Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Christian Munchenbach - Terre de Couleur - La coloration capillaire végétale et les secrets de l'eau
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de planches et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants.
- 0:30pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans nos vies.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:45Alors bonjour à tous,
- 0:46je suis ravie d'accueillir sur le podcast à récovert Christian Muschenbach.
- 0:50Alors Christian,
- 0:51la première question c'est est-ce que vous pouvez vous présenter vous,
- 0:54votre parcours et comment vous en êtes arrivé à la coloration ?
- 0:58Je suis 100% dans la cosmétique puisque je suis rentré chez L'Oréal qui n'a absolument rien à voir avec le végétal,
- 1:03pas mal d'années,
- 1:04début années 90.
- 1:05Donc j'ai vendu de la coloration chimique,
- 1:07des produits 100% chimiques,
- 1:09très convaincu de ce que je faisais,
- 1:11voilà.
- 1:13Donc ça a occupé pas mal de temps dans ma vie puisque j'ai travaillé 20 ans.
- 1:17Ensuite je suis rentré dans le groupe Estée Lauder pour m'occuper de maquillage sur la marque MAC Cosmetics.
- 1:22Je travaillais en Amérique Latine pour toute l'Amérique Latine sur cette marque-là.
- 1:27Ce n'était pas du capillaire mais ils se sont parlé aussi de couleurs quand même,
- 1:30de pigments.
- 1:31Mais entre les deux,
- 1:33j'étais au Brésil pour L'Oréal et justement le...
- 1:36Je n'avais pas envie de rentrer au Brésil.
- 1:38L'Oréal voulait que je rentre du Brésil en France après quelques années d'expatriation.
- 1:43Et moi,
- 1:43pour des raisons personnelles,
- 1:44je voulais rester au Brésil.
- 1:45Et à ce moment-là,
- 1:46en fait,
- 1:46une coiffeuse de L'Oréal qui avait été atteinte d'un cancer,
- 1:52qui était devenue une amie d'ailleurs,
- 1:53m'a dit écoute,
- 1:55mon médecin m'a indiqué les produits Terre de Couleur.
- 1:58Donc ça serait intéressant que tu connaisses parce que c'est extrêmement différent de tout ce que j'ai connu chez L'Oréal et chez d'autres.
- 2:04Donc elle m'a envoyé les produits.
- 2:06Moi j'ai déposé les produits dans un salon de coiffure qui était à côté de la maison à
- 2:09Rio.
- 2:11Et puis le salon m'a dit écoutez j'ai jamais vu ça,
- 2:14c'est vraiment intéressant,
- 2:16comment est-ce qu'on commence ?
- 2:19Et à cette époque-là,
- 2:19moi j'ai voulu tout simplement devenir distributeur pour la marque de couleur au Brésil.
- 2:23Je voulais pas faire autre chose que ça.
- 2:26J'ai commencé à lever des fonds en monnaie brésilienne pour lancer Terre de Couleur comme distributeur là-bas.
- 2:32Ça a pris quelques temps,
- 2:34mais au bout d'un moment,
- 2:35c'était l'époque où le Brésil,
- 2:37le pays du futur,
- 2:38était rentré dans une situation plus compliquée du point de vue économique.
- 2:42Après trois ou quatre dévaluations,
- 2:44ça devenait assez cher d'importer des produits et c'était difficile d'engager les investisseurs là-dessus.
- 2:50Finalement,
- 2:50on a suspendu le projet.
- 2:52Et moi,
- 2:52j'avais beaucoup échangé à cette époque avec Rémi
- 2:56Guillaumard, qui est le fondateur de Terre de Couleurs.
- 2:58Et on avait eu de superbes échanges,
- 3:00ce qui est passionnant.
- 3:01C'était sur la coloration végétale,
- 3:02mais bien au-delà de la coloration végétale.
- 3:04Et du coup,
- 3:05j'ai décidé à cette époque-là,
- 3:06avec mon épouse,
- 3:07d'investir dans Terre de Couleurs,
- 3:08de devenir associé,
- 3:09sans savoir vraiment ce qu'on allait en faire.
- 3:12Et on est resté associé pendant
- 3:165 ans.
- 3:17associé,
- 3:18je dirais,
- 3:18silent partner,
- 3:20sans forcément agir du point de vue opérationnel,
- 3:23mais on prenait des nouvelles tous les trois mois.
- 3:25et puis en 2020 j'étais chez Estée Lauder le Covid arrivait et puis on s'est dit voilà c'est peut-être le moment après 20 ans d'expat on était à New York et après 20 ans d'expat c'est peut-être intéressant de peut-être s'investir dans quelque chose de différent il y en a un petit peu marre des gros groupes des
- 3:41grosses boîtes on a envie d'être un peu plus près des clients et puis peut-être avoir quelque chose qui fait sens moi je voyais aussi quand même je suis tellement habitué des produits effectivement très classiques de la pétrochimie on voyait quand même que ça ça
- 3:54Voilà,
- 3:54qu'il y avait quand même des soucis.
- 3:56Sur les consommatrices,
- 3:57c'est difficile de le voir à très long terme quand on ne suit pas la même consommatrice pour faire des études pour ça.
- 4:01Maintenant,
- 4:01on sait qu'il y a des études qui montrent qu'effectivement,
- 4:03ce n'est pas du tout anodin.
- 4:04C'est un peu embêtant d'ailleurs.
- 4:06Par contre,
- 4:06on voyait chez les coiffeurs,
- 4:07j'avais des tas d'amis coiffeurs qui ne pouvaient plus exercer leur métier pour des raisons d'allergie,
- 4:11d'eczéma.
- 4:13Et donc on s'est dit c'est le moment en 2020 de changer peut-être de vie et de passer à une échelle peut-être plus petite mais plus près de ce qu'on a envie de faire.
- 4:22Et donc on est rentré opérationnellement sur Terre de Couleurs,
- 4:25moi comme DG.
- 4:27comme directrice marketing.
- 4:28Voilà,
- 4:29depuis octobre 2020.
- 4:30Et l'idée,
- 4:31c'était vraiment d'apporter à la marque un petit peu les compétences qu'on avait,
- 4:35qui étaient plus le marketing et les ventes.
- 4:37Et puis Rémi,
- 4:37c'est toujours le chercheur,
- 4:38l'homme orchestre,
- 4:39mais qui connecte des tas de choses qui apparemment n'ont rien à voir,
- 4:44et puis après font des formules géniales,
- 4:45ce qui,
- 4:45moi,
- 4:46m'avait séduit.
- 4:47et puis voilà,
- 4:48on décolle bien,
- 4:49c'est une marque qui est en très forte croissance depuis maintenant 3 ans,
- 4:53donc on fait une bonne équipe.
- 4:54Voilà le parcours,
- 4:55si on veut résumer.
- 4:56J'ai plein de questions par rapport à votre parcours,
- 4:58mais on va d'abord présenter aux auditeurs le laboratoire Terre de Couleur.
- 5:02Il faut savoir que Terre de Couleur,
- 5:03au départ,
- 5:04ce n'était pas du tout ancré sur la coloration végétale,
- 5:07c'était d'abord ancré sur la santé.
- 5:10Donc Rémi Guillomard,
- 5:11c'est quelqu'un qui vient des laboratoires,
- 5:12qui vient de Roussel-du-Claff.
- 5:14Il est parti pour des raisons assez personnelles et éthiques.
- 5:17Il a quitté ce laboratoire il y a quelques années.
- 5:20Et puis,
- 5:20il s'est consacré pendant quelque temps à sa passion qui était d'être professeur d'art martiaux,
- 5:25professeur de Budo.
- 5:25Il avait un dojo à Tours.
- 5:27Et en fait,
- 5:27il travaillait,
- 5:28comme c'était un grand intuitif,
- 5:29il a travaillé sur les points communs entre les médecines occidentales et les médecines orientales.
- 5:34Il a commencé à écrire une thèse.
- 5:36Il a vu des tas de points communs,
- 5:37des tas de bons et des choses qui pouvaient se compléter.
- 5:40Et puis,
- 5:40il se trouve que son dojo était juste à côté d'un centre esthétique.
- 5:44Et l'esthéticienne,
- 5:45il se trouve qu'elle est tombée sur la thèse de Rémi,
- 5:47qu'il était en train d'écrire.
- 5:48Il a dit,
- 5:49mais j'aurais vraiment envie de formuler des produits.
- 5:52à partir de ça.
- 5:54Rémi a complètement relevé le défi et il a travaillé avec un grand professeur de médecine et de méopathie de Paris.
- 6:02Il a utilisé ce laboratoire et il a formulé les premiers produits de taille de couleur qui n'étaient pas de la coloration végétale mais qui étaient des masques capillaires détoxinants à l'argile.
