Latest / Les invités de Radio des Ballons / Le musée de la Dennerie à Fresse/Moselle
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- Alain Chevrier est un habitant de Fresse maintenant, avant tu étais aussi à Saint-Maurice avec une entreprise, mais à Fresse, tu as monté un magnifique musée. Oui, j'ai monté un musée à bâtiments tout en l'ancienne, sur le terrain de mes parents, puisque je suis né à La Dénerie. J'ai grandi, j'ai passé toute ma jeunesse là-haut, donc l'idée m'est venue de récupérer et un jour de montrer tout ce matériel. C'était un boulot phénoménal, c'est pour ça que tu as demandé à ton ami Jean-Luc Nurdet de te donner un coup de main. Et toi Jean-Luc, comment es-tu rentré dans l'aventure ? Oui, parce qu'Alain a beaucoup de compétences dans beaucoup de domaines, surtout dans le bois, puisque c'est son métier premier. Et moi, un peu plus mécanique, puisque je suis un ancien TRW, donc on s'est bien rejoints, on s'est bien complétés jusqu'à présent. Il y avait une machine à vapeur à restaurer par exemple, j'ai restauré cette machine à vapeur. Et c'est comme ça qu'est né, au début du XXIème siècle, le musée de La Dénerie. Dans ce musée, Alain, que peuvent trouver les visiteurs ? Alors les visiteurs peuvent trouver tout du matériel et des outils de nos petites fermes vaugennes qui ont été récupérées et qui ont été remises en état. Jean-Luc a beaucoup aidé pour remettre en état aussi tout ce qui était plutôt métal. Donc on s'est complétés très bien, on a, je pense, récupéré le maximum de matériel qu'on pouvait trouver dans nos fermes, on les fait revivre. Et je pense que c'est une reconnaissance envers de nos anciens qui ont travaillé pendant plusieurs siècles avec le même matériel, qui n'avaient pour ainsi dire pas été, qui n'avaient pas innové, qui étaient restés encore, voilà. Et puis ils avaient l'esprit de récupérer, de transformer, de toujours essayer de récupérer et puis de refaire, donner une deuxième vie au matériel. Ça, c'était leur but. Tu parles un peu du petit, du gros matériel, mais il me semble aussi, ça parle un peu de mécanique, on demandait à Jean-Luc. Il me semble qu'il y a aussi une sorte de machine à vapeur dans le musée. Oui, effectivement, on a la chance d'avoir une machine à vapeur de 1890 qui appartenait au chemin de fer de l'Est, qui avait apparemment été équipée aux ateliers des Pernet. Cette machine à vapeur était en fait une pompe à vapeur qui était installée à la gare de Dijon, d'après ce qu'on sait, et qui servait à pomper l'eau de la nappe phréatique pour remplir les châteaux d'eau. Donc voilà, nous, on l'a détourné de sa fonction puisqu'avec cette machine à vapeur, on entraîne un eau fer qu'on fait fonctionner. Ah oui, un eau fer, ça c'est aussi du matériel d'avance, donc avant, le terroir, le patrimoine. Et Alain, j'imagine que tu n'as pas fini ? Disons que le but c'était d'avoir un eau fer pour faire des planches. Elle était destinée principalement à faire de la planche, planche d'un pouce. Donc ça faisait aussi partie de la vie paysanne. On n'était pas sur un cours d'eau, c'est pour ça, comme Jean-Luc l'a dit, c'était utile d'avoir une chaudière à vapeur pour entraîner tout ce mécanisme. Je pense que vous deux, vous n'avez pas fini. Certainement quelques petits projets d'aménagement, de choses qui vont arriver. Oui, on voudrait, alors on fait un tout petit bâtiment pour mettre un cri à cheville. Le cri à cheville, c'était l'ancêtre du cri de voiturier qui va être installé à côté du bâtiment principal du musée. Donc, on va pouvoir montrer comment on chargeait les chariots en se servant du cri à cheville. Il y a autre nouveauté qui va arriver, on est au XIème siècle, tout le monde dit qu'il ne faut plus boire d'alcool, mais dans le temps, il y avait quelque chose qui va revenir ici. Oui, effectivement, il y avait un alambic qui va venir ici. Bon, par contre, il ne faut pas rêver, on n'aura pas le droit de faire de la goutte, mais voilà, il y aura un alambic. Et puis bon, par contre, si jamais des fois un petit tuyau qui peut couler pour les amis, ça peut arriver aussi. C'est un alambic quand même d'une certaine période et d'une certaine forme, je crois. Ah oui, alors c'est un alambic, c'est le plus vieil alambic, le connu du moins, c'est les alambics à pipe. Donc, c'est un des plus vieux systèmes d'alambics. Maintenant qu'on a donné l'eau à la bouche aux touristes, aux habitants du secteur, c'est bien beau, mais ça se trouve où, le musée de la Dénnerie ? Et puis comment le visiter ? Alors, le musée de la Dénnerie se trouve à Fresse-sur-Moselle. Donc, la colline de Fresse, c'est une colline, une petite vallée. À l'époque, c'était que des paysans. Pour le trouver, il faut suivre le chalet de la Dénnerie. Donc, à l'entrée de la Dénnerie, vous avez un boeuf qui est sous un avant-toit. Et lui, c'est à cet endroit-là que vous avez le musée. Donc, vous pouvez téléphoner à 06 48 50 00 80. Et c'est des visites quand même un peu réglementées, non ? C'est pas des bus ? Oui, c'est maximum 20 personnes parce que le bâtiment est petit. Et puis, on est limité d'après les normes de ne pas dépasser 20. Et puis, pour faire une visite correcte, il ne faut pas être trop nombreux.