Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Nicolas Baudry - Cailleau Herboristerie - La plante passionnante dans tous ses états et couleur
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes,
- 0:11et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:45Bonjour à tous,
- 0:46je suis ravie d'accueillir sur le podcast ArtEcoVert Nicolas Baudry de Cailleau Herboristerie.
- 0:51Alors Nicolas,
- 0:52première question,
- 0:53est-ce que vous pouvez vous présenter pour les auditeurs,
- 0:55nous raconter un petit peu votre parcours qui vous a amené aujourd'hui au végétal ?
- 1:00Je suis arrivé au végétal.
- 1:02J'ai fait des études en maîtrise sciences et techniques d'innovation en bac plus 4.
- 1:07Après j'ai fait...
- 1:10un MBA en management d'entreprise et puis je suis parti sur Paris pour découvrir différentes sociétés en conseil d'entreprise,
- 1:16en management et au niveau du pôle commercial.
- 1:20Je suis resté 4 ans sur Paris où j'ai visité pas mal de sociétés où...
- 1:24Je me suis rendu compte que je mettais en place des choses,
- 1:26j'expliquais à des gens qui avaient 35 ans de boîte qu'il fallait travailler différemment.
- 1:30Je me suis dit qu'il fallait s'en rendre en main et que c'était à moi d'y aller.
- 1:34Je suis revenu sur ma province natale qui est en Anjou,
- 1:40à Cholet pour être plus précis.
- 1:42et j'ai trouvé un poste dans une société qui me fascinait,
- 1:46c'était Cailleau Herboristerie.
- 1:48Je suis rentré en tant que commercial à la société en 2004 et je suis tombé dans ce milieu des plantes aromatiques et médicinales puisque la société avait été fondée en 1868,
- 2:02Chemin en Anjou,
- 2:04qui est la capitale des plantes médicinales.
- 2:07Donc dans la société,
- 2:09on s'occupe...
- 2:11A l'époque on s'occupait surtout du travail à façon des plantes et j'ai pris un poste de commercial pour ensuite prendre différentes fonctions dans la société.
- 2:20C'est une petite structure,
- 2:21à l'époque nous étions 22 personnes.
- 2:25Et puis au fur et à mesure de l'évolution de la société,
- 2:28il y a eu un vrai changement en 2013 où l'ancien gérant,
- 2:34monsieur Yves Cailleau,
- 2:37d'où le nom de la société
- 2:39Cailleau Herboristerie.
- 2:40C'est la troisième génération de ce monsieur.
- 2:42Monsieur Yves Cailleau a quitté la société,
- 2:44a vendu la société à l'âge de 77 ans et il a transmis la société à une nouvelle famille qui est la famille Brard.
- 2:54En 2013,
- 2:54la société était dans un état de forme,
- 2:57on va dire,
- 2:58moyen.
- 3:01Et
- 3:02M. et Mme Brun ont vraiment repris la société avec une petite particularité,
- 3:07c'est que M.
- 3:07Brun venait du monde des graines.
- 3:09Il avait une société de sélection de graines,
- 3:12il connaissait très bien le monde de l'agriculture.
- 3:16et on a remis ensemble toute cette philosophie de partir depuis le champ jusqu'à un produit fini pour nos clients.
- 3:25Et ça a bien fonctionné,
- 3:26puisqu'en 2016,
- 3:27on a investi de nouveaux bâtiments.
- 3:30En
- 3:332020, on était passé de 2 millions de chiffre d'affaires à 6 millions,
- 3:37en passant de 22 personnes à 32 personnes.
- 3:40Et puis,
- 3:40M.
- 3:40et Mme Brard ont cédé leur société,
- 3:44et ils l'ont cédé à moi,
- 3:47je les en remercie,
- 3:48ainsi qu'à Jordan,
- 3:49leur fils.
- 3:51On est tous les deux directeurs associés de la structure depuis avril 2021.
- 3:57donc Jordan lui est arrivé en 2015 dans la structure et moi en 2014 donc voilà comment j'ai arrivé chez Cailleau Herboristerie je suis tombé dedans en fait les plantes c'est hyper passionnant tous
- 4:13les matins on apprend quelque chose tous les matins on a une demande d'un client sur une plante qu'on ne connait pas il faut aller sourcer à un endroit bien précis c'est juste fascinant et ça permet de
- 4:23On a une ouverture d'esprit après qui est assez importante parce qu'on va chercher les plantes un peu partout dans le monde puisqu'on a
- 4:29800 plantes au catalogue.
- 4:31On essaye bien sûr de demander des productions à nos producteurs le plus proche possible de chez nous mais tout ne pousse pas naturellement dans l'Anjou ou même en France.
- 4:43Par exemple l'Arcadia pagrochitum,
- 4:44une plante reconnue en herboristerie pour la circulation,
- 4:50elle se trouve en Afrique du Sud donc on n'a pas le choix,
- 4:52il faut aller la chercher là-bas.
- 4:54Voilà.
- 4:54D'accord,
- 4:55ok.
- 4:55Tous les jours,
- 4:56on découvre de nouvelles choses avec...
- 4:59avec ce métier qui est passionnant.
- 5:02Donc du coup,
- 5:03Cailleau Herberisterie,
- 5:04on entend,
- 5:04on comprend comment ça a été créé,
- 5:07la troisième génération,
- 5:09les changements de personnes,
- 5:10etc.
- 5:11Qu'est-ce que vous proposez comme produit et service pour expliquer aux auditeurs le vaste panel de sujets qu'on va pouvoir aborder ensemble ?
- 5:19Alors le vaste,
- 5:20oui c'est effectivement ça.
- 5:22On n'a aucune limite en plus donc on n'a pas trop de freins au niveau de la société.
- 5:28On travaille du petit volume pour des pharmaciens ou des petites boutiques en complément alimentaire,
- 5:35des herboristes qui vont vendre directement par tuyau.
- 5:38Et nous on ne fait que du B2B pour info.
- 5:42Et puis on va travailler aussi avec des grands groupes industriels dans différents secteurs d'activité.
- 5:47Je vais commencer par ceux qui sont moins sur la coloration capillaire.
- 5:52On va parler de gens dans la pharma par exemple,
- 5:55qui vont utiliser des plantes pour faire une extraction.
- 5:58des gens dans les distillateurs qui vont faire des liqueurs à base de plantes,
- 6:02des brasseurs de bière qui vont aromatiser leur bière.
- 6:05On va travailler,
- 6:06alors là on va se rapprocher un petit peu dans le domaine de ceux qui peuvent nous écouter,
- 6:11dans les gens qui sont dans la cosmétique pour faire une extraction moléculaire.
- 6:14Ces molécules vont nous prendre 5 tonnes d'une plante et puis à partir de la molécule qu'ils vont extraire,
- 6:19ils vont la mettre dans une crème cosmétique.
- 6:21Souvent c'est un anti-ride.
- 6:25On va travailler aussi avec des gens qui sont plus en cosmétiques produits finis.
- 6:30Donc là on va toucher avec des savonniers qui vont colorer naturellement leurs plantes ou utiliser les plantes pour faire un exfoliant.
- 6:37On va travailler bien sûr dans la coloration capillaire végétale avec une gamme de plantes sectoriales.
- 6:45Donc là on va travailler soit avec un coiffeur,
- 6:47soit avec des gens qui vont faire l'extraction des pigments je suppose.
- 6:53Voilà,
- 6:53donc on touche vraiment à beaucoup de secteurs d'activité et notre métier en fait c'est d'aller soit mettre en production pour le compte de certains de nos clients,
- 7:02par exemple on va rapatrier des productions lorsque c'est possible,
- 7:06on a des clients qui sourcent en Chine.
- 7:10et par rapport à leur politique RSE ou leurs engagements tout simplement,
- 7:15ils nous disent qu'on voudrait mettre en place une production en France,
- 7:18c'est ce que vous pouvez nous accompagner.
- 7:20On met en place des partenariats avec des producteurs,
- 7:22on teste pendant 3-4 ans et puis au bout d'un moment,
- 7:27on réussit à produire suffisamment pour que l'on puisse délocaliser la production en France pour respecter des engagements des différentes tierces.
- 7:38donc voilà on a ce service là et puis ensuite autrement on source nos plantes là où elles poussent et puis on récupère les plantes de nos producteurs
- 7:48le plus brut possible.
- 7:49La seule chose qu'on leur demande,
- 7:51c'est de les sécher correctement en respectant un mode de séchage qui va éviter de dénaturer la plante,
- 7:59que ce soit en termes assez visuels,
- 8:01et puis en principe actif,
- 8:04éviter que ce soit en plein soleil ou sous un système de chauffage qui monte trop fort pour que les molécules soient bien préservées.
