Latest / Les invités de Radio des Ballons / L'Escale Pro, le forum de l'emploi au Thillot
Transcript
- Nous voici avec Sonia. Alors Sonia, tu as créé l'ESCAL. Pourquoi l'ESCAL ? Eh bien, l'ESCAL, parce qu'on fait une petite pause, on parle ensemble, on communique ensemble et puis ensuite on repart. Donc l'ESCAL Pro, c'est un forum avec pour objectif de pouvoir autant s'adresser aux demandeurs d'emploi, aux personnes qui sont en reconversion, à tous les gens qui ont un projet et en même temps aux entreprises et pouvoir ensuite communiquer entre elles. Alors concrètement, ça se passe comment ? Alors concrètement, c'est un forum. J'arrive là, je cherche à faire une reconversion. Eh bien, aujourd'hui, il y a tout le monde qui est là. Donc on a plusieurs choses qui sont proposées. On a la possibilité d'avoir un studio CV. Donc le studio CV, il permet de pouvoir tout simplement partir grâce à l'IA. L'IA est quand même un outil super aujourd'hui. Et grâce à l'IA, on peut se poser devant le micro, simplement raconter son parcours et l'IA se charge ensuite de former ça sous un CV. On va avoir aussi tout un tas d'intervenants qui sont présents aujourd'hui. On a donc 28 intervenants, que ce soit des organismes de formation, des employeurs, des intérims, des conseillers, enfin bref, tout le panel pour vraiment pouvoir construire quelque chose en fonction de son besoin. Et l'idée, le petit plus, on va dire de l'escale pro, c'est de proposer deux applications, donc une application côté pro et une application côté public. Et l'idée de cette application là, c'est vraiment de pouvoir venir accompagner et en même temps être un outil post forum, donc garder contact, garder un petit peu les conseils aussi. Qu'est ce qu'on doit faire après le forum ? Comment relancer, etc. On a vu que c'était quand même beaucoup, beaucoup de métiers du bâtiment. Oui, alors on est quand même sur un secteur où le bâtiment est très représenté. Donc, effectivement, il y a beaucoup d'entreprises et du métier du bâtiment, mais pas que. On a des secteurs vraiment assez variés. On a l'ADMR qui est présent pour tout ce qui est services à domicile. On va avoir de la vente. On a l'office de tourisme pour tout ce qui est plutôt touristique. Vraiment côté employeur. Alors oui, on a beaucoup d'artisanat et de petites entreprises dans le bâtiment, mais pas que. Alors souvent, il y a des formations d'alternance qui posent un gros problème. C'est que très souvent, c'est très difficile, apparemment, de trouver l'entreprise. Oui, effectivement, l'apprentissage, l'alternance, elle a quand même une grosse difficulté, c'est de trouver l'entreprise. C'est aussi pour ça que ce genre d'événement, il est super intéressant parce qu'on est vraiment au contact de l'employeur, au contact de l'opportunité. Et du coup, ça permet de créer un lien direct déjà entre la personne qui demande et l'employeur. Et puis pour l'employeur aussi de s'implanter dans le réseau, de se faire connaître. Ces événements là, ils ont vraiment pour vocation d'être une vitrine pour toutes les personnes qui pourraient en avoir besoin. Et du coup, pour l'alternance, effectivement, ça permet d'apporter quelques solutions. Alors pourquoi l'alternance est si difficile ? Ce n'est pas intéressant pour l'entreprise ? Alors effectivement, l'alternance, ça représente quand même un coût pour l'entreprise. Donc il faut penser, il faut garder en tête que les entreprises, elles ont deux cartes. Comme je dis souvent, elles ont le temps et l'argent. Donc forcément, c'est deux cartes qu'elles doivent toujours avoir en tête. Et malgré tout, ça reste quand même très intéressant pour l'entreprise. On ne peut pas dire que ça ne l'est pas parce qu'elle va pouvoir avoir une personne qu'elle forme en interne et qui va devenir un salarié à part entière, qu'elle aurait pu, entre guillemets, prendre sous son aile. Donc non, l'alternance, c'est très intéressant pour l'entreprise. Il y a quand même aussi des aides de l'État et puis en diminution, mais en diminution. Alors ça, malheureusement, on est quand même sur effectivement sur une période depuis quand même quelques mois qui voit un certain nombre de dispositifs se réduire. Les aides au permis, l'apprentissage et même les financements de formation. Mais j'ose espérer que je suis une naturelle optimiste. J'ose espérer que ça ne va pas durer. Il y a eu beaucoup de vagues comme ça dans l'histoire, on va dire, au fil des années de la formation et de l'accompagnement. Mais ça ne dure jamais très longtemps. Donc là, effectivement, il y a une grosse baisse. On peut le voir. C'est pour ça qu'il ne faut pas s'arrêter à ce qu'on voit aujourd'hui. Et il faut quand même rester proactif et vraiment à l'affût de ce qui arrive. Parce qu'en fait, il y a du mouvement très régulièrement. Alors malgré tout, beaucoup de métiers vont disparaître. Beaucoup de métiers qui sont là vont disparaître. Moi, les quelques métiers que j'ai pu faire sont tous morts aujourd'hui ou