Latest / À propos / Les bascules du monde #4 – Le monde devient illisible
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- 0:00Le soir,
- 0:02repensons notre quotidien.
- 0:04Il y a des journalistes qui racontent les événements
- 0:06et il y a ceux qui les traversent.
- 0:08Pendant près de 50 ans,
- 0:09Pierre Haski a été témoin du moment où le monde a cessé d'être lisible.
- 0:13Il a vu les empires se défaire,
- 0:14les frontières s'effacer puis réapparaître.
- 0:17Il a vu la Chine se
- 0:18transformer en puissance mondiale,
- 0:19le Moyen-Orient devenir un foyer permanent de tensions
- 0:23et les certitudes de la guerre froide s'effondrer sans mode d'emploi.
- 0:27Il a été correspondant à l'étranger pour l'AFP,
- 0:29pour Libération.
- 0:30Il a fondé Rue 89,
- 0:32décrypte la géopolitique pour France Inter et préside le conseil d'administration de Reporters sans Frontières.
- 0:38Dans La fin d'un monde,
- 0:40paru aux éditions Stock,
- 0:41Pierre Haski se raconte,
- 0:42raconte les transformations du monde au fil de 50 ans de carrière.
- 0:46Il est passé en studio.
- 0:47On l'a interrogé avec Béatrice Delvaux,
- 0:49notre éditorialiste en chef.
- 0:51Je m'appelle Pierre Fagnard et vous écoutez Les Bascules du Monde,
- 0:54l'épisode 4.
- 0:56C'est le monde qui devient illisible.
- 1:06On a balayé
- 1:08111 joli pan de l'histoire.
- 1:09On va s'intéresser maintenant aussi à la façon dont on raconte cette histoire,
- 1:13dont on s'informe sur le monde.
- 1:15Il y a,
- 1:15C'est une porte ouverte,
- 1:16il y a jamais eu autant d'informations et pourtant le monde semble toujours
- 1:20de plus en plus illisible et de plus en plus difficile à comprendre.
- 1:24Au fur et à mesure de votre carrière,
- 1:25est-ce qu'il y a un moment ?
- 1:26Est-ce que vous identifiez le moment où vous sentez
- 1:28que le métier est en train de changer profondément le métier de journaliste ?
- 1:32Oui, c'est
- 1:33bah c'est forcément le
- 1:35l'arrivée du numérique.
- 1:38Mais pas
- 1:39pas l'immédiate arrivée du numérique,
- 1:40parce qu'au début,
- 1:41on a cru que c'était
- 1:44à la fois juste un tuyau de
- 1:46plus, un
- 1:47outil supplémentaire.
- 1:48Comme sont
- 1:50arrivés la
- 1:51radio, puis la télévision.
- 1:53Et d'ailleurs,
- 1:53beaucoup de gens utilisaient cette image en disant,
- 1:55la radio n'a pas tué la presse écrite,
- 1:58la télévision n'a pas tué la radio,
- 2:00et elles se sont ajoutées
- 2:01à la panoplie des moyens de s'informer.
- 2:04Et on a cru qu'Internet serait ça.
- 2:07C'est à dire
- 2:07un un 4e
- 2:09support pour l'information alors que
- 2:12Internet a ce côté globalisant,
- 2:14c'est à dire que c'est à la fois
- 2:15la presse écrite,
- 2:16la radio et la télévision
- 2:17dans un seul espace,
- 2:20mais avec une
- 2:22grande différence.
- 2:22Et c'est ça que
- 2:23moi, surtout dans l'expérience de Rue 89 qui était un site qu'on avait monté
- 2:28avec quelques collègues en
- 2:29à partir de 2007.
- 2:33On a subi cette expérience de
- 2:36cet espace de liberté qui devient un champ de bataille.
- 2:40Et c'est cette bascule-là
- 2:42qu'on vit encore aujourd'hui.
- 2:43Parce que vous avez investi ce terrain-là très tôt,
- 2:45en fait,
- 2:45au début d'Internet,
- 2:46entre guillemets.