- 6:11Et en fait,
- 6:12c'est ce qui a permis de proposer des soins totalement révolutionnaires.
- 6:17Moi,
- 6:17c'est d'abord ces soins qui m'ont séduit quand j'étais au Brésil,
- 6:20qui permettent,
- 6:21et c'est les seuls à le faire,
- 6:22on est souvent copiés,
- 6:23mais jamais égalés,
- 6:24heureusement pour nous,
- 6:25à enlever les métaux lourds du bulbe capillaire.
- 6:27Donc toute la philosophie de la marque,
- 6:29c'est vraiment d'abord restaurer la santé du cheveu depuis le bulbe,
- 6:32depuis l'usine à faire du cheveu qui est le bulbe capillaire.
- 6:35alors que toutes les marques pour lesquelles j'avais travaillé et les marques en général travaillent sur le cheveu une fois qu'il est sorti sur la longueur du cheveu on apporte des réponses même avec des produits naturels sur les longueurs mais on ne résout rien puisque le cheveu il va toujours pousser avec ses anomalies ses déséquilibres aussi il
- 6:52va continuer à pousser sec parce que ce qu'on fait avec les produits tard de couleur c'est qu'en fait on va réinitialiser l'équilibre naturel du cheveu en enlevant ce qui l'empêche de vivre normalement
- 7:03et puis du coup comme il retrouve ses fonctions naturelles l'organisme a vocation à fonctionner normalement il suffit simplement de lui permettre de respirer et de fonctionner normalement,
- 7:14donc un cheveu qui était sec il va repousser il va reproduire du cheveu normal qui n'est pas sec et c'est évidemment extrêmement efficace contre la chute des cheveux particulièrement,
- 7:24tous les antichutes du marché ils vont vous ajouter des tas de trucs dans le bulbe pour exciter le bulbe pour faire pousser,
- 7:30mais nous ce qu'on fait c'est qu'on enlève tout ce qui l'empêche de fonctionner
- 7:33Aucune marque ne fait ça.
- 7:34Donc en fait c'était d'abord une approche autour de enlever les toxines.
- 7:37Les toxines par exemple qui viennent de la chimio,
- 7:39les femmes qui font de la chimio perdent leurs cheveux.
- 7:41Et tous les métaux lourds en fait qui viennent de la chimio,
- 7:43c'est quelque chose qui est extrêmement traumatisant pour le cuir chevelu.
- 7:46Les cuirs chevelus sont hypersensibles,
- 7:48c'est très douloureux.
- 7:50Justement,
- 7:52les premiers masques développés par Rémy,
- 7:54ça permettait d'enlever les toxines.
- 7:56Non seulement ça permettait de soulager le cuir chevelu,
- 7:58mais ça permettait aussi aux cheveux de repousser avec un cycle normal.
- 8:04Souvent,
- 8:04les cheveux qui repoussent après la chignose,
- 8:05c'est un cheveu qui pousse tout malingre,
- 8:07un peu en frisottis comme ça,
- 8:09qui n'est pas sain.
- 8:11avec ces produits et réussissait à trouver vraiment une repousse tout à fait intéressante il y en a beaucoup aujourd'hui de coiffeuses terre de couleur qui sont adossées à des cliniques,
- 8:18à des centres de soins et qui sont indiquées en fait par des professeurs de médecine ou par des oncologues c'est souvent des relations assez personnelles et rien qui du point de vue académique est établi c'est vraiment des relations interpersonnelles qui se nouent et il y a beaucoup d'accompagnement qui se fait à ce niveau là
- 8:35Alors ça,
- 8:35c'était la première démarche.
- 8:37Et en fait,
- 8:38peu à peu de temps après,
- 8:39certains coiffeurs sont rentrés en contact avec Rémi pour d'autres nécessités,
- 8:44qui n'étaient pas des nécessités d'enlever les métaux lourds du bulbe,
- 8:47mais qui étaient de dire...
- 8:50Le premier d'ailleurs qui est rentré en contact avec Rémi,
- 8:52il disait Moi,
- 8:53je n'arrive plus à exercer mon métier,
- 8:56je suis couvert d'eczéma ou j'ai de l'asthme.
- 8:59Donc en fait,
- 9:00c'était d'abord le problème de santé des coiffeurs.
- 9:03C'est vrai que les femmes ont de la coloration chimique,
- 9:05ce n'est pas génial,
- 9:06mais c'est une fois toutes les six semaines.
- 9:07Le coiffeur,
- 9:08c'est cinq,
- 9:09six fois par jour.
- 9:10Il inhale des choses.
- 9:11Pire pour la décoloration.
- 9:13surtout quand les poudres étaient volatiles.
- 9:15Il y a vraiment une nécessité,
- 9:16et beaucoup de coiffeurs,
- 9:17en fait les premiers piliers de la marque Terre de Couleur,
- 9:20les premiers coiffeurs qui sont rentrés en 2004,
- 9:22on parle de 2004,
- 9:25en fait c'est des gens qui ne pouvaient plus exercer leur métier.
- 9:28qui auraient dû arrêter,
- 9:29changer de métier s'ils n'avaient pas connu la marque,
- 9:31et qui ont commencé avec des soins à l'argile.
- 9:34Donc ça c'est le début.
- 9:35Et quelques années après,
- 9:36à partir de 2006-2007,
- 9:38à ce moment-là,
- 9:39la coloration végétale est venue.
- 9:41comme une nécessité,
- 9:42mais plus comme une continuité qu'il fallait apporter notamment aux femmes qui,
- 9:46justement,
- 9:47après avoir fait de la chimio,
- 9:48ne pouvaient plus,
- 9:49en aucune manière,
- 9:50revenir à la coloration chimique.
- 9:51Ce n'était pas possible.
- 9:52Et donc là,
- 9:52évidemment,
- 9:53la coloration végétale,
- 9:53c'était un accompagnement,
- 9:54une continuité par rapport à ce qui avait été fait,
- 9:58justement,
- 9:58dans le processus de détoxination et très souvent de changement de vie pour les femmes qui sont passées par cet épisode-là.
- 10:05C'est bouleversant,
- 10:06donc on veut souvent changer de vie.
- 10:08Donc c'était d'abord les femmes,
- 10:09ensuite les coiffeurs qui étaient très allergiques.
- 10:12Et aujourd'hui,
- 10:13c'est de plus en plus les femmes qui tapent à la porte des salons,
- 10:16qui disent moi je voudrais de la bulle végétale,
- 10:19est-ce que vous en avez monsieur le coiffeur ?
- 10:21Les coiffeurs disent bah non,
- 10:22j'en ai pas Donc souvent,
- 10:24ça commence comme ça,
- 10:24c'est écoutez,
- 10:25moi,
- 10:25si vous ne me donnez pas de colorat de montage,
- 10:27je vais changer de salon
- 10:28Donc en fait,
- 10:29aujourd'hui,
- 10:29on est contacté par des salons qui font des produits traditionnels à la Loi Royale.
- 10:33qui voient qu'ils perdent un marché et donc ils veulent créer ce pilier à côté de la coloration chimique.
- 10:41Le couleur est basé à côté de Tours,
- 10:42à Rochecorbon,
- 10:43juste à côté de Tours,
- 10:44au nord de Tours.
- 10:45D'accord.
- 10:46Et vous avez combien de salons aujourd'hui ?
- 10:48Aujourd'hui,
- 10:48on a à peu près 500 salons.
- 10:50Et en France,
- 10:50où vous allez aussi ?
- 10:52Non,
- 10:52on a commencé...
- 10:53Là,
- 10:55l'export démarre assez fort,
- 10:56donc on a des salons au Canada,
- 10:58au Québec.
- 10:59on a des salons aux Pays-Bas,
- 11:01les Pays-Bas ont très bien démarré,
- 11:03et puis là on est je ne veux pas pour des raisons de confidentialité vous dire où on explore,
- 11:08mais on a très bientôt d'autres ouvertures dans d'autres pays qui vont intervenir D'accord,
- 11:13ok,
- 11:13d'accord et alors c'est combien de personnes aujourd'hui qui travaillent chez Terre de Couleur ?
- 11:18On est une quinzaine de personnes entre agent-co agent-co,
- 11:24commerciaux recherche et développement parce qu'en fait
- 11:27On a vraiment le cœur de Terre de Couleur,
- 11:29vous l'avez compris,
- 11:30c'est d'abord la recherche et le développement.
- 11:32C'est Rémi,
- 11:32mais c'est aussi Héloïse qui est une chercheuse très jeune,
- 11:37mais très très douée.
