Latest / Déclic / « Quelle idée n’avez-vous jamais osé tenter ? » - Le portrait Déclic de Geoffroy Josquin
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- Laure Hambenne: inspirer ou être inspiré ? Salariat ou entrepreneuriat ? Entrepreneuriat. Réussir seul ou construire ensemble ? Construire ensemble. Et ta définition d'une vie sans ? Tenter essayer, au moins essayer toutes ces idées, c'est le cas de beaucoup de gens, des gens qui ont une idée, qui disent qu'elle est bonne, mais qui ne pas la tenter. Et qui vont voir quelqu'un, à la limite moins malin, qui va le faire et qui va réussir. là, au niveau regret, je pense que c'est le plus gros qu'on puisse avoir. Geoffroy, bienvenue sur Déclic Merci. Tu as l'habitude d'être de l'autre côté du micro et de faire raconter leur histoire aux entrepreneurs. Et aujourd'hui, j'aimerais commencer par la tienne. Et lorsque je t'ai demandé qui tu étais, tu m'as répondu un passionné d'entrepreneuriat, un rassembleur et un bâtisseur. Est-ce que tu peux m'en dire un peu plus sur ces termes ? Déjà, merci de m'accueillir sur Déclic. Passionné entreprenariat, ça fait super longtemps que j'aime suivre, lire, regarder des films sur des histoires entreprenarielles. donc ça fait depuis longtemps que je suis assez passionné par l'entreprenariat. Je suis des livres, des films, des biographies d'entrepreneurs. C'est vrai que ça me passionne beaucoup. Souvent ce sont des entrepreneurs, la plupart anglo-saxons, des Américains, des Anglais qu'on voit. Et c'est vrai que peut-être par pudeur, on voit moins souvent des histoires d'entrepreneurs, surtout en Belgique francophone. Et donc l'idée c'était... revenir mais l'entrepreneur inspirant c'était voilà ce côté va mettre en avant des entrepreneurs peut-être plus discrets qu'on voit moins. Le rassembleur, ça c'est le côté networking donc moi j'ai un passif de 19 ans dans le secteur bancaire donc vers 2010 j'ai commencé à faire du networking pour mon métier de banquier ça m'a énormément plu et puis quand j'ai lancé mon activité en 2018 donc huit années plus tard je ne savais pas trop ce que je voulais faire et donc là Le côté événementiel, networking est arrivé progressivement comme une évidence. Donc, côté, créer des événements pour rassembler des entrepreneurs, c'est vraiment ça qui m'intéresse. Et bâtisseurs ? Bâtisseurs. Moi, j'avoue que dans le côté entrepreneuriat, les entrepreneurs que moi, qui m'inspire le plus, maintenant chacun a sa vision, mais dans ma vision à moi, c'est vraiment l'entrepreneur qui va partir d'une idée et la concrétiser. Donc c'est vraiment ce côté-là, ce côté plutôt bâtisseur. Maintenant, y a énormément d'entrepreneurs qui ont des profils plus gestionnaires, qui vont peut-être hériter, recevoir une boîte familiale et donc qui vont arriver à l'amener bien plus loin donc avec un succès peut-être plus grand, mais ce côté finalement peut-être plus modeste de bâtisseur. En tout cas, c'est ce qui me fait le plus vibrer. Et donc tu me dis que tu étais dans le secteur bancaire. Si on revient à cette période-là, y avait ces trois termes que tu utilises qui étaient déjà présents ? Oui, parce que le côté passion pour l'entrepreneuriat, date des années 2000. Donc, peu près au moment où j'ai commencé à travailler, où j'ai commencé sans cette volonté de le devenir à ce moment-là, ou peut-être de un jour, comme beaucoup se disent, un jour peut-être, mais n'y a pas en tout cas quelque chose de très concret. Aujourd'hui, je me dis... C'est peut-être une erreur parce que j'avoue que je suis assez admiratif des jeunes qui sortent à peine des études et qui lancent déjà leur boîte. Et finalement c'est peut-être le bon moment parce qu'on vit toujours avec ses parents, on n'a pas d'engagement spécifique. Mais en tout cas à l'époque c'était peut-être moins tendance qu'aujourd'hui aussi, on parle du début des années 2000. Le côté rassembleur est venu comme je l'ai dit, plutôt vers 2010, là au moment où j'ai découvert le networking, j'ai vraiment adhéré à ce côté-là. Et le côté bâtisseur, l'envie de bâtir oui, et donc là ça remonte même peut-être avant où j'ai toujours eu l'envie de créer des choses et des idées, j'ai beaucoup d'idées, un peu de bonnes, beaucoup de mauvaises, mais en tout cas, d'essayer... Je trouve la plus grosse frustration, c'est de se dire on a une idée mais on ne pas l'essayer. pense que là, c'est le pire. Ce qu'on dit, il vaut mieux des remords que des regrets. Donc, j'ai toujours plus ou moins tenté tester la plupart des idées, pour donner des