Latest / La Bulle Rhétorique 🎙️ Par Jean-Corentin Poisson / Communiquer avec impact : Le rôle essentiel du pathos en rhétorique | ft Lucas Haensler | LBP
Transcript
- 0:02Une prise de parole réussie,
- 0:03c'est le fruit d'une multitude de facteurs bien maîtrisés.
- 0:07C'est aussi la garantie d'un bond en avant vers l'atteinte de vos objectifs.
- 0:11Pour vous aider à obtenir ces résultats,
- 0:13j'ai rassemblé les meilleurs experts,
- 0:16les Avengers de la parole.
- 0:18Chaque semaine,
- 0:19ils nous partagent leurs méthodes,
- 0:21leurs techniques et leurs conseils dans leur zone d'excellence.
- 0:24Cette zone,
- 0:25c'est la bulle des feux.
- 0:30Est-ce que je dois vraiment vous le présenter encore ?
- 0:34Bon allez,
- 0:34on y retourne pour ceux qui n'en joignent en cours de route.
- 0:36Aujourd'hui,
- 0:37je reçois donc Lucas Hensler pour notre troisième épisode ensemble.
- 0:42Lucas est un expert en rhétorique.
- 0:44Le genre de gars qui écoute un discours d'une traite et te liste toutes les techniques conscientes ou inconscientes qu'a utilisées l'orateur.
- 0:52Et ces techniques,
- 0:53il les partage toutes dans son métier de formateur.
- 0:56Donc ensemble,
- 0:57on a décidé de vous proposer une série de
- 0:594 épisodes sur les 3 piliers de la rhétorique et vous êtes en train d'écouter le
- 1:033ème. Mais pas d'inquiétude,
- 1:05vous pouvez les écouter dans le sens que vous voulez,
- 1:07donc allez jusqu'au bout de cet épisode.
- 1:09Dans celui-ci,
- 1:10on vous parle du pathos,
- 1:12l'émotion,
- 1:12comment trouver le bon équilibre émotionnel,
- 1:15les 3 clés pour l'activer,
- 1:16la construction du récit,
- 1:18on vous dit tout.
- 1:19Alors attrapez un stylo,
- 1:21nous on démarre.
- 1:22Salut Lucas,
- 1:23comment vas-tu ?
- 1:24Salut Jean-Corentin,
- 1:25ça va très bien et toi ?
- 1:27Comme d'habitude,
- 1:28ça va.
- 1:28Super bien,
- 1:29on a l'habitude maintenant tous les deux,
- 1:31c'est le troisième épisode qu'on enregistre ensemble.
- 1:35Mais je trouve ça génial de pouvoir continuer avec toi ce chemin sur les triptiques de la rhétorique.
- 1:42Et donc aujourd'hui,
- 1:42comme on le disait,
- 1:43on va s'intéresser au pathos.
- 1:45Alors on en a déjà parlé là encore dans le premier épisode,
- 1:48mais est-ce que tu peux nous redéfinir ce que c'est que le pathos ?
- 1:51Oui,
- 1:52surtout que le pathos,
- 1:53c'est l'une des notions sur lesquelles je trouve qu'il y a tellement à faire.
- 1:57Parce que le pathos,
- 1:59en français,
- 2:00ça a donné le mot pathétique.
- 2:01Alors,
- 2:02pathétique,
- 2:02aujourd'hui,
- 2:02c'est un sens assez péjoratif.
- 2:04C'est dans le sens de,
- 2:05quand on dit à quelqu'un t'es pathétique ça veut dire tu fais pitié
- 2:08Et c'est ça que ça veut dire initialement,
- 2:09c'est-à-dire qui inspire de la pitié
- 2:11Et donc,
- 2:12le pathos,
- 2:13c'est l'un des trois éléments dont on a besoin dans toute forme de communication entre humains.
- 2:17Parce que,
- 2:18jusqu'à preuve de contraire,
- 2:19nous sommes des humains et donc nous ressentons des émotions.
- 2:21Notre public est un être émotionnel,
- 2:23nous-mêmes,
- 2:23nous sommes des êtres émotionnels.
- 2:25Et négliger cette dimension-là,
- 2:28en fait,
- 2:28c'est condamner d'avance son discours.
- 2:31On a tendance à croire qu'on parle à des robots,
- 2:33on a tendance à croire qu'il suffit de faire copier-coller dans le cerveau de son public pour que notre message passe directement,
- 2:40que le logo soit bien compris.
- 2:42Eh bien,
- 2:42en réalité,
- 2:42il n'en est pas du tout comme ça.
- 2:45Notre public,
- 2:45il a des émotions,
- 2:46des émotions passagères,
- 2:47des émotions durables.
- 2:49Et tout ça,
- 2:50ça doit être pris en compte quand on prend la parole.
- 2:52Eh oui,
- 2:53Descartes avait tort.
- 2:54dans ta face.
- 2:55Alors,
- 2:57effectivement,
- 2:58c'est lui qui avait théorisé le fait qu'on était des animaux rationnels,
- 3:00je suis entièrement d'accord avec toi,
- 3:02et en réalité,
- 3:03ça a été prouvé,
- 3:04on n'est pas rationnels.
