Latest / Parlons PMA / 57. Ostéopathie et fertilité : un accompagnement global avant et pendant la PMA
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- 0:00Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA,
- 0:03votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée.
- 0:07Je suis Lisa Journiac et j'accompagne les femmes pendant leur parcours de PMA.
- 0:11Grâce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching,
- 0:15j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés.
- 0:19Dans ce podcast,
- 0:20je vous propose des informations et des conseils à travers des témoignages de personnes ayant vécu ce parcours,
- 0:26d'interviews d'experts en fertilité et enfin
- 0:29d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements.
- 0:33Si tout cela vous intéresse,
- 0:34alors bienvenue.
- 0:35Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode.
- 0:40Et maintenant,
- 0:41c'est parti pour l'épisode du jour.
- 0:44Bonjour docteur Valérie Namer,
- 0:46merci beaucoup de venir aujourd'hui nous parler d'ostéopathie et de fertilité sur Parlons PMA.
- 0:52Bonjour Lisa,
- 0:53merci beaucoup de m'avoir proposé qu'on se rencontre à ce sujet.
- 0:57Donc,
- 0:58vous...
- 0:59Vous êtes médecin spécialisé en endocrinologie et en ostéopathie.
- 1:06Pour commencer,
- 1:07est-ce que vous pourriez nous expliquer un petit peu pourquoi vous êtes venue à vous intéresser à l'ostéopathie ?
- 1:14Au départ,
- 1:14je suis formée comme endocrinologue en France.
- 1:17Par la suite,
- 1:19j'ai voyagé et j'ai immigré au Canada au début des années 2000.
- 1:27Et j'ai rencontré l'ostéopathie,
- 1:29je me suis à nouveau formée et ça m'a permis de découvrir une façon différente d'accompagner les patients,
- 1:40une façon qui peut-être était plus alignée avec ma façon de voir la santé et d'être aux côtés et de participer aussi un peu plus à de la prévention,
- 1:53à de l'éducation,
- 1:54à de l'information.
- 1:57et donc ça a été le choix que j'ai fait plutôt que de retourner à valider des diplômes et rentrer dans un système de santé qui parfois peut ne pas nécessairement correspondre à la vision que j'avais de la médecine ou de l'accompagnement de
- 2:12patients donc je me suis dirigée vers l'ostéopathie et concernant particulièrement la santé de la femme c'est vrai qu'on a une clientèle qui est souvent assez féminine
- 2:26et en fait les femmes se sont présentées d'elles-mêmes à la fois pour des raisons qui étaient plus de l'ordre gynécologique mais aussi à un moment donné en se présentant en disant je voudrais commencer une
- 2:41grossesse et j'aimerais savoir ce qu'on peut faire en ostéopathie donc avec elles une information comme quoi l'accompagnement en ostéopathie et parallèlement,
- 2:52également en...
- 2:54en acupuncture aussi et en d'autres approches,
- 2:57pouvaient être utiles.
- 2:58Donc la demande est venue au départ des femmes.
- 3:01Et c'est vrai qu'en gynécologie,
- 3:04ce qu'on faisait en ostéopathie était beaucoup orienté sur des demandes qui tournaient autour de la douleur,
- 3:09la régularisation du cycle.
- 3:12Et en fait,
- 3:14dans ces consultations-là,
- 3:16les femmes ne disaient pas forcément qu'elles voulaient tomber enceintes,
- 3:18mais souvent,
- 3:19en fait,
- 3:19ça arrivait.
- 3:21C'est un petit peu cette rencontre circonstancienne entre des demandes de la part des femmes qui consultaient et des résultats sur la survenue de grossesse qui ont amené à la conclusion de tout le monde,
- 3:35mais surtout des femmes,
- 3:36de dire qu'en fait,
- 3:37l'ostéopathie,
- 3:38ça aide à tomber enceinte.
- 3:40Il n'y avait pas énormément d'éléments formels là-dessus et donc moi,
- 3:44je me suis mise à décortiquer un petit peu et d'aller plus en profondeur sur ce qui existait.
- 3:50dans les démarches en PMA et de faire un petit peu coïncider ces démarches-là dans l'objectif de pouvoir informer,
- 3:59soutenir et accompagner ces femmes,
- 4:01à la fois quand elles décidaient de tomber enceintes,
- 4:04mais également quand il y avait un processus de PMA qui pouvait être douloureux et complexe,
- 4:09et de faire en sorte qu'on raccourcissait,
- 4:12parce que c'est le souhait de toutes les femmes,
- 4:13le moment où le désir de grossesse arrive et le moment où elles tombent enceintes et elles ont leur bébé dans leurs bras.
- 4:20Et donc en développant une démarche un petit peu plus systématique,
- 4:23en restant très humble parce qu'il y a quand même une grande part de mystère à la survenue ou la non-survenue de certaines grossesses.
- 4:32Donc c'est dans cette démarche-là que j'ai vraiment essayé d'être beaucoup plus rigoureuse,
- 4:36d'aller colliger régulièrement ce qui est publié.
- 4:38Et en fait,
- 4:39il y a vraiment des milliers de publications en fertilité,
- 4:44de façon à avoir une démarche qui soit vraiment très factuelle,
- 4:48très honnête.
- 4:49et qui apporte vraiment,
- 4:51en tout cas,
- 4:52un meilleur confort et une meilleure expérience dans ce parcours vers la parentalité.
- 4:57Très bien.
- 4:58Et moi,
- 4:59j'ai beaucoup de mes auditrices qui ont entendu parler de l'ostopathie,
- 5:03mais finalement,
- 5:04qui ne savent pas bien ce que c'est.
- 5:05Alors,
- 5:05est-ce que vous pourriez nous expliquer simplement en quoi ça consiste exactement l'ostopathie ?
- 5:10Oui,
- 5:11l'ostéopathie,
- 5:12c'est une thérapie manuelle qui est née aux États-Unis il y a un peu plus de 150 ans et qui utilise une évaluation et des démarches aussi de traitement,
- 5:23de prise en charge,
- 5:24qui est exclusivement manuelle.
- 5:27Il y a une partie qui s'occupe du musculo-squelettique,
- 5:29qui va être plus proche de ce qu'on fait en chiropraxie,
- 5:33donc des manipulations qui peuvent être sur le bassin,
- 5:37en particulier pour la sphère gynécologique.
- 5:41et la fertilité sur le bassin,
- 5:45le coccyx,
- 5:46le sacrum,
- 5:46ça arrive après des traumatismes,
- 5:48on voit qu'il y a une circulation qui est un petit peu moins bonne,
- 5:51qu'il y a des mobilités au niveau articulaire qui sont moins bonnes,
- 5:56donc c'est ce genre de technique qu'on va utiliser.
- 6:00Il y a une partie qui est celle qui est la plus controversée,
- 6:02qui s'adresse à la sphère crânienne,
- 6:06crâne sacrée,
- 6:07Donc...
- 6:09qui est un petit peu plus subtil et sur lesquels il n'y a pas de consensus et en France beaucoup de détraction.
- 6:15Il y a d'autres pays où au contraire ils sont très axés là-dessus.
- 6:20Et puis une partie aussi de manipulation plus au niveau viscéral.
- 6:26Donc on va parler de travailler sur le diaphragme,
- 6:28le diaphragme respiratoire,
- 6:29le diaphragme pelvien,
- 6:31de travailler au niveau hépatique,
- 6:33ce qui peut être intéressant aussi au niveau du foie.
- 6:36surtout quand il y a beaucoup de traitements,
- 6:38beaucoup d'injections,
- 6:39les hormones stéroïdes sont métabolisées au niveau du foie.
- 6:43Il y a des femmes qui,
- 6:44quand on les écoute,
- 6:45nous racontent bien à quel point ça peut être difficile,
- 6:49comment elles se sentent après les traitements,
- 6:52les injections multiples,
- 6:53pas juste à cause du fait des injections et des piqûres,
- 6:57mais aussi comment ça les fait se sentir et le temps qu'elles mettent à récupérer.
- 7:03Donc là,
- 7:03ça permet vraiment d'accompagner et de soutenir.
- 7:08Et puis aussi sur la vascularisation au niveau pelvien,
- 7:14au niveau de la vascularisation des ovaires,
- 7:16de l'utérus.
- 7:19S'il y a de la congestion pelvienne,
- 7:20par exemple,
- 7:21là aussi,
- 7:22on peut soulager,
- 7:22on peut aider.