exemples, une époque justement dans les années 2000, j'avais eu l'idée de créer un site, une plateforme internet de troc, où les personnes pouvaient échanger, des échanges, dans un côté un peu écologique, un peu économique. Et donc on avait lancé cette plate-forme avec un ami Bon, ça a moyennement pas marché du tout. On s'est rendu compte qu'on se plantait. Un autre truc que j'avais lancé, un autre exemple quand j'étais là ça a mieux marché, c'était une chaîne YouTube. On avait créé une chaîne YouTube avec un ami sur l'automobile. chaîne YouTube, Petite Essai Entre Amis, existe toujours, elle n'est plus active mais elle existe toujours sur YouTube Donc on a fait ça pendant deux ans et donc on arrivait quand même, je pense qu'on a fait au total deux millions de vues quand même, avait plus de 10 000 abonnés. on a quand même réussi à créer une communauté. Des exemples de côté bâtisseur où à partir d'une idée, on est arrivé à concrétiser celle-ci avec plus ou moins de succès. ces idées qui sont là depuis quelques années. Si on revient vraiment dans ton début de ta vie professionnelle, est-ce que tu peux un peu nous partager comment tu commences ? comme on est sur Déclic, quel est le premier Déclic peut-être que tu vis dans cette vie professionnelle ? c'était la période où les banques recrutaient massivement. donc, la grande majorité des personnes qui sortaient de marketing, démarraient une carrière dans une banque. Et étonnamment, je m'étais dit à l'époque, moi je ne démarrerais jamais, enfin je ne pas travailler dans une banque. j'avais déjà une affinité pour le secteur automobile. Et donc aujourd'hui je préférais travailler dans l'idéal, dans l'automobile, mais si pas en tout cas pas dans une banque. Et donc finalement je commence à faire des postulations et autres et je me rends compte que c'est compliqué. je sors de marketing, je veux faire du marketing, quelqu'un me dit, pour faire du marketing, il faire de la vente avant. Je peux très bien comprendre aujourd'hui pourquoi. et donc partant de là, il dit qu'il démarrerait dans la vente, mais dans le secteur automobile, ne recrutait pas des juniors, c'était d'office des vendeurs avec quelques années d'expérience, et donc les seuls à ce moment-là qui donnaient cette possibilité de démarrer à partir de juniors parce qu'il manquait de personnel, c'était dans le secteur bancaire. Donc un peu par dépit disant que ce n'est pas grave, je démarre dans le secteur bancaire, dans le commercial, et un jour je ferai du marketing et un jour je retournerai une fois que j'aurai mon expérience en vente dans le secteur automobile. Oui c'est ça parce que je pense que tu restes 19 années dans le secteur bancaire. Comment ça se passe ces 19 années ? j'ai rapidement eu cette envie de changement Je crois que j'ai fait plus ou moins toutes les fonctions commerciales possibles dans une banque et à un moment donné, arrive au bout de ça. Et aujourd'hui avec le recul, comment tu sais que tu étais arrivé au bout Parce que les changements étaient de plus en plus courts. C'est-à-dire qu'au départ, je changeais de fonction pour 3, 4, 5 ans. Puis après, ça a été 1, 2 ans. La dernière fonction que j'avais eu, l'ai prise. Après 6 mois, j'en ai déjà marre. Et donc, je me suis dit là, là, il y a un problème. Et ce qui m'intéresse aussi sur Déclic c'est de comprendre comment on sait en fait qu'on n'est plus à sa place. J'ai toujours fonctionné au niveau des valeurs. Et j'ai toujours voulu être en accord avec mes valeurs. Je voulais pas devenir, on le connaît tous, le collègue un peu chiant qui râle tout le temps. Et donc finalement, il reste. Je me suis toujours promis de ne devenir cette personne-là. Et que le jour où j'aurais tendance à le devenir, je me ferais la promesse de prendre la décision de partir. Ça peut être évident, mais j'ai exécuté la promesse que je m'étais faite et j'ai remis ma démission. Donc là, c'est vraiment une promesse que toi tu t'étais fait avec Tu as quel âge à ce moment-là ? 