Latest / Beyond Work & Life / Le CDI est une cage dorée (et voici comment s'en libérer) avec Mathilde Le Coz, DRH Mazars
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- 0:00En France, le Management, c'est un attribut statutaire de
- 0:02réussite. Tu dis, la compétence vaut plus
- 0:05que le poste ? J'ai entendu chez nous ou dans
- 0:09d'autres organisations, j'ai droit de vie ou de mort sur les
- 0:11gens. D'ailleurs, il.
- 0:12YA1 désalignement total finalement entre d'un côté.
- 0:15Le temps passé et de l'autre les compétences.
- 0:18Moi je me suis dit, mais je peux pas faire un métier détesté par
- 0:20les gens, t'as. Dit choisir, c'est renoncer.
- 0:22Je déteste choisir le rôle d'un manager, c'est pas justement de
- 0:25choisir et d'arbitrer. Et vraiment lâcher prise dans
- 0:28l'organisation. Et je pense que j'ai osé être
- 0:30moi même. Si tu n'apprends rien, tu gagnes
- 0:32moins mesquin malin ou les 2 on. Veut pas que la DRH prenne la
- 0:36lumière parce qu'en fait elle me vole un peu de ma lumière.
- 0:39Faut encourager le turn over. Nous vivons dans une époque
- 0:42étrange, tiraillée par un immense paradoxe.
- 0:45D'un côté, nous avons un besoin viscéral de sécurité que nous
- 0:48croyons trouver dans le statut de CDI.
- 0:50De l'autre, nous avons une soif d'exister, de créer, d'être en
- 0:54vie. Or, le drame du travail moderne,
- 0:57c'est qu'il nous demande de choisir.
- 0:58Il nous enferme dans des cases. Il nous définit par nos diplômes
- 1:02d'hier, alors que le monde lui réclame notre capacité à agir
- 1:06aujourd'hui. Mon invitée a fait l'épreuve de
- 1:08ce vertige en 2012. Elle a traversé cette perte de
- 1:11sens, elle a voulu tout risquer. De tout quitter pour retrouver
- 1:16ce goût du risque. Mais au lieu de partir, elle a
- 1:19eu cette intuition fulgurante, et si la vraie liberté, ce
- 1:22n'était pas de quitter le système, mais de le subvertir de
- 1:25l'intérieur ? En acceptant l'idée qu'elle
- 1:28pouvait être virée, elle s'est libérée.
- 1:30Elle est devenue une slasheuse, une bâtisseuse, une voix qui
- 1:34porte une vision radicale, celle de la skills based organisation.
- 1:38Derrière cet anglicisme un peu barbare se cache une idée
- 1:41philosophique assez puissante, nous ne sommes pas.
- 1:44Un statut ? Nous sommes une somme de
- 1:46compétences en mouvement. Alors aujourd'hui, avec Mathilde
- 1:50Lecoze, nous allons nous demander si nous sommes enfin
- 1:52prêts à payer le prix de notre liberté.
- 1:54Bienvenue dans Beyond Market Life.
- 1:56Je suis Benjamin Suchard, cofondateur et directeur général
- 1:59de Work Life. Allez, c'est parti.
- 2:01Les employeurs révolutionnent l'organisation du travail en
- 2:04intégrant le sport dans les plannings.
- 2:06Que pensez-vous du travail féminin ?
- 2:08Doivent pas travailler. Les personnes qui aident un
- 2:10proche handicapé où malade auront désormais droit à un
- 2:14congé rémunéré. Aujourd'hui, les gens n'ont pas
- 2:16envie d'aller travailler. Je suis désolée de le dire.
- 2:18Je je traversé la rue, ils en trouvent.
- 2:20Ils, ils veulent simplement des gens qui sont prêts à
- 2:21travailler. Cagoulés, vêtus de noir depuis
- 2:24le début de la contestation contre le projet de loi travail.
- 2:37Bonjour Mathilde, merci d'avoir accepté mon invitation.
- 2:39Merci à toi. Alors Mathilde, tu es DRH d'un
- 2:42géant Mazars, 5500 salariés. Pour donner une idée d'échelle.
- 2:46D'ailleurs tu es passé de 35000 à 220000 candidatures par an.
- 2:49C'est absolument gigantesque. Bah tu peux déjà commencer à
- 2:52nous expliquer comment. Comment alors déjà le contexte,
- 3:01le le, le contexte du marché nous aide plus ou moins parce
- 3:05qu'on est c'est une industrie hein, c'est pas propre à Forbus
- 3:07Mazars qui recrute tout le temps, qu'il pleuve, qu'il
- 3:10vente, qu'il neige. Donc y a aussi des périodes où
- 3:13où forcément on appelle, on est métier refuge, c'est à dire
- 3:16qu'on est peut être pas le choix tout le temps numéro un pour
- 3:18tous les candidats, mais quand y a moins d'opportunités aussi, on
- 3:23sait qu'on peut trouver un job dans nos, dans nos métiers.
- 3:26Après non, plus plus globalement, j'ose espérer que
- 3:28ce n'est pas que le contexte de marché et et ces 5 dernières
- 3:31années il était très dynamique et c'est une évolution sur les 5
- 3:34dernières années parce qu'effectivement c'est depuis le
- 3:36COVID je dirais. Bah le l'enjeu ça a été de
- 3:39travailler beaucoup, l'attractivité, se faire
- 3:42connaître, démystifier aussi les métiers qui souvent on y voit
- 3:46une barrière à l'entrée par rapport à certains diplômes,
- 3:49voire même certaines catégories d'écoles.
- 3:53Alors qu'on a un enjeu diversifié, on a une
- 3:55diversification de nos métiers, de nos compétences.
- 3:57Et puis on a beaucoup aussi travaillé effectivement sur
- 4:00l'attractivité même de notre organisation.
- 4:03Et je pense que effectivement l'évolution du nombre de
- 4:06candidatures Bah est le est. Le résultant est la résultante
- 4:09de tout ce travail mené depuis plus de 10 ans pour faire de
- 4:13notre organisation. Ouais, une boîte dans laquelle
- 4:16il est chouette de travailler. Mais au-delà de la de
- 4:18l'attractivité est ce que finalement il y a pas eu aussi
- 4:21une évolution de l'organisation ?
- 4:22Moi je me souviens quand je réfléchissais à embaucher des
- 4:26talent acquisition managers. En fait je me rendais compte de
- 4:29la distance qu'il pouvait y avoir entre un métier de sales
- 4:32par exemple et un métier de RH avec moins d'outils, moins de
- 4:36culture de la performance. Est ce qu'il y a aussi moins
- 4:40d'innovation ? Est ce qu'il y a quelque chose
- 4:42qui a changé dans la manière d'aller recruter ?
- 4:45D'aller voir plus de candidats, d'aller automatiser, d'aller
- 4:49mettre de l'i a, d'aller évoluer sur la compétence même de
- 4:52recruteur. Tout à fait.
- 4:54Non non, il y a il YA1 gros. On a fait un gros travail aussi
- 4:56pour transformer la fonction RH chez Forvis Mazars.
- 5:00Moi je parle vraiment de clients, c'est mes candidats, ce
- 5:04sont des clients et on va aller. On a appliqué toutes les
- 5:07techniques de marketing. P two c, mais appliqué à la
- 5:12marque employeur parce que fondamentalement, moi mon rôle
- 5:15c'est de vendre une organisation auprès de candidats.
- 5:17Aujourd'hui, leadband marketing, le sourcing, les réseaux
- 5:21sociaux, on parle vraiment en acquisition, en taux de
- 5:24transformation des opérations qui vont créer du trafic sur
- 5:27notre site carrière. On va tout monitorer.
- 5:31Donc effectivement, on est très outillés dans la fonction depuis
- 5:35longtemps sur la partie recrutement.
- 5:36Après on a essayé de l'outiller sur les autres branches.
- 5:39Et c'est vrai que dans un métier de prestation intellectuelle, si
- 5:41on n'a pas de collaborateurs, on peut avoir des clients, mais on
- 5:46n'a pas de business. Donc il faut pour faire du
- 5:48business, il faut des collaborateurs et donc on c'est
- 5:52c'est c'est extrêmement tactique et stratégique dans notre
- 5:56industrie. Et donc oui, on a outillé, je
- 5:58crois même parfois dire qu'on est peut être même mieux outillé
- 6:01que le marketing parce qu'en plus nous on fait des métiers
- 6:04réglementés, donc il y a une approche client qui est très
- 6:07particulière quand ? Par rapport aux candidats, on
- 6:10voilà, là, on, on voilà. On s'adresse à à la, enfin à la
- 6:14masse, au sens positif du terme, mais à tout le monde en fait.
- 6:16Donc c'est très très large, beaucoup plus large, tu.
- 6:18Parles souvent d'ailleurs de compétences, on y reviendra.
- 6:20Mais moi ce qui m'étonne c'est de pas finalement voir des gens
- 6:24qui sont directeur marketing ou directeur sales venir dans la
- 6:27fonction RH parce que c'est les mêmes compétences dans le
- 6:31recrutement en tout cas. Mais complètement.
- 6:34Mais je pense que les gens connaissent très mal la fonction
- 6:37RH. D'ailleurs, On dit souvent les
- 6:38RH, mais il y a tellement de métiers différents dans la
- 6:41fonction RH. Moi, C'est d'ailleurs ce qui me
- 6:43passionne. Je viens pas du tout du CRIRH,
- 6:46j'avais pas du tout une formation en en social et s'est
- 6:50souvent assimilée à la fonction RH et moi j'ai découvert.
- 6:54Et je suis. D'autrice à l'origine je viens
- 6:56de la finance, rien à voir des business de j'adressais des
- 7:00clients. Je viens des métiers de la
- 7:02finance donc une culture chiffres très forte, outils
- 7:06aussi, process et moi Ce que j'aime beaucoup aujourd'hui dans
- 7:12la matière RH c'est qu'en fait. C'est c'est tous les métiers
- 7:15appliqués à la RH. La RH, ce n'est que la finalité
- 7:18des gens qu'on adresse, ce sont des individus, mais il nous faut
- 7:21du marketing, de la COM, de la finance, de l'i T, du social, de
- 7:25l'humain. Vraiment ?
- 7:27Voilà de la capacité d'association.
- 7:28C'est extrêmement riche, beaucoup d'enjeux de data, d'i
- 7:31a. C'est un métier très
- 7:33entrepreneur. Oui, tout à fait, et je pense
- 7:36aussi la chance de faire ce métier là à une époque où les
- 7:39choses sont bouleversées, radicalement.
- 7:42Les attentes sociétales ont beaucoup changé.
- 7:45On a vécu des transformations incroyables et qui arrivent de
- 7:49de manière beaucoup plus successive.
- 7:52Avant il y a encore des dizaines d'années, voilà les champs de
- 7:54transformation étaient beaucoup plus longs.
- 7:56Là c'est un perpétuel changement mutation et donc faut etre très
- 8:00très agile et faut penser vraiment 360 en fait pour avoir
- 8:04toutes ces cordes à son arc. Alors justement, tu dis qu'il y
- 8:07a beaucoup de changements en fait, tu dis aussi que pour
- 8:10beaucoup, le salariat c'est devenu un emprisonnement.
- 8:12Une sorte d'acte de propriété de l'employeur sur l'employé et les
- 8:17gens. Finalement, ils cherchent la
- 8:18sécurité de l'emploi. Et toi tu leur dis finalement
- 8:21quoi ? le CDI c'est une cage ?
- 8:22Parfois, parfois moi je teste les 2, les 2 statuts, on va
- 8:27revenir là-dessus. Mais j'ai plusieurs activités.
- 8:31En fait, moi je me suis un peu orientée vers la fonction RH.
- 8:38Par humanité, vraiment ? Je pense que voilà, j'ai j'ai
- 8:42toujours été vue comme quelqu'un qui aimait beaucoup les gens qui
- 8:45créaient des relations très facilement.
- 8:47On me disait sympa, Empathique, lumineux.
