Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / Logiciel industriel : vous voulez un outil ou que ça marche ?
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- 0:00À l'heure où la nécessité de digitaliser ces processus industriels est dans toutes les bouches,
- 0:04les logiciels ont pignon sur rue.
- 0:06C'est un océan rouge dans lequel toi,
- 0:07industriel,
- 0:08tu peux facilement te perdre.
- 0:09Mais si la vraie question n'était pas de bien choisir le logiciel,
- 0:13mais de soigner son intégration.
- 0:15Ce mois-ci,
- 0:15dans Oser l'Efficacité,
- 0:16j'accueille l'équipe de 2Gi Technologies qui se bat pour remettre l'intégrateur au cœur des discussions.
- 0:22Pour ouvrir ce plateau,
- 0:23j'ai avec moi Guillaume Gimenez,
- 0:24le fondateur,
- 0:25et Olivia Morlain,
- 0:26la directrice administrative et financière.
- 0:29Bienvenue à tous les deux sur le Hotel d'Efficacité.
- 0:31Salut Périne.
- 0:32Salut.
- 0:33On est en plus sur un studio un peu éphémère,
- 0:34au cœur de votre stand sur Global Industrie.
- 0:37Pour commencer,
- 0:38on va s'intéresser à votre histoire,
- 0:40comment vous en êtes arrivée là aujourd'hui,
- 0:41comment vous avez construit votre conviction,
- 0:43puis comme c'est indiqué là-dessus,
- 0:46dire à vos clients,
- 0:46vous voulez un logiciel ou vous voulez que ça marche.
- 0:48Ça se passe tout de suite dans I Need a Hero.
- 0:53Alors ma première question c'est,
- 0:55est-ce que vous avez toujours travaillé dans le milieu industriel ?
- 0:57Olivia,
- 0:57je vais commencer par toi.
- 0:58Alors,
- 0:59depuis presque 20 ans qu'on travaille ensemble avec Guillaume,
- 1:02je pense que je peux dire que j'ai toujours baigné dedans.
- 1:06Ce qui me plaît,
- 1:07c'est de voir les clients et leur satisfaction quand on a résolu leurs problèmes et qu'ils ont une meilleure performance de leurs usines.
- 1:19De voir ce qu'on peut apporter,
- 1:22c'est très gratifiant.
- 1:24Et toi Guillaume,
- 1:24tu as toujours été dans ce milieu-là ?
- 1:25Alors effectivement,
- 1:26moi j'ai toujours baigné dans le milieu de la...
- 1:28technique,
- 1:28technologie,
- 1:30en milieu industriel,
- 1:31c'est mon dada,
- 1:32on va dire.
- 1:33Qu'est-ce qui a déclenché la prise de position de cette importance de l'intégrateur ?
- 1:37Il y a un événement particulier où tu t'es dit,
- 1:39non,
- 1:39le logiciel,
- 1:40il n'y a pas que ça.
- 1:42Effectivement,
- 1:42il y a une notion historique.
- 1:45On va dire à l'époque,
- 1:46quand j'étais plus jeune,
- 1:48l'automaticien devenait informaticien par héritage des compétences.
- 1:53Et aujourd'hui,
- 1:53on se rend compte que ces compétences-là sont...
- 1:57Ils sont devenus des compétences d'experts,
- 2:00d'où la particularité aujourd'hui du métier d'intégrateur qui va plus identifier le scope,
- 2:08les besoins du client pour pouvoir intégrer de l'acquisition jusqu'à l'IT.
- 2:14On a une particularité à 2Gi,
- 2:15c'est qu'on se positionne entre l'IT et l'OT et c'est sur cette couche-là où on déploie notre expertise.
- 2:22Est-ce que tu as un souvenir particulier ?
- 2:25ou c'est le logiciel qui a été blâmé,
- 2:27alors qu'au final,
- 2:28c'est l'intégration qui aurait dû être soignée.
- 2:30On est souvent sollicité pour remettre en état des installations et on se rend compte que le produit était super.
- 2:37Mais dans ce contexte-là,
- 2:39dans une mauvaise intégration,
- 2:41on se rend compte que ça n'atteint pas du tout l'objectif du client.
- 2:44Et effectivement,
- 2:45on a beaucoup d'expérience chez beaucoup de clients où on a remis en état.
- 2:51le même logiciel mais dans un contexte avec une vraie conception,
- 2:54une vraie intégration dans l'écosystème du client qui a fait une réussite du projet.
- 3:00Ça peut avoir un côté rassurant peut-être un peu pour vos clients de se dire que c'est pas forcément l'outil qui a rien justement à faire ou finalement l'investissement quand on a loupé l'intégration.
- 3:09En fait effectivement le vrai sujet c'est que le premier coup a été dimensionné à l'échelle du produit et que du produit et pas avec le service d'intégration qu'il y a autour.
- 3:19Donc souvent,
- 3:20le premier budget est dilapidé avec le produit.
- 3:25Et nous,
- 3:25quand on arrive,
- 3:26forcément,
- 3:27on a peau de chagrin en termes de budget.
- 3:30Mais ce n'est pas grave.
- 3:31C'est-à-dire que nous,
- 3:32notre particularité à 2Gi,
- 3:34c'est qu'on est capable de s'investir à la réussite du projet,
- 3:38mais aussi pour créer un partenariat avec le client en plus long terme,
- 3:41si je peux dire ça comme ça.
- 3:43Et en fait,
- 3:43on se paye dans le partenariat,
- 3:45dans l'exercice des mises à jour,
- 3:47de la pérennité du système,
- 3:48etc.
- 3:49Et donc dans le temps,
- 3:51on s'y retrouve,
- 3:52si je peux dire ça comme ça,
- 3:53largement.
- 3:54Dans vos élus d'efficacité,
- 3:55on adore les références pop.
- 3:56Donc
- 3:57Olivia, si tu devais dire que l'intégrateur est un super-héros,
- 4:01un film,
- 4:01une série,
- 4:02tu dirais quoi ?