- 7:24Quand il y a eu des stimulations,
- 7:25il y en a de moins en moins,
- 7:25mais des stimulations qui ont terminé en hyperstimulation.
- 7:32plus ou moins importantes,
- 7:34de les aider dans cette récupération-là.
- 7:36Également,
- 7:37quand il y a eu des débuts de grossesse qui se sont soldés par des échecs ou il y a eu éventuellement des curtages,
- 7:44donc là aussi,
- 7:45aider à cette récupération-là,
- 7:47que ce soit dans la prise en charge de douleur,
- 7:49qui est le plus souvent le motif de consultation qu'on va avoir,
- 7:53mais également le confort et le bien-être général.
- 7:58Et également la partie du stress,
- 8:00ça arrive.
- 8:01surtout quand c'est des suivis qui sont longs et qui se prolongent,
- 8:05la partie de stress est extrêmement importante,
- 8:07et de pouvoir les accompagner de façon à utiliser des techniques de gestion du stress,
- 8:13mais également des techniques manuelles qui permettent de faire en sorte que,
- 8:16quand la séance est terminée,
- 8:17la femme va se sentir plus équilibrée,
- 8:21plus centrée,
- 8:22elle va mieux dormir.
- 8:23Donc ça aussi,
- 8:24ça n'a pas un impact direct sur la fertilité,
- 8:28mais ça a un impact sur le parcours qu'elles vont avoir.
- 8:31leur qualité de vie et leur expérience là-dessus.
- 8:35Parce que plus le parcours va être long et ardu,
- 8:40plus ça va être au niveau,
- 8:41plus ça va vraiment les mobiliser au niveau de la gestion du stress.
- 8:45Donc,
- 8:46en plus du quotidien à vivre.
- 8:48Donc,
- 8:48c'est là qu'on peut vraiment apporter un soutien et amener une plus-value là-dessus.
- 8:53Donc,
- 8:54c'est,
- 8:54oui,
- 8:55peut-être directement sur la partie fertilité,
- 8:57sur certains aspects,
- 8:58mais c'est vraiment la partie...
- 9:00émergée de l'iceberg,
- 9:01c'est une partie beaucoup plus globale,
- 9:03beaucoup plus générale,
- 9:07qui va être présente et qui est très importante et qui demande une qualité de présence,
- 9:11d'écoute,
- 9:12d'accompagnement,
- 9:12de bien connaître les dossiers.
- 9:16C'est un peu comme un accompagnement sur un marathon,
- 9:20d'avoir quelqu'un à nos côtés qui va nous soutenir dans une épreuve qui n'est pas pas toujours un succès et qui est difficile.
- 9:30Et donc une femme qui vient vous voir pour soutenir sa fertilité,
- 9:35finalement c'est ce que vous dites,
- 9:37vous proposez une approche globale en impactant sur différents facteurs en fait.
- 9:44Ce n'est pas seulement la fertilité en elle-même comme vous avez dit.
- 9:48Alors quand on reprend un petit peu le parcours qu'il peut y avoir,
- 9:52c'est vrai qu'on peut avoir deux cas de figure.
- 9:54Je peux avoir quelqu'un,
- 9:55ça peut être souvent des gens,
- 9:56des femmes que j'ai suivies.
- 9:58en gynécologie ou autre chose,
- 10:00et qui viennent en disant,
- 10:01voilà,
- 10:02j'ai arrêté la pilule,
- 10:03je voudrais me préparer le mieux possible pour pouvoir tomber enceinte.
- 10:06Donc là,
- 10:06on ne parle pas d'enjeu d'infertilité,
- 10:09on parle vraiment de quelqu'un qui dit,
- 10:11voilà,
- 10:11je voudrais me mettre dans les meilleures conditions,
- 10:12donc qu'est-ce que je devrais savoir ?
- 10:14Et donc,
- 10:14il y a plein d'éléments à connaître,
- 10:16c'est-à-dire cette personne,
- 10:17est-ce qu'elle a été sous pilule depuis...
- 10:20Depuis dix ans,
- 10:20et puis finalement,
- 10:21elle a une très très faible connaissance de son cycle,
- 10:24parce qu'il n'y avait pas de cycle,
- 10:25c'était des saignements de privation post-pilule.
- 10:29Elle aimerait en savoir plus sur les signes de préparation à l'ovulation,
- 10:32sur tout ce qui entoure ce qu'on appelle la méthode symptothermique,
- 10:38où on va combiner différents éléments cliniques que la femme peut aller rechercher,
- 10:43comme la palpation de son col,
- 10:44l'observation de sa glaire et la prise de température,
- 10:47pour lui dire comment vous pouvez savoir où en est votre corps.
- 10:55et comment est organisé votre cycle et qu'est-ce que ça veut dire par rapport à vos moments de fertilité.
- 11:00Ça permet d'être plus ciblé,
- 11:02plus performant.
- 11:03Et une fois qu'on s'y intéresse,
- 11:04puis ça,
- 11:04c'est quelque chose qui se fait normalement dans le couple,
- 11:07c'est quelque chose que les deux vont intégrer.
- 11:11Donc,
- 11:12il y a deux choses.
- 11:12D'abord,
- 11:13les femmes,
- 11:14quand on leur parle,
- 11:15puis qu'elles ont commencé à chercher,
- 11:17souvent,
- 11:17elles utilisent des tests de LH,
- 11:19qui ne sont pas faits des tests d'ovulation.
- 11:21mais qui sont des tests de pic de LH,
- 11:24mais qui ne veulent pas nécessairement dire qu'il y aura une ovulation,
- 11:26elles ne le savent pas toujours,
- 11:27alors qu'elles peuvent utiliser tout à fait l'observation de leur glaire et de leur col pour avoir une information fiable.
- 11:36Et puis aussi,
- 11:37ce qu'on voit véhiculer beaucoup dans les films et les médias,
- 11:40c'est de dire,
- 11:41j'ovule,
- 11:41il faut qu'on ait un rapport tout de suite,
- 11:44sous pression,
- 11:45avec le conjoint.
- 11:46Alors qu'en fait,
- 11:47quand les signes de préparation à l'ovulation commencent,
- 11:49on a une fenêtre de 5-6 jours.
- 11:52Et puis c'est dans cette période-là qu'on peut avoir des rapports sexuels.
- 11:55Ce n'est pas la peine d'en avoir de façon quotidienne.
- 12:00Ça peut être un jour sur deux,
- 12:01ça suffit.
- 12:02Et donc d'enlever cette pensée un petit peu d'urgence et de contrainte qui est aussi très déplaisante dans le couple et qui donne une expérience pas très positive.
- 12:12Des couples qui se sont fait dire qu'il y a des rapports tous les jours et puis dans un an,
- 12:16trois fois par semaine,
- 12:17et puis dans un an,
- 12:18on verra si ça ne fonctionne pas,
- 12:22vous irez en évaluation de fertilité.
- 12:24Ce n'est pas la situation idéale.
- 12:26Donc,
- 12:26il y a toute cette méconnaissance qui est un petit peu à détricoter,
- 12:30qui est à la fois véhiculée parfois par certains professionnels de santé qui ne sont pas du tout informés en fertilité,
- 12:35qui pensent qu'ils le sont et qui donnent des informations partielles ou qui datent.
- 12:41et aussi ce qui est véhiculé dans l'inconscient collectif et dans les films,
- 12:48dans les livres,
- 12:49enfin voilà des informations qui ne sont pas tout à fait exactes.
- 12:52Donc corriger ça et puis individuellement pour chaque femme et ne pas oublier le conjoint aussi parce que parfois on a fait toute l'analyse de la femme et on n'a toujours pas fait de spermogramme et ça c'est embêtant parce que ça peut être ça et vivre cette expérience de se dire je ne fonctionne pas.
- 13:09Alors que ce n'est pas à soi,
- 13:11c'est quand même déplaisant et puis ça laisse une trace.
- 13:15Et aussi de dire,
- 13:15de dépister quand la personne dans son histoire,
- 13:19donc il faut vraiment faire une anamnèse très détaillée,
- 13:21mais dans son histoire,
- 13:22alors peut-être une très bonne raison d'avoir une difficulté éventuelle à concevoir.
- 13:28Et donc de dire,
- 13:29mais il ne faut pas attendre,
- 13:29parce qu'il y a des femmes qui pensent qu'elles sont dans un cadre normal et dire,
- 13:33je vais attendre un an parce que j'ai moins de 35 ans.