- 8:13Donc les plantes arrivent brutes chez nous,
- 8:16les plus entières possible pour qu'on puisse garantir la variété de la plante.
- 8:21Puisque si vous achetez une plante finement coupée,
- 8:25on parle souvent d'une coupe allemande,
- 8:28les amants sont très forts pour ça,
- 8:30ils coupent très finement et comme ça on ne voit pas toute la misère.
- 8:33Donc nous on évite ce genre de choses,
- 8:36on achète vraiment la matière la plus brute possible et après on façonne chez nous.
- 8:40Donc on fait tout de A à Z,
- 8:41on coupe.
- 8:43On tamise,
- 8:44on dépoussière,
- 8:45on sépare la tige de la feuille et puis après on la met sous différentes formes en fonction des besoins des clients.
- 8:51On va faire une coupe classique d'infusion.
- 8:57On travaille aussi pour les gens qui font des thés et des choses comme ça.
- 9:01C'est une coupe qui est souvent de 1 cm à 0,5 cm.
- 9:04On va descendre plus bas sur des coupes extraction à 5 mm.
- 9:092 mm,
- 9:105 mm pour ceux qui vont faire une extraction moléculaire.
- 9:13Et puis on peut mettre également de la poudre.
- 9:15On a différents matériels pour ça.
- 9:18Des poudres qui doivent être destinées aux compléments alimentaires pour faire des gélules.
- 9:23Et également des poudres qu'on va essayer de mettre la plus fine possible pour par exemple la coloration capillaire.
- 9:29pour que la poudre soit la plus fluide possible,
- 9:31pour que ça s'imprègne bien sur le cheveu au niveau de nos clients.
- 9:37Donc voilà,
- 9:37on façonne vraiment de A à Z la plante,
- 9:40depuis le change du produit fini,
- 9:42puisqu'on propose aussi la mise en gélule,
- 9:45on la fait nous-mêmes,
- 9:47on fait nos propres infusettes,
- 9:49ou les infusettes de nos clients,
- 9:51on fait le packaging,
- 9:52on fait l'étiquette personnalisée,
- 9:54on est un peu...
- 9:56Tout à tout.
- 9:58Ouais,
- 9:58c'est clair.
- 9:59Après,
- 9:59notre cœur de métier,
- 10:00c'est quand même la plante.
- 10:03de sourcer la plante mettre en place des partenariats avec des produits je mettrai en lien de l'épisode les vidéos que vous m'avez envoyées quand on a préparé l'épisode parce que je les ai trouvées hyper claires et là on se rend compte de tout le panel de choses que vous pouvez faire franchement c'était hyper inspirant donc je les mettrai j'avais
- 10:20une question
- 10:22quand vous parlez de il y a des entreprises qui ont des volontés de rapatrier entre guillemets les productions plus localement,
- 10:29en tout cas plus près j'avais une question sur la notion de terroir est-ce que la charge colorante,
- 10:36moi c'est mon sujet est-ce qu'on retrouve les mêmes propriétés des plantes si on essaye de les rapatrier par exemple en Europe alors qu'elles poussent plutôt en Asie est-ce qu'on retrouve on arrive à
- 10:49Voilà,
- 10:49retrouver la même,
- 10:51je vais arriver à faire ma question,
- 10:52mais la même quantité par exemple de colorants ou le même principe actif ?
- 10:57Ça va dépendre,
- 10:58ça peut varier,
- 10:59puisque c'est souvent le climat qui joue sur la qualité de la plante,
- 11:04et puis le sol.
- 11:05Alors après les sols,
- 11:06on peut potentiellement retrouver à peu près les mêmes typologies de sols.
- 11:12Mais le climat va jouer fortement.
- 11:15Par exemple,
- 11:16une verveine du Maroc n'a pas le même goût qu'une verveine d'Amérique du Sud,
- 11:22ou une verveine qu'on a en train de mettre en place,
- 11:25des productions de verveines en France,
- 11:27ça n'a pas tout à fait le même goût.
- 11:30donc voilà il y a potentiellement une petite différence par rapport à ça après au niveau des colorations du pigment des plantes tectoriales je ne suis pas assez poussé je n'ai pas assez de connaissances pour vous dire qu'il y a une vraie différence la
- 11:46garance elle existe en France et elle existe aussi en Inde par exemple
- 11:52Je ne suis pas sûr qu'il y ait une grande différence.
- 11:55Je ne suis pas clair là-dessus,
- 11:57mais je pense qu'il y a des similitudes assez importantes.
- 12:02Souvent,
- 12:02les contraintes,
- 12:02c'est plus au niveau rendement ou de la production qui est la plus impactante en Europe ou en France.
- 12:14Alors du coup,
- 12:15maintenant qu'on a présenté l'entreprise,
- 12:18qu'on voit un petit peu la largeur des possibilités,
- 12:23je voulais qu'on revienne aux termes d'herboriste.
- 12:27Comme je vous l'ai dit en toute transparence quand on a préparé l'épisode,
- 12:30j'ai complètement zappé le maillon herboriste parce que je n'ai pas forcément pris conscience que...
- 12:38pour la coloration capillaire par exemple c'était une étape clé une source d'approvisionnement je pensais direct au champ j'ai pas pensé à cette étape là donc ce que j'aimerais bien voir avec vous c'est que vous expliquez ce qu'est le métier d'herboriste et pareil comme dans toutes les applications de la couleur et tous les invités qu'on a il y a des a priori et
- 12:58des préjugés et j'avoue que moi j'ai déjà entendu des doutes sur ce qu'était l'herboristerie
- 13:05et donc j'aimerais bien qu'on parle de ça du métier en tant que tel et de lever un peu les préjugés sur les tisaneurs ou poudre de perles à pain et tout ce qu'on a pu entendre si vous pouviez reposer le cadre pour que ce soit clair pour tout le monde
- 13:21Oui,
- 13:21je vais essayer parce qu'effectivement il y a beaucoup de choses qui sont dites.
- 13:27Déjà le terme herboriste,
- 13:29aujourd'hui il est entre guillemets plus utilisable puisqu'il est issu d'un diplôme.
- 13:35Donc le diplôme n'existe plus,
- 13:37il n'y a plus de possibilité de devenir herboriste en France depuis la seconde guerre mondiale.
- 13:43Puisque ça rentre dans le monopole des plantes pharmaceutiques et c'est les pharmaciens qui ont une...
- 13:50formations sur le monde des plantes.
- 13:53Il existe des formations diplômantes sur l'école des plantes,
- 13:57des choses comme ça,
- 13:58mais le terme herboriste n'est plus utilisé.
- 14:01Donc ça,
- 14:01c'est une vraie contrainte sur notre métier,
- 14:03puisqu'on peut perdre de la connaissance des plantes si ce métier,
- 14:12en tout cas le diplôme en tant que tel,
- 14:14n'est plus utilisé.
- 14:16Ensuite,
- 14:17au niveau du métier,
- 14:20Il y a beaucoup de choses qui sont dites,
- 14:21comme vous l'avez expliqué,
- 14:23la poudre perlimpinpin.
- 14:25Je ne dis pas que ça ne peut pas exister.
- 14:28Malheureusement,
- 14:29ce qu'on trouve sur les sites internet,
- 14:32ça génère cette problématique-là.
- 14:34C'est-à-dire qu'on se retrouve avec des gens qui vont vendre des produits qu'ils ne maîtrisent pas du tout.
- 14:41la plante ça reste dans le marché français nous l'impose un petit peu ça reste une plante souvent médicinal qui va répondre à une problématique médicinal donc faut pas faire n'importe quoi avec les plantes je pense que vous le savez très bien en tant qu'agronome mais
- 15:01il y a des plantes qui sont detoxiques par exemple,
- 15:04des plantes qui peuvent être pictoriales d'ailleurs,
- 15:07donc on ne peut pas se permettre d'utiliser les plantes n'importe comment.
- 15:10Donc tout ça c'est encadré,
- 15:12nous par exemple chez Cailleau Herboristerie,
- 15:13on a toujours eu un pharmacien en interne qui n'avait pas engagé son diplôme,
- 15:18mais par contre on distribue les plantes du monopole pharmaceutique aux pharmaciens via une entité qu'on a à côté de Cailleau Herboristerie qui s'appelle Cailleau Pharmaceutique.
- 15:27parce qu'il faut faire attention à ces choses-là.