41 ans. Je t'imagine qu'on est déjà engagé dans une vie avec une maison, avec une famille. Une maison payée, mariée, enfant. aujourd'hui, démarrer un business en étant chez ses parents étudiants. On n'a pas l'expérience, mais par contre, on a ce côté sécurité, donc on peut prendre des risques. C'est plus délicat de prendre des risques, surtout que, pour pas se le cacher, c'est quand même une des raisons pour lesquelles je suis resté dans le secteur bancaire. On n'est pas trop mal payé, on a quand même pas mal de congés et donc on part tout nu. On remet sa voiture, sa carte essence. son téléphone, son ordinateur, donc on part vraiment tout nu. Et justement, comment toi tu gères cette période-là, cette prise de décision avec certainement aussi ces craintes au niveau de la sécurité financière ? Ça s'est fait en plusieurs phases. La première phase, a été de dire, je m'en vais, vais me remettre ma démission. Première étape. J'ai un peu fonctionné à l'envers. ? Souvent, les gens s'en vont parce qu'ils savent ce qu'ils vont faire. tu donnes ta démission, tu ne sais sais pas du tout ce que je faire. Et donc après, deuxième phase, c'est de me dire, oui, mais maintenant que j'ai démissionné, qu'est-ce que je veux faire ? Là revient ce côté, passion pour l'entreprenariat, 41 ans, c'est maintenant ou jamais. C'est faux aujourd'hui, je vois des personnes qui se lancent 10 ans plus tard, mais en tout cas dans ma tête, à ce moment-là, je me dis, c'est maintenant ou jamais, je ne pas me lancer à 60 ans. Et donc, ce côté, je deviens entrepreneur. Troisième étape, c'est bien de devenir entrepreneur, mais quelle est l'activité ? Qu'est-ce qu'on va faire comme activité ? et l'idée de ce que je vais faire apparaît pendant les vacances, c'est là que m'a venu cette idée. de ce qui viendra par après la nuit des entrepreneurs inspirants Je connais beaucoup de personnes qui vivent ce que tu as vécu, qui sont dans un job de salarié, qui ont cette sécurité, mais qui ne se sentent plus à leur place. Et par contre, il a toujours ce frein, cette crainte de se dire, j'ai 45 ans, j'ai 50 ans, peu importe l'âge, mais ce frein et cette peur de se lancer. Qu'est-ce que tu vois aujourd'hui avec ton expérience, avec le recul Si tu avais un conseil à donner à cette personne-là, serait quoi ? C'est marrant parce que c'est une question que je pose souvent. La réponse type, c'est « allez-y ». Croyez en vos rêves. Honnêtement, j'ai envie d'avoir un peu une réponse plus modérée, de dire « si vous le sentez bien, allez-y », mais si vous le sentez pas, n'y allez pas. j'aime bien la phrase de… ratatouille mais ce côté tout le monde peut devenir cuisinier il veut pas dire réellement que tout le monde a la possibilité de devenir cuisinier il veut dire que le cuisinier peut venir de n'importe où je pense que tout le monde peut être entrepreneur mais tout le monde n'aura pas ce côté si tu as ce côté sécuritaire si dans tes valeurs la sécurité arrive numéro un faut pas se lancer comme entrepreneur parce qu'effectivement C'est vraiment se mettre dans une situation vraiment très très inconfortable Si c'est le côté liberté qui prime, là il faut y aller les yeux fermés. Donc tout dépend un peu de ses propres valeurs. Il faut se connaître et savoir ce qu'on veut. Je suis d'accord avec toi et justement comment on fait pour se connaître ça s'est arrivé, ça s'est encore une anecdote assez croustillante. entre deux fonctions, je m'ennuyais un petit peu. Et donc là, j'avais demandé au niveau de la banque, y avait une possibilité de faire un certificat universitaire, HEC, en business-development. Et donc j'avais demandé pour pouvoir rentrer dans un parcours assez onéreux, qui prenait, je pense que c'était étalé sur deux ans. Et donc j'avais un chef qui m'avait dit ok je t'inscris. Et donc lui entre temps était plus mon chef et donc le nouveau arrive et finalement lui me dit ben non c'est pas pour toi, pas pour le moment et donc il change un peu, il change finalement un peu d'avis. Et puis il me dit mais par contre j'ai une super formation pour toi, c'est une formation, découvrez votre talent. C'était un peu à l'autre consolation, Étonnamment, ça a été le déclic. Ce moment-là où lui me donne le consolation. Donc je suis cette formation-là et ça a été une révélation, parce que c'est là que je me suis dit, mais finalement, moi j'étais persuadé que mes talents c'était commercial, parce que j'avais une expérience, je n'étais pas mauvais au niveau commercial, et là je me rends compte que oui mais pas forcément ça, et donc ce côté... plutôt créativité, c'était quoi le truc ? C'était geyser à idées. Donc il a des trucs qui ressortent où je me dis finalement, ma conclusion c'est de me dire finalement dans mon boulot actuel je suis sous-exploité, j'ai finalement mes compétences, mon sweet spot, il est ailleurs J'aime beaucoup ce que tu dis, parce que je trouve nos études nous apprend beaucoup de choses, mais pas à se connaître et à découvrir ce pourquoi on est réellement fait. Et donc toi, tu découvres ça par hasard dans cette formation-là. C'est