- 3:06Oui,
- 3:06on a une part de rationalité,
- 3:08mais il ne faut surtout pas négliger l'émotionnel.
- 3:11D'ailleurs,
- 3:12on entend souvent dans les médias parler de pathos,
- 3:14et souvent,
- 3:15comme tu le disais,
- 3:16le terme pathétique,
- 3:17mais même quand on parle d'un discours qui est dans le pathos,
- 3:20on trouve que c'est...
- 3:22en général,
- 3:23quelque chose qui est trop émotionnel,
- 3:24qui est que dans l'émotionnel,
- 3:26est-ce que c'est un risque,
- 3:27quand on fait appel à l'émotion,
- 3:29justement,
- 3:29malgré tout,
- 3:30d'aller trop vers l'émotion ?
- 3:31Alors,
- 3:32bien sûr,
- 3:32il y a toujours le risque qu'on tombe dans quelque chose de trop pathétique,
- 3:38mais de la même manière qu'il y a un risque qu'on tombe dans quelque chose de trop rationnel et ennuyeux,
- 3:42et de la même manière qu'il y a un risque qu'on tombe dans quelque chose qui repose trop sur des arguments d'autorité,
- 3:48et qui n'est plus fondé sur rien.
- 3:49En réalité,
- 3:50tout est toujours une question d'équilibre.
- 3:51Comme dit Aristote,
- 3:52la vertu est dans le juste milieu.
- 3:54Donc,
- 3:56la critique qu'on entend sur les émotions,
- 3:58en fait,
- 3:58elle est très ancienne.
- 4:00Tu citais Descartes,
- 4:02mais on l'avait déjà chez Platon.
- 4:03Dans Platon,
- 4:03on a l'image du cocher avec les deux chevaux.
- 4:07Le cocher,
- 4:08il a deux lames,
- 4:08qui a deux chevaux.
- 4:10Un cheval qui est rationnel,
- 4:13qui est posé,
- 4:13qui avance droit,
- 4:14qui file bien,
- 4:15qui est bien dompté.
- 4:16Et puis,
- 4:16un cheval complètement fougueux,
- 4:18tempétueux.
- 4:19qui court dans tous les sens et ce cheval-là,
- 4:22c'est le cheval des passions.
- 4:23Et donc notre cocher,
- 4:24il est tout le temps coincé entre son cheval rationnel et son cheval irrationnel et émotionnel.
- 4:30Bon,
- 4:31et après,
- 4:32bien sûr,
- 4:32on a
- 4:33Descartes qui rejette la part émotionnelle dans un projet,
- 4:38vraiment,
- 4:40de remettre en question sa connaissance.
- 4:42Mais bref,
- 4:43tout ça pour dire que la critique des émotions,
- 4:45en fait,
- 4:46elle n'est pas du tout récente,
- 4:47on l'a toujours.
- 4:48on l'a toujours eu et évidemment il y a une différence entre critiquer le recours aux émotions et critiquer le retour excessif,
- 4:55le recours excessif aux émotions alors
- 4:57effectivement,
- 4:58donc on a testé quelques auteurs et j'en profite pour faire un petit name dropping parce que c'est un bouquin que je viens de découvrir,
- 5:04que j'ai pas encore lu mais on en parle très peu,
- 5:06on parle toujours de Descartes,
- 5:08de la critique de la raison pure et en fait ce que j'ai appris c'est que en face de lui on avait Blaise Pascal qui a écrit un livre qui s'appelle L'art de la persuasion et qui lui justement se bat plutôt pour l'émotionnel et sur finalement qui avait raison,
- 5:22in fine je ne sais pas pourquoi on a retenu Descartes dans notre livre,
- 5:26mais c'est un peu
- 5:26culture et un peu moins blesse pascal en tout cas sur ce sujet là mais je vous invite malgré tout à les voir une petite recommandation recommandation culturelle avant l'heure pour reprendre sur le pathos et surtout pour retourner vers quelque chose de plus concret est ce que tu peux nous dire comment est ce qu'on va activer le pathos comment est ce qu'on active l'émotionnel bien
- 5:46sûr on va en évitant de dire bar en rendant le sujet triste joyeux et c'est mais plus concrètement
- 5:52Ouais,
- 5:53parce que justement,
- 5:53souvent,
- 5:54rendre le sujet triste ou joyeux,
- 5:56c'est tomber dans quelque chose d'un peu pathétique et un peu excessif.
- 6:01Moi,
- 6:01j'utilise régulièrement avec les gens que j'accompagne une petite matrice en trois lettres.
- 6:08L'idée,
- 6:08c'est de se dire,
- 6:09en tant qu'être humain,
- 6:10nous avons besoin d'émotions,
- 6:12et donc les émotions,
- 6:13elles sont notre ADN.
- 6:15ADN,
- 6:16pour trois mots que j'utilise.
- 6:17Le premier,
- 6:18c'est l'amplification,
- 6:20le A de amplification.
- 6:22Ce qu'on appelle l'amplification,
- 6:23c'est l'idée d'en faire un petit peu plus.