- 11:38Et c'est la possibilité qu'a Rémi de connecter avec énormément d'acteurs partenaires,
- 11:43tels que le CNRS d'Orléans,
- 11:45tels que l'Université d'Orléans qui s'occupe de l'extraction végétale,
- 11:49tels que le laboratoire BioEC qui est un laboratoire de mesures d'efficacité cosmétique.
- 11:55En fait,
- 11:55moi,
- 11:55ce qui m'a plu dans Terre de Couleur,
- 11:57c'est la raison pour laquelle j'ai souhaité investir personnellement.
- 11:59C'est qu'en fait,
- 12:00toutes les marques de végétal,
- 12:02je ne veux pas du tout jeter la pierre au concurrent,
- 12:05ce n'est pas le but,
- 12:05mais toutes les marques qui se disent naturelles,
- 12:08je dirais que d'abord,
- 12:09il y a beaucoup de greenwashing quand même.
- 12:11Et puis même quand ce n'est pas du greenwashing,
- 12:14en fait,
- 12:14très souvent,
- 12:15je dirais,
- 12:15on n'est pas sur la notion d'efficacité.
- 12:17Ce n'est pas la valeur cardinale,
- 12:18l'efficacité.
- 12:19C'est d'abord,
- 12:20ça ne fait pas de mal.
- 12:22C'est l'inocuité.
- 12:23L'inocuité,
- 12:23c'est une valeur très importante pour nous.
- 12:25C'est d'abord ne pas nuire.
- 12:26C'est vraiment quelque chose,
- 12:27quand on traite les gens qui ont un cancer,
- 12:29c'est clair que c'est la valeur principale.
- 12:32Mais c'est souvent,
- 12:33bon,
- 12:33ça ne fait pas de mal,
- 12:34ça sent bon,
- 12:35on a peut-être moins d'allergies.
- 12:37Mais franchement,
- 12:38pour avoir un vrai beau résultat qui se voit,
- 12:40il n'y a rien de tel que la bonne vieille chimie.
- 12:42Il y a comme ça un peu dans la tête des gens.
- 12:44Ou même pour un vrai traitement qui marche,
- 12:46c'est vraiment la chimie.
- 12:47Et en fait,
- 12:48ce qui m'a vraiment intéressé dans la marque,
- 12:49c'est qu'on avait des résultats prouvés en laboratoire indépendant des études cliniques qui montraient l'efficacité des produits,
- 12:55particulièrement les soins.
- 12:57les soins à l'argile.
- 13:00D'où l'intérêt,
- 13:01d'ailleurs,
- 13:02je pense qu'un des gros vecteurs de croissance de la marque aujourd'hui,
- 13:05c'est qu'en fait,
- 13:06la marque Terre de Couleur a été choisie pour un financement public.
- 13:11Donc,
- 13:11comme je vous le disais,
- 13:12en collaboration avec le CNRS,
- 13:14l'Université d'Orléans et le Laboratoire d'Efficacité Cosmétique Bio-EC en région parisienne,
- 13:19pour créer un consortium de recherche autour de l'eau,
- 13:23autour de l'eau dans les cosmétiques.
- 13:26L'eau de l'eau cosmétique souvent c'est considéré comme un excipient,
- 13:29c'est jamais considéré comme un ingrédient.
- 13:31Or,
- 13:32je dirais la valeur,
- 13:34la grande trouvaille de Rémy,
- 13:36ça a quand même été de trouver qu'en prêtant l'eau d'une certaine manière,
- 13:39au-delà du filtrage que font les grands groupes cosmétiques,
- 13:43on pouvait lui conférer des propriétés absolument incroyables qu'on découvre tous les jours.
- 13:50qu'on a découvert de façon intuitive,
- 13:51empirique,
- 13:52et qui aujourd'hui,
- 13:53c'est justement grâce aux instruments de mesure du CNRS de montrer comment,
- 13:56en association avec des huiles essentielles,
- 13:59des argiles ou des plantes,
- 14:02comment on peut arriver à créer des cocktails d'ingrédients,
- 14:04des recettes qui ont une espèce de synergie,
- 14:06en fait,
- 14:07grâce à cette eau qui est transformée.
- 14:09Et on est le premier dépôt de brevet,
- 14:10justement,
- 14:11de cette machine qui transforme les propriétés physiques de l'eau.
- 14:14On ne touche pas à la chimie,
- 14:15c'est H2O.
- 14:16Par contre,
- 14:17on change certaines...
- 14:18propriété de l'eau pour qu'elle interagisse différemment dans les ingrédients.
- 14:22Et avoir des performances tout à fait étonnantes dans les soins et la coloration aussi.
- 14:27Et alors j'ai une question,
- 14:28je vois que vous vous entourez vraiment de labos indépendants,
- 14:31de CNRS,
- 14:32de cautions qui montrent vraiment la véracité,
- 14:36ce n'est pas des allégations,
- 14:37c'est des preuves scientifiques.
- 14:39Est-ce que c'est nécessaire aujourd'hui pour convaincre ?
- 14:42En fait,
- 14:42qui il faut convaincre aujourd'hui pour qu'il y ait plus de coloration capillaire végétale,
- 14:47ici en France et ailleurs ?
- 14:49En fait,
- 14:49je pense que ça passe naturellement par les consommatrices parce qu'elles y viennent naturellement.
- 14:54Donc je dirais qu'il y a une tendance assez naturelle pour les consommatrices.
- 14:58Après,
- 14:58je pense que c'est des gens comme vous qui font un travail de fourmis,
- 15:01qui effectivement expliquent la différence entre les deux.
- 15:05Et je pense que ça viendra beaucoup par les coiffeurs.
- 15:08Pour ça,
- 15:08je crois énormément au canal coiffeur.
- 15:10parce que je crois que c'est d'une certaine façon d'un côté c'est le canin le plus difficile à convaincre parce qu'ils ont tous grandi à la sauce L'Oréal ou Véla ou Schwarzkopf les CAP aujourd'hui de coiffure c'est essentiellement des CAP où on apprend la coloration chimique on n'apprend pas du tout le végétal donc on est en train de convaincre d'ailleurs c'est les CFR les centres de formation qui viennent plutôt nous chercher en disant moi je voudrais bien créer un milieu de coloration végétale parce que j'ai des jeunes qui
- 15:35veulent rentrer sur le marché mais ils ne veulent pas
- 15:39Donc qu'est-ce que je fais ?
- 15:39Donc on crée des modules avec certains CFA,
- 15:41mais c'est là aussi un travail de fourmi,
- 15:42c'est un par un.
- 15:43Donc voilà,
- 15:44je pense que ça passe par les coiffeurs,
- 15:45parce que eux,
- 15:46très souvent,
- 15:46il y a une réticence,
- 15:47ils ont peur de changer les habitudes.
- 15:49Mais je comprends tout à fait,
- 15:50parce que,
- 15:51vous savez,
- 15:52quand on achète un produit en supermarché,
- 15:54Eh bien,
- 15:55si la consommatrice n'est pas contente,
- 15:56il s'écoule l'aps de temps où elle va revenir chez elle,
- 15:59essayer le produit,
- 15:59elle va revenir pas contente,
- 16:00mais en attendant de se préparer.
- 16:02Quand vous appliquez une coloration végétale sur quelqu'un,
- 16:06c'est en live,
- 16:07c'est en direct,
- 16:07elle vous dit ben écoutez,
- 16:08là vraiment ça va pas du tout Donc le coiffeur,
- 16:11il a peur de se risquer,
- 16:13je comprends très très bien pourquoi,
- 16:14c'est vraiment l'histoire,
- 16:15ça en direct.
- 16:16Donc il y a vraiment un besoin de lui apporter de la sécurité.
- 16:19Donc les habitudes de la chimie,
- 16:21c'est 35 minutes de temps de pause,
- 16:24on applique ça,
- 16:24ça donne ça,
- 16:25même s'il y a aussi beaucoup de surprises entre nous.
- 16:27En coloration chimique,
- 16:28quelquefois,
- 16:28on a des trucs qui se passent pas prévus,
- 16:30donc c'est pas aussi certain que ça.
- 16:33Mais le végétal,
- 16:34en fait,
- 16:35il y a une image aussi qui n'était pas très bonne au départ.
- 16:38Je pense que ce qui est intéressant,
- 16:40c'est que c'est né il y a maintenant une petite vingtaine d'années,
- 16:44le végétal.
- 16:45Oui,
- 16:45une vingtaine d'années.
- 16:47Au début,
- 16:47c'était beaucoup d'essais-erreurs,
- 16:48en fait.
- 16:50Au départ,
- 16:51le végétal,
- 16:51on broyait les pigments à 300-500 microns.
