Latest / Cap sur Ikigai / Même métier, autre vie - Une graphiste parisienne qui a trouvé sa place... en Normandie !
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- Violaine: Et bonjour à tous, aujourd'hui je reçois Olivia. Comme j'aime beaucoup ce prénom-là, je l'ai donné à mon persona. Cela, Olivia ne le savait évidemment pas quand elle est venue vers moi la première fois, dans le désir de construire une nouvelle voix. Pour les auditeuristes peu familiers du marketing, le terme persona désigne, je cite, la représentation fictive d'une personne dotée de caractéristiques destinées à identifier une audience cible faire court, Olivia correspondait assez bien aux personnes avec lesquelles je savais pouvoir prendre du plaisir à travailler. Fiable, honnête, authentique, avec une bonne dose d'humour et d'autodérision, Olivia incarnait bien la maman solo sur Paris, en burn-out le matin et le soir avec ses loulous et en bore-out durant toute la journée au boulot. Le challenge était donc de taille, car elle travaillait effectivement dans une belle cage dorée dans laquelle tout semblait magnifique. Enfin, en apparence. Et en apparence seulement. Car quand on se rend compte la première fois avec Olivia, on n'est pas loin d'une anecdote qui aurait pu sortir de stupeur et tremblement pour ceux qui connaissent Amélie Nottombe. Dans le bouquin, le personnage principal, qui est en stage dans une grosse boîte d'import-export japonais, passe de cadre sup à Dame Pippi. Alors évidemment, on n'est pas dans le bouquin d'Amélie Nottombe et il s'agit pas... de passer d'un cadre sup à une dame pipi. Mais on est quand même passé par une petite anecdote assez croustillante qui pouvait en dire long sur l'entreprise par laquelle tu es passé Olivia, mais je te rassure, par laquelle, une des expériences que j'entends excessivement souvent. Et je pense que c'est la bonne transition à faire pour te demander. de te présenter et de raconter un petit peu ce qui se passait quand tu es venu vers moi la première fois. Olivia: Bonjour Violaine, bonjour aux auditeurs qui nous écoutent. Effectivement, déjà je me présente, Olivia, j'ai 49 ans, je suis graphiste, web designer, freelance, freelance maintenant parce que j'ai été salariée pendant très longtemps. j'ai effectivement... rencontrer, enfin je t'ai rencontré, Violenne, dans un moment compliqué de ma vie où j'étais dans une entreprise depuis cinq ans, une très belle banque privée sur les Champs-Elysées à Paris, chef de projet au service communication et sur le papier effectivement tout était très chouette, très voilà. Bon, mais ça ne fonctionnait plus, ça ne fonctionnait plus du tout. Je ne me sentais pas bien, j'allais au travail en pleurant et je rentrais le soir en pleurant. Et je savais qu'il fallait que je fasse la démarche de quitter ce boulot, cette boîte, je savais pas du tout par où commencer. j'ai fait appel à toi parce que... à moment donné. La famille, c'est bien, les amis, c'est bien, mais on a besoin de quelqu'un de faire appel parfois à des gens qui ont un regard extérieur et qui nous apportent, qui ne connaissent pas, même s'ils nous comprennent. Je pense que tu as assez vite compris ces années. Donc voilà, je peux enchaîner sur l'anecdote toilettes. ⁓ où effectivement, je me rappelle très très bien du moment où j'ai dit stop, où j'ai dit là il faut que ça s'arrête. C'est le jour où ma N+1, avec qui c'était déjà un petit peu tendu, bon voilà, on fait avec, c'est pas toujours marrant avec des N+1, mais c'est le jour où elle m'a demandé de créer un petit panneau. les toilettes de l'étage, un truc sympa pour dire aux gens de bien vouloir laisser l'endroit aussi propre que quand ils sont arrivés. un très très beau projet graphique, un truc vraiment qui porte, qui inspire. Et en fait sur le coup, oui oui non c'était pas là... Alors sur le coup je crois que j'ai ri. Ensuite effectivement je suis rentrée chez moi j'ai pleuré. Violaine: Il faut doivent être petite unité Olivia: puis ensuite je me suis dit non mais là je suis arrivée au bout parce que voilà on est au bout est ce que vraiment j'avais envie de faire ça ⁓ enfin voilà j'ai eu quelques réponses assez rapidement toute seule mais voilà là j'avais besoin c'est ce moment là j'avais besoin