales,
- 11:33c'était que la qualité était bonne,
- 11:35mais la communication faisait un peu défaut pour certaines marques.
- 11:39Donc du coup,
- 11:40j'ai déjà eu l'expérience,
- 11:41déjà moi,
- 11:42de travailler avec des marques,
- 11:43au sein des marques
- 11:45de prêt-à-porter,
- 11:46de travailler avec des marques en tant que créatrice de contenu.
- 11:49Et en plus de ça,
- 11:50j'ai mes sœurs qui ont une marque qui s'appelle
- 11:53Sisters of Africa.
- 11:54Et j'ai déjà eu une expérience dans la communication avec mes sœurs.
- 11:59Du coup,
- 11:59je me chargeais.
- 12:01Et je suis toujours chargée d'ailleurs de la communication de la marque.
- 12:05Et j'en voulais un peu plus pour les marques qui me contactaient.
- 12:10Du coup,
- 12:11à chaque fois,
- 12:11je me rendais compte que je passais plus de temps à conseiller.
- 12:15ces marques-là sur leur communication,
- 12:17sur leur présence digitale,
- 12:18pardon,
- 12:20que de faire,
- 12:21de juste prendre leurs produits,
- 12:23les vêtements et de les porter.
- 12:24Donc ça a commencé petit à petit,
- 12:26je donnais des conseils aux marques la qualité est bonne,
- 12:30les produits sont bons,
- 12:30mais essayez de faire ci,
- 12:32faire ça,
- 12:33pour avoir une page,
- 12:34par exemple,
- 12:34plus présentable,
- 12:35regardez,
- 12:36vous pouvez faire ça,
- 12:38vous pouvez améliorer vos publications,
- 12:40vos feeds ici.
- 12:41Et c'est comme ça,
- 12:42au fur et à mesure,
- 12:42que j'ai commencé en fait à aller de
- 12:45d'une marque à deux marques.
- 12:47Et quand je suis partie en Côte d'Ivoire,
- 12:49même chose,
- 12:49je travaillais avec j'étais contactée par pas mal de marques pour porter leur création.
- 12:57Et je leur donnais aussi des conseils par rapport à,
- 13:00parce que après c'était le nerf de la guerre à un moment,
- 13:02le fait d'avoir une présence digitale,
- 13:04on l'a vu avec le Covid,
- 13:06on a vu comment en fait les marques qui avaient beaucoup plus de présence digitale ont vu leur chiffre d'affaires doubler voire tripler.
- 13:14Par exemple,
- 13:18Asos qui avait vraiment augmenté leur chiffre d'affaires en période de Covid.
- 13:22Et les marques qui n'avaient pas cette présence digitale-là,
- 13:24malheureusement,
- 13:26ont dû fermer boutiques ou ont eu à avoir des difficultés.
- 13:30Donc,
- 13:31c'est comme ça,
- 13:31en fait,
- 13:32que j'ai commencé petit à petit,
- 13:34franchement,
- 13:34à développer.
- 13:36que j'ai eu l'idée de faire une agence digitale pour les petites et moindres entreprises,
- 13:43notamment dans le secteur...
- 13:44acteurs de la mode.
- 13:45Très bien.
- 13:47C'est super intéressant ce que tu racontes là.
- 13:50Je vais être complètement à l'aise avec toi.
- 13:51Je ne savais pas que tu étais la sœur de Jeanne et Hélène.
- 13:55C'est ça.
- 13:57Alors que je vous suis toutes,
- 13:58j'ai déjà eu l'occasion d'interviewer Hélène parce que c'est dans l'Africa et de partager des articles dessus.
- 14:04Je ne savais pas du tout comme quoi le monde est petit et grand en même temps.
- 14:10Oui.
- 14:10Donc très bien,
- 14:12on va pouvoir parler à un moment donné de l'actualité des Six Sors d'un Africa.
- 14:17Donc toi du coup tu t'organises en tant qu'agence pour pouvoir accompagner les marques dans leur communication sur le digital.
- 14:27Et du coup,
- 14:28ce que je comprends bien,
- 14:29il y a deux volets.
- 14:30Il y a le fait que toi tu sois créatrice de contenu,
- 14:32donc tu vas vraiment jouer le rôle de créatrice de contenu pour les marques.
- 14:35et en même temps,
- 14:37il n'y a pas
- 14:37pas que ce côté « je suis influenceuse »
- 14:39entre guillemets,
- 14:40en même temps,
- 14:40tu leur donnes vraiment,
- 14:43tu poses avec elles,
- 14:44en fait,
- 14:44une vraie stratégie digitale pour qu'elles puissent développer leurs chiffres d'infos.
- 14:48Exactement.
- 14:50C'est ça.
- 14:50Et puis,
- 14:52c'était vraiment,
- 14:53ça a commencé comme ça,
- 14:54en fait,
- 14:55parce que c'était vraiment naturel le fait que je puisse donner.
- 14:59J'en voulais en fait plus pour ces marques-là,
- 15:01parce qu'on a vu quand j'étais,
- 15:04par exemple,
- 15:04chez Aigle ou chez le Swatch Group,
- 15:08où on regroupait plusieurs sous-marques dans le même groupe,
- 15:12je voyais comment en fait on dépensait beaucoup sur la communication,
- 15:16le marketing,
- 15:16le digital.
- 15:18C'est vrai qu'en Afrique,
- 15:21les marques n'avaient pas ce déclic-là,
- 15:23que le digital était très important,
- 15:25parce qu'aujourd'hui,
- 15:26tout se digitalise.
- 15:29Et ça permettait de connecter.
- 15:30Aujourd'hui,
- 15:31moi,
- 15:31je suis au Sénégal,
- 15:32les marques sont au Sénégal.
- 15:33Donc,
- 15:34quelqu'un qui est au Bénin,
- 15:36quelqu'un qui est au
- 15:37Côte d'Ivoire,
- 15:38en France,
- 15:39aux États-Unis,
- 15:40achetez une marque sénégalaise.
- 15:41Comment ça va se faire ?
- 15:42C'est qu'il faut que cette marque-là ait une présence digitale.
- 15:45C'était un peu compliqué au début,
- 15:47parce que...
- 15:47pour expliquer aux gens que vous pouvez vendre en ligne,
- 15:52vous pouvez faire que les gens achètent vos produits en ligne.
- 15:55Pour ça,
- 15:55il faudra le marketer comme vous le marketez dans vos boutiques.
- 15:59C'est-à-dire que vous avez des boutiques qui existent,
- 16:04ou qui sont des magasins et autres,
- 16:06mais il faudra que vous puissiez attirer des clients en ligne.
- 16:09Et vous allez voir,
- 16:11vous allez avoir un chiffre d'affaires,
- 16:12et en ligne,
- 16:13et en boutique.
- 16:14Et des fois même,
- 16:15quand on maîtrise son marketing,
- 16:17digital,
- 16:18on a plus de chiffres d'affaires en ligne.
- 16:22On voit aujourd'hui beaucoup de marques,
- 16:24par exemple,
- 16:25comme
- 16:25Tongoro Studios,
- 16:26si je ne me trompe,
- 16:27qui n'ont pas de boutique physique,
- 16:29mais qui vendent en ligne.
- 16:31Et jusqu'à récemment,
- 16:33on avait Romzy Studios,
- 16:35par exemple,
- 16:36qui vendait beaucoup en ligne et c'est récemment,
- 16:38il y a deux,
- 16:40trois mois qu'ils ont ouvert une boutique physique.
- 16:43Il y a beaucoup de marques qui se font chiffres d'affaires les
- 16:47Très bien,
- 16:48donc d'où l'enjeu effectivement de développer une véritable stratégie en ligne.
- 16:54Et ce qui est intéressant avec ton profil,
- 16:55c'est que tu connais la partie création de contenu qui peut ramener des abonnés,
- 16:59mais tu connais aussi la partie stratégie,
- 17:02marketing et digital qui permet de déclencher des ventes.
- 17:05Parce que parfois,
- 17:07quand on n'a pas une bonne stratégie derrière,
- 17:09certes,
- 17:09on va peut-être avoir une notoriété,
- 17:13mais on ne va pas forcément transformer cette notoriété en chiffre d'affaires.
- 17:16En chiffre d'affaires,
- 17:17c'est exact.
- 17:17Exactement ça.
- 17:19C'est pour ça,
- 17:19en fait,
- 17:21les marques,
- 17:22là,
- 17:22on leur donne des clés du marketing de contenu,
- 17:24du marketing d'influence,
- 17:26du storytelling,
- 17:27par exemple.
- 17:28Parce que c'est vrai qu'on peut avoir une notoriété,
- 17:29mais comment l'utiliser,
- 17:30en fait ?
- 17:30Comment avoir...
- 17:32Comment faire son branding ?
- 17:33Comment avoir une cohérence en tant que marque ?
- 17:36Comment aujourd'hui utiliser son content,
- 17:40son contenu,
- 17:40pour faire du storytelling,
- 17:42pour pouvoir attirer les gens ?
- 17:43Parce que c'est pas juste que vendre.