quelqu'un qui m'y a mis qui ne voulait pas forcément l'y mettre. finalement je ne pas ce pourquoi je suis le meilleur. Je me rends compte de ça. La conclusion de cette formation-là, c'est de dire finalement, alors que je pense que je suis à ma place, je suis dans ce que je fais le mieux, je me rends compte que j'ai des talents. qui sont ailleurs que... Et donc, oui, me dis, tiens, pourquoi est-ce que je n'exploiterai pas ces talents-là ? Donc, c'était un Déclic pour ça, effectivement. Et donc, aujourd'hui, tu mets ces talents-là au profit de ton activité d'ailleurs, c'est quoi exactement ton métier aujourd'hui ? Ça a évolué au fil du temps évidemment, donc la genèse d'entrepreneur inspirant, ça part du principe que je faisais beaucoup de networking avant. Et donc remarqué que en 2018, je faisais le depuis 2010, ça faisait 8 ans, et je me disais tiens, c'est bizarre, les événements de networking que je vis aujourd'hui, très similaires aux événements de networking que je vivais en 2010. Et, j'ai envie de dire, aujourd'hui en 2026, les événements qu'on vit la plupart ressemblent très fort. C'est-à-dire qu'en 16 ans, c'est un secteur qui a très peu évolué, que entre temps, il y eu la révolution des réseaux sociaux, y a eu l'IA, la digitalisation. c'est dans un monde qui change à vie, valure, ce secteur-là reste quand très le même. Et avec ce côté plus en plus de commerciaux, de moins en moins de décideurs. Pourquoi ? C'est logiquement, les décideurs, quand ils viennent sur un événement, qui gèrent votre IT, qui gèrent votre flotte, qui gèrent vos RH, qui gèrent vos finances. Donc finalement, ils sont un peu sollicités de toutes part, ce pas très agréable. Donc à un moment, ils se disent qu'on ne plus venir et eux-mêmes se font remplacer par leurs propres commerciaux. Je suis toujours en rigolant mais le jour où on a des événements où il 100 % de commerciaux, ce sera des événements sympas mais qui ne vont plus beaucoup de sens. Donc ça c'est le premier truc. Le deuxième truc au niveau des orateurs, c'est pareil, c'est toujours ce truc, ça va dire que ça partait d'une frustration, j'avoue, peu personnelle de dire finalement j'ai une histoire. qui peut raconter assez sympa, dire tiens voilà ce côté prise de risque et donc on va jamais me demander de monter sur scène pour le raconter. Ce qui n'est toujours pas le cas parce que je ne peux pas m'auto-produire. En tout cas l'idée était là de dire bah oui 96 % aujourd'hui des entrepreneurs sont des TPE et donc ça veut dire qu'on écoute la voix des 4 % et on invite jamais les 96 % à venir un peu s'exprimer et raconter leur truc. Et donc là je me dis il faut changer les choses, J'ai toujours un événement tel que les nuits, c'est un peu comme un festival. Le festival il y a des têtes d'affiche et puis il a des plus petits groupes, plus petits chanteurs et donc tu vas jamais te déplacer pour un chanteur ou un groupe que tu ne pas. Tu vas y aller pour la tête d'affiche et une fois que tu y es tu vas découvrir... des chanteurs, des groupes que tu veux, c'est quand même sympa, je ne sais pas et tu vas peut-être commencer à les écouter. L'idée c'est vraiment ça de dire, on va en prendre les 1, 2, 3 têtes d'affiche et puis on va quand même ouvrir une ou deux chaises pour des entrepreneurs lambda. veux dire tout le monde peut, finalement en choisissant l'angle de l'inspiration, tout le monde peut être inspirant, donc partir de là aussi, se dire chaque histoire peut être inspirant. C'est quoi ta définition de l'inspiration ? mais ça c'est génial parce que l'inspiration c'est honnêtement hyper subjectif, donc il n'y en a pas vraiment. Donc c'est à dire que, et c'est pour ça qu'on est passé sur les nuits à un vote aujourd'hui depuis trois ans du public sur, quelle histoire vous a plus inspiré. veux dire, on ne pas à l'avance parce que le public vote, c'est une question de... et donc de sensibilité, donc il n'y a pas forcément vraiment de critères bien définis. Donc il n'y a pas de... définition précise. Maintenant ma définition, moi ce qui m'inspire le plus, c'est un peu ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est le côté les bâtisseurs qui partent d'une idée, qui vont amener leur projet, qui démarrent dans leur garage. peut citer Steve Jobs par exemple, voilà pour citer un nom qui parle à tout le monde, Et comment toi tu sais que tu es inspiré ? Comment tu fais dire là, ça, c'est inspirant pour moi ? C'est quand j'ai envie de faire ce que la personne dit qu'elle a fait. c'est à dire, l'inspiration, c'est