- 2:46En fait,
- 2:47pour notre malheur,
- 2:48nous étions
- 2:48pionniers sur ce
- 2:50terrain-là, avec cet idéalisme qui était qu'Internet,
- 2:53on était des bisounours,
- 2:56et Internet était
- 2:57forcément bon,
- 2:59puisqu'on démocratisait la prise
- 3:01de parole.
- 3:02C'était ça qui était formidable,
- 3:03aussi bien
- 3:04avec les commentaires sur les sites que
- 3:06les réseaux sociaux
- 3:08qui permettaient à tout le monde de
- 3:10s'exprimer. Qui peut s'opposer à un tel progrès ?
- 3:13En plus,
- 3:14avec une capacité de diffusion
- 3:16inédite, en fait.
- 3:16Oui, et
- 3:17d'une certaine manière,
- 3:18il y avait eu un débat à l'époque,
- 3:21dans les années 2000,
- 3:23au sein des journalistes qui étaient,
- 3:25il y avait des gens qui disaient,
- 3:26mais c'est
- 3:28une catastrophe que les gens s'expriment d'une certaine manière parce
- 3:31Que On perd notre le monopole de la parole.
- 3:33Et Or,
- 3:34nous avons des règles professionnelles et déontologiques qui font que cette prise
- 3:38de parole est
- 3:39organisée. Et Rue 89 répondait à cette critique
- 3:43en disant
- 3:45peu importe
- 3:45qui s'exprime,
- 3:46puisque notre système,
- 3:48c'était que tout le monde pouvait s'exprimer sur notre site,
- 3:50à condition de passer par le filtre
- 3:53des règles professionnelles et déontologiques de ce métier
- 3:56du journalisme.
- 3:57Et donc
- 3:57ça permettait
- 3:58de à la fois d'ouvrir la prise de
- 4:01parole, de démocratiser la prise de parole,
- 4:03et en même temps de respecter
- 4:04un certain nombre de règles de garantie que bah qu'il
- 4:07y avait une vérification de l'information,
- 4:08qu'il n'y avait pas de diffamation,
- 4:10qu'il n'y avait pas
- 4:11de haine,
- 4:11et cetera.
- 4:11On a été balayé par
- 4:13le vent de l'histoire,
- 4:15par les grosses plateformes.
- 4:16Parce que
- 4:17faut se souvenir,
- 4:17nous, quand on s'est lancé en 2007,
- 4:19Twitter ou Facebook étaient étaient
- 4:22tout petits,
- 4:24ils ne jouaient pas de
- 4:24grands rôles dans la circulation de l'information.
- 4:26et petit.
- 4:27On les a vus à la
- 4:28fois faire une captation économique puisqu'ils ont pris une bonne partie de
- 4:31des revenus publicitaires
- 4:33de ce secteur,
- 4:35et surtout
- 4:36être une
- 4:38un espace
- 4:39non régulé
- 4:40de circulation de l'information.
- 4:42Dans lequel se sont engouffrés les complotistes,
- 4:45les vecteurs de
- 4:46haine, les ingérences étrangères qu'on voit
- 4:49à l'œuvre aujourd'hui.
- 4:50Et là,
- 4:52c'est à ce moment-là que pour moi,
- 4:53y a eu une bascule qui
- 4:56a menacé
- 4:57le journalisme
- 4:59qui se portait
- 5:00mal. Et qui se
- 5:02porte toujours mal parce que
- 5:03son modèle économique,
- 5:05le modèle économique de la presse qui a été celui de
- 5:07pendant un siècle,
- 5:09s'était écroulé avec
- 5:11le numérique.
- 5:12Et donc il a fallu en réinventer un autre
- 5:14avec des entreprises de
- 5:16presse qui ne se
- 5:16portaient pas.
- 5:17L'intelligence artificielle va lui donner le coup de grâce ou
- 5:19l'i a et l'i a est
- 5:20une aujourd'hui,
- 5:22comme toutes les technologies,
- 5:24y a des bons côtés et y a des menaces.
- 5:26Je crains que la partie menace soit
- 5:29bien supérieure à la partie.
- 5:33À tout
- 5:34avantage avec cette
- 5:35peut être ce petit bémol qu'on est en train de voir à
- 5:37travers le monde aujourd'hui,
- 5:39en particulier aux États-Unis,
- 5:40qui est un retour de bâton.