- 17:45Attention,
- 17:45parce que des fois,
- 17:47les marques se disent,
- 17:48ok,
- 17:48comme la présence en ligne,
- 17:49c'est juste de venir,
- 17:51de faire des photos,
- 17:52de mettre les photos sur le site,
- 17:55sur Instagram,
- 17:55sur Facebook,
- 17:56de mettre les prix et puis,
- 17:58bon,
- 17:59c'est bon.
- 17:59C'est bon,
- 18:00non.
- 18:00Il y a beaucoup de codes à démystifier comme par exemple le storytelling,
- 18:05raconter une histoire,
- 18:07les marques comme par exemple
- 18:08Africa, Maraz,
- 18:10Ton Gros Studio,
- 18:12Romzy Studio et autres maîtrises.
- 18:15Il faut
- 18:15Il faut savoir attirer,
- 18:17fidéliser sa clientèle,
- 18:19son public,
- 18:20construire une communauté et surtout faire de cette communauté-là les porteurs de voix.
- 18:25C'est-à-dire aujourd'hui,
- 18:26qui est-ce qui va faire votre chiffre d'affaires ?
- 18:28C'est que cette communauté-là puisse être vraiment fidèle et en plus de ça,
- 18:32puisse partager,
- 18:33parler de vous,
- 18:35autour de vous,
- 18:36autour de la marque.
- 18:37Comment ça va se faire ?
- 18:38C'est qu'il faut maîtriser le storytelling déjà.
- 18:43savoir de quoi on parle,
- 18:47maîtriser son sujet et aussi avoir des produits de bonne qualité.
- 18:51Très bien.
- 18:53Là,
- 18:54j'ai envie d'évoquer maintenant ton rôle de responsable régional pour la plateforme de e-commerce à Nancy,
- 19:01dont on a parlé au début,
- 19:03puisqu'aujourd'hui,
- 19:04tu vas vraiment avoir ces deux casquettes-là.
- 19:06Tu as ta propre agence de marketing et communication.
- 19:10Et puis,
- 19:10en parallèle,
- 19:11tu as aussi ce rôle de responsable régional.
- 19:15Donc,
- 19:15est-ce que tu peux nous parler de cette expérience-là et de ton rôle au sein de cette plateforme ?
- 19:20Alors,
- 19:20annoncer est arrivé dans ma vie au moment où j'en voulais beaucoup pour les marques.
- 19:26Et je pense que c'est la startup qui répondait plus à ce que je cherchais en tant que quelqu'un qui voulait vraiment...
- 19:37travailler et booster les marques africaines.
- 19:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 19:42c'est une plateforme qui va...
- 19:45C'est une plateforme e-commerce,
- 19:46déjà.
- 19:47e-commerce et aussi de learning,
- 19:50c'est-à-dire de formation,
- 19:52de training.
- 19:54Ce qu'on fait,
- 19:55c'est qu'on forme les designers de mode.
- 19:58Déjà dans le marketing digital,
- 20:00le développement produit,
- 20:01le développement produit,
- 20:02ça va comprendre tout ce qui est branding,
- 20:04comment créer sa marque,
- 20:06comment faire du lookbook,
- 20:07comment créer son logo,
- 20:08comment avoir une cohérence de marque,
- 20:10une image de marque,
- 20:12comment créer,
- 20:12par exemple,
- 20:13une collection de A à Z,
- 20:15comment marketer cette
- 20:16collection-là sur les réseaux,
- 20:18et aussi sur le e-commerce,
- 20:22sur les réseaux sociaux,
- 20:23comment avoir une présence digitale.
- 20:25Et en plus de ça,
- 20:26il y a aussi la partie où on aide les marques à se développer,
- 20:30c'est-à-dire faire la rencontre de ces marques-là,
- 20:34on regarde les produits,
- 20:35on regarde les détails,
- 20:38ça peut être de la bijouterie,
- 20:40de la maroquinerie,
- 20:42des vêtements,
- 20:44ça peut être aussi de l'art.
- 20:45On regarde en fait la qualité de ces produits-là,
- 20:48qu'est-ce qui peut être amélioré,
- 20:49qu'est-ce qui peut être vendu.
- 20:51On prend les produits,
- 20:52on organise des shootings photos avec une équipe d'experts,
- 20:56de stylistes,
- 20:56de photographes,
- 20:57de mannequins,
- 20:58maquilleurs et autres.
- 21:00Et on prend ces photos et on les markete,
- 21:04on fait leur marketing digital sur la plateforme,
- 21:09sur un ancien point comme par exemple.
- 21:11Donc,
- 21:12mon rôle,
- 21:13moi,
- 21:14c'est de...
- 21:14d'aller à la rencontre de ces marques-là au Sénégal et en Côte d'Ivoire,
- 21:20d'aller aussi à la rencontre des futurs stylistes,
- 21:23c'est-à-dire,
- 21:24aujourd'hui,
- 21:25j'ai eu à faire des formations,
- 21:26par exemple,
- 21:27au Sénégal,
- 21:28à l'Institut de Couture et de Mode,
- 21:31l'ICCM,
- 21:32où on a des jeunes qui se forment en stylisme,
- 21:37en design.
- 21:38Donc,
- 21:38ces personnes-là,
- 21:40je les prépare après diplôme,
- 21:43citadier.
- 21:44Vous êtes déjà inscrit,
- 21:45vous avez eu votre diplôme,
- 21:47obtenu votre diplôme,
- 21:48donc il faut préparer l'apprentissage.
- 21:50Comment utiliser votre talent pour créer une marque ?
- 21:55Par exemple,
- 21:59pour avoir une présence en ligne,
- 22:00pour développer votre gamme de produits de A à Z,
- 22:06comment aujourd'hui professionnaliser votre travail ?
- 22:09Comment être des personnes rigoureuses ?
- 22:12Donc ça,
- 22:13c'est...
- 22:13pour les jeunes stylistes.
- 22:14Après,
- 22:14il y a la partie où on va aussi former des stylistes qui sont déjà confirmés,
- 22:20par exemple,
- 22:21qui sont dans le secteur depuis dix ans,
- 22:23mais qui aussi ont besoin d'avoir un certain savoir pour vraiment professionnaliser leur savoir,
- 22:33pour s'organiser,
- 22:34et aussi qui n'ont pas les clés pour le marketing digital,
- 22:38comment réussir dans le monde du digital.
- 22:41Donc,
- 22:41il y a aussi les payeurs.
- 22:43par exemple des couturiers,
- 22:44on va dire,
- 22:46ça c'est plus pour la Côte d'Ivoire.
- 22:49En Côte d'Ivoire,
- 22:50on a beaucoup de taillères de couturiers,
- 22:52par exemple les couturiers du quartier,
- 22:54qui vont aujourd'hui faire leur chiffre d'affaires.
- 22:57De toute façon,
- 22:58ils le font parce qu'ils sont des couturiers du quartier et autres.
- 23:02Mais on peut aussi leur apporter la tête de « Ok,
- 23:04regardez,
- 23:05vous pouvez vendre vos produits en ligne,
- 23:08c'est-à-dire sur Facebook,
- 23:09notamment,
- 23:10parce que ce sont des personnes qui sont vraiment présentes sur Facebook.
- 23:13sur Facebook,
- 23:13vous pouvez les vendre.
- 23:14Des fois,
- 23:15sur TikTok au Sénégal,
- 23:16on a ce phénomène de faire des lives,
- 23:18par exemple TikTok,
- 23:19pour vendre des produits.
- 23:21Ce sont des choses qu'on ne va pas négliger,
- 23:23par exemple.
- 23:24Chacun à son niveau.
- 23:26Il y aura des personnes qui ne sauront pas comment utiliser Instagram.
- 23:28D'autres vont savoir utiliser que Facebook.
- 23:31D'autres vont être que sur TikTok.
- 23:33Parce qu'il y a aussi le labellage de langage,
- 23:36par exemple,
- 23:37de langue,
- 23:38pardon.
- 23:38Donc,
- 23:38du coup...
- 23:39il y aura des personnes qui ne sauront pas utiliser prendre leur téléphone aller sur
- 23:45Facebook mettre les prix,
- 23:46ce qu'ils peuvent faire c'est faire des lives par exemple sur TikTok donc il faut s'adapter en fait à chacun à son niveau donc c'est sur ça que je travaille avec Anansé donc là à date j'ai eu à former entre 400 et 450 stylistes et couturiers entre
- 24:072022
- 24:102023,
- 24:11pardon,
- 24:11à maintenant.
- 24:11Très bien,
- 24:11super impressionnant.
- 24:12En tout cas,
- 24:13comment tu as pris en main tous les enjeux et les problématiques que peuvent rencontrer les marques ?
- 24:20Et je dirais,
- 24:20ce n'est pas que les marques africaines.
- 24:21En fait,
- 24:22les marques aujourd'hui,
- 24:23pour percer sur le digital,
- 24:24ça devient un véritable enjeu.
- 24:26Et ce qui est intéressant,
- 24:27c'est de voir comment les marques africaines ne sont pas en retard par rapport à des marques occidentales,
- 24:31voire même au contraire.
- 24:33Et c'est intéressant de voir comment,
- 24:34toi,
- 24:35depuis plus de cinq ans,
- 24:36tu es sur ces sujets-là.