quasiment morts en voie de mort. Mais les choses ont changé. On n'a pas l'impression encore qu'ici, le virage se fait avec l'IA. Alors oui, effectivement, il y a quand même beaucoup de métiers qui sont amenés à évoluer. Et ça, c'est très important d'en prendre conscience. Il faut absolument que les employeurs, comme les personnes qui sont en recherche d'emploi, prennent la mesure de ce mouvement là. L'IA, le numérique, la robotisation, ça fait accélérer énormément tout ce marché du travail. On a des frontières qui vont se rompre un petit peu, mais on reste des êtres humains et on apporte nos propres compétences. Et ça, c'est ce qu'il va falloir mettre en avant. L'IA, aujourd'hui, on voit des entreprises qui sait qui sait exactement comment la replacer pour pouvoir aller justement bouger sur les tâches ingrates ou les tâches répétitives pour pouvoir aller mieux utiliser les compétences humaines qui sont qui sont intouchables. Et c'est celle là qu'il va falloir aller chercher. Donc, en fait, le gros travail aujourd'hui des employeurs, comme des personnes qui souhaitent s'orienter dans une ou l'autre des voies professionnelles, c'est de travailler sur ces compétences là, mettre en avant les compétences qu'on a nous-mêmes déjà en nous et puis adapter ces compétences à ces changements là. C'est tout le but de l'atelier de cet après-midi, l'atelier, le tribunal des métiers. On va pouvoir prendre un métier et puis un petit peu se faire l'avocat et la défense pour se dire il va disparaître ou il ne va pas disparaître. Eh bien, non, la finalité, c'est que certains métiers ne vont pas disparaître, mais sont amenés à évoluer. Donc, il faut absolument prendre cette vague et l'accepter et faire ce qu'il faut pour pouvoir s'y adapter. Peut-être, mais malgré tout, s'y adapter, il y a aussi de nouveaux métiers qui doivent se créer. Bon, là, on n'est pas vu. Effectivement, il y a aussi de nouveaux métiers qui doivent se créer. Alors, le propre des nouveaux métiers, c'est qu'ils n'existent pas encore. Mais il y a des réflexions qui sont menées par rapport à ça, par rapport à ces nouveaux métiers qui arrivent. Alors, c'est plus au niveau plus haut en interne au niveau de la région, sur les nouveaux dispositifs qui vont arriver. Néanmoins, ce que je voudrais quand même mettre en avant, c'est que justement, par rapport à ce mouvement là et ce mouvement, que ce soit l'IA et que ce soit les nouveaux métiers émergents, il est très important que les entreprises et tous les acteurs de terrain prennent la mesure et proposent des projections ou en tout cas, une première vision de l'avenir. Parce qu'en fait, s'il n'y a pas ce mouvement là local et c'est vrai qu'il est un petit peu, il y a du mal à se mettre en place. Mais si ce mouvement ne se met pas, on va se retrouver confronté au pied du mur. Je vous donne un chiffre que j'ai entendu, par exemple, qui est un peu en parallèle, mais qui vient en complément, que j'ai entendu dans une conférence récemment. On attend pour 2027, 85.000 postes de recrutement dû à un énorme départ à la retraite de toute une génération, uniquement dans le Grand Est, uniquement dans l'industrie. Donc, c'est vous dire qu'il y a quand même un grand champ d'action qui arrive pour 2027, mais sur lequel on ne voit pas beaucoup de mouvements, en fait, que ce soit sur le numérique ou que ce soit sur les départs en retraite. Je pense qu'il y a un moment où il va vraiment falloir se poser localement pour se rendre compte que le marché du travail, la personne qui travaille et les entreprises doivent évoluer et de manière plutôt conjointe pour s'assurer d'avoir quelque chose quand même qui fonctionne bien sur le terrain. Voilà, nous, par exemple, nous préparons une brochure, mais c'est Claude qui va s'en charger. Ça va être beaucoup plus simple. Et puis, l'animateur radio n'existe plus puisqu'on va pouvoir maintenant le remplacer, comme il vient de le faire à couleur 3. La radio nationale suisse qui, pendant 24 heures, a supprimé ses animateurs et les animateurs s'écoutaient. Donc, ils ont trouvé ça sympa, mais on croirait que ce soit des que ce sont des journalistes de TF1 qui regardent le foot parce que c'est M6 qui a le marché. Là, c'est différent, mais donc ils sont condamnés à regarder, écouter les commentateurs d'M6. Ce n'est pas sympa. Dans tous les cas, bonne chance à l'escale et que ce ne soit pas qu'une escale. Alors oui, c'est vraiment le but. Pour moi, le projet, c'est qu'il soit amené à se répéter. Les escales, on peut en faire souvent. C'est le propre de l'escale et comme le slogan le dit, vous faites escale pour repartir plus loin. Et du coup, l'objectif, c'est aussi que l'escale, elle s'arrête un peu partout. Donc, pourquoi pas ? Elle peut avoir vocation à être exportée. Mais voilà, il faut simplement pouvoir se poser, discuter ensemble, échanger entre professionnels et avec le public. Et on arrivera à construire quelque chose ensemble. Merci. A bientôt. Merci à vous. A bientôt.