- 15:29Le métier d'herboriste,
- 15:30c'est vraiment une sélection des plantes et savoir comment on utilise la plante en fonction des clients.
- 15:37C'est sûr que quelqu'un qui est en coloration capillaire,
- 15:40on ne va pas avoir le même discours que quelqu'un qui va être à la vente sur un comptoir où il y a des gens qui vont venir et qui vont dire j'ai des problèmes au foie,
- 15:50est-ce que vous pouvez me donner une plante ?
- 15:51Oui,
- 15:51il y a des plantes qui sont plus ou moins efficaces.
- 15:56voire très efficace et si on fait un surdosage ça devient dangereux donc c'est là où on arrive sur la problématique du métier d'herboriste il faut vraiment des gens très compétents et pas des commerçants le
- 16:11babelais c'est assez nouveau c'est à dire qu'il y a des gens qui veulent faire du business sur un milieu qui est un peu compliqué quand même il ne faut pas faire n'importe quoi donc voilà donc nous notre
- 16:25Notre métier c'est vraiment d'aller chercher ces plantes-là et puis d'amener aussi toute une batterie d'analyse sur nos plantes.
- 16:32C'est-à-dire qu'on est certifié ISO 22000,
- 16:36comme je vous l'ai dit on a notre entité qui est Cailleau Pharmaceutique.
- 16:40On a un pharmacien,
- 16:41on a un responsable qualité en interne.
- 16:43Toutes les plantes sont analysées chez nous.
- 16:46Alors quand je dis toutes les plantes,
- 16:47je ne veux pas dire que chaque lot est analysé.
- 16:49On travaille aussi en plan de contrôle.
- 16:51On a une stratégie d'achat qui n'est pas comme un grossiste ou un négociant où on va chercher une matière sur le marché et puis après on la distribue.
- 17:00notre façon de fonctionner.
- 17:02Je vais revenir dessus après.
- 17:03Mais voilà,
- 17:05toutes les plantes sont analysées.
- 17:06Donc il y a un plan de contrôle ou une analyse.
- 17:09Et on va aller chercher les intrants,
- 17:12par exemple en pesticides,
- 17:14en métaux lourds.
- 17:16Il y a de nouvelles normes en HAP,
- 17:18en acide pyrolyse indique,
- 17:21il y a différentes molécules qui sont surveillées,
- 17:26que ce soit en alimentaire,
- 17:27en pharmaceutique,
- 17:28mais en cosmétique aussi.
- 17:29On a des clients qui nous demandent d'aller chercher différentes choses,
- 17:34puisque lorsqu'ils vont faire un extrait,
- 17:36ils vont potentiellement concentrer l'intrant qui n'est pas bon pour la santé derrière.
- 17:43D'accord.
- 17:43Donc voilà,
- 17:44le métier d'herboriste,
- 17:47normalement,
- 17:47il doit se situer à ce niveau-là,
- 17:49c'est-à-dire être garant d'une qualité de plante.
- 17:52Et moi,
- 17:53je considère aussi qu'il y a un accompagnement aussi au niveau des producteurs,
- 17:57puisque on a certains de nos producteurs qui potentiellement vont générer des…
- 18:04des problématiques sur leur culture,
- 18:07faute de connaissances en fait.
- 18:09On a des problématiques par exemple de bactériaux,
- 18:11où les gens vont utiliser leur propre eau de leur étang ou de leur mare,
- 18:15mais sauf qu'elle est un peu souillée,
- 18:19donc du coup ils génèrent une contamination bactérienne sur le produit,
- 18:22ça peut poser problème par exemple au costaud du capillaire,
- 18:26si le produit a une charge bactérienne,
- 18:28il ne faut pas en prendre tant qu'on met ça au niveau du crâne,
- 18:30ce n'est pas l'idéal.
- 18:32donc voilà donc il y a toute cette batterie là aussi au niveau réglementaire au niveau analytique qui est très importante dans le métier d'herboriste et comme je l'ai dit aussi on a ce côté partenariat
- 18:48avec les producteurs que
- 18:51que tout le monde n'a pas,
- 18:53d'où les préjugés,
- 18:55la façon de voir le métier,
- 18:58où les gens pensent qu'on achète et puis on revend.
- 19:01Le dire bruit,
- 19:02ça peut être considéré comme ça,
- 19:03et donc il n'y a pas une vraie valeur ajoutée.
- 19:05Nous on ne fonctionne pas du tout comme ça,
- 19:07on a une politique,
- 19:09alors moi
- 19:10Jordan qui est mon associé,
- 19:12il n'aime pas trop quand je dis ça,
- 19:13mais on n'achète pas pour vendre.
- 19:16Alors bon,
- 19:17c'est un peu bizarre,
- 19:18quand même 37 personnes à payer tout à la fin du mois,
- 19:23mais on achète pour satisfaire des besoins extrêmes.
- 19:25Pourquoi je dis souvent ça,
- 19:26c'est que l'objectif ce n'est pas d'être les rois du monde sur une plante.
- 19:31d'en acheter,
- 19:32faire la razzia sur le marché et créer une rupture et puis après définir le niveau de prix sur le marché.
- 19:39Notre objectif est vraiment de travailler par rapport aux besoins des clients pour pouvoir exprimer aussi des besoins de production au niveau de nos producteurs.
- 19:47On est très fidèles avec nos producteurs.
- 19:49On a une vieille société,
- 19:50on a été formé en 1868.
- 19:52On a des producteurs,
- 19:53c'est la troisième génération,
- 19:54quatrième génération de père en fils.
- 19:57et on travaille toujours avec eux parce que 1 on considère que la qualité elle est correcte alors qualité c'est pas subjectif mais
- 20:04en tout cas la qualité elle est suivie et elle est maîtrisée et puis nous par rapport à ces gens là on se doit tous les ans de revenir vers eux parce que si d'une année sur l'autre on a pas été bon on a fait les fanfarons,
- 20:16on a dit on va en vendre 15 tonnes alors qu'on en a vendu une tonne,
- 20:20l'année suivante le temps il a produit
- 20:23Et sauf que là,
- 20:23s'il revient et il nous dit,
- 20:25moi j'ai personne,
- 20:26ils sont prêts à voir plus,
- 20:28parce que souvent les premières années,
- 20:30ça met un peu de temps à partir.
- 20:31On leur dit,
- 20:32ben non,
- 20:32en fait,
- 20:32on n'a pas été bon sur la vente,
- 20:34donc tu les gardes.
- 20:37Vous faites des calendriers de culture ?
- 20:39On essaie de faire des calendriers de culture et on est souvent…
- 20:44Je dis souvent step by step parce qu'on ne veut surtout pas partir sur des développements très importants parce que le producteur,
- 20:52lui,
- 20:52derrière,
- 20:53et j'ai écouté pas mal de vos podcasts,
- 20:55c'est un dur métier quand même.
- 20:58La production de la terre,
- 20:59ce n'est pas simple du tout.
- 21:01Et s'il se retrouve dans ses hangars avec toute sa production de l'année dernière,
- 21:06voire d'il y a deux ans,
- 21:08déjà,
- 21:08ça fait très mal au cœur.
- 21:10et il n'a pas eu de rentrée d'argent pendant ce temps là et là le vrai inconvénient c'est que nous ça peut casser une filière les gens ils arrêtent parce que on perd 50 55 heures par semaine c'est bien c'est
- 21:26pas possible donc voilà on est très prudent par rapport à ça sur la mise en place des productions pour que tous les ans on puisse revenir vers nos producteurs avec un besoin qui est connu et sur lequel on s'engage
- 21:38il n'y a pas de mauvaise surprise les mauvaises surprises peuvent se situer au niveau de l'analytique parce que il suffit qu'il y a des problèmes là on peut être coincé par rapport à ça simplement on a cette chance de pouvoir être sur un multisectoriel et donc on peut avoir un secteur où on peut avoir une contrainte analytique qui n'est pas une
- 21:55contrainte pour un autre secteur donc ça peut être aussi par rapport à nos producteurs de pouvoir les accompagner
- 22:02D'accord,
- 22:02donc plutôt une notion de filière,
- 22:05donc du champ,
- 22:06de l'accompagnement,
- 22:07des calendriers de culture,
- 22:08et donner la plus grande visibilité possible aux agriculteurs pour ne pas qu'ils se retrouvent dans la mouise.
- 22:15Et donc pas d'achat-revente type grossiste,
- 22:18c'est plutôt de l'accompagnement.
- 22:20Et du coup,
- 22:20je voulais savoir,
- 22:21vous avez parlé que vous travaillez quand c'est possible avec des agriculteurs français.