d'un accompagnement Violaine: Mmh mmh. Olivia: et où tu es arrivé, enfin je suis allée chercher mais voilà, la magie des réseaux sociaux aussi, effectivement, lancer une bouteille à la mer sur les réseaux et quelqu'un m'a conseillé Violenne et j'ai contacté Violenne et puis voilà, les choses, bonne étoile quoi, voilà, s'est passé comme ça pour moi. Violaine: Oui, ça fait qu'on a pu se rencontrer. peut dire merci à cette N plus un qui t'a fortement conseillé de créer une petite pancarte pour les toilettes. ⁓ Finalement, Oui, oui, complètement. ⁓ Olivia: Oui alors après je sais pas si je lui dirais merci un jour, parce qu'elle a quand même bien tétiné mon estime de moi. Ouais le chemin a été quand même long pour me retenir. Violaine: Très long, très long. C'est bien sûr, on en rit là maintenant et effectivement, oui, on pourrait presque avoir un moment de gratitude pour cette personne qui t'a permis d'accélérer les choses finalement. Mais évidemment, elle a appuyé là où ça faisait très très mal. Et effectivement, on se dit, mais avec l'heure qu'elle l'a, dit donc qu'est-ce qu'on doit vivre et qu'est-ce qu'on doit souffrir pour se mettre enfin en route. Olivia: exactement. Je pense que c'est en fait c'est un processus lent parce qu'avant l'épisode des toilettes il y a eu l'épisode du comptage de crayons, l'épisode du... oui j'ai du compter les crayons aussi, j'ai eu du compter les tote bags. Donc il y a eu des épisodes où... mais finalement c'était après le Covid, c'était un moment compliqué aussi pour... fait, ce que je me disais, que c'était compliqué pour toutes les boîtes, qu'au niveau com, on faisait moins d'événementiel. Et je me disais, bon, ça va être un passage. Et donc, j'encaissais, j'encaissais, j'encaissais. Mais finalement, je pense que c'est un long processus où mon inconscient a posé des petites pierres. Je ne pas comment imager ça, mais... long avant de réaliser. Il y a eu ce déclic avec l'épisode de la pancarte des toilettes mais j'aurais pu partir six mois plus tôt ou peut-être un an plus tôt même parce qu'en fait voilà qu'on disait quoi, subit des choses, on se laisse parfois malmener et puis finalement on en arrive à se dire bah ouais bon bah c'est ce que je vaux quoi. ⁓ Violaine: C'est ça, la terrible expérience est si... si dure, si violente même, que j'ai traversée avec beaucoup de personnes que j'ai accompagnées. Mais quand on en est à mendier du travail, quand on est mal utilisé, quand on n'a pas l'occasion de montrer ce que l'on vaut, ce que l'on peut faire, quand on n'a pas l'occasion de partir le soir en disant qu'on est fiers de son travail, que... ⁓ de sentir ce sentissement, d'avoir ce sentiment de satisfaction d'un travail qui nous a pas forcément épanoui, parce que là, c'est beaucoup à leur demander, mais au moins qui nous a permis d'être un peu plus intelligents, d'être un peu plus au courant, d'être plus efficaces. Quand il n'y a même pas... Quand il n'y a rien de tout ça et qu'on a l'impression qu'on serait là ou on ne pas là, il n'y aurait pas une immense différence. c'est terrible pour l'estime de soi, mais c'est atroce. Pourtant, la valeur est là, mais il faut faire la différence entre la valeur qui est là et la valeur qui est là, mais non utilisée. Olivia: C'est exactement ça. Et moi, savais plus à quoi j'étais utile dans cette boîte, fait. Donc, ne sers à rien. Et alors, en plus de ça, J'avais quand même... Depuis cinq j'avais des alternantes qui bossaient avec moi que j'avais toujours adoré accompagner parce que c'était vraiment mon truc, ça, de... ⁓ bien être au contact de... C'est souvent des nanas, mais de filles, et d'apprendre ce qu'elles étaient en train d'apprendre, de partager avec elles ce que moi je connaissais, parce que je suis quand même là depuis... Ça fait un petit moment que je suis graphiste, et ça, en fait, ça fonctionnait même plus, parce qu'en fait, moi, l'alternante, je la regardais et je disais, mais fou ! change de métier, fait autre chose, va-t-on ? En fait, j'étais plus bonne à rien, ni pour moi, ni pour les autres. C'était un gros gâchis pour tout le monde. Violaine: Oui. Oui. Pour tout le monde, oui. Et puis il a quelque chose d'assez vertigineux aussi à imaginer que quand on a la sensation de ne pas produire