- 4:03Je dirais que ce serait l'inspecteur gadget,
- 4:06parce que ce n'est pas le héros qu'on attend.
- 4:07Il est décalé,
- 4:09il est simple,
- 4:09mais efficace,
- 4:10il arrive toujours à trouver les solutions.
- 4:12Et puis il n'y arrive pas tout seul,
- 4:13il a des gadgets.
- 4:14Et il y a toute une équipe derrière qui est là pour la réussite.
- 4:18Donc je trouve que ça nous représente bien.
- 4:20Il y a une Sophie qui structure la créativité quelque part,
- 4:23je sens bien ça.
- 4:23Il y a une Sophie qui canalise,
- 4:25oui,
- 4:26et qui fait en sorte surtout que les seuls problèmes que les collaborateurs aient,
- 4:31c'est des problèmes techniques,
- 4:33et qui fait en sorte que leur environnement soit agréable pour qu'ils pensent qu'à la technique.
- 4:40Et au quotidien,
- 4:40est-ce qu'on n'aurait pas un petit côté Ironman qui fédère une équipe autour de lui ?
- 4:43Alors effectivement,
- 4:44si on me pose directement la question,
- 4:46c'est clair que...
- 4:48C'est Ironman avec tout son écosystème,
- 4:51si je peux dire ça comme ça,
- 4:52qui a une connotation et qui me ressemble un peu dans l'innovation,
- 4:57l'esprit un peu décalé.
- 5:00Ça me ressemble tout à fait.
- 5:01Très bien.
- 5:02Dans la suite de cet épisode,
- 5:03je vais vous proposer d'aller vous attaquer à des mythes que vous combattez au quotidien auprès de vos clients.
- 5:08Donc je vous proposerai certaines situations.
- 5:10Vous me direz si c'est des mythes complets,
- 5:12qu'il faut arrêter de penser ça tout de suite,
- 5:14ou si c'est malheureusement la réalité.
- 5:16Donc ça se passe dans Mythe ou Réalité.
- 5:22Pour la section mythes ou réalités,
- 5:24on est rejoint cette fois-ci par Nicolas Raflegeau,
- 5:25qui est chef de projet et donc en première ligne pour éteindre les incendies que d'autres avant vous ont allumés chez vos clients.
- 5:31Ma première proposition c'est,
- 5:33tout ce que j'ai à faire c'est de trouver le meilleur outil SCADA,
- 5:36la mise en place c'est du gâteau.
- 5:38C'est complètement faux,
- 5:40donc un gros mythe.
- 5:41Le deuxième mythe c'est,
- 5:42si mon SCADA est esthétique,
- 5:44c'est qu'il est efficace,
- 5:45mes équipes aimeront l'utiliser.
- 5:47Nicolas,
- 5:47c'est un mythe.
- 5:49C'est un mythe parce que un SCADA...
- 5:52est fait pour être implanté dans des usines,
- 5:54dans des milieux où ce n'est pas forcément visible,
- 5:56où l'opérateur a besoin de son information très très rapidement,
- 5:59ce qui peut aller à l'encontre de l'esthétique qu'on peut retrouver dans d'autres logiciels informatiques.
- 6:04On communique beaucoup avec les clients pour le faire revenir dans la réalité de l'ergonomie esthétique,
- 6:11etc.,
- 6:12du terrain,
- 6:13et qui fait que,
- 6:14comme dit Nicolas,
- 6:15il y a des contraintes de luminosité,
- 6:17de portabilité,
- 6:18de taille d'écran,
- 6:20de...
- 6:21de touch ou pas touch,
- 6:22etc.
- 6:23Et là,
- 6:23c'est fondamental.
- 6:24Donc,
- 6:25on revient souvent sur la pertinence de l'IHM et non pas juste à l'aspect joli de l'IHM.
- 6:33C'est des discussions qui sont difficiles avec les clients,
- 6:35ça ?
- 6:36Avec les opérateurs,
- 6:36en général,
- 6:37c'est assez facile parce que c'est des gens qui ont besoin d'avancer,
- 6:39qui sont assez cash.
- 6:40Par contre,
- 6:41avec leurs équipes au-dessus,
- 6:42qui peuvent être décideurs,
- 6:44eux,
- 6:44si ça ne leur plaît pas,
- 6:45ils peuvent demander,
- 6:46ah oui,
- 6:47mais on aimerait bien un truc un peu plus rond,
- 6:48un peu plus carré.
- 6:49Alors que nous,
- 6:50il faut qu'on ressente les discussions sur le besoin de l'opérateur et pas de l'équipe IT qui est forcément au-dessus.
- 6:55Dans notre proposition,
- 6:57on essaie de contenter tout le monde.
- 6:59Parce qu'effectivement,
- 6:59il peut y avoir des besoins sur une IHM,
- 7:02une application de beau,
- 7:04pour un aspect de présentation,
- 7:06de publication ou autre chose,
- 7:07et un aspect très fonctionnel pour les opérateurs.
- 7:10Donc ce qu'on fait aussi,
- 7:11c'est qu'on découpe l'application en deux et on propose une interface pour...
- 7:16Toute la communication et une interface dédiée à la production.
- 7:20On essaye de rallier les deux mondes,
- 7:23toujours avec du SCADA et de la data,
- 7:25mais pour essayer de contenter aussi tout le monde.
- 7:27C'est une des forces aussi de 2Gi,
- 7:28de s'adapter à tous les besoins du client.
- 7:31Très bien.
- 7:32Mon troisième mythe,
- 7:32c'est une fois que j'ai mon SCADA,
- 7:34je suis tranquille.
- 7:36Pour moi,
- 7:36c'est un mythe aussi.
- 7:38Parce que le SCADA,
- 7:40c'est un outil qui est indispensable dans une usine,
- 7:42mais c'est un outil aussi qui permet de stocker des données.
- 7:45Et avec ces données-là,
- 7:47des besoins naissent,
- 7:48ce qui fait que les SCADA évoluent en d'autres outils.
