Latest / Les Causeries Piano, Boulot, Dodo / ÉP. 12 Analyse de la Sonate en DO majeur KV 545 de Mozart (2025-04-24)
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- Caroline Gobeil: Salut les pianistes! Bienvenue à notre douzième causerie piano-boulot-dodo! Wow! C'est super! J'ai les ai comptés cette fois-ci. La dernière fois, je les avais pas comptés. Mais là, on est bien à la douzième. Donc ça fait trois mois, littéralement, que je fais ça. Ce qui était mon objectif de départ, donc ça c'est cool. J'ai atteint ça, je suis partie pour continuer, du mois jusqu'à l'été. Donc on... je pourrais toujours réajuster en septembre. Par contre, la semaine prochaine, je ne suis pas là. Donc, pause de causerie jeudi prochain, mais après, je serai de retour. Là, on va continuer nos rendez-vous du jeudi midi. Je commence avec les petites nouvelles. J'ai deux nouvelles aujourd'hui avant de commencer notre sujet. En fait, notre sujet, ça va être quand même intéressant. Une analyse de pièces. Je sais pas si vous faites ça de temps en temps. Assurément, dans mes formations, Je prends un instant au début de chaque pièce pour au moins écrire la forme, d'écrire s'il a des sections qui se répètent, parce que ça, fait sauver beaucoup beaucoup de temps dans nos pratiques. Fait que, assurément, je fais ça. Ici, la pièce qu'on va analyser, la sonate en DO majeur de mazor, là, c'est celle-là. j'm'agisne que vous la replacer, peut-être pas avec le KV545, mais on la reconnaît évidemment quand on entend la musique. Donc, cette pièce-là, je l'ai choisie pour en faire l'analyse parce que c'est typique à presque tout, ou en tout cas une grande majorité de mouvements, de premiers mouvements de sonate de l'époque classique. Elles ont toutes la même forme, ou presque. Donc ça va être quand même intéressant de parler de la forme sonate aujourd'hui avec cette pièce-là qu'on connaît bien. Donc à suivre! Ici, là, je fais une petite parenthèse pour parler de mes petites nouvelles piano-blododo. En fait, ma première nouvelle, c'est que suite au succès des groupes Focus, je suis très contente de comment ça s'est passé, les groupes Focus, là, à l'automne puis à l'hiver, et là, j'ai des idées. Ça me donne des idées, puis je vous en parle ce midi. vous me direz si c'est quelque chose qui peut vous intéresser. C'est pas... c'est juste sous la forme d'idée pour l'instant, mais quand même... Je me disais, peut-être qu'on pourrait faire un groupe focus qui est axé sur un ou deux niveaux en particulier. Fait que, par exemple, on aurait un groupe focus intermédiaire 1 et 2, et là, tous des pianistes qui sont dans ces niveaux-là, qui veulent travailler ces niveaux-là, ils ont accès à la plateforme de cours... ils ont accès à toute la technique, à toutes les pièces que j'ai, mais des fois tu la fais, l'option autonome, pis tu manques un peu d'objectifs précis. Ou tu sais, des fois, tu tout à fait de la motivation pour être bien régulier, régulière dans tes pratiques, ou des fois, même si on suit un programme, ça arrive qu'on se sent comme si on était bloqué au même palier depuis un moment. Même si on est bien motivé, pis qu'on pratique régulièrement, pis là, on ne pas trop quoi faire pour continuer d'avancer. Puis la formule des groupes Focus par niveau, je pense que ça pourrait régler ces choses-là, parce que vraiment, le groupe là, qui veut avancer tout le monde ensemble puis qui s'encourage... Ça fait beaucoup beaucoup de différences. J'ai plein de commentaires de gens qui me disent « je suis rendu meilleure dans ça, je suis rendu meilleure dans ça » qui ont vu une différence vraiment après les groupes Focus. Je me disais peut-être on pourrait faire ça par niveau. Autrement dit, je te guide à travers le programme, on fait le programme qui est sur la plateforme de cours, mais chaque personne peut se choisir des pièces, les pièces qu'il veut apprendre