de la richesse, de la valeur, c'est pas grave. qu'il puisse avoir dans une entreprise plein de... Déjà, ça ne nous rensemble pas. pense qu'on peut se dire toutes les deux, parce que je te connais très bien. sinon, tu ne te serais pas inquiété de la chose. Il en a qui arrivent bizarrement à vivre... ces moments-là dans des placards dorés, chacun est différent, mais pas les gens que j'accompagne, tout cas, pour eux, c'est vraiment une sanction et c'est vraiment très, très dur. Mais c'est vrai que de savoir, enfin, toi, tu le sais, puisque tu es fruillance maintenant, donc tu sais que, voilà, l'heure de travail est pas facile à rémunérer, en fait. Et donc, quand on a la sensation de... d'être mal utilisée, c'est pas grave, que c'est tout un argent qu'on met pas ailleurs pour être plus performant, ça interroge, effectivement ça ne peut que renvoyer à la valeur qu'on produit et à la valeur qu'on se donne. Olivia: Il y a des choses, finalement, au fond de soi. C'est ce que j'ai appris avec toi aussi. Je ne pas si je peux en parler maintenant, mais avant de rentrer en contact avec toi, je ne savais pas ce que c'était que l'Ikigai Le concept m'était complètement étranger. La première chose... Ce que j'ai compris très vite en parlant avec toi à les premières séances, c'est des grosses questions. C'est qu'est-ce que j'aime dans la vie ? Qu'est-ce que j'aime ? Qu'est-ce que je sais faire ? Et qu'est-ce que je peux apporter aux autres ? Et finalement, ça a l'air simple comme ça, mais c'est hyper compliqué parce que ça fait appel à... Parce que déjà, on se pose ces questions-là en général quand on ne pas bien, quand on est arrivé à un moment on ne sait plus où on en est. puis tout le travail, c'est d'aller chercher dans son histoire, dans sa propre histoire, pour répondre à ces questions. Qu'est-ce que j'aime finalement ? Ce n'est pas si simple de savoir ce qu'on aime. On aime vraiment. Je me souviens d'une question que tu m'avais posée. Un des premiers exercices, c'était d'essayer de me projeter là où mon rêve de vie, comment j'imagine mon début de journée de rêve de vie et... Et ben c'est pas évident finalement, que entre eux, entre eux oui je rêve de... Ben oui pourquoi pas passer mes journées au bord de la piscine avec un petit cocktail, mais finalement c'est pas ça mon rêve de vie. Mon rêve de vie c'est... Violaine: Non, non, Tout le monde commence comme ça et en fait on atterrit toujours parce qu'à la fin on sent hmm » près de la piscine avec son petit cocktail. Olivia: Voilà ! Finalement, quelle est la production dans cette journée ? Quelle est le bien-être ? c'est des blagues à part, c'est vraiment des questions compliquées quoi. Et puis on ressort des choses et puis c'est parfois des traumatismes, des trucs d'enfance, des trucs à l'école, des trucs dans la famille, qu'on nous a dit qu'on va aller, puis... pour en arriver à ce que j'ai fait. Il faut revoir tout son parcours professionnel, tout son parcours scolaire. C'est un gros mélange de plein de choses. Pour répondre à ces trois questions-là, il a un petit tout, un petit travail. Mais ça se fait pas tout seul. Je trouve ça, tout cas, y a des gens qui arrivent à faire tout seul. Violaine: Et ça se fait pas tout seul, ouais. Olivia: Moi je pense que si j'avais acheté un bouquin Ikigai, j'aurais pas réussi. J'aurais lu le bouquin, j'aurais dit hmm, intéressant. Mais j'aurais pas avancé quoi, j'aurais... je pense. Violaine: ... C'est intéressant ce que tu dis parce qu'il a pas mal de personnes qui arrivent vers moi après avoir lu des bouquins sur le Kigaï et après avoir essayé de faire, tu sais, ces petits... Il y a des petits livres sur lesquels tu peux noter plein de trucs, Voilà. qui est bien parce que c'est une mise en chemin très intéressante, mais ce qui n'est pas suffisant parce qu'effectivement on travaille pas en miroir et puis on ne pas chercher vraiment au fond. Et comme tu le dis, finalement, c'est des questions assez simples à se poser. Enfin, je dire, ce n'est pas... ⁓ Mais ça va beaucoup plus loin que ça, parce qu'effectivement c'est ce que tu aimes, tu... Pourquoi tu es doué, etc. Mais moi je fais vraiment plus loin dans le sens où c'est quoi ta vie réussie. Ta vie à toi réussie, c'est-à-dire quoi ? C'est exactement