- 7:52Par exemple,
- 7:52vous pouvez attaquer la couche
- 7:54MES, la couche au-dessus qui va vous permettre d'administrer votre production.
- 7:57Tout ça à partir des données produites par le SCADA.
- 8:00Dans SCADA,
- 8:01on met beaucoup de choses.
- 8:02Donc dire,
- 8:04c'est bon,
- 8:04j'ai un SCADA,
- 8:05donc ce sujet ne me concerne plus en tant que dirigeant d'usine par exemple.
- 8:09En fait,
- 8:09non,
- 8:09pas du tout.
- 8:10Le SCADA,
- 8:10comme dit très bien Nicolas,
- 8:12c'est le point d'entrée de la data.
- 8:14Mais si on veut le pérenniser,
- 8:16pérenniser la data,
- 8:18la faire évoluer,
- 8:19la sécuriser,
- 8:20la consolider,
- 8:21tout ce qu'on peut faire derrière,
- 8:22le SCADA est bien évidemment une pièce maîtresse,
- 8:25mais il y a toute sa continuité qui doit avoir du sens pour faire évoluer le client dans la maîtrise de sa data.
- 8:31C'est le point d'entrée à une vraie aventure dans la data.
- 8:33C'est l'utilisation qui fait l'usage.
- 8:35Exactement.
- 8:36Mon quatrième mythe,
- 8:36c'est que si j'ai un doute,
- 8:38au pire je choisis le devis le plus cher et ça sécurisera mon projet.
- 8:42C'est un mythe aussi.
- 8:43Surtout pour les très longs projets,
- 8:45un devis cher,
- 8:46ça veut peut-être dire des contrats associés à des produits SCADA.
- 8:49Ça peut être des développements qui ne sont pas forcément attendus par le client,
- 8:53qui vont alourdir le système.
- 8:55Il y a toujours un juste milieu à respecter,
- 8:59d'autant plus si le client veut faire vivre son SCADA pendant des dizaines d'années.
- 9:03Ou si on choisit le produit le plus cher,
- 9:05le plus complet.
- 9:07Ça va nous servir car 20%
- 9:08de fonctionnalité pendant 10 ans,
- 9:10mais pendant 10 ans on va payer les contrats de maintenance,
- 9:12on va payer l'entretien de ce SCADA,
- 9:14ce qui fait qu'on aura répondu peut-être aux besoins fonctionnels,
- 9:18mais l'usine ne sera pas plus performante dans la mesure où elle aura perdu économiquement avec une solution qui est beaucoup trop chère par rapport à ses besoins.
- 9:26Notre approche sur le « cher »
- 9:29sur le coût,
- 9:29pour moi quelque chose de cher,
- 9:32c'est quelque chose d'inadapté.
- 9:34C'est-à-dire que...
- 9:35C'est cher forcément si ça ne fait pas atteindre les objectifs de l'industriel.
- 9:40C'est cher si on ne peut pas le faire évoluer.
- 9:43C'est cher si le choix de l'infrastructure,
- 9:45etc.
- 9:47est inadapté.
- 9:48Ça,
- 9:48c'est cher.
- 9:48Par contre,
- 9:49nous,
- 9:49on fait un effort dans l'analyse du besoin client,
- 9:53dans l'architecture,
- 9:54etc.
- 9:55pour rendre le système à son juste prix.
- 9:58Et le juste prix,
- 9:58en fait,
- 9:59on ne parle pas de cher.
- 10:00On démontre que c'est le prix par rapport aux besoins du client,
- 10:04aux contraintes,
- 10:04etc.
- 10:05C'est le bon prix pour qu'il gagne ensuite sur tous les tableaux.
- 10:08Bien évidemment à la première installation,
- 10:10mais aussi dans le temps.
- 10:11La maintenance,
- 10:12comme disait Nicolas,
- 10:14la maîtrise de son évolution,
- 10:16etc.
- 10:17Et ça,
- 10:18on parle plus de cher,
- 10:19pas cher.
- 10:20On parle du bon prix,
- 10:22juste,
- 10:22dès le départ.
- 10:23Très bien.
- 10:24Donc pour évaluer d'un devis,
- 10:25on va plus aller regarder la capacité d'évolution derrière que la société.
- 10:29Oui,
- 10:29parce qu'on se rend compte que souvent,
- 10:31il y a des installations qui ont été mal conçues dès le départ et qu'il faut mettre à la poubelle pour pouvoir en avoir une nouvelle qui sera,
- 10:39elle,
- 10:40pérennisable.
- 10:41Et ça,
- 10:41c'est du coup l'amortissement.
- 10:43On peut comprendre que le coût est meilleur.
- 10:47Par contre,
- 10:48des solutions...
- 10:49Qu'on installe et qu'on doit mettre à la poubelle au bout de trois ans parce qu'elles ne sont pas évolutives,
- 10:53ou elles auraient été mal conçues,
- 10:54ça,
- 10:54ça coûte cher.
- 10:58Super,
- 10:58on y voit plus clair en tout cas sur ce qu'il faut penser et comment on envisage un projet logiciel en industrie.
- 11:06Dans la prochaine section,
- 11:07je vais vous proposer des situations qui arrivent,
- 11:10peut-être parfois un peu trop souvent justement dans l'intégration logicielle.
- 11:13Et pour chacune,
- 11:13vous allez me dire si c'est classe,
- 11:16il faut absolument faire ça tout le temps.
- 11:18Ou ça casse,
- 11:19malheureusement c'est carton bouche.
- 11:21Ça se passe dans le C-Class,
- 11:22ou ça casse.
- 11:26Première proposition,
- 11:27un éditeur qui s'occupe de l'intégration.
- 11:31Ça casse.
- 11:33Ça casse grave.
- 11:35Un éditeur qui vend le logiciel sans faire l'intégration et n'en dit pas un mot dans le devis.
- 11:42Ça casse.
- 11:44Ça casse.
- 11:45Mais bon.
- 11:48Ça,
- 11:48c'est limite de la responsabilité du client.
- 11:50Ce n'est pas forcément la faute de l'éditeur.