- 13:36Alors qu'en fait,
- 13:36dans les antécédents,
- 13:37on se rend compte que
- 13:39il n'y a plus à avoir un diagnostic qui fait en sorte que non,
- 13:42il faut changer les choses rapidement.
- 13:44Et ça,
- 13:44le médecin,
- 13:45dans certaines pathologies,
- 13:46il ne prévient pas toujours.
- 13:48Il ne dit pas toujours le jour.
- 13:49Vous avez le diagnostic de telle maladie,
- 13:50je pense au SOPK,
- 13:51on s'en parlait tout à l'heure.
- 13:53On leur dit,
- 13:54mais normalement,
- 13:55quand vous allez chercher une grossesse,
- 13:57n'attendez pas,
- 13:58consultez,
- 13:58ne laissez pas passer de temps pour que ça soit tout de suite pris en charge de façon satisfaisante.
- 14:05Donc,
- 14:05quand il y a un enjeu de santé particulier
- 14:08qu'on peut être dans une configuration où ça va prendre du temps,
- 14:11on n'est plus dans le cas de figure où on est en bonne santé,
- 14:13on a moins de 35 ans,
- 14:14on attend un an.
- 14:15On va faire les choses plus tôt.
- 14:17Et encore une fois,
- 14:18parfois,
- 14:19les médecins généralistes,
- 14:21ils ne sont pas nécessairement équipés pour acquérir ce réflexe de dire,
- 14:27voilà,
- 14:27non,
- 14:27on est dans une autre configuration.
- 14:30Donc,
- 14:30il y a tout cet aspect-là,
- 14:31où là,
- 14:32on ne rentre pas encore dans la partie infertilité.
- 14:36Et je pense que c'est important.
- 14:39c'est pas la même chose quand on commence à se ranger dans la case je suis infertile et je vais en parcours de fertilité c'est plus la même configuration pour les femmes,
- 14:47pour les couples c'est important de se dire,
- 14:49même si on commence un parcours,
- 14:50de se dire j'ai conçu naturellement ça fait vraiment une différence et je pense que c'est ça qu'on veut favoriser,
- 14:57de faire un peu le tri parce que souvent,
- 15:00c'est sûr qu'on peut et puis on regarde nos congrès de fertilité
- 15:04les fertologues disent « non mais moi je vous fais tomber enceinte » .
- 15:06Ils ne se posent même pas la question de savoir est-ce qu'il y a un vrai besoin ou pas vrai besoin.
- 15:09Finalement,
- 15:10on peut forcer de toute façon un peu les choses et décider quand on va tomber enceinte,
- 15:14mais ce n'est pas tout à fait nécessairement la bonne démarche.
- 15:16Puis dans des pays où il y a vraiment des embouteillages à la prise de rendez-vous,
- 15:21c'est bien aussi que les personnes qui sont susceptibles de tomber enceinte naturellement le fassent.
- 15:28et qui ne viennent pas nécessairement encombrées parce qu'elles ont tout de suite consulté ou ne pas encombrées les rendez-vous,
- 15:35alors que ce n'est pas nécessaire d'induire des délais pour des personnes qui ont des besoins médicaux en fertilité.
- 15:44Donc je pense que cette partie initiale-là,
- 15:46elle est quand même importante.
- 15:48Je ne sais pas ce que vous en pensez,
- 15:49ce que vous voyez.
- 15:52C'est sûr que c'est vrai que déjà,
- 15:54avant de passer en PMA,
- 15:57il y a toutes ces...
- 15:57partie-là qu'il faut étudier et en plus vous l'avez dit,
- 16:02je pense que ça le fait de devoir par un parcours médicalement assister,
- 16:08comme son nom l'indique c'est plus compliqué pour les femmes les hommes et ça demande de faire en plus d'une certaine manière un deuil de la conception naturelle aussi donc c'est vrai que
- 16:25Si on peut commencer à regarder déjà tout ça avant et de se dire qu'on a bien tout regardé,
- 16:33c'est quand même extrêmement important pour les femmes,
- 16:37pour les couples.
- 16:38Moi,
- 16:39je suis complètement d'accord avec vous.
- 16:42Donc,
- 16:42ça veut dire que nous,
- 16:43on est bien informés,
- 16:44qu'on fait une bonne anamnèse,
- 16:46qu'on pose les bonnes questions.
- 16:48On peut aussi vérifier ce qu'il y a eu dans les bilans,
- 16:51des bilans sanguins qui ont été faits précédemment.
- 16:54Moi,
- 16:54ça m'est déjà arrivé,
- 16:55par exemple,
- 16:56d'avoir une jeune femme qui était mariée depuis huit mois,
- 16:59qui s'est tombée enceinte.
- 17:00Et puis,
- 17:00en regardant dans ses analyses,
- 17:02en fait,
- 17:02elle avait une prise de sang qu'elle avait fait faire sa généraliste avec des hormones thyroïdiennes et elle était en hypothyroïdie.
- 17:09Et en fait,
- 17:10trois,
- 17:10quatre ans avant,
- 17:13sa médecin avait vu qu'elle avait une TSH qui était haute,
- 17:16donc une hypothyroïdie.
- 17:17Elle lui avait donné un traitement,
- 17:18mais après,
- 17:19elle l'avait retirée.
- 17:20Et je n'ai pas le détail de ce qui s'était passé,
- 17:22mais quand elle m'en a parlé,
- 17:23je lui ai dit,
- 17:24mais est-ce que tu as un résultat récent ?
- 17:25Et là,
- 17:25elle avait un résultat récent avec une TSH qui est à 8,
- 17:28donc qui était un dosage vraiment qui montrait qu'elle avait une hypothyroïdie.
- 17:32Et en fait,
- 17:32elle n'est pas passée par la case d'infertilité,
- 17:34elle est retournée voir son médecin.
- 17:36Elle lui a dit,
- 17:37je veux tomber enceinte,
- 17:38est-ce que c'est possible de me represcrire ça ?
- 17:41L'ordonnance a été envoyée chez le pharmacien,
- 17:42elle l'a prise,
- 17:43elle était enceinte le mois d'après.
- 17:45Donc,
- 17:46dans sa tête,
- 17:46elle a passé très peu de temps.
- 17:49dans les conditions je suis une femme avec un problème de fertilité ça a été résolu tout de suite et ça c'est quand même très simple parce que c'est très fréquent et ça prend pas beaucoup de fouillé et les résultats ils étaient en plus déjà disponibles elle les avait sur son téléphone donc
- 18:06ça a été une consultation il y a eu là après on se demande combien de consultations ben là il y a eu une consultation et elle est tombée enceinte quoi donc ça peut être très simple comme ça Merci.
- 18:17Et après,
- 18:18par ailleurs,
- 18:19on a l'autre cas de figure où moi,
- 18:21parfois,
- 18:21j'ai des prises de rendez-vous où les femmes me disent
- 18:25« Je vais avoir l'insémination dans trois jours. »
- 18:28Donc là,
- 18:29c'est sûr qu'il faut que je dise « Ok,
- 18:31insémination,
- 18:31quel est le contexte ? »
- 18:33Donc,
- 18:33à nouveau,
- 18:33de toute façon,
- 18:34la visite initiale,
- 18:36on va clarifier quel est le parcours de la femme,
- 18:38quels sont les bilans qui ont été faits,
- 18:40dans quel hôpital elle est suivie,
- 18:42parce qu'on finit quand même par travailler avec les mêmes personnes.
- 18:46Donc,
- 18:46de voir et de l'accompagner,
- 18:48et de l'accompagner tout au long du parcours.
- 18:51Donc,
- 18:51en général,
- 18:52moi,
- 18:52je finis mes consultations en leur disant,
- 18:54soit vous êtes enceinte et on passe un suivi de grossesse,
- 18:56je vous vois à partir de 12 semaines,
- 18:58en général,
- 18:59c'est ce qu'on fait,
- 19:00soit il n'y a pas de test de grossesse positive,
- 19:04et puis on va continuer à se voir.
- 19:07Donc,
- 19:07le moment le plus propice,
- 19:09c'est dans la phase folliculaire,
- 19:11donc on va soutenir.
- 19:12soutenir la partie initiale entre les menstruations et l'ovulation,
- 19:16de façon à soutenir un bon développement de l'endomètre,
- 19:22une bonne croissance folliculaire.