comme ce que tu disais tout à l'heure. Bon, ma journée idéale, c'est le cocktail près de la piscine parce que notre univers, voilà, des années 70, 80, enfin voilà, la boîte à... Olivia: Oui, Violaine: Voilà chacun a sa manière de... Donc les plages et machin mais en fait on se rend compte que bon pour des personnes assez créatives voire hyper actives etc ça arrive parce qu'on est super fatigué en fait et que oui effectivement il y a un besoin tellement dingue de se dire de plus avoir de contraintes pour récupérer son énergie et du coup réinvestir la vie que ça peut passer par là mais c'est vrai que quand je suis le truc et qu'on arrive à... Bon alors là ça fait... Le troisième mois où t'es devant une piscine, où t'es avec ta piscine, généralement, pour certains, au bout de trois jours, c'est plus possible. Après, ça dépend du niveau de fatigue qu'on a accumulé. Olivia: ... Oui, oui. Je suis contente de pas être partie dans cette direction finalement. Après, je n'ai pas des masses le choix non plus. fallait quand même nourrir les enfants. non, je pense que les vraies questions, les vraies réponses, je vais dire à ces questions, comme tu dis, c'est important d'être accompagné que ce soit un livre ou que ce soit aujourd'hui l'IA, le Cochilla. ⁓ Violaine: C'est ça ! Olivia: Non, fait, l'humain échanger avec une vraie personne et effectivement travailler en miroir et puis savoir, moi, je sais que voilà, a des moments où on est reboosté, y a des moments où je me sentais hyper reboosté, où je savais qu'on allait se voir en visio et je me disais, ouais, là, je super avancée et tout. Et puis le moment d'après où je me disais non, là, en fait, non, ça ne va pas du tout. Tout ça, ça ne peut que se faire avec un humain. Violaine: dans le temps. Olivia: ça ne peut que être dans l'accompagnement, dans l'empathie, enfin et puis la sororité parce que c'est un peu, c'est pas vraiment ça le sujet mais voilà aussi parce que je sais qu'on en a parlé aussi le fait de parler entre femmes et de connaître nos problématiques de femmes, voilà, c'est encore un tout autre sujet mais la femme d'enfance. Violaine: Mais qui est un vrai sujet ! Olivia: la femme avec ses enfants, la femme sa vie, voilà, tout ça c'est bien d'avoir quelqu'un qui nous tire la main en tout cas, au moment là. ⁓ Violaine: Ce d'autant que je me souviens, oui, là, tu étais encore en entreprise et que bon, c'est pas simple de prendre la décision et d'être sûr qu'on part dans de bonnes conditions, qu'on rebondit bien, voilà, chacun son parcours, mais c'est vrai que pour toi, tu étais prête, mais c'est pas facile. Olivia: ... Violaine: à la fois de travailler sur le projet et même temps de sur cette tension, de négocier dans les meilleures conditions pour pouvoir partir en n'étant pas dans l'angoisse, En se disant, voilà, je pars dans la sécurité. Olivia: Ouais, c'est compliqué. Je pense que quand on quitte un poste, là effectivement, c'est vrai que c'était un peu une cage dorée, j'avais vraiment pas à me plaindre en termes de salaire. voilà, ça allait, vraiment ça allait. Mais même, on va dire que... C'est jamais simple de quitter l'endroit où est. Comment dire ça ? Attends, je cafouille un peu. Ça n'est jamais simple. Je pense que pour personne, il a jamais de bon moment pour le faire. Parce qu'en fait, c'est toujours une prise de risque. C'est toujours la peur de ce qui va se passer derrière. Moi, j'étais tétanisée à l'idée d'envoyer le mail. Violaine: Oui. Olivia: que je l'ai rédigé à peu près 350 fois, je te l'ai envoyé, réenvoyé. Violaine: Oui, je me souviens. Oui, oui, moi j'étais en bac office. Oui, je me suis laissée venir. Olivia: Voilà, quand t'étais en back office et j'étais tétanisée, le moment où j'ai cliqué sur le mail, ça a mis du temps, j'ai mis peut-être un mois, un mois et demi à écrire ce mail. alors toute la peur que j'avais a été pondérée par le soulagement que ça a été d'enfin dire. Allez, voilà, je sors du bois, je n'en peux plus. ⁓ faut que vous sachiez que je ne suis pas bien, je veux partir, il faut qu'on trouve un arrangement. Et tout le temps où j'avais l'impression de gagner du temps, où je me disais, bon, non, mais encore un peu, encore un peu, quand même encore un peu, c'était pas du temps