- 6:25En faire pas des caisses au sens excessif,
- 6:27mais vraiment juste rajouter un petit peu pour que sur une échelle de la douleur,
- 6:31au lieu d'être sur des 2,
- 6:323,
- 6:324,
- 6:33on aille plutôt vers des 6,
- 6:347,
- 6:34quand on va chez le médecin.
- 6:36Donc amplifier,
- 6:37ça peut être avec des figures de style,
- 6:38ça peut être avec des images fortes,
- 6:41ça peut être avec ce genre de choses.
- 6:42Ça c'est mon premier outil,
- 6:43l'amplification.
- 6:44Donc remuez un peu le couteau dans la plaie pour que les gens se sentent concernés.
- 6:49Le D d'ADN,
- 6:51c'est pour la description.
- 6:53Donc là,
- 6:53on a l'idée qu'en fait,
- 6:56il ne s'agit pas uniquement de dire les choses.
- 6:58Dire un phénomène,
- 6:59comme par exemple parler d'une inondation,
- 7:02en fait,
- 7:03ça suscite très peu d'images.
- 7:04Là,
- 7:04si je te parle d'une inondation,
- 7:06en fait,
- 7:06tu ne vois pas grand-chose.
- 7:07Par contre,
- 7:08si je te parle de toutes les voitures qui sont embouties les unes sur les autres à Valence,
- 7:12là,
- 7:13c'est beaucoup plus visuel.
- 7:14Là,
- 7:14tu comprends beaucoup plus ce que je veux dire et tu arrives à te connecter avec l'image que je veux susciter en toi.
- 7:19Donc,
- 7:20la description,
- 7:21c'est aussi tout un art qu'on peut maîtriser.
- 7:24Je me permets juste de t'interrompre sur ce point-là parce qu'il y a une image qui me vient en tête.
- 7:29Il y a quelques jours,
- 7:31il y a eu un Ausha qui est passé sur Mayotte.
- 7:36Quand on était uniquement dans l'oralité,
- 7:38dans la description,
- 7:40pas dans la description,
- 7:40justement dans l'évocation,
- 7:42elle devait dire,
- 7:43regarde...
- 7:43Voilà,
- 7:43un ouragan qui passe sur Mayotte,
- 7:45etc.
- 7:46On n'était pas encore très touchés.
- 7:47Et là,
- 7:47depuis hier,
- 7:48on a des images qui arrivent,
- 7:51des vidéos,
- 7:52des photos qui nous parviennent.
- 7:53Et tout de suite,
- 7:54j'ai l'impression qu'on se saisit beaucoup plus de la problématique parce qu'on comprend ce qui se passe et on est beaucoup plus saisi humainement,
- 8:02personnellement,
- 8:03par ce qui se passe là-bas.
- 8:04Et je pense que c'est une bonne représentation de ça,
- 8:07c'est que la description,
- 8:08en fait,
- 8:09même si en évoquant un ouragan ou une catastrophe...
- 8:12On ne fait que l'évoquer,
- 8:13on a besoin de comprendre la conséquence en créant des images,
- 8:17en parlant aux cinq sens.
- 8:19Je pense que la description,
- 8:20je me permets d'appuyer là-dessus,
- 8:21ce n'est pas seulement l'image,
- 8:22c'est même tous les sens.
- 8:23J'aime beaucoup,
- 8:24je parle toujours de la Madeleine de Proust,
- 8:27mais tu vois,
- 8:27d'évoquer les odeurs,
- 8:28d'évoquer ce qu'on entend à ce moment-là,
- 8:30quand on entend le cataclysme,
- 8:31on entend de la foudre qui s'abat,
- 8:32le vent qui s'ouvre dans les fenêtres,
- 8:34qui fait claquer les volets,
- 8:35etc.
- 8:36De créer quelque chose autour des cinq sens,
- 8:39et pas seulement l'image,
- 8:40je pense que c'est quelque chose de super.
- 8:42intéressant pour renforcer ça.
- 8:44Mais je te laisse continuer avec le N.
- 8:47Alors attends,
- 8:47c'est exactement ce que tu dis.
- 8:48En fait,
- 8:49une image vaut mille mots.
- 8:50C'est exactement ce que tu résumes,
- 8:51cette idée-là.
- 8:52Une image vaut mille mots.
- 8:54Et la seule subtilité avec cette phrase-là,
- 8:56c'est que ça ne veut pas dire que tout doit être dans le visuel et dans les photos qu'on reçoit ou dans les vidéos qu'on voit.
- 9:01Une image vaut mille mots,
- 9:02c'est aussi les images qu'on arrive à créer dans le théâtre mental de notre public quand on lui raconte quelque chose avec des images.
- 9:11Donc en fait,
- 9:13Quintilien disait qu'un discours est coincé s'il s'adresse uniquement aux oreilles de son public.
- 9:20Un discours ne doit pas seulement s'adresser aux oreilles de son public,
- 9:23il doit aussi s'adresser à ses yeux.
- 9:24Et c'est ça la description.
- 9:26Donc une image vaut mille mots,
- 9:27oui,
- 9:27mais l'image peut être suscitée par les mots.
- 9:30Donc ça c'était pour conclure cet aspect description.
- 9:33Donc l'amplification où on insiste un peu,
- 9:35la description.
- 9:37Et tu veux que je passe au troisième point ?