- 16:55c'était de la grosse poudre,
- 16:57bien grossière,
- 16:59ça tombait par terre en paquet,
- 17:00c'était difficile à appliquer,
- 17:02donc ce n'était pas forcément très facile,
- 17:05pas agréable pour le coiffeur,
- 17:08des résultats un peu inégaux pour la consommatrice,
- 17:10et c'est vraiment un marché qui a grandi avec le coiffeur,
- 17:14déjà dans les concurrents qu'on a,
- 17:15nous on est un peu à part parce qu'on est vraiment labo de recherche,
- 17:19mais nos concurrents,
- 17:20et avec le plus grand respect pour ce qu'ils ont fait,
- 17:22ce sont principalement des coiffeurs.
- 17:24Christian Roche c'est un coiffeur,
- 17:25Couleur Gaia c'est des coiffeuses,
- 17:27il y a aussi l'Envolée des couleurs qui est un concurrent que vous connaissez peut-être,
- 17:31qui est aussi une coiffeuse,
- 17:32qui était clientèle de Couleur auparavant.
- 17:34Donc c'est des gens qui ont fait énormément d'essais.
- 17:38en important des plantes,
- 17:39en faisant des mélanges.
- 17:41Et en fait,
- 17:42ça s'est beaucoup amélioré grâce à ces essais et erreurs.
- 17:44On a appris depuis à broyer différemment,
- 17:47à passer non seulement du broyat grossier à la micronisation,
- 17:51on passe à 30-70 microns,
- 17:53et là on a une adhérence.
- 17:58bien meilleures sur le cheveu,
- 18:00on a des valeurs d'usage qui sont bien meilleures,
- 18:02et que si on a un résultat qui est bien supérieur.
- 18:04Donc tout ça a progressé,
- 18:06on a appris à faire des mélanges,
- 18:07on a appris à ajuster.
- 18:08Et donc la coloration végétale,
- 18:10aujourd'hui,
- 18:10elle a peut-être l'image encore d'il y a une vingtaine,
- 18:13trentaine d'années,
- 18:14où le hainé,
- 18:16on parlait du hainé,
- 18:17il y a encore beaucoup de coiffeurs qui disent oui,
- 18:18c'est du hainé
- 18:19Le hainé,
- 18:19c'est une plante sur la vingtaine qu'on peut utiliser.
- 18:22Donc c'est une seule plante.
- 18:24Et le henné,
- 18:24il y a une vingtaine,
- 18:25trentaine d'années,
- 18:26il était souvent vendu avec des selles métalliques.
- 18:29Et c'était impossible avec du henné de mettre de la chimie derrière,
- 18:32des mèches ou de la permanente parce que les cheveux cassaient.
- 18:34Non pas à cause du henné,
- 18:35mais à cause des selles métalliques.
- 18:37Donc le hainé était une espèce de truc complètement en prohibition totale dans les salons de coiffeurs qui faisaient de la chimie.
- 18:43Maintenant qu'on fait du hainé pure plante,
- 18:45il n'y a plus aucun souci.
- 18:46Au contraire,
- 18:46le végéta se marie très bien après des services techniques tels que les mèches ou la permanente,
- 18:52par exemple.
- 18:54Je pense que c'est par le coiffeur qu'on va arriver à convaincre davantage.
- 18:58C'est lui qui va convaincre la consommatrice.
- 19:00Est-ce qu'il n'y a pas une forme ?
- 19:02Ma question va paraître naïve,
- 19:03mais c'est fait exprès.
- 19:05Est-ce qu'il n'y a pas une forme de lobby de ces marques qui,
- 19:07oui,
- 19:08sont dans les centres de formation,
- 19:10sont partout,
- 19:11sont présents partout,
- 19:12tout le temps ?
- 19:14En fait,
- 19:14ils sont même dans les supermarchés,
- 19:15on les retrouve vraiment.
- 19:17C'est aussi ça.
- 19:19Il y a les géants et il y a la couleur végétale qui essaye d'émerger.
- 19:23Il y a des preuves.
- 19:24Donc,
- 19:24à chaque fois,
- 19:24je vois dans les acteurs de la couleur végétale,
- 19:26il y a beaucoup de gens qui font des preuves de la recherche,
- 19:29etc.
- 19:30Mais je me dis...
- 19:31est-ce qu'en fait il n'y a pas un gros poids lourd qu'il faudrait soit bouger soit qu'est-ce qu'on peut faire en fait oui en fait je pense que c'est vrai qu'ils ont quand même beaucoup évolué on va être tout à fait honnête là-dessus ils
- 19:45ont lancé leur premier regard pour les salons de coiffure une marque qui était sincèrement des ingrédients naturels c'était pas de la coloration mais c'était du soin il y avait un véritable effort de coller déjà cette tendance qui montait du vert voilà mais c'est
- 20:00je dirais qu'il y avait déjà peut-être à l'époque il y avait moins de sourcing,
- 20:04il y avait moins de choix d'ingrédients il y avait un savoir-faire qui était naissant tout simplement une culture
- 20:10dans des groupes comme ça,
- 20:11qui est vraiment une culture de la pétrochimie qui vient de décennies de pratiques différentes.
- 20:17Donc même avec la plus grande sincérité,
- 20:19je pense qu'il n'y a pas forcément les connexions qu'ils peuvent avoir avec les bons acteurs,
- 20:22avec les gens qui essayent.
- 20:24Il y a toujours un peu les mêmes canaux.
- 20:25Il y a cette culture qui se dit,
- 20:27un peu comme je vous le disais,
- 20:28ce qui marche,
- 20:29c'est quand même la chimie.
- 20:30Quand vous avez une grosse maladie,
- 20:31on va prendre un truc qui vient des labos,
- 20:35on ne va pas danser autour du feu.
- 20:37En gros,
- 20:37c'est...
- 20:38Il y a un peu cette culture très sceptique par rapport à tout ce qui vient de la nature.
- 20:42Après,
- 20:42je pense qu'ils ont vraiment essayé d'évoluer,
- 20:44mais je pense que ce qui leur a manqué dans l'histoire,
- 20:46c'est qu'il y avait trois plantes,
- 20:47il y avait trois plantes,
- 20:49et pas 20 ni 15,
- 20:51et le coiffeur devait lui-même faire ses mélanges,
- 20:53avec cette idée que si le coiffeur fait ses mélanges,
- 20:56le coiffeur,
- 20:57en fait,
- 20:57il adore bricoler,
- 20:58donc comme il adore bricoler,
- 20:59on va lui laisser faire ses mélanges lui-même.
- 21:01Sauf que c'était sur zéro énormément,
- 21:03donc il ne faut vraiment pas se planter dans les pesées.
- 21:06Et puis on n'avait pas du tout une variété de ton et de reflets qui était suffisante.
- 21:11C'était marbre,
- 21:12ouais.
- 21:13On faisait des marrons plus ou moins clairs,
- 21:15mais pas vraiment.
- 21:16Il y a une infinie subtilité de reflets qu'on peut avoir avec le végétal qui est juste magnifique.
- 21:20Et il n'y avait pas du tout ça qui était capté.
- 21:22Donc,
- 21:23source d'erreur,
- 21:25des temps de pause assez longs,
- 21:26que des marrons.
- 21:28Je pense qu'ils n'ont pris pas forcément un avis par le bambou.
- 21:30Et surtout,
- 21:31ils n'ont pas vraiment… Je n'ai pas l'impression que je me trompe.
- 21:34Ce n'est pas des croisseurs.
- 21:36Pour vraiment justement avoir ce savoir-faire qui permet d'arriver à des recettes qui fonctionnent.
- 21:41C'est beaucoup de boulot.
- 21:42C'est des années de boulot.
- 21:43Est-ce que toutes ces marques… Et est-ce que du coup…
- 21:46Est-ce que ces marques,
- 21:46du coup,
- 21:47vous pensez qu'elles travaillent encore à sortir du végétal ou c'est quelque chose qui se fera pas ?
- 21:54Est-ce qu'elles ont un intérêt ?
- 21:56Je pense qu'elles vont y venir tôt ou tard,
- 21:57elles vont y revenir tôt ou tard pour une raison simple à mon avis,
- 22:01qui est que quand vous faites rentrer une coloration végétale dans un salon qui le pratique correctement,
- 22:07petit à petit,
- 22:07la coloration chimique,
- 22:08elle disparaît.
- 22:09Nous,
- 22:11nos plus gros clients,
- 22:12je veux dire...
- 22:13Mon client numéro 1 qui se trouve à Arles,
- 22:16il y a 7 ans c'était 80% de chimie et 20% de végétal.
- 22:20Aujourd'hui c'est 99,9% de végétal.
- 22:24voilà elle est très pratique très très bien oui voilà elle est en météo voilà et est-ce que la demande globale des clientes augmente ?