- 8:50C'est marrant d'ailleurs pendant très longtemps ça m'énervait
- 8:52parce que dans un métier de la finance, quand les gens, les
- 8:54premières choses qui viennent, quand ils parlent de vous disent
- 8:57elle est trop sympa et trop empathique me disaient non mais
- 8:59rien à voir avec mon métier, je devrais me dire Moi je suis
- 9:02rigoureuse, je suis structurée. Et c'est pas que je l'étais pas,
- 9:06c'est que je pense les premières qualités qui venaient en tête
- 9:09chez les gens, c'était mon savoir être et j'ai découvert un
- 9:13métier dans lequel le savoir être est vraiment extrêmement
- 9:17important, en tout cas dans ma manière de penser et vouloir
- 9:19faire de la des ressources humaines.
- 9:21Mais moi j'y suis allée par opportunité pour développer mes
- 9:24compétences. On reviendra là-dessus et tout
- 9:28simplement parce que je m'étais dit, les RH, c'est les gens qui
- 9:31s'occupent des autres. C'est un métier social comme ça
- 9:35que je voyais. J'aurais pu être médecin,
- 9:37travailler dans la santé, dans le service social, service à la
- 9:39personne. Il y a quand même cet enjeu de
- 9:41vouloir aider les gens. Et donc il y a des choses qui
- 9:44m'ont assez choqué tout de suite en arrivant dans cette fonction
- 9:47là, notamment comment les managers pouvaient s'approprier
- 9:51les gens, leurs équipes, mon équipe.
- 9:53J'ai entendu. Chez nous ou dans d'autres
- 9:56organisations, j'ai droit de vie ou de mort sur les gens, c'est à
- 9:59dire ce ce pouvoir, cette notion d'autorité qui était un pouvoir
- 10:03un peu malsain sur les gens et parfois même l'entreprise, mes
- 10:06salariés. L'engagement est un acquis.
- 10:10Et puis quand on prend un peu de recul, un certain nombre de
- 10:13clauses ou de dispositions sociales.
- 10:15Qui me questionnait la clause d'exclusivité, la non
- 10:18concurrence, c'est à dire en fait sans s'en rendre compte
- 10:21parfois oui il y a des modalités légales qui sont privatives en
- 10:24fait quelque part de droit. Alors je suis bien sûr il y a
- 10:27pas il y a, il faut pas faire de concurrence à son organisation,
- 10:30il YA1 enjeu de loyauté et de confidentialité.
- 10:31Mais ça reste qu'à un moment dans son travail, heureusement
- 10:34que notre vie n'est pas que travail.
- 10:37Et donc tout ça m'a un petit peu questionné en.
- 10:40T'écoutant, j'ai l'impression que c'est comme si les RH
- 10:43étaient vivaient à une époque féodale et qu'il fallait les
- 10:46lumières des RH pour un petit peu avoir une émancipation,
- 10:48c'est incroyable. Un peu ça, mais c'est pas
- 10:53d'ailleurs que la, dans la fonction RH, c'était aussi les
- 10:56statuts de manager, le Global, les directions, et cetera.
- 11:02Et donc oui, moi ce que j'observe c'est que le CDI, qui
- 11:06pour. Longtemps était synonyme de
- 11:08sécurité, ça ne veut plus rien dire aujourd'hui d'ailleurs il y
- 11:11a des pans entiers qu'ont licencié massivement des gens.
- 11:14Donc elle est où cette sécurité de l'emploi en fait ?
- 11:17Non on peut pas, comme dans les modèles anglo-saxons,
- 11:21heureusement embaucher et jeter les gens comme ça du jour au
- 11:25lendemain. Mais pour autant le CDI ça veut
- 11:28pas dire non plus sécurité à vie ou loyauté de l'employeur,
- 11:32voilà. Et j'ai pu aussi observer que
- 11:38malheureusement, le le, la notion de libre arbitre, de
- 11:42responsabilisation, d'entreprendre est parfois
- 11:46limitée, contenue dans les statuts de de salariat.
- 11:49C'est assez récent qu'on parle par exemple de programme
- 11:51d'intrapreneuriat. Oui, on peut entreprendre dans
- 11:55l'organisation, mais c'était souvent des modèles opposés.
- 11:59Or moi je me suis-je suis surtout très tôt intéressée aux
- 12:03notions d'engagement dans une organisation qui ne peut pas
- 12:06penser la fidélité. Parce que quand on a des taux de
- 12:08turnover qui sont importants, mais structurels pour une
- 12:12industrie, parce que ça je le souvent, les gens me disent, Ah,
- 12:14t'as 20 à 25% de taux de turnover, c'est horrible, non ?
- 12:16Il est même nécessaire dans des organisations pyramidales.
- 12:18Ça fait partie des business model RH qui sont peu connus de
- 12:23d'autres organisations. Et du coup, je moi.
- 12:27Pardon hein, mais quand j'ai découvert la fonction RH étant
- 12:30très empathique, ma première crainte c'est de dire mais est
- 12:32ce que je vais réussir à licencier par exemple des gens ?
- 12:36Est ce que je vais pas mon côté empathie quelque part ?
- 12:40Parce que c'est pas toujours facile ça ?
- 12:42C'était ma. Ma première crainte, c'était
- 12:45gérer les fins de contrat, c'est à dire ce que tu dis.
- 12:48De la même manière c'est quand même assez incroyable que quand
- 12:49on me demande si je suis RH on me dit est ce que tu vas
- 12:52licencier des gens tu avais toi même ?
- 12:54Finalement, ce cette crainte et cette vision quand t'es arrivé
- 12:59dans la fonction et. Complètement, mais il y a encore
- 13:01des des, enfin des idées préconçues sur les DRH1DRH.
- 13:04C'est un cost killer, c'est le bras armé de la direction, ils
- 13:07savent forcément faire des PSE. Et enfin moi c'est pas du tout
- 13:11la manière dont je fais des ressources humaines.
- 13:13C'est l'image qu'on a beaucoup aussi de la fonction et je pense
- 13:17que ça, ça m'a beaucoup peinée parce que.
- 13:23De par ma personnalité j'aime être utile.
- 13:26Moi un peu naïvement, ne connaissant pas le métier, je me
- 13:29suis orientée vers ce métier là toute fière parce que j'y vois
- 13:32énormément de sens et c'est important pour moi.
- 13:36Et quand je parlais de ce que je faisais, c'était dans le regard
- 13:38des autres. C'était mais c'est terrible.
- 13:40C'est à dire que du jour au lendemain j'étais
- 13:43opérationnelle. J'avais plein d'amis, je deviens
- 13:45RA je m'assois à la cantine ou j'arrive.
- 13:47Chut attention voilà les RH, j'arrive mes amis ou envie les
- 13:52dîners, Ah tu fais des ressources humaines, personne
- 13:55n'osait me dire mais tout le monde j'avais comme toujours Ah
- 13:58bah je sais pas toi hein, mais chez moi les RH ils y
- 14:00connaissent rien, ils nous parlent.
- 14:01Enfin vraiment j'ai découvert une fonction qui était très
- 14:05critiquée et du coup moi je me suis dit mais je peux pas faire
- 14:08un métier détesté par les gens, si là ça n'a pas de valeur donc
- 14:11voilà. Donc en tout cas j'y suis allé,
- 14:14j'ai voulu changer et pour ce qui est du CDI.
- 14:18Je me suis effectivement rendue compte que la notion
- 14:21d'engagement vient de la possibilité de choisir.
- 14:25C'est à dire que on ne peut pas par définition être engagé si on
- 14:29n'est pas conscient qu'on laisse.
- 14:30C'est un choix conscient en fait, alors ça.
- 14:32C'est intéressant parce que j'aimerais qu'on revienne en
- 14:332012. T'es chez Mazars depuis quelques
- 14:35années, tu es passé de l'audit au RH, on vient d'en parler et
- 14:38là t'es dans une impasse. Tu dis toi même que tu as vécu
- 14:41une violente crise de sens au point de vouloir ouvrir un
- 14:43concept Store et tout quitter. Et en fait, qu'est ce qui va se
- 14:47passer à ce moment-là pour que ton job devienne si
- 14:51insupportable et qu'est ce qui va se passer finalement pour que
- 14:53tu te libères ? Alors je le raconte a
- 14:57posteriori, mais sur le moment je conscientise rien du tout
- 15:00hein donc et j'ai de la chance que ce soit arrivé assez tôt
- 15:04dans ma carrière professionnelle.
- 15:05Parce que avoir ce déclic je pense assez vite.
- 15:09Bah fait que j'ai pu assez rapidement peut être faire mes
- 15:12mes mes choix. Alors moi j'ai le stéréotype,
- 15:16donc stéréotype, pardon, statistiquement, mais un peu bon
- 15:21élève de la jeune femme qui arrive dans une boîte qui veut,
- 15:24voilà bien faire ce qu'on appelle le syndrome de la bonne
- 15:28élève qui a fait des études, et cetera.
- 15:31Et en fait je me rendais compte, je encore une fois à posteriori,
- 15:34que je voulais faire ce que je pensais qu'on attendait moi.
- 15:37C'est à dire qu'en gros beaucoup de gens veulent.
- 15:39Être bien vu de son manager, faire plaisir, faire plaisir.
- 15:43J'ai envie qu'on me dise que c'est bien et que mon manager me
- 15:46dise c'est bien Mathilde. Sauf que.
- 15:48Bah parfois ce qui est attendu de nous n'est pas ce que on
- 15:52souhaite au fond de nous. Et je me suis rendu compte que,
- 15:56en étant un peu aveuglée par cette quête de vouloir faire
- 15:59plaisir à mon manager, est ce que je me faisais plaisir à
- 16:02moi ? Et c'est là où je bah je, je me
- 16:05suis pas posée de questions, j'ai fait mes années, ça a
- 16:07toujours bien marché professionnellement.
- 16:09Ah mes managers étaient contents et cette crise elle est
- 16:11arrivée ? Bah justement, quelques années
- 16:13après avoir découvert le métier RH où je me suis dit mais quand
- 16:17j'appelais les gens pour leur proposer des projets, ils me
- 16:19disaient qu'est ce que j'ai fait ?
- 16:20Enfin je je me suis dit mais je ne peux pas faire ce métier là
- 16:23et. Pour moi, à l'époque, c'était
- 16:25inconcevable de pouvoir faire créer sa propre fiche de poste.
- 16:28On en parle beaucoup aujourd'hui, mais c'est à dire
- 16:31s'émanciper par rapport au regard des autres.
- 16:33Est ce que on pense, ce qu'on pense qu'on attend de nous ?
- 16:36Parce qu'en plus souvent c'est même pas verbalisé.
- 16:39C'est je fais ce que je pense qu'on attend de moi et.
- 16:43Et donc effectivement j'ai eu cette crise de sens où je me
- 16:46suis dit bon après tout la, le métier RH je l'ai fait comme je
- 16:50pensais qu'on l'attendait de moi.
- 16:52Il était fait et je me suis rendu compte, ça me ça me
- 16:55nourrissait pas. Voilà, c'était un métier pas
- 16:59assez tourné vers le collectif, c'était un métier à l'époque,
- 17:02j'étais et je me sentais isolée, une fonction crainte et moi qui
- 17:08venait du collectif des projets. Mais ça remonte à toujours
- 17:12hein ? J'étais au BDE à l'école,
- 17:14présidente d'association déléguée de voilà, j'ai toujours
- 17:17eu ce ce côté je pense. J'aime entraîner un collectif.
- 17:21Et du coup j'ai été, j'ai été assez malheureuse et donc je me
- 17:28suis dit Bah je vais quitter l'organisation crise de sens
- 17:31parce que j'étais plus bien. Et c'est là où ça change tout.
- 17:35Et tu vas nous expliquer. C'est intéressant quand tu
- 17:38parles finalement de cette injonction de faire plaisir.
