Latest / Vies et Voix | Les Interviews de Lila / Laetitia : au-delà de la détermination sociale, évoluer vers un métier d’art !
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- Laetitia : au-delà de la détermination sociale, évoluer vers un métier d’art ! Se plaire dans son activité professionnelle, à la fois y trouver du plaisir et aussi se sentir valorisé par ce que l'on fait. Une quête, pour la plupart d'entre nous, qui occasionne bien souvent des changements. Bienvenue dans ce podcast vie et voix, les interviews de Lila, pour parler de ses choix pros. Je suis Lila, pour chaque épisode j'inviterai un témoin proche de vous, de moi, pour nous raconter son parcours. Nos témoins ont un point commun, ils se sont fait confiance pour se donner des chances, ils ont choisi de penser que rien n'était joué. Pour cet épisode, notre invitée Laetitia Heron nous explique qu'elle choisit volontairement une formation en apprentissage au début. Elle passe un CAP et deux BP de coiffure. Puis après quelques années d'exercice du métier, elle se tourne vers la comptabilité. Elle obtient une licence professionnelle et dix ans plus tard, elle entame sa deuxième reconversion et se forme à un métier d'art pour s'installer et créer sa marque de bijoux et accessoires brodés. Comment Laetitia a-t-elle abordé ses reconversions ? Comment a-t-elle fait ses choix ? Sur qui, sur quoi s'est-elle appuyée ? Nous convenons d'un rendez-vous à distance pour faire connaissance. Bonjour Laetitia ! Bonjour Lila ! Merci de nous faire part de votre expérience. Je vous propose, pour commencer, de nous dire qui vous êtes enfant et ce qui vous intéresse. Je suis une petite fille un peu introvertie, discrète, qui ne parle pas beaucoup, mais j'adore tout ce qui est créatif. D'accord. Je créais des petits éléments avec ce que j'avais à la maison. Ma maman changeait souvent les papiers peints, j'ai récupéré les chutes, je faisais des petites cartes, je faisais du canevas, j'aimais beaucoup faire ça, j'aimais faire beaucoup de petits bijoux. Je mettais des perles sur mes vêtements, je dessinais beaucoup, ça me permettait de m'évader, de penser à autre chose. Quel type de formation avez-vous fait ? Je ne savais pas trop exactement quoi faire. À un moment donné, on en discutait avec mon papa, et mon papa me disait « mais pourquoi pas la coiffure ? ». L'idée m'a plu et je suis partie sur ce métier jusqu'à le concrétiser. Les professeurs n'étaient pas tout à fait d'accord au collège, parce que comme j'avais des très bonnes notes, ils me voyaient plutôt en second général. Alors, ils ont vraiment beaucoup insisté, j'avais mon prof principal, mon prof d'histoire, le directeur aussi de l'école qui n'était vraiment pas d'accord, j'ai même baissé mes notes un peu pour qu'ils me laissent tranquille, mais non. J'étais déjà assez déterminée, j'ai réussi à trouver un employeur qui a pu me prendre en alternance, et là, j'étais tellement heureuse. Qu'est-ce qui faisait que vous étiez heureuse ? C'était le métier lui-même ? Déjà, de sortir d'un environnement familial qui était, avec le recul aujourd'hui, un petit peu toxique, et du coup, de se retrouver avec des nouvelles personnes, de découvrir le monde un peu, je dirais, ça m'a vraiment épanouie. D'un seul coup, les gens m'ont dit « mais on ne t'a jamais entendue autant parler, mais t'es une vraie pipelette en fait ! ». En alternance, vous avez suivi quel parcours ? J'ai fait le CAP de coiffure en alternance. Trois ans de CAP, deux ans de BP, brevet professionnel coloriste permanentiste, et une année de styliste visagiste. En tout, ça fait six ans d'alternance dans le même employeur. J'ai juste changé de salon parce qu'il en