- 22:36la demande augmente c'est pour ça que les coiffeurs viennent nous chercher j'ai une cliente qui dit je veux du végétal donnez-moi une marque qu'est-ce que je fais parce que sinon je vais voir ailleurs donc oui est-ce qu'il n'y a pas aussi une cible notamment les femmes enceintes qui pendant je pense que pendant la grossesse c'est
- 22:52pas recommandé de faire des colorations moi
- 22:54synthétique ?
- 22:55Est-ce que ce n'est pas aussi un passage où la cliente passe à la végétale ?
- 23:00Le masque dont je vous parlais,
- 23:01vous savez le masque blanc qui permet de détoxiner les métaux lourds pour les femmes qui étaient en traitement ?
- 23:09C'est typiquement un produit qu'on utilise également pour les femmes enceintes et elles font des colorations végétales après.
- 23:14Oui,
- 23:14absolument.
- 23:15C'est aussi un moment où on bascule très souvent.
- 23:19d'accord alors je vous fais pas la question la différence entre la coloration végétale synthétique et naturelle parce qu'on l'a vu et je voudrais aborder d'autres questions avec vous selon vous qu'est-ce qui peut faire qu'on
- 23:33accélère la transition du synthétique au végétal ouais alors en fait nous le challenge pour nous c'est vraiment de convaincre les coiffeurs et convaincre les coiffeurs qui font de la chimie
- 23:44et on a justement on a vraiment essayé de créer ces ponts entre les deux parce que en fait il y a une quinzaine d'années il y a un petit peu le ghetto des gens qui font du végétal un peu babacool et puis les gens sérieux très business un peu ennuyeux de la chimie et c'est deux mondes qui ne se parlaient pas du tout aujourd'hui
- 24:00comme les salons qui font de la chimie voient vraiment arriver des femmes qui leur demandent des services du végétal ils sont obligés d'y aller mais du coup il faut essayer de les rassurer de leur montrer qu'on peut faire des choses très simples avec le végétal au moins pour mettre un pied dedans
- 24:12pour exercer son œil.
- 24:15Et après,
- 24:15on peut monter en technicité comme un coiffeur chimique.
- 24:19Ce n'est pas plus difficile.
- 24:20En fait,
- 24:20le premier service en salon de coiffure que beaucoup de salons font,
- 24:24à part quelques salons qui sont en végétal de façon très,
- 24:27très,
- 24:27je dirais,
- 24:28extrême,
- 24:30c'est le service des mèches et balayages.
- 24:32Les méchés balayages,
- 24:33aujourd'hui,
- 24:34ce n'est pas forcément avec des poudres volatiles,
- 24:38c'est devenu un petit peu moins embêtant pour le coiffeur,
- 24:40même si vous lui mettez un masque.
- 24:42Mais en fait,
- 24:42les salons ont beaucoup de mal à renoncer à ce service,
- 24:45parce que c'est un service extrêmement lucratif pour eux.
- 24:47C'est assez peu de matières premières,
- 24:49c'est beaucoup de savoir-faire,
- 24:50beaucoup de côté artistique très personnalisé.
- 24:54C'est un service que la clientèle ne peut pas se faire en supermarché.
- 24:57quand elles achètent dans le supermarché,
- 24:58donc c'est très professionnel et ça leur apporte quand même une belle rentabilité.
- 25:03Donc c'est le service incontournable,
- 25:04qu'on fait aux jeunes avant qu'elles aient des feux blancs aussi par exemple.
- 25:08Donc en fait,
- 25:08ce que font souvent les salons,
- 25:11c'est qu'une fois qu'on a fait des mèches et balayages,
- 25:13on met ce qu'on appelle une patine derrière.
- 25:16une coloration ton sur ton,
- 25:18le plus souvent chimique,
- 25:19pour colorer légèrement en doré,
- 25:21ou pour enlever le faux reflet rouge,
- 25:23pour enlever le faux reflet jaune,
- 25:25pour le rendre un peu plus neutre,
- 25:28pour protéger.
- 25:29Et donc ça,
- 25:29en fait,
- 25:30ça veut dire qu'après la chimie de la poudre décolorante ou de la pâte décolorante,
- 25:35on rajoute encore de la chimie avec une patine.
- 25:37et en fait ce que nous on a découvert et ce qu'on a vraiment mis au point c'est de faire ça avec du végétal faire des patines avec du végétal il n'y a que des avantages c'est plus rapide ou aussi rapide en
- 25:53fonction des nuances que la chimie
- 25:57Non seulement ça ne va pas oxyder le cheveu une autre fois,
- 25:59mais au contraire,
- 26:01comme on travaille en gainage,
- 26:02vous avez dû entendre parler de la façon dont ça fonctionnait,
- 26:04c'est du gainage la coloration végétale,
- 26:05on n'est pas dans le cheveu.
- 26:06Donc on gaine,
- 26:07on protège,
- 26:08on protège les mèches,
- 26:09on évite qu'elles se sensibilisent.
- 26:12Le pire pour une femme qui fait des mèches,
- 26:13qui veut devenir blonde,
- 26:15c'est qu'au bout de six semaines,
- 26:17comme le cheveu a été vraiment ouvert,
- 26:20les écailles ont été ouvertes et bien les mèches deviennent jaunes et il n'y a pas pire que des mèches qui deviennent jaunasses
- 26:27C'est pour ça que les femmes adorent le côté polaire,
- 26:31glacé,
- 26:32quand elles veulent devenir blondes.
- 26:33Et ce n'est pas le cas de toutes.
- 26:36Je ne pense pas que vous devez devenir polaire,
- 26:37en tout cas quand je vois votre look,
- 26:38je ne pense pas que ça soit votre cas.
- 26:40Il y a pas mal de femmes qui veulent le faire.
- 26:43Et donc en fait,
- 26:44l'intérêt avec les patines,
- 26:46c'est que justement,
- 26:47comme on va faire un gainage,
- 26:48on va éviter ce côté jaunâtre.
- 26:50Voil��.
- 26:51après et en plus c'est très rentable pour le coiffeur c'est d'abord du savoir-faire mais c'est quelque chose qui est moins cher que de faire une patine une patine chimique d'accord,
- 27:03en gros vous avez une gamme de combien de teintes un peu pour donner un ordre ?
- 27:0719 et en fait on a une grande expertise sur les blonds notamment justement qui nous permet dans les patines on a 8 nuances de blonds
- 27:19ce qui nous permet d'être du blond cendré au blond plus chaud,
- 27:22au blond foncé,
- 27:24avoir des nuances très subtiles.
- 27:26Et surtout,
- 27:27l'intérêt,
- 27:27c'est que nous,
- 27:28on a un protocole qui est un petit peu différent de ce que peuvent faire la plupart des marques végétales,
- 27:35avec tout le respect que je leur dois,
- 27:36qui ont tout à fait développé le marché.
- 27:39Mais en fait,
- 27:41nous,
- 27:41on a ces soins à l'argile qu'on recommande d'appliquer avant la coloration végétale.
- 27:46et donc ça a le double intérêt d'enlever les polluants les résidus de coloration chimique et tout ce qui pourrait être aussi les résidus de soins chimiques comme du silicone qui vont empêcher un peu l'adhérence de la coloration donc un,
- 27:59on permet une meilleure accroche et surtout,
- 28:01comme on a vraiment purifié le cheveu on peut se permettre d'utiliser en fait dans les mélanges de coloration végétale en fait beaucoup moins de plantes indigotier
- 28:12parce que l'indigo en fait c'est ce qui souvent va permettre de couvrir beaucoup d'avoir la couverture,
- 28:17d'avoir l'opacité l'inconvénient c'est que en fait l'indigo c'est vert,
- 28:23c'est bleu vert donc ça va neutraliser le hainé pour faire un marron ça va aussi apporter la petite touche de couverture pour un blond par contre quand il y en a une certaine dose après vous ne pouvez plus faire de mèche et balayage du tout
- 28:34donc souvent pour le coiffeur qui fait de la chimie il se dit oula si je me mets au végétal c'est un chemin sans retour je pourrais plus vendre de service mèche à ma consommatrice alors en fait avec tous nos blonds,
- 28:43avec toutes nos nuances en fait hormis les bases très foncées qui ont une forte dose d'indigo on peut vraiment faire des mèches derrière pour le coiffeur sans aucun problème grâce au fait qu'on a cette détox qui vient avant et que l'équilibre des plantes dans nos nuances est un peu différent
- 28:58d'accord et alors vous avez parlé d'une vingtaine de plantes est-ce que,
- 29:02alors on a beaucoup d'auditeurs passionnés de plantes je vous le dis est-ce que vous pourriez les balayer comme ça nous en donner quelques unes
- 29:09Oui,
- 29:09on a des indigotiers,
- 29:11on a deux types d'indigo,
- 29:13l'indigo qui est plutôt bleu qui vient d'Inde,
- 29:16l'indigo plutôt vert qui vient d'Iran,
- 29:20on a de la matricaire,
- 29:23pour donner un côté blond très léger,
- 29:24la matricaire c'est un genre de camomille en fait,
- 29:28on a du quebracho,
- 29:29qui est un bois qui vient d'Argentine,
- 29:33du sud d'Amérique latine.