- 5:42Il y a une
- 5:43sorte de
- 5:43prise de conscience que l'i a
- 5:45va trop loin
- 5:46ou permet de faire des choses.
- 5:47qu'on n'a pas envie de voir,
- 5:50les deep fake,
- 5:54le porn fake ou je ne sais plus comment on les appelle,
- 5:58cette histoire
- 5:58de groc,
- 5:59vous savez,
- 6:01l'intelligence artificielle
- 6:03des amis des femmes.
- 6:03L'Europe essaye
- 6:06vainement de
- 6:08réguler ou de
- 6:09réguler Elon
- 6:10Musk sur cette...
- 6:12Mais qui a besoin
- 6:14de services comme ça ?
- 6:16Et on a vu
- 6:18Et des gens comme Eric Schmitt,
- 6:19l'ancien patron de Google,
- 6:21qui est qui est à la tête d'un fonds d'investissement dans
- 6:23cette start-up,
- 6:24se faire huer
- 6:25dans une université américaine.
- 6:27Et c'est assez étonnant parce que
- 6:29y a quelques
- 6:29années, il aurait été vu au contraire comme
- 6:33l'homme des technologies de l'avenir,
- 6:34le que tout le monde rêvait de
- 6:37rentrer dans les
- 6:38entreprises que qu'avaient créées ces gens.
- 6:40Et c'est
- 6:41plus le cas.
- 6:41Et on
- 6:42voit même.
- 6:43Ça, c'est très intéressant.
- 6:44Quand vous voyez un des fondateurs de Anthropic,
- 6:46qui est une des
- 6:47entreprises de d'i.
- 6:48a aux États-Unis,
- 6:49aux côtés du pape
- 6:51pour la publication de son encyclique sur
- 6:53l'intelligence artificielle,
- 6:55qui critique notamment l'usage militaire
- 6:58de l'i.
- 6:58a, vous voyez bien qu'il
- 7:00y a
- 7:01que c'est pas
- 7:03alors les forces sont inégales à ce stade,
- 7:06mais il se passe quelque
- 7:07chose. Moi,
- 7:08je il
- 7:08y a une histoire qui me
- 7:09m'a toujours marqué.
- 7:11Que j'adore,
- 7:12qui est l'histoire des luddites.
- 7:14Je sais pas si vous connaissez les luddites
- 7:16au milieu du 19e siècle
- 7:18à Manchester,
- 7:19donc le berceau de la
- 7:20révolution industrielle.
- 7:22Donc il
- 7:22y a des entreprises,
- 7:23des ateliers textiles avec énormément de main d'œuvre.
- 7:25Et tout d'un coup,
- 7:26quelqu'un invente une machine qui permet
- 7:28bah de
- 7:29se passer de quelques
- 7:30d'une partie des ouvriers.
- 7:32Et ils
- 7:32les ouvriers sont remplacés par la machine.
- 7:34C'est la première fois que ça arrive.
- 7:35On le connaîtra plein
- 7:36de fois
- 7:37dans le
- 7:39siècle et demi
- 7:40suivant, mais c'était la première fois
- 7:42et les ouvriers se révoltent
- 7:45et ils créent une armée secrète
- 7:48dirigée par un Monsieur Lud
- 7:49LU 2D
- 7:51qu'on appelle le général Lud,
- 7:52d'où le nom de Ludit.
- 7:54Et ils font une descente sur les
- 7:56ateliers et ils cassent les machines.
- 7:58Le gouvernement est tellement furieux.
- 8:02Encouragé, j'imagine,
- 8:03par les
- 8:03industriels qu'il arrête les meneurs et ils sont pendus,
- 8:07condamnés à mort et exécutés.
- 8:10Et la révolte est écrasée et matée.
- 8:13Mais le
- 8:14y a toujours ce
- 8:15mythe qui plane quelque part,
- 8:16que un jour
- 8:18on dira non à des
- 8:20à des
- 8:20innovations ou à des
- 8:22évolutions qui ne sont pas nécessairement
- 8:25positives pour l'humanité
- 8:27et l'i.
- 8:28a aujourd'hui.