souvent... de dire « tiens, moi j'ai fait ça, ça, ça, ça, ça, quand je rentre chez moi, j'ai entendu ça, je me dis, mais oui, c'est ça qu'il faut faire, c'est génial, et donc dès demain, vais commencer à le faire comme lui ». Et donc là, je me dis, oui, il m'a inspiré, parce qu'il m'a donné l'envie et la motivation de faire ce qu'il a dit qu'il a fait. C'est intéressant ce que tu dis là, parce que comment on sait ce qui est vraiment notre inspiration de « je suis en train de vous suivre un modèle extérieur ». Comment tu fais cette différence ? J'avoue que je n'ai pas un modèle type pour lequel j'ai envie de tout reproduire. Souvent, c'est un peu l'erreur qu'on fait souvent, je pense. C'est que, on envie certaines personnes, on se dit j'aimerais être comme lui mais souvent on prend une partie de lui. On aimerait avoir, aussi riche que lui, on aimerait avoir la même voiture que lui, le même succès que lui. » Mais sauf que, je veux dire, tout est un pack. Par contre, il a des trucs que tu ignores, mais tu ne voudrais surtout pas avoir la même chose que lui. Donc pense que ce intéressant, c'est de prendre non pas un modèle et dire « voilà, je veux être la copie conforme d'Elon Musk », mais moi Elon Musk pour certaines parties. je trouve ce gars génial pour d'autres je suis un peu moins d'accord avec ces idées. Donc je pense qu'il faut pouvoir aller chercher ses côtés positifs un peu chez chacun et puis faire son propre mix soi-même. Je pense que le modèle type idéal, moi, n'existe pas. C'est plutôt aller chercher un peu, créer son propre modèle dans lequel on veut tendre, beaucoup de personnes avec qui je travaille qui me disent, mais en fait, je sais que je veux changer, mais je ne sais pas quoi, je ne pas quoi faire, je sais pas comment le faire. Et est-ce que toi tu... as des critères qui te disent, ça c'est juste pour moi, ? Ça a été un peu au départ au feeling finalement, après il y a des gens qui ont matérialisé ça dans l' Ikigai. finalement de manière un peu au feeling, on se dit bah oui finalement c'est un peu ce vers quoi on veut aller, donc je pense qu'il faut un pouvoir dire en quoi est-ce que moi j'ai envie de le faire, si t'as pas envie de le faire, c'est déjà peut-être perdu quelque chose, qui m'anime de faire, forcément être bon pour le faire, que si t'as envie de faire quelque chose, bah je sais pas si j'ai envie de jouer au foot. au foot je vais jamais aller bien loin. ce côté là il faut quand avoir un talent, tout cas des compétences par rapport à ça. Et puis finalement il faut qu'il y ait un public qui est intéressé par ce que tu proposes. Si tu proposes un truc que tu as envie de faire et pour lequel tu as du talent mais qui n'intéresse personne, tu vas pas aller très loin non plus. Ces trois volets-là sont importants. Je pense qu'il faut avoir une introspection par rapport à soi-même et se dire est-ce que les planètes sont alignées, Maintenant, ce n'est pas évident du tout. C'est souvent de dire quels sont mes talents, je vous conseille de suivre la formation, Et donc les entrepreneurs qui montent sur scène lors des nuits sont des personnes ont validé ces trois critères Le critère principal d'entrepreneurs inspirants c'est d'avoir forcément, en fin d'événement, une histoire à raconter. Souvent, c'est un peu les scénarios des films hollywoodiens que l'on nous conseille de reprendre dans le storytelling. finalement, ce qui intéresse un peu les gens, c'est aussi le côté difficile. et c'est ça qui fait qu'on s'identifie plus et qui va aussi être inspirant parce que se dire bah oui finalement ce gars là il est au succès où il l'est mais il a planté 10 trucs ou 50 trucs avant donc voilà j'en suis là et ça rassure aussi je pense les personnes sur leur propre histoire et leur propre expérience de se dire quand quelqu'un dit je me suis pas payé avant il en a qui se dit je me suis pas payé avant deux ans c'est intéressant de le savoir alors que spontanément on ne le sait pas Maintenant, bien savoir la raconter, c'est peut-être ce qui va te faire gagner. Ça devient une compétence. On remarque quand même que dans les faits, c'est quand même celui qui a une belle histoire à raconter, mais qui en plus la raconte bien, puisque c'est devenu un concours, qui aura plutôt tendance à aller chercher le suffrage du public. Donc tu as entendu beaucoup d'histoires inspirantes. Est-ce que pour toi un entrepreneur inspirant est d'office, un entrepreneur inspiré. Pas forcément, non pas forcément parce que je pense que parfois on est inspirant sans