- 11:52Il faut aussi que le client ait la bonne perception de ce qu'il achète,
- 11:56comment il achète,
- 11:56avec qui il achète,
- 11:57etc.
- 11:57Le client doit aussi monter en compétence sur les réflexes.
- 12:02perfection,
- 12:03ce qu'il peut voir autour d'un salon comme celui-là par exemple,
- 12:07ce qu'il peut glaner sur internet,
- 12:08etc.
- 12:09Il doit avoir une culture avec du recul de savoir concrètement qu'est-ce qu'il achète.
- 12:14Et donc,
- 12:15si il y a un devis où il n'y a pas marqué l'intégration,
- 12:18etc.,
- 12:19etc.,
- 12:20les torts sont partagés.
- 12:21Mais il y a des clients qui sont persuadés de pouvoir faire l'intégration tout seul.
- 12:24Oui,
- 12:25mais c'est par manque de recul,
- 12:27je pense.
- 12:28C'est-à-dire que si vraiment...
- 12:29Il y a un recul en disant,
- 12:31bon voilà,
- 12:32vous me vendez ce logiciel-là,
- 12:34quel niveau de compétence il faut pour pouvoir le mettre en œuvre en toute autonomie ?
- 12:40Déjà,
- 12:41c'est aller voir ses équipes,
- 12:42ensuite de dire,
- 12:43voilà,
- 12:43on va acheter ce logiciel-là,
- 12:45est-ce que dans mes équipes,
- 12:46j'ai quelqu'un qui a cette compétence-là,
- 12:48celle-là,
- 12:49Ne serait-ce que ce recul-là,
- 12:51déjà,
- 12:51ça permet de dire,
- 12:52je ne sais pas le faire,
- 12:54revenir vers l'éditeur en disant,
- 12:55je n'ai pas les compétences en interne,
- 12:57comment je dois l'intégrer ?
- 12:58L'éditeur...
- 12:59Il doit là par contre rebondir sur le fait de dire qu'il y a des intégrateurs qualifiés,
- 13:04certifiés sur le produit,
- 13:05qui vont comprendre votre contexte et pouvoir l'intégrer de la bonne façon dans votre usine.
- 13:11C'est deux métiers différents.
- 13:13Et c'est ça qui est très important.
- 13:15Très bien.
- 13:16Un logiciel qui fait tout,
- 13:17même le café si on demande gentiment.
- 13:19Ça casse.
- 13:21Je n'y crois pas.
- 13:22Alors là,
- 13:22effectivement,
- 13:24quand on voit des plaquettes ou quand on va sur des stands de logiciels,
- 13:27etc.,
- 13:28le jeu du commercial,
- 13:29c'est forcément d'être captif,
- 13:31donc de proposer un maximum,
- 13:33même si certaines fonctionnalités sont un peu perfectibles,
- 13:37mais proposer un maximum parce que c'est le jeu du commerce,
- 13:40et donc il le fait volontiers et il le fait bien,
- 13:43généralement.
- 13:43Et donc,
- 13:44il ne faut pas tomber dans ce piège-là,
- 13:45mais pour pouvoir savoir si un produit...
- 13:50sait tout faire ou qui sait faire le mieux,
- 13:53etc.
- 13:54La meilleure façon,
- 13:54c'est de faire de la veille technologique.
- 13:56Donc,
- 13:56soit de la veille technologique en interne chez le client parce qu'il a la compétence et la possibilité de le faire,
- 14:01ou soit,
- 14:01pareil,
- 14:02s'appuyer sur l'intégrateur qui,
- 14:04lui,
- 14:04fait de la veille technologique pour pouvoir identifier les bons logiciels,
- 14:07pour les bonnes fonctionnalités,
- 14:08les bons besoins,
- 14:09etc.
- 14:10qui,
- 14:10lui,
- 14:10a forcément cette qualité-là de pouvoir dire ce logiciel est bien pour faire ça,
- 14:15mais pas pour ça.
- 14:16Il est complémentaire à celui-là qui fait bien ça et pas ça.
- 14:19Et ça,
- 14:19c'est aussi le métier d'intégrateur.
- 14:21Très bien.
- 14:22Et bien du coup,
- 14:22à l'inverse,
- 14:23c'est un logiciel qui...
- 14:24Enfin,
- 14:25plein de logiciels d'ailleurs,
- 14:25qui ne font pas grand-chose,
- 14:26mais qui le font vraiment très très bien.
- 14:28Ça casse en termes de budget.
- 14:30Parce que maintenir une multitude de logiciels peut coûter cher pour une usine,
- 14:35tandis qu'avoir un logiciel qui permet de centraliser tous les besoins,
- 14:38c'est quand même un peu plus raisonnable financièrement.
- 14:42Il ne faut pas partir dans l'extrême.
- 14:44d'avoir 12 logiciels pour résoudre une problématique.
- 14:47Donc là aussi,
- 14:48c'est la veille techno qui permet de synthétiser le bon logiciel dans le bon contexte,
- 14:52qui permet de résoudre le maximum de fonctionnalités techniques et après rajouter éventuellement les quelques briques qui manquent pour compléter.
- 15:00Passer des mois à décider du logiciel à prendre.
- 15:03Ça peut être classe.
- 15:04Parce qu'en effet,
- 15:06certains clients ont des projets qui sont au long cours.
- 15:09Je parle de la dizaine d'années.
- 15:11Et éprouver les différentes solutions de marché avant de faire son choix,
- 15:15avant de lancer un appel d'offres,
- 15:16etc.
- 15:17peut être une bonne solution.
- 15:19Ça prouve que le client est investi et puis qu'il évalue ce que les intégrateurs peuvent mettre en place pour lui.
- 15:25Donc pour moi,
- 15:26ça passe.
- 15:27Il vaut mieux prendre trop de temps.
- 15:29Que pas assez en fait.
- 15:30Mais là je rajouterais toujours s'appuyer sur un expert pour aller plus vite et être plus précis.