- 17:41On a reçu y a pas longtemps Stéphane Michel qui est un coach
- 17:44en management et qui disait En réalité, Ben en fait on a des
- 17:48injonctions qu'on a reçues souvent en tant qu'enfant soit
- 17:51fort. Fait plaisir notamment, et qu'on
- 17:54va inconsciemment, soit en tant que manager, soit dans une
- 17:58organisation finalement reproduire.
- 18:00Il faut réussir à se libérer de ces injonctions et c'est ce que
- 18:04t'as fait. Complètement et effectivement.
- 18:06Après, je me suis beaucoup développée sur moi, même sur, et
- 18:10j'ai appris que c'était ça qu'on m'avait transmis de de de de par
- 18:14mon éducation, par mes parents, fille aînée, 4 enfants.
- 18:17Donc j'ai la notion sois responsable, tu t'occupes des
- 18:20autres et. Et bah voilà, fait plaisir quoi,
- 18:23sois sage fait plaisir. Enfin il faut être dans les dans
- 18:26les clous comme beaucoup de personnes d'ailleurs dans
- 18:29l'éducation. Et du coup oui j'ai eu du mal à
- 18:32m'en sortir. Moi je pensais que pour en
- 18:35sortir bah il fallait changer d'organisation et notamment
- 18:39j'étais en j'avais. Je recherchais un peu de la plus
- 18:42de créativité, plus de de de de de cœur aussi.
- 18:47Et plus de de capacité à pouvoir sortir des chemins battus et
- 18:51donc un peu naturellement. Je me suis dit Bah pour
- 18:53retrouver tout ça je vais me lancer dans l'entrepreneuriat
- 18:56donc avec une de mes meilleures amies qui était aussi chez
- 18:58forbus Mazars qui l'est plus depuis qui elle du coup
- 19:01maintenant elle est entrepreneure.
- 19:02Et en fait parce que pour moi justement, c'est cette voie-là
- 19:06qui allait pouvoir me permettre de trouver toute cette chose qui
- 19:08me manquait dans mon dans mon quotidien.
- 19:11Et c'est là où il s'est passé quelque chose de totalement
- 19:14inconscient. C'est quand j'étais partie dans
- 19:16ma tête. Ben en fait l'injonction de fait
- 19:19plaisir ou soit bien vue ou fait avait beaucoup moins
- 19:22d'importance parce qu'en fait j'étais déjà projetée dans une
- 19:25aventure à côté et je et c'est ça qui fait que j'ai, il y a
- 19:28quelque chose qui a fait un déclic chez moi, inconscient
- 19:31encore à l'époque, et je me suis détachée du regard des autres.
- 19:35Et en fait, tout simplement parce que le temps de maturer
- 19:38mon projet, je pouvais pas partir tout de suite.
- 19:40Donc je m'étais donnée un an en disant Bah écoute.
- 19:43Voilà YA1 an faut que tu prépares ton projet
- 19:45entrepreneurial et quand il sera prêt, t'iras voir ton employeur,
- 19:49ton manager pour avoir une rupture conventionnelle.
- 19:50Bon, un peu le classique quoi. Et donc pendant toute cette
- 19:53année où je préparais mon projet, Eh bien effectivement,
- 19:56j'ai vraiment lâché prise dans l'organisation et je pense que
- 19:59j'ai osé être moi même. Et forcément, j'ai mobilisé des
- 20:03compétences que je n'osais pas mobiliser jusqu'à maintenant,
- 20:06sans plus craindre quelque part à ce que j'allais satisfaire ou
- 20:10pas. Voire un peu cynique en me
- 20:12disant Bah au pire ça leur plaît pas, ils m'accéléreront.
- 20:17Ça m'a vu que c'est ce que je veux faire.
- 20:20Voilà. Donc il y a vraiment eu.
- 20:21Voilà, je me suis totalement détachée du regard des eaux de
- 20:25ce, de cette injonction de vouloir faire plaisir.
- 20:27Voilà ça. Tu l'as compris après et.
- 20:28Ça, je l'ai compris après et en fait, il se trouve qu'on m'avait
- 20:32mené un projet pour cette dernière année.
- 20:35Que j'aurais pu mener. Comme j'avais appris à mener les
- 20:39projets, je me suis autorisée à le mener.
- 20:40Cette fois je me suis dit allez j'ai qu'un an, allez je vais
- 20:43m'amuser. Donc j'ai j'ai osé le mener
- 20:45comme j'aurais voulu le mener et ça a même été un déclic dans
- 20:49l'organisation parce que à l'issue de ce projet là, je me
- 20:51rappelle, on est venu me voir, on m'a dit écoute Mathilde, en
- 20:55fait on sait pas ce que tu as fait cette année, mais tu as
- 20:58fait un truc là qui a généré quelque chose.
- 21:02C'est de ça dont tu as besoin, l'organisation, on va appeler ça
- 21:05innovation RH, je sais pas ce que tu mets dans tu mets ce que
- 21:08tu veux dedans, tu en gros tu crées ta fonction mais on veut
- 21:12que on veut, on veut que cette voilà ce que tu as fait là et et
- 21:16moi je me suis éclatée et en fait je me suis rendue compte
- 21:19qu'on pouvait entreprendre dans sa boîte en fait et finalement
- 21:22je suis restée. Mais j'ai eu le choix et j'ai
- 21:25décidé. J'ai dit Ah bah non en fait je
- 21:27vais décider de rester. Et je vais mener ce projet là de
- 21:31cette manière-là est ce que tu ? Crois que c'est possible pour
- 21:35vraiment tout le monde et même si c'est possible pour tout le
- 21:39monde. Est ce que tu crois qu'une
- 21:40organisation elle peut avoir des profils qui ont tous cette
- 21:45liberté et cette vocation intrapreneuriale ?
- 21:48Ou est ce qu'il faut des profils différents et divers pour
- 21:51pouvoir fonctionner ? Non alors déjà alors déjà faut
- 21:55quand même avoir un environnement qui.
- 21:58Sans qu'il l'encourage, qu'il laisse faire.
- 22:00Et je pense pas que j'ai été encouragée, mais j'étais dans un
- 22:02environnement qu'il laissait faire et il y a des
- 22:05environnements qui empêchent donc ça il faut quand même en
- 22:07être conscient. Tout n'est pas transposable avec
- 22:10un manager avec qui j'ai beaucoup parlé, enfin voilà, et
- 22:13qui voulait me garder aussi. Donc il peut y avoir des
- 22:15organisations qui perçoivent pas la valeur qu'on est en train de
- 22:18créer, et Ben parfois qui passent à côté de leurs talents.
- 22:21Donc il y a quand même un environnement.
- 22:23Je pense qu'il peut faciliter ou non.
- 22:25Et faut être assez lucide aussi parce que parfois on voilà, on
- 22:30perd du temps, on s'essouffle à vouloir changer des choses alors
- 22:32que l'environnement n'est pas ouvert à ça.
- 22:35Et puis après je me rends compte que ça n'est pas fait pour tout
- 22:40le monde non plus et c'est pas grave, il faut une diversité.
- 22:45Moi ce que j'ai pu apprendre de moi même, c'est que moins c'est
- 22:49banalisé et plus c'est la feuille blanche.
- 22:52En fait, je n'ai aucune crainte de l'incertitude, moi c'est tout
- 22:56tout, tout ce que je ne connais pas est source d'opportunité
- 22:59pour d'autres personnes, c'est source d'angoisse et de et de
- 23:03peur, ça c'est un mindset. Souvent je dis peut être que la
- 23:07chance c'est que je suis née de nature optimiste, je suis de
- 23:10nature optimiste, je vois toujours le positif chez les
- 23:12gens, peu le négatif, je vois toujours les opportunités et pas
- 23:17les risques, c'est ma manière de voir le monde.
- 23:21Ça je sais pas d'où ça vient, je suis pas sûre qu'on ait, voilà
- 23:24peut être de alors dans la confiance en soi de l'éducation,
- 23:27ça c'est certain, mais après je compare les fratries, on est
- 23:31tous différents aussi, donc bon, mais c'est sûr que il y a le
- 23:34pour. S'autoriser à, il y a une
- 23:35caution d'estime de soi, on va revenir là-dessus parce que
- 23:38l'engagement c'est aussi l'estime de soi, une estime de
- 23:41soi solide de par mon éducation. Mais il y a aussi que voilà,
- 23:46j'ai une manière de. De me projeter dans le futur.
- 23:50J'aime, j'aime la la science-fiction, j'aime designer
- 23:53des futurs possibles. En fait je trouve ça hyper
- 23:55enthousiasmant. Donc moi je au contraire je je
- 23:58suis. J'adore sauter dans l'inconnu et
- 24:02c'est pas fait pour tout le monde.
- 24:05Et ça a des inconvénients aussi, hein ?
- 24:07Je peux perdre des gens en route ?
- 24:08Je fais pas. Enfin voilà, je m'apprivoise
- 24:10hein, je me. Reconnais beaucoup aussi dans ce
- 24:11que tu dis. Évidemment, dans un profil
- 24:13entrepreneur, c'est la même chose.
- 24:14Il faut aimer l'incertitude. Il faut pouvoir avoir des très
- 24:18hauts mais des très bas. Il faut pouvoir apprendre de
- 24:21toutes les personnes qu'on rencontre.
- 24:22Donc finalement, dans ce que tu dis, moi je trouve ça
- 24:25fantastique parce que au sein d'une organisation, tu prouves
- 24:28que des profils qui sont créatifs, qui sont un petit peu
- 24:32atypiques aussi. Là ils peuvent justement bah
- 24:36s'émanciper et apporter énormément de valeur dans un
- 24:40cadre un peu plus dogmatique que le mien qui est celui de la
- 24:43start-up. Et ça bravo.
- 24:46Alors justement, tu deviens une entrepreneuse, une slasheuse.
- 24:49Tu dis également, tu cumules des casquettes et directrice des
- 24:52ressources humaines et membre du comité exécutif de Forvis
- 24:55Mazars. Tu es présidente du labérage.
- 24:58Tu es coprésidente de l'Observatoire de l'Infobésité
- 25:00et de la collaboration numérique.
- 25:02Est ce que c'est cette liberté personnelle que tu as voulu
- 25:05modéliser pour tous les salariés avec la skill base
- 25:08organisation ? Alors déjà c'est vrai que déjà
- 25:11j'ai voulu permettre à chacun de peut être avoir la chance de
- 25:15vivre ce que j'ai vécu et donc je ne mets rien en place.
- 25:21Enfin, si je veux m'appliquer quelque chose, faut que ce soit
- 25:24pour tout le monde. En fait je déteste les
- 25:26privilèges, les donc si je me dis tiens j'aimerais bien faire
- 25:29ça, est ce que je peux le transposer à tout le monde ?
- 25:33Et effectivement la multi activité parce que je suis aussi
- 25:37auto entrepreneur à côté et notamment je suis, j'ai été
- 25:41recrutée par l'a PM qui est l'association pour le progrès du
- 25:43management et je fais des expertises pour des clubs de
- 25:45dirigeants. Moi j'y suis arrivée encore une
- 25:48fois il y a des années, je n'avais pas mis le terme de
- 25:51slash dessus, c'est juste que je ne sais pas choisir.
- 25:54Choisir c'est renoncer. J'aime le futur, j'aime projeter
- 25:58mais j'aime pas me couper des opportunités donc moi en fait
- 26:01j'aime tout faire, c'est fatiguant aussi, faut savoir
- 26:03s'apprivoiser et je me suis rendu compte que c'était hyper
- 26:07nourrissant et que ça engageait, et donc j'ai voulu pouvoir le
- 26:11permettre à tout le monde. Et effectivement on a fait
- 26:14sauter les clauses d'exclusivité parce que c'est très
- 26:17emprisonnant. Après tout les la clause
- 26:19d'exclusivité on dit Ah bah oui mais Mathilde c'est normal de
- 26:22pas faire autre chose pendant qu'on travaille ?
- 26:23Oui mais la clause d'exclusivité elle dit que.
- 26:26En fait, dès lors qu'on est salarié en en CDI d'un
- 26:27employeur, normalement on n'a pas le droit de faire d'autres
- 26:30choses à côté, ce qui est ridicule aujourd'hui.