finalement. ça, peut être le fun, ça laisse une certaine liberté à chaque personne. moi, à chaque semaine, à chaque fois, qu'on se voit, je donne des objectifs. Au niveau technique, on va pratiquer telle gamme, telle arpège, on veut atteindre telle vitesse. Dans ta pièce, on va pratiquer telle section, telle section. Puis, il vu qu'il des semaines de rétroaction à travers les 12 semaines que dure le groupe Focus, ben c'est de la rétroaction plus personnalisée. Oui, c'est un petit groupe, mais je passe du temps avec chacune des personnes pour répondre aux questions, pour aller directement dans des trucs plus personnalisés de leur pièce en particulier. Donc, bref, c'est comme une petite famille qui travaille ensemble, qui avance ensemble. Dans les ateliers, là, inquiète-toi pas, il a aucune obligation de jouer devant les autres, Mais étant donné qu'on devient rapidement à l'aise avec les gens, il y en a plein qui osent finalement, qui osent jouer. Des fois, ça facilite, là, pour poser une question, on a besoin de faire un petit exemple de ce qui arrive, là, de ce qu'on essaie de régler. Donc on devient plus à l'aise. Mais il aucune obligation de faire ça, je veux jamais pointer quelqu'un, toi, je, moi, quelque chose, ok? C'est vraiment pas ça l'ambiance des groupes focus. Donc moi, ça me prend cinq personnes par groupe pour que ça fonctionne, formule-là. Si jamais c'est quelque chose qui peut t'intéresser, dis-le moi, parle-moi-en. Puis ben, ça continue de mijoter de mon côté, là, voir si j'intègre ça à mon offre à partir du mois de septembre. Et deuxième petite nouvelle, n'oubliez pas notre souper piano ouvert à Laval! sous souper à la bonne franquette, mais dont les participants font leur propre musique d'ambiance. Donc si ça te tente, évidemment, encore une fois, c'est aucune obligation, hein! Quelqu'un pourrait essayer de venir au souper et de ne pas jouer de musique, d'écouter les autres tout simplement, pis de socialiser avec les pianistes. Mais tous ceux qui ont envie, par contre, d'aller jouer, ben c'est une super belle expérience d'aller... On peut dire... tester notre pièce, voir si on la sait bien quand on joue devant quelqu'un. Donc ça se passe le 10 mai. J'ai... Je vais envoyer mon infolettre demain avec le formulaire d'inscription, donc si t'es inscrit à l'infolettre, tu vas recevoir ça. Et si tu n'es pas encore inscrit à l'infolettre, vas sur le pianoboulotdodo.com slash infolettre et tu vas pouvoir t'abonner pour recevoir ce courriel-là. Alors, qui est arrivé? J'ai placoté, placoté, hein! Je vous laisse le temps d'arriver, le temps de vous joindre. Je vois ici qu'il a Jenny qui est là. Salut, Jenny! André! André, t'es sur Riverside en plus! Bravo! Excellent! On va peut-être pouvoir essayer notre cours sur Riverside aussi. On verra! J'ai bien vu... Je suis contente qu'il tu sois... que t'aies réussi à te connecter. Est-ce qu'on a d'autres personnes qui nous écoutent? Peut-être de Facebook, de Twitch, de YouTube... Je crois que oui, je crois qu'il quelques personnes. Vous pouvez faire un petit coucou dans la chat si ça vous tente. Donc, notre fameuse sonate de Mozart, KV 545, KV, qui veut dire Köchel, Verschreißnis, qui veut dire, en allemand, le catalogue des œuvres... Non, je suis pas certaine. Catalogue Keschel, je pense que c'est ça ça veut dire en allemand. S'il quelqu'un qui est meilleur que moi en allemand, dites-le moi, confirmez-moi! Mais en fait, c'est que Keschel a répertorié toutes les œuvres de Mozart, les a numérotées éventuellement et lui a attribué des numéros. Et quand on voit le kv, c'est une œuvre de Mozart. C'est automatiquement associé à Mozart. Donc... Ici, la 545, c'est celle en do majeur et comme je disais tantôt, elle se fait appeler la sonate facile ou sonata simplici. Mais il n'y a rien de facile là-dedans nécessairement. Oui, les accords sont simples, la forme est simple et