- 22:25C'est bien de le redire parce qu'en fait,
- 22:27même moi je l'ai découvert dans les épisodes,
- 22:29il y a des plantes,
- 22:30malheureusement...
- 22:31qu'on ne trouve pas chez nous,
- 22:32et même si on les trouvait chez nous,
- 22:34elles seraient chétives,
- 22:35pas forcément chargées,
- 22:37enfin voilà,
- 22:38elles ne seraient pas utilisables,
- 22:39exploitables,
- 22:40ou elles nécessiteraient la mise sous serre,
- 22:43et donc vraiment des,
- 22:45on va dire,
- 22:46des aberrations,
- 22:47c'était exactement le mot que je cherchais,
- 22:48des aberrations.
- 22:50donc c'est important de redire que il y a des plantes qu'on ne trouve pas sur le sol français donc quand on peut favoriser les agriculteurs français bien sûr mais il y a des plantes comme vous citiez une plante d'Afrique du Sud qui pousse dans son territoire
- 23:05terroir d'origine je voulais savoir vous avez à peu près combien d'hectares dans cette filière en France alors si vous avez le droit de le dire en France et dans le monde pour nous donner une notion de une part de ce que ça peut représenter
- 23:20Je n'ai pas cette information.
- 23:22Ce ne sont pas des choses sur lesquelles on travaille.
- 23:24Après,
- 23:24ce que je peux vous dire,
- 23:25c'est qu'on travaille sur 400 à 500 tonnes de plantes sèches.
- 23:31Autant vous dire qu'en frais,
- 23:33ça fait beaucoup,
- 23:34par an à peu près.
- 23:36Je n'ai pas l'équivalent en hectare.
- 23:38Je ne peux pas vous dire.
- 23:39D'accord.
- 23:40Ça donne une idée déjà.
- 23:41Je ne sais pas trop ce que ça peut faire.
- 23:45Voilà.
- 23:46d'accord vous aviez dit que vous aviez un catalogue de
- 23:51800 plantes j'ai regardé le catalogue que vous m'avez envoyé donc il y a vraiment de tout pour les tisanes pour la cosmétique en lisant on se rend compte que c'est large
- 24:09vous avez des plantes qui vont servir à des destinations cosmétiques avec des labellisations type bio,
- 24:16type cosmos,
- 24:18vous avez des plantes qui vont servir pour l'alimentation.
- 24:22Ma première question,
- 24:23c'est comment vous vous y retrouvez ?
- 24:25Vous travaillez toutes les certifications,
- 24:28comment vous avez arbitré ?
- 24:30Vous êtes au plus haut niveau d'exigence ou vous avez des lots de plantes ?
- 24:35bio c'est le top des lots différents des qualités différentes alors je vais juste revenir sur un petit terme bio c'est le top c'est pas comme ça qu'on voit les choses parce qu'il y a des plantes on va les chercher en
- 24:51cueillette c'est des plantes qui sont protégées et quand on va dire au cueilleur est-ce que tu es bio il nous regarde avec grandier et nous dit t'es mignon là mais oui elle est bio
- 25:01Oui mais est-ce que tu peux faire une certification ?
- 25:04Ça c'est autre chose la certification.
- 25:07Donc ce qu'on cherche effectivement c'est avoir des garanties sur l'analytique.
- 25:15Donc nous chez Cailleau on est bio depuis de très nombreuses années.
- 25:20Le certificateur Ecoserp nous disait qu'on était une des premières sociétés à avoir été certifié.
- 25:27La seule chose c'est qu'on n'est pas 100% bio.
- 25:30par rapport à ce que je viens de vous expliquer c'est qu'on trouve que c'est pas raisonnable de dire qu'il faut être obligatoirement bio pour que la plante soit de qualité donc il y a des producteurs ils comprennent pas qu'on soit obligé de mettre un cahier des charges administratives surtout
- 25:47pour avoir ce label bio alors qu'ils sont bio puisqu'ils utilisent pas de pesticides donc quand on fait l'analyse il n'y a pas de pesticides
- 25:57donc voilà on a une problématique par rapport à ça donc comment on fonctionne en fonction des différents secteurs d'activité notre principal on va dire le point d'entrée c'est quand même la pharmacopée qui
- 26:13au niveau pharmaceutique est assez drastique quand même donc là on va faire des analyses sur tout ce qui est métaux lourds,
- 26:21pesticides bactériaux et puis des teneurs en principe actifs dessus
- 26:27Et puis après,
- 26:28en fonction de ça et en fonction de la filière,
- 26:31on va définir des références qui vont être bio,
- 26:35qui vont être certifiées auprès du producteur,
- 26:38mais également bien sûr chez nous,
- 26:40sur nos process de fabrication.
- 26:43Ensuite,
- 26:44vous avez parlé de COSMOS,
- 26:45COSMOS Organic,
- 26:47COSMOS Natural.
- 26:48Ça,
- 26:48c'est en fonction des besoins de nos clients.
- 26:52Sur certaines références,
- 26:53ils nous demandent...
- 26:55Il y a des produits qui ne sont pas obligatoirement bio,
- 26:58parce que c'est compliqué de les obtenir en bio.
- 27:03La certification COSMOS Natural,
- 27:05par contre,
- 27:06permet de définir que c'est bien un produit naturel et qu'il n'y a pas de chimie du tout.
- 27:12Nous,
- 27:12par défaut,
- 27:13ça je ne l'ai pas dit,
- 27:13mais c'est que de la plante brute,
- 27:15c'est 100% de la plante,
- 27:17et on ne fait pas d'ajout d'huile essentielle sur nos produits pour que ça sente meilleur,
- 27:20ou des choses comme ça.
- 27:21Il n'y a pas du tout de chimie,
- 27:23je ne le dis jamais,
- 27:24mais en fait c'est…
- 27:25Oui, il vaut mieux le dire.
- 27:29Non,
- 27:29mais c'est vrai.
- 27:29Non,
- 27:30mais après,
- 27:31j'ai entendu aussi des fois,
- 27:32on parle de bio,
- 27:34et puis autrement,
- 27:35conventionnel,
- 27:36chimique,
- 27:36en fait,
- 27:37non,
- 27:37ce n'est pas comme ça que nous on voit les choses,
- 27:38c'est…
- 27:39C'est bio,
- 27:40c'est une certification,
- 27:41donc logiquement ça annonce une absence de pesticides.
- 27:46Ça reste une certification,
- 27:47mais c'est pas pour ça qu'il n'y a pas de pesticides obligatoires.
- 27:50Il faut faire l'analyse quand même.
- 27:53Et puis ensuite,
- 27:54le produit,
- 27:55nous on parle de produit conventionnel,
- 27:56c'est-à-dire qu'il n'a pas le label bio,
- 27:58mais on a des analyses pesticides dessus,
- 28:00et on a des produits conventionnels qui ont zéro pesticide,
- 28:03ou alors qui ont une petite teneur en pesticides,
- 28:06mais sous les maires autorisés.
- 28:09Ah oui,
- 28:09vous avez aussi les LMR comme en alimentaire limite,
- 28:13maximale,
- 28:14résiduelle,
- 28:14je ne sais pas quoi.
- 28:15Ah d'accord,
- 28:15c'est la même chose que...
- 28:18Parce que moi,
- 28:18je travaillais sur l'alimentaire et on avait ça aussi.
- 28:23d'accord ok bon bah donc il y a quand même des points beaucoup de points communs et effectivement le bio pareil c'est marrant les réflexions qui sont faites dans votre secteur c'était les mêmes moi en agriculture c'était on est bio pourquoi passer du temps de l'administratif,
- 28:39redépenser de l'argent pour passer des labellisations mais on se rend compte et dans toutes les applications et dans beaucoup d'épisodes que j'ai eu qu'en fait il y a besoin de réassurance dès qu'on reparle des plantes
- 28:51En fait,
- 28:52j'ai l'impression que c'est tellement complexe ou ça nécessite tellement de connaissances qu'on a perdues au fil du temps que maintenant,
- 28:58on a besoin de se rassurer avec c'est bon,
- 29:00c'est bio,
- 29:01c'est labellisé,
- 29:02c'est ceci,
- 29:02c'est vérifié
- 29:04J'ai ce sentiment.
- 29:05Oui,
- 29:05c'est sûr.