- 15:37Donc à l'inverse,
- 15:37décider du logiciel sur un coup de tête ?
- 15:41Ça casse.
- 15:41Ouais là ça casse,
- 15:42bon,
- 15:43on sait pourquoi.
- 15:44Très bien.
- 15:45Appelez un éditeur en lui disant il me faut absolument un SCADA.
- 15:48Ça passe.
- 15:49Ça passe,
- 15:50j'aime bien.
- 15:52En fait,
- 15:52l'éditeur a la responsabilité un peu de guider ceux qui s'approvisionnent en logiciel vers des intégrateurs qualifiés.
- 16:02Donc,
- 16:02selon la présence de l'éditeur dans un milieu industriel donné,
- 16:08ça peut être tout à fait classe ou tout à fait l'inverse.
- 16:13Pour moi,
- 16:13ça passe.
- 16:14Mais ça dépend beaucoup trop de l'éditeur pour que ce soit classe.
- 16:18Alors moi c'est un peu plus perfectible,
- 16:20c'est-à-dire que pour moi,
- 16:22le client doit identifier son problème et consulter vis-à-vis d'un problème et non pas d'une pré-solution.
- 16:28Parce que dire déjà,
- 16:30il me faut un SCADA,
- 16:31c'est peut-être pas un SCADA qu'il te faut pour résoudre tel problème.
- 16:34Donc revenir un peu en arrière,
- 16:36consulter des experts comme de G.I.
- 16:38et dire voilà,
- 16:38j'ai ce problème-là,
- 16:40dites-moi ce qu'il me faut.
- 16:41Et après,
- 16:42s'il faut un SCADA,
- 16:43c'est bien,
- 16:43il faut un SCADA,
- 16:44mais on se rend compte que des fois...
- 16:46Chez des clients,
- 16:47il y a des systèmes qui ne sont pas des systèmes dédiés à une fonctionnalité.
- 16:52Un intégrateur qui fait une remise.
- 16:54Un intégrateur,
- 16:54ça casse,
- 16:55mais un partenaire,
- 16:56ça passe.
- 16:57Parce qu'en tant qu'intégrateur,
- 16:59une fois qu'on entre dans une usine,
- 17:02on propose un produit qui marche bien.
- 17:04Donc l'usine veut d'autres produits et avec la bonne entente entre l'usine et l'intégrateur,
- 17:08enfin l'usine ou autre chose,
- 17:10on peut s'accorder des remises parce que l'intégrateur gagne du temps sur la communication avec les équipes de l'usine,
- 17:16etc.
- 17:17Donc ce qui fait qu'un partenariat commercial peut se nouer après une première itération avec un premier logiciel.
- 17:24Très bien.
- 17:25Et une SN généraliste qui fait un projet dans l'industrie ?
- 17:31Bref.
- 17:32Ça dépend du niveau d'exigence du projet techniquement parlant.
- 17:36Ils sont très forts commercialement,
- 17:37mais dans l'exécution on se rend compte que ce ne sont pas des experts puisque ce sont des généralistes et que ça manque d'expertise justement.
- 17:44Et puis la dernière pour résumer un peu tout ça,
- 17:47prendre le temps de faire le point sur cette situation et se faire accompagner dans le choix de solutions en fonction des besoins et problématiques réelles.
- 17:54C'est classe.
- 17:54Oui c'est classe,
- 17:55mais en même temps c'est clairement dans cette position que nous on est.
- 17:59Et aujourd'hui,
- 18:01on a...
- 18:02Beaucoup de partenaires parce que nous clients,
- 18:05on est partenaire avec nos clients et donc on voit que cette cette couche de services d'expertise est très demandée et on est très content.
- 18:14Merci pour ces réponses cash en tout cas on va adoucir un petit peu l'ambiance dans la prochaine section je vais vous proposer de replonger dans des expériences vécues et d'en tirer une leçon que nos spectateurs justement peuvent retenir sans avoir
- 18:25à être passé par l'expérience douloureuse que vous avez fait.
- 18:29Ça se passe dans la partie cheat code.
- 18:33J'aimerais que vous nous racontiez le jour où un éditeur vous appelle car l'intégrateur qui l'a choisi lui a simplement planté son projet.
- 18:40Alors oui,
- 18:41on a pas mal d'expériences comme ça.
- 18:42Donc comment ça se passe ?
- 18:45C'est l'éditeur qui veut valoriser son produit parce qu'il ne veut pas que ce client-là dise à d'autres clients
- 18:53J'ai mis en œuvre telle marque de produit et donc ça ne marche pas ce produit émerdique.
- 18:59Et donc ils nous appellent un peu à la rescousse pour intervenir.
- 19:02Donc là pareil,
- 19:03on intervient en pompier,
- 19:05Nico intervient en pompier.
- 19:07Et là on fait le job et en fait on remet sur pied et on fait en sorte que les objectifs soient atteints.
- 19:15Qu'est-ce qu'on retient à ça ?
- 19:16C'est le client,
- 19:17il faut qu'il prenne du recul,
- 19:18choisir le bon intégrateur,
- 19:19se faire aider.
- 19:22c'est des bonnes...
- 19:23Bonnes pratiques et bonnes façons de faire.
- 19:25Nicolas,
- 19:25il y a aussi des enseignements qui s'apprennent beaucoup plus proche du terrain.
- 19:30Est-ce que tu veux me parler de la fois où vous aviez des données mouvantes encore jusqu'au tout démarrage de l'application ?
- 19:35Oui,
- 19:35effectivement.
- 19:37Classiquement,
- 19:37un projet dans le domaine du SCADA,
- 19:40le client nous fournit des données d'entrée et nous,
- 19:44on développe la partie SCADA en fonction du cahier des charges et de ses données d'entrée.
- 19:48Si d'un point de vue projet et communication avec le client,
- 19:53on est un peu éparse dans la communication,
- 19:55on part dans un tunnel de développement de SCADA qui fait qu'on perd un peu le contact avec le client.