claire. Mais c'est quand même du huitième degré de l'université Laval, l'équivalent de mon avancée 2, ok? Donc c'est sûr que c'est pas une pièce qui est très très facile. En fait, ces mots-là, sonata simplice, ça aurait été ajouté par un éditeur. Tôt, suite à la mort de Mozart, une des premières éditions posthumes. il aurait ajouté ces mots-là. Donc ça vient pas nécessairement de Mozart, mais Mozart lui-même décrivait cette sonate-là comme une petite sonate pour piano pour les commençants. Donc voilà. On lui-même considérait qu'elle était plutôt facile, mais 8e degré d'université Laval, en tout cas c'est le programme que moi je connais. Il y a 11 degrés pour donner une idée, là. Pis 11 degrés, c'est des pièces professionnelles. Donc le 8e, c'est des pièces avancées quand même. Cette pièce-là, a été terminée de composer le 26 juin 1788. Et on va commencer à regarder un peu la forme. Louise me dit salut, Nadine me dit salut et Jenny, as commencé un commentaire que je sais à la répertoriée dans... Il manque la suite là, mais je comprends que tu en avais entendu parler toi aussi. Parfait. Je partage mon écran. pour montrer la partition. Je pense que ça va être utile de regarder la partition pour bien comprendre la forme. Donc, en gros, une forme sonate, a trois grandes parties. L'exposition, le développement et la réexposition. une genre de forme A, Mais là, on va voir dans le détail un peu plus ce qui se passe dans chacune de ces sections-là. Donc, dans l'exposition, on a un premier thème. Je vais l'appeler le thème A. On l'aurait pu l'appeler premier thème, hein, ça pas d'importance. L'important, c'est de se comprendre. On a un premier thème, le thème A, qui est en DO majeur. Ça tombe bien, cette sonate-là, elle est en DO majeur. Donc, je commence en DO. Je vais finir en DO aussi. classique. Et là, quand je dis classique, hein, c'est classique de l'époque classique, même, là! Mais classique aussi de la grande majorité des oeuvres. Quand on commence dans une tonalité, on termine dans cette tonalité-là. Évidemment, il a des exceptions, comme toute bonne règle, mais c'est quand même quelque chose sur lequel on peut pas mal se fier. Donc, mon premier thème, il est en do majeur. Comment il est bâti, ce thème-là? Il est bâti en trois... portion de quatre mesures. Donc j'ai mon premier quatre mesures qui est ici, sur la première ligne, qui va être un premier bout de phrase. 2e bout de phrase Et tout ça, cette première portée-là, c'est ma première phrase du thème A. Ensuite, à la mesure 5, c'est évident que ça change de style. On est rendu plus avec des gammes! ça, les gammes qui montent et qui descendent, deuxième phrase de mon thème A. Et finalement, le dernier bout à partir d'ici, les quatre mesures qui suivent, c'est la dernière phrase de mon thème B, de mon thème A, Et là, qu'est-ce qui est arrivé dans la dernière phrase de mon thème A? J'ai eu ici un Fadies. Qu'est-ce que ça m'annonce, ce Fadies, là? Ça m'annonce que je vais faire une modulation. Je vais changer de tonalité. Et là, c'est quoi la tonalité voisine de DO majeur? J'embarquerai pas là-dedans, mais il a des tons voisins qui sont plus utilisés. Quand on fait des modulations, on a plus le réflexe d'aller à un ton voisin, donc d'aller à une altération de plus vers les dièses ou une altération de moins vers les bémols. Ça, ça arrive souvent. Fait qu'ici, c'est ce qu'on fait, on ajoute une altération, mon Fa dièse, et finalement, ça m'amène en Sol! Ça ici, là, cette finale-là! Corrément, Sol majeur! L'accord de Sol majeur! Et je termine sur la note Sol aussi. Et ça annonce mon thème B. Deuxième thème... pardon... Deuxième thème de l'exposition, le thème B, qui est en G majeur. Ok, donc C dièse... ça, cette mesure-là, c'est une mesure de préparation. C'est comme mon thème, il n'est pas encore commencé. Il commence à la mesure suivante, à la mesure 14. Donc j'ai