perdu, c'était du temps dont j'avais besoin, certainement, mais voilà, la réalité, c'est que le moment où j'ai sauté le pas, ça a été un soulagement incroyable. Et ça veut pas dire que j'avais plus peur, ça veut pas dire que je savais exactement ce que j'allais faire, que je savais exactement où j'allais être, quoi, comment. J'avais encore plein de questions en tête. Par contre, j'avais plus ce poids sur les épaules. J'avais plus cette boule au ventre de me dire quand est-ce que je leur dis, quand est-ce que je... Voilà. Et puis après, c'est allé assez vite. Et puis dans l'incompréhension la plus totale du côté de ma N plus 1 qui... Fémin ne pas à comprendre ce qui se passait. Je ne comprends pas. Mais finalement, qui à un moment, arrêté de jouer les idiotes avec moi et qui a fini par dire, faisons en sorte que tout se passe bien et que le départ se fasse calmement. Ce qui s'est passé, tant mieux pour moi, tant mieux pour eux aussi, je pense, parce que vraiment, manger, je n'apportais plus rien là-bas. Violaine: va discuter. Olivia: puis voilà, fait un nouveau départ derrière. Mais avec ces bouts, je pense que c'est important de savoir aussi que c'est par étape et que ce n'est pas parce qu'on passe une étape que les autres sont tous validés derrière. On en passe une, puis une autre, puis une autre. Et puis là, ça fait, je ne pas, quatre ans maintenant que j'ai... ⁓ quand même. Ça va vite. Violaine: C'est un petit mot. Olivia: J'ai mis du temps, il y a eu plein d'autres étapes après. J'ai quitté Paris, je suis partie en Normandie, j'ai fait une formation de webdesign, enfin j'avais déjà une formation de webdesign mais je me suis reformée pour me donner un nouvel élan, pour rassurer aussi sur mes capacités d'apprentissage, de voilà, de oui oui je peux le faire, je peux le faire parce qu'on est toujours en train de douter. Violaine: Non, non, non. Olivia: Mais le plus dur était fait et le plus dur ça avait été de quitter cette boîte qui était mortifère, anxiogène, qui me tirait vers le bas en fait. Je ne les ai vraiment pas. Oui, absolument. Donc je suis très positive finalement tout ça. Violaine: Oui. Tu dis t'es dangereuse pour toi, on peut le dire comme comme ça. Oui, parce que comme tu le dis, effectivement, c'est pas toujours facile de trouver... Tu parles de petits moments qu'on sans me rappeler qu'avec toi, tant que t'étais encore liée à ton entreprise, c'était difficile de se projeter, c'est normal. Parfois, on sait pourquoi on part en un seul mot, mais si on n'a pas le pourquoi en deux mots, c'est difficile de... Et comme tu le sais, je le redis très souvent, moi, je suis pas... Olivia: et on va le faire. Violaine: pour la diplômée en parachutisme, je n'encourage pas à faire des sauts après lesquels on ne sait pas où est-ce qu'on va atterrir. fait, l'idée, c'est d'avoir toujours de l'avance, de sécuriser vraiment les choses parce qu'il a que comme ça que c'est durable et il n'y a que comme ça qu'on s'installe dans une sécurité, ça permet du coup de construire bien. dans ta situation, il fallait vraiment que tu partes avec quelque chose et que tu partes avec des indemnités et que tu aies le temps qu'il y a une question que j'aime bien poser, c'est du coup ton nouveau, est-ce que tu as créé comme travail aujourd'hui, en quoi ça correspond à ton ikigai, en quoi tu... C'est vraiment le job que tu as créé pour toi qui correspond en termes de vie familiale, de la valeur que tu as envie d'apporter, de la curiosité que tu as envie de nourrir, de l'épanouissement que tu as envie de... ⁓ d'avoir, etc. C'est d'autant plus important de savoir tout ça parce qu'il y a beaucoup de personnes que j'accompagne dans l'entrepreneuriat et qui pourraient aussi être très intéressées par tes services au passage. Voilà ! Olivia: Alors pourquoi ça correspond à mon ikigai ? Déjà je fais ce que j'aime, je fais ce que je veux faire. Moi depuis j'ai fait une fac de lettres. En fac de lettres un jour j'ai fait un stage chez Galimard. J'ai découvert que c'était qu'un graphiste et là j'ai dit waouh c'est ça que je faire dans ma vie. Voilà et donc je devais avoir 22 ans. Violaine: All right. All right. Olivia: et j'en ai 49 et c'est toujours ce que j'ai aimé faire et voilà c'est vraiment... donc là-dessus je