vraiment le vouloir soi-même. Finalement c'est parce qu'on fait des choses, on prend des décisions et que les gens viennent me dire merci grâce à toi. On voit des gens qui souvent après la partie talk, on voit souvent des gens qui vont parler aux orateurs Des personnes ne se rendent même pas compte qu'elles en inspirent d'autres. Ça, c'est encore plus sympa à voir. Et toi, personnellement, qu'est-ce que tu as appris justement de toutes ces histoires Le premier truc, comme je te le disais tout à l'heure, c'est que l'entrepreneuriat n'est pas évident. C'est toujours fait de haut et de bas. Il y a plus de bas que de haut. C'est rare, très rare, celui qui lance un truc et qui réussit. Mais je pense qu'il a beaucoup de gens qui lancent un truc, qui réussissent pas et qui s'arrêtent. Qui disent c'est pas pour moi... Donc là, pense que la grosse erreur, est là. sa réaction à soi par rapport à l'échec. Et donc là, il y a un gros danger aussi par rapport à la confiance en soi. Quelqu'un qui va quitter le salariat en disant, oui, je suis mal considéré, je vais me lancer comme entrepreneur, je vais me lancer mon truc, tu plantes ton truc, tu te fais un échec, là, t'es 10 pieds sous terre parce que c'est déjà limite avant dans le salariat, tu lances ton truc, tu plantes. Si ta réaction se te dit, je suis un raté, tu vas encore plus te sentir, donc, en danger par rapport à ça. faut plutôt se dire que c'est normal. qu'est-ce que j'apprends ? Évidemment, l'échec est toujours lié à l'apprentissage. Qu'est-ce que je retire de cet échec pour que le deuxième lancement soit meilleur ? ce côté progressivité fait qu'à un moment donné... on lance le truc parfait parce que voilà on a appris beaucoup et donc voilà j'ai envie de dire ce côté rapport à l'échec qui ne doit pas attirer là on en revient aussi est-ce que tout monde peut être entrepreneur non si t'as pas une ça c'est un peu qu'on peut reprocher à côté parfois péjoratif des entrepreneurs, un peu un certain égo mais de fois un égo. Parce que c'est ce qui va être ton rempart par rapport à l'échec. Parce que si dès le premier échec tu te dis, je suis, tu le prends pour toi et tu te dis c'est moi qui m'as le fait, c'est moi qui suis pas bon, Dofie ça va atterrir ta confiance en toi. Que si t'es un gros égo, ça va, finalement tu vas te dire. C'est pas moi qui suis pas bon, c'est les autres qui n'ont rien compris. Donc moi on dit de mon truc et bon je le réessaye et je... donc ça doit être... C'est pareil avec la vente, complètement c'est ce qui différencie les bons vendeurs des mauvais vendeurs. C'est à dire que le vendeur qui va aller vendre, enfin qui va faire une proposition à quelqu'un et si la personne lui dit non, parce que c'est pareil, c'est exactement pareil, on doit se payer 19 noms pour avoir un oui dans une vente. Et donc ça veut dire que si prends les 10, si dès le 1er nom, 2, 3 noms, tu perds ta confiance en toi, tu vas de moins en moins bon dans tes prochaines... présentation à un moment donné, ça va s'écrouler. Pareil, si tu es à ce côté blindé et te dis que c'est lui qui n'a rien compris, mais le produit était pour lui, mais tant pis. Le suivant, tu recommences ton entretien de vente avec la même force de persuasion, tout cas cette même confiance en toi, à moment donné, ça va. Mais donc faut vraiment ce côté, ça ne pas du premier coup. est-ce que vraiment l'ego qui te pousse accepter ou est-ce que c'est plus « suis tellement inspiré par ce que je fais qu'en fait je vais continuer » L'ego est un rempart. C'est-à-dire, ça t'empêche de t'enfoncer de dire je suis nul pense que le côté… maintenant ce qui te permet de continuer, il y a deux trucs. Effectivement, comme tu dis, ce côté « je crois tellement dans mon truc que je veux aller loin », ça demande quand beaucoup de résilience aussi et je pense que la résilience est quand même aussi une des qualités intéressantes pour un entrepreneur, c'est finalement pouvoir se dire j'ai planté ça, le lendemain pouvoir sortir dès le lendemain une autre idée ou une adaptation de l'idée, pouvoir vite faire son deuil Ok. j'aime bien la phrase que tu dis se relever en fait par rapport à l'échec et apprendre de l'échec pour continuer à avancer Maintenant, tu refais chaque fois la même erreur, tu un problème. C'est vraiment, tiens, qu'est-ce que je fais évoluer à chaque fois. ça t'est arrivé de te planter ? Beaucoup de fois, a lancé plein de trucs qui n'ont jamais abouti. Le plus récent, très récent, on a décidé de lancer l'Académie des entrepreneurs inspirants, c'est-à-dire