mon thème en sol majeur. Les quatre premières mesures. Bien, la mesure de préparation, ensuite quatre mesures qui m'amènent ici, avec ma main gauche, là, qui alterne, cirer, cirer, puis d'autres notes avec le ré, toujours le ré sur le pouce, hein. Donc ça, c'est une constante, on peut dire. C'est un élément qui caractérise finalement cette première partie-là du thème B. Après ça, à partir d'ici, la mesure 18, là on est plus en arpège. Puis on a les deux mains qui se répandent. C'est ça ici, ça ici, on reconnaît cette section-là. Donc deuxième partie du thème B. Et ça se continue jusque là où la main gauche embarque avec des notes répétées, donc on lâche les arpèges. Donc encore une fois, tu sais, quand on se demande, là, c'est quoi le phrasé de ma pièce? Comment je fais pour savoir où elle commence la phrase puis où elle se termine? Bien... on essaye de regarder les motifs mélodiques. Qu'est-ce qui unifie ces quatre mesures-là? Si je dis quatre mesures, hein, ici, là, c'est de quatre mesures en quatre mesures. On a vu qu'il avait une mesure de préparation quelque part, là, mais sinon, les blocs de quatre mesures, c'est ça aussi très, classique, ok? Très formel, très carré. C'est souvent bâti comme ça. Donc, si on cherche notre phrase de 1, on peut regarder qu'est-ce qui unifie... où est-ce que les... le style ou l'écriture change un peu. Donc ici, c'est un exemple. J'ai pu... les arpèges, rendue avec des accords répétés en croche à la main gauche. Des appogiatures, on n'avait pas eu ça encore à la main droite, ok? Fait que ça, ça varie. Mais je peux aussi aller voir, après quatre mesures, est-ce que ça paraît logique que ces quatre mesures-là soient un phrasé? Donc ça peut être aussi une façon de reconnaître où sont nos phrases dans nos pièces. Et là, j'ai un autre bloc de quatre mesures, donc mon troisième bloc de quatre mesures pour le thème B, hein, donc ça me fait 12 mesures pour le thème A, 12 mesures pour le thème B. Très égal. Mais ici, j'ai des mesures de plus, là, qu'on a appelées la coda. Ça, la coda, là, c'est quoi? C'est juste une section qu'on rajoute pour rallonger la pièce. Qui est pas... On dirait c'est pas nécessairement le thème A, c'est pas nécessairement le thème B, c'est comme une finale. Donc ici, c'est... cette petite finale-là, qui est bien typique de cette sonate. Et encore une fois, je suis sur G, j'ai resté, j'ai gardé mon G tout le long du thème B. Oui, j'ai eu des petits dièses, là, de temps en temps, ici, j'ai eu des petits dièses ici... Ok? Il n'y a rien qui empêche le compositeur de moduler, puis là, je ne pas dans l'analyse détaillée de chacun des accords, ok? Je vais rester plus dans le global aujourd'hui, mais c'est pas des dièses qui ont entraîné une modulation. On était temporairement avec cet accord-là, mais après ça, regarde, on se ramène là, on se ramène dans le sol majeur. Ici, 5-7-1, 5-7-1. ou si on aime mieux, récètes, sol, récètes, sol. Je suis en train de faire une cadence en sol majeur, très très marquée. Donc, ça conclut ma section, ma coda, et ça conclut mon exposition. Est-ce que c'est clair jusqu'à maintenant? Luce, salut Luce! Salut le solange! Les gens continuent de se joindre, c'est le fun! Ou bien, c'est le message qui est rentré en retard, peut-être... Ça arrive que des fois, je le vois pas tout de suite quand ça apparaît. Donc, pour l'exposition, ça ressemble à ça. Puis on va voir tantôt dans la réexposition que c'est très, très similaire. Il va y avoir des petites différences, par contre, à suivre. Je continue avec le développement. Le développement, si on se demande où le trouver, parce que là, c'est ce que je suis en train de vous dire, si vous prenez un cahier des sonates de Mozart, prenez à peu près n'importe quel premier mouvement de ces sonates-là, vous allez pouvoir retrouver la forme sonate dont on est en train de parler en trois