suis alignée moi j'aime les logos, j'aime les marques, j'aime la commune, enfin voilà je suis très sensible au visuel, à l'écrit de par ma formation littéraire mais on va dire que voilà j'aime ce que je fais je fais ce que j'aime et c'est ce que je sais faire aussi parce que ça fait longtemps, parce que je me suis formée, reformée, parce que j'ai eu des expériences en maison d'édition, dans la presse et avec des clients, mes propres clients qui peuvent être soit, je ne pas, une réflexologue, soit je ne pas. une boîte de peau de peinture. Je sais faire ce métier. Donc j'aime ça, je sais le faire. Et là où c'est vraiment le top du top, c'est que quand je... Enfin, en tout cas, j'aime à croire. peut-être que je me trompe et peut-être que... Mais je pense que depuis que j'ai créé ma boîte... en auto-entreprise, que je me suis installée, tout ça tout bien en Normandie, toutes les personnes que j'ai accompagnées dans leur identité de marque, dans leur création de site web, etc. Toutes ces personnes-là, à chaque fois, elles étaient contentes, elles étaient rassurées. Moi, ce que j'aime, c'est être à l'écoute des gens, savoir ce qu'ils aiment, savoir... Ça ne m'intéresse pas de dire, ⁓ toi, t'es réflexologue, donc il faut faire comme ça. En fait, toi, ton... faut comprendre qu'il a la personne parce que la réflexologue, elle peut être très dans la douceur ou très dans l'énergie. Et les deux en même temps, c'est possible aussi, il va y avoir... En fait, moi, ce que j'aime, c'est écouter, comprendre la personne, savoir où elle veut aller et après, rendre son univers accessible aux autres. ⁓ un peu... prétentieux de dire ça mais en fait c'est vraiment je me sens utile quoi je me sens utile le meilleur du meilleur c'est quand on me dit merci c'est pas le moment où je fais une facture c'est le moment où on me dit merci je trop contente j'adore mon site merci je trop contente j'adore ce logo ça c'est vraiment les meilleurs moments en fait je donc je pense que je suis arrivé voilà en tout cas pour l'instant ça va Violaine: Mmh. et tu es plus proche de la nature et tu peux organiser ton temps et à ton premier qui est plus là maintenant donc ça te donne un peu d'espace si j'ai bien compris Olivia: et je peux organiser mon temps. j'ai du temps pour mon fils et je peux l'emmener au foot. Et je peux m'occuper de le mercredi après-midi, ce que je vais faire juste après. Et si j'ai besoin de bosser plus, je bosse le soir et je bosse le week-end. Et si j'ai un peu plus de temps, super, je vais aller faire une balade en forêt. si en fait tout ça est tellement plus... Ça a l'air d'être un peu la vie rêvée de... Mais c'est la réalité en fait. Je choisis mes moments, je choisis comment j'ai envie de et en fait ça n'a pas de ⁓ ⁓ Violaine: Ça n'a pas pris. Non, ça n'a pas pris, je suis d'accord. Et j'ai l'impression que, en te connaissant, en t'ayant accompagné, là où il a de la joie aussi, et quelque chose qui est certainement unique dans ce que tu peux apporter, c'est la créativité, mais au service d'un regard... j'allais dire d'un regard psy, ça fait bizarre de dire ça comme ça, mais dans le sens où tu as une envie de comprendre vraiment qui est la personne, ce dont elle a besoin, on revient au persona dont on a parlé au début, parce que j'ai un peu envie d'une certaine manière de vraiment comprendre qui tu es en face et pas juste répondre à, bon voilà, tu fais ce métier, donc tu as assimilé un outil, voilà, mais plutôt de comprendre effectivement tout un univers. Olivia: Exactement, Violaine: de quel service on veut apporter, pourquoi, comment, en quoi on est unique dans ce qu'on fait. Quand le challenge est comme ça, sens que là, tu es au bon endroit parce qu'il a une rencontre très forte avec l'humain et ce qu'elle ne sait pas forcément d'elle et de son métier, mais que tu vas l'aider à découvrir aussi. Je ne sais pas si je m'exprime bien. Il en a qui vont... Olivia: ... Violaine: dire suis mon métier, ça suffire, donc il faut prendre tous les trucs qui vont avec pour qu'on comprenne que j'ai telle enseigne et que je fais tel métier, mais il y en a d'autres qui pourraient, j'exagère un peu le trait, mais qui pourraient presque faire de la musique en faisant de la sophrologie ou de la sophrologie