- 19:24Et aussi,
- 19:24on va apporter des conseils sur ce qu'on peut faire pour améliorer la qualité folliculaire et la qualité oocytaire avec la meilleure protection.
- 19:33Mais là,
- 19:34on va aussi parler beaucoup de mode de vie,
- 19:37donc par rapport au sommeil,
- 19:38par rapport aux heures de travail,
- 19:40et par rapport...
- 19:42à l'alimentation par rapport aux suppléments.
- 19:47Et également aussi,
- 19:50vraiment,
- 19:50je les oriente à ce qu'elles aillent chercher quand même beaucoup d'informations sur les perturbateurs endocriniens.
- 19:57Et là,
- 19:57il y a un DU à Créteil sur la santé préconceptionnelle et il y a tout un chapitre donné d'ailleurs par le docteur Miraclan sur les perturbateurs endocriniens.
- 20:10Et voilà,
- 20:10je pense aussi que c'est important parce que cette information-là,
- 20:14elle peut avoir un impact aussi plus large parce que si beaucoup de femmes sont sensibilisées à ça dans leur parcours de conception,
- 20:22ça sensibilise aussi à ce qu'on fasse aussi des choix politiques qui soient vers une diminution de la pollution,
- 20:30même si pour l'instant on n'en prend pas le chemin.
- 20:34mais oui,
- 20:35qui permettent d'appuyer cet aspect-là où on va regarder...
- 20:38Les cosmétiques qu'on utilise,
- 20:39les produits de nettoyage,
- 20:42les lessives,
- 20:44les ustensiles de cuisine,
- 20:45dans quoi on stocke les aliments,
- 20:47etc.
- 20:49Ça,
- 20:49c'est un chapitre qui est très important.
- 20:51Ça prend du temps.
- 20:54Donc,
- 20:54voilà pourquoi il y a beaucoup d'informations à délivrer au départ.
- 20:57Et c'est vrai que c'est dommage aussi de s'en aller en assimilation et encore plus en fécondation in vitro.
- 21:04Si on a une femme ou un couple,
- 21:07couple qui travaille 50 à 60 heures par semaine,
- 21:10qui travaille la nuit,
- 21:11qui ont une mauvaise alimentation,
- 21:13qui fument,
- 21:14qui boivent.
- 21:15Enfin voilà,
- 21:16il y a plein de paramètres quand même à dire,
- 21:18vous allez investir beaucoup en temps,
- 21:21vous allez investir éventuellement aussi en argent parce que quand on fait,
- 21:26quand on va dans un autre pays,
- 21:29ça coûte quand même financièrement,
- 21:31c'est un impact important.
- 21:33Émotionnellement,
- 21:35Si on se met dans une situation où potentiellement on est un peu en train de mettre la table pour l'échec parce qu'on n'a pas couvert les autres bases,
- 21:43c'est un petit peu dommage.
- 21:46On pourrait éviter vraiment tout ça.
- 21:48Et les ostéopathes,
- 21:49on a le temps,
- 21:50parce qu'on a un temps de consultation qui est prolongé,
- 21:53on a le temps de donner toute cette information et de soutenir les couples dans ce trajet-là.
- 22:01Et les couples et les femmes seules aussi,
- 22:03ou les femmes lesbiennes,
- 22:04on a tout.
- 22:04Moi,
- 22:04j'ai eu toutes sortes de conformations familiales.
- 22:07Donc,
- 22:08voilà,
- 22:08les personnes qui sont sur ce parcours.
- 22:12Et donc,
- 22:12pour une femme qui est en parcours,
- 22:17qui fait une FIF,
- 22:18par exemple,
- 22:19ou un don d'ovocytes,
- 22:22concrètement,
- 22:24au niveau de l'ostéopathie,
- 22:25comment ça va se passer ?
- 22:29Par exemple,
- 22:29vous avez parlé de soutenir la qualité folliculaire.
- 22:35Quel type de séance ?
- 22:37Vous avez parlé de la séance qui est très large,
- 22:39vous abordez plusieurs choses,
- 22:40mais par exemple,
- 22:41d'un point de vue manuel,
- 22:43quel est le mécanisme ?
- 22:44Comment est-ce que ça fonctionne ?
- 22:46Alors,
- 22:48ce qu'on a,
- 22:49c'est vraiment peu de publications et peu de recherches qui effraient vraiment,
- 22:56alors contrairement à ce qui est fait en PMA où vraiment...
- 23:00On donne un médicament,
- 23:01puis on peut observer directement la quantité de follicules,
- 23:04la qualité,
- 23:04on peut ponctionner le liquide folliculaire,
- 23:06avoir les concentrations d'éléments intérieurs.
- 23:08On n'a pas du tout ces éléments-là en ostéopathie.
- 23:12Donc ce qu'on a,
- 23:14c'est vraiment l'expérience du traitement manuel.
- 23:20On a le retour des femmes qui vont nous dire,
- 23:25a posteriori,
- 23:26après le traitement.
- 23:28mon cycle a été plus régulier ma glaire a changé d'aspect donc c'est vraiment nous on travaille vraiment sur la clinique et en recherche on travaille sur la clinique et après c'est sur la survenue des grossesses aussi tout simplement est-ce
- 23:47qu'on a pu observer l'ovulation,
- 23:48est-ce qu'il y a eu un bon décalage thermique est-ce qu'il y a eu une grossesse qui s'est déclenchée mais c'est vrai aussi qu'on met en place plein de choses en même temps
- 23:56Moi.
- 23:57Une femme que je vais voir,
- 23:59elle va faire de la luminothérapie,
- 24:01elle va faire de la cohérence cardiaque,
- 24:03on va avoir travaillé sur ses horaires de travail,
- 24:05c'est sûr que si elle travaille de nuit,
- 24:07on la fait passer en travail de jour.
- 24:10Et au niveau manuel strict,
- 24:11comme je vous disais,
- 24:12c'est vraiment la partie émergée de l'ASER,
- 24:15mais sur la partie ostéopathique,
- 24:17ça va être du traitement sur la vascularisation,
- 24:20traitement vasculaire.
- 24:21Donc ce qu'elle va ressentir la femme quand on va faire des manipulations souvent,
- 24:24Merci.
- 24:25Une sensation de relâchement,
- 24:26une sensation de chaleur,
- 24:28qui sont vraiment des signes.
- 24:29Moi,
- 24:29ce que j'ai perçu par exemple,
- 24:30c'est des amplifications du pouls,
- 24:31par exemple,
- 24:33et aussi de la chaleur.
- 24:36Et donc,
- 24:36c'est ça qu'elle,
- 24:37sur le moment,
- 24:38c'est ça qu'elle va ressentir.
- 24:41De dire,
- 24:42de faire le lien directement en disant,
- 24:45on a augmenté la qualité de l'ovocyte et folliculaire.
- 24:48À mon avis,
- 24:48c'est plus la luminothérapie qui a un effet que vraiment nos techniques.
- 24:52Mais c'est la combinaison de l'ensemble.
- 24:54qui va faire qu'on va avoir un effet qui va accompagner et se cumuler avec les autres approches.
- 25:02Moi,
- 25:02je travaille quasiment systématiquement quand c'est possible avec un acupuncteur.
- 25:07vraiment parce que cet aspect-là,
- 25:10ils ont vraiment des siècles et des siècles d'expérience là-dessus et là,
- 25:15on a vraiment des séries importantes sur la régularisation du cycle,
- 25:20sur les diminutions des dysménorrhées,
- 25:23donc des douleurs menstruelles.
- 25:26Donc vraiment,
- 25:28ça,
- 25:28ça aide.
- 25:29Mais c'est sûr qu'une femme que j'aurais suivie,
- 25:31elle débute une grossesse et elle fait une de fausse couche.
- 25:34c'est évident qu'elle ne restera pas au stade où on fait un suivi normal.
- 25:38C'est évident qu'elle va aller tout de suite faire des bilans,
- 25:41devoir vérifier,
- 25:41parce que là,
- 25:42on a besoin d'une intervention médicale.
- 25:44Et comme je vous disais tout à l'heure,
- 25:45après,
- 25:45dans l'accompagnement PMA,
- 25:48il y a aussi tout l'aspect douleur suivi après complications,
- 25:53suivi après fausses couches,
- 25:54où là,
- 25:54on va aider vraiment à retourner à un état favorable pour les cycles suivants.