parties, exposition, développement, réexposition, thème A, thème B, etc. Les tonalités au premier degré, au cinquième degré, le... on était en dos au début, après on était en sol, on est au cinquième degré. Donc ça là, vous allez retrouver ça. Il y a des exceptions encore une fois, mais beaucoup beaucoup des premiers mouvements de sonate vont utiliser cette forme là. Puis quand on se demande où est-ce qu'il commence le développement, souvent on a eu une barre de reprise avant. Une exposition là, souvent, là je l'ai mis avec un peu de jaune là, mais c'est bien une barre de reprise qui est cet endroit là. Donc... souvent ça va être ça qui va nous donner un indice de où se termine l'exposition et où débute le développement, qui lui aussi va avoir une barre de reprise d'ailleurs. Souvent on va jouer dans la vraie forme, on jouerait deux fois l'exposition, développement, on aurait une reprise aussi, puis réexposition. Alors, notre développement. J'ai écrit ici matériel de la coda et du thème A. Pourquoi matériel de la coda? Bien, c'est ici, là, c'est nos arpèges. Là, je suis dans une autre tonalité. Je dis nos arpèges, mais c'est plus la cadence 5 1 5 1. Je suis rendue en G mineur au lieu d'être en G majeur. Et là, la main gauche commence les gammes. Les gammes, vous vous souvenez, c'était dans le thème A, dans la deuxième partie du thème A, qu'on avait ça. Il reprend ce matériel-là, mais il développe. OK, donc j'ai ma gamme qui monte à la main gauche, un motif qui descend à la main droite, une autre gamme qui monte à la main gauche, un autre motif qui descend à la main droite. Ici, je reprends mon motif de la coda, mon ré mineur, je l'ai pas mis au bon endroit, il aurait dû être une mesure avant. il le reprend en ré mineur. ⁓ oui, je regardais pas à votre place! Donc, en réminère, on a notre même motif de coda, d'arpèges, et on a ensuite notre même motif, mais là, les mains inversées. C'était la main gauche qui montait la gamme. Là, ici, ça va être la main droite qui va monter la gamme, la main gauche qui lui répand. Main droite qui monte, main gauche qui lui répand. Donc on a... Là, quand on est dans le développement, on peut faire toutes sortes de choses. Là, il n'y a pas de règles, il n'y a pas de thème A, thème B, il a pas de... C'est pas obligé de reprendre le matériel de l'acoda et du thème A, Là, ça, c'est typique à cette sonate-là que Mozart a décidé de faire. Mais là, vraiment, on peut aller un peu partout dans le développement. On peut changer de tonalité. Tu sais, ici, mon sol mineur, là, c'est le ton direct de sol majeur où j'étais juste avant. Ensuite je m'en vais en réminère. Ensuite je vais m'en aller, je vais me ramener ici, là, avec le 6 bémol. Oups, pas ce que je voulais faire. Avec le si bémol qui est là, et ici dans la main gauche, c'est ça qui termine mon développement et qui m'amène à la réexposition. Pis là, bon, mes lignes de séparation de sections empiètent un peu là-dessus, mais c'est là qu'on reprend carrément le thème. Même chose qu'au début! Mais là, si on regarde bien, ici mettons, celui qu'on voit au complet, FADO-LADO. Je suis dans un accord de FA majeur. C'est ça que mon sphéma l'annonçait ici, là! La modulation vers le FA majeur. Et FA majeur, ben c'est aussi un ton voisin de DO majeur. Au lieu d'aller un dièse de plus, je suis allée un bémol de plus, ou une altération de moins, si veut dire. Un bémol de plus ici. Donc je suis en FA majeur. Parfait! Ma réexposition commence dans une autre tonalité que le début. C'est correct! Mais c'est le même thème. Donc j'ai mis les quatre premières mesures, mon premier bloc de quatre mesures. J'ai mon deuxième bloc de quatre mesures qu'on reconnaît nos gammes qu'on avait au début. Mais là, dans l'exposition, on avait juste un bloc de quatre mesures de gamme. Là, ici, dans la réexposition, j'en ai un deuxième qui commence là. Je fais des gammes à la main droite. Je