- 29:06C'est la petite pancarte qui,
- 29:07aujourd'hui,
- 29:08rassure,
- 29:09je pense,
- 29:09le consommateur final en disant…
- 29:11C'est bio donc a priori enfin pas a priori je pense qu'ils se le disent c'est bio donc ça a été tracé correctement et c'est pas quelqu'un qui n'a pas su enfin qui a fait du négoce enfin qui a fait du business entre guillemets et
- 29:27moi je me bats un petit peu là dessus parce que nous on met énormément en avant tous nos circuits d'approvisionnement sont faits,
- 29:35la traçade on travaille au numéro de l'eau en interne
- 29:41et ça je pense que c'est ça qui est important et je pense que le consommateur final aujourd'hui a besoin de voir de l'homme derrière le produit et s'assurer qu'il y a bien quelqu'un derrière et qu'il y a des vraies valeurs
- 29:55Tout le monde n'a pas les mêmes valeurs,
- 29:58mais je pense que c'est ça.
- 29:59Et le bio a permis d'éviter d'aller chercher ce...
- 30:07de vérifier qu'il y a bien quelqu'un derrière et que ça soit réellement ça et ça commence à la tendance commence à revenir vers plus d'humains,
- 30:15savoir un petit peu qui est-ce qui est derrière moi je suis juste admiratif de tous les gens que j'ai écoutés sur votre podcast qui travaillent comme des dingues et on sent que ce sont des passionnés on a beaucoup de clients en fait chez nous qui sont comme ceux qui ont été interviewés il y en a même certains qui sont clients mais
- 30:33c'est voilà
- 30:35je pense que c'est l'avenir pour rassurer les gens le label en tant que tel c'est bien mais c'est l'homme derrière qui si on fait pas ça par passion oui il y a des dérives et donc sûrement des labels quand
- 30:50il y a des gens pas communs il y a très peu de chances de tomber dans des dérives c'est ça exactement
- 30:58Non,
- 30:59mais c'est un peu le constat global des interviews.
- 31:03Quand il y a de la passion,
- 31:04il y a du respect pour le travail,
- 31:06il y a du respect de ce qu'on fait,
- 31:07et du coup,
- 31:07les clients sont satisfaits exactement.
- 31:11Je voulais vous demander comment vous évaluez la demande en plan de tinctorial de vos clients.
- 31:16Est-ce que c'est quelque chose qui augmente ?
- 31:18Est-ce que c'est flat depuis quelques années ou est-ce que ce n'est pas quelque chose qui est très attendu,
- 31:24très demandé ?
- 31:26Moi,
- 31:27ça fait plus de 20 ans que je suis dans le milieu des plantes.
- 31:30Il y a 20 ans,
- 31:31il n'y avait pas du tout de gens dans ce milieu-là,
- 31:33en clair.
- 31:36Il y a une quinzaine d'années,
- 31:38ça a commencé en cosmétique capillaire,
- 31:42essentiellement.
- 31:44Et puis,
- 31:45depuis
- 31:4610 ans,
- 31:47ça s'est bien développé.
- 31:48Et depuis 5 ans,
- 31:49il y a beaucoup de gens dans l'artisanat savonnier,
- 31:53les savonneries.
- 31:55où là je ne sais pas je pense qu'ils ont dû se donner le mot je pense que je ne vais pas exagérer mais je pense que toutes les semaines on a une ouverture de compte pour un savonnier alors c'est tout petit chez nous mais ce n'est pas grave ce n'est pas le problème mais
- 32:11c'est juste dingue on sent qu'il y a des gens passionnés qui veulent développer des savons avec un vrai respect
- 32:19de ce qu'ils vont donner aux gens derrière.
- 32:21Et donc,
- 32:21bon,
- 32:22une vie de chine,
- 32:23tant mieux.
- 32:24Mais voilà.
- 32:27ce qu'on avait eu,
- 32:27donc on avait eu le champ des couleurs avec Laura Roussier dans l'épisode 29 de Mémoire et elle racontait qu'elle avait passé un temps de dingue avec ses clients savonniers à passer les tests de toxicologie parce que c'était ça en fait qui bloquait l'utilisation de plantes tinctoriales dans la couleur des savons et
- 32:46en fait,
- 32:46peut-être que c'est aussi,
- 32:47en fait,
- 32:48elle l'a fait,
- 32:49elles ont fait la démarche et elle a été,
- 32:51cette démarche a été ouverte à tous et donc c'est peut-être ça aussi qui fait qu'il y a plus d'emplois
- 32:55je sais pas j'ai écouté ce podcast et je l'ai trouvé très intéressant effectivement oui il y a dû avoir une brèche parce que sur les demandes des toxicologues aujourd'hui nous ce qu'on apporte avec notre batterie d'analyse ça suffit en fait il
- 33:11suffit de montrer que les intents sont respectés il suffit de montrer ce qu'il y a dans la plante tout simplement et qu'on ne prend pas une plante n'importe où,
- 33:22n'importe comment et ça fonctionne bien
- 33:25donc oui d'accord donc ça a dû ouvrir les portes voilà donc plutôt une explosion côté savonnier est-ce que sur la couleur végétale on a aussi donc l'épisode n'est pas encore sorti mais c'est mon épisode favori après le champ des couleurs c'est Elodie Carpentier du Rouge Français qui
- 33:44est la seule marque mondiale à faire du make-up avec de la couleur végétale donc pareil une passionnée de plantes enfin franchement je vous invite à
- 33:54Enfin,
- 33:54l'épisode,
- 33:54je pense que vous allez l'adorer.
- 33:56Elle est passionnante,
- 33:57elle se source dans le monde entier,
- 33:58elle adore la botanique,
- 33:59elle est admirable,
- 34:01cette dame.
- 34:02Et donc,
- 34:02du coup,
- 34:02dans cet épisode,
- 34:03elle parle de la cosmétique.
- 34:05Et en fait,
- 34:05je me demandais s'il y avait d'autres acteurs de la cosmétique qui se servaient des plantes aussi pour la couleur.
- 34:13Il y a cet emploi de matière active,
- 34:15mais est-ce que vous en connaissez d'autres ?
- 34:19Est-ce que c'est répandu ou pas du tout ?
- 34:23je sais pas je peux pas trop vous répondre parce qu'on a des clients qui nous disent pas ce qu'ils font derrière ah voilà c'est un peu compliqué pour répondre oui je pense qu'on voit bien les tendances on voit bien qu'ils nous orientent vers des plantes qui sont sujets à faire un pigment ou quelque chose comme ça mais je sais pas les
- 34:43secrets des plantes on a beaucoup de laboratoires où il y a de la recherche R&D derrière donc
- 34:50c'est des plantes bien spécifiques mais oui,
- 34:53mais de toute façon le naturel
- 34:55Je ne vais pas vous le cacher,
- 34:56le naturel,
- 34:57que ce soit dans le milieu de la cosmétique ou dans l'alimentaire,
- 35:02ou n'importe quel domaine d'activité aujourd'hui de naturel,
- 35:07il est demandé.
- 35:08Parce qu'on revient à des vraies valeurs.
- 35:10On ne peut pas oublier qu'avant,
- 35:12ça sortait du champ.
- 35:14Il y a eu beaucoup de choses qui étaient produites et qui sont raisonnées.
- 35:18Donc les gens veulent revenir quand même à ça.
- 35:21Il y a pas mal de choses et je pense qu'il y a pas mal de personnes qui veulent des choses résonner aujourd'hui.
- 35:28il y a ça,
- 35:28il y a le côté vouloir des choses raisonnées et vouloir savoir ce qui se passe derrière on en parlait,
- 35:35l'humain et aussi l'autonomie,
- 35:38être autonome avec ce qui s'est passé pendant le Covid et les répercussions par exemple de ce qui peut se passer au niveau mondial il y a l'histoire de l'autonomie est-ce qu'on est autonome sur la couleur est-ce qu'on est autonome sur nos approvisionnements notre dépendance par rapport aux autres pays j'ai remarqué que ça,
- 35:53c'est quand même quelque chose qui revient aussi sur les grosses structures,
- 35:57oui
- 35:58ils ont des vrais risques là-dessus après aujourd'hui les grosses structures elles sont pas encore prêtes à investir là-dessus,
- 36:08c'est tellement plus simple d'aller chercher un produit moins cher ça bouge,
- 36:14c'est clair que ça bouge là-dessus,
- 36:15le côté RSE qui rentre en jeu et ce bon côté des choses où on se ressente sur des vraies valeurs et on essaye de
- 36:24de se poser et de dire qu'est-ce que j'ai envie de ma société,
- 36:27qu'est-ce que j'ai envie de montrer à mes clients,
- 36:29et qu'est-ce que je veux moi.