- 8:29Elle est porteuse de
- 8:30ça et c'est toujours
- 8:34c'est très complexe parce que
- 8:36d'un certain côté,
- 8:37ça a
- 8:38des effets
- 8:39très positifs,
- 8:40par exemple sur la médecine,
- 8:41la recherche,
- 8:42et cetera.
- 8:42Et de
- 8:43d'autre côté,
- 8:44y a de quoi
- 8:45aujourd'hui s'inquiéter.
- 8:46Est-ce que
- 8:46vous est-ce que
- 8:48vous estimez qu'on
- 8:49le monde est plus difficile à raconter aujourd'hui qu'avant ?
- 8:51En fait,
- 8:51est-ce que je
- 8:52sais pas si vous utilisez l'i.
- 8:53a pour mieux vous aider dans cette mission ?
- 8:55Non, moi je
- 8:55n'utilise pas l'i.
- 8:56a, moi je suis un artisan
- 8:58à l'ancienne.
- 8:58je fais
- 8:59je. Je
- 9:00bricole ma chronique à la main,
- 9:01comme on
- 9:03pourrait dire.
- 9:05Voilà. Donc
- 9:08non, non,
- 9:08je j'ai peur de
- 9:11mettre le doigt dans l'engrenage de l'i.
- 9:13a. J'ai peur que
- 9:16même si y a sûrement des
- 9:18ça me permettrait peut-être d'aller plus vite ou de
- 9:20voilà. Mais non,
- 9:21je l'utilise pas.
- 9:23Alors, y a
- 9:25c'est pas,
- 9:25c'est plus difficile de raconter le monde,
- 9:28mais les gens sont plus à l'écoute.
- 9:29C'est le paradoxe,
- 9:30c'est que
- 9:31moi, je
- 9:31j'ai beaucoup tourné avec mon livre
- 9:34à travers la France,
- 9:35et je vois que les gens sont en attente de
- 9:38d'explications, de
- 9:40comprendre ce
- 9:41qui est
- 9:41à comprendre.
- 9:43Voilà. Et donc
- 9:44c'est à la fois plus difficile parce que le monde est
- 9:47effectivement devenu
- 9:49beaucoup plus complexe
- 9:50qu'avant. Mais on a un public qui attend des réponses,
- 9:53qui attend
- 9:55des clés de lecture.
- 9:57Vous dites d'ailleurs que si on ne n'a pas une...
- 9:59Compréhension, enfin une connaissance du passé.
- 10:02On perd beaucoup en profondeur.
- 10:05Moi je pense,
- 10:05enfin moi
- 10:06je suis un
- 10:06historien rentré.
- 10:08Je J'aurais
- 10:08adoré être historien si j'avais pas été journaliste
- 10:11et je pense que c'est une des
- 10:13clés de lecture de
- 10:14tout. Si
- 10:16on n'a pas cette dimension historique,
- 10:18on ne
- 10:20comprend rien à aujourd'hui.
- 10:21Et que ce soit
- 10:22au Moyen-Orient,
- 10:24en Chine,
- 10:25en Afrique
- 10:27ou chez nous,
- 10:27au coin de la rue,
- 10:29l'histoire est
- 10:30une des clés.
- 10:32Mais moi,
- 10:33ce que j'essaie d'expliquer aux gens,
- 10:34parce que
- 10:34un jour j'étais.
- 10:35Me souviens,
- 10:35y a quelques mois,
- 10:36j'étais à Metz
- 10:37et il m'avait
- 10:40intitulé une conférence
- 10:42géopolitique du monde par Pierre Haski.
- 10:44Et donc j'arrive,
- 10:44y avait 400 personnes
- 10:46et y
- 10:46avait y avait le
- 10:47maire au premier rang et le maire vient,
- 10:49vient me voir et il me
- 10:49dit. Les gens attendent des réponses.
- 10:53Alors j'ai commencé en leur disant,
- 10:55voilà, je n'ai pas les réponses.
- 10:58Trump ne sait pas où il sera dans
- 10:59un mois
- 11:00et pas plus.
- 11:01Aucun des dirigeants de cette planète ne sait
- 11:04n'est capable de se projeter
- 11:06à quelques
- 11:07semaines, quelques
- 11:08mois et certainement pas quelques
- 11:09années à la fois.
