Latest / Robert Werner lit les poètes

Joies sans causes, René-François Sully Prudhomme
On connaît toujours trop les causes de sa peine,Mais on cherche parfois celles de son plaisir ;Je m’éveille parfois l’âme toute sereine,Sous un charme étranger que je ne peux saisir.Un ciel rose envahit mon être et ma demeure,J’aime tout l’univers, et, sans savoir pourquoi,Je rayonne. Cela ne dure pas une heure,Et je sens refluer les ténèbres en moi.D’où viennent ces lueurs de joie instantanées,Ces paradis ouverts qu’on ne fait qu’entrevoir,Ces étoiles sans noms dans la nuit des années,Qui filent en laissant le fond du cœur plus noir ?Est-ce un avril ancien dont l’azur se rallume,Printemps…
The skinny
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