des formations spécifiques pour les entrepreneurs. y a une sur-offre aujourd'hui en formation. et l'autre inconvénient c'est qu'on n'apportait rien de différenciant donc là ça n'a pas marché. Et comment tu gères le regard extérieur ? bon déjà souvent il a pas de regard extérieur. Je pense aussi que c'est une croyance limitante qu'on a. C'est à dire que très honnêtement, dans 9 cas sur 10 les gens s' en foutent Donc à la limite on a lancé l'académie, on a communiqué sur l'académie. C'est pas qu'on a fait... j'ai pas fait une communication en disant l'académie a planté. peut peut-être être un sujet encore, Et donc souvent on a l'impression de dire, oui les autres vous nous montrez du doigt, non, parce que les gens vivent leur vie et je pense que ceux finalement qui vont te montrer du doigt, c'est qu'eux-mêmes ont peut-être un problème à régler avec eux-mêmes, mais pas forcément ton échec, – Et tes proches, ils voient tout ce que tu lances, les échecs, les réussites, eux par contre, est-ce que c'est important d'avoir leur soutien ? Comment ils t'aident dans cette aventure ? Les proches, c'est principalement mon épouse. Elle sait que l'échec est parti du jeu, donc c'est plutôt un côté soutien et challenging aussi. c'est mon premier fil, je lui donne des idées. Si ça bloque déjà à son niveau, me dis, c'est quand même mal barré, parfois ça va même pas plus loin. et parfois il ya des trucs à trouver géniales et qui n'ont qu'à me planter l'entourage est important il a les bienveillants et les malveillants. Même les bienveillants, à la limite, vont dire des choses, qui vont pas forcément aller dans ton intérêt, c'est pas volontaire. Et c'est ça aussi ce côté entrepreneur inspirant, une communauté d'entrepreneurs, c'est aussi ça qu'on vient chercher chez nous, c'est pouvoir aussi avoir des discussions non commerciales. avec des pairs et pouvoir aussi échanger sur la réalité de l'entrepreneur. Je pense qu'on a tous besoin à un moment donné des personnes qui eu les mêmes problèmes que toi qui ont vécu les mêmes. Donc ça, c'est intéressant. Donc ce serait un conseil que tu pourrais donner à ceux qui se lancent dans l'entrepreneuriat, c'est de s'entourer. Il faut s'entourer, mais bien s'entourer. Et pas forcément l'entourage. proches qui ne sont pas forcément dans le schéma entrepreneurisé. Aujourd'hui, ton rêve, c'est de jusqu'où entrepreneur inspirant peut aller. tout en le faisant grandir et sans perdre son âme. Qu'est-ce que tu entends par perdre son âme ? Dans l'ADN, il y a deux points qui nous différencient, des autres acteurs du secteur. C'est un, une communauté d'entrepreneurs. Pour devenir membre, il faut avoir son propre numéro BCE. C'est la seule condition mais elle est on-off. Donc on n'a pas d'autres critères. Même un étudiant entrepreneur qui a son numéro de BCE est bienvenu. l'autre point c'est le pas de cotisation. Ça ne veut pas dire que c'est gratuit puisque les événements sont payants comme certains autres. Donc on voulait vraiment ce modèle de dire tout le monde est bienvenu et il n'y a pas de cotisation. Pourquoi ? on en vient à l'ADN, ce côté, on l'a dit, les entrepreneurs ont besoin de se rencontrer entre eux, et souvent les networking deviennent un peu ça, une logique commerciale. souvent on conseille mal aux entrepreneurs qui démarrent de faire du networking. tu vas faire du networking, ne vas pas faire tes courses quand tu faim, ne vas pas faire du networking quand tu as besoin de gagner de l'argent, de faire des clients parce que tu vas le faire mal à la limite. Et donc, pense, ça c'est un conseil que je donnerai à tous les entrepreneurs qui débutent, à qui on dit, c'est souvent un des premiers conseils, fais du networking, oui, mais pas dans cette optique d'aller, vendre ton activité en faisant du networking. C'est souvent d'abord la relation avant la transaction, je pense que ça doit être vraiment ce côté-là. Et donc ce côté pas commercial est important. Et c'est pour ça qu'il a pas de cotisation. que par défaut, logique, si tu payes une cotisation et qu'en plus tu payes un fil à l'événement et autres, tu vas avoir cette logique de rentabilisation. Tu vas dire que j'ai payé, il faut que je rentabilise un minima ce que j'ai payé. Et donc ça veut dire ne pas perdre notre ADN mais c'est vraiment celui là de dire on doit rester dans cette logique là. Ça veut dire qu'il n'y aura jamais une cotisation parce qu'on casserait le truc et on ouvrira jamais la communauté à des commerciaux parce qu'on casserait le truc. C'est vraiment