- 24:40toi aujourd'hui je pense que tu connais bien des marques au Sénégal à Abidjan et dans différents pays d'Afrique est-ce que tu peux nous parler de tes coups de coeur alors on fera un moment exprès pour Sistah en Afrique donc je t'invite à ne pas mettre Sistah en Afrique dans la liste sinon ce sera faux donc
- 25:01il y aura un moment exprès tu pourras en parler donc Sistah en Afrique est-ce que
- 25:08Tu vois tes coups de cœur,
- 25:09les marques dont tu peux nous parler,
- 25:11qui,
- 25:11à la fois en communication et à la fois,
- 25:14je dirais,
- 25:15en savoir-faire,
- 25:16il y a quelque chose d'intéressant.
- 25:19Franchement,
- 25:20les marques coup de cœur que j'ai eues,
- 25:21ce sont les marques qui ont d'ailleurs travaillé sur mes robes de mariée.
- 25:28Mais sincèrement,
- 25:29parce que je vais prendre l'exemple de Romzy Studio.
- 25:31Donc,
- 25:32Romzy,
- 25:32c'est un chêne.
- 25:34Il y a Romzy et Yann,
- 25:35tu veux dire.
- 25:37Donc,
- 25:37il y a Roméo et Yann qui sont à la tête de la maison Romzy Studio.
- 25:43Donc,
- 25:43quand je vois Romzy,
- 25:44c'est ses débuts.
- 25:47Cette marque-là,
- 25:47en fait,
- 25:48c'était vraiment...
- 25:50Elle a pris le temps de travailler son storytelling,
- 25:53de travailler son branding.
- 25:54Pourquoi ?
- 25:55Parce que c'est vrai qu'au début,
- 25:58beaucoup de personnes ne connaissaient pas vraiment Romzy.
- 26:00Nous,
- 26:00au Sénégal,
- 26:00on connaissait Romzy parce qu'il était cool,
- 26:03il faisait des vêtements vraiment cool,
- 26:04des pièces uniques et autres.
- 26:06Mais c'est la marque dont j'attendais vraiment qu'elle,
- 26:10comme on dit en anglais,
- 26:11qu'elle « blow up » .
- 26:12Et c'est arrivé en ce moment parce qu'on a vu la marque sur le tapis rouge de Cannes et autres.
- 26:18Et au début de Ramzi,
- 26:21c'était vraiment une marque vraiment locale,
- 26:24qui prenait son temps dans les recherches et autres.
- 26:27Et aujourd'hui,
- 26:29ce qui s'est passé,
- 26:29c'est que tu portes ton vêtement,
- 26:31tu vois le vêtement en cercle de Ramzi.
- 26:34Et ça,
- 26:34c'est très rare,
- 26:35en fait.
- 26:36C'est-à-dire,
- 26:36c'est comme quelqu'un qui a porté du Louis Vuitton ou bien du Chanel ou du Balmain,
- 26:42on va dire.
- 26:43Ah,
- 26:43ça,
- 26:43c'est du Balmain.
- 26:45C'est incroyable qu'aujourd'hui,
- 26:47avec les marques africaines,
- 26:48on puisse se dire,
- 26:49quand quelqu'un porte un vêtement,
- 26:51ça,
- 26:51c'est du
- 26:52Ronzi. Bon,
- 26:53moi,
- 26:53j'essaie de reconnaître.
- 26:54Ça,
- 26:54c'est du Ronzi.
- 26:55Ça,
- 26:55c'est du Yen Amanda.
- 26:56Ça,
- 26:57c'est du Sofatu.
- 26:58ça c'est le parfait Ikuba,
- 26:59ça c'est le
- 27:00Ibrahim Fernandez parce que ces marques-là en fait on suit vraiment travailler leur branding on suit travailler leur présence même pas digitale en fait mais dès qu'on voit par exemple un sofatu,
- 27:11on sait que ça c'est le sofatu parce qu'il y a des codes qui ne trahissent pas mes marques coupent bien en ce moment en 2025,
- 27:18on a Jena Manda par exemple qui est une marque avec qui j'ai travaillé en 2022 ou 2023,
- 27:26je ne me rappelle plus Merci.
- 27:28parce qu'en fait,
- 27:29si tu veux,
- 27:29bon,
- 27:30je vais m'éparpiller un peu.
- 27:31J'ai sur ma plateforme Queen Serrere,
- 27:35donc chaque décembre,
- 27:36ce que je fais,
- 27:37c'est que tout le mois de décembre,
- 27:39c'est consacré uniquement aux marques africaines.
- 27:42Ça s'appelle le Queen Mask.
- 27:43C'est comme le Christmas,
- 27:45mais j'ai mis le Queen Mask,
- 27:46Queen Mask et
- 27:48Christmas, que j'ai combiné.
- 27:50C'est uniquement dédié aux marques africaines.
- 27:52Et là,
- 27:53je répertorierai en fait toutes les marques coup de cœur de cette année.
- 27:57que je connais,
- 27:58que j'ai eu à porter.
- 28:00Donc du coup,
- 28:03j'ai une Amanda aujourd'hui qu'on a vue au Met Gala,
- 28:06qui a habillé une mannequin sénégalaise au Met Gala,
- 28:10par exemple.
- 28:11Et c'est aussi incroyable,
- 28:16c'est une marque qu'on voit naître.
- 28:18Et trois ou quatre ans après,
- 28:20on voit que le public est en train de s'approprier cette marque-là.
- 28:25Franchement,
- 28:25au Sénégal,
- 28:26je veux dire,
- 28:27aussi il y a Parfait Ikuba,
- 28:29Parfait Ikuba qui a fêté ses 10 ans récemment,
- 28:32qui est vraiment la marque que les mariés portent au Sénégal.
- 28:37Moi,
- 28:37je veux dire,
- 28:37c'est la marque des mariés,
- 28:39c'est la marque des grands événements,
- 28:43on va dire,
- 28:43et ce sont des personnes,
- 28:44peut-être que les gens ne connaissent pas vraiment,
- 28:47des personnes de nombre,
- 28:48mais qui font,
- 28:49qui abattent un travail extraordinaire.
- 28:50C'est-à-dire,
- 28:51ce sont des personnes qui ne se reposent pas,
- 28:54qui créent des créateurs,
- 28:55des créatifs qu'on ne voit pas souvent mais parce qu'ils sont tellement débordés et après les marques de marquiserie il y a Maraz que j'adore énormément qui fait un très très beau travail j'adore les produits de Maraz j'adore le storytelling j'adore
- 29:18comment ils ont su vraiment valoriser les...
- 29:23les pièces de tous les jours,
- 29:25les chaussures de tous les jours,
- 29:27pour faire en sorte que ces pièces-là aient de la valeur.
- 29:31Comme par exemple les padames.
- 29:32Aujourd'hui,
- 29:32on savait que les agriculteurs peuvent porter les padames,
- 29:38mais comment Marat a su revaloriser ce produit-là pour en faire un produit international,
- 29:44je pense que c'est incroyable.
- 29:47Du coup,
- 29:48on a aussi la marque Yellow.
- 29:51Yellow SN qui est une marque très jeune de maroquinerie qui fait du très très bon cuir,
- 29:59de très bons produits.
- 30:01On a aussi la marque Minawa,
- 30:03la marque Ninayaya,
- 30:04Ninayaya qui fait dans le luxe.
- 30:07Et c'est ce qui nous manque un peu,
- 30:09je pense,
- 30:09en Afrique,
- 30:10c'est des marques qui osent faire le luxe et qui se positionnent en tant que marque de luxe et marque haut de gamme et voilà,
- 30:16qui ne lâchent pas.
- 30:17Parce que c'est vraiment des fois compliqué de dire,
- 30:19ok,
- 30:19je suis une marque africaine et je fais du luxe.
- 30:22surtout quand on voit un peu l'environnement dans lequel on évolue.
- 30:28Ce n'est pas vraiment évident dans les pays où on évolue,
- 30:32le pouvoir d'achat est haut.
- 30:34Donc voilà,
- 30:35c'est vraiment courageux que des marques comme l'INEEA puissent évoluer dans un positionnement haut de gain et luxe.
- 30:43Donc en Côte d'Ivoire,
- 30:45on a des marques comme
- 30:47Ibrahim Fernandez,
- 30:49de
- 30:50Justin
- 30:50beaucoup,
- 30:51qui est aussi une référence en termes de robe au cas de ma robe de mariage.
- 30:56Je sais qu'il a fait ma robe de mariage de l'église personnellement,
- 31:02et une autre robe d'ailleurs,
- 31:03je l'ai connue je pense en 2022.
- 31:06Je l'ai rencontrée en 2022,
- 31:08qui est un jeune vraiment talentueux qui va aller,
- 31:12qui en ce moment même sera à l'affiche au Calgary Lafayette.
- 31:17aux côtés de
- 31:18Cisur Africa,
- 31:19Nenéa,
- 31:20Adam à Paris.
- 31:23Et en Côte d'Ivoire,
- 31:25on a aussi
- 31:26Pélébé.