- 20:00On arrive pour le jour de la mise en service et on s'est rendu compte que les équipes qui gèrent par exemple l'automatisme ont complètement changé leur table de variables,
- 20:08ce qui fait que notre SCADA n'est plus aligné avec le terrain et l'usine.
- 20:12Donc c'est dans ces moments-là où on transpire un peu en tant qu'équipe,
- 20:16on arrive quand même à intégrer,
- 20:17mais on apprend quand même une grosse leçon qui est de vraiment garder la communication avec le client.
- 20:23en termes de strates administratives,
- 20:25projets et aussi équipes terrain,
- 20:27ceux qui sont en charge vraiment de la technique,
- 20:29de la data que nous allons consommer par l'intermédiaire de notre SCADA.
- 20:32Donc on est vraiment sur éviter d'aller mettre un projet sur cloche comme on le voit quand même souvent.
- 20:37Exactement.
- 20:38Il faut absolument éviter l'effet tunnel dans un projet,
- 20:41même si tout est bien présenté au départ,
- 20:43le cahier des charges il est au top,
- 20:44il faut toujours intégrer au cours du développement.
- 20:48Des points avec les opérateurs qui se serviront du logiciel et des points aussi avec les équipes projet pour voir si on reste bien aligné en termes de données.
- 20:57Parce qu'un SCADA qui marche bien dans une usine,
- 21:00ce n'est pas que l'intégrateur,
- 21:01c'est aussi les équipes de l'usine qui mettent en place tout ce qu'il faut pour que les données puissent remonter dans notre SCADA.
- 21:07Très bien.
- 21:08Guillaume,
- 21:09au tout début de Géignes,
- 21:10tu gagnes un projet contre une entreprise beaucoup plus grosse que la tienne.
- 21:16qui est choisi par le client,
- 21:17malgré peut-être de petites inquiétudes.
- 21:19Comment ça se passe à ce moment-là ?
- 21:20Effectivement,
- 21:212Gi a été bercé,
- 21:23si je peux dire ça comme ça,
- 21:24par un très gros projet dans la télégestion,
- 21:27dans le métier de l'eau.
- 21:28Et effectivement,
- 21:29au départ,
- 21:29on n'était que
- 21:302-3 personnes à 2Gi Technologies.
- 21:33Et on a réussi à gagner un projet pharaonique pour 2Gi à cette époque-là.
- 21:41Et d'ailleurs...
- 21:44Lors de la signature,
- 21:44le PDG de cette entreprise-là m'a dit
- 21:47« Je signe,
- 21:48mais donnez-moi un argument pour que je signe avec vous. »
- 21:51Et mon argument,
- 21:52ça a été « Si vous voulez que ça marche,
- 21:54prenez-moi un nom. »
- 21:54Il faut croire à son truc pour l'assumer.
- 21:58Ça marche derrière.
- 21:59Et l'expérience,
- 22:00elle a été extraordinaire.
- 22:02Tous les objectifs sont atteints.
- 22:04Et ce client-là est encore un partenaire de G.I.
- 22:08exceptionnel.
- 22:10Qu'est-ce que tu retiens de ça ?
- 22:11Il faut croire aux atouts qu'on a,
- 22:13il faut croire en nos collaborateurs,
- 22:15il ne faut pas rester enfermé dans un carré de compétences,
- 22:19mais toujours faire de la veille techno,
- 22:21être présent au bon moment,
- 22:23bien évidemment saisir les opportunités,
- 22:25mais être droit dans ses baskets et s'engager auprès de clients.
- 22:31Bon,
- 22:31ça va être moins cool pour la suite.
- 22:33On va te placer sur le siège le plus inconfortable de l'émission.
- 22:37Ça se passe dans le grill.
- 22:41Alors dans le grill,
- 22:42je te pose des questions qui sont volontairement inconfortables.
- 22:44Si jamais tu as le droit à un joker,
- 22:46mais pas plus.
- 22:46Ah bon ?
- 22:46Non,
- 22:47pas de joker.
- 22:47Tu réponds à tout ?
- 22:48Ouais.
- 22:49Ça marche.
- 22:49La solution n'est pas le logiciel.
- 22:52C'est pas un peu un argument d'intégrateur pour vendre ça ?
- 22:54Oui,
- 22:55mais bon,
- 22:56il faut savoir se démarquer et assumer la position dans laquelle on veut être.
- 23:01Et clairement...
- 23:03Ça le fait.
- 23:05C'est quoi un bon logiciel ?
- 23:06Un bon logiciel pour moi c'est un logiciel adapté à la fonctionnalité pour le client.
- 23:11C'est le meilleur logiciel.
- 23:12Donc un classement top 10 des meilleurs logiciels qui font ceci,
- 23:16cela,
- 23:16tu n'y crois pas toi ?
- 23:18Non,
- 23:18je ne pense pas.
- 23:19Pour moi un logiciel peut être très bon dans un contexte,
- 23:22chez un client,
- 23:22dans une usine,
- 23:23dans un process,
- 23:24et pas bon du tout dans un autre contexte.
- 23:27Il n'y a pas de vérité,
- 23:28classement,
- 23:29podium ou autre chose.
- 23:30Est-ce que tu as déjà été obligé d'admettre que tu t'étais planté ?
- 23:34Bien sûr,
- 23:34tant mieux.
- 23:35J'adore me planter.
- 23:36Pourquoi ?
- 23:37Parce que ça veut dire déjà que j'ai essayé et ça veut dire que j'ai appris quelque chose.
- 23:42Donc me planter,
- 23:43j'adore.
- 23:43Très bien.
- 23:44Au vu que je me plante plein de fois encore.
- 23:47C'est quoi le mot qui est rabâché tout le temps en ce moment et que tu ne peux plus entendre ?
- 23:50On a toujours fait comme ça.
- 23:52C'est terrible.
- 23:53Un bon discours d'industrie.
- 23:56Tu réponds quoi au client qui veut vibe-coder son SCADA ?
- 23:59Il n'y a pas de sujet,
- 23:59c'est énorme.