- 9:39Ouais,
- 9:39très bien.
- 9:40Ok,
- 9:40et le troisième,
- 9:41du coup,
- 9:41c'est la narration.
- 9:42Alors ça,
- 9:43aujourd'hui,
- 9:43on en parle en des termes très clairs,
- 9:45on parle de storytelling.
- 9:47La narration,
- 9:48c'est les histoires qui font que notre public va être embarqué dans le récit qu'on lui fait,
- 9:54dans les péripéties dans lesquelles on l'entraîne face à des adversaires avec une quête à surmonter,
- 9:59enfin des épreuves à surmonter pour réussir sa quête.
- 10:03La narration,
- 10:03ça va être absolument indispensable parce que c'est vraiment le schéma de base avec lequel on arrive à s'identifier à quelqu'un et qui fait qu'on retient les choses.
- 10:13On retient beaucoup plus les informations grâce à une narration,
- 10:16à une petite histoire,
- 10:18plutôt que sous forme d'un exposé très théorique et très technique.
- 10:21Donc là,
- 10:22il y a un peu les trois gros piliers de l'émotionnel,
- 10:27les trois piliers du pathos qui permettent de faire du pathos sans tomber dans le pathétique,
- 10:32l'amplification,
- 10:32la description et la narration.
- 10:34Alors effectivement,
- 10:35ce dernier point,
- 10:36la narration,
- 10:37super intéressant.
- 10:39Je vais peut-être pas trop rentrer dans les détails,
- 10:41je pense que ça peut clairement faire l'objet d'un épisode à part entière,
- 10:45mais je vous invite à vous intéresser au Voyage du héros de Joseph Campbell,
- 10:49qui en fait décrit le parcours qu'on retrouve dans pratiquement toutes les histoires depuis plus de 2000 ans.
- 10:55Si vous regardez Star Wars,
- 10:56si vous regardez Le Seigneur des Anneaux,
- 10:58etc.,
- 10:58en fait ça raconte plus ou moins la même histoire,
- 11:01ou en tout cas on a les mêmes séquences,
- 11:03les mêmes rôles types,
- 11:04et en fait on a l'impression que ça se fait que pour les récits complètement épiques,
- 11:09Mais en fait,
- 11:10non.
- 11:11Si je vous raconte mon colis Amazon qui n'est pas arrivé,
- 11:15pour rendre mon récit intéressant,
- 11:17je vais utiliser les mêmes ressorts.
- 11:18Je vais expliquer là où j'étais avant,
- 11:21ce qui se passe,
- 11:21l'élément perturbateur,
- 11:23l'enjeu,
- 11:24etc.
- 11:24Et c'est ça qui crée de l'émotion.
- 11:26Et en fait,
- 11:26on peut le faire à partir de n'importe quelle aventure,
- 11:29n'importe quelle même petite mésaventure qui nous arrive.
- 11:33Simplement,
- 11:33souvent,
- 11:34je ne sais pas ce que tu en penses,
- 11:34mais je trouve que le problème dans ça,
- 11:36c'est simplement qu'on n'ose pas...
- 11:39essayer de rendre les choses un peu plus épiques.
- 11:40Est-ce que tu perçois la même chose ou pas du tout ?
- 11:43Oui,
- 11:43complètement.
- 11:45Déjà,
- 11:45la première chose,
- 11:45c'est qu'on ne perçoit pas ce qui peut être raconté dans son quotidien.
- 11:49Des fois,
- 11:49les gens,
- 11:51quand on leur demande de raconter un peu leur vécu,
- 11:53de partager les anecdotes de leur quotidien,
- 11:55de leur travail,
- 11:56de leur activité,
- 11:56de leur projet,
- 11:57en fait,
- 11:58des fois,
- 11:58il y a des moments où juste l'imaginaire ne vient pas et ils se disent je ne sais pas,
- 12:01des trucs,
- 12:02il m'en arrive plein et là,
- 12:03je ne saurais pas t'en citer un ou l'autre
- 12:05Donc en fait,
- 12:05déjà,
- 12:07Le premier réflexe,
- 12:08ce serait de commencer à trouver ce qui est matière à raconter dans son quotidien.
- 12:14C'est là où on touche quelque chose qui s'appelle vraiment la compétence narrative.
- 12:17Le storytelling,
- 12:17c'est une compétence narrative.
- 12:19Et la compétence narrative,
- 12:20comme toute compétence,
- 12:21elle passe d'abord par un regard.
- 12:22C'est-à-dire,
- 12:23qu'est-ce qui,
- 12:23dans mon quotidien,
- 12:25tous les jours,
- 12:26est pertinent à raconter ?
- 12:27Qu'est-ce qu'il y a pour ces clients-là,
- 12:29ces prospects-là,
- 12:30ces personnes à qui je m'adresse,
- 12:32dans mon quotidien,
- 12:32qu'est-ce qui va les intéresser ?
- 12:34Qu'est-ce que je pourrais utiliser comme anecdote à ce moment-là ?