- 26:02et aussi les accompagner dans l'inconfort,
- 26:06la tristesse,
- 26:09le stress,
- 26:09le doute.
- 26:11Parce que aussi,
- 26:13et c'est là que parfois l'information manque,
- 26:15puis ça,
- 26:17en clinique de fertilité,
- 26:18on ne s'en rend pas compte nécessairement,
- 26:20il y a des couples pour qui c'est vraiment tout nouveau,
- 26:23ils ne notaient pas du tout qu'ils avaient un enjeu de fertilité,
- 26:26et ils rentrent de plein fouet dans un cycle de PMA.
- 26:29Ou pour tout le monde à la clinique qui est là,
- 26:31c'est tout à fait normal.
- 26:32Pour eux,
- 26:33c'est juste un choc énorme et ils se disent non,
- 26:36on n'y retourne plus.
- 26:37Alors que ce seraient des très bons clients parce qu'on sait que statistiquement,
- 26:42ça ne marche pas à tous les coups.
- 26:44Que le taux de succès,
- 26:47c'est 20-25%
- 26:48quand même avec la PMA,
- 26:50donc ce n'est pas tant que ça.
- 26:52Et que c'est des mots candidats et qu'il faudrait qu'ils persistent parce que de toute façon,
- 26:56dans la vraie vie,
- 26:57il faut à peu près trois cycles.
- 26:59pour obtenir une grossesse en moyenne,
- 27:01c'est-à-dire qu'à chaque cycle,
- 27:02on a un tiers de chance.
- 27:05Donc,
- 27:05des gens se découragent,
- 27:06et là,
- 27:06c'est aussi de les accompagner en leur disant
- 27:10« Oui, c'est super dur,
- 27:11c'est très triste,
- 27:11parce que parfois,
- 27:13dans l'inconscient collectif,
- 27:16on se dit « De toute façon,
- 27:17si je n'y arrive pas,
- 27:18la PMA me fera tomber enceinte,
- 27:20et ce n'est pas tout à fait comme ça. »
- 27:21Et donc,
- 27:21la déception est importante,
- 27:23et l'incompréhension.
- 27:25aussi est importante et de dire mais non,
- 27:27vous faites sauf route,
- 27:28là,
- 27:28on n'a aucun élément qui dit que ça ne va pas marcher,
- 27:32c'est important que vous persistiez,
- 27:33c'est difficile,
- 27:34on va vous accompagner,
- 27:37ça demande oui,
- 27:38un peu de résilience,
- 27:38vous n'avez peut-être besoin de prendre une pause,
- 27:40donc un petit peu aussi de faire en sorte de leur dire,
- 27:44avec le regard qu'on a,
- 27:46avec l'expérience qu'on a d'avoir suivi plusieurs couples,
- 27:51de leur dire non,
- 27:52non,
- 27:53oui,
- 27:53c'est un coup dur,
- 27:54certainement.
- 27:55mais tenez bon et c'est une bonne configuration.
- 27:59Donc ça,
- 27:59c'est important aussi de dire qu'est-ce qu'on a en faveur,
- 28:02qu'est-ce qu'on a en défaveur et de dire on persiste,
- 28:08on y va et ça devrait fonctionner.
- 28:11Donc,
- 28:13voilà.
- 28:14C'est très,
- 28:14très complet.
- 28:15C'est pas juste,
- 28:16il n'y a pas de technique miracle,
- 28:18de la même façon que des techniques de PMA dans une configuration qui n'est pas bonne,
- 28:22c'est-à-dire quelqu'un qui est Merci.
- 28:24qui travaillent de nuit,
- 28:25qui font des gardes,
- 28:26qui travaillent 50 heures,
- 28:28on rame un peu à contre-courant.
- 28:32La médecine peut beaucoup de choses,
- 28:33mais il faut aussi s'aider de l'autre côté.
- 28:38C'est intéressant tout ce que vous nous dites,
- 28:39parce que c'est vrai que quand on pense à l'ostéopathie,
- 28:43on pense souvent tout de suite à la partie manuelle,
- 28:47manipulation,
- 28:49mais pas forcément à tout ce côté d'accompagner.
- 28:53tout cet accompagnement qu'il y a autour et toutes ces recherches aussi.
- 28:58Et je ne suis pas sûre,
- 29:00je peux me tromper,
- 29:01mais je ne suis pas sûre que toutes les femmes qui nous écoutent aient cette vision de cet accompagnement en ostéopathie.
- 29:09Et c'est vraiment intéressant parce qu'effectivement,
- 29:11il y a la partie traitement de PMA pur,
- 29:15mais il y a tellement de choses autour.
- 29:19Est-ce que la pratique de l'ostéopathie,
- 29:24de la façon dont vous la décrivez,
- 29:26est-ce qu'elle est comme ça partout ?
- 29:29Ou est-ce que ça peut varier d'un ostéopathe à un autre ?
- 29:35C'est des choses qui sont standardisées pour mieux bien comprendre comment ça fonctionne ?
- 29:43L'ostéopathie générale n'est pas une saumon standardisée.
- 29:47Là où peut-être c'est un peu plus standardisé,
- 29:49c'est dans le musculo-squelettique,
- 29:50dans les évaluations plus autour des sportifs,
- 29:54autour des blessures.
- 29:56Donc là,
- 29:57c'est peut-être un petit peu plus homogène.
- 29:59Puis il y a des courants aussi qui ont été développés par différents ostéopathes,
- 30:05souvent avec un background de thérapie du sport ou un background...
- 30:10de kinésithérapie ou de fascia par exemple.
- 30:14Il y a des techniques particulières qui fonctionnent très bien avec un cadre un peu de pratique.
- 30:20Mais du fait que l'ostéopathie s'est développée de façon différente dans tous les pays où elle était actuellement présente,
- 30:28il y a eu à la fois des courants qui ont pu dominer avec une orientation particulière et puis sur place aussi la législation qui a fait en sorte
- 30:38que le type de pratique était autorisé ou pas selon les actes pour les ostéopathes.
- 30:45Alors,
- 30:46je pense par exemple aux États-Unis,
- 30:47là où l'ostéopathie a été fondée,
- 30:50les ostéopathes sont médecins,
- 30:52ça fait partie du cursus médical,
- 30:53en fait,
- 30:54c'est une formation supplémentaire.
- 30:56Mais la conséquence,
- 30:56c'est que du coup,
- 30:57comme ils sont aussi prescripteurs,
- 30:58ils font moins d'interventions manuelles.
- 31:03Donc ça,
- 31:03c'est un petit peu le corollaire d'avoir fait rentrer l'ostéopathie dans la pratique.
- 31:08médicales.
- 31:10En Suisse,
- 31:11les Suisses se sont extrêmement bien organisés et on les en félicite.
- 31:14Ils ont développé un programme bachelor et maîtrise,
- 31:19donc avec une partie de recherche qui finalise leurs études à la Haute École de Santé de Fribourg.
- 31:28Et moi,
- 31:29je suis directrice de master depuis 2018.
- 31:33Et donc ça,
- 31:35eux,
- 31:36Merci.
- 31:36Ils ont acquis le statut de professionnels de santé et ils ont également intégré dans leur cursus de façon légale et courante l'utilisation de techniques internes,
- 31:50donc endocavitaires,
- 31:51c'est-à-dire la possibilité au travers de toucher vaginal,
- 31:55au travers de toucher rectal,
- 31:58de pouvoir avoir accès de façon plus directe aux organes du petit bassin.
- 32:02Donc ça donne des techniques en...
- 32:04En plus,
- 32:05ça donne des techniques un petit peu différentes.
- 32:06Ce n'est pas toujours nécessaire de faire des techniques endocavitaires chez des femmes qui ont déjà des sondes d'épigraphie dans le vagin de façon extrêmement régulière quand elles sont suivies en technique de PMA,
- 32:17ce qui n'est quand même pas le truc le plus rigolo à subir.
- 32:22Mais ça,
- 32:22c'est un autre sujet.
- 32:23Mais les osteopathes suisses l'ont.
- 32:25En France,
- 32:26on n'a pas le droit de faire des techniques endocavitaires.
- 32:30L'ostéopathie est reconnue,
- 32:31mais pas comme profession de santé.
- 32:33En Espagne,
- 32:34je pense que l'ostéopathie n'est pas reconnue,
- 32:37mais j'ai l'impression que les ostéopathes en Espagne font tout ce qu'ils veulent.