- 31:27Pélébé aussi,
- 31:28qui est un jeune,
- 31:30une marque timide,
- 31:31mais une marque que j'aime beaucoup,
- 31:33qui fait vraiment des pièces vraiment rares et qui épouse les formes de la femme africaine.
- 31:46Alors,
- 31:47on a aussi Bine
- 31:48Le Noir,
- 31:49qui est une marque vraiment de tous les jours.
- 31:52Moi,
- 31:52je pense que c'est ma marque de cœur,
- 31:54parce que j'ai connu cette marque-là en 2021,
- 31:57si je ne me trompe.
- 31:57Je pense que c'est l'une des premières marques que j'ai connues en Côte d'Ivoire,
- 32:01qui est une marque vraiment de tous les jours,
- 32:04une marque simple,
- 32:05mais qui vraiment que les Abidjanais aiment beaucoup,
- 32:11beaucoup,
- 32:11beaucoup.
- 32:15On a également bon
- 32:16Pile Noir,
- 32:17Mugobuncha,
- 32:18on a
- 32:21Côte d'Ivoire aussi.
- 32:23Je vais y revenir.
- 32:24On va aller au Bénin.
- 32:26Au Bénin,
- 32:27on a la marque Tite.
- 32:28La marque Tite que j'aime beaucoup,
- 32:30beaucoup,
- 32:30beaucoup.
- 32:31C'est une marque qui travaille les courriers,
- 32:33qui travaille les accessoires.
- 32:35C'est une marque vraiment très,
- 32:36très simple avec qui j'ai aimé travailler.
- 32:39Je pense que j'ai travaillé avec cette marque-là en 2013.
- 32:50une marque très culturelle.
- 32:52En fait,
- 32:52le Bénin,
- 32:53quand je regarde la mode au Bénin,
- 32:56le Bénin,
- 32:56ce sont des marques qui travaillent,
- 33:00qui aiment inclure la culture,
- 33:02en fait.
- 33:02Je veux dire que la mode béninoise est très culturelle.
- 33:05Dans toutes les marques avec qui j'ai travaillé,
- 33:07que j'ai rencontré là-bas,
- 33:08ce sont des marques vraiment qui puissent leur savoir,
- 33:11qui puissent leur inspiration dans la culture.
- 33:13C'est ça que j'ai aimé au Bénin.
- 33:15Du coup,
- 33:16on a aussi la marque Nadochka Style pour Bénin,
- 33:21qui est une marque coup de cœur.
- 33:22En fait,
- 33:23c'est la marque chez qui tout le monde peut s'habiller.
- 33:26C'est-à-dire,
- 33:28chez nous,
- 33:29par exemple,
- 33:29je vais prendre mon exemple,
- 33:31on est sept soeurs,
- 33:32on a différents styles,
- 33:33mais je pense que nous,
- 33:35les sept soeurs,
- 33:35on peut s'habiller chez Nadochka Style.
- 33:37C'est-à-dire,
- 33:38c'est celle qui est impressionnante,
- 33:39en fait,
- 33:40et tous les produits sont de qualité.
- 33:43Une autre marque coup de cœur,
- 33:44dernière marque coup de cœur.
- 33:45c'est Sia Ata,
- 33:47qui travaille aussi beaucoup le coton.
- 33:51Le coton béninois,
- 33:52des fois,
- 33:53c'est un peu compliqué,
- 33:55peut-être,
- 33:56à travailler,
- 33:57mais on en tire vraiment de très bons produits.
- 34:02J'espère que je n'en ai pas trop dit.
- 34:05Mais tu as une heure pour toi,
- 34:06donc tu n'en diras jamais trop dans le épisode.
- 34:10Je ne peux pas m'inviter à le dire.
- 34:18du coup moi je rajouterais dans les notes de l'épisode je listerais bien les noms de toutes les marques que tu as recommandées parce que ça permet toujours aux auditeurs de découvrir des marques,
- 34:30il y en a certaines que l'on connait d'autres que l'on connait moins et c'est toujours bien d'avoir le regard de quelqu'un qui est sur place qui voit les marques,
- 34:36qui voit les créateurs qui discutent avec eux,
- 34:38moi je le fais aussi de mon côté mais c'est à travers des voyages que j'ai pu faire par le passé,
- 34:42j'en ai pas forcément
- 34:43on fait là récemment,
- 34:44donc c'est toujours bien d'avoir un update de ce qu'il peut y avoir de nouveau et surtout,
- 34:48ce qui est intéressant,
- 34:49c'est de voir comment les marques évoluent rapidement,
- 34:51c'était intéressant,
- 34:51le fait que tu parles de Romzy Studio notamment,
- 34:53moi aussi c'est une marque que je connais,
- 34:54que j'ai pu suivre depuis les débuts,
- 34:56de voir en 4-5 ans l'évolution et de se dire c'est incroyable de voir comment on construit les fondations d'une marque petit à petit,
- 35:04au fur et à mesure et de voir le succès qu'il y a derrière.
- 35:10Maintenant,
- 35:11on va venir au moment où on va parler,
- 35:12tu en as parlé un petit peu,
- 35:13du pop-up avec les Galeries Lafayette et notamment de la participation de Sisters of Africa à ce pop-up.
- 35:21Donc,
- 35:22du côté d'Africa Fashion Tour,
- 35:24en fait,
- 35:24j'ai partagé pas mal d'articles pour préparer,
- 35:27pour partager,
- 35:27pour promouvoir,
- 35:28en fait,
- 35:29ce pop-up qui aura lieu à partir du 18 juin et pendant trois semaines.
- 35:34Et donc,
- 35:35l'idée,
- 35:35c'est que tu nous parles un petit peu de la marque Histoire d'Africa,
- 35:40et puis de cette participation à ce pop-up.
- 35:43Est-ce que...
- 35:44Ça signifie un petit peu comme symbole pour Sisters of Afrika de s'installer pendant trois semaines au Galerie Lafayette,
- 35:50sachant que chaque année,
- 35:52il y a un pop-up à Paris de Sisters of Afrika.
- 35:55Donc,
- 35:56vous êtes familière,
- 35:57enfin,
- 35:57la manière familière d'organiser ce genre d'événement.
- 36:00Mais là,
- 36:00l'idée,
- 36:01c'est de pouvoir le faire dans un lieu prestigieux comme les Galeries Lafayette.
- 36:06Oui,
- 36:06et c'est vrai que quand on avait annoncé que cette année,
- 36:11il n'y aurait pas de vente physique à Paris,
- 36:15qu'il y aurait une vente privée,
- 36:17les clients ne savaient pas ce qui se préparait,
- 36:19donc ils n'avaient pas un peu trop compris.
- 36:22Et je dis ça,
- 36:23mais je dis,
- 36:24la vente privée physique,
- 36:27c'est le rendez-vous des Parisiens,
- 36:28en fait.
- 36:29Il y en a qui quittent d'autres villes pour venir juste exprès pour ça.
- 36:33Je pense qu'elles seront un peu frustrées,
- 36:35mais elles sont après un peu contentes si elles suivent l'évolution de la marque,
- 36:39de savoir que la marque est en train de...
- 36:41d'être
- 36:42d'aller vers les galeries Lafayette et que c'est aussi un grand événement pour la marque et que ça va être un peu compréhensif.
- 36:49C'est vrai que c'était un peu frustrant,
- 36:52mais quand les clients ont vu que c'était pour préparer les galeries Lafayette et que la marque va y être pendant trois semaines,
- 36:59ça a changé la donne.
- 37:00Aujourd'hui,
- 37:00c'est vrai que c'est un grand pas pour une marque qui existe depuis 2012,
- 37:042013,
- 37:06de pouvoir se dire que la marque a commencé avec l'objectif de la marque.
- 37:11déjà de base,
- 37:12c'était de pouvoir moderniser un peu le prêt-à-porter africain.
- 37:16De se dire,
- 37:16ok,
- 37:17en Afrique,
- 37:17on va faire du prêt-à-porter et on va l'exporter à l'international.
- 37:20Ça ne va pas juste être aujourd'hui,
- 37:24par exemple,
- 37:24une marque qui va faire comme du sur-mesure parce que,
- 37:26comme on le sait,
- 37:27les marques africaines au début,
- 37:28c'était vraiment du sur-mesure.
- 37:33Tu prends ton tissu,
- 37:34tu ramènes chez le tailleur ou bien on fait des pièces uniquement quand on a des événements et autres.
- 37:40Mais ce qu'il manquait vraiment,
- 37:42ce sont des marques locales qui faisaient du prêt-à-porter.
- 37:45C'est-à-dire qu'elles sont des pièces qui sont déjà là,
- 37:47que vous pouvez venir acheter.
- 37:48Et comme les marques internationales,
- 37:50on va avoir par exemple des collections qui se renouvellent chaque mois,
- 37:56chaque deux mois,
- 37:57chaque trois mois.
- 37:58Donc ça va dépendre du rythme et aussi de la clientèle.
- 38:02Et quand on voit une marque qui a modernisé les prêts-à-porter africains,
- 38:07Aujourd'hui,
- 38:08se vendre au Galerie Lafayette,
- 38:10c'est que du bonheur en fait.