avait plusieurs. Ça m'a permis d'avoir un salaire et d'avoir une petite indépendance, petit à petit, au fur et à mesure. L'alternance vous a permis de gagner en indépendance financière. Est-ce qu'une autre forme de parcours aurait été possible ? L'environnement n'était pas adéquat pour faire des études. Chez moi, j'ai un papa marin-pêcheur, une maman au foyer. Il n'y avait pas cette éducation où on fait de longues études, on trouve un métier, et puis on se forme et on y va. Il faut gagner de sa vie ! Laetitia, et après cette formation, quel est votre parcours ? Suite aux six ans d'études chez ce même employeur, j'ai encore fait quatre ans dans ce salon de coiffure. À un moment donné, j'ai voulu essayer d'évoluer un peu financièrement. Je lui ai demandé des augmentations et ça a été non. J'ai rencontré mon mari, entre deux, et au fur et à mesure, dans une vie familiale, je ne me voyais pas continuer ce métier de coiffeuse. Les vacances, jamais quand on veut, travailler le samedi. Je voyais mes collègues qui avaient des enfants et je me disais, ce n'est pas pour moi. Et j'avoue que ces professeurs, ce directeur, leur petite voix, mon mari me les a réveillés un peu quand je lui en parlais. Il me disait, mais alors, ils ont peut-être raison. Maintenant, tu peux. Alors, pourquoi tu ne reprendrais pas tes études si tu as envie de faire autre chose ? Quand j'ai eu cet entretien avec mon employeur qui m'a dit, non, bon, d'accord. Je lui ai demandé une absence pour un bilan de compétences. Ce bilan de compétences, il a ressorti deux aspects, un aspect très carré, respecter les règles et un côté très artistique. À l'époque, j'ai choisi le plus sérieux. J'ai choisi de faire la comptabilité. Pour ça, j'ai passé mon bac à 26 ans, un bac comptabilité. J'étais un peu anxieuse. Je me disais, est-ce que je vais y arriver ? Et du coup, je me suis mis un peu la barre haute. J'ai fini, mention très bien. Je me suis dit, bon, bah, descend un peu la pression. Ensuite, donc, j'ai voulu continuer avec le BTS. Donc là, ça a été un peu compliqué. J'avais plus de 26 ans et je voulais aussi faire de l'alternance. Je venais de me marier, d'acheter une maison. Il me fallait quand même un petit peu de finances. J'ai cherché des employeurs. Alors, mon CV, il avait du mal à passer parce que plus de 26 ans, ça coûte un petit peu pour une alternance. Mais quand il passait, je faisais l'entretien et j'étais prise. Mais bon, c'était plutôt sur Paris. J'ai fait deux ans d'alternance chez un grand salon de coiffure en comptabilité. Donc, c'était très intéressant. Après, j'ai voulu continuer parce que moi, le but, c'était de travailler dans un cabinet d'expertise comptable. Alors, je ne savais pas encore si j'allais faire toutes les études jusqu'à devenir vraiment experte ou si juste collaborateur déjà. J'ai choisi de rester collaboratrice en continuant avec une licence. D'accord. Pendant ce BTS, la directrice du lycée m'avait repéré. Elle m'avait dit « bon, je vous garde une place chez mon mari, qui est expert comptable ». Et du coup, j'ai pu faire ma licence chez lui, dans un cabinet où, à l'époque, on était entre 40 et 60. Du coup, ils m'ont donné ma chance. J'ai pu faire cette licence maintenant chez eux. J'ai pu continuer la comptabilité chez eux. J'ai pu évoluer. C'était très enrichissant, très intéressant. Quel est l'événement qui vous amène à revoir votre orientation professionnelle ? Les difficultés ont commencé un peu à arriver avec le Covid. De travailler à la maison, j'avais un portefeuille d'entrepreneur assez en difficulté. J'ai passé beaucoup d'heures à les accompagner. J'ai senti qu'à la fin de ce confinement, j'étais fragilisée, j'ai eu beaucoup