- 24:02Ok,
- 24:02effectivement,
- 24:03tu étais plutôt à l'aise sur les questions.
- 24:05On va aller vers presque notre dernière section,
- 24:08qui est retour vers le futur.
- 24:13Dans Retour vers le futur,
- 24:14j'essaye de voir quelles sont les tendances que vous percevez pour votre métier,
- 24:19globalement le futur de l'industrie,
- 24:20du logiciel dans l'industrie.
- 24:22Et la première question que je voulais vous poser,
- 24:24c'est quelles sont les tendances ?
- 24:25Que vous percevez dans l'intégration logicielle ?
- 24:29Alors en fait,
- 24:30la tendance elle est plus sur la data,
- 24:32c'est-à-dire que les logiciels vont suivre les besoins clients et aujourd'hui les besoins clients c'est la data en général.
- 24:38Ce qui va évoluer fortement demain,
- 24:41c'est les besoins,
- 24:42l'exigence qu'il y a autour de la data et donc les logiciels vont s'adapter à ça et dans la data aujourd'hui,
- 24:49bien évidemment,
- 24:49on parle beaucoup de IA et donc il y a un vrai sujet dans l'industrie.
- 24:54Il faudrait 2-3 heures pour en parler,
- 24:55mais l'évolution n'est plus aujourd'hui dans le SCADA,
- 24:58MES,
- 24:59IOT,
- 24:59etc.
- 25:00C'est plutôt du standard et de la mise en œuvre relativement simple pour nous,
- 25:06mais elle est plus dans la consolidation,
- 25:08la valorisation de la donnée,
- 25:10la mise à disposition et demain tout ce qui est prédictif bien évidemment et IA.
- 25:15Nicolas,
- 25:15tu avais quelque chose à ajouter ?
- 25:17Oui,
- 25:17il y a aussi une autre tendance qui est un peu plus industrielle qu'on détecte nous de notre côté,
- 25:22c'est le mélange entre l'OT et l'IT.
- 25:25C'est-à-dire que les équipes de production dans l'usine et les équipes d'information et télécommunication dans les usines ont tendance à se mélanger dans la mesure où on commence à déployer des outils qui servent à la fois aux équipes de production et à la fois aux équipes IT.
- 25:43Donc ça aussi c'est une tendance où on est obligé de faire converger des standards côté SCADA mais aussi des standards web.
- 25:51Ce qui fait qu'on se retrouve à développer des logiciels qui peuvent parler à plusieurs types de clients.
- 26:00La multiplication massive des solutions en ce moment,
- 26:02c'est un truc où je vois globalement que les industriels sont complètement perdus quand il s'agit de choisir une solution.
- 26:07C'est une bonne ou une mauvaise chose ?
- 26:10Moi,
- 26:10je dirais que c'est une bonne chose parce que ça permet l'innovation.
- 26:14Mais ça rajoute de la charge côté client où il doit intensifier sa vieille technologique,
- 26:20faire référence à des clients par exemple déjà passés pour un intégrateur.
- 26:25Pour moi,
- 26:26pour l'innovation,
- 26:26c'est une bonne chose.
- 26:27Mais d'un point de vue industriel,
- 26:29ça se complexifie.
- 26:31Vous,
- 26:31en tant qu'intégrateur,
- 26:32vous êtes en veille permanente sur tout ce qui sort ?
- 26:34Oui.
- 26:34Pour conseiller au mieux ?
- 26:35Alors oui,
- 26:36effectivement,
- 26:36on est en veille permanente sur un maximum de sujets.
- 26:39On essaye de comprendre comment l'industrie va évoluer.
- 26:42dans notre métier bien évidemment,
- 26:44pour pouvoir ensuite faire de la veille sur les produits,
- 26:47que ce soit hardware,
- 26:48spotware.
- 26:49Parce qu'un produit qui est superbe et qui n'est pas adapté à un besoin,
- 26:55il est juste super.
- 26:56Par contre,
- 26:56de connaître,
- 26:57d'être avant-gardiste sur un besoin dans un an,
- 26:59deux ans,
- 27:00trois ans,
- 27:00autour de la data,
- 27:01et identifier un produit qui va répondre à ce besoin dans un an,
- 27:04deux ans,
- 27:05trois ans,
- 27:05ça c'est la bonne...
- 27:06La bonne façon de faire la veille technologique,
- 27:08c'est comme ça qu'on la fait à deux jours.
- 27:10Et à propos des changements technologiques,
- 27:11tu as commencé à en parler,
- 27:12mais justement la montée en puissance de l'intelligence artificielle,
- 27:15comment vous vous positionnez par rapport à ça ?
- 27:17Est-ce que vous voyez que parfois ça peut jouer contre l'intégration logicielle ?
- 27:20Le vrai problème,
- 27:21enfin le problème si je peux dire ça comme si c'était un problème,
- 27:24la première perception qu'on a de l'intelligence artificielle aujourd'hui,
- 27:27elle est liée à ce qu'on vit au quotidien,
- 27:29chacun dans son côté,
- 27:32le soir dans notre salon où on parle à Tchad,
- 27:34JPT,
- 27:34à Gemini,
- 27:34etc.
- 27:35Sauf qu'on oublie qu'en milieu industriel,
- 27:37tout est différent.
- 27:38Les besoins sont différents,
- 27:40la culture est différente,
- 27:42les compétences sont différentes,
- 27:43les objectifs sont différents.
- 27:44Donc,
- 27:45faire le parallèle direct entre l'IA qu'on a dans notre quotidien et l'industrie,
- 27:49pour moi,
- 27:49c'est la première grosse erreur à ne pas faire.
- 27:51Par contre,
- 27:52l'IA dans l'industrie,
- 27:53oui,
- 27:54mais avec une vraie compréhension de l'industrie et un vrai objectif de résoudre des problématiques industrielles.
- 28:03Donc oui,
- 28:05je partage ceci parce que quand on met en place des SCADA,
- 28:08le noyau du SCADA,
- 28:09c'est la donnée.