- 38:13Et je pense qu'on peut saluer l'évolution.
- 38:18Les clients aussi peuvent être fiers d'eux parce que c'est en partie grâce à eux que ça s'est fait.
- 38:23C'est vrai qu'il y a un travail en amont qui se fait,
- 38:26notamment avec Hélène Dabas,
- 38:30la fondatrice principale,
- 38:31qui a eu une vision au début et puis on l'a tous accompagnée chez nous.
- 38:36dans notre famille.
- 38:38Et aujourd'hui,
- 38:42c'est plus de dix ans de travail acharné qui sont en train de se concrétiser avec la présence de la marque au Galerie Lafayette.
- 38:48Merci d'avoir fait un petit peu l'historique de la marque parce que c'est important de revenir au début et d'expliquer à quel point Sister of Africa a été un précurseur sur le business model,
- 38:59le fait de proposer du prêt-à-porter et aussi le fait d'être sur un savoir-faire à
- 39:05comment dire,
- 39:05du tie-and-die notamment.
- 39:07Mais c'était l'une des savoir-faire de base utilisées par la marque.
- 39:11Et donc un savoir-faire typique fait made in Africa,
- 39:14made in Sénégal.
- 39:15Donc c'est important de repréciser ça.
- 39:18Et j'imagine effectivement que les acheteuses de la marque,
- 39:24maintenant qu'elles savent que ça va être un pop-up,
- 39:26non pas de deux ou trois jours,
- 39:27mais de trois semaines au Galerie Lafayette,
- 39:29elles vont être complètement satisfaites,
- 39:31même si elles ont eu quelques jours de frustration.
- 39:33Oui,
- 39:34et c'est vraiment le risque qui a été pris,
- 39:36c'est-à-dire,
- 39:37parce qu'en fait,
- 39:39de base,
- 39:40quand on a une communauté,
- 39:41on veut vraiment que cette communauté-là soit fidèle à nous,
- 39:44mais aussi qu'on soit fidèle à cette communauté-là,
- 39:45à ces clients-là.
- 39:47Donc,
- 39:47du coup,
- 39:49c'était un risque de se dire,
- 39:50OK,
- 39:50on va annuler,
- 39:53parce que,
- 39:53bon,
- 39:53il y en a,
- 39:54c'est pas un problème de venir à la vente privée après,
- 39:56d'aller aux trois semaines de pop-up,
- 39:57de galérer la fête.
- 39:59mais c'est d'y au cas où cette année on vous fera pas cette
- 40:02événement qui était notre rendez-vous,
- 40:04mais de se concentrer sur les galeries Lafayette.
- 40:06Et il y a aussi un travail en amont qui se fait en termes de communication derrière,
- 40:10c'est-à-dire préparer déjà,
- 40:13faire déjà un teasing de ce qui est en train de...
- 40:16Après,
- 40:17c'est une marque qui n'a jamais été vraiment...
- 40:20Elle n'a jamais vraiment caché ce qui se passait derrière les coulisses à ses clients.
- 40:28Je pense que c'est comme ça qu'elle a su bâtir une communauté.
- 40:33Et du coup,
- 40:34les clients ont bien reçu la nouvelle,
- 40:37je veux dire.
- 40:39Sachant que la nouveauté cette année,
- 40:42c'est la vente privée,
- 40:44mais en ligne.
- 40:45Donc il y a une vente privée qui s'est passée du 2 au 10 juin.
- 40:49qui s'est terminée hier en ligne.
- 40:51Et on se disait que les clients n'auraient peut-être pas cette expérience-là de pouvoir toucher,
- 40:57essayer les produits.
- 40:59Parce qu'on n'avait pas encore annoncé la vente au Galeries Lafayette.
- 41:06Et très bizarrement,
- 41:08les clients ont bien reçu.
- 41:10La vente s'est très bien passée.
- 41:12La vente privée s'est très bien passée.
- 41:13Les jours se succédaient,
- 41:14les gens achetaient et autres.
- 41:17et je pense que c'est
- 41:18une relation de trust aussi que la marque a subi avec sa communauté.
- 41:23Et ça qui est très important,
- 41:24c'est-à-dire que quand on a un storytelling,
- 41:26quand on a construit sa communauté sur une base de trust,
- 41:31cette communauté-là qui se transforme en client vont te suivre pas dans tout et n'importe quoi,
- 41:38mais dans les actions,
- 41:41dans les grandes actions,
- 41:43on va dire.
- 41:43Oui,
- 41:44et puis je pense que c'est une célébration,
- 41:47on a envie de...
- 41:48Avec Sisters of Africa,
- 41:49on est fiers d'être parmi les premiers clients de la marque et de voir comment la marque évolue aujourd'hui.
- 41:56Ça fait plaisir.
- 41:57Je pense qu'on est plutôt dans une dynamique où on est heureux que la marque fasse partie de la sélection d'Adama Paris au sein du pop-up
- 42:10Africana ou des Galeries Lafayette.
- 42:12et du coup toi tu te sens
- 42:15Tu travailles du coup avec tes soeurs sur la partie communication de Sisters of Africa ?
- 42:22Oui,
- 42:23alors c'est mon agence digitale qui se charge de la communication digitale de la marque.
- 42:28Donc tout ce qui est
- 42:30Instagram, Facebook,
- 42:32affiches et autres,
- 42:34c'est mon agence qui s'en charge.
- 42:37Ok,
- 42:37très bien.
- 42:38Et tu dirais du coup,
- 42:40toi en termes…
- 42:41En termes d'images,
- 42:42en termes de contenu,
- 42:44c'est quoi la force de ces Sisters of Afrika ?
- 42:48On va dire que c'est déjà la qualité du contenu et le fait de pouvoir aujourd'hui transmettre des émotions dans
- 43:04chaque shooting,
- 43:06photo et autre.
- 43:07parce que ce qui se passe,
- 43:08c'est qu'aujourd'hui,
- 43:09chaque...
- 43:11Post,
- 43:11par exemple,
- 43:12chaque shooting déjà,
- 43:13comment ça se fait ?
- 43:14On fait une D.A.,
- 43:15une direction artistique.
- 43:17On va aller sur telle,
- 43:18on a telle collection,
- 43:19la collection,
- 43:20on a tel tissu.
- 43:22Du coup,
- 43:22on va aller sur telle D.A.,
- 43:26c'est-à-dire on va faire ça dans tel endroit,
- 43:28on va prendre tel mannequin.
- 43:29Donc,
- 43:29c'est un choix,
- 43:30c'est un processus,
- 43:31c'est-à-dire on va prendre une liste de mannequins qu'on va choisir,
- 43:34on va faire une présélection,
- 43:35on va regarder,
- 43:36OK,
- 43:36celle-là,
- 43:37elle peut aller,
- 43:38par exemple,
- 43:38avec tel maillot de bain.
- 43:40telle robe et autres.
- 43:42On regarde la personnalité des mannequins et autres.
- 43:45L'endroit,
- 43:46on le choisit suivant le mood,
- 43:49les couleurs aussi,
- 43:50c'est très important.
- 43:51Et ce qu'on va faire transmettre,
- 43:54en fait,
- 43:55transcrire aujourd'hui à travers nos postes,
- 43:57c'est pas que on vend des vêtements,
- 43:59mais on vend un lifestyle aussi.
- 44:00Donc,
- 44:01ce qu'on veut,
- 44:01c'est qu'aujourd'hui,
- 44:03que tout le monde,
- 44:04que les gens puissent porter du Suisse Afrika partout,
- 44:06c'est-à-dire au bureau,
- 44:09au marché.
- 44:11au travail,
- 44:12au brunch,
- 44:15au cinéma,
- 44:16à un dîner.
- 44:17Donc,
- 44:17du coup,
- 44:17on a toutes les pièces pour chaque événement.
- 44:21Donc,
- 44:21du coup,
- 44:21il faudra qu'on puisse retranscrire ça,
- 44:23en fait,
- 44:24nous aussi,
- 44:24dans la communication.
- 44:26On va faire un shooting photo dans un bureau.
- 44:30On va faire un shooting photo dans une piscine parce qu'on a des maillots de bain.
- 44:34On va faire sur une plage.
- 44:35On va faire des shooting photos dans un appartement,
- 44:38au studio.
- 44:39Parce qu'on a un site web aussi,
- 44:41il faudra que les sites web,
- 44:43en e-commerce,
- 44:46les guidelines,
- 44:47ce n'est pas les mêmes choses que,
- 44:49par exemple,
- 44:50quand on shoot en extérieur.
- 44:52On a toujours une DA,
- 44:54on shoot en extérieur,
- 44:55on shoot en intérieur.
- 44:56Intérieur,
- 44:57on a une DA,
- 44:58OK.
- 44:59Derrière,
- 44:59on va avoir un background blanc pour certains produits ou bien un background beige pour certains produits.
- 45:04Après,
- 45:04ce qui aide,
- 45:05c'est que,
- 45:05comme je fais des shootings e-commerce,
- 45:07par exemple,
- 45:07avec Annonce Africa,
- 45:09Donc,
- 45:09je sais déjà comment on shoot du commerce.