de mal aussi à ressortir du confinement. Je me rappelle que c'était vraiment difficile. Après, il fallait continuer, il fallait y retourner. Donc, j'y suis retournée. J'ai senti une fragilité suite à ça, qui a quand même été assez importante. J'ai fait un deuxième enfant. J'aurais aimé avoir un congé un petit peu plus long pour elle. J'aurais voulu avoir six mois avec elle, sachant que je suis une maman qui allaite. Allaiter et travailler quand on est déjà fragilisé, c'est une épreuve qui est quand même assez dure. J'avais beaucoup de collègues qui étaient enceintes. Je n'ai pas réussi à m'affirmer et à dire non, je ne reprends pas tout de suite. Après, est-ce que je le regrette ? Voilà, ça m'a mis sur le chemin d'aujourd'hui. En tout cas, la fragilité de départ, le postpartum, j'ai fini par vraiment être très épuisée. Je ne trouvais plus de ressources, plus de sens, vraiment. J'ai commencé à me faire accompagner par une diététicienne à la technique cognitive et comportementale. On a fait plus de psychologie que de diététique. Elle m'a bien aidée. J'ai réussi à trouver enfin une psychologue EMDR et j'avais aussi une superbe réflexologue plantaire. Ça veut dire quoi EMDR ? EMDR, je ne sais plus exactement les termes. En tout cas, ce sont des psychologues qui sont spécialisés en trauma. Ils ont des petites techniques pour apaiser les choses qui nous ont blessées. Toutes les trois, en même temps, m'ont dit « Laetitia, au secours, il va falloir arrêter ». Bon, j'avais un petit peu du mal à l'entendre, j'avais envie de continuer, mais c'est vrai que même pendant les vacances, je me disais « Mais comment je vais y retourner ? » Vraiment, je ne sais pas comment je vais faire. J'y suis retournée. Ça a duré quinze jours, trois semaines. Et là, j'ai dit « Non, il faut que je les écoute. Il faut vraiment que je les écoute. » Et là, j'ai été voir mon médecin et je me suis arrêtée. Le fait qu'elle me le dise, ça m'a aidée parce que du coup, je me suis sentie vraiment légitime de dire à mes chefs « Là, ce n'est pas que moi. Ils me disent qu'il faut que je m'arrête. Donc, c'est maintenant. Si je n'avais pas été autant fragilisée, j'aurais eu plus de force. J'ai cumulé. Et heureusement, je pense qu'à quelques semaines près, ça aurait été beaucoup plus long pour s'en remettre. Par chance, je les ai écoutées et j'ai écouté mon corps qui me disait d'arrêter. Juste à temps, je crois. Juste à temps. Donc, suite à ça, je me suis remis en question. Remis en question ce travail. En 2010, 2009-2010, quand j'ai fait ma première conversion, j'ai découvert la broderie aux crochets de lune et fil. C'est un métier d'art et j'ai adoré. Et dans un petit coin de ma tête, je me disais un jour, je le ferais. Je pensais que ce serait quand j'aurais des enfants grands. Et du coup, là, quand j'étais vraiment au fond, j'ai rebrodé parce que j'avais arrêté pendant quelques temps. Et là, je me suis dit « Oui, bon, il y a peut-être quelque chose à faire. Il va falloir changer de vie, sinon tu ne pourras pas retourner au travail. » Donc, j'ai refait un bilan de compétences avec une coach superbe. Elle a été vraiment géniale. Et petit à petit, on voyait que la broderie, la question ne se posait plus. Il fallait faire ça. Et là, du coup, j'ai pu m'entretenir avec des brodeuses, avec des futures brodeuses. J'ai monté un dossier pour commencer un CAP en broderie d'art. Mon entreprise a dit tout de suite « Oui ». Donc ça, merci beaucoup. Transitions Pro a été OK pour financer ma formation et mon salaire pendant cette année. L'école m'a acceptée aussi, c'est important. Et je viens de passer mes examens. Et pour après, créer ma marque de bijoux et d'accessoires