- 12:37Donc,
- 12:37moi,
- 12:37j'utilise après des outils quand j'accompagne mes clients avec une manière de cartographier les différents épisodes à la fois de leur vie et de leur projet,
- 12:45les anecdotes qu'ils ont,
- 12:47répertorier les différents cas clients qu'ils ont rencontrés pour pouvoir les raconter,
- 12:50des choses comme ça.
- 12:51Donc,
- 12:51il y a plein d'outils qu'on peut mettre en place,
- 12:53en plus des plans de discours,
- 12:55pour qu'ils aient déjà un regard plus aiguisé,
- 12:58une capacité à rentrer dans le récit.
- 13:02Mais après,
- 13:02une fois qu'on sait ce qu'on veut dire...
- 13:04effectivement on a tendance à se dire bah ouais mais moi j'ai enfin c'est pas intéressant ce que ce que je veux raconter et c'est là où moi je fais une distinction entre parler de soi et raconter sa vie raconter sa vie ouais c'est pas intéressant mais ça c'est ce qu'on fait quand on raconte un petit truc une petite anecdote qui nous est arrivée oui ce matin et quelqu'un qui m'a bousculé dans la dans la file pour aller à la boulangerie ok d'accord ça on le raconte à nos proches y'a aucun souci et c'est
- 13:26ok par contre parler de soi c'est pas la même chose parler de soi c'est un choix stratégique c'est qu'est ce que je mets
- 13:33de moi,
- 13:34de mon vécu,
- 13:34de mon parcours,
- 13:35de mon expérience,
- 13:37pour que mon public comprenne qui je suis,
- 13:39d'où je parle,
- 13:40et pour qu'émotionnellement,
- 13:42il se connecte avec ce que je veux lui partager.
- 13:45Et ça,
- 13:45tout le monde a quelque chose à raconter.
- 13:47Oui,
- 13:47c'est là que le storytelling,
- 13:49pour le coup,
- 13:49va même rejoindre le personal branding,
- 13:52c'est-à-dire parler de soi et parler pas juste de son projet,
- 13:56parce que,
- 13:57encore une fois,
- 13:58je trouve ça génial,
- 13:59toujours,
- 14:00c'est là que ça rejoint l'éthos.
- 14:01Tout à fait.
- 14:03en racontant une histoire,
- 14:04en racontant son histoire,
- 14:06ou quand je dis son histoire,
- 14:07une histoire qui nous est arrivée,
- 14:09on raconte aussi qui on est,
- 14:11et donc on construit aussi notre crédibilité,
- 14:14notre sympathie,
- 14:15la confiance qu'on nous accorde.
- 14:16Finalement,
- 14:17on va répondre à ces deux enjeux de l'éthos et du pathos en même temps.
- 14:22Mais justement,
- 14:22là où je suis d'accord avec toi,
- 14:23c'est que très souvent les personnes n'arrivent pas à identifier ce qui est intéressant dans leur vie,
- 14:30dans ce qui leur arrive,
- 14:31et
- 14:32Moi j'ai l'intuition en tout cas que c'est le fait d'en parler justement,
- 14:35d'avoir un tiers qui va nous dire ça c'est intéressant,
- 14:38ça c'est pas intéressant,
- 14:40parce qu'en fait on n'arrive pas forcément à identifier l'émotionnel dans notre propre discours,
- 14:44mais à moins que tu aies un outil peut-être ou quelque chose qui pourrait nous aider là-dedans.
- 14:48Alors,
- 14:48dans ce que tu décris,
- 14:49on retombe en fait directement sur nos pattes,
- 14:51c'est-à-dire que ce qui fait qu'on perçoit notre récit comme émotionnel,
- 14:56comme pertinent pour les gens,
- 14:57c'est justement de le tester.
- 14:59Donc moi,
- 14:59ce que je conseillerais aux gens,
- 15:00c'est de trouver des personnes avec qui ils peuvent tester leur récit.
- 15:06La compétence narrative,
- 15:07c'est justement,
- 15:08elle doit s'exprimer avant d'être vraiment perfectionnée.
- 15:12Elle doit s'entraîner.
- 15:13Il n'y a pas seulement la manière dont on peut préparer son récit,
- 15:15il y a aussi...
- 15:16le fait de le tester dans des conditions où on peut se permettre de raconter des histoires.
- 15:21Donc ça peut être avec des amis,
- 15:22avec des collègues,
- 15:23avec des proches,
- 15:23avec de la famille,
- 15:24avec qui on a envie de voir si notre récit y marche.
- 15:28Et puis après,
- 15:29petit à petit,
- 15:29il y a la possibilité d'orienter son récit en fonction du public.
- 15:32C'est-à-dire quel récit je vais sélectionner pour quel public.
- 15:35Et puis aussi,
- 15:37quelle est la leçon,
- 15:38quelle est la morale que je vais tirer par rapport au public auquel je m'adresse.
- 15:42Très clair,
- 15:43super clair là-dessus.
- 15:46Pour continuer sur ce que nous a donné juste avant,
- 15:49cet ADN,
- 15:50amplification,
- 15:51description,
- 15:52narration,
- 15:53est-ce que tu aurais un exercice ?
- 15:54Alors déjà,
- 15:55je ne sais pas d'ailleurs,
- 15:56peut-être nous dire,
- 15:56est-ce que tu les travailles de concert,
- 15:58c'est-à-dire que tu travailles les trois en même temps,
- 16:00ou est-ce que tu les travailles de façon séparée,
- 16:02ces trois points ?