- 45:11Et comme je fais aussi du lifestyle avec mon blog,
- 45:18donc je sais comment on shoot les endroits où on peut shooter,
- 45:20par exemple à Dakar.
- 45:23pour chuter en extérieur.
- 45:25Aujourd'hui,
- 45:25quand on regarde les photos,
- 45:26on va par exemple voir des mannequins,
- 45:28des modèles qui vont être dans Dakar,
- 45:32dans la rue,
- 45:32on va voir des mannequins qui vont être en studio,
- 45:35des mannequins qui vont être,
- 45:39qui vont être par exemple dans un appartement.
- 45:42C'est ça que je pense qui a fait la force de la marque,
- 45:44c'est que dès le début,
- 45:45on n'a pas négligé cet aspect de faire du bon contenu.
- 45:49C'est-à-dire,
- 45:50depuis moi,
- 45:50je me rappelle quand j'avais
- 45:5318 ans,
- 45:5417 ans,
- 45:54c'est moi qui posais pour l'Anne-Marc.
- 45:57Parce que le budget faisait défaut,
- 45:59donc du coup,
- 45:59et ma sœur,
- 46:00elle a toujours voulu faire un shooting.
- 46:02Toujours,
- 46:02toujours.
- 46:02Donc dès qu'elle a commencé à l'Anne-Marc,
- 46:04elle voulait faire un shooting.
- 46:05Je me rappelle,
- 46:06c'est mon papa qui me disait,
- 46:06va prendre les photos,
- 46:08pardon.
- 46:09Donc du coup,
- 46:10elle prenait son téléphone,
- 46:11elle nous prenait les photos et on était sur les réseaux et autres.
- 46:14Quand on était en France,
- 46:14c'était la même chose.
- 46:15C'était ma petite sœur et moi qui faisaient,
- 46:18c'est nous qui étions les modèles sur les réseaux.
- 46:21Après,
- 46:22c'est nous aussi,
- 46:22on aide un peu à la communication et autres.
- 46:24Et c'est comme ça,
- 46:25au fur et à mesure,
- 46:25que tout le monde s'est impliqué.
- 46:26Mais on a toujours tenu à faire vraiment du bon contenu.
- 46:29C'est-à-dire,
- 46:30ça a toujours été l'idéal de la marque.
- 46:32Faire du bon contenu,
- 46:33montrer ce que nous faisons de mieux.
- 46:36Et là,
- 46:36le storytelling,
- 46:37la force aussi de la marque,
- 46:39c'est le fait que c'est une des marques qui,
- 46:42aujourd'hui,
- 46:42vous n'allez pas voir les prints de
- 46:46SOA, par exemple,
- 46:47chez les autres marques.
- 46:48Après ça,
- 46:48c'est aussi...
- 46:50travaille en réponse à beaucoup de plagiat,
- 46:54par exemple.
- 46:56À un moment,
- 46:56je sais que quand
- 46:59Hélène a commencé à travailler sur le tie-and-dye,
- 47:01en 2017,
- 47:03elle a commencé.
- 47:06À un moment,
- 47:06il y a Beyoncé,
- 47:07par exemple,
- 47:07qui a porté une des tenues,
- 47:09une de ses tenues en tie-and-dye,
- 47:10la robe Flora,
- 47:10en 2019.
- 47:13Malheureusement,
- 47:14c'est qu'elle s'en suit quand une célébrité comme ça porte Merci.
- 47:19tes créations,
- 47:20c'est que déjà,
- 47:21il va y avoir un flux de personnes qui vont venir acheter.
- 47:26Donc,
- 47:26malheureusement,
- 47:28si on ne maîtrise pas sa chaîne de valeur,
- 47:30la marque va sombrer et aussi,
- 47:32il y aura toujours forcément du plage.
- 47:34Parce que beaucoup de personnes vont connaître la marque,
- 47:37voir la marque.
- 47:38Et comme au Sénégal,
- 47:39le tie-and-die,
- 47:40c'est vraiment accessible.
- 47:40Donc,
- 47:41ce qui se passe ici,
- 47:42c'est que les gens copient beaucoup les pièces.
- 47:47Et aussi les prints,
- 47:49sachant que de base,
- 47:51elle fait ses propres prints,
- 47:52elle part avec les teinturières,
- 47:55elle fait ses propres teintures et autres.
- 47:57Mais c'est que ça passait bon.
- 47:59À un moment,
- 48:00elle a retrouvé ses matières premières,
- 48:04ses tissus dans le marché.
- 48:06Donc,
- 48:06ce qui s'est passé,
- 48:07au lieu de se concentrer sur ce phénomène de « ok,
- 48:09on m'a plagiée » ,
- 48:11entre guillemets,
- 48:11de plagiée,
- 48:12c'est vrai que ça fait un coup au chiffre d'affaires de la marque.
- 48:17de la marque en question,
- 48:18mais comme je dis,
- 48:19fidéliser la clientèle,
- 48:20avoir une communauté,
- 48:21c'est important.
- 48:22Ce qui s'est passé,
- 48:23c'est que la marque s'est concentrée sur créer ses propres prints,
- 48:27c'est-à-dire faire un reprinting.
- 48:30OK,
- 48:31on est connu pour faire du tie-and-die,
- 48:32on est connu pour ça,
- 48:33ça,
- 48:33ça,
- 48:34mais comment on va faire pour se démarquer,
- 48:36parce que la concurrence,
- 48:37elle est toujours là.
- 48:38Et c'est ce que je dis,
- 48:39par exemple,
- 48:39aux marques avec qui je me compte.
- 48:41Ah,
- 48:41moi,
- 48:41on m'a plâché,
- 48:43je ne sais plus quoi faire et autres.
- 48:44Le plâchage,
- 48:44c'est toujours là.
- 48:46C'est comme on plageait
- 48:47Louis Vuitton,
- 48:48comme on plageait Chanel,
- 48:49comme on plageait les grandes marques
- 48:51Hermès et autres.
- 48:52Donc le plageur sera toujours là.
- 48:54Le nerf de la guerre,
- 48:55c'est comment vous allez faire pour vous démarquer.
- 48:57Il faut toujours avoir un coup d'avance sur les personnes qui veulent plager parce qu'ils seront touchés.
- 49:01Après,
- 49:01c'est une forme de...
- 49:03Ça flatte en fait que les gens vont plager,
- 49:05même si ça donne un coup au chiffre d'affaires.
- 49:10La marque aujourd'hui s'est concentrée sur créer sa propre...
- 49:15ses propres prints,
- 49:16ses propres tissus,
- 49:17ce qui fait qu'aujourd'hui on peut dire,
- 49:19aisément dire que les tissus-là de Seasons of Africa,
- 49:22on peut les retrouver nulle part chez d'autres marques.
- 49:25En tout cas,
- 49:29une certaine catégorie de tissus,
- 49:32le taïndai peut-être,
- 49:33certains prints,
- 49:34on peut les retrouver sur le marché,
- 49:36mais il y a une certaine catégorie de tissus que depuis 2023,
- 49:41par exemple,
- 49:41qu'on ne retrouve vraiment,
- 49:42qu'on ne peut plus retrouver sur le marché.
- 49:44Merci,
- 49:45c'est important de faire cette précision sur effectivement le gros coup de publicité qu'il y a pu avoir avec le fait que la marque a été portée par l'immense célébrité Beyoncé,
- 49:57mais de parler des répercussions qui sont à la fois positives,
- 49:59mais il y a comme un revers de la médaille,
- 50:02on est victime de son succès et la contrefaçon,
- 50:08c'est ce qui arrive au meilleur.
- 50:09donc on ne peut pas...
- 50:10C'est vraiment comme si c'était...
- 50:13le recto et le verso d'un billet.
- 50:17C'est un peu obligatoire quand tu arrives à un certain niveau de succès et vous avez trouvé le meilleur moyen de lutter contre le fléau de la contrefaçon.
- 50:29C'est de continuer à créer,
- 50:31à rester créatif et à travailler votre identité et à travailler aussi la communication avec votre communauté pour que la communauté ait envie de vous.
- 50:39d'avoir du Sister of Africa et qu'elle n'ait pas envie d'acheter la contrefaçon.
- 50:43Exactement,
- 50:44parce que c'est vrai que quand il y a eu ces produits qu'on retrouvait un peu partout,
- 50:50le plagiat,
- 50:52c'était de ce que je...
- 50:54Quand on a analysé,
- 50:56ce que je disais à ma famille,
- 50:58à mes soeurs,
- 50:59c'était qu'aujourd'hui,
- 51:02entre guillemets,
- 51:02les personnes qui vous plagient ne sont pas vos concurrents.
- 51:05Et s'ils ne sont pas vos concurrents,
- 51:08c'est vrai qu'ils sont des marques qui vont peut-être cibler vos clients et autres,
- 51:14mais les clients connaissent,
- 51:17savent la qualité de Sisters of Africa.
- 51:20Les clients connaissent le travail acharné qu'il y a derrière chaque pièce.
- 51:25vous les rencontrez,
- 51:27elles vous connaissent elles viennent à la boutique elles touchent les vêtements donc c'est vrai qu'il y aura toujours
- 51:34des personnes qui vont aller vers le concurrent.
