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Latest / Robert Werner lit les poètes

Hôtels, Guillaume Apollinaire

La chambre est veuve Chacun pour soi Présence neuve On paye au mois Le patron doute Payera-t-on Je tourne en route Comme un toton Le bruit des fiacres Mon voisin laid Qui fume un âcre Tabac anglais Ô La Vallière Qui boite et rit De mes prières Table de nuit Et tous ensemble Dans cet hôtel Savons la langue Comme à Babel Fermons nos portes À double tour Chacun apporte Son seul amour Guillaume Apollinaire, « Hôtels » Alcools, 1913

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