- 26:32Enfin, on est quand même maître de son temps personnel.
- 26:34La skills base organisation en a découlé mais c'était une
- 26:39réflexion. Après c'est qu'en plus en
- 26:41mettant en place ce modèle là, ça développe des compétences
- 26:44complémentaires. Bon il se trouve que par exemple
- 26:48la prise de parole, bah moi mon mes autres activités à côté me
- 26:51permettent de prendre la parole et donc ça développe.
- 26:54Mes compétences oratoires et donc c'est bon aussi pour mon
- 26:56organisation et j'ai pu transposer ça sur plein d'autres
- 26:59collaborateurs qui du coup développaient des compétences
- 27:02cachées de par leur attractivité alors que dès lors qu'on le
- 27:05sait, bah en fait c'est une grande richesse aussi pour pour
- 27:08l'organisation mais. Ça aussi c'est intéressant parce
- 27:11que tu l'as appris en fait avec l'expérience.
- 27:13Tu disais au début je me suis posé la question de est ce que
- 27:16j'étais une voleuse quand j'étais chez mazars ?
- 27:19Parce qu'en faisant une autre activité bénévole par exemple
- 27:22président du Labrh, Bah tu consacrais du temps donc
- 27:25finalement tu vas arriver à à apprendre et après tu analyses
- 27:30et tu dis bah en fait non ça apporte de la valeur.
- 27:34Tu t'étais pas rendu compte dès le début que t'apportais
- 27:36énormément de valeur à Mazars, en prenant la parole en public,
- 27:39en prenant l'innovation, en rencontrant des start-ups RH.
- 27:43Alors si au fond de moi si mais j'avais besoin que ce soit
- 27:47verbalisé par mes pairs, c'est à dire par les autres.
- 27:51Parce qu'en fait c'est bien de le penser pour soi, mais après
- 27:55pour que ce soit bien vécu, il faut que ce soit pensé et admis
- 27:58par le groupe. Et du coup moi je trouve.
- 28:01Je pense qu'en tant que DRH c'est important de faire de
- 28:03l'influence, de prendre la parole dehors.
- 28:07Bah faire rayonner l'organisation.
- 28:10Mais il y a encore beaucoup de gens qui perçoivent pas ça comme
- 28:13de la valeur à tort. Et donc j'ai eu besoin de
- 28:17verbaliser parce que c'est ça qui est important dans la
- 28:20transformation. C'est pas tant de penser un
- 28:22dispositif, il faut qu'il soit développé, il faut que ce soit
- 28:24vécu, faut qu'il soit utilisé, donc il faut qu'il soit compris
- 28:27et accueilli et donc faut lever un peu tous les sujets tabous.
- 28:31Et donc c'est vrai que j'ai essayé beaucoup de discuter moi
- 28:33là-dessus c'est en fait. Mais après tout quand je prends
- 28:36la parole à l'extérieur, Bah vous remarquez bien que c'est
- 28:39sur le l'heure de la journée donc certains doivent se dire
- 28:41mais elle a pas autre chose à faire qu'aller faire des
- 28:43podcasts ou des prises de parole.
- 28:44Donc j'ai j'ai 1000 sujets sur la tâche parce que tout doit se
- 28:47discuter mais après tout pourquoi vous vous trouvez ?
- 28:49Est ce que je peux voler la boîte ?
- 28:51Ça veut dire quoi voler la boîte ?
- 28:52Et puis après on en a ? Bah non en fait quand tu fais ça
- 28:55au contraire, nous ça nous met en valeur donc c'est gagnant
- 28:57gagnant encore une fois ça j'ai une discussion aussi avec 1CO,
- 29:00pour qui c'est on peut en discuter.
- 29:04J'ai rencontré des interlocuteurs où les égos
- 29:06parlent, où on se dit Bah on veut pas que la DRH prenne la
- 29:09lumière parce qu'en fait elle me vole un peu de ma lumière.
- 29:11Voilà donc c'est j'adore. Discuter dans le couple RHIO,
- 29:16ouais. Ouais Ah bah complètement.
- 29:18Moi j'en connais plein qui disent Ah bah non la lumière
- 29:21c'est moi donc c'est pas forcément la D la la DRH et ça
- 29:26ce qui était intéressant de bosser avec 1CO qui qui dit Bah
- 29:28on n'a pas les mêmes compétences et en fait on va aller mobiliser
- 29:32tes compétences là où d'autres. Ils ont pas et c'est le le
- 29:36début, les prémices de la skills based organisation donc.
- 29:40Donc vraiment cette cette chance là et tu lisais en fait il y a
- 29:45des choses un peu intuitives. Et bah j'ai de la chance que ça
- 29:50marche mais j'aime beaucoup pour le passage à l'échelle oui
- 29:52essayer de le comprendre. Moi je dis souvent j'ai
- 29:54l'impression de faire de la recherche appliquée.
- 29:57En fait, j'explore, je regarde et j'essaie de comprendre d'un
- 30:00point de vue plus sociologique d'où ça vient.
- 30:02Donc je vais me nourrir de choses que j'ai pu observer.
- 30:06J'ai besoin de les comprendre. T'as.
- 30:07Une sorte d'intuition ? Ouais, moi exactement
- 30:09intéressant. Il y a des choses comme ça, t'as
- 30:11envie d'y aller, tu ressens les choses et après tu les analyses
- 30:14et tu permets d'en faire une théorie au final.
- 30:17Exactement à plus. Grande échelle.
- 30:19Exactement de le chiffrer, de le mesurer et de le et de le
- 30:23scaler. Alors justement dans cette
- 30:25skillbase organisation tu dis la compétence vaut plus que le
- 30:28poste. Si tu devais expliquer à un
- 30:31manager à l'ancienne, et il doit aussi y en avoir ou il y a dû en
- 30:35avoir chez Mazars, qu'est ce que ça change concrètement le lundi
- 30:39matin pour son équipe ? Tu dirais quoi ce manager ?
- 30:44Bah je dirais ce manager je dirais.
- 30:46Bah le lundi matin. Quelles sont tes priorités de la
- 30:49semaine ? T'as bien des priorités pour ton
- 30:51équipe ou en tout cas des projets prioritaires et te dire
- 30:53est ce que en fonction de ce que tu souhaites achever pour à la
- 30:57fin de la semaine, est ce que tu as mobilisé les bonnes
- 31:01compétences au bon endroit au bon moment pour y parvenir ?
- 31:05Avec un haut niveau de satisfaction je dirais c'est
- 31:08vraiment celui-là, c'est de se dire en fait qu'est ce que je
- 31:09veux atteindre ? De quelles compétences j'ai
- 31:12besoin pour atteindre mon objectif ?
- 31:15Qui ont ces compétences dans mon équipe et et en fait quelque
- 31:18part je fais fi de quel est son métier ou voilà.
- 31:23Alors parfois c'est dans son métier.
- 31:25Mais je donne un exemple, je veux mettre un projet de
- 31:29transformation en dans la fonction RH1 petit peu
- 31:31transverse. Je sais que je vais avoir des
- 31:33besoins, des compétences en de structuration, de diagnostic.
- 31:36Faut diagnostiquer, faut structurer une démarche, faut
- 31:38savoir communiquer en terme de change management.
- 31:43Et puis il YA1 aspect peut être data très important pour
- 31:45mesurer. Ben je pourrais être tenté de
- 31:48donner ça à un responsable ou une responsable de projet RH
- 31:50mais AT elle toutes ses compétences parce qu'on peut pas
- 31:53non plus être bon sur tout et peut être que je me rends compte
- 31:56que Ah non mais sa collègue elle est sur un autre métier mais
- 31:58elle elle est trop forte en communication.
- 31:59Et puis en fait dans une autre équipe j'ai vraiment un champion
- 32:03de la data et Ben en fait je vais aller les mobiliser pour
- 32:05leurs compétences pour un projet donné et je dirais même plus
- 32:10loin. Le lead est pris en fonction de
- 32:14la compétence leader du moment-là on va travailler sur
- 32:19le champ de communication, on va faire confiance à la personne
- 32:21qui masterise les les les compétences de communication.
- 32:24C'est elle qui va nous dire comment on doit s'y prendre.
- 32:27C'est pas le responsable forcément hiérarchique ou ou ou
- 32:31statutaire et inversement. C'est un peu parce qu'un moment
- 32:35on parlait beaucoup de chair de leadership et je me disais mais
- 32:37après tout c'est quoi le share leadership ?
- 32:40Et bah c'est ce leadership tournant qui font qu'en en
- 32:42fonction de la phase du projet. Bah en fait c'est pas du tout la
- 32:45même compétence que je dois mobiliser et donc je vais
- 32:49changer les rôles. Mais mais ils sont tous aussi
- 32:52importants et c'est pas qu'ils sont interchangeables, c'est que
- 32:54je vais pas les mobiliser de la même manière en fonction du
- 32:56moment où je suis dans le projet.
- 32:58Mais cette organisation, ça risque pas de survaloriser
- 33:00finalement les compétences et les personnes extrêmement
- 33:04spécialisées au détriment de profils peut être plus
- 33:07généralistes. Si alors ça veut pas dire qu'on
- 33:10arrête tous les métiers. On a aussi besoin d'un métier
- 33:15parce qu'on a besoin de se projeter dans une mission.
- 33:17Imaginons bon et Mathilde, toi on te recrute chez forming bazar
- 33:21pour tes compétences oratoires de transformation, et cetera.
- 33:24Oui OK, mais. J'ai besoin d'avoir une mission,
- 33:27un objectif à atteindre et donc là ma notion de métier est quand
- 33:29même importante. Je suis RH, je vais faire ça au
- 33:31service de la stratégie RH. Sinon là on perd de vue.
- 33:36Là on voit bien que les individus on a besoin d'ailleurs
- 33:38et c'est pour ça que le CDI. Et moins en code par exemple que
- 33:42les CDD, que les missions. Aujourd'hui se développent
- 33:45beaucoup, les managers de transition, les freelances,
- 33:47parce que souvent il YA1 une mission, c'est à dire qu'il YA1
- 33:50début et une fin. C'est pas que les gens veulent
- 33:52que ça se termine, c'est qu'ils ont besoin de se dire à quel
- 33:54moment je vais concrétiser les fruits ou la valeur de mon
- 33:57projet. Si on donne jamais de fin ou
- 33:59jamais de finalité, alors c'est terrible, on se dit qu'en fait
- 34:03ça n'arrête jamais et et comment on est on se satisfait de ce
- 34:06qu'on crée ? Bah c'est quand on voit le
- 34:08résultat. Tangible donc, c'est c'est aussi
- 34:12une manière de valoriser le travail, non pas par le temps
- 34:16passé, mais par la valeur créée. Donc c'est.
- 34:19La fin du salaire fixe finalement.
- 34:22Non je pense pas que c'est le salaire fixe, c'est juste que on
- 34:26paye. Plus les gens à l'ancienneté, on
- 34:28paye vraiment. Alors moi ?
- 34:29Au jour on. Bah je pense qu'en tout cas ce
- 34:32modèle aujourd'hui, il est en crise totale.
- 34:34Pourquoi il YA1 sujet sur le travail des seniors, le travail
- 34:36des juniors. Parce qu'en fait, dans le
- 34:38salariat français, dans le droit social.
- 34:40On a et on a et tout est fait hein, on cotise les dernières
- 34:43années la cotisation à la retraite, on arrête tout hein,
- 34:46pour pour avoir sa rente de retraite.
- 34:48En fait c'était je commence et plus je suis expérimenté, plus
- 34:51je vais gagner d'argent. Mais elle est où la compétence ?
- 34:55Dans on part forcément du principe que quelqu'un de senior
- 34:58est plus compétent que quelqu'un de junior, ça dépend sur quelles
- 35:01compétences. Et je suis pas dans le jeunisme
- 35:03non plus, parce que l'expérience de vie c'est une compétence en
- 35:06soi, la maturité professionnelle, et cetera.