fais des gammes à la main gauche pendant quatre mesures. Et quand j'arrive ici, qui se trouve avec la mesure 54. Là, je suis exactement pareil comme dans l'exposition. Je suis revenue en do. Toutes ces gammes-là, oui, on commençait avec le si bémol, mais après ça, regarde, le si bécaire, c'est glissé, là. Le si bécaire, j'étais en train de en do majeur avec toutes ces... avec toutes ces gammes-là, aller-retour. Et ici... Je suis revenue comme dans l'exposition et quand je fais ça... suis à nouveau sur le cinquième degré, finalement, le sol qui est... qui était comme dans l'exposition. OK? Donc c'est ici, là, je voulais juste... Ici, là, cette mesure-là, on a vraiment notre arrêt sur la corde sol. Par contre, quand j'embarque dans le thème B, je continue pas en sol majeur! Il faut bien revenir en dos à un certain moment. Donc Mozart a choisi cet endroit-là pour revenir en dos. Donc j'ai mon même thème B avec ma mesure de préparation puis mon thème. etc. Ok? Donc j'ai la même chose, mais là je ne plus dans la même tonalité. Mais c'est pas grave, parce que quand on a remarqué ça, on se dit ce qu'on a travaillé dans l'exposition, même si c'était sur d'autres notes, ça va nous servir ici dans la réexposition. Là, bien sûr, je vais voir quand même que je me pratique à le faire en dos au lieu d'en sol, mais on sent que ça va être très très similaire. Et ensuite, ma deuxième partie de thème B. tantôt, pas les mêmes notes, on sait là, mais ça va être le même principe. Ma troisième partie de thème B, qui est pareil aussi, avec le long trille qui termine ça, et finalement ma coda, les trois mêmes mesures, toujours en DO majeur. Donc on est resté en DO majeur, là, tout le thème B, et ça me mène à la fin du mouvement, à la fin de ma réexposition. Donc qu'est-ce que ça vous dit, tout ça? Aviez-vous déjà entendu parler de ça, la forme sonate? C'est quelque chose qui a fait partie de votre formation musicale? Peut-être que oui, peut-être que non, mais une chose est sûre, moi j'ai appris ça juste au cégep, au cégep en musique. OK, donc on parle d'études de... Bon, du coup, je vais dire des études supérieures, mais tu sais, spécialisée en musique. Donc j'avais pas appris ça dans mes cours de piano, tu sais, que je faisais pendant que j'étais au secondaire. André, le nom oui, mais pas la forme. savais pas exactement c'était quoi? Jenny, oui, t'avais déjà entendu parler de ça. Super! Ça fait que, quand on en joue des sonates, ben ça peut être intéressant de regarder justement si on a la forme sonate, pis ça nous donne des indices de ce qui est pareil ce qui est pas pareil. Stéphano aussi, t'avais vu ça? Bon! Excellent! Bien, je suis contente de savoir qu'il en a qui sont familiers avec ça, parce que comme je disais, moi, c'est ça, ça a quand même pris un moment avant que je me fasse initier à la forme sonate, finalement. Les tons voisins, je les ai appris avec Catherine de Lyon. Oui, ok, parfait! C'est intéressant, ça, les tons voisins aussi. Ça sert dans toutes sortes de choses. Ça sert à comprendre nos... comprendre mieux nos pièces, là, nos modulations, où est-ce qu'on module tout ça. Mais aussi, ça peut servir en composition, ça peut servir en improvisation. Ça peut servir dans toutes sortes de choses d'être capable de savoir c'est quoi, mais ton voisin, un dièse de plus, un dièse de moins... Là, si tu dis que c'était de nouveauté pour toi, parfait! C'est bien normal, c'est bien correct! Ça donne un petit aperçu. Là, sinon, je vais terminer en disant qu'est-ce qui est difficile dans cette pièce-là. Pourquoi on dit que c'est une pièce du huitième degré? Parce que... Oui, il la vitesse! Assurément, il a la vitesse. On est en double croche très souvent, donc l'égalité des doubles croches, l'agilité des doigts, tout ça. C'est sûr qu'il a cet aspect-là qui fait monter le niveau de difficulté de la pièce. Qu'est-ce qu'il a aussi? Il