- 29:35que moi j'avais bien connu en Argentine pour faire des barbecues,
- 29:38mais ça sert aussi à faire de la coloration.
- 29:41On a de la rhubarbe,
- 29:42on a du roucou,
- 29:44roucou qui donne ce côté orange-rouge,
- 29:46du thé noir.
- 29:47Qu'est-ce que je pourrais vous dire encore ?
- 29:48L'amla,
- 29:49évidemment,
- 29:49c'est un incontournable pour donner le côté légèrement,
- 29:52pas assez subtil,
- 29:53mais pour nuancer les châtains et les bruns.
- 29:56Du campèche,
- 29:58pour le côté mauve,
- 29:59violacé.
- 30:00Le campeche,
- 30:01ce qui est intéressant,
- 30:01c'est qu'il apporte beaucoup de tonicité aussi à la peau.
- 30:04L'intérêt des plantes,
- 30:05c'est qu'il y a aussi l'aspect thérapeutique des plantes,
- 30:07pas seulement sur le cheveu,
- 30:08mais aussi,
- 30:09certains sont très intéressants pour la kératine,
- 30:11comme le curcuma par exemple.
- 30:13le curcuma qui donne ce côté blond très intense mais très jaune,
- 30:16très doré,
- 30:17il faut l'utiliser avec précaution,
- 30:19mais il a un côté nourrissant de la carotine qui est très intéressant,
- 30:22et d'autres ont aussi des vertus très intéressantes pour la peau elle-même,
- 30:26quand on l'applique sur le cuir chevelu,
- 30:28comme le campege qui apporte beaucoup de tonicité à la peau,
- 30:31évidemment le henné,
- 30:31donc on a trois types de henné,
- 30:33le henné cuivré qui vient d'Iran,
- 30:35le henné jaune qui vient d'Egypte,
- 30:38le henné orange qui vient du Maroc.
- 30:40qui a le côté protecteur gainant mais qui est surtout la base pour faire des colorations deux temps,
- 30:45pour une base comme la vôtre il faudrait faire un deux temps,
- 30:47donc une première couche de henné et une deuxième couche qui serait à forte teneur en indigo pour justement avoir cette belle couverture donc voilà ce que je peux passer comme plantes c'est les principales plantes utilisées,
- 30:59il y en a pas mal d'autres mais je pense que là ça se fait un peu dans le détail c'est des plantes qui viennent,
- 31:04bon rhubarbe je pense qu'on peut trouver chez nous sans problème mais c'est plus...
- 31:10Donc c'est plutôt des plantes d'ailleurs.
- 31:13Il n'y a donc pas la possibilité de faire,
- 31:16j'en sais rien,
- 31:16une filière coloration capillaire 100% française,
- 31:20parce que tout ça,
- 31:21on n'en trouve pas.
- 31:21Et le henné,
- 31:22sauf erreur,
- 31:23il n'y en a pas sur le territoire français.
- 31:26C'est quoi les défis en fait ?
- 31:28On va passer un peu sur l'environnement.
- 31:30C'est quoi les défis sur la couleur,
- 31:33la coloration capillaire ?
- 31:35Si ce n'est pas un sourcing plutôt français,
- 31:37vu qu'on voit bien que ce ne sont pas des essences qui touchent chez nous,
- 31:40c'est quoi vos défis de demain ?
- 31:42C'est quoi ?
- 31:42C'est l'emballage ?
- 31:44C'est le retraitement des os ?
- 31:46Parce qu'en salon de coiffure,
- 31:49ces traitements sont impliqués sur la cliente et ils repartent dans les canalisations.
- 31:54donc on a le même souci que pour la teinture végétale etc,
- 31:57c'est comment on fait attention à ce qu'on rejette,
- 31:59c'est quoi vos défis en gros que vous avez identifiés ?
- 32:02Alors déjà,
- 32:03si j'englobe un peu votre sujet en parlant des produits que l'on commercialise généralement,
- 32:08il y a aussi les soins à l'argile ça est totalement biodégradable,
- 32:11c'est-à-dire que ce qui va dans la canalisation il n'y a franchement pas de problème l'argile c'est un matériau qui est,
- 32:17une matière première qui est littéralement classée comme inépuisable c'est-à-dire qu'un champ d'argile ça va se produire en permanence
- 32:23On extrait de l'argile,
- 32:26la terre reproduit de l'argile en permanence,
- 32:27donc on n'a pas de souci d'approvisionnement pour ça.
- 32:32Pour la coloration végétale,
- 32:33c'est super intéressant le sujet que vous abordez,
- 32:35justement ça pousse en général dans des pays qui ne sont pas les nôtres,
- 32:38ce n'est pas le nôtre,
- 32:39ce n'est pas l'Europe.
- 32:41Et justement,
- 32:42nous ce qu'on a tenu à faire,
- 32:43c'est vraiment la décision de Rémi,
- 32:44il aurait pu partir sur autre chose.
- 32:46On a mis un petit peu de temps d'ailleurs nous,
- 32:49à voir notre coloration végétale telle qu'on la voulait,
- 32:51on a pris du temps.
- 32:53Pour une raison simple,
- 32:54c'est que la valeur super importante,
- 32:57comme on s'occupait de gens qui étaient au départ,
- 33:00les racines de la marque,
- 33:01c'est quand même les gens qui étaient en traitement lourd,
- 33:03à qui on pouvait donner absolument aucun type de toxines.
- 33:07En fait,
- 33:07le problème,
- 33:08c'est que quand on importe les plantes,
- 33:10généralement,
- 33:11elles sont déjà broyées.
- 33:14Ceux qui fournissent,
- 33:14les grands exportateurs de ces différents pays qui sont...
- 33:18l'Egypte,
- 33:19l'Inde,
- 33:20le Pakistan,
- 33:21le Yémen,
- 33:22le Maroc,
- 33:24tous ces petits gros producteurs de plantes,
- 33:28les exportateurs exportent la plante déjà broyée.
- 33:31En fait,
- 33:31en France,
- 33:32c'est essentiellement un mélange entre ces différents plantes qui est réalisé pour faire les recettes,
- 33:37ou alors c'est déjà mélangé sur place,
- 33:39c'est commercialisé,
- 33:40c'est expédié en France.
- 33:42Donc en fait,
- 33:43Rémi n'a pas du tout voulu rentrer sur cette logique-là.
- 33:47il s'est dit si on fait ça on n'a pas du tout le moyen de savoir ce qu'il y a dedans c'est extrêmement difficile de savoir il y a deux problèmes,
- 33:54il y a un problème d'abord de fraîcheur c'est à dire que quand vous avez des plantes qui arrivent en lot comme ça vous pouvez avoir un mélange entre un lot qui a quelques mois et un lot qui a 5 ans c'est impossible de le savoir donc premier problème,
- 34:07deuxième problème
- 34:09En fait,
- 34:09c'est comme moi,
- 34:10ce que la plante a été cultivée,
- 34:13c'est pas en fait.
- 34:14Donc ce qui se passe,
- 34:15c'est qu'en fait,
- 34:17il y a des labels.
- 34:18Attention,
- 34:18nous aussi,
- 34:19on a pris un label Ecoserve Cosmos,
- 34:21des colorations qui arrivent labellisées,
- 34:24même Ecoserve Bio.
- 34:26Et en fait,
- 34:27ÉcoCert,
- 34:28qu'on connaît bien,
- 34:28ou les labels,
- 34:29ils n'ont pas vraiment les moyens d'aller voir sur place et garantir que le paysan et qu'il cultive sans pesticides.
- 34:34C'est juste pas possible.
- 34:35Il le dit,
- 34:36ils sont très honnêtes,
- 34:36hein,
- 34:37voilà.
- 34:38Et je pense qu'un fournisseur a le moyen d'aller voir tous les champs dans lesquels il va aller voir comment ça va.
- 34:43Donc,
- 34:44tout ça,
- 34:44c'est du déclaratif,
- 34:45en fait.
- 34:46C'est basé sur du déclaratif.
- 34:48Il faut avoir des labels parce qu'aujourd'hui,
- 34:50c'est une réassurance pour la consommatrice,
- 34:52mais nous on sait que ce n'est pas suffisant.
- 34:54On n'était pas satisfait avec cette filière-là.
- 34:56Donc nous ce qu'on a décidé,
- 34:57et on est un peu les seuls à le faire,
- 35:00c'est d'importer les plantes entières.