- 36:32Et je pense qu'il y a des constructeurs qui commencent à se poser des vraies bonnes questions.
- 36:37Ok,
- 36:38alors maintenant je voulais parler avec vous de votre écosystème,
- 36:41on a parlé des différentes applications,
- 36:43on ne va pas revenir dessus on ne peut pas pour des questions de respect,
- 36:49de ne pas dévoiler les partenaires avec qui vous travaillez,
- 36:51mais on a vu les différentes applications,
- 36:53on voit que c'est large ma question c'est sur les plantes aujourd'hui c'est quoi les demandes sur les 800 plantes qui sont les plus explosives,
- 37:01ce serait intéressant sur la couleur végétale aussi,
- 37:04mais de nous donner un peu...
- 37:05Voilà,
- 37:05quels sont les tops des plantes,
- 37:07si vous avez le droit de le dire bien sûr,
- 37:09mais pour les passionnés de plantes qui nous écoutent.
- 37:12ça a été dit dans pas mal de podcasts mais non il n'y a pas en tout cas je ne vous dirai pas les plantes sur lesquelles certains sont en train de sourcer et font des pistes mais
- 37:26les plantes classiques le henné naturel,
- 37:29le henné neutre l'indigotier,
- 37:32la garance ce sont les plantes phares dans ce milieu là
- 37:38Après ça a été cité,
- 37:39donc je vais les citer,
- 37:40mais l'amla,
- 37:41des plantes indiennes,
- 37:42vraiment réputées d'origine indienne,
- 37:46il y a l'amla,
- 37:47il y a une autre plante,
- 37:51le brahmi,
- 37:52des choses comme ça.
- 37:53Oui,
- 37:53d'accord.
- 37:55des plantes qui sont vides régulièrement mais non je ne vais pas vous apporter une un scoop il y a des plantes qui sont pour il y a des plantes qui sont dites alimentaires
- 38:09et qui n'ont pas été cités et il y en a certains qui travaillent dessus il y a très bien d'accord il y a besoin d'aller chercher très loin des fois moi je ne maîtrise pas non plus ce milieu là mais c'est tout le savoir-faire de nos clients c'est ce fameux mélange qu'ils
- 38:27font entre différents plans
- 38:29que je connais,
- 38:30puisqu'on fait les mélanges pour eux,
- 38:32mais que je ne vais pas vous dévoiler.
- 38:35Mais voilà,
- 38:36il y a toute cette...
- 38:37Là,
- 38:37vraiment,
- 38:37il y a un vrai savoir-faire des gens de la cosmétique capillaire végétale qui vont faire un assemblage vraiment spécifique en fonction de la teinte des cheveux,
- 38:48pouvoir avoir un soin en plus.
- 38:49Enfin,
- 38:50c'est vraiment bien travaillé,
- 38:52ces choses-là.
- 38:54du coup je rebondis pour les auditeurs il y a énormément d'épisodes qui vont sortir sur la coloration capillaire végétale on a eu tous les acteurs européens donc c'est pour ça que c'est intéressant de rebondir donc bien sûr vous allez avoir les noms des plantes dans ces épisodes là mais c'est
- 39:09très bien,
- 39:09j'avais une question encore Nicolas vraiment question naïve on a aussi reçu sur le podcast des acteurs de la couleur végétale dans l'alimentaire
- 39:21Ma question,
- 39:22c'est cette couleur qui vient des plantes.
- 39:28Qu'est-ce qu'on fait pour qu'elle puisse être adaptable à la cosmétique,
- 39:31à l'alimentaire,
- 39:32à tous ses emplois ?
- 39:34Qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'une plante puisse être utilisable partout ?
- 39:38Est-ce que c'est la même plante ?
- 39:39Est-ce que c'est le même procédé ?
- 39:41Ou est-ce qu'il y a des choses à vérifier qui sont différentes ?
- 39:45Alors je ne vais pas vous apporter grand chose,
- 39:48c'est plutôt à mes clients de répondre en fait,
- 39:50parce que nous on va apporter la plante et derrière ils vont faire l'extrait du pigment.
- 39:54Et je pense que cette extraction est la base sur laquelle l'extrait est stabilisé,
- 40:00qui va permettre de mieux l'utiliser en cosmétique ou en alimentaire ou sur un textile.
- 40:09Et nous,
- 40:09on est vraiment sur la matière première végétale brute.
- 40:12Et je n'ai pas cette notion de pigmentation,
- 40:15comment l'utiliser derrière.
- 40:17D'accord,
- 40:17ok.
- 40:19ok je voulais savoir si en France il y avait beaucoup d'acteurs comme vous qui travaillaient les plantes avec ce niveau de rigueur etc,
- 40:29est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu je ne pense pas qu'on soit nombreux après il y a des gens qui sont sur le même le même secteur après ils n'ont pas 800 plantes au catalogue ils ne proposent pas 250 grammes à un savoyer et puis plusieurs
- 40:46tonnes à un industriel
- 40:49ils n'ont pas obligatoirement toutes les machines que nous avons pour aller de la poudre de 150 millions,
- 40:55200 millions,
- 40:56jusqu'à un mélangeur qui va permettre de mélanger les plantes.
- 41:03Sur le positionnement de la société qu'il y a eu à Brissoy,
- 41:06je pense qu'on ne doit pas être loin d'être les seuls.
- 41:08Après,
- 41:08il y a des gens qui sont positionnés sur...
- 41:11sur une petite gamme de plantes,
- 41:14voire que de l'alimentaire,
- 41:16voire que de la pharma,
- 41:17voire que du capillaire,
- 41:19je suppose.
- 41:20Je crois qu'il y en a certains qui sont positionnés là-dessus.
- 41:24Donc voilà,
- 41:24après non,
- 41:25on n'est pas nombreux,
- 41:26même au niveau européen,
- 41:26il y a beaucoup de gens qui sont plutôt des négociants en plantes,
- 41:30qui vont aller chercher de la plante à un endroit et la mettre à disposition sur le marché français ou européen.
- 41:38voilà et qui nous questionnent aussi des fois d'ailleurs et on les questionne aussi il faut être clair,
- 41:43des fois on n'a pas le choix il y a des contraintes environnementales qui font que nos producteurs ne peuvent pas obtenir la quantité qu'ils souhaitaient donc il y a pas mal d'acteurs,
- 41:54après sur notre positionnement à nous je pense qu'on est un peu désœuvrés
- 41:59Je voulais voir avec vous maintenant,
- 42:01donc si vous n'êtes pas très nombreux,
- 42:03que c'est un métier qui est quand même,
- 42:05qui nécessite une grosse connaissance en botanique,
- 42:09en technicité,
- 42:10en sourcing,
- 42:11etc.
- 42:11Comment vous faites-vous aujourd'hui pour que le métier d'herboristerie et votre savoir-faire se perdure de génération en génération ?
- 42:21Est-ce que vous intervenez dans les écoles ?
- 42:23Est-ce que vous avez des étudiants,
- 42:25des stagiaires ?
- 42:25Qu'est-ce que vous faites en fait pour faire perdurer ce savoir-faire ?
- 42:29Alors ça c'est une vraie problématique chez nous et depuis,
- 42:32avec Jordan,
- 42:34depuis plusieurs années on travaille dessus.
- 42:36Donc la première chose,
- 42:38on essaye de faire venir des stagiaires,
- 42:40des stagiaires découvertes.
- 42:42Cette année on a 4 alternants sur différents secteurs dans la société.
- 42:47alors nous on reste une petite structure donc même si la personne allait au commerce international elle va toucher à toucher c'est à dire qu'il va aller chercher la plante dans les bidons il va travailler avec le responsable fabrication pour voir la coupe donc
- 43:01on touche la plante en fait on n'est pas sur un catalogue où on vend un boulon donc on est très proche du produit donc ça permet de les former sur le monde végétal donc on a cette partie là on fait venir aussi des écoles pour
- 43:17des journées découvertes.
- 43:21On a deux partenariats avec l'Université des plantes pharmaceutique sur Paris et puis une école d'ingénieurs agro.
- 43:34Ensuite,
- 43:35au niveau de...
- 43:37en interne je le dis souvent,
- 43:39c'est marrant en interne on fait de la reconnaissance botanique parce que c'est bien beau mais même moi je ne les connais pas toutes
- 43:47800 plantes à connaître par coeur sur le catalogue oui souvent on va de l'absinthe au zédoère racine zédoère,
- 43:57il faut le reconnaître quand même
- 44:00Donc on fait de la reconnaissance botanique,
- 44:01on fait des petits jeux en interne avec
- 44:0420 sélections de plantes et puis il faut les retrouver.