- 32:41Donc,
- 32:41je crois qu'ils font aussi des techniques endocavitaires sans être sanctionnés,
- 32:45sans être légalement reconnus comme professionnels de santé.
- 32:48En Italie,
- 32:48ils viennent d'être reconnus.
- 32:49Je ne connais pas le détail de la pratique gynécologique italienne.
- 32:54Donc,
- 32:55c'est très divers.
- 32:57Entre à la fois les courants qui ont prédominé dans l'enseignement de l'ostéopathie et...
- 33:02Les limites de la législation dans la pratique font que ça va donner une couleur particulière à chacun des endroits où ça s'est développé.
- 33:13Moi,
- 33:13je fais de la formation en France,
- 33:17en Suisse,
- 33:18en Belgique,
- 33:19je suis allée en Pologne,
- 33:23aussi en Amérique latine.
- 33:24Et donc,
- 33:24effectivement,
- 33:25c'est quand même assez divers.
- 33:26Moi,
- 33:26j'enseigne toujours la même chose de ce côté-là et tout ce qui est la partie non-manipulation.
- 33:31L'anamnèse,
- 33:32le raisonnement clinique,
- 33:35la position,
- 33:36le savoir-être,
- 33:36la prise en charge de tous ces aspects-là,
- 33:39pour moi,
- 33:40je l'enseigne de la même façon.
- 33:44Moi,
- 33:44les choses pour lesquelles je me suis formée en plus,
- 33:46parce que j'avais besoin de me sentir dans une posture qui était juste vis-à-vis des patientes,
- 33:57je me suis formée en deuil périnatal.
- 34:01parce que finalement quand est-ce qu'on rentre dans le deuil périnatal est-ce que le deuil d'une grossesse est aussi un deuil périnatal mais en tout cas de sentir de pouvoir créer un espace de sécurité d'échange et de dialogue quand
- 34:18on se trouve sur des cas où il y a eu des morts fétales il y a eu des fausses couches à répétition et où ça crée un
- 34:29une ambiance,
- 34:29un contexte de conception qui est lourd,
- 34:33qui est pesant et qui a besoin d'être un petit peu soulagé.
- 34:36Normalement,
- 34:37il devrait y avoir un accompagnement psychologique.
- 34:39dans le parcours de PMA,
- 34:42l'expérience sur le terrain,
- 34:43c'est que c'est très rare,
- 34:44en fait.
- 34:45C'est très,
- 34:46très rare.
- 34:47Parce que,
- 34:48et je pense que c'est un peu une responsabilité aussi des fertologues qui le mentionnent de façon un peu anecdotique,
- 34:58en fait.
- 34:58S'ils le mentionnent,
- 35:00qu'ils n'insistent pas sur le fait que c'est vraiment important.
- 35:05Et alors,
- 35:05de façon un peu aussi...
- 35:08particulières.
- 35:09Souvent,
- 35:11ce sont des femmes solo ou des femmes lesbiennes qui vont,
- 35:15elles,
- 35:15systématiquement être réorientées vers le psychologue et pas nécessairement les couples.
- 35:22Donc ça,
- 35:22c'est un petit peu curieux aussi.
- 35:23J'ai vu ça,
- 35:24des plaintes de femmes qui étaient en parcours solo.
- 35:29Donc voilà,
- 35:30le parcours vers le psychologue,
- 35:31ça ne doit pas être un parcours qui sanctionne ou qui discrimine,
- 35:33ça doit être un parcours qui soutient.
- 35:35Donc voilà,
- 35:37moi cette formation-là sur le deuil périnatal,
- 35:39je l'avais fait vraiment pour pouvoir accueillir la parole parce que souvent les femmes,
- 35:46au travers de ce qu'elles ont souffert et tout,
- 35:48comme on est vraiment dans un timing où les choses se succèdent à une cadence assez soutenue,
- 35:54en fait il n'y a pas le temps de se poser et de lâcher un petit peu ces choses-là.
- 35:59Et encore une fois,
- 36:00nous,
- 36:00en ostéo,
- 36:01on a le temps.
- 36:02On a des consultations qui sont...
- 36:05qui sont longues par rapport aux situations médicales et qui ont la place pour accueillir tous ces éléments.
- 36:14C'est très intéressant.
- 36:15Je rebondis sur la prise en charge psychologique.
- 36:20Parce que c'est vrai que moi,
- 36:21c'est un constat aussi que je fais quand j'accompagne des femmes pendant leur parcours de PMA.
- 36:27Et c'est vrai que souvent,
- 36:28en tout cas,
- 36:28moi,
- 36:28le retour que j'ai,
- 36:29c'est que euh euh
- 36:32En tout cas,
- 36:33moi,
- 36:33ce que je vois,
- 36:34c'est qu'effectivement,
- 36:35d'un côté,
- 36:37les gynécologues ne renvoient pas forcément vers les psychologues,
- 36:43mais ou renvoient vers des psychologues,
- 36:46mais dans des centres.
- 36:48Mais finalement,
- 36:50les patients ne sont pas suivis.
- 36:52Par exemple,
- 36:52je pense que dans les structures publiques,
- 36:53les patients habitent loin de ces structures.
- 36:56Donc,
- 36:56d'un point de vue logistique,
- 36:58un accompagnement est compliqué.
- 37:00Ou alors j'ai le retour que des patients trouvent des psychologues,
- 37:03mais finalement qu'ils ne connaissent pas du tout toute cette approche de fertilité.
- 37:08Et comme vous l'avez dit,
- 37:09je crois que c'est important de comprendre en tout cas ce qui se passe dans ces parcours,
- 37:15parce que c'est quand même des parcours assez particuliers.
- 37:19Et donc,
- 37:20c'est vrai.
- 37:21Et un peu aussi une croyance,
- 37:24en tout cas,
- 37:25moi je suis française,
- 37:26donc depuis la France,
- 37:29de se dire...
- 37:32Je n'ai pas de problème psychologique.
- 37:34Je ne suis pas malade.
- 37:36Mon problème,
- 37:36c'est la fertilité.
- 37:38Je n'ai pas un problème dans ma tête.
- 37:41Je n'ai pas besoin de voir un psychologue.
- 37:42Je pense que toutes ces choses font que l'accompagnement n'est pas assez régulier chez toutes les femmes en parcours.
- 37:55Mais par contre,
- 37:55ce que j'observe,
- 37:56c'est qu'en France,
- 37:57en tout cas,
- 37:58il y a quand même pas mal de structures qui commencent à se développer et qui deviennent avec une approche beaucoup plus holistique.
- 38:05Donc,
- 38:05on va avoir effectivement,
- 38:06par exemple,
- 38:06des ostéopathes,
- 38:07des psychologues,
- 38:08mais qui sont formés dans une certaine mesure à la fertilité.
- 38:13Et j'ai l'impression,
- 38:14en tout cas,
- 38:14que ça commence à se développer.
- 38:16Après,
- 38:16je ne sais pas comment ça se passe,
- 38:17par exemple,
- 38:18au Canada.
- 38:20Alors,
- 38:21le Canada...
- 38:24la santé est sous la législation provinciale.
- 38:30Donc,
- 38:30c'est chaque province.
- 38:31Ce n'est pas quelque chose qui fonctionne de la même façon dans tout le Canada.
- 38:37Donc,
- 38:37moi,
- 38:37je peux parler juste pour le Québec.
- 38:40Et je peux parler juste pour Montréal,
- 38:41qui est quand même la plus grosse ville du Québec.
- 38:46Donc,
- 38:49l'accompagnement psychologique n'est pas non plus...
- 38:52plus systématique.
- 38:53Par contre,
- 38:54il y a une ouverture beaucoup plus grande pour demander spontanément des consultations psychologiques.
- 39:04L'Amérique du Nord est quand même beaucoup plus ouverte sur cette Ausha.
- 39:08Mais c'est vrai aussi que les demandes des femmes et des couples,
- 39:13ce sont des demandes très spécifiques de quelqu'un qui a suivi et qui sait ce que c'est qu'un parcours de PMA.
- 39:17Moi,
- 39:17je travaille,
- 39:18je collabore avec une sexologue aussi,
- 39:20qui elle a eu un parcours
- 39:21cours de PMA et donc qui se rendent compte depuis l'intérieur des besoins qui sont présents et qui ne minimisent pas en fait et qui sont pas à côté de la plaque quoi,
- 39:34qui sont pas perdus par rapport à la demande des femmes et je pense que c'est ça la démarche aussi,
- 39:40elle se fait en tout cas ma démarche,
- 39:42elle se fait beaucoup en écoutant
- 39:46la personne que j'ai en face de moi parce que l'état psychologique et émotionnel de chaque personne dans son parcours même va changer donc où est-ce qu'elle en est,
- 39:58c'est quoi ses besoins,
- 39:59moi je commence toujours mes consultations en me demandant qu'est-ce que je peux faire pour vous aujourd'hui,
- 40:03de quoi vous avez besoin aujourd'hui,
- 40:06moi je peux aller chercher des choses de mon côté par mon interrogatoire mais la personne elle attend quoi,
- 40:10je veux pas être à côté de la plaque de sa demande dans la consultation
- 40:16donc ça c'est important mais aussi chaque personne va avoir vécu il y a son anamnèse mais chaque personne va avoir traversé et vécu l'épreuve de façon différente selon sa propre histoire et
- 40:31je veux très bien avoir quelqu'un qui me dit j'ai fait une fausse couche mais en fait c'est une très bonne nouvelle parce que je sais que je peux tomber enceinte et de toute façon j'avais changé de conjoint et là c'était pas le bon moment donc là maintenant je suis prête donc elle sa fausse couche Merci.
- 40:43C'est un signe positif,
- 40:44elle l'apprend dans la bonne humeur.
- 40:47Et une autre personne pourra très bien dire,
- 40:51voilà,
- 40:52j'ai fait une fausse couche,
- 40:54c'est une catastrophe.
- 40:56C'est souvent,
- 40:57la plupart du temps quand même,
- 40:58c'est 80%.
- 41:00C'est une catastrophe.
- 41:01Et de dire,
- 41:02ok,
- 41:02donc là,
- 41:03on rentre sur,
- 41:04est-ce que la fausse couche,
- 41:06on l'a bien,
- 41:08on l'a laissé sédimenter,
- 41:10on l'a...
- 41:11clôt le chapitre,
- 41:12on est passé à l'étape suivante ou est-ce que la fausse couche,
- 41:15c'est encore quelque chose qui envahit complètement la psyché de cette personne et là,
- 41:20on va la stimuler avec des doses de FSH hyper hautes alors qu'elle n'a pas du tout digéré cet aspect-là.
- 41:30Et je pense que c'est important aussi de se dire,
- 41:32est-ce que la personne,
- 41:33elle est prête ou elle n'est pas prête ?
- 41:34Parce que une insémination,
- 41:36mettons,
- 41:37c'est au niveau euh...
- 41:41Au niveau de la technique,
- 41:42c'est très simple,
- 41:44c'est moins compliqué,
- 41:47c'est pas douloureux.
- 41:51Mais une séquence de FIV,
- 41:54c'est extrêmement physiquement,
- 41:56psychologiquement bouleversant.
- 41:59Ça peut être douloureux,
- 42:00il peut y avoir des complications,
- 42:01on peut réagir fortement aux médicaments.
- 42:05Et donc si on n'est pas prêt,
- 42:07ça décuple encore.
- 42:09la sensation de malaise,
- 42:10de mal-être.
- 42:12Et à mon avis,
- 42:13on s'expose à plus de complications dans des contextes comme ça,
- 42:16où il y a quelque chose qui n'a pas été pris en compte,
- 42:20où la personne n'est psychologiquement pas prête.
- 42:22Donc voilà,
- 42:24ce qui est important,
- 42:24ce n'est pas de calquer l'interprétation et de dire pour tout le monde,
- 42:27les gens qui sont en traitement de PMA et de fertilité,
- 42:30ils sont perturbés parce que ça remet leur égo en jeu de ne pas tomber enceinte,
- 42:34certes,
- 42:35mais il faut voir la personne qu'on a en face de nous,
- 42:38où est-ce qu'elle en est.
- 42:39est-ce qu'elle arrive bien préparée,
- 42:40sereine ?
- 42:41Est-ce qu'elle arrive,
- 42:43elle est au contraire extrêmement angoissée et on va travailler là-dessus aussi.
- 42:47Et donc,
- 42:48c'est de lui dire,
- 42:48ok,
- 42:48je comprends ce que vous me dites,
- 42:51on va s'occuper de vous pour que ça aille mieux et que vous sortiez d'ici en vous sentant prête.
- 42:56Donc,
- 42:57ça aussi,
- 42:57cet aspect,
- 42:58il est important,
- 42:58tout le travail qu'on fait sur le système nerveux autonome,
- 43:01vraiment par des techniques physiques,
- 43:02en fait,
- 43:03d'équilibrer et de faire en sorte qu'à personne,
- 43:05elle ressent et dit.
- 43:06Je me sens prête,
- 43:08je me sens mieux,
- 43:09je me sens en confiance,
- 43:10qu'elle va penser à nous,
- 43:11qu'elle va penser aux techniques qu'on leur a données.
- 43:15Moi,
- 43:15j'avais suivi une infirmière où,
- 43:17en fait,
- 43:19la façon dont elle le décrivait suite à des ponctions pour les prélèvements d'ovocytes,
- 43:27en fait,
- 43:27elle était dans une espèce de stress post-traumatique.
- 43:29Elle devait retourner parce qu'elle voulait tomber enceinte et elle ne savait pas comment elle allait faire.
- 43:33parce qu'elle dit physiquement,
- 43:35elle dit ça a été,
- 43:35pour moi ça a été une torture.
- 43:37Et donc on a travaillé avec des techniques de gestion du stress et avec une préparation,
- 43:42donc le jour d'avant,
- 43:42le même jour,
- 43:44des techniques de respiration,
- 43:45de l'auto-hypnose,
- 43:46choses comme ça à faire.
- 43:47Et en fait,
- 43:48elle a vraiment contrôlé ce qui lui arrivait et elle a pu passer au travers.
- 43:53Et quand je l'ai revu,
- 43:54elle a dit vraiment,
- 43:54ça a été beaucoup mieux que ce que je pensais,
- 43:58ça m'a permis de m'aider.
- 43:59Et ça,
- 44:00c'est important aussi parce que,
- 44:01donc là,
- 44:02on parlait,
- 44:03je vous disais au départ,
- 44:03du renoncement,
- 44:05de dire non,
- 44:05non,
- 44:06c'était trop,
- 44:06je ne pourrais pas repasser par cette épreuve-là.
- 44:08Et donc,
- 44:09des gens qui abandonnent alors que ça aurait pu être fonctionné,
- 44:12quoi.
- 44:14Ah non,
- 44:15c'est intéressant.
- 44:15Et vous,
- 44:16en fait,
- 44:17vous vous intéressez vraiment à une approche qui est vraiment intégrative,
- 44:23finalement.
- 44:24Et pourquoi,
- 44:25selon vous,
- 44:26on ne peut pas dissocier le corps ?
- 44:29les hormones et les émotions quand on est dans ce parcours d'EPM1 ?
- 44:36En fait,
- 44:36on ne peut pas le faire même quand on n'est pas en parcours d'EPM1 parce que sur nos neurones,
- 44:40il y a des récepteurs aux hormones.
- 44:43Et donc,
- 44:44nos hormones font qui nous sommes.
- 44:47conditionnent nos réactions et nos comportements et donc ça nous transforme donc de façon évidente ça va générer oui des émotions donc les femmes qui décrypillent,
- 45:00les femmes peuvent le comprendre pour les hommes c'est beaucoup plus difficile parce que les hommes ils ont de la testostérone au même niveau à partir du moment où ils sont à la puberté puis après ça décline mais tranquillement alors que les femmes nous on est vraiment sur des cycles et tant que le cycle Merci.
- 45:13est harmonieux,
- 45:14ça va bien.
- 45:14Dès qu'il y a une rupture de ce cycle,
- 45:17moi,
- 45:17souvent,
- 45:17je ne prends pas,
- 45:18je dis,
- 45:18les hommes et les femmes,
- 45:19ils traversent leur vie hormonale sur une bicyclette,
- 45:21sauf que les hommes sont sur la selle et les femmes,
- 45:23elles sont sur la pédale.
- 45:26Donc,
- 45:26ça doit monter et descendre pour que ça fonctionne.
- 45:28Mais on a aussi une perspective sur la vie qui est un petit peu différente.
- 45:33Et d'ailleurs,
- 45:35dans le discours commun,
- 45:37on dit toujours les femmes sont émotionnelles,
- 45:39mais non,
- 45:40en fait,
- 45:40les femmes,
- 45:40elles ont une façon cyclique de fonctionner.
- 45:43qui va favoriser à certains moments de leur cycle des comportements plutôt que d'autres.
- 45:49Et puis ça va au-delà du comportement de reproduction.
- 45:52C'est vraiment des choses beaucoup plus globales.
- 45:54Et donc à partir du moment où on interfère avec ce cycle,
- 45:57et c'est ce qui se passe quand on est en PMA,
- 45:59on va forcer une situation qui ne ressemble absolument à rien de physiologique,
- 46:05puisqu'on va donner des doses énormes d'hormones de façon à ne pas amener juste...
- 46:11un follicule dominant à maturation,
- 46:13mais tous les follicules de la cohorte à maturation.
- 46:19Et donc,
- 46:20forcément,
- 46:21la femme,
- 46:21elle va dire « mais je ne le sens vraiment pas comme d'habitude » .
- 46:24Et là encore,
- 46:25c'est variable d'une femme à l'autre.
- 46:26Il y en a où l'impact que ça a sur leur psyché,
- 46:29c'est vraiment extrêmement déstabilisant.
- 46:34Elles pleurent tout le temps.
- 46:35Alors,
- 46:35il y a un mélange de « est-ce que je pleure parce que... »
- 46:38je n'arrive pas à tomber enceinte et j'ai peur de l'échec,
- 46:40ou donc c'est le contexte et les circonstances qui font qu'elle est émotionnelle,
- 46:46ou est-ce que c'est les hormones qui sont injectées,
- 46:48et c'est probablement les deux,
- 46:50en fait,
- 46:50ça se potentialise.
- 46:53Et il y en a d'autres qui vont dire,
- 46:54ah ben non,
- 46:54en fait,
- 46:55je m'attendais à être un peu plus quick,
- 46:56finalement,
- 46:57ça s'est quand même bien passé,
- 46:59je n'ai pas trouvé ça si difficile que ça.
- 47:01Donc c'est une expérience éminemment individuelle.
- 47:04qui font un peu décortiquer une femme qui a,
- 47:06j'en ai eu quelques-unes,
- 47:07qui ont 12 ans de parcours en traitement de fertilité,
- 47:11qui ont été dans différents pays,
- 47:12différentes cliniques,
- 47:13avec des expériences plus ou moins satisfaisantes selon les professionnels.
- 47:19Elle a un vécu qui est un petit peu chargé et elle a une énorme expérience aussi.
- 47:23Parce qu'elle a compris énormément de choses et elle persiste malgré tout.
- 47:31Ce n'est pas la même chose.
- 47:33Notre devoir,
- 47:33c'est vraiment d'être au courant de tout.
- 47:36Quand on n'est pas à dire,
- 47:37je ne sais pas,
- 47:37je vais vérifier,
- 47:38parce qu'il y a tout le temps des choses qui changent et des techniques qui changent.
- 47:42Et moi,
- 47:42je sais que j'ai des fertologues,
- 47:46des embryologistes à qui je téléphone régulièrement en disant,
- 47:49il y a une personne qui m'a dit ça,
- 47:51j'aimerais que tu me confirmes parce que je ne suis pas sûre,
- 47:54de façon à avoir les informations justes et de pouvoir le...
- 48:00les véhiculer et de donner de la sécurité en fait.
- 48:03Tout ce qui arrive par surprise,
- 48:05et malheureusement c'est que dans Nation Vitro il y a beaucoup de surprises sur le parcours,
- 48:09il devrait y en avoir moins à mon avis,
- 48:11mais tout ce qui arrive par surprise est un facteur de manque de sécurité.
- 48:15Et quand on ne se sent pas en sécurité,
- 48:17tout est plus difficile en fait.
- 48:19Oui,
- 48:19c'est sûr.
- 48:20C'est sûr.
- 48:21C'est intéressant et pour un peu conclure cet épisode,
- 48:27Finalement,
- 48:28qu'est-ce que vous aimeriez que les femmes,
- 48:30les couples qui écoutent cette interview retiennent ?
- 48:39Je pense que ce qui est important,
- 48:40c'est que les femmes sachent qu'elles ont le droit de se faire accompagner sans jugement,
- 48:45dans le respect,
- 48:46en pouvant poser toutes les questions qui les tracassent.
- 48:49Elles ont le droit d'être ambivalentes.
- 48:52C'est-à-dire le droit de vouloir un enfant et le droit de vouloir fuir à toute allure dans le sens opposé,
- 49:00d'avoir envie d'une grossesse et puis finalement quand elle se retrouve enceinte,
- 49:04ce n'est pas ce qu'elle croyait,
- 49:07et que personne n'a le droit de leur retirer l'espoir de concevoir,
- 49:11et que mieux elles seront informées,
- 49:13plus solides elles seront dans leurs choix et dans les décisions qu'elles vont faire.
- 49:17Je pense que c'est ça qui est le plus important.
- 49:21Et je pense que c'est fondamental pour la base de la prise de décision et le vécu au travers d'une grossesse et après de la parentalité.
- 49:34C'est d'être affirmé,
- 49:35reconnu et pas objectifié.
- 49:38Et j'espère que ça s'améliore et je pense que ça s'améliore dans les dernières années.
- 49:42Mais je pense que c'est un facteur important parce que c'est ce qu'on voit.
- 49:46C'est ce qu'on voit quand même quand les femmes arrivent à s'ouvrir et parler.
- 49:52Donc ça,
- 49:53je pense que c'est quand même très important.
- 49:55Donc au-delà de la technicité,
- 50:00ça serait ça,
- 50:00je pense,
- 50:01qui est important à souligner.
- 50:04Merci beaucoup pour toutes vos explications,
- 50:08pour votre approche aussi,
- 50:09parce que je pense qu'elle va parler à beaucoup de femmes,
- 50:12de couples qui nous écoutent.
- 50:15et parfois peut-être qui n'osent pas se tourner vers cette voie et qui restent simplement dans le parcours.
- 50:22Alors moi,
- 50:23je parle plus de PMA parce que,
- 50:25voilà,
- 50:25avec les femmes que j'accompagne,
- 50:28le podcast,
- 50:29on est vraiment dans ce parcours de PMA,
- 50:32mais c'est intéressant de voir des autres approches complémentaires,
- 50:40qui apporte d'autres informations et qui,
- 50:42je pense,
- 50:43permet aussi d'être...
- 50:46plus actrices aussi de leur parcours,
- 50:48qui se sentent plus en confiance.
- 50:50Et je crois que vous avez utilisé le mot sécurité aussi.
- 50:54Je crois que c'est extrêmement important de se sentir dans ce contexte-là.
- 51:01En tout cas,
- 51:02tout ce que vous avez dit me parle et j'espère que ça aidera beaucoup de femmes et de couples qui nous ont écoutés aujourd'hui.
- 51:11Un grand merci d'avoir pris le temps.
- 51:13de nous expliquer tout ça.
- 51:16Et puis,
- 51:16éventuellement,
- 51:17s'il y a des personnes qui ont des questions,
- 51:19je me permettrai de revenir vers vous dans le futur.
- 51:24Ou si besoin,
- 51:25s'il y a d'autres points qui méritent d'être développés,
- 51:29éventuellement,
- 51:30ça sera avec un grand plaisir de vous recevoir une autre fois sur Parlons PMA.
- 51:35Merci beaucoup Lisa pour votre temps,
- 51:37votre intérêt,
- 51:38toutes les questions.
- 51:40Et oui,
- 51:40j'espère que ça sera utile.
- 51:42pour les personnes,
- 51:43vos auditeurs,
- 51:44les personnes qui vous écoutent.
- 51:45Merci beaucoup.
- 51:46J'en suis sûre.
- 51:47Merci beaucoup.
- 51:48Au revoir et à bientôt pour un prochain épisode de Parlons PMA.
- 51:52J'espère que cet épisode vous a plu.
- 51:54Si c'est le cas,
- 51:55n'hésitez pas à le partager autour de vous et à laisser une note ou un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée.
- 52:02Et si vous avez des questions,
- 52:03ou bien si vous souhaitez échanger avec moi,
- 52:05n'hésitez pas à m'écrire à info-lisajoniacoaching.com
- 52:09Vous retrouverez mon adresse mail dans la description de l'épisode.
- 52:12A bientôt !