en faisant de la musique ou de la cuisine, ou disons pour lesquels il peut avoir des... des colorations très différentes, des nuances très différentes, une manière d'aborder la chose singulière qui fait qu'en fait il y a de la place pour tout le monde, en fait partout, mais parfois les gens ne savent pas eux-mêmes, et toi tu es passé par là du coup, puisqu'on a discuté, ont peut-être une en plus qu'on n'a pas forcément vue et qui pourrait être mis à profit. ⁓ Et en cela, l'image a un pouvoir tellement énorme en termes de subjectivité, quoi, pour vraiment amener le message là où il est pas forcément dit mais ressenti. Olivia: Oui, je pense que c'est exactement ça. Là où je peux peut-être me démarquer, peut-être, je ne dis pas que d'autres ne pas dans la même démarche que moi, c'est que peut-être que moi, je ne me suis pas assez sentie écoutée. Violaine: Hmm? Olivia: ce qui fait qu'aujourd'hui moi j'ai un fort besoin d'écouter les autres. Je trouve que c'est hyper important et quelqu'un qui lance sa boîte comme tu dis et qui... Bah aujourd'hui c'est facile de faire un logo, d'aller sur TchadGPT et de dire fais moi un logo sur tel ou tel... Voilà, je faire des crêpes, bah vas-y fais moi un logo pour un magasin de crêpes. Oui mais c'est quoi en fait ton projet, c'est quoi ? Violaine: Mmh. Olivia: En fait, je trouve que c'est primordial, l'écoute. Et c'est aussi parce que j'ai fait cet accompagnement avec toi, que ça m'a tellement aidé, tellement porté. J'ai envie de rendre ça aussi. C'est-à-dire que... C'est lié à mon histoire, c'est ce que je sais faire, mais c'est aussi lié à mon histoire et à ce que j'ai envie de partager. Je sais pas si je suis très claire dans... Violaine: Moi, me paraît très clair. Olivia: Bon, donc tant mieux si... Ça ne conviendra pas à tout le monde, général, moi d'ailleurs, j'accompagne plutôt des auto-entrepreneurs. Ça m'arrive de bosser pour des boîtes qui sont un peu plus... Voilà, un peu plus... Enfin, des plus grosses boîtes. Mais en général, c'est des boulots qui sont sans âme. Voilà, c'est un peu plus alimentaire pour moi. je vais faire des étiquettes pour des peaux de peinture, je fais des étiquettes pour des peaux de peinture, mais là je ne pas aller chercher qui est vraiment le patron de cette boîte de peau de peinture. Non, vais faire, Par contre, je vais accompagner une architecte d'intérieur. ben, regarder tous ses projets, j'adore voir quel est son univers. Donc ouais, l'Excel, enfin voilà, c'est tout ça quoi. C'est, est... En fait, je vais pas raconter tout de même. Pas passionnant non plus de raconter tout de du cliché, mais... Violaine: C'est passionnant parce que du coup, ça permet d'avoir des idées. Quand les auditeuristes t'entendent, elles se disent peut-être que ça me conviendrait bien de bosser avec Olivia parce qu'elle va s'intéresser à l'originalité que je vais mettre dans un projet, elle va essayer de comprendre ma personne, elle va essayer de faire en sorte que mon intérieur ressemble à mon intérieur chez moi. Il y a plein de possibilités. C'est super intéressant que tu nous dises avec qui tu aimes particulièrement travailler. Petite question qu'on connaît un peu, est-ce que, bon avec le recul, est-ce que tu ferais différemment et est-ce que tu as un œil particulier sur le fait que tu étais une femme au moment où tu as pris cette décision, comment tu as vécu les choses ? Olivia: Alors avec le recul je ne ferai pas différemment. ne ferai pas... Non, vraiment je ne changerai rien parce que je pense que je suis 100 fois plus à ma place aujourd'hui que je ne l'étais il y a 5 ans. pense que même les décisions que j'ai prises qui pouvaient paraître un petit peu... Il y a des décisions qui ont pris un certain temps, comme envoyer ce fameux à Maine-Poulain, pris du temps. En revanche, déménager en Normandie, je l'ai fait presque dans un élan autour de moi. Enfin, je sais que toutes mes copines à Paris étaient là, mais quoi, mais que fais-tu ? Mais ⁓ mon Dieu, tu quittes Paris ? ⁓ Violaine: C'est comme la bombe nucléaire, toi ! Olivia: au revoir que je l'ai fait sur un coup de tête un petit peu parce que sinon j'aurais pas bougé. Donc même les décisions un peu rapides, je les regrette pas et je changerai pas tout ça. Oui, ça a été