ça, c'est vraiment quelque chose qui doit rester. Ça c'est ta ligne de conduite justement pour respecter tes valeurs. reste peut changer mais je crois que ces deux fondamentaux là ne peuvent pas parce que c'est le cœur du système et c'est aussi notre élément de différenciation par rapport au marché qui existe. les personnes qui nous écoutent qu'est-ce que tu aimerais qu'elles retiennent de ton parcours ou si tu avais un conseil à leur partager ? qui me revient, c'est ce que les gens me disent souvent, c'est que t'es, croire en ses rêves, c'est souvent ça qui ressort dans les trucs. Honnêtement, oui, pense qu'il faut croire en ses rêves, mais pour pas n'importe quel prix non plus. est-ce que je suis prêt ? Il a un prix, tout a un prix. Est-ce que je suis prêt ? à en payer le prix, que ce soit un sacrifice financier, ce soit temps quand on se lance, on a moins de temps à consacrer à sa famille, on a ses amis, donc voilà, il y a tout un prix à payer. Et donc oui, effectivement, si c'est vraiment serré, je pense qu'il faut y aller. Mais bien mesurer ce côté, est-ce que je suis prêt à en payer le prix, je crois que c'est important. Je suis d'accord avec toi. de ne pas tomber dans ces attentes irréalistes que l'entrepreneuriat c'est le rêve, c'est la liberté. Complètement, et c'est ce qu'on nous vend de plus en plus malheureusement sur les réseaux et autres de gens avec chiffres à l'appui un peu complètement irréalistes. C'est un peu vendre du rêve, de dire, on démarre un truc, c'est pas facile. est-ce que tu penses qu'on peut être sûr à 100 % ? pour se lancer ou est-ce qu'à un moment donné, faut quand même prendre le risque et se dire, je n'ai pas toutes les réponses, mais j'y vais ? Le 100 % n'existe pas. pense que même à 10%, si tu te dis il faut y aller, tu construis les 90%, mais tu n'es jamais à 100%, tu vas construire progressivement. Donc avec ce côté, acceptation de se planter, il faut y aller en sachant qu'on va se planter. le projet à 100%, on ne l'aura jamais. Sinon on rentre dans un schéma de procrastination et dix ans plus tard on est encore là. Et puis on va se dire, c'est trop tard. Effectivement, je sais bien qu'il un livre de Bryan Tracy, qui est un auteur que j'aime beaucoup. son livre, pas d'excuse, est vraiment le bouquin, enfin je veux dire un habit. le titre suffit. mais ce côté, voilà finalement pour tout on est responsable je pense qu'il quand même ce côté où on a tendance à chercher des responsabilités externes par rapport à tout ce qui nous arrive un peu. C'est la faute du politique, c'est la faute de... Partiellement oui, je veux dire, le premier responsable par rapport à tout ce qui va nous arriver, c'est nous quand même. Par rapport à les décisions qu'on va prendre, le positionnement qu'on va prendre. donc ce côté, pas d'excuses, c'est un peu ça que ça veut dire. On arrête de chercher des excuses, on y va, on avance. Merci Geoffroy. pour cette interview. Est-ce que tu veux terminer par quelque chose ? Le mot de la fin. Pour moi, les trois volets, c'est le côté clarté. C'est le premier truc, crois qu'on doit être On clair avec soi-même où est-ce qu'on veut aller. Si tu sais pas où tu vas, c'est difficile de prendre le bon chemin. Donc, clarté soi-même, clarté de ce qu'on veut faire, on veut être. Le côté focalisation, là, mon Dieu ! On part nous-mêmes, on voit des gens partir dans tous les sens, sais clairement où je vais, donc je focalise laser focus, puis le côté intensité. C'est après, est-ce que je mets la bonne intensité pour qu'il atteigne la destination. Je pense que la méthodologie de la réussite elle est simple elle se résume dans ces trois points là. Si on ne réussit pas c'est souvent parce qu'il a un de ces points là pour lesquels on on n'est pas bon et donc si on plante je pense que c'est le regard c'est de se dire finalement où est ce que j'ai pêché et souvent c'était quand même mon idée était peut-être mais elle était peut-être pas assez claire et donc forcément ou alors bah oui j'ai fait ça j'ai fait ça j'ai fait ça mais sur les dix trucs que j'ai fait il y a peut-être une qui allait dans sens de mon truc, ça fait que j'ai perdu beaucoup de temps en faisant les neuf autres, ou alors j'ai pas mis l'intensité nécessaire pour arriver où je voulais aller. Mais je pense que si on se plante, pense qu'il avoir cette grille de lecture de dire où est-ce que j'ai dans ces trois points-là planté. Donc direction, clarté, focalisation, intensité. Je pense que là, c'est les trois points. Ok, super. Merci beaucoup. Merci à toi