- 35:04Donc elles viennent entières en France.
- 35:06Et je préfère là pas vous donner le nom de nos partenaires,
- 35:09parce que c'est bien à développer.
- 35:14Donc on a un partenaire qui importe les plantes et on a mis au point avec lui tout un cahier des charges pour sélectionner les plantes quand elles arrivent.
- 35:21Donc on va vérifier leur taux d'humidité et leur fraîcheur,
- 35:24donc on connaît le temps du lot en fait,
- 35:26combien de temps a le lot.
- 35:28on va également vérifier leur teneur en métaux lourds et c'est là qu'on peut savoir s'il y a des pesticides ou pas en fait c'est le seul moyen de savoir si la plante est saine et une fois qu'on a fait ça et bien ça passe il y a
- 35:42une fois où Rémi a carrément renvoyé sur place un container complet d'indigotier on a été en rupture mais on n'avait pas le choix c'était essentiel
- 35:57cas pour nous et donc une fois que ces plantes passent le filtre de ces analyses chez notre partenaire à ce moment là on va les broyer comme je vous disais à 300-500 microns ensuite
- 36:14on les envoie à un autre prestataire qui va microniser les plantes
- 36:18Il n'y en a pas 50 en France d'ailleurs,
- 36:20et il va les passer suivant les plantes,
- 36:21entre 30 et 70 microns,
- 36:23un peu plus parfois.
- 36:24Et l'intérêt aussi c'est que nous on peut vraiment maîtriser notre micronisation,
- 36:27c'est-à-dire que comme c'est nous qui le faisons en France,
- 36:29c'est notre partenaire,
- 36:30de vraiment avoir la poudre qu'on veut,
- 36:33et en fait d'avoir une poudre très fine c'est un avantage pour le coiffeur,
- 36:35parce que vraiment quand il mélange,
- 36:37il va avoir une crème super sympa à la poudre,
- 36:39donc c'est un plus.
- 36:40D'accord,
- 36:40d'accord.
- 36:41Et ensuite,
- 36:42on emmène,
- 36:44la dernière étape,
- 36:44c'est de faire conditionner ces colorations dans une entreprise adaptée où travaillent les gens en situation de handicap.
- 36:51C'est un travail qui est assez faisable par une large population.
- 36:55Une fois que c'est conditionné,
- 36:57on fait rentrer en forme.
- 36:58En fait,
- 36:58nous,
- 36:58c'est plutôt une filière où on garantit la traçabilité.
- 37:03Donc voilà,
- 37:03c'est notre réponse.
- 37:04On a posé la question à notre importateur de plantes,
- 37:06mais pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas faire pousser des plantes sectorielles en France
- 37:11Alors,
- 37:12il y a déjà un problème un peu écologique,
- 37:14c'est que ça serait forcément sous serre,
- 37:16donc tout ce que ça suppose.
- 37:18Mais il n'y a pas que ça,
- 37:18en fait.
- 37:19En fait,
- 37:19il nous dit,
- 37:20mais la terre a une grande importance.
- 37:23La nature de la terre,
- 37:23par exemple.
- 37:23Oui,
- 37:23le terroir.
- 37:24C'est parfaitement vulgaire.
- 37:25Oui,
- 37:25oui,
- 37:26oui.
- 37:26L'agro,
- 37:26ce qu'il y a dedans,
- 37:27voilà.
- 37:28Donc,
- 37:28on est en train de trouver des filières pour des nouvelles plantes,
- 37:31parce qu'il y a certaines plantes qui ne sont pas commercialisées autrement qu'en poudre.
- 37:34Donc,
- 37:34on est en train de trouver d'autres filières pour des gens qui veulent bien nous vendre des plantes entières.
- 37:38Sinon,
- 37:38on ne fait pas.
- 37:40Mais voilà,
- 37:41c'est vraiment plus sain.
- 37:43En fait,
- 37:44écologiquement,
- 37:45importer par bateau,
- 37:46par grand container,
- 37:47ce n'est pas un gros impact,
- 37:49c'est du bateau,
- 37:49ce n'est pas très gênant.
- 37:51Donc nous,
- 37:52ce qui est vraiment important,
- 37:53c'est plutôt d'avoir,
- 37:54de pouvoir revendiquer le fabriqué en France.
- 37:56D'ailleurs,
- 37:56on vient d'avoir l'autorisation par les douanes de pouvoir maintenant mettre des jolis drapeaux français sur nos colorations.
- 38:01On ne va pas se le faire.
- 38:03parce que c'est quand il y a une transformation fabriquée en France on est pas en train de raconter des bêtises on le fait vraiment et c'est super important pour nous parce qu'on a un public notre public vraiment de départ qui sont des gens on peut pas leur donner des choses qui sont certes labellisées peut-être labellisées mais pas forcément sans pesticides voilà
- 38:20et ce qu'il y a eu à votre connaissance des botanistes ou des chercheurs qui ont regardé s'il n'y avait pas des plantes qui pourraient faire l'affaire mais des plantes qui sont de notre coin enfin des plantes françaises ou en tout cas européennes qui pourraient faire qu'on rapproche un peu la
- 38:36filière parce que vous dites le bateau je suis d'accord avec vous c'est pas le pire mais on l'a vu pendant le Covid etc on est vachement dépendant d'ailleurs est-ce qu'il n'y a pas une réflexion aussi à engager bon vous voyez où je veux en venir parce que moi
- 38:50agronomiquement est-ce qu'il n'y a pas des gens qui cherchent certainement on a bien d'abord récemment le contact de quelqu'un qui effectivement est en France le contact pour il travaille plutôt sur le plan alimentaire
- 39:02mais un contact important pour savoir effectivement sur la cultivabilité des plantes en France c'est des choses sur lesquelles on travaille tout le temps
- 39:10mais aujourd'hui les plantes qui sont vraiment en Europe c'est la matricaire,
- 39:16la rhubarbe il y a beaucoup de plantes qui sont super intéressantes pour le textile je pense que vous le savez mieux que moi mais en fait on arrive plus facilement à faire adhérer des plantes sur des tissus que sur la kératine c'est plus compliqué sur la kératine donc voilà mais en fait au départ on s'inspire du textile et puis il y en a qui marchent et d'autres qui ne marchent pas mais
- 39:33aujourd'hui si on veut des plantes avec des reflets vraiment un peu intenses ça ne pousse pas ailleurs
- 39:39D'ailleurs que dans les pays...
- 39:42D'accord.
- 39:43Et alors,
- 39:46quelles autres grandes thématiques vous voulez embarquer ?
- 39:49Parce que du coup,
- 39:50on comprend bien,
- 39:52c'est un marché qui...
- 39:54qui augmente par les clients.
- 39:56Enfin,
- 39:56voilà,
- 39:56il y a des demandes de plus en plus importantes.
- 39:59Vous avez donc un sourcing,
- 40:01une traçabilité et des analyses qualité au top.
- 40:05Les clients,
- 40:05des partenaires qui vous,
- 40:07comment on va dire,
- 40:07donnent des gages de qualité.
- 40:09Le CNRS,
- 40:09vous avez cité plein de gens.
- 40:11Il y a la recherche,
- 40:11voilà,
- 40:12pour relocaliser un petit peu l'approvisionnement,
- 40:15on va dire.
- 40:15Il y a quoi comme autre défi que vous avez,
- 40:18vous ?
- 40:19Comme autre défi ?
- 40:20C'est un défi dont on a parlé,
- 40:21c'est d'abord l'éducation du marché et embarquer les coiffeurs avec nous.
- 40:26En fait,
- 40:26je pense qu'il y a un truc qui est super intéressant aujourd'hui,
- 40:29et moi qui ai bossé avec le circuit coiffure depuis très très longtemps,
- 40:32d'abord chez L'Oréal et ensuite chez Terre de Couleurs,
- 40:36c'est quand même un peu de réenchanter la profession.
- 40:39Parce qu'il y a beaucoup de coiffeurs qui sont aujourd'hui...
- 40:43il y a un peu le côté déjà ils se rendent compte quand même que manipuler des produits tels qu'ils manipulent pendant des années il y a quand même beaucoup de maladies professionnelles c'est quand même un des secteurs qui a le plus de maladies professionnelles tels que l'asthme,
- 40:54les rhinites,
- 40:55l'eczéma donc ça ils s'en rendent vraiment compte et donc ça gâche un peu le plaisir quand même et puis il y a aussi le fait que quand on manipule des produits tels que les soins à l'argile tels que la coloration végétale quand on rentre dans un salon qui travaille avec ça
- 41:10c'est d'autres odeurs,
- 41:11d'autres sensations.
- 41:14Et donc,
- 41:15on prend du plaisir à exercer son métier.