- 16:03Alors,
- 16:03ils sont souvent...
- 16:05Moi,
- 16:05je les travaille personnellement souvent de manière séparée,
- 16:07dans la mesure où,
- 16:09en fait,
- 16:10c'est vraiment des compétences à part,
- 16:11mais après,
- 16:13typiquement,
- 16:13description...
- 16:14et narration,
- 16:16on sait bien qu'ils sont tout le temps ensemble.
- 16:18Dans n'importe quel livre,
- 16:19n'importe quel roman qu'on ouvre,
- 16:22on a des passages de description et puis des passages de narration.
- 16:25On a de la tension dramatique en même temps qu'on a de la description.
- 16:28Si tu veux travailler,
- 16:29pour le coup,
- 16:30la compétence narrative au sens large et la capacité donc à gérer des émotions avec ça,
- 16:34moi,
- 16:35l'un des exercices que je propose,
- 16:37par exemple,
- 16:37c'est de construire une histoire à partir de mots contraintes.
- 16:44C'est-à-dire qu'on peut le faire avec plusieurs ou on peut le faire tout seul.
- 16:47L'idée,
- 16:48c'est qu'on a une liste de mots qui nous servent de contrainte et on est obligé de les utiliser dans notre histoire.
- 16:54Et en fait,
- 16:54ça,
- 16:55ça va créer...
- 16:56Alors moi,
- 16:57ce que je demande,
- 16:57c'est d'articuler chaque mot à un nouvel obstacle,
- 16:59à une nouvelle péripétie,
- 17:00c'est-à-dire à une nouvelle action.
- 17:02Chaque fois qu'il y a une nouvelle action,
- 17:03ça va être avec un nouveau mot contrainte qui vient se rajouter.
- 17:05Et donc,
- 17:06ça force le récit à aller dans des directions qu'on n'imaginait pas.
- 17:09Ça,
- 17:09ça permet de flexibiliser un peu sa compétence narrative.
- 17:13Super intéressant.
- 17:15C'est un exercice qu'on voit même de plus en plus,
- 17:17j'ai l'impression,
- 17:19dans les concours d'éloquence où on propose de plus en plus d'avoir un mot ou même plusieurs mots tirés au sort que la personne doit inclure.
- 17:27Mais toi,
- 17:27tu le proposes comme étant un exercice,
- 17:29pas sur une prise de parole qu'on doit faire avec un enjeu,
- 17:32c'est bien ça ?
- 17:32Oui,
- 17:33tout à fait.
- 17:33Ça,
- 17:33c'est un exercice de flexibilisation parce qu'en fait,
- 17:36ça pousse à la créativité.
- 17:37La créativité naît de la contrainte,
- 17:39de la friction avec la contrainte.
- 17:40Et donc...
- 17:41Ça permet d'aller plus loin dans ses idées et d'oser un peu plus,
- 17:44parce que comme tu le disais préalablement,
- 17:47souvent le problème qu'on a avec le storytelling,
- 17:49c'est qu'on n'ose pas forcément l'utiliser.
- 17:53Et après,
- 17:54si tu veux,
- 17:55dans les prises de parole en général,
- 17:58la première chose,
- 17:58c'est d'identifier où est-ce qu'on veut mettre un storytelling,
- 18:01d'identifier aussi quel est l'objectif de ce storytelling,
- 18:03en termes d'images qu'on veut renvoyer,
- 18:05en termes d'expériences qu'on veut partager,
- 18:08en termes de leçons qu'on veut faire tirer à notre public.
- 18:11Et c'est là où on va pouvoir agencer un peu tous nos ingrédients.
- 18:15Et l'idée là-dedans,
- 18:16c'est de se rappeler qu'il y a toujours des indispensables dans un récit,
- 18:19dans un bon récit.
- 18:21Il y a un personnage,
- 18:24il y a une quête,
- 18:25il y a des obstacles,
- 18:26il peut y avoir un ennemi identifié.
- 18:29Et c'est ça qui fait le sel d'un récit.
- 18:31Oui,
- 18:31tout à fait.
- 18:32D'ailleurs,
- 18:32je suis en train de préparer un épisode sur le parcours du héros.
- 18:37Je rigole au micro parce que je me suis...
- 18:39planté à la première version,
- 18:40j'ai dit que je l'avais déjà sorti,
- 18:42mais non,
- 18:42il est en cours de préparation,
- 18:44il va arriver bientôt,
- 18:44ça se trouve,
- 18:45il sera d'ailleurs sorti avant la publication de cet épisode,
- 18:48mais effectivement,
- 18:49il y a des clés,
- 18:50des outils qu'on retrouve dans tous les récits.
- 18:53Et en fait,
- 18:54tu disais,
- 18:54il peut y avoir un ennemi,
- 18:55je pense qu'il y a toujours un ennemi.
- 18:57La question,
- 18:58c'est que quand on parle d'un ennemi,
- 19:00on pense parfois qu'il faut que ça soit un ennemi bien identifié,
- 19:03le méchant,
- 19:04Dark Vador,
- 19:05etc.