- 35:09Mais je pense que on le sait, c'est pas une expérience passée
- 35:14et qui prédit une expérience future.
- 35:17D'où est venu ce déclic ? Bah c'est peut être bête hein
- 35:19mais alors je suis tellement à l'aise sur ces sujets là que
- 35:22souvent j'ai des collaborateurs, ils partent de chez Mazars, ils
- 35:24me demandent de regarder leur CV pour ou je cherche un job m'a
- 35:27dit Tu veux pas regarder mon CV ?
- 35:28Véridique donc je suis très à l'aise avec le départ parce que
- 35:31si quelqu'un veut partir je me dis je lui ai pas donné les
- 35:33bonnes raisons de rester, c'est mon.
- 35:35C'est de mon fait en fait quelque part c'est c'est pas il
- 35:38est possible, il y est pour rien.
- 35:39C'est ma responsabilité de donner envie aux gens de rester
- 35:41et de les engager. Et en fait je me rendais compte
- 35:44que les gens mettaient. Bah j'ai passé 2 ans, 3 ans, 4
- 35:47ans chez Forvis Mazars, j'ai tel le diplôme mais moi je savais
- 35:50que c'était pas les mêmes collaborateurs, il y en avait
- 35:52des plus performants que d'autres, il y en avait qui
- 35:54avaient mobilisé d'autres compétences, d'autres par
- 35:56exemple je disais Bah t'as pas écrit que tu mettais du tu
- 35:58faisais du recrutement depuis 3 ans, c'est une compétence.
- 36:01Tu t'as pas mis que tu manageais des équipes ?
- 36:03Voilà tu en fait ils étaient très j'ai fait je suis junior,
- 36:06je suis senior, le truc statutaire, les expériences et
- 36:10c'est là où je me suis dit mais après tout on valorise
- 36:12l'expérience passée mais on sait pas si la personne était bonne
- 36:15dans son job, c'est pas parce qu'elle l'a fait, qu'elle l'a
- 36:17bien fait. Et moi j'ai besoin d'avoir des
- 36:19gens performants et engagés, pas de gens qui restent longtemps et
- 36:23qui font juste un job, mais. Est ce que du coup la
- 36:26valorisation des compétences c'est aussi lié à leur rareté ?
- 36:30C'est à dire que plus une compétence est rare, donc plus
- 36:32elle est recherchée, plus elle peut être valorisée ou pas
- 36:35forcément. Si alors là c'est et d'ailleurs
- 36:38c'est déjà le cas aujourd'hui. Pourquoi la Data Scientist ça
- 36:41coûte plus cher ? Bah qu'un chargé de recrutement
- 36:43par exemple, pourquoi aujourd'hui les experts de l'i a
- 36:47c'était la sustainability, c'est exactement la même chose.
- 36:49Oui, plus une c'est le de l'offre et la demande, plus une
- 36:53compétence est rare et recherchée, plus elle coûte
- 36:56cher. Ça ça me semble normal en fait.
- 36:59C'est juste qu'il faut être très à l'aise de le dire aux gens
- 37:02pour les encourager à acquérir les compétences qui sont
- 37:05monétisables. Parce qu'à l'inverse, moi il y a
- 37:07des gens, c'est super. Ils ils se forment où ils
- 37:09s'orientent dans des métiers ? On sait qu'il y aura pas de job.
- 37:12Bah forcément c'est pas là où leurs espérances de gains et les
- 37:16sont les plus importantes. Donc je pense que derrière un
- 37:19métier c'est des compétences, soit des compétences, des hard
- 37:22skills, des compétences techniques très rares ou de plus
- 37:26en plus des compétences. De savoir être cognitives, soft
- 37:30skills qui sont de plus en plus cruciales et c'est ça qu'on a
- 37:33beaucoup moins, beaucoup plus de mal à à à valoriser, à
- 37:37monétiser. Et pourtant elles sont
- 37:39essentielles. Donc derrière un métier, pour
- 37:41moi c'est une somme de compétences, même un savoir
- 37:44faire, c'est une somme de compétences.
- 37:47Et alors ? On peut recruter sur les
- 37:48compétences, mais. Qu'en est-il des valeurs ?
- 37:51Les valeurs d'entreprise ? Est ce que tu recrutes aussi et
- 37:54tu vas juger ? Est ce que les valeurs c'est une
- 37:56compétence au final ? Comment tu vois les choses ?
- 38:00Alors pour moi les valeurs j'ai en fait c'est pas forcément une
- 38:03compétence que y aurait. Ça veut dire qu'il y aurait un
- 38:04jugement de valeur sur les valeurs mais sur la culture.
- 38:08Sur la culture, voilà c'est plutôt 1 1 sujet de matching et
- 38:11d'engagement. Une personne, 2 personnes qui
- 38:16ont les mêmes compétences et un set de valeurs différent, ça
- 38:20veut pas dire qu'ils vont mal performer.
- 38:22Tout dépend de la culture et de l'organisation qu'ils
- 38:24rejoignent. Ce qui est sûr c'est
- 38:25qu'aujourd'hui, pour être engagé comme moteur d'engagement, il
- 38:29faut que on se retrouve dans les valeurs de l'organisation et la
- 38:32culture. Donc aujourd'hui je j observé
- 38:35que des gens très compétents, s'ils ne sont pas.
- 38:37Ils ont pas les valeurs en fait, ça fonctionnera pas et on n'en
- 38:40créera pas. On pourra pas en attendre toute
- 38:42la valeur. Donc c'est aujourd'hui un
- 38:44élément essentiel dans le matching parce que c'est un
- 38:48levier d'engagement et les gens sont meilleurs quand ils sont
- 38:50engagés. Donc il faut assesser les
- 38:52valeurs. Mais maintenant ça ne fait pas
- 38:55tout et c'est surtout d'abord aussi les compétences qu'on va
- 38:58chercher. Je dirais que c'est les 2
- 38:59aujourd'hui qui sont essentiels pour s'assurer qu'on a le bon
- 39:03candidat. Pour son organisation, moi ?
- 39:06Ça me rappelle une anecdote, on a eu un candidat à qui dans le
- 39:10process de recrutement on a dit non et il se trouve qu'il m'a
- 39:12envoyé Ben un email et qui m'a dit Cher Benjamin, j'ai vu que
- 39:17dans vos valeurs il y avait marqué never give up et Ben Moi
- 39:20je ne vais pas give up et je suis persuadé que je voudriez me
- 39:25laisser une chance. Et bah évidemment quand j'ai vu
- 39:28ce mail j'ai dit on peut pas ne pas revoir au moins cette
- 39:31personne et aujourd'hui il a commencé en en BDR chez nous et
- 39:35il fait il est un super profil et donc c'est un c'est un vrai
- 39:40point sur lequel bah à travers les valeurs on peut aussi peut
- 39:43être rejuger les compétences d'un d'un collaborateur.
- 39:47Oui et puis les compétences, ça s'acquiert, les valeurs, c'est
- 39:50plus compliqué. Et aujourd'hui je parfois je me
- 39:55dis mais est ce que les valeurs sont pas plus ?
- 39:57Non mais quelqu'un qui a pas de compétences, même si j'ai des
- 39:59valeurs ça va pas le faire. Mais mais je dirais que c'est
- 40:01vraiment l'élément je trouve très différenciant et à
- 40:05compétences égales. Ouais, c'est sur les valeurs que
- 40:07je vais chercher parce que c'est vraiment là où on va faire la
- 40:10différence. Il y a, il y a une.
- 40:12Valeur d'ailleurs dont tu parles assez souvent ou une compétence
- 40:15en terme de soft skills, c'est l'humilité, notamment quand tu
- 40:18es dans une posture de conseil. Tu dis, il faut être humble.
- 40:21Moi ça me rappelle aussi une de mes salariés qui vient du monde
- 40:25du Conseil, 1, 1, 1, 1, cabinet très prestigieux qui avait
- 40:29vocation à à juger à travers un framework qui est le HHHS,
- 40:31Hungry and Smart. Et la, l'humilité, c'est quelque
- 40:36chose qu'on oublie aussi assez souvent quand on est dans un
- 40:40recrutement et je pense que t'as raison d'insister sur ce point.
- 40:45Et je dirais, Ah, c'est tellement important, alors je le
- 40:48mettrais plus. Ça peut être affiché comme une
- 40:52une valeur, mais c'est pas une finalité en soi.
- 40:55L'humilité, c'est pour moi aujourd'hui une compétence qui
- 40:57permet à à apprendre plus vite, à mieux manager, à prendre des
- 41:03meilleures décisions. Je pense qu'aujourd'hui,
- 41:06l'humilité, ouais, c'est un, c'est un élément extrêmement
- 41:10important. Et je constate que beaucoup de
- 41:13gens qui en tout cas dans mon performe dans mon référentiel,
- 41:16c'est à dire qu'ils vont être aussi bien sur un performant sur
- 41:19les résultats que sur la manière d'y parvenir.
- 41:22Fameuse performance sociale, performance collective aussi ont
- 41:25cette humilité. Et je voilà je dans tous les
- 41:29rôles aujourd'hui, ça me paraît essentiel.
- 41:31Alors on. Va passer dans une séquence.
- 41:34Qui est mesquin. Malin ou les 2.
- 41:36Je vais te lire quelques phrases, tu me dis si c'est
- 41:39mesquin, si c'est malin ou les 2 et très rapidement tu peux
- 41:42commenter la fin du CV et des diplômes.
- 41:44On va plus se contenter d'interdire les diplômes, on va
- 41:48carrément supprimer le CV, les recrutements.
- 41:51Ils vont se faire cette fois-ci sur la base des tests pratiques
- 41:55et certifiés sur les compétences clés requises pour le poste,
- 41:59l'école et l'expérience. C'est fini, ça devient
- 42:02invisible. Seul le résultat au test va
- 42:05compter mesqu'un malin ou les 2 ?
- 42:08Ah je dirais les 2, c'est plus malin mais un peu les 2 quand
- 42:11même parce que tu l'auras compris.
- 42:15Moi c'est les compétences à priori et je trouve.
- 42:17C'est là aussi la vraie méritocratie mais mais ne mais
- 42:21ne pas du tout aborder les expériences, l'histoire de vie
- 42:25parce que y a pas que les compétences, son histoire, ses
- 42:28origines, ce qu'on a vécu. Peuvent expliquer ou ou mieux
- 42:33faire permettre de mieux appréhender aussi la personne
- 42:35qu'on a en face de soi. Donc ça peut pas être non plus
- 42:38qu'un résultat, un test, c'est à dire AB et puis voilà.
- 42:43Mais je dirais que j'aimerais que les compétences priment plus
- 42:46que les diplômes et l'expérience passée, donc je resterai quand
- 42:48même dans un équilibre et. Moi, je le vois.
- 42:50Des candidats vont expliquer leurs compétences au regard de
- 42:52leur expérience. Exactement.
- 42:54Alors le la 2e proposition, C'est le droit au slash.
- 42:57Non seulement on rend illégal toute clause d'exclusivité dans
- 43:00les contrats de travail, mais le fait d'exercer une activité
- 43:03freelance à côté devient le critère numéro un de recrutement
- 43:06en France. L'entreprise ne cherche plus des
- 43:09gens qui lui sont fidèles mais elle recherche ceux dont la
- 43:13compétence est validée et affûtée par le marché libre.
- 43:16Mais est ce qu'un malin ou les 2 ?
- 43:21Bah moi je dirais malin. Je mettrais quelques limites
- 43:28quand même que ce soit des 2 côtés, c'est toujours une notion
- 43:32de responsabilisation, ça reste malin si ce n'est pas quelque
- 43:36part juste de l'opportunisme pour l'organisation, je prends,
- 43:40je rémunère, je jette. C'est à dire que la notion
- 43:42d'engagement vaut avec les indépendants, la notion de de
- 43:45projet collectif, de sens commun, ça s'anime pareil en
- 43:48fait hein, c'est le lien de en fait, le lien de.
- 43:52De le lien contractuel ne définit pas en fait
- 43:56l'engagement, donc je dirais plutôt malin, mais faut pas que
- 43:59ce soit non plus vu comme du le un bien.