- 51:38Toujours déjà,
- 51:39des fois pour tester,
- 51:40pour voir,
- 51:40OK,
- 51:41si ce Africa vend ceci à 75 000 et que eux,
- 51:45ils vendent à 10 000,
- 51:4615 000,
- 51:46je vais aller voir.
- 51:47Peut-être que,
- 51:48je ne sais pas.
- 51:49Mais la plupart des clients qui l'ont fait,
- 51:52l'ont fait,
- 51:53ils sont revenus.
- 51:53En plus,
- 51:54elles le disent.
- 51:55Ah,
- 51:55j'ai testé cette marque,
- 51:56mais excusez-moi le terme,
- 51:58mais c'était de la haine.
- 52:02Ce n'est pas de la bonne.
- 52:03qualité.
- 52:04Du coup,
- 52:05elles reviennent et elles le disent.
- 52:07Du coup,
- 52:08c'est ça en fait,
- 52:10le fait de se concentrer vraiment sur son branding,
- 52:15sur son image de marque,
- 52:16sur vraiment prendre parce qu'aujourd'hui,
- 52:19on peut se dire,
- 52:19ok,
- 52:21quand on est une marque établie,
- 52:23il ne faut pas se dire,
- 52:24ok,
- 52:24nous,
- 52:24on est une marque établie et puis voilà quoi,
- 52:26les gens nous connaissent,
- 52:27on a notre clientèle,
- 52:29on n'a besoin de rien faire.
- 52:30Non,
- 52:30c'est comme quand on voit des marques
- 52:33comme aujourd'hui,
- 52:34on va dire Coca-Cola,
- 52:36Pepsi et autres,
- 52:38McDonald's,
- 52:42le marketing,
- 52:43c'est tous les jours.
- 52:45Le marketing,
- 52:46ça ne s'arrête pas.
- 52:47Donc,
- 52:48il faut toujours créer,
- 52:50surprendre,
- 52:51faire du rebranding.
- 52:51Des fois,
- 52:52ça passe.
- 52:52Des fois,
- 52:53c'est vrai que ça casse et c'est là qu'on se dit,
- 52:55OK,
- 52:55on va reprendre ceci,
- 52:56on va reprendre cela.
- 52:57Et surtout,
- 52:58en tant que marque,
- 52:59il y a
- 53:00On arrive à un certain moment,
- 53:01on s'est dit,
- 53:01OK,
- 53:01on va passer au nouveau supérieur.
- 53:03Donc aujourd'hui,
- 53:04toutes les marques qui vous copient,
- 53:06OK,
- 53:07ils vous copient,
- 53:07ils cassent les prix.
- 53:09Ils cassent les prix,
- 53:09pourquoi ?
- 53:10Parce que déjà,
- 53:11la qualité du coton,
- 53:12peut-être,
- 53:13vous n'avez pas les mêmes matières premières.
- 53:14Vous avez les mêmes couleurs de tissus,
- 53:16mais en termes de qualité,
- 53:18ce n'est pas la même chose.
- 53:19Parce que la matière première,
- 53:22le coton qu'ils utilisent,
- 53:23ce n'est pas le même coton qu'aujourd'hui la marque que SOA va utiliser.
- 53:28Right ?
- 53:29Et en plus de ça,
- 53:30il y a le fait qu'il faut analyser ces marques-là qui vous copient.
- 53:34Ils n'ont pas,
- 53:35par exemple,
- 53:35la plupart du temps,
- 53:36de boutique physique.
- 53:37Donc,
- 53:38elles vendent en ligne,
- 53:38elles ont peut-être moins de coûts.
- 53:40Elles n'ont pas de branding,
- 53:41c'est-à-dire,
- 53:42ce sont des marques qui aujourd'hui,
- 53:43par exemple,
- 53:44ne vont pas faire des sacs personnalisés,
- 53:46n'ont pas vraiment de logo très bien fait ou autre.
- 53:51Donc,
- 53:51ce sont des petits détails-là,
- 53:52en fait.
- 53:53Donc,
- 53:53vous,
- 53:54les coûts que vous allez supporter en tant que grande marque,
- 53:56ces marques-là ne le supportent pas.
- 53:58Pour l'instant,
- 54:01elles vont vous copier,
- 54:01mais jusqu'à quand ?
- 54:03Parce qu'il va y arriver un moment où ces marques-là,
- 54:05OK,
- 54:06on ne peut pas vivre de copie,
- 54:07de copie,
- 54:08de copie.
- 54:09À un moment,
- 54:09elles voudront aussi passer à un niveau supérieur.
- 54:12Parce qu'elles ont construit une base sur le fait de vendre moins cher,
- 54:17de copier et autres.
- 54:18Mais à un moment,
- 54:20bon,
- 54:21il faudra qu'elles se réinventent.
- 54:22Il faudra qu'elles puissent...
- 54:25qu'elles puissent aussi avoir une boutique,
- 54:27qu'elles puissent agrandir leurs marques.
- 54:28Et là,
- 54:29on va voir comment les dons vont changer.
- 54:30Donc,
- 54:30il ne faut pas faire ce focus-là sur ces marques-là.
- 54:33Il faut juste focus sur nous en tant que marque.
- 54:36Qu'est-ce qu'on peut réévaluer en interne ?
- 54:41Sur quoi est-ce qu'on peut vraiment...
- 54:43C'est quoi notre point fort et aller vers ça ?
- 54:45Et surtout,
- 54:46ne pas arrêter de communiquer,
- 54:47de faire le marketing.
- 54:49C'est une belle masterclass que tu nous offres là,
- 54:52de bien expliquer en fait quelles sont les étapes et quelles sont les exigences que doit avoir une marque pour rester dans la durée.
- 55:01Puisque la problématique que tu évoques,
- 55:03il y a des marques qui l'ont vécu avant Sisters of Africa,
- 55:07d'apporter quelque chose de nouveau et d'être copiées.
- 55:10Maintenant,
- 55:11les marques qui restent dans la durée,
- 55:13dans le temps et qui sont reconnues,
- 55:14ce sont les marques qui ont travaillé leur marketing,
- 55:16leur communication et qui ont toujours continué à innover,
- 55:19tout en maintenant une relation avec leur communauté extrêmement forte.
- 55:24Mais ce qu'on sent aussi,
- 55:26je dirais,
- 55:27dans Sisters of Africa,
- 55:29c'est que chacune arrive parmi les sœurs avec ses compétences pour faire qu'il y ait des piliers solides qui assurent le développement et la croissance de la marque.
- 55:41Il y a aussi les compétences,
- 55:43la tienne,
- 55:43celle d'Hélène,
- 55:44celle de Jeanne.
- 55:45et de tous ceux qui contribuent au développement de la marque qui font que c'est solide et que depuis 2012,
- 55:51la marque continue à progresser.
- 55:54Oui,
- 55:54et surtout,
- 55:56même en fait,
- 55:57c'est quand on fait des séances de brainstorming,
- 55:59c'est là qu'on se rend compte que bon,
- 56:01même moi,
- 56:01des fois,
- 56:04j'ai des blocages sur certains sujets et aussi,
- 56:07bon,
- 56:08il y a des choses,
- 56:09par exemple,
- 56:10comme Hélène,
- 56:11il y a des choses qu'elle peut prendre personnellement,
- 56:13comme quand on est
- 56:15Quand on est créatif,
- 56:16on est vraiment sensible à sa création.
- 56:18Donc,
- 56:19c'est qui est normal.
- 56:20Donc,
- 56:20nous,
- 56:20on est derrière,
- 56:21on lui dit,
- 56:21OK,
- 56:21il y a ci,
- 56:22il y a ça.
- 56:22C'est vrai que c'est un peu frustrant,
- 56:24mais il faut faire ci,
- 56:24il faut faire ça.
- 56:25Il y a ce côté aussi business,
- 56:27mais il y a ce côté aussi fraternel qui va faire qu'aujourd'hui,
- 56:31en tant que business owner,
- 56:34tu as ta marque et autres,
- 56:35tu travailles avec tes soeurs,
- 56:36mais c'est vrai qu'il y a ce côté réconfortant de se dire,
- 56:38OK,
- 56:39quand ça ne va pas,
- 56:40il y a ma soeur qui va avoir ce côté de me dire,
- 56:42OK,
- 56:42il y a ci,
- 56:43il y a ça.
- 56:44peut-être que tu devrais le prendre comme ça et autre.
- 56:46Ce qui n'est pas forcément le cas quand on travaille pas avec ses frères et soeurs.
- 56:50Elle,
- 56:50ce n'est pas toujours rose en tant que travailleur avec sa famille et autres.
- 56:55Et nous,
- 56:55heureusement,
- 56:56en fait,
- 56:56nous,
- 56:57on a cette particularité,
- 56:58cette particulière,
- 57:00désolée,
- 57:01particularité qui est arrivée à notre famille,
- 57:05à être vraiment soudée,
- 57:08en fait,
- 57:08de base,
- 57:09d'être même de travailler sur le côté business.
- 57:13et
- 57:13Et Jeanne,
- 57:14aujourd'hui,
- 57:14elle est experte dans tout ce qui est finance et aussi en e-commerce.