- 19:05En fait,
- 19:05l'ennemi,
- 19:05ça peut être
- 19:08La décroissance,
- 19:09ça peut être la perte d'un client.
- 19:12L'ennemi,
- 19:12ça peut être la procrastination.
- 19:16Ça peut être tout ce qu'on veut.
- 19:17En fait,
- 19:17l'ennemi,
- 19:18ça peut être un concept autant qu'une personnalité ou qu'une action ou quelque chose comme ça.
- 19:22Mais c'est effectivement...
- 19:23Je trouve que l'ennemi est vachement important parce que c'est ce qui va susciter un rejet et c'est ce rejet qui va créer une émotion qui amène à l'action.
- 19:33Moi,
- 19:33je le perçois beaucoup comme ça,
- 19:34en tout cas.
- 19:35Oui,
- 19:35tout à fait.
- 19:35Alors,
- 19:36dans ces cas-là,
- 19:37on a une distinction qu'on peut poser entre un problème et,
- 19:40pour le coup,
- 19:41un ennemi,
- 19:42un vrai antagonisme.
- 19:44Le problème que tu décris,
- 19:45par exemple,
- 19:45la perte d'un client,
- 19:46là,
- 19:46on va plus jouer sur,
- 19:47effectivement,
- 19:48des questions de douleur.
- 19:49Et donc,
- 19:49on est bien dans le pathos,
- 19:50dans l'émotionnel.
- 19:51C'est-à-dire que comment est-ce qu'on fait percevoir à la personne que si elle ne recourt pas à notre service,
- 19:56elle risque de perdre un client.
- 19:58Et ça,
- 19:58c'est une vraie douleur,
- 19:59parce que dit comme ça,
- 20:00ça ne suscite rien.
- 20:01Mais il faut aller plus loin.
- 20:02à force c'est votre image qui empathie à la fin vous risquez de vous retrouver sans plus personne comment est ce que vous allez faire pour survivre à la fin du mois bref on peut aller plus loin encore mais l'idée c'est là de disons de remuer le couteau dans la plaie du problème bon alors
- 20:18qu'un ennemi c'est plus quelque chose qui concatène de la de l'indignation
- 20:23voire de la haine.
- 20:24C'est plus,
- 20:25par exemple,
- 20:25dans les publicités,
- 20:26quand on lutte contre les cafards,
- 20:28quand on lutte contre les méchants microbes qui sont anthropomorphisés en des petits bonhommes,
- 20:32des choses comme ça.
- 20:33L'ennemi,
- 20:33il y a plus,
- 20:34justement,
- 20:34cette idée de concentrer une colère,
- 20:36une indignation collective.
- 20:39Ok,
- 20:39je vois très bien la distinction.
- 20:42Super intéressant,
- 20:42écoute,
- 20:43je pense qu'on a vu pas mal de choses.
- 20:45J'aime beaucoup,
- 20:47je pense que ça,
- 20:47vraiment,
- 20:48ça rend les choses très limpides,
- 20:49effectivement.
- 20:50de résumer à ça,
- 20:52amplification,
- 20:52description,
- 20:53narration,
- 20:54je trouve que c'est super clair.
- 20:56Est-ce qu'éventuellement,
- 20:57tu aurais un autre conseil,
- 20:58un dernier conseil à donner à ceux qui nous écoutent ?
- 21:01Oui,
- 21:04ne pas mépriser le fait qu'on soit des êtres émotionnels,
- 21:08c'est une réalité,
- 21:09et donc ça veut dire que forcément,
- 21:11il va falloir prendre en compte cette dimension.
- 21:15Ne pas imaginer qu'on peut s'adresser à notre public comme si c'était un robot.
- 21:20Comme je disais au début,
- 21:21faire un copier-coller dans son cerveau.
- 21:23Ça ne marchera jamais comme ça.
- 21:25Et donc,
- 21:26pour ça,
- 21:26il faut toujours prendre en compte l'état émotionnel de son public.
- 21:31Parfois,
- 21:31quand il vous écoute,
- 21:32il est fatigué.
- 21:33Parfois,
- 21:34c'est juste avant d'aller manger.
- 21:35Parfois,
- 21:36il est en colère.
- 21:38Parfois,
- 21:40il est heureux,
- 21:40il est content.
- 21:41Parfois,
- 21:41c'est un moment de célébration.
- 21:43Parfois,
- 21:43c'est un moment de deuil.
- 21:44Et parfois,
- 21:46il a déjà entendu 15 discours avant et donc il est lassé.
- 21:49parfois il est frais du matin et il a envie de vous écouter,
- 21:51parfois il n'a pas envie d'être là.
- 21:53Bref,
- 21:54si vous ne prenez pas en compte cet état émotionnel de votre public,
- 21:56à la fois dans votre discours et dans votre attitude,
- 21:58en fait,
- 22:00vous manquez cette vraie communication humaine et donc émotionnelle qui fait que,
- 22:06comme dit,
- 22:06ce n'est pas juste un prompt qui défile,
- 22:08c'est de l'émotion qui passe et du contact qui se passe au moment où vous êtes face à votre public.