- 44:02Enfin une commodité en fait le recours tu vois au freelance et
- 44:06à l'inverse aussi ça ne nécessite une une une une sorte
- 44:11de loyauté intellectuelle en fait de de des des indépendants
- 44:15parce que. Bah du coup il faut.
- 44:19Être honnête, on travaille pas pour 2 clients en même temps on
- 44:22vend pas voilà on dit pas à 2 clients je vais bosser toute la
- 44:24semaine pour vous. Enfin et c'est encore une fois
- 44:27c'est une une honnêteté donc malin si c'est fait voilà avec
- 44:32honnêteté et responsabilité. 3e et dernière proposition, la
- 44:36rémunération variable à 50% pour sortir de la rente du statut, on
- 44:40baisse les fixes mais on indexe 50% du salaire sur l'acquisition
- 44:44de nouvelles compétences validées chaque année.
- 44:47Si tu n'apprends rien, tu gagnes moins mesquin malin ou les 2.
- 44:53Alors je dis un peu les 2 non ? Le le modèle que tu définis je
- 44:56je le trouve assez très intéressant de variabiliser pour
- 44:59encourager au développement de compétences.
- 45:02Voilà le mesquin. C'est 50 parce que.
- 45:05Aujourd'hui on sait, le pouvoir d'achat est un enjeu, enfin et
- 45:09en fait on peut pas se dire qu'on a la moitié de ça rem.
- 45:13Qui est variable ? Ou alors ça veut dire qu'il faut
- 45:14déjà avoir un très bon fixe, confortable parce que là voilà
- 45:19o. K, alors si demain il YA1DRH,
- 45:20qui veut justement lancer cette transformation ?
- 45:22Par quoi il commence ? J'ai noté 5 enseignements très
- 45:26forts dans ton parcours, il YA1, utiliser la data marketing pour
- 45:29cibler et attirer les compétences rares. 2 supprimer
- 45:33la fiche de poste, on en a parlé car la compétence vaut plus que
- 45:36la fonction 3 débiaiser le recrutement par l'i a.
- 45:40Pour ne plus se concentrer sur les diplômes, 4 payer
- 45:44l'expertise, pas le grade pour rémunérer la valeur créée, pas
- 45:47le temps passé et 5 accepter les slasheurs pour accueillir des
- 45:52talents multi actifs et entrepreneurs Parmi ces 5
- 45:55piliers finalement, lequel est le plus compliqué à mettre en
- 45:58œuvre dans une entreprise selon toi ?
- 46:03Rémunérer la valeur et non pas le temps passé.
- 46:07Pourquoi ? Pourquoi ?
- 46:08Parce que je pense que c'est très culturel, c'est c'est,
- 46:11c'est ça dépasse même les murs de l'organisation.
- 46:14On a peu appris à donner une valeur aux choses, voire on est
- 46:19même en plus en France, dans une culture ou sans le vouloir.
- 46:23On on n'affiche pas la valeur. Je donne un exemple, on pense
- 46:27que la santé c'est gratuit, c'est pas gratuit la VALSANTÉ,
- 46:30mais on a un système qui permet cet accès, voilà pour gens qui
- 46:36sont plus démunis. Voilà on a accès à la santé sans
- 46:39avoir à payer mais c'est pas gratuit et donc je voilà moi je
- 46:43je. Je me rends compte que quand on
- 46:46discute et c'est aussi bien avec nos clients parce que nous même
- 46:48ça c'est pas que dans la rémunération, c'est pas qu'un
- 46:51sujet. RA c'est un sujet de business.
- 46:53Quand on vend des missions à nos clients, on va valoriser un
- 46:57certain nombre de jours passés par consultant avec des prix
- 47:00moyens, et cetera. Mais après tout, parfois
- 47:02j'aurais envie de dire au client, mais votre
- 47:04transformation digitale, elle vaut quoi ?
- 47:06C'est à dire que vous êtes prêt à mettre combien sur la table
- 47:09pour arriver au résultat ? Parce que fondamentalement, on
- 47:13peut vous vendre des consultants, mais.
- 47:14Mais l'enjeu, c'est bien de délivrer la valeur attendue.
- 47:19Et je je pense qu'on n'a pas appris culturellement en France.
- 47:23Et donc ce c'est pas que les gens veulent pas, c'est qu'ils
- 47:25ne savent pas toujours donner une valeur aux choses, surtout
- 47:30quand c'est pas tangible, quand c'est un projet, quand c'est
- 47:33quelque chose de nouveau. Et donc on a appris à valoriser
- 47:37par le temps. Et le temps passé au boulot.
- 47:40Enfin moi je suis dans une industrie.
- 47:42Si si ils ont décidé de pas réfléchir dans leur tête ils
- 47:45créent rien. Enfin la prestation
- 47:46intellectuelle. Je voudrais bien savoir comment
- 47:47on s'assure que les gens même si son bureau crée de la valeur.
- 47:52Donc pour moi c'est le sujet le plus compliqué aujourd'hui
- 47:54d'ailleurs. Il YA1 désalignement total
- 47:55finalement entre d'un côté le temps passé et de l'autre les
- 48:00compétences, parce que un manager, une personne, un
- 48:03consultant. Qui a de très fortes
- 48:06compétences. Généralement il peut passer
- 48:08moins de temps pour accomplir une fonction et donc on voit que
- 48:12finalement on peut, et c'est la même chose pour le métier
- 48:14d'avocat par exemple, aller payer beaucoup plus cher des
- 48:18personnes qui sont moins formées parce qu'ils passent plus de
- 48:21temps. Alors que si on valorisait les
- 48:23compétences on aurait probablement un prix qui serait
- 48:29identique, mais avec moins de temps passé et tout le monde y
- 48:32serait gagnant en fait. Bah complètement et et encore
- 48:35une fois c'est je me peut être que je me trompe mais je pense
- 48:38que c'est aussi la manière dont on a qualifié le travail.
- 48:41En fait quand aujourd'hui on est performant bah on a le double de
- 48:45boulot, vous avez les gens qui finissent plus tôt et puis on va
- 48:47dire Ah bah faut être solidaire, on est quand même dans une
- 48:49culture du présentéisme. Bon bah quand on quitte au
- 48:52milieu de l'après 12h00, est ce qu'on a fini son job on va dire
- 48:55t'as pris ton après 12h00 ? J'ai été efficace, efficient et
- 48:59j'ai fini plus tot et dans les cultures anglo-saxonnes s'est vu
- 49:02totalement à l'inverse hein les gens qui restent tard au travail
- 49:05on se dit Ouh là là ils sont peut etre pas très performants
- 49:08voilà. Donc je pense c'est très
- 49:09culturel français. Et après quand on regarde le
- 49:11droit du travail, le forfait heure, le forfait jour, en fait
- 49:14on a pensé et structuré toute l'organisation du travail autour
- 49:19du temps passé au travail et non pas ces notions, voilà
- 49:23d'efficience. Moi, nous, on a une culture très
- 49:26forte de la d'évaluation de la performance.
- 49:29C'est ce qui permet de donner un cadre très ouvert dans
- 49:31l'organisation du travail. Hein ?
- 49:33De manager par la confiance, ça fonctionne quand on est très
- 49:35clair sur qu'est ce qu'on attend et est ce qu'on est capable
- 49:37d'évaluer ? Et souvent en disant Ah non mais
- 49:39ça c'est dans les cabinets, c'est très dur.
- 49:42C'est un sujet un peu tabou en France de dire mettre en place
- 49:45des cultures de la performance, mesure de la performance et du
- 49:47résultat. Mais c'est très sain parce que
- 49:49même pour les individus, ça leur permet de voir ce qu'ils savent
- 49:53créer ou non. En fait les gens ils ont on me
- 49:55dit Ah mais on va pas me dire aux gens t'es au-dessus des
- 49:58attentes en dessous tu te rends compte ?
- 50:01C'est comme si on me donnait. C'est comme dans les cadences
- 50:03hein, faut produire tant à l'heure.
- 50:05Je dis oui mais YA1 moment les gens ils ont besoin de savoir
- 50:08s'ils sont bons dans ce qu'ils font ou pas.
- 50:10Et puis. La liberté que tu vas donner,
- 50:11elle ne peut se faire que s'il y a une mesure de la performance.
- 50:14Et je pense que si la personne prend son après 12h00 mais
- 50:16qu'elle est performante à ce moment-là il y a aucun problème.
- 50:19C'est la question qui se passe sur la performance et non pas
- 50:22sur le temps passé. Est ce que il y a aussi dans ce
- 50:25cadre-là une réflexion qu'on doit avoir sur le partage de la
- 50:29valeur ? Ah bah bien sûr parce que après
- 50:34tout, et encore une fois alors ça c'est peut être aussi d'où ?
- 50:39Enfin j'ai enfin voilà moi en tout cas cette cette notion est
- 50:42arrivée notamment avec post COVID, l'explosion des
- 50:47freelance, des solopreneurs et moi dans une industrie où par
- 50:50exemple dans le métier du CONSULTING, beaucoup de gens
- 50:53aujourd'hui sont consultants en en leur nom, ils n'ont plus
- 50:56besoin d'une structure et ils trouvent des clients qui vont
- 50:59avec qui ils vont pouvoir travailler directement.
- 51:01Et c'est vrai que du coup bah ça questionne beaucoup.
- 51:03Bah c'est quoi la valeur d'un cabinet ?
- 51:05Parce que si c'est juste porter les contrats des consultants.
- 51:09J'ai envie de dire Bah en fait ils vont gagner mieux leur vie
- 51:11en adressant directement les clients finaux, ils vont pouvoir
- 51:16choisir les missions qui leur plaît et ils sont directement
- 51:19rémunérés pour leur leur contribution.
- 51:22Et donc en fait ça vient vraiment questionner mais après
- 51:24tout qui crée la valeur ? Ça reste les porteurs de
- 51:27compétences. Après ça veut pas dire que la la
- 51:30ligne managériale n'apporte pas de valeur.
- 51:32Un manager. A des compétences managériales
- 51:35et crée de la valeur. Sa capacité à agréger les bonnes
- 51:38compétences, à créer l'engagement, à justement
- 51:40fidéliser les compétences rares, et cetera.
- 51:42C'est des compétences en soi, mais je pense que celui qui crée
- 51:47aussi la valeur, c'est celui qui a la compétence.
- 51:49Et parfois on le voit, il y a des gens très jeunes qu'ont qui
- 51:53sont hyper compétents, mais sous prétexte qu'ils sont jeunes, ils
- 51:56sont moins payés que leurs des gens plus expérimentés, moins
- 51:59compétents. Donc ça ça vient requestionner.
- 52:02Mais qui crée la valeur ? Et quand on partage la valeur,
- 52:05est ce qu'on la partage bien équitablement avec l'ensemble
- 52:08des gens qui l'a créé parce qu'il.
- 52:10Y a une recette magique là ? Pas vraiment.
- 52:12Bah déjà je pense que tous les modèles de de d'actionnariat
- 52:15salarié partagent des bénéfices ça déjà.
- 52:20Ouais c'est quand même oui alors.
- 52:22Là-dessus je suis un peu plus parce que souvent on dit pas
- 52:25mais on explique pas tout le dispositif et en fait faut
- 52:28financer. Enfin voilà, faut aussi un
- 52:30moment avoir les fonds, faut acheter les prix, faut avoir de
- 52:33l'argent. Donc en fait on se dit Ah en
- 52:35fait ouais super, je vais pouvoir avoir des parts dans
- 52:38capital, c'est pas si simple que ça.
- 52:42Non mais je pense qu'effectivement tous ces
- 52:44dispositifs sont plébiscités parce que les gens se disent OK,
- 52:47la valeur qui va être créée, qui va se générer aussi dans les
- 52:50résultats de l'organisation, dans les.
- 52:52Voilà et Ben je vais pouvoir directement en tirer profit.