- 57:18Elle a fait beaucoup de formations.
- 57:20À la base,
- 57:21c'est une économe de formation,
- 57:23je pense.
- 57:24Donc,
- 57:24du coup,
- 57:25elle s'est chargée de tout ce qui est financier,
- 57:27l'aspect financier et autres.
- 57:29Elle se charge aussi du e-commerce.
- 57:32Donc,
- 57:32moi,
- 57:32j'ai une base de communication,
- 57:35de marketing,
- 57:35de digital.
- 57:37Et j'ai eu une autre sœur,
- 57:39par exemple,
- 57:40qui,
- 57:40elle,
- 57:41était manager.
- 57:42Il y a été longtemps manager de chez Parfois,
- 57:46la marque Parfois en France,
- 57:47et aussi récemment chez Kiko.
- 57:49Donc ici,
- 57:49on est beaucoup un management de personnel et de boutique,
- 57:54comment tenir une boutique,
- 57:55travailler avec les indicateurs de performance,
- 57:59les indices de vente,
- 58:00panier,
- 58:01autres.
- 58:01Donc tout ça,
- 58:02on arrive à chacun apporter notre savoir sur la marque.
- 58:05Ce qui fait qu'aujourd'hui aussi,
- 58:08ce qui fait la force de la marque,
- 58:10je pense,
- 58:10c'est qu'il fait défaut.
- 58:12chez beaucoup de marques,
- 58:14malheureusement,
- 58:15africaines,
- 58:16c'est la qualité du service client.
- 58:18C'est-à-dire,
- 58:19aujourd'hui,
- 58:21de mon expérience déjà,
- 58:23le service client,
- 58:25on va dire,
- 58:25au Sénégal,
- 58:26en tout cas,
- 58:26c'est inexistant,
- 58:28on va dire.
- 58:29Ça n'existe pas.
- 58:30Et c'est ce qui va faire beaucoup de différences.
- 58:33C'est-à-dire,
- 58:34on peut avoir des produits de qualité,
- 58:35on peut avoir une très bonne présence digitale,
- 58:37mais le service client aussi,
- 58:39c'est ça qui ne fait pas...
- 58:41qui fait perdre beaucoup de clients aux marques.
- 58:43Parce qu'il y a le boucher à oreilles aujourd'hui qui me dit « Ok,
- 58:46je suis partie chez cette marque,
- 58:48on m'a mal parlé,
- 58:49on m'a mal traité,
- 58:50il n'y avait pas de suivi,
- 58:51j'ai voulu faire un retour inexistant. »
- 58:54Ça,
- 58:54ça peut nous faire perdre beaucoup de clients,
- 58:56surtout en Afrique.
- 58:57Parce que le boucher à oreilles,
- 58:58ça marche beaucoup.
- 59:00Donc du coup,
- 59:00je pense que c'est ça aussi qui fait qu'aujourd'hui,
- 59:03on est une marque qui persiste parce qu'on travaille beaucoup sur le service client.
- 59:08C'est-à-dire que quand je vois comment un jeune,
- 59:11forme,
- 59:11même moi,
- 59:12mon agence,
- 59:13avec mon équipe,
- 59:14comment Jeanne prend son temps pour nous expliquer c'est comme ça qu'il faut parler au client.
- 59:18Déjà,
- 59:19bonjour,
- 59:19merci,
- 59:19au revoir,
- 59:20s'il vous plaît.
- 59:20Même quand un client est fâché,
- 59:22on a beaucoup de clients qui ont été fâchés,
- 59:23fâchés,
- 59:24fâchés.
- 59:25Mais c'est avec la rigueur,
- 59:27parler,
- 59:29expliquer,
- 59:29prendre le temps.
- 59:30Et aujourd'hui,
- 59:31Jeanne veille,
- 59:32par exemple,
- 59:32à ce qu'on ait une satisfaction clientèle de
- 59:36100%, c'est-à-dire des mêmes 1000%,
- 59:37en fait.
- 59:38Ce qui n'est pas possible
- 59:40et l'hiver en fait.
- 59:41et c'est très important.
- 59:42Très bien.
- 59:43Écoute,
- 59:45moi,
- 59:46ça faisait partie de mes objectifs de réussir à parler à l'une des sœurs de Cestor dans l'Africa pour la promotion du pop-up et pour parler de l'évolution de la marque.
- 59:55Puisque moi,
- 59:56j'avais déjà fait un article,
- 59:56mais ça datait maintenant de 4-5 ans.
- 59:58Donc,
- 59:58je suis la marque de loin et j'avais fait aussi un article l'année dernière pour le pop-up.
- 1:00:03Et donc,
- 1:00:03ça faisait partie de ma to-do liste de la semaine.
- 1:00:07mais quand j'ai programmé l'interview avec toi vraiment j'insiste là ça me fait un...
- 1:00:14non mais Dieu fait bien les choses en fait il faut pas chercher quand tu as écrit quelque chose en fait ça va se faire que tu comment dire d'une manière donc moi j'ai envie d'avoir d'en savoir plus d'en avoir su davantage sur ton profil à toi et sur ton approche de la création de contenu parce que ce qui est intéressant dans ce que tu partages c'est qu'il y a vraiment une approche business c'est
- 1:00:33pas juste je suis jolie je fais des belles photos c'est derrière il y a toute une stratégie pour aller accompagner les marques dans le développement de leur activité Merci.
- 1:00:41Et après,
- 1:00:41ce qui est intéressant aussi,
- 1:00:43c'est de savoir que tu as cette casquette quelque part de l'un des piliers aussi de ces stores d'Africa.
- 1:00:49Donc,
- 1:00:50dans les conseils que tu vas donner aux marques,
- 1:00:51tu as une crédibilité puisque toi,
- 1:00:54derrière,
- 1:00:55tu les appliques pour une marque.
- 1:00:56Et je trouvais ça intéressant que tu parles effectivement de toute la partie création de contenu avec cette vision lifestyle.
- 1:01:05Moi,
- 1:01:05pour être honnête avec toi,
- 1:01:07dans les cours que je donne et dans les conseils que je donne à certaines marques,
- 1:01:11qui sont basées ici en France et qui ne sont pas forcément des marques africaines.
- 1:01:16Je donne souvent des exemples de marques africaines en leur disant,
- 1:01:19quand tu dois travailler un shooting,
- 1:01:21regarde ce que fait.
- 1:01:22Et en général,
- 1:01:22je prends l'exemple,
- 1:01:23Ibrahim Fernandez,
- 1:01:24c'est sur Vos Africas.
- 1:01:25Je dis,
- 1:01:25voilà comment sont faits les shootings.
- 1:01:26Je vois qu'il y a l'œil e-commerce,
- 1:01:28mais en même temps,
- 1:01:29lifestyle.
- 1:01:30Et du coup,
- 1:01:30ça,
- 1:01:30c'est exactement ce que tu as expliqué.
- 1:01:32Et moi,
- 1:01:32à chaque fois,
- 1:01:33je me rends compte qu'il y a beaucoup de marques qui ne savent pas faire ça,
- 1:01:36en fait.
- 1:01:37Donc,
- 1:01:38Je suis contente de tout ce que tu as pu partager avec nous et j'espère qu'on aura l'occasion par la suite d'échanger pour en savoir plus sur ta manière de bosser et peut-être bosser ensemble pour certaines marques.
- 1:01:50Oui,
- 1:01:50bien sûr.
- 1:01:50On en parlera en direct.
- 1:01:52En tout cas,
- 1:01:53merci beaucoup pour ton temps,
- 1:01:54pour ta générosité dans le partage.
- 1:01:57Et puis,
- 1:01:58on va certainement se croiser à Paris au pop-up,
- 1:02:00non ?
- 1:02:00Ou tu ne viendras pas ?
- 1:02:01Non,
- 1:02:02là,
- 1:02:02je viens d'avoir un bébé.
- 1:02:04Ah,
- 1:02:04oui,
- 1:02:05oui.
- 1:02:06C'est bon.
- 1:02:06Et puis,
- 1:02:07c'est ma vie.
- 1:02:09Merci beaucoup.
- 1:02:10Elle a eu deux mois hier,
- 1:02:11donc du coup,
- 1:02:11c'est elle qui compte tout mon temps.
- 1:02:15Elle a raison.
- 1:02:16En plus,
- 1:02:16moi,
- 1:02:16je lui ai pris une heure de son temps à elle.
- 1:02:20Je remercie beaucoup de ton disponibilité pendant ces trois premiers mois du bébé,
- 1:02:25où en général,
- 1:02:25c'est quand même assez sport.
- 1:02:27Plein de santé,
- 1:02:29plein d'honneur à toi et à ta famille.
- 1:02:31Merci.
- 1:02:33À Dakar Voyeur.
- 1:02:36Merci beaucoup Ramataa,
- 1:02:38merci de m'avoir invitée.
- 1:02:40On se dit à très très bientôt.
- 1:02:40À bientôt.
- 1:02:43Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:02:45Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:02:52Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:02:54Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 1:02:58Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:03:02Je vous dis à très vite.
- 1:03:04en Afrique ou ailleurs.