- 28:10Et cette donnée-là est essentielle,
- 28:13c'est le principal carburant de tout ce qui peut être IA,
- 28:16que ce soit LLM,
- 28:17reconnaissance d'image,
- 28:18etc.
- 28:19Et donc on est au cœur de ces réflexions et il faut recadrer,
- 28:23guider les clients sur ce qu'on peut faire ou pas avec leurs données et l'IA.
- 28:28Je suppose qu'il doit y avoir beaucoup d'industriels qui,
- 28:30soit veulent en mettre partout,
- 28:31mais sans avoir ce qu'ils veulent faire,
- 28:33soit disent « j'en ai pas besoin »
- 28:34parce qu'effectivement,
- 28:35ils se projettent sur ChatGPT qui va leur donner des recettes de cuisine le soir.
- 28:37Exactement,
- 28:39c'est le même sujet qu'on évoquait tout à l'heure.
- 28:40Il faut s'approprier l'IA,
- 28:42il faut comprendre,
- 28:43il faut comprendre pour quels besoins et quels enjeux,
- 28:46et savoir après bien l'intégrer,
- 28:47bien évidemment.
- 28:48Mais là aussi,
- 28:49on fait beaucoup de veille de notre côté,
- 28:50et on est prêts déjà aujourd'hui à faire de l'IA en milieu industriel.
- 28:56Très bien.
- 28:58Merci beaucoup pour toutes ces visions sur le futur de votre métier.
- 29:03Il est temps de conclure.
- 29:03On va te libérer,
- 29:04Nicolas.
- 29:04On va faire revenir Olivia pour les questions signatures de l'émission.
- 29:11Olivia,
- 29:11ce serait quoi ta première mesure si tu étais ministre de l'Industrie ?
- 29:14Les ministères aiment bien les chocs et je trouve qu'il serait bien qu'il y ait un choc de différenciation.
- 29:22On voit souvent entre les petites entreprises et les grosses,
- 29:26on a les mêmes normes,
- 29:27on a la même paperasse qui sont faites pour et par des grands groupes.
- 29:31Je trouve que ça a tait un peu l'innovation et toute l'essence qui vient du terrain à cause de toutes ces normes et de cette bureaucratie.
- 29:40Ce serait quoi le conseil que tu donnerais à Guillaume qui va rentrer dans la vie active,
- 29:46avec le recul que tu as maintenant ?
- 29:48Fuis !
- 29:50Non,
- 29:51zut !
- 29:52Non,
- 29:52non,
- 29:53on ne fait pas un métier facile,
- 29:56bien évidemment,
- 29:57c'est un métier de passion,
- 29:59c'est un métier de cœur,
- 30:00il faut être investi,
- 30:01c'est la technologie,
- 30:02c'est la technique,
- 30:03c'est l'innovation,
- 30:04c'est l'industrie,
- 30:04c'est que des contraintes tout ça en fait,
- 30:06donc il faut être animé,
- 30:08il faut que ça plaise.
- 30:09Je dois un métier de passion et donc je dirais,
- 30:16t'es sûr que t'es passionné quand même ?
- 30:18Voilà.
- 30:19Et la réponse maintenant ?
- 30:20Au moins,
- 30:21avec ma fougue de la jeunesse,
- 30:22j'aurais dit,
- 30:23mais bien sûr,
- 30:24qu'est-ce que tu dis ?
- 30:25Super.
- 30:26Et toi,
- 30:26Olivia ?
- 30:28Moi,
- 30:28peut-être,
- 30:28fais-toi confiance.
- 30:29Parce que c'est le travail,
- 30:31c'est la persévérance et encore une fois,
- 30:35la connaissance du terrain qui t'apportera toutes les réponses.
- 30:40Écoute-toi.
- 30:42Et c'est quoi pour toi,
- 30:43oser l'efficacité ?
- 30:44Oser l'efficacité,
- 30:45c'est quand on connaît son objectif et qu'on sait où on veut aller.
- 30:50On ne cherche pas,
- 30:52on va droit au but.
- 30:54Pour toi ?
- 30:55Alors moi,
- 30:56oser l'efficacité,
- 30:57c'est oser travailler avec des experts de la taille d'entreprise comme 2Gi parce que c'est un choix de taille.
- 31:03Donc remettre dans l'écosystème de l'ingénierie,
- 31:06de l'expertise,
- 31:07de l'industrie,
- 31:07etc.
- 31:08Ça nous réussit,
- 31:09ça réussit à l'industrie et c'est un gage de qualité.
- 31:13Du coup,
- 31:14vous étiez les invités idéals pour cette émission finalement ?
- 31:17J'espère,
- 31:18c'est à toi de le dire.
- 31:20Merci à vous.
- 31:21Comment est-ce qu'on vous contacte ?
- 31:22Comment est-ce qu'on vous suit ?
- 31:23Comment est-ce qu'on travaille avec vous ?
- 31:25On vient de boire un coup à Marseille avec moi et puis on se tape dans la main,
- 31:29on parle de l'industrie ou de ce qu'on veut et c'est les meilleurs contacts et les meilleurs projets et partenariats ensuite.
- 31:39Alors,
- 31:39pour prendre un rendez-vous,
- 31:40pour boire un verre,
- 31:41du coup ?
- 31:41Si vous voulez,
- 31:42le pire,
- 31:42il reste notre site Internet,
- 31:44bien sûr.
- 31:44Oui,
- 31:44alors,
- 31:45on nous retrouve sur LinkedIn,
- 31:47on nous retrouve sur le site Internet,
- 31:49etc.
- 31:50On est complètement transparents et accessibles.
- 31:52S'il y avait une chose à retenir de cet épisode ?
- 31:56Si vous voulez que ça marche,
- 31:57appelez 2Gi.
- 31:59Très bien.
- 32:00Merci beaucoup.
- 32:00Nous,
- 32:00on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo.
- 32:03En attendant,
- 32:03n'oubliez pas de vous abonner pour ne surtout pas la rater.
- 32:06Et d'ici là,
- 32:06n'oubliez pas d'oser l'efficacité.