- 52:55Donc tout ça pour moi c'est extrêmement sain et c'est des
- 52:58des modèles qui restent très attractifs pour pour les
- 53:01salariés parce que du coup Ben on dit oui je j'en tire
- 53:04directement le profit et après le modèle par la compétence va
- 53:09permettre de mieux partager la valeur.
- 53:11Parce que oui, il y a des compétences qui se valorisent
- 53:14plus cher que d'autres et c'est normal.
- 53:17De pouvoir les valoriser. Parce qu'en tant qu'entreprise,
- 53:19on a besoin de les, enfin en tout cas de les retenir le plus
- 53:22longtemps. Moi j'ai envie que ces ces
- 53:24porteurs de compétences s'engagent durablement pour moi.
- 53:27Donc si je leur donne pas la la juste valeur, bah ils vont aller
- 53:31l'offrir à à plus offrant ailleurs donc.
- 53:34En 2026, il y a la directive sur la transparence des salaires.
- 53:36On doit faire des grilles. Ce que tu es en train de dire,
- 53:38c'est intéressant, c'est que finalement on devrait ou les
- 53:40entreprises devraient faire une grille.
- 53:44Des compétences et non pas des fonctions.
- 53:46Et ça c'est compliqué aussi. Alors il y a des compétences sur
- 53:50lesquelles tout ce qui est compétences techniques c'est un
- 53:52petit peu plus facile. Bon bah voilà, je suis expert de
- 53:56l'i a et j'ai des compétences techniques, certaines
- 53:59compétences techniques. On va pouvoir trouver
- 54:01globalement mais. Mais ce qui est intéressant
- 54:03c'est que c'est pas la compétence, c'est le on, on,
- 54:06c'est un métier qu'on valorise. Mais en fait c'est c'est pas que
- 54:09des compétences techniques. Par exemple je prends un l'i a
- 54:11tu peux le. L'avoir dans tous les métiers,
- 54:12pour le coup, on peut l'avoir dans tous les.
- 54:13Métiers, on peut. Valoriser cette compétence
- 54:16vraiment au niveau global de ton organisation.
- 54:18Et moi dans ma boîte mon produit il fait de l'i a mes Ops ils
- 54:22font de l'i a et donc ça serait une compétence que je pourrais
- 54:24tout à fait valoriser. Pas que les développeurs non.
- 54:26Alors pas que les développeurs, c'est surtout des compétences
- 54:28managériales qu'on doit valider, valoriser aussi parce que je
- 54:31prends un super. Les développeurs et un autre
- 54:34techniquement ils sont super bons mais il y en a en plus
- 54:36managérialement il est super bon, pas sur qu'il gagne plus
- 54:40parce qu'on l'a. Il est rémunéré en tant que
- 54:42développeur mais il a des compétences managériales qui
- 54:45valent aussi de l'argent. Donc en fait ça va permettre
- 54:47aussi à ceux qui sont multi compétences bah quelque part
- 54:51d'avoir un meilleur retour sur investissement parce que ils
- 54:53ont-ils ont aussi nourri développer ces compétences là.
- 54:57Je pense que ça encouragerait beaucoup plus les gens aussi à
- 55:00être proactifs dans leur développement d'employabilité,
- 55:04leur tout au long de leur carrière, parce qu'en fait c'est
- 55:06ça leur Asset. C'est plutôt en le poste que
- 55:09j'ai eu ou le CV c'est est ce que je dispose bien des
- 55:12compétences dont le marché a besoin aujourd'hui ?
- 55:14C'est la meilleure manière de rester employable.
- 55:16D'autant plus avec l'arrivée de l'i a.
- 55:17Exactement tout à fait. La difficulté qu'on a, c'est
- 55:22notamment sur toutes les compétences molles.
- 55:25Soft skills, comportemental, collectif parce qu'en fait on
- 55:28sait pas mettre un prix mais déjà parce qu'on sait pas les
- 55:31certifier. Et d'ailleurs l'afnor a
- 55:33travaillé et il se trouve que Forest Mazard nous on a
- 55:35contribué à ce rail là de qui a été mené sur la le premier
- 55:38certification des soft skills. En fait l'intelligence
- 55:42émotionnelle ça vaut quoi alors ?
- 55:45Moi je suis capable de dire que quelqu'un qui a de
- 55:46l'intelligence émotionnelle c'est beaucoup mieux en règle
- 55:49générale, surtout s'il est sur des postes de management de.
- 55:52De de de management Transverse, et cetera de relation client.
- 55:56Il y a plein de métiers de l'intelligence nationale, c'est
- 55:57extrêmement mais on sait pas dire un on sait pas la certifier
- 56:01et 2 du coup bah on sait pas lui donner un prix et c'est c'est à
- 56:06mon avis c'est vraiment un champ qu'il va falloir investir parce
- 56:09que avec l'émergence et le développement de plus en plus
- 56:11fort de l'i. A ce qu'on va aller chercher
- 56:13chez les individus. C'est ces compétences là, donc
- 56:16il va falloir être capable de les identifier, de les certifier
- 56:18et de les rémunérer. Et de les.
- 56:20Évaluer. Alors dans cette méthode, tu as
- 56:22une conviction qui va faire hurler beaucoup de monde, on en
- 56:25a un petit peu parlé, c'est sur la fidélité.
- 56:27Tu dis préférer des gens qui restent 2 ans mais qui sont
- 56:31vivants plutôt que des gens fidèles mais qui sont morts de
- 56:33l'Intérieur. C'est l'inverse de tout ce qu'on
- 56:35apprend en école RH. Et est ce que tu nous dis qu'il
- 56:39faut encourager le turnover ? Il faut oui.
- 56:45Alors déjà le turnover c'est sain, c'est comme sain.
- 56:48Il y a aussi beaucoup d'organisations qui n'en ont
- 56:50jamais eu, qui se rendent compte des conséquences parfois pas
- 56:53toujours positives. Le Turnover, c'est aussi du sang
- 56:569, de l'innovation, des benchmarks.
- 56:58C'est c'est sain, il faut juste qu'il soit pas subi en fait, il
- 57:02faut qu'il soit bon. Ce qui est sûr c'est que
- 57:05toujours pareil, moi je me suis dit en arrivant, Ouh là là, 20 à
- 57:0825% de Turnover, soit je le. Alors quand il le marché est
- 57:12très actif, il est spontanément naturel hein ?
- 57:15Nos collaborateurs sont appelés, ils sont débauchés par nos
- 57:18clients massivement, donc nous up rester mais même imaginons,
- 57:22bah comme 1 1 en ce moment un marché plus compliqué, bah ils
- 57:25sont moins naturellement appelés par le marché donc il va y avoir
- 57:28moins de départ naturel. Pour autant il me le faut le
- 57:30turnover, et je me suis dit Oh là là.
- 57:32Si je dois provoquer autant de turn over, bah là je suis une
- 57:36machine. Pardon, mais à licenciement.
- 57:37Et alors ? Ça c'était pas du tout.
- 57:39Je me suis dit, mais à l'inverse, en fait, c'est si je
- 57:42développe une culture où je développe à fond
- 57:44l'employabilité. Les gens auront plus de
- 57:49proportion à vouloir partir, à développer à partir.
- 57:52Et moi à l'inverse, je vais mon métier, ça va être celui de
- 57:55faire en sorte qu'il reste. Et là du coup, je travaille
- 57:57beaucoup plus sur la notion d'engagement que sur le fait de
- 58:01provoquer des départs intellectuellement beaucoup plus
- 58:04stimulants. Et donc effectivement on on fait
- 58:08venir des alumni pour représenter de nouveaux métiers.
- 58:12On avait, on a même eu un temps une cellule qui trouvait les
- 58:16jobs de nos de nos auditeurs, alors c'était pas fait par la RH
- 58:19comme ça. Les gens n'avaient pas peur de
- 58:21nous dire je veux partir, c'était quelqu'un d'autre et
- 58:24donc on. Donc moi j'avais des soucis qui
- 58:26me disaient mais. Folle.
- 58:27On a déjà tellement de turnover et on me dit souvent mais
- 58:29Mathilde quand tu fais ça c'est les meilleurs que tu fais
- 58:32partir. Je lui dis mais ça c'est votre
- 58:34problème. Garder les meilleurs c'est
- 58:36autant votre problème que le mien.
- 58:38Là c'est comme si le manager n'avait pas de rôle dans
- 58:40l'histoire. Aujourd'hui quand quelqu'un part
- 58:44c'est d'abord l'organisation qui a échoué, tout simplement Candia
- 58:48et et moi souvent j'entends lui il peut pas partir, elle elle
- 58:51doit pas partir. Je dis avant vous allez les les
- 58:53menotter, les enfermer dans une pièce.
- 58:56Alors Bonjour, ça reste qu'un CDI ?
- 58:57Voilà, c'est une transaction, ils ont leur libre arbitre et
- 59:00donc on a beaucoup travaillé sur les modalités et le slashing.
- 59:04C'est une sorte de modalité parce que il y a si une route se
- 59:08ferme, il y a toujours une route qui est ouverte.
- 59:10Et donc je pense que la notion même d'engagement, c'est la
- 59:15notion d'estime de soi. Moi je me suis, j'ai étudié le
- 59:17CE qu'on appelle le modèle OBSE, donc l'engagement basé sur la
- 59:19l'estime de soi. Plus on développe l'estime de
- 59:24soi, plus on crée les conditions de l'engagement et c'est là la
- 59:29différence avec la fidélité. Je peux être fidèle, mais si je
- 59:32suis pas confiant en moi, si je pense que je suis nulle et que
- 59:35je suis incapable de trouver un travail ailleurs, je vais
- 59:37rester, mais pas du tout pour les bonnes raisons, je ne serais
- 59:40pas engagée, j'aurais pas la meilleure productivité.
- 59:42Si, si, j'ai une bonne estime de soi, je sais que je peux faire
- 59:45plein de choses d'ailleurs, j'ai des opportunités, mais en fait
- 59:49la boîte me donne une bonne raison de rester là.
- 59:52Je fais le choix conscient de rester et donc je suis engagée.
- 59:55C'est la même image que les salariés boomerang qui
- 59:57reviennent. Quand ils reviennent, ils font
- 59:59le choix conscient de revenir dans un événement qu'ils ont
- 1:00:02connu. En général, ils sont doublement
- 1:00:04engagés par rapport aux autres salariés.
- 1:00:06Mais ça. C'est le rôle du manager aussi.
- 1:00:08Finalement, la confiance en soi, c'est l'estime de soi, plus
- 1:00:11l'ensemble des messages positifs qu'on a pu recevoir.
- 1:00:15Et donc il va y avoir une responsabilité du manager.
- 1:00:19Le manager, il est essentiel. Et les RH ne sont là que pour
- 1:00:24faciliter. Et je dirais même pour moi
- 1:00:27demain, demain, aujourd'hui déjà, mais demain, l'enjeu c'est
- 1:00:32d'avoir les meilleurs managers dans sa boîte et c'est. 1 1 truc
- 1:00:35intéressant et Mathieu Fouquet qui est DH de One point qu'on a
- 1:00:38reçu ici et directeur général adjoint.
- 1:00:42Il dit en fait mes clients c'est pas les salariés, mes clients
- 1:00:46c'est les managers, est ce que tu es d'accord avec lui ?
- 1:00:48Je suis totalement d'accord. Je suppose qui veut dire la même
- 1:00:55chose que ce que moi j'ai en tête, c'est qu'effectivement
- 1:00:59alors c'est les bons managers. Parce que je si je suis un peu
- 1:01:02critique en France, le Management c'est un attribut
- 1:01:05statutaire de réussite. C'est pas vraiment un rôle, une
- 1:01:09mission, des compétences et des KPI.
- 1:01:12Voilà pour moi, le manager c'est celui qui va créer les
- 1:01:15conditions de la performance sociale au service de la
- 1:01:18performance économique. En tout cas, aujourd'hui, c'est
- 1:01:21sa mission et donc c'est le manager qui crée les conditions
- 1:01:24de l'engagement au Day to Day. Moi, je peux mettre en place
- 1:01:26tous les programmes. Mon rôle c'est d'accompagner à
- 1:01:29la à la culture managériale et je pense que les gens restent
- 1:01:33pour leur manager aujourd'hui. Mais.