- 11:11Pour des raisons de des mouvements géopolitiques,
- 11:13mais aussi
- 11:14on parlait de
- 11:16l'i a.
- 11:16Les progrès de l'i a font que
- 11:19qui peut dire
- 11:20à quoi ressemblera
- 11:22l'emploi, nos sociétés,
- 11:24la médecine
- 11:25dans 5 ans,
- 11:26c'est rien,
- 11:265 ans.
- 11:28Et donc je leur ai dit,
- 11:29voilà, j'ai pas les réponses,
- 11:30mais je peux vous donner des éléments qui permettent de
- 11:33donner du sens à ce qui est en train de se passer.
- 11:36Et en fait,
- 11:36après, j'ai discuté avec des gens
- 11:38qui trouvaient que c'était apaisant de
- 11:41comprendre les logiques à l'œuvre,
- 11:43les rationalités.
- 11:46Poutine, il a,
- 11:46il a sa sa rationalité.
- 11:49Moi, je
- 11:51j'emploie pas du tout ces formules où on dit untel est fou.
- 11:55Je pense que même
- 11:56même Kim
- 11:57Jong-un en Corée du Nord,
- 11:58il a.
- 11:58il a sa propre
- 12:00cohérence et rationalité,
- 12:02et il faut essayer de la comprendre,
- 12:03non pas pour y adhérer,
- 12:05mais pour.
- 12:06Comprendre ce qu'il fait et ce qu'il pourrait faire.
- 12:10Mais voilà,
- 12:11c'est en ça que
- 12:13je pense que notre métier aujourd'hui,
- 12:14il est encore plus indispensable
- 12:16que jamais,
- 12:17à la fois de
- 12:18témoignages sur le terrain.
- 12:19Moi, je
- 12:19crois beaucoup
- 12:20au journalisme de
- 12:21terrain. La valeur du reportage.
- 12:23Absolument, je pense que c'est
- 12:24absolument nécessaire
- 12:25et à cette
- 12:28capacité de
- 12:31d'expliquer le monde.
- 12:33Moi, c'est ce que j'ai fait toute ma vie et je
- 12:35pense que
- 12:36ça. Reste
- 12:36une nécessité absolue aujourd'hui et à un moment,
- 12:39il y a eu cette illusion que les réseaux sociaux,
- 12:41Internet allaient nous permettre.
- 12:42Voilà, vous
- 12:43avez-vous posez une question,
- 12:44vous allez sur Wikipédia ou aujourd'hui sur ChatGPT et
- 12:47je pense que
- 12:48c'est une illusion.
- 12:49C'est ça
- 12:51aide certainement à certaines choses.
- 12:53Ça peut générer aussi
- 12:56des erreurs et des
- 12:57et des incompréhensions,
- 12:58mais c'est surtout.
- 13:00Insuffisant pour expliquer le monde.
- 13:02On a
- 13:03besoin. Ben,
- 13:03le journalisme,
- 13:04c'est un vrai métier et il a toute sa place aujourd'hui.
- 13:08Et je pense que c'est même l'antidote.
- 13:10absolument nécessaire pour éviter que ce
- 13:12monde sombre dans
- 13:14un chaos
- 13:15informationnel qui
- 13:17sera nuisible
- 13:19à tout le monde.
- 13:20Parce que quand on
- 13:21dit ça,
- 13:21parfois on nous dit :
- 13:23vous faites du corporatisme,
- 13:24vous voulez défendre le journalisme,
- 13:26les journalistes,
- 13:26etc. Non,
- 13:27je pense qu'on défend
- 13:29notre vie en démocratie,
- 13:30tout simplement.
- 13:31Merci infiniment,
- 13:32Pierre Haski.
- 13:33Merci. Béatrice.
- 13:34Merci. Vous venez d'écouter l'épisode 4 des bascules du monde,
- 13:42un podcast en 4 épisodes dans lequel le
- 13:44journaliste Pierre Haski retrace la marche du monde
- 13:47à travers ses bouleversements historiques.
- 13:49Tous les épisodes et tous nos podcasts sont à écouter sur votre plateforme préférée,
- 13:54sur notre site
- 13:55ou dans notre application.