- 22:13D'ailleurs,
- 22:14là-dessus,
- 22:14pour appuyer sur ce que tu dis,
- 22:15c'est que...
- 22:16On peut avoir l'impression que c'est quelque chose qui va être dans les grands discours,
- 22:20dans les prises de parole importantes,
- 22:23etc.
- 22:23Mais en fait,
- 22:24c'est dans toute prise de parole,
- 22:26que ça soit le meeting annuel de votre parti politique ou le bilan annuel de votre société ou dans la petite réunion d'équipe qu'on fait tous les lundis matins.
- 22:38Si on veut engager une action,
- 22:39si on veut engager une motivation,
- 22:41il faut faire appel à l'émotion parce qu'on va créer un esprit de cohésion
- 22:46parce qu'on va créer de la motivation par l'émotion.
- 22:50Donc ne vous dites pas que c'est quelque chose qui est réservé aux très grands orateurs.
- 22:55L'émotion,
- 22:55elle doit être présente à tous les niveaux,
- 22:57et que ce soit le niveau de l'orateur ou le niveau de la prise de parole,
- 23:01du contexte dans lequel il parle.
- 23:03Si on parle,
- 23:04c'est pour émouvoir parce qu'on veut engager une action.
- 23:07Bien sûr,
- 23:08il ne faut certainement pas imaginer l'émotion comme un grand flot torrentiel,
- 23:12de grands moments passionnés comme on voit dans les films ou quoi.
- 23:15Ce n'est pas du tout ça,
- 23:15effectivement.
- 23:16Rien qu'une petite phrase comme
- 23:18Bonjour à toutes et à tous,
- 23:19je sais que vous êtes fatigués parce que c'est la fin de la journée,
- 23:22il est bientôt
- 23:2218h, vous voulez tous et toutes rentrer chez vous,
- 23:24et je comprends bien,
- 23:25mais je vous demanderai un tout petit effort parce que cette réunion est importante et ça va nous permettre de bien avancer sur notre projet avant le week-end.
- 23:31Rien qu'une petite phrase comme ça,
- 23:32c'est mettre de l'émotionnel et c'est recréer du contact humain.
- 23:35Oui,
- 23:35effectivement,
- 23:36il ne faut pas confondre le pathos et le lyrisme.
- 23:39Le lyrisme,
- 23:40c'est un mode d'expression,
- 23:42c'est presque un ton,
- 23:43une figure de style presque.
- 23:44Alors que le pathos,
- 23:45c'est simplement l'émotion sous toutes ses formes.
- 23:48Merci beaucoup,
- 23:48Lucas,
- 23:49pour tout ça.
- 23:50C'est le troisième épisode,
- 23:51donc je ne sais pas s'il te reste encore des ressources,
- 23:53mais vu que tu as fini ta thèse,
- 23:55je suis à peu près sûr que tu en as un dossier complet de ressources à nous proposer.
- 24:00Est-ce que tu aurais une ressource à nous proposer,
- 24:02justement,
- 24:03sur le pathos ou sur ce triptype à nouveau ?
- 24:07Alors,
- 24:07des livres sur le storytelling,
- 24:08il en existe énormément.
- 24:11Le dernier que j'avais trouvé intéressant,
- 24:12c'était Comment devenir intéressant ?
- 24:13de Franck Marchais,
- 24:16qui est vraiment axé sur le storytelling.
- 24:18Et c'est pas mal parce que c'est quelque chose de très concret.
- 24:20J'ai aimé son approche très intuitive,
- 24:22très empirique du storytelling.
- 24:24Mais après,
- 24:25des ressources sur les émotions,
- 24:26il y en a plein d'autres.
- 24:28et ça pourrait faire l'objet d'autres discussions mais en tout cas sur le storytelling parce qu'on en a beaucoup parlé dans cet épisode c'est un premier livre qui est assez abordable et que je trouve vraiment pertinent ouais et effectivement pour prolonger là dessus cette fois-ci moi aussi j'en ai proposé un c'est
- 24:44le livre de Seth Godin sur le storytelling
- 24:47Seth Godin c'est le numéro 1 du marketing aux Etats-Unis,
- 24:51il a écrit plusieurs livres notamment beaucoup sur le storytelling je pense que ça doit bien se compléter
- 24:59Un grand merci
- 25:01Lucas pour tout ce que tu nous as apporté à nouveau dans cet épisode il nous reste encore un épisode à enregistrer ensemble sur l'Ethos donc pensez à vous abonner bien entendu si vous voulez écouter la suite et à très bientôt Lucas !
- 25:17A très bientôt Jean-Corentin c'était un vrai plaisir et nos rendez-vous réguliers m'enchantent !
- 25:22Plaisir partagé !
- 25:24Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout
- 25:26J'espère qu'il vous a plu et surtout qu'il vous sera utile.
- 25:29Si c'est le cas,
- 25:30pensez à lâcher la plus belle note sur votre plateforme d'écoute et à partager ce podcast autour de vous.
- 25:35Je compte sur vous,
- 25:36c'est super important pour moi.
- 25:38Et dans tous les cas,
- 25:39on se retrouve la semaine prochaine pour développer une nouvelle compétence oratoire.
- 25:43Allez,
- 25:43ciao !