- 1:01:34Alors tu utilises un terme assez génial, tu dis le c'est un terme
- 1:01:37brésilien. Le Désaberto, c'est l'art de se
- 1:01:40défausser. Tu dis que ce n'est pas au RH de
- 1:01:43prendre la place des managers sur le terrain ?
- 1:01:45Tu nous expliques. Bah oui, parce que.
- 1:01:49Toujours pareil marque employeur, la marque employeur.
- 1:01:53Bon On dit souvent c'est la communication, non c'est la
- 1:01:56stratégie RH. Je reviens toujours à mes mes
- 1:01:58débuts, je me suis dit comment je sais que ce que je pense ?
- 1:02:01Moi j'ai beau dire ce que je fais est génial, si ça n'est pas
- 1:02:04ressenti ainsi par mes clients, ça n'existe pas et donc tout est
- 1:02:10la marque employeur ou la stratégie.
- 1:02:11C'est une vraie question de perception, c'est comment c'est
- 1:02:14vécu, perçu sur le terrain. Je mets en place le congé 2nd
- 1:02:18parent parce que je crois en la mixité femme homme et je me dis
- 1:02:21que si les les seconds parents, les papas notamment mais pas
- 1:02:24qu'eux, sont à la maison dès la la naissance, partagent de la
- 1:02:27charge mentale, tout ça tout ça. Bon.
- 1:02:28Bref, je suis une convaincue déjà de la mixité, je le mets en
- 1:02:32place. Mais si j'ai des managers qui à
- 1:02:34chaque fois que leur quelqu'un dans leur équipe dit je veux
- 1:02:36prendre le congé 2nd parent, envoient un tacle, font une
- 1:02:40mauvaise éval ou voilà en fait. Ma culture de l'égalité et de la
- 1:02:43mixité, elle n'existe pas. Donc le manager, c'est celui qui
- 1:02:47rend réel les choses. Penser.
- 1:02:50Je pense que la fonction RH, elle doit penser la stratégie et
- 1:02:54les managers sont là pour l'incarner au quotidien et la
- 1:02:57rendre réelle. Donc c'est vraiment pour moi,
- 1:03:01c'est l'élément stratégique de l'organisation pour faire que
- 1:03:04les discours. Et la réalité ?
- 1:03:06Il n'y a pas de distorsion entre les 2 dans.
- 1:03:09Ta vision de l'organisation ? Il y a aussi quelque chose d'un
- 1:03:12petit peu paradoxal parce que il y a des complexités liées aux
- 1:03:15cadres, notamment français. Mais d'un certain côté, t'es
- 1:03:19extrêmement attaché au à la culture latine française.
- 1:03:24Tu as dit même avec la fusion fort Disney de Mazars, donc bah
- 1:03:29c'est important que, à l'inverse des autres, nous on puisse
- 1:03:32justement être fiers. Comment on on arrive à concilier
- 1:03:36à la fois ce besoin de flexibilité mais aussi cet
- 1:03:40attachement au cadre français ? Oui, c'est vrai.
- 1:03:45Quand je dis ça, c'est parce que par exemple, j'aime quand même
- 1:03:49cette ouais. J'aime cette culture sociale
- 1:03:52qu'on a en France d'entraide, de solidarité.
- 1:03:57C'est pour moi, ça fait beaucoup de réseau avec la bienveillance
- 1:03:59qu'on a dans les organisations. Et en même temps les dérives
- 1:04:03c'est ce qu'on voit aussi dans nos organisations, c'est la
- 1:04:05complaisance, c'est à dire en fait trouver le bon équilibre
- 1:04:07entre la bienveillance et non pas la complaisance et parfois
- 1:04:11la bienveillance, c'est aussi dire les choses aux gens,
- 1:04:13prendre des décisions difficiles.
- 1:04:14Pour moi la bienveillance c'est une vraie notion de
- 1:04:16considération et de responsabilisation.
- 1:04:19En fait les gens sont des individus, sont des adultes,
- 1:04:21faut pas les infantiliser. Donc en ça j'aime cette culture
- 1:04:25protectrice quand même des gens par rapport parfois à des
- 1:04:28modèles anglo-saxons. Des modèles aussi qui managent
- 1:04:31beaucoup les gens par les process, la bureaucratie, là où
- 1:04:34la culture latine, c'est la culture du verbal.
- 1:04:37Et je pense que la bureaucratie, les process tuent la prise
- 1:04:39d'initiative, la créativité et la notion de responsabilisation.
- 1:04:43Si on suit une règle, on est, on est, on nous coupe de notre
- 1:04:48capacité à faire preuve de notre libre arbitre.
- 1:04:50Ça enlève du sens. Et ça crée, ça détruit le
- 1:04:52désengagement. Donc c'est en ça où j'aime cette
- 1:04:55culture. Mais nous c'est pas tant les
- 1:04:58process et la bureaucratie, c'est c'est ce fameux
- 1:05:00organisation du travail, nous en France, qui nous a un peu
- 1:05:03clérosé et qui parfois aussi nous fait perdre cette agilité,
- 1:05:07cette notion de de responsabilité et qui parfois va
- 1:05:13même clairement dans la complaisance.
- 1:05:15C'est de l'assistanat et l'assistanat, ça responsabilise
- 1:05:18pas les gens. Donc en fait.
- 1:05:20C'est toute une question d'équilibre, le bon, trouver le
- 1:05:23bon compromis. Mais oui, j'aime cette culture
- 1:05:26sociale, mais je trouve que c'est juste qu'il faut qu'on
- 1:05:29réforme, qu'on réforme. Parce que ce modèle du travail,
- 1:05:34l'a DN et la culture étaient là. Mais la mise en pratique, tout
- 1:05:38simplement, n'est plus du tout en ligne avec les réalités de
- 1:05:41vie aujourd'hui qu'on rencontre. Très clair.
- 1:05:44Alors Mathilde, c'est le moment de la séquence.
- 1:05:46Utopie ou dystopie ? Tu as 2 cartes devant toi, tu en
- 1:05:49choisis une et tu la montres face caméra.
- 1:05:53Donc utopie ? Utopie, l'harmonie
- 1:05:57algorithmique. Une plateforme mondiale connecte
- 1:06:01en temps réel chaque compétence disponible à chaque besoin.
- 1:06:04Le talent n'est plus une propriété privée, c'est un flux.
- 1:06:08Tu te réveilles et l'algorithme va te proposer la mission exacte
- 1:06:11où tu seras le plus brillant, le plus utile, le plus augmenté.
- 1:06:15On éradique l'ennui et le chômage.
- 1:06:19Mathilde, si l'algorithme c'est mieux que nous, où nous devons
- 1:06:22être, sommes nous encore des sujets libres ou juste des
- 1:06:25neurones heureux dans un cerveau planétaire ?
- 1:06:30Ah je sais pas. Alors j'essaye déjà de projeter
- 1:06:32à quoi ça va ? Ça ressemblait.
- 1:06:38Non YA1 peu de alors déjà c'est bête mais est ce que on peut
- 1:06:42être tout le temps hyper utile, hyper bon ?
- 1:06:46Enfin parce que YA1 peu ça. Du coup t'es toujours connecté
- 1:06:49au là où tu serais le plus utile, le plus de valeur le mais
- 1:06:52attends c'est c'est exigeant aussi, c'est non mais c'est
- 1:06:56fatiguant et ouais, y a des moments où on a envie on
- 1:06:59pourrait. Être bon à un autre moment,
- 1:07:02ouais, et je pense que d'ailleurs.
- 1:07:02On peut pas être bon partout comme on peut pas être heureux
- 1:07:05partout, c'est. C'est la comparaison.
- 1:07:07Les sites qui nous permettent aussi d'apprécier les moments
- 1:07:11c'est quand ? Parce qu'on a des connus moments
- 1:07:13un peu dans que on apprécie les moments où on va mieux par
- 1:07:16exemple. Enfin je je pense que il y a une
- 1:07:18sorte de la linéarité tout le temps, c'est c'est compliqué.
- 1:07:22Et puis ça serait une cette injonction de on doit tous etre
- 1:07:27utile contribuable à de la valeur oui il faut globalement
- 1:07:31mais mais ça peut pas etre non plus tout le temps.
- 1:07:35Et puis là je me dis. Les algorithmes qui vont prédire
- 1:07:39qu'est ce qu'on doit faire et aller où ça je, je, je non, je
- 1:07:43trouve que c'est une injonction. Là, il y a plus de rien,
- 1:07:46d'humain, de spontané, d'intuitif, de dû à des
- 1:07:50rencontres informelles qui vont générer des opportunités.
- 1:07:53Donc on passe à côté de. Moi ma vie, elle n'a été faite
- 1:07:59que de rencontres et et d'opportunités qui n'étaient pas
- 1:08:03prévisibles et que j'ai su saisir si c'était un algorithme
- 1:08:06qui m'avait dit j'aurais peut être pas du tout la même vie.
- 1:08:10Ouais, le hasard plus moi je crois.
- 1:08:12J'ai un côté très alors je suis assez rationnel, mais je crois
- 1:08:15au sens, aux signes. Voilà et le le destin.
- 1:08:19Ben moi je me pose aussi beaucoup.
- 1:08:20C'est donc non ? Faut pas que ce soit trop too
- 1:08:23much quand même il faut. Qu'il y ait une part de surprise
- 1:08:26et de surprise. Mais par contre je crois le le
- 1:08:28le être au bon endroit au bon moment et parfois on a besoin
- 1:08:33d'être aidé. Et c'est vrai que il pourrait y
- 1:08:36avoir des outils ou des modèles qui pourraient plutôt nous dire
- 1:08:39voilà où. Ce qui te rend heureux, Voilà
- 1:08:42pourquoi tu es fait, je crois un peu à la petite ruche où on est.
- 1:08:45On a tous quelque chose, on a tous un talent et il suffit de
- 1:08:48qu'elle soit que le talent ou cette compétence soit mobilisé
- 1:08:51au bon moment, au bon endroit. Et là, effectivement, je pense
- 1:08:53que cet alignement rend heureux, nourrit l'estime de soi.
- 1:08:58Alors. Tu as parlé de tout ce que tu as
- 1:09:00appris au contact des gens, tout la richesse que tu as pu avoir à
- 1:09:04travers ton expérience. Peut être pour conclure, ma
- 1:09:07dernière question, ce serait Mathilde.
- 1:09:09Si tu devais dire quelque chose à la Mathilde d'il y a 20 ans,
- 1:09:13qu'est ce que tu lui dirais ? Bah parfois je lui dis change
- 1:09:20rien parce que non mais alors ? Et puis j'ai un adage qui dit
- 1:09:25vaut mieux avoir des remords que des regrets.
- 1:09:29J'ai pas, j'ai pas de regrets, voilà.
- 1:09:32Fais toi confiance, ouais fais moi confiance mais mais j'avoue
- 1:09:36que je me suis toujours un peu guidée.
- 1:09:39J'ai c'est là où tu sais au début je disais j'ai eu de la
- 1:09:42chance, je me rends compte que je me suis fait assez confiance
- 1:09:45assez vite. Ce que je dirais à la Mathilde
- 1:09:49c'est tout va bien se passer en fait.
- 1:09:52Donc détends toi détends toi et et tu peux remercier tes parents
- 1:09:59quand même. Et bien.
- 1:10:00Sur ce joli mot de la fin, je te remercie, c'était hyper
- 1:10:04intéressant. Un grand merci et un grand merci
- 1:10:07à vous d'avoir suivi cet épisode de Beyond work and Life.
- 1:10:10N'hésitez pas à partager vos avis en commentaire, à liker, à
- 1:10:14soutenir le podcast et à vous abonner pour rien manquer.
- 1:10:16On se retrouve très vite pour un prochain débat.
- 1:10:18Merci beaucoup Mathilde. Merci à toi.