- 41:17Le fait d'appliquer un soin à l'argile,
- 41:19on va laisser poser 20 minutes,
- 41:21on prend son temps.
- 41:23Il y a un côté où ça vous allège complètement le cuir chevelu,
- 41:26ça enlève les toxines.
- 41:27Donc,
- 41:28c'est vraiment,
- 41:29le coiffeur redécouvre un peu la prise en charge d'une consommatrice.
- 41:32Il va l'accompagner,
- 41:33il sent qu'il lui fait du bien,
- 41:34elle sort,
- 41:35elle est contente.
- 41:36ça c'est on est aux antipodes du côté un peu à la chaîne où on fait notre coloration en une demi-heure et puis ciao donc c'est en fait on est ravis de voir que ceux qui bossent vraiment avec nous bien et qui sont contents c'est les gens qui sont juste qui est ravi voilà et
- 41:52c'est contagieux ils sont contents ils en parlent autour d'eux et voilà ils aiment à nouveau leur métier et ça je trouve que c'est assez très gratifiant c'est très sympa c'est le défi c'est d'arriver à passer un peu à passer ce mot et rendre tout ça contagieux
- 42:06J'ai vu sur votre site que vous faisiez des formations présentielles ou numériques.
- 42:14J'ai trouvé ça intéressant d'avoir aussi la possibilité de se former à distance.
- 42:18J'ai vu qu'il y avait des sujets,
- 42:20je ne comprends même pas,
- 42:21de coloration,
- 42:23je ne comprends pas les termes,
- 42:25et j'ai vu qu'il y avait en trois niveaux la formation à la coloration capillaire végétale.
- 42:30pour les débutants,
- 42:32en gros,
- 42:32c'est pour vraiment accompagner les coiffeurs et leur montrer que ça va être un accompagnement pas à pas.
- 42:37J'ai trouvé bien la forme numérique parce que je pense qu'il y a un gros frein dans tous les domaines,
- 42:43c'est de devoir se déplacer pour une formation ou de devoir prendre du temps.
- 42:48J'ai trouvé ça top pour le moyen.
- 42:50Il y a beaucoup de choses qu'on peut transmettre par le...
- 42:54par le numérique par contre ça rien ne remplace le contact humain et le fait qu'on puisse voir un modèle appliqué sur quelqu'un l'appliquer sur soi-même c'est quand même assez irremplaçable mais en tout cas pour communiquer les techniques de base c'est tout à fait faisable de façon digitale alors
- 43:11on arrive globalement à la fin des questions que j'avais à vous poser mais est-ce qu'il y a un sujet que vous voulez aborder que je n'ai pas que je ne vous ai pas posé ou que je n'ai pas amené
- 43:21Est-ce qu'il y avait un sujet ?
- 43:24Non,
- 43:25je pense qu'on a balayé assez largement.
- 43:30Il y a quelque chose qui me semble important,
- 43:32qui me semble super source d'optimisme,
- 43:35c'est que moi qui viens de l'autre côté de ce monde de la chimie,
- 43:42on considérait un peu que finalement,
- 43:47rendre les femmes belles,
- 43:48c'était,
- 43:49je dirais,
- 43:52il y avait une contrepartie qui est que certaines choses ne sont pas forcément bonnes pour la santé.
- 43:56Donc,
- 43:56il y avait un peu ce choix.
- 43:57Soit on va rester dans la santé et on n'a pas son résultat,
- 44:01soit on a son résultat,
- 44:02mais du coup,
- 44:03c'est au détriment de...
- 44:05Les femmes qui font de la coloration chimique pendant des années,
- 44:07elles ont le cuir chevelu qui est beaucoup plus clairsemé après 50,
- 44:1060 ans,
- 44:11ça te voit.
- 44:12Et donc il y avait un peu cette idée que c'était ou l'un ou l'autre.
- 44:15Et moi ce que j'ai découvert en fait,
- 44:17c'est que quand on pousse vraiment loin la recherche avec les plantes,
- 44:21et je pense qu'on est qu'au début de l'histoire,
- 44:22on découvre des trucs qui nous étonnent chaque fois plus,
- 44:25les plantes ou les éléments naturels comme l'argile,
- 44:29ou les huiles essentielles associées d'une certaine façon.
- 44:33on découvre qu'en fait,
- 44:34quand on pousse vraiment la science dans cette piste-là,
- 44:37la santé,
- 44:38finalement,
- 44:38la démarche santé peut donner des résultats encore beaucoup plus beaux que ce qu'était la chimie,
- 44:42finalement.
- 44:45Une belle coloration végétale avec une belle détox avant,
- 44:48ça brille beaucoup plus,
- 44:50ça respecte les différences naturelles,
- 44:52il n'y a pas ce côté uniforme,
- 44:54il y a un aspect vraiment cheveux sains qui est super sympa.
- 44:58Et donc,
- 44:58en fait,
- 44:59en étant sain,
- 45:00en étant naturel,
- 45:00on peut être beaucoup plus performant.
- 45:02qu'avec la chimie.
- 45:03Pour moi,
- 45:03c'était la vraie découverte.
- 45:05C'est ça qui rend vraiment le truc vraiment sympa.
- 45:07Je ne veux pas vous rendre optimiste.
- 45:10J'avais une question comme ça qui me passe par la tête.
- 45:12J'ai reçu hier sur le podcast les ocres de France,
- 45:17la société ocre de France.
- 45:19Parce qu'en fait,
- 45:19il y a beaucoup de gens qui me posent la question sur c'est quoi la différence entre un pigment végétal et un pigment minéral.
- 45:24Question complètement improvisée.
- 45:26Est-ce que vous avez déjà entendu parler de colorer les cheveux avec des pigments minéraux ?
- 45:31Alors en fait,
- 45:31on a des pigments minéraux qui sont dans nos soins à l'argile.
- 45:34Avec nos soins à l'argile,
- 45:35il y a 9 couleurs différentes,
- 45:37c'est pour ça qu'on s'appelle terre de couleurs d'ailleurs.
- 45:39Terre de couleurs,
- 45:40ce n'est pas la couleur de la coloration végétale,
- 45:41ce n'est pas le couleur des soins à l'argile.
- 45:44parce qu'on sait que la couleur communique par la longueur d'onde qu'elle transmet elle communique quelque chose on met une personne,
- 45:51même aveugle,
- 45:52dans une pièce jaune elle va ressortir différemment que si c'est une pièce bleue on commence à le savoir donc on utilise plutôt les pigments minéraux pour cet aspect un peu chroma influence sur l'organisme,
- 46:06sur la santé
- 46:07pas encore pour la coloration.
- 46:09C'est une piste ou pas du tout ?
- 46:11Ou ce n'est pas a priori une bonne idée ?
- 46:14Je ne peux pas vous répondre très honnêtement.
- 46:17Je pense que les labos ont dû l'essayer.
- 46:18Si ça avait été le cas,
- 46:19je pense qu'on l'aurait fait.
- 46:21Oui,
- 46:21que ce serait déjà fait.
- 46:22Ce serait déjà fait.
- 46:24ok super est-ce que vous avez quelqu'un à qui vous voulez passer le micro pour qu'on continue l'exploration de la coloration capillaire je pense que c'est intéressant c'est de passer le micro moi je pense par exemple à une personne coloriste
- 46:40végétale qui serait très intéressante d'un pas de louer c'est justement Sylvie du salon Arles qui est aussi notre formatrice de couleur oui carrément c'est vraiment quelqu'un qui a développé l'aspect artistique de la coloration végétale
- 46:54parce qu'en fait souvent le végéta c'est un peu ce qu'on disait il y a le côté il faut couvrir les cheveux blancs ou alors il ne faut pas faire de la chimie mais c'est un peu c'est un peu des besoins je dirais assez basiques et en fait très souvent on pensait que l'artistique c'était uniquement la chimie parce qu'on pouvait décolorer les cheveux parce qu'on pouvait faire des choses comme ça et
- 47:11elle a vraiment développé des techniques super intéressantes et a complètement sorti le végéta de son ghetto un petit peu couverture santé pour le mettre aussi dans l'artistique et là elle a plein de trucs à dire elle a vraiment bon bah génial et bah c'est
- 47:24c'est top franchement Christian un grand merci parce qu'on a encore exploré des nouvelles portes de la coloration capillaire en fait j'ai l'impression que c'est sans fin parce qu'à chaque fois je me dis j'espère qu'on ne va pas redire les mêmes choses et non on ne redit pas les mêmes choses donc c'est génial je vous remercie vraiment beaucoup
- 47:41et puis je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram ArtEcoVert A R T
- 47:47E C O V E R T pour y découvrir le nom des prochains invités je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale merci à tous
- 48:13Merci