y a les arpèges de la main gauche. Quand on fait ça, là... C'est la mesure 11. Je l'ai joué deux fois là, c'est la fin de notre thème A. Je vais bien remontrer ici la mesure en question. qu'on se comprenne. Ça se trouve à être ça ici, là. Les arpèges ici à la main gauche, ça c'est un niveau de difficulté. sont en double croche en plus. On a une technique de poignet, là. On veut faire des petits ronds, on veut être souple, rester souple là-dedans. Donc ça, ça peut aussi être quelque chose qui rajoute la difficulté. Ces arpèges-là ici qui se répandent dans la main droite et dans la main gauche. ⁓ là, ça vient de faire un gros boom, hein! Ils font une dynamite à côté de chez nous, pis je fais un saut à chaque fois! ⁓ c'est correct! Tout va bien, ma maison n'est pas tombée! Donc, ces arpèges-là qui se répondent de la main droite à la main gauche, ça n'a pas l'air difficile comme ça, c'est pas des notes qui sont compliquées, on pourrait le pratiquer plaqué, faire des trucs comme... comme ça, puis je pourrais descendre ma séquence. Il y a des différentes façons de le pratiquer pour que ça tombe relativement bien dans les doigts, mais ce qui devient difficile, c'est que ça sonne comme une seule ligne, et non... T'sais, des accents, où qu'on sente le changement de main, c'est là que ça prend un petit peu plus d'expérience, peut-être au piano, pour faire ça. Ensuite, ça, 46... Ici, là, quand on a justement les gammes avec les 6 bémols à la main droite, à la main gauche, ce qui est embêtant, là-dedans, dans ces passages de gammes-là, c'est que on prend pas des doigtés de gammes! Et ça fait ça, d'ailleurs, au début, là, j'identifie ceux-là parce qu'ils ont le bémol, pis c'est un peu plus... On peut pas se tromper de doigtés, sans ça, on arrive avec le pouce sur le bémol, pis là, ça fonctionne plus, ok? Donc il y a cette difficulté-là de plus, mais malheureusement... C'est une gamme, mais ce n'est pas un doigté de gamme. À un moment donné, il faut descendre pis faire un, deux, trois, quatre, comme on ferait jamais ça, tu sais, à cet endroit-là, le quatrième doigt. Donc il y a des endroits qui sont plutôt des doigtés, qui ne sont pas instinctifs. Donc il y a ça à faire attention là-dedans. Pis sinon, dans ce qui est trille, aussi, les deux, l'entrée, c'est ça ici. Réussir à garder la main gauche! pas si... Garder la main gauche bien régulière pendant que la droite continue son trill, ben ça aussi, c'est un élément de difficulté qui fait qu'on a classé cette pièce-là au 8e degré de piano. intéressant en tout cas. Bref, moi je trouve ça intéressant! Je sais pas si c'est votre cas, mais ça fait le tour, de la forme de cette pièce-là, de l'harmonie aussi, hein? On a vu DO majeur, SOL majeur, SOL mineur, RE mineur. On revient en FA majeur, puis on finit en DO majeur. C'est une séquence d'accords qui est plutôt claire, plutôt classique, plutôt standard. et que Mozart utilise ici. Ça veut pas dire qu'il va faire ça dans toutes ses sonates, là. Il pourrait passer par d'autres tonalités sans problème. Mais c'est quelque chose à laquelle on s'attend. Donc voilà! Ça termine mon live pour aujourd'hui. J'espère que ça pu vous éclairer un peu sur ça, la forme sonate. Ça peut peut-être vous éclairer aussi sur le fait de regarder la forme des pièces que vous pratiquez. pour, justement, essayer de voir si il a des passages qui seraient similaires, on serait-tu capable de dire, ça, ça serait mon premier thème, ça, ça serait mon deuxième thème, ça, ça serait une phrase dans le thème, et ça, ça serait une deuxième phrase dans le thème. Des fois, de décortiquer ça de cette façon-là, on n'est pas obligé d'aller très, très loin dans le détail, mais ça peut nous aider, après ça, à bien interpréter la pièce. Donc merci beaucoup d'avoir été là! Je vous souhaite un bel après-midi! On se revoit dans deux semaines pour la prochaine causerie! Bye bye!