peut-être un peu plus dur pour ⁓ en tant que femme que si j'avais été un homme. Je pense simplement parce que je suis mère célibataire et que mère célibataire, pour moi la priorité c'était de mettre mon enfant en sécurité dans un endroit, c'était lui refaire son nid, mais il fallait à la fois faire le nid de l'enfant et aussi refaire mon nid à moi. Donc, ce n'était pas évident. Mais je referai tout pareil avec les risques que j'ai pris, avec les peurs que j'ai eues, parce que la richesse qui a découlé de tout ça, fait, c'est des nouvelles rencontres, c'est humainement hyper enrichissant. J'ai aussi appris, enfin voilà, je me suis aussi challengeée et aujourd'hui je sais que je suis capable de faire... En fait, je me suis prouvée que j'étais capable de faire des choses. En fait, on m'aurait dit ça il y a cinq ans, j'aurais dit mais non, quoi ? Comment ? Pas du tout, c'est pas moi. Non, Moi, je vais rester à Paris, je pas bouger, rester là. Non, oh là là, j'ai tous mes repères, zone de confort, même si très inconfortable la zone de confort. Par contre j'avais tous mes repères, j'avais tout bien, 45 ans à Paris, oh là là, qu'est-ce que je vais bouger ? Bah en fait voilà, aujourd'hui je sais que je suis capable et même demain, là suis en Normandie, parfois je me dis pourquoi pas aller un peu au soleil, pourquoi pas aller même à l'étranger, enfin vraiment je m'autorise à rêver des nouvelles choses, et qui seront peut-être pas des rêves d'ailleurs finalement, et rien que ça, rien que de me dire bah oui, pourquoi pas. Violaine: ... Olivia: avoir peur quoi, en me disant bah... c'est possible. L'impression de raconter un conte de fées là... Non, non, non, bah du tout ! Violaine: Du coup, écoute, je pense que tu as répondu en quelque sorte sur ce que tu as appris sur toi et sur ta vie. Et on peut finir sur peut-être un petit conseil, un petit message à ceux qui nous écoutent sur ton regard. presque déjà peu commencé en parlant de toi, mais je pense que tu peux... Olivia: tu m'avais demandé quand tu m'as contacté pour ce podcast si j'avais un film ou un auteur ou voilà un truc un petit peu qui m'inspire il y a une phrase d'un philosophe qui s'appelle Alexandre Jolien Violaine: ... Olivia: Je ne vais pas lire tout le paragraphe, mais en fait le début de la pensée, elle reflète tellement ce que je pense aujourd'hui. donc Alexandre Jolien, dit, la vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où on n'en a pas. Et donc oui, effectivement, la vie est trop courte pour continuer à se faire du mal dans un endroit où on ne pas de nous, continuer à... à subir des choses à travailler pour des gens qui voient pas notre vraie valeur. Il y aller, il faut s'écouter. Le pire de ce qu'on risque, c'est peut-être de réussir autre chose. ⁓ Violaine: Pour moi, Alexandre Julien, c'est vraiment le philosophe de la vie, parce que je trouve qu'il nous donne presque une leçon de vie par rapport à son histoire, et dès qu'il intervient, je trouve que ça a une résonance particulière. Donc, très intéressant à apprendre comme phrase. Elle est souvent citée, mais je trouve que ça va aussi avec celle d'Oscar Wall qui disait, soyez vous-même, les autres y sont déjà pris. Olivia: Je si je vais pas me mettre à l'écriture maintenant. Violaine: dit aussi de cette chose de... Cherche pas, t'as absolument à faire une place aussi près des autres parce que tu vas être dans ces cas-là complètement confondu finalement avec eux et puis c'est pas très intéressant, laisse-leur ce qu'ils ont et puis toi, utilise ton énergie à te concentrer sur que... sur qui t'as envie d'être et puis de devenir et en fait les choses s'allumeront après quoi. Si on y croit. Génial. Olivia: T'as fait d'accord. Violaine: ⁓ bien, merci beaucoup. On peut encore discuter des heures, il me semble, on a déjà bien échangé. Je vais laisser dans la description du podcast tous les liens pour venir vers toi, vers tes réseaux, vers ton site, vers les coordonnées que tu voudras bien me donner pour que les personnes puissent du coup venir... Olivia: Merci à toi Yelena. Violaine: vers toi et c'est vraiment quelque chose à laquelle je vous invite très vivement. une confiance absolue. Merci beaucoup Olivia. Et à bientôt. Au revoir. Olivia: Merci à toi. Au revoir.