- 44:09Ce qui est juste dingue c'est qu'on a des gens en interne,
- 44:11ils ont 20 sur 20,
- 44:13ceux qui sont en fabrication ils les connaissent très bien.
- 44:18toute cette partie botanique et reconnaissance.
- 44:21Et puis ensuite,
- 44:21ce qu'on met en place,
- 44:23c'est qu'on s'est rendu compte qu'on avait des producteurs,
- 44:26surtout à l'étranger,
- 44:28qui étaient en train de perdre cette connaissance sur des pays comme l'Afrique de l'Ouest,
- 44:37l'Afrique du Nord aussi,
- 44:38où il y avait des vraies cultures de personnes qui utilisaient les plantes médicinales ou aromatiques.
- 44:45et la chimie est arrivée dans ces pays là comme chez nous et du coup la facilité fait que les gens ne travaillent plus pour les plantes donc on a pour...
- 44:56politique d'essayer de les accompagner sur de la remise en production pour recréer des filières de plantes aromatiques et médicinales dans certains pays,
- 45:05en leur proposant nos produits dans un premier temps,
- 45:07et puis pour faire découvrir aux consommateurs finales les produits,
- 45:11et puis ensuite essayer de mettre en place des productions localement,
- 45:14créer de la valeur locale.
- 45:17et puis si les productions fonctionnent bien,
- 45:19on récupère le surplus pour les distribuer.
- 45:21Ça nous permet aussi d'éviter les contraintes de dérèglement climatique qu'on subit tous.
- 45:30Une année on va être en sécheresse donc on ne va rien avoir,
- 45:32l'année suivante on va avoir une tombe d'eau et donc on va avoir des contraintes aussi,
- 45:36par exemple sur les fleurs parce qu'elles ne vont pas être très belles.
- 45:40donc le fait de créer ces filières là ça nous permet aussi de subvenir aux besoins de nos clients comme je vous le disais on a des besoins qui sont exprimés tous les ans et donc il faut quand même respecter ça aussi donc on essaye de trouver des sources palliatives pour
- 45:55créer de la valeur sur place et en plus avoir une solution en cas de difficulté avec les producteurs et soins donc voilà on a ce côté là pour
- 46:05pour essayer de mettre en place des filières localement.
- 46:09On a même créé une société dernièrement dans un pays à l'étranger pour essayer de les accompagner sur ce développement de plantes aromatiques.
- 46:18D'accord,
- 46:18ok.
- 46:20donc aussi de la transmission directement sur le terrain et aussi en interne et c'est hyper important que tout le monde soit fort en reconnaissance,
- 46:28c'est clair on n'y pense pas souvent mais c'est souvent dans ces pays là surtout en Afrique ils cherchent avant tout à essayer de trouver des solutions pour exporter moi j'arrête pas de leur dire c'est bien beau mais déjà en Europe il y a des pays je prends l'exemple du Nigeria c'est juste immense
- 46:49et je leur dis mais arrêtez de vouloir exporter pour l'Europe ils se battent pour essayer d'avoir une norme pour qu'il n'y ait plus de pesticides et que ça puisse passer avec un peu de chance ça passe une fois sur trois je leur dis mais on va travailler différemment on va travailler déjà chez vous pour vous le
- 47:05marché il est tellement gros qu'avant de penser à exporter pensez déjà à vos agriculteurs pensez à vos consommateurs finaux et puis le surplus on y arrivera à l'exporter et si on part du principe que c'est pour vous
- 47:18on va sûrement mieux travailler que si on essaye de répondre à un business.
- 47:25Voilà,
- 47:25c'est une autre partie de nos choses.
- 47:29Non,
- 47:29mais c'est intéressant de redynamiser le local avant de vouloir aller
- 47:37j'avais quelques petites questions rapides à vous poser notamment est-ce que vous avez des livres à recommander pour des personnes qui voudraient creuser un peu l'herboristerie se renseigner,
- 47:50approfondir alors on avait préparé les questions il ne faut pas le dire quand même non mais si ils le savent celle-là elle était préparée
- 48:02j'avais noté quelque chose parce que j'avais noté deux livres que moi j'utilise beaucoup parce que nous on a une vraie problématique c'est sur la reconnaissance botanique on veut vraiment garantir que c'est la bonne plante donc
- 48:18il y a un livre que moi j'ai toujours feuilleté depuis 20 ans c'est le secret et vertu des plantes médicinales c'est publié par la sélection de
- 48:28Readers Digest donc
- 48:30C'est un livre où on a la plante qui est dessinée macroscopiquement parlant,
- 48:37et puis on la voit dans son milieu naturel,
- 48:38donc ça permet de voir,
- 48:40et puis ensuite ils expliquent un petit peu quelle partie de plante on utilise dessus et à quoi ça sert.
- 48:45Alors,
- 48:45il faut faire attention parce que si on applique tout ce qui est écrit,
- 48:51on peut se faire rattraper par l'administration pour exercice illégal de la pharmacie,
- 48:56mais bon,
- 48:56ça c'est un autre débat.
- 48:58Mais voilà,
- 48:58c'est un livre qui est plutôt intéressant parce qu'on voit la plante dans son milieu naturel et on comprend quelle partie de la plante,
- 49:04parce qu'en fonction de la plante,
- 49:06on n'a pas les mêmes vertus.
- 49:08Par exemple,
- 49:09nous,
- 49:09on va vendre du pissenlit,
- 49:10on va vendre le pissenlit feuille,
- 49:13le pissenlit fleur,
- 49:13le pissenlit racine.
- 49:15donc voilà il y a beaucoup de choses différentes en fonction de la plante et ce livre là permet de savoir quelle partie de la plante est utilisable et pourquoi
- 49:25Je trouve ça plutôt intéressant.
- 49:27Et puis après,
- 49:27il y a des gens qui sont des vrais herboristes en tant que tels.
- 49:32C'est-à-dire que ce sont des gens qui vont commercialiser la plante au particulier pour du soin au bien-être par les plantes.
- 49:42Donc il y a un livre qui a été écrit par
- 49:44Michel Pierre,
- 49:45qui est un herboriste très connu en région parisienne.
- 49:50C'est Les plantes du bien-être
- 49:52et je trouve que le terme est très bien parce que nous on se met aussi sur notre
- 49:58sur nos plaquettes commerciales pour ce que tu as là,
- 50:02c'est des plantes pour le bien-être,
- 50:03la santé par le bien-être.
- 50:08Les plantes sont utilisées aussi en préventif,
- 50:12mais pas obligatoirement en curatif.
- 50:14On prépare l'organisme,
- 50:17on accompagne l'organisme après des problématiques.
- 50:24Bon,
- 50:25elles vont être en vie,
- 50:26les passionnées de plantes.
- 50:28J'avais une autre question.
- 50:31Est-ce que vous avez,
- 50:34sans révéler de secret encore une fois,
- 50:35mais est-ce que vous,
- 50:36personnellement,
- 50:37vous avez un projet,
- 50:38une ambition pour Cailleau Herboristerie,
- 50:42sachant que vous faites plein de choses,
- 50:43mais est-ce que personnellement,
- 50:44vous avez un souhait,
- 50:45une volonté forte sur un sujet qui vous tient à cœur ?
- 50:51Ce qui nous tient à cœur aujourd'hui,
- 50:53c'est de respecter toute la chaîne.
- 50:54C'est-à-dire qu'on a eu par le passé des concurrents qui sont arrivés en France,
- 50:59qui ont investi énormément sur la distribution de plantes.
- 51:03Alors bon,
- 51:03c'est plutôt les plantes médicinales,
- 51:07et qui sont arrivés en disant,
- 51:08on va mettre en place des productions,
- 51:11on va tout faire,
- 51:12vous allez voir,
- 51:13ça va super bien fonctionner.
- 51:14L'administration française est assez compliquée.
- 51:18Et ils se sont rendu compte que ça ne fonctionnait pas aussi bien qu'ils avaient prévu et ils sont partis.
- 51:24Et ils ont mis à mal beaucoup de producteurs parce qu'il y a des producteurs de plantes qui ne sont pas à 100% sur la plante.
- 51:32Ils vont avoir un élevage à côté autre et c'est souvent un complément d'activité.
- 51:39Donc si le complément vous fait chuter,
- 51:41ce n'est pas bon et donc on casse la filière.
- 51:45Donc ça,
- 51:45nous,
- 51:46on veut s'interdire ça.
- 51:47Donc.