brodés, qui s'appelle l'Arbre de Vie. Et je vais continuer avec Transitions Pro. Je vais monter un dossier démission-création parce que pour l'instant, je suis toujours comptable. S'ils l'acceptent, je pourrais avoir le chômage pendant 15 mois, le temps de me lancer. En quoi va consister votre entreprise ? Moi, je crée mon entreprise de broderie d'art avec des objets brodés, des bijoux, des colliers, des petits accessoires. Si besoin, je ferai quelques missions en atelier. Mais pour l'instant, je voudrais vivre de mes créations. D'accord. Et comment vous pensez lancer votre activité pour être connue, justement ? Je suis sur les réseaux, sur Instagram. J'ai fait une formation Web Marketing. Il va falloir que je fasse mon site Internet, un blog, une newsletter. Je vais aller dans les marchés de créateurs. J'essaye de trouver aussi un salon dans les métiers d'art, vraiment ciblé. Là, ce sera sûrement sur Paris. Il va falloir que je démarche les petites boutiques, les boutiques de créateurs, principalement. Il y en a quand même quelques-unes de très belles. Principalement, ce sera ça. Et mon site Internet, où je pourrai les vendre. Le critère financier était apparent quand vous avez quitté la coiffure. Aujourd'hui, en créant votre entreprise, vous allez vraisemblablement gagner moins qu'au poste de comptable. En tout cas, les premières années, ça, c'est certain. Mais avec mon mari, on a fait le choix de privilégier notre qualité de vie. Je vais gagner moins, mais je serai plus présente pour mes enfants. On réduit un petit peu notre rythme de vie. Mais c'est un plaisir à côté d'avoir une vie de famille beaucoup plus sereine, beaucoup plus qualitative. Au final, ce parcours était-il nécessaire ou est-ce que vous auriez pu faire des choses différemment ? Je pense que non. Je n'aurais rien fait de différent. Le chemin, comme il est, même s'il y a eu des péripéties, des moments difficiles, le chemin est beau, il me plaît. Je ne vois pas comment cela pourrait être différent. C'est-à-dire que dans tous les cas, ce passage par le métier de coiffure et par le métier de comptable vous semble important dans votre itinéraire professionnel ? Oui, tout à fait. La coiffure m'a permis de sortir d'un environnement qui ne me convenait pas. La comptabilité m'a un peu aidée à voir que j'étais capable. Maintenant, aujourd'hui, la création me dit que je peux être moi-même. Quelles sont les aides qui vous ont permis d'avancer comme vous souhaitiez ? Dans un premier temps, le soutien familial, mon mari. Après avoir réussi à trouver de l'aide, à partir de l'âge de 26 ans, j'ai commencé des suivis psychologiques. Mais j'avoue que celui que j'ai entrepris depuis 2021 est le plus enrichissant et le plus constructif. Peut-être aussi parce qu'on vieillit. Ma coach aussi a vraiment été très importante. Elle m'a apporté beaucoup dans cette reconstruction. J'ai vraiment eu la chance d'avoir des femmes formidables en accompagnement. Que retenez-vous de ce que vous avez fait, Laetitia ? Que c'est possible! Je ne dis pas que c'est facile, mais que c'est possible. On peut se sortir d'un environnement qui n'est pas simple. Il ne faut pas hésiter à se faire aider. A demander de l'aide, c'est quelque chose qui est très difficile. J'ai beaucoup plus de facilité à demander de l'aide à des professionnels qu'à mon entourage. Mais votre entourage, il est là. Il ne vous aide pas toujours comme vous le voulez, mais ils sont là. N'hésitez pas à leur demander. Ok. Changer de métier, ça vous semble quelque chose de facile à chaque fois ? Vous avez fait des grands changements. Oui. C'est vrai qu'on me dit toujours que j'ai eu beaucoup de courage à le faire, mais on entend souvent dire que quand on l'a fait une fois, on le refait. Parce que c'est tellement intéressant, c'est tellement enrichissant. Ça vous apprend beaucoup sur vous-même. Ça vous apprend que vous êtes capables, que vous pouvez déplacer des montagnes. Que oui, mon envie de le refaire est encore là. Même si c'est quand même difficile, les doutes, les questionnements. Mais il faut y croire et se donner toutes les chances. Et on peut y arriver. Il faut quand même avoir la force au fond, une petite étincelle qui est là. La force, une petite étincelle! Comment vous pourriez m'aider à comprendre ? Des fois, on pense que notre enfance n'a pas été aussi heureuse qu'on l'aurait voulu, mais qu'il y a quand même eu des petits bonheurs. Et dans ces petits bonheurs, on a une étincelle au fond de nous. C'est ce qui fait la différence entre des gens qui vont pouvoir y arriver et d'autres qui n'ont pas eu ces tout petits bonheurs, même ces tout petits bonheurs tout simples, et il va leur manquer ces petites ressources. On dit, si on veut, on peut, tout le monde ne peut pas forcément. Il faut cette petite étincelle en soi à quoi se raccrocher. D'accord. Il faut avoir vécu du positif à un moment donné pour pouvoir se relancer. C'est ça l'idée ? Oui. Et savoir se raccrocher à ces tout petits moments de bonheur qu'il y a eu. Dans ce que vous dites, à un moment donné, vous avez dit qu'effectivement, vous aviez envisagé de faire des changements vers les métiers créatifs quand les enfants seraient grands. Et finalement, on entend qu'il n'y a pas de raison d'attendre des jours meilleurs pour changer de métier, si on le souhaite bien sûr, et qu'il y a intérêt à apprendre encore et encore si on veut continuer à évoluer. Est-ce que ce sont des messages que vous souhaitez qu'on retienne de votre parcours ? Oui, en effet, je pense qu'il faut s'écouter. Écouter cette petite voix intérieure, ne pas trop l'éteindre, parce que si vous attendez un peu trop longtemps pour l'écouter, votre corps vous rappelle et ce n'est pas toujours très bon. Quand on est vraiment au fond du burn-out, c'est très dur. Quand on ne peut plus se lever, c'est vraiment très dur de remonter, il faut faire très attention et vraiment s'écouter. Et mettre un peu en suspens toutes ces petites phrases, « Non, on ne peut pas pour telle raison, pour telle raison. » Il faut vraiment s'écouter et aller-y à fond. Il faut réaliser ses rêves. Et même comme ça, on montre l'exemple à nos enfants. On montre que c'est possible et on leur donne le droit de rêver aussi. D'accord. Vous êtes en train de dire qu'il faut aller au bout de ses rêves, c'est ça ? Oui, c'est ça. Allez-y, foncez. Merci beaucoup Laetitia pour votre confiance et votre message d'espoir par rapport à une certaine détermination sociale. Enfant, vous bénéficiez de peu de ressources autour de vous, mais vous vous accrochez à tout ce qui vous permet de vous échapper : L'école, la création à partir de rien, une formation en apprentissage pour vite gagner sa vie et sortir de cette situation. Puis, après avoir été repérée grâce à la qualité de votre investissement professionnel, vous êtes en mesure aujourd'hui d'écouter vos rêves les plus intimes grâce à ce soutien et à l'équilibre de votre entourage actuel et à l'accompagnement des professionnels que vous avez choisis. Ce sont vos clés. Elles pourront peut-être ouvrir d'autres chemins qui sait! En tout cas, belles perspectives à vous Laetitia! Merci beaucoup Lila. Merci pour votre écoute. C'était un plaisir. Vous venez d'écouter un nouvel épisode de "Vies et Voix, les interviews de Lila". Merci de vos commentaires et de votre soutien. 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