- 51:49Voilà,
- 51:49nos projets c'est plutôt sur l'accompagnement de nos producteurs pour qu'on puisse tous grandir par rapport à ça.
- 51:55Donc on a une philosophie,
- 51:57je ne sais pas si je dois le dire,
- 51:58mais on ne travaille pas avec la GMS.
- 52:02Pourquoi ?
- 52:03Parce qu'on considère qu'au jour le lendemain,
- 52:06ils peuvent nous sortir pour 5 centimes d'euros.
- 52:10Sauf que nous,
- 52:10nos producteurs,
- 52:11si on les dit,
- 52:11c'était bon,
- 52:13mais c'est 5 centimes trop cher.
- 52:15par rapport à un gars d'Europe de l'Est ou un gars en Chine ou je ne sais pas quoi.
- 52:20Donc,
- 52:20ce n'est juste pas possible.
- 52:21Dans nos valeurs,
- 52:21ce n'est juste pas possible.
- 52:24Donc,
- 52:24on veut vraiment fonctionner pour que la filière puisse grandir tranquillement,
- 52:29mais sereinement,
- 52:30pour que ça soit stable et que ça puisse perdurer de génération en génération et que ce savoir-faire puisse se transmettre.
- 52:39Donc,
- 52:39voilà.
- 52:41C'est ça qu'on cherche à faire avec Jordan.
- 52:43Ce n'est pas simple.
- 52:46et puis des créations de filières à l'étranger parce que il y a des bonnes choses qui se font aussi à l'étranger et le partage de connaissances pour nous est primordial l'échange humain on s'enrichit tous les jours avec
- 53:02tous les gens qu'on rencontre
- 53:05je crois que le podcast de Michel Garcia je connais pas,
- 53:07c'est juste une personne qui m'a l'air très très intéressante mais elle le dit,
- 53:11ses voyages voilà,
- 53:13on découvre plein de choses ça ouvre l'esprit et puis il y a des bonnes idées partout pour pouvoir prendre les meilleures c'est ça,
- 53:22exactement alors du coup on fait la transition,
- 53:26est-ce que vous avez un épisode dans ce que vous avez écouté qui vous a particulièrement plu ?
- 53:31Oui,
- 53:31effectivement,
- 53:34ce parcours de vie de Michel Garcia,
- 53:36que je ne connais pas du tout.
- 53:38Je me suis retrouvé un petit peu parce que je n'ai pas son expérience.
- 53:43Mais c'est vrai que ces voyages-là où il explique,
- 53:47sur une rencontre,
- 53:48il y a quelqu'un qui dit il est pas mal lui
- 53:52Et puis derrière,
- 53:53il reçoit un coup de téléphone pour faire une conférence.
- 53:55Et puis de fil en aiguille,
- 53:56il crée un réseau.
- 53:58de passionné,
- 53:59parce que c'est un passionné,
- 54:01et puis en fait,
- 54:02on se retrouve avec des gens qui peuvent fédérer quelque chose d'intéressant.
- 54:06Donc voilà,
- 54:06je me suis retrouvé là-dessus,
- 54:08parce que je vais vous éparer du Nigeria,
- 54:11mais le Nigeria,
- 54:12moi,
- 54:13c'était pas un pays où j'avais l'intention de travailler,
- 54:16parce qu'il y a eu différentes choses,
- 54:17c'est encore flou anglophone,
- 54:18c'est un pays qui est un peu compliqué,
- 54:21pour les gens qui m'ont parlé.
- 54:23au niveau de la sécurité et puis à force de discuter avec d'autres personnes je me suis retrouvé avec un quelqu'un au nigéria qui est un passionné de plante et on va travailler ensemble donc c'est juste ça qui est génial en fait c'est c'est
- 54:40le fait d'avoir des passions communes et de faire avancer les choses même s'il n'y a pas de business au début bien sûr on en reste des entreprises donc à un moment il faut que ça puisse gagner un petit peu on puisse
- 54:53aussi payer nos salariés qui sont passionnés dans la société et qu'il y a une partage de valeur aussi par rapport à ça mais avant tout c'est l'humain
- 55:02et c'est ces différents échanges qui font qu'on peut grandir ensemble
- 55:08Est-ce qu'il y a une question Nicolas que je ne vous ai pas posée que vous auriez aimé que je vous pose ou un sujet qu'on n'a pas abordé et que vous avez envie d'aborder ?
- 55:20Non pas plus que ça,
- 55:21après une chose que j'ai entendue sur certains podcasts c'est la partie RSE
- 55:29qui pour moi aujourd'hui est garant de beaucoup de valeur,
- 55:36en tout cas dans nos milieux,
- 55:38je pense que nos milieux capillaires,
- 55:40les producteurs de plantes territoriales,
- 55:44je pense que c'est des choses qu'il faut mettre en avant,
- 55:46parce qu'aujourd'hui,
- 55:48il n'y a pas d'obligation.
- 55:49sur ce label là c'est vraiment des choses qui viennent du coeur je pense,
- 55:53après il y en a certains qui l'utilisent en façon commerciale et marketing mais tous les gens que vous avez dû interviewer je pense que les cases sont cochées en fait que ça soit en territorial que ça soit en sociétal que ça soit en en
- 56:13un achat responsable pour l'économique,
- 56:16la gouvernance,
- 56:17on le voit bien dans les discours de tout le monde,
- 56:20et je pense que c'est une vraie force,
- 56:23et le milieu de l'artisanat doit mettre en avant ces choses-là,
- 56:27parce qu'il ne faudrait pas que ce soit les grandes multinationales qui mettent en avant le RSE,
- 56:30qui galvonisent un peu le terme,
- 56:34enfin toutes les vraies valeurs qu'il y a derrière ce...
- 56:40qui sont en fait incarnés par les petits acteurs,
- 56:42mais qui ont un point que le cœur.
- 56:45Aujourd'hui,
- 56:45ça commence à être imposé pour les multinationales,
- 56:48parce qu'autrement,
- 56:49on arrive sur des dérives qui ne sont pas bonnes.
- 56:53Et donc,
- 56:54les grosses multinationales,
- 56:56on leur impose d'avoir ce cadre-là pour revenir sur des fondements.
- 57:01humains,
- 57:02on va dire.
- 57:03Mais nous,
- 57:03on les a.
- 57:05Il faut qu'on crie fort et haut que nous,
- 57:08on les a.
- 57:09On n'a pas besoin de cadre pour ça.
- 57:11On n'a pas besoin d'être identifié,
- 57:12on n'a pas d'obligation à le dire à l'administration.
- 57:16On coche tous ces cadres.
- 57:18on se bat un petit peu là-dessus actuellement avec Jordan même en interne pour les salariés ça leur permet de voir un petit peu tout ce qu'on fait et ce qu'ils font c'est des belles choses une fierté de
- 57:32bien travailler
- 57:34En tout cas,
- 57:35Nicolas,
- 57:35je voulais vous remercier d'avoir pris le temps,
- 57:38d'avoir expliqué,
- 57:39clarifié ce qu'était le rôle d'un herboriste,
- 57:41votre travail,
- 57:43le panel,
- 57:44la palette d'applications que vous avez.
- 57:47Et on comprend bien la différence entre un travail d'achat-revente type grossiste et la vraie implication dans les filières auprès des agriculteurs,
- 57:56de la terre à la plante finale et ses utilisations.
- 58:00Donc,
- 58:00je voulais vraiment vous remercier.
- 58:03Merci pour ce moment,
- 58:06mais il ne faut pas que je la fasse celle-là.
- 58:07Merci.
- 58:09Pas trop.
- 58:13Merci à vous,
- 58:13Pauline,
- 58:15de présenter les différentes facettes.
- 58:19Vous êtes centrée sur le capillaire,
- 58:21mais le capillaire,
- 58:23la coloration végétale,
- 58:26mais dans la coloration végétale,
- 58:28il y a végétal,
- 58:29et ça emmène beaucoup de choses.
- 58:32Merci pour
- 58:33tout ça parce que moi j'ai écouté certains de vos podcasts et c'est juste enrichissant c'est génial,
- 58:41merci pour ça c'est sympa,
- 58:43franchement c'est hyper sympa j'ai besoin de vous pour apporter des informations et puis à l'occasion s'il y a besoin je suis là à redévelopper certains points mais l'échange entre personnes passionnées il n'y a rien de tel
- 58:59Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram ArtEcovert,
- 59:03A-R-T-E-C-O-V-E-R-T,
- 59:06pour y découvrir le nom des prochains invités.
- 59:09Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix.
- 59:17C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale.
- 59:22Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale