Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Patrick et Isabelle Brenac de l'entreprise Green'ing - le choix de la qualité (Pigments végétaux)
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes,
- 0:11et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants.
- 0:30pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de Valo.
- 0:35Mon but,
- 0:36pédérer et démocratiser la couleur végétale dans nos vies.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:44Bonjour à tous,
- 0:44je suis ravie d'accueillir sur le podcast Isabelle et Patrick Brenac de l'entreprise Greening.
- 0:50Bonjour Patrick,
- 0:51bonjour Isabelle.
- 0:52Bonjour.
- 0:54Est-ce que vous pouvez nous présenter vos parcours respectifs,
- 0:58puis nous présenter votre entreprise Greening,
- 1:00s'il vous plaît ?
- 1:03Bonjour,
- 1:03moi je suis Isabelle Castel-Brenac,
- 1:06je suis co-gérante de Greening.
- 1:09Je suis en fait ingénieure spécialisée dans les traitements des eaux et le management qualité environnement.
- 1:15J'ai une expérience en industrie et en R&D.
- 1:19J'ai dans le domaine technique les procédés,
- 1:22les certifications.
- 1:23J'ai suivi les travaux de Patrick depuis la mise en place des filières territoriales et leur développement et cela m'a aussitôt intéressée,
- 1:32que ce soit la partie agricole,
- 1:33les procédés d'extraction,
- 1:35la qualité produit et également les applications textiles,
- 1:38biosourcées et également la partie cosmétique.
- 1:42donc voilà ok merci Isabelle et du coup Patrick ?
- 1:46et moi je suis donc
- 1:47Patrick Brenac je suis comme Isabelle co-fondateur et co-gérant de la société Drenning je suis tombé dans la couleur naturelle moi en 1989 lorsque j'étais étudiant au
- 2:04hasard de mon herbier de botanique c'était le
- 2:10Je voulais consacrer un thème à cet herbier qui était les plantes utiles.
- 2:17Et comme il y en avait dans mon environnement,
- 2:20ça a été mes premiers contacts.
- 2:21Alors j'ai toujours un échantillon d'une organette qui est conservée en herbier,
- 2:27qui date de 1989.
- 2:30Dans ce cadre-là,
- 2:31je faisais des études universitaires à la fac de Montpellier.
- 2:35et je suis allé,
- 2:37j'ai fait une thèse en substances naturelles.
- 2:42Je n'étais pas sur la couleur à cette époque-là.
- 2:46Suite à cette thèse,
- 2:49je suis parti,
- 2:50nous sommes partis tous les deux,
- 2:53avoir une expérience de recherche dans une université aux États-Unis.
- 2:57Et puis ensuite,
- 2:58on est revenus.
- 3:01On est revenu en France où la couleur est devenue notre activité professionnelle.
- 3:06Et du coup,
- 3:07Greening,
- 3:09ça s'est passé comment ?
- 3:10Ça se passe où ?
- 3:11Ça s'est créé quand ?
- 3:13Alors Greening,
- 3:14on l'a créé tous les deux en 2014.
- 3:18Pour vous présenter très rapidement
- 3:21Greening, alors on est installé...
- 3:23à Irepian,
- 3:25au nord de l'Hérault,
- 3:26dans le sud de la France,
- 3:28près de la Méditerranée.
- 3:30Avec quelques points,
- 3:31quelques repères qui sont importants pour nous.
- 3:33D'abord,
- 3:34on est installé dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc.
- 3:38C'est l'arrière-pays,
- 3:39mais c'est une zone où il y a une activité naturelle très importante.
- 3:46Et c'est aussi une région qui a eu d'importantes productions de textiles naturels,
- 3:52surtout de la laine,
- 3:53mais aussi des textiles d'autres fibres,
- 3:56comme du genet,
- 3:56par exemple.
- 3:58C'est une région où il y a eu des cultures et des collectes de plantes territoriales.
- 4:04Et c'est une région où il y a eu...
- 4:06Beaucoup d'industriels,
- 4:09d'artisans,
- 4:10à la fois du textile et de la teinture.
- 4:13Et donc il y a des teinturiers qui ont laissé des écrits et des échantillons de très grande valeur.
- 4:20Comme par exemple les produits qui sont actuellement remis en valeur dans les livres de Dominique Cardon sur les teinturiers qui sont Antoine Jeannot et
- 4:32Paul Bou,
- 4:33qui étaient vraiment dans notre région.
- 4:36Donc nous on est attaché aussi à ce patrimoine,
- 4:40à ce patrimoine historique et on s'y appuie.
- 4:44On s'y appuie pour finalement créer du lien entre des activités historiques et de l'innovation et du développement économique sur notre territoire,
- 4:55mais aussi au-delà.
- 4:56Alors Greening,
- 4:57finalement,
- 4:57qu'est-ce que c'est ?
- 4:58C'est une société qui propose...
- 5:01des couleurs naturelles essentiellement sous forme d'extraits végétaux et d'autres ingrédients naturels de formulation pour pouvoir utiliser ces extraits colorants dans différentes applications.
- 5:17On s'intéresse à des applications qui sont industrielles mais qui sont aussi artisanales et puis on a une clientèle importante de particuliers.
- 5:29Mais le point commun de tout ça c'est que ce sont des gens qui veulent développer des produits finis respectueux de l'environnement.
- 5:36C'est vraiment le trait d'union.
- 5:38Et puis,
- 5:40on travaille bien sûr en France,
- 5:42mais aussi beaucoup à l'international.
- 5:44D'accord.
- 5:44Dans quel pays à peu près ?
- 5:46Alors,
- 5:46à ce jour,
- 5:47en 2022,
- 5:48on a travaillé dans
- 5:4935 pays à peu près.
- 5:51Un peu sur tous les continents,
- 5:53tout à fait.
- 5:54C'est vraiment partout dans le monde.
- 5:56On va dire qu'en complément de ces activités de développement,
- 6:01de production et de commercialisation de couleurs,
- 6:04on a aussi une activité de conseil et d'accompagnement technique,
- 6:08toujours dans le champ de la couleur,
- 6:10pour utiliser des acteurs qui s'intéressent à ça.
- 6:16Vous êtes combien aujourd'hui chez Greening ?
- 6:19On est quatre personnes.
- 6:22Nous deux,
- 6:23les deux créateurs,
- 6:25on a un technicien de laboratoire et puis on a une personne qui nous aide pour la préparation et l'expédition des commandes.
- 6:34Justement parce que ça rentrait dans notre état d'esprit,
- 6:37si vous voulez,
- 6:38cette personne,
- 6:40on l'a recrutée,
- 6:40c'est une personne qui est en intérim social.
- 6:44Parce qu'on voulait d'une part lui donner un petit coup de pouce et puis peut-être lui mettre un peu de couleur dans les yeux.
- 6:51On a toute activité confondue,
- 6:54un peu plus de 2000 clients.
- 6:57D'accord.
- 6:58Et on expédie des produits qui vont de sachets de 100 grammes jusqu'à des commandes de plusieurs centaines de kilos.
- 7:06Donc ça,
- 7:07c'est au gré des commandes.
- 7:09Et bien sûr,
- 7:10nos secteurs d'activité,
- 7:12c'est par définition un petit peu tout secteur qui peut utiliser de la couleur et de la couleur naturelle.
- 7:20dans la mesure où on rentre dans des contraintes ou des cahiers des charges techniques ou économiques.
- 7:28Les secteurs principaux,
- 7:30c'est le textile,
- 7:31c'est la cosmétique,
- 7:32c'est les encres,
- 7:34les produits Beaux-Arts.
- 7:36C'est les matériaux,
- 7:38les biomatériaux écologiques.
- 7:40Puis après,
- 7:41on peut avoir quelques activités qui sont un peu plus spécifiques aux molécules colorantes.
- 7:46Donc finalement,
- 7:47oui,
- 7:47on peut travailler dans beaucoup de secteurs,
- 7:51peut-être hormis le secteur alimentaire.
- 7:54que l'on n'a pas visé à ce jour pour différentes raisons,
- 7:59de possibilités d'innovation,
- 8:01de contraintes réglementaires,
- 8:03de présence déjà de certains très gros acteurs industriels.
- 8:08Donc,
- 8:08il n'y avait pas beaucoup d'innovation à amener dans ce secteur.
- 8:11Que vous pouvez réexpliquer ?
- 8:13J'ai vu que vous proposiez dans votre catalogue des colorants,
- 8:17des extraits et des actifs.
- 8:18Est-ce que vous pouvez réexpliquer pour les auditeurs la différence entre ces trois mots pour que ce soit bien clair ?
- 8:24Oui,
- 8:25alors pour nous il n'y a pas spécialement de différence en termes techniques.
- 8:30Par contre c'est surtout une question de terminologie et parfois de concentration de ces produits.
- 8:38En fait ce que l'on développe nous ce sont des extraits colorants solubles.
- 8:43Et donc nous on les appelle entre nous des colorants ou des extraits colorants.
- 8:48Et on a également des produits insolubles qu'on peut appeler des pigments.
- 8:54Alors,
- 8:54selon les secteurs,
- 8:55finalement,
- 8:56les noms peuvent être un peu différents.
- 8:58Je vous donne un exemple.
- 9:00Dans l'industrie des peintures,
- 9:02On parle souvent de colorant en citant une dispersion de pigments dans une base.
- 9:10Et donc,
- 9:10en fait,
- 9:10c'est un mélange de produits insolubles qui sont dans une base.
- 9:13Et ça,
- 9:14les gens de la peinture appellent ça pigments,
- 9:16par opposition au pigment poudre qui est sous forme sèche.
- 9:21Donc,
- 9:21en fait,
- 9:21il faut très souvent,
- 9:22c'est bien de préciser le secteur d'activité.
- 9:25D'accord,
- 9:26donc c'est un vocabulaire différent en fonction du secteur.
- 9:29Oui,
- 9:30après vous avez parlé du terme actif.
- 9:32Le terme actif est beaucoup plus utilisé dans le secteur cosmétique par exemple.
- 9:38Souvent,
- 9:39quand on est en présence d'actifs cosmétiques,
- 9:41la concentration des produits n'est pas très élevée.
- 9:45Dans notre cas,
- 9:46on a besoin de produire de la couleur et qu'elle se voit.
- 9:50Donc on a besoin d'avoir des produits avec des actifs entre guillemets,
- 9:55mais qui soient très concentrés.
- 9:57C'est d'ailleurs une des difficultés techniques de fabrication.
- 10:02de ce type d'extrait pour fabriquer des produits qui soient à la fois très concentrés et qu'on puisse utiliser assez facilement.
- 10:10Ok,
- 10:11parfait.
- 10:11Donc ça,
- 10:11c'est plus clair.
- 10:12Et est-ce que vous pouvez nous dire à peu près aujourd'hui combien vous avez de produits à votre catalogue chez Greening ?
- 10:20Oui,
- 10:20alors aujourd'hui,
- 10:22on a 22 extraits colorants,
- 10:23on vient de les compter.
- 10:2522 extraits colorants et puis on a
- 10:2815 autres ingrédients que l'on appelle parfois des mordants quand on est en textile ou des auxiliaires de formulation.
- 10:36Ces produits,
- 10:38alors ce sont des produits purs,
- 10:40unitaires et bien sûr dans le champ de la couleur,
- 10:43après on va pouvoir tous les mélanger.
- 10:44Et nous quand on commercialise ces produits pour certains,
- 10:48alors selon leur richesse et leur prix,
- 10:52on en conditionne certains à partir de 50 grammes.
- 10:56et on va jusqu'à des sacs unitaires de 20 à 25 kilos selon les produits.
- 11:03Ça,
- 11:03c'est les conditionnements unitaires de nos produits.
- 11:07Quels sont les extraits ou les colorants les plus demandés ?
- 11:13Du coup,
- 11:14toute industrie confondue,
- 11:16c'est quoi qui ressort ?
- 11:17C'est assez variable.
- 11:19Je veux dire qu'il n'y a pas de généralité.
- 11:23Il y a...
- 11:25Ça peut varier en fonction des saisons.
- 11:28En textile,
- 11:29bien sûr,
- 11:30ça peut varier en fonction des tendances.
- 11:33Il y a des maisons qui proposent des cahiers de tendance et qui,
- 11:39chaque année,
- 11:40sortent quelques indications de couleurs.
- 11:43Et donc,
- 11:43ça,
- 11:43ça crée de l'inspiration pour les créateurs.
- 11:47Et donc,
- 11:49les couleurs en demandé,
- 11:51oui,
- 11:51ils peuvent varier en fonction des préparations de collection.
- 11:55En textile,
- 11:57après en cosmétique,
- 11:59ça va dépendre des secteurs.
- 12:01On sait que pour des applications maquillage par exemple,
- 12:07on utilisera quand même...
- 12:09plus de coloris un petit peu vifs,
- 12:12comme des rouges.
- 12:13On cherche beaucoup de rouges par rapport à des coloris verts,
- 12:16par exemple.
- 12:17Je voulais aussi rebondir sur la question de savoir si vous travaillez avec des cultivateurs français ou européens et mondiaux et nous expliquer un peu comment ça se passe,
- 12:27ce métier de cultiver les plantes tinctoriales.
- 12:30C'est cultivé,
- 12:31ça vient chez vous,
- 12:32comment ça fonctionne ?
- 12:33Alors,
- 12:33comment ça fonctionne ?
- 12:34On travaille avec...
- 12:37quelques agriculteurs avec lesquels on réinvente certains métiers.
- 12:41D'une part parce qu'on met en place des cultures qu'ils ne connaissent pas,
- 12:46d'autre part parce que très souvent il n'y a pas non plus de semences disponibles,
- 12:51donc on est obligé aussi de produire nos propres semences ou nos propres plants.
- 12:58Et puis également parce que pour évoluer avec l'agriculture,
- 13:04on souhaite essayer de mettre en place des cultures bio.
- 13:11Et donc ça pour nous,
- 13:12ça nécessite de repenser,
- 13:16de nous adapter au parcours de culture en permanence.
- 13:19On part souvent d'une feuille vierge et puis on voit quelle est la structure de l'exploitation.
- 13:28le matériel de l'agriculteur et on réfléchit à ce qu'on peut mettre en place par rapport à ça.
- 13:37Un point important là-dedans,
- 13:39c'est que l'agriculteur ait la volonté d'évoluer,
- 13:43qu'il soit curieux,
- 13:44au bon sens du terme,
- 13:46et qu'il ait une ouverture d'esprit.
- 13:49Et bien sûr,
- 13:50je le dis parfois un petit peu comme ça,
- 13:52mais il faut que l'agriculteur ait envie de descendre du tracteur.
- 13:55parce que on
- 13:59commencent à travailler souvent à petite échelle et puis ça peut être un petit peu fastidieux.
- 14:03Pour l'instant,
- 14:05on ne peut pas aller sur...
- 14:06On n'est pas sur des modèles de grande culture.
- 14:09Et il y en a beaucoup des producteurs de plantes tanctoriales en France ?
- 14:12Non,
- 14:13non,
- 14:13non.
- 14:14Il y en a qui font...
- 14:17C'est une question d'échelle là aussi.
- 14:19Il y a beaucoup de gens qui cultivent des plantes dans leur jardin.
- 14:23Il y a une frange de personnes qui...
- 14:27Ils veulent mettre en place des cultures en permaculture.
- 14:34On sait tous que la permaculture c'est bien,
- 14:37c'est très intéressant,
- 14:38mais ça devient très compliqué à gérer dès qu'on dépasse le millimètre carré par exemple.
- 14:43Pour passer à une échelle supérieure,
- 14:46ça crée des difficultés.
- 14:48Et là,
- 14:49on est beaucoup moins nombreux à pouvoir mettre en place des cultures supérieures à 3000 ou 4000 m².
- 14:59On a d'autres acteurs,
- 15:00par exemple en Europe ou dans le monde,
- 15:01qui sont capables de produire des plus grandes surfaces.
- 15:04Ça se passe généralement où ?
- 15:07Les plantes tectoriales,
- 15:08je pense que ça dépend des plantes.
- 15:09Mais est-ce qu'il y a des pays qui sont reconnus pour la culture des plantes tectoriales ?
- 15:14La culture,
- 15:15il n'y en a pas beaucoup,
- 15:18finalement.
- 15:18Bon,
- 15:19il y a quelques initiatives.
- 15:21Bien sûr,
- 15:22les grands pays de culture de plantes tectoriales,
- 15:26de certaines plantes,
- 15:27c'est les pays de l'indigo.
- 15:29En Inde,
- 15:29ils maîtrisent des surfaces importantes.
- 15:34Ils ont aussi quelques autres cultures ou collectes,
- 15:38parce qu'il se fait quand même beaucoup de collectes dans le monde.
- 15:43Et puis,
- 15:43il y a des projets sur des plantes à indigo,
- 15:47par exemple,
- 15:48des projets qui sont plutôt portés par des start-up.
- 15:53Un projet assez important,
- 15:54c'est le projet Stony Creek Color,
- 15:56qui est développé aux États-Unis,
- 15:58dans le Tennessee.
- 15:59sur des productions d'indigo naturel.
- 16:02Là,
- 16:02il y a des surfaces importantes.
- 16:07D'accord.
- 16:08Est-ce qu'on peut prendre un exemple,
- 16:10ou pas,
- 16:11vous me dites,
- 16:11d'un extrait pour savoir,
- 16:13par exemple,
- 16:14combien il faut de plantes ?
- 16:17Donc,
- 16:17on rappelle que toute la partie de la plante peut servir à la couleur,
- 16:22mais donner un exemple de,
- 16:24je ne sais pas,
- 16:24l'indigo ou un exemple que vous voulez sur,
- 16:26tiens,
- 16:27pour avoir autant de kilos de colorants,
- 16:29il faut autant de kilos de plantes pour qu'on voit un petit peu le ratio.
- 16:33Oui,
- 16:34alors là on va parler des plantes à extrait.
- 16:39Ce n'est pas le cas de l'indigo puisque l'indigo est une plante qu'on traite en frais et puis il y a différentes plantes d'indigo avec des rendements totalement différents.
- 16:50Mais sur les plantes à partir desquelles on fait des extraits,
- 16:54habituellement on les cultive,
- 16:58on les récolte ou on les collecte,
- 17:01on les sèche.
- 17:04On les pré-broie pour les stocker,
- 17:07pour faire toutes nos analyses,
- 17:10pour éventuellement faire de la pré-standardisation avec des assemblages de l'eau par exemple.
- 17:17C'est des choses qu'on peut faire.
- 17:18Et ensuite,
- 17:20on va fabriquer nos extraits à partir de ces matières-là.
- 17:24Pour donner une idée de rendement...
- 17:27Bien sûr,
- 17:28ça va varier d'une plante à l'autre,
- 17:29ça va varier d'une partie de plante à l'autre.
- 17:33Et puis,
- 17:33il faut rappeler qu'on peut utiliser,
- 17:36avec certaines plantes territoriales,
- 17:37on peut utiliser des parties aériennes,
- 17:39mais avec d'autres,
- 17:40on va pouvoir utiliser des racines.
- 17:42Globalement,
- 17:43il faut à peu près 5 à 10 kilos de plantes sèches pour fabriquer un kilo d'extrait.
- 17:49D'accord,
- 17:50ok.
- 17:50Ces 5 à 10 kilos de plantes sèches,
- 17:52ça va représenter à peu près
- 17:5525 à 50 kilos de plantes fraîches.
- 17:59d'accord ça donne une idée,
- 18:02c'est vraiment une valeur moyenne d'accord,
- 18:07pour donner une idée c'est à peu près les ratios et finalement on se rend compte que lorsqu'on fabrique de l'extrait mais surtout quand on regarde
- 18:19la quantité de plantes qu'il faudra pour atteindre un kilo de tissu par exemple,
- 18:25mais il ne faut pas tant de surface que ça pour arriver à produire de la couleur naturelle.
- 18:31On a parfois eu le débat avec des gens qui nous posaient la question,
- 18:34qui nous disaient oui mais si vous consacrez des terres agricoles pour fabriquer de la couleur,
- 18:40on n'aura plus assez de terre pour nourrir l'humanité.
- 18:43Je caricature mais...
- 18:47C'est quelque chose qui peut s'entendre bien sûr,
- 18:49mais de notre côté on n'a pas besoin de grosses surfaces pour arriver à mettre de la couleur sur des quantités importantes de tissus.
- 18:57Donc c'est pas ça qui va mobiliser les surfaces agricoles,
- 19:03c'est un faux débat.
- 19:06Ce que j'entends,
- 19:07c'est que vous faites aussi des assemblages de lots,
- 19:10donc de lots différents,
- 19:11sûrement de provenances différentes.
- 19:13Du coup,
- 19:13je voulais savoir un petit peu,
- 19:16faire un zoom sur tout ce qui est origine des produits,
- 19:19la traçabilité,
- 19:19etc.,
- 19:20que vous nous racontiez un petit peu.
- 19:22Alors,
- 19:22quand je parle d'assemblage,
- 19:24on va dire que c'est...
- 19:27Nos techniques et notre savoir-faire,
- 19:29pour l'instant,
- 19:29ce sont des assemblages d'une même plante et de différentes provenances géographiques,
- 19:34par exemple,
- 19:35de différentes années.
- 19:37Ça nous permet,
- 19:37nous,
- 19:39de très standardiser les produits.
- 19:43Alors,
- 19:43concernant les origines et la traçabilité,
- 19:46on a une démarche scientifique,
- 19:48déjà,
- 19:48à la base.
- 19:49On est plus ou moins de formation scientifique et,
- 19:52nous,
- 19:52ce qui nous intéresse,
- 19:54mais aussi ce qui est important pour nos clients.
- 19:57c'est qu'on conserve la traçabilité de tout monos.
- 20:00et la traçabilité de tout nos lots,
- 20:02elle part de la plante jusqu'au produit que l'on livre chez le client.
- 20:06Donc nous,
- 20:07on enregistre,
- 20:07on a des codes,
- 20:09et on est capable de remonter et de dire,
- 20:11voilà,
- 20:11c'est un lot qui a été produit ou acheté à telle période et qui provient de tel endroit.
- 20:18Ça,
- 20:18c'est une chose,
- 20:19et on est très attentif à ça,
- 20:24notamment à l'origine.
- 20:25Alors bien sûr,
- 20:26on privilégie autant que possible.
- 20:30des origines locales ou régionales de nos produits.
- 20:34Mais pour certaines plantes,
- 20:36ce n'est pas possible,
- 20:37en particulier certaines plantes qui viennent de régions chaudes.
- 20:40Et donc,
- 20:40on a des approvisionnements dans toutes les régions du monde.
- 20:45Là,
- 20:45on a aussi un sourcing qui est important en termes de production,
- 20:52d'éthique de la production et surtout de qualité des produits.
- 20:56Alors,
- 20:56concernant une question,
- 20:57par exemple,
- 20:58parce que très souvent,
- 21:00Il y a une question un petit peu sensible.
- 21:02Très souvent,
- 21:03les gens nous demandent l'origine géographique de nos produits,
- 21:07qui peut être plus ou moins précise.
- 21:10Nous,
- 21:11on la connaît.
- 21:12on la connaît,
- 21:13on peut la garantir.
- 21:14Par contre,
- 21:16on arrive parfois en terrain un petit peu délicat.
- 21:21Certains clients voudraient connaître sur quelle parcelle ou chez quel agriculteur on a cultivé telle plante.
- 21:27Là,
- 21:27je veux dire que ça fait partie de notre savoir-faire.
- 21:30C'est légitime un petit peu de le protéger,
- 21:32d'autant qu'on a vu parfois des clients qui essaient de switcher et qui essaient de s'approvisionner directement à la société.
- 21:39en direct donc ça c'est des choses qu'on nous conserve mais on est obligé de conserver une certaine
- 21:47sécurité par rapport à ces approvisionnements.
- 21:50J'entends bien qu'il faut préserver aussi ces sources,
- 21:54mais du moment que vous l'avez et que vous la garantissez,
- 21:56c'est déjà le principal.
- 21:58Concernant l'origine et la traçabilité,
- 21:59il y avait quelque chose qui était assez important à dire,
- 22:03c'est que dans tous les cas,
- 22:04nous,
- 22:05on donne la priorité d'une part à la naturalité des produits.
- 22:10et d'autre part à la qualité des produits,
- 22:12la priorité par rapport à l'origine.
- 22:17On voit ces dernières années qu'il y a un marché qui évolue,
- 22:23autant pour les fournisseurs que pour les clients,
- 22:26que pour la demande.
- 22:28Et ça,
- 22:29nous on a vu apparaître de plus en plus de produits falsifiés.
- 22:33Et donc ça,
- 22:34ça ne correspond pas du tout à notre éthique.
- 22:37Bon,
- 22:37par exemple,
- 22:39sur le marché des indigos et des indigos naturels,
- 22:42il y a un pays qui était le pays emblématique de l'indigo,
- 22:46qui est l'Inde.
- 22:48Aujourd'hui,
- 22:50si vous êtes un acheteur lambda,
- 22:52et que vous allez essayer d'acheter de l'indigo en Inde,
- 22:55A 90% vous allez acheter de l'endigo qui est soit mélangé avec de l'endigo de synthèse,
- 23:02soit tout simplement remplacé par de l'endigo de synthèse.
- 23:07Et ça,
- 23:11c'est une des choses que l'on a constaté nous il y a 4-5 ans.
- 23:17On le voit aussi sur des extraits de Garance.
- 23:22Alors pourquoi l'indigo et pourquoi la garance ?
- 23:24Parce que finalement,
- 23:25si on regarde l'indigotine,
- 23:28qui est la principale molécule des indigos,
- 23:30et l'alizarine,
- 23:32qui est la principale molécule de la garance,
- 23:34ce sont les deux premiers colorants qui ont été synthétisés,
- 23:39qui ont été copiés sur le naturel.
- 23:43L'Inde,
- 23:43malheureusement,
- 23:44est un grand pays historique des couleurs naturelles,
- 23:48mais c'est aussi un grand pays de chimie.
- 23:50Et forcément c'est assez facile de mélanger les produits ou de les remplacer.
- 23:59alors que le prix de l'indigo et de la de la garance,
- 24:03on est bien d'accord le prix du naturel est environ j'avais lu,
- 24:0710 fois plus cher que celui de synthèse,
- 24:09c'est à peu près ça ?
- 24:10c'est ça,
- 24:11d'accord,
- 24:11donc c'est de la fraude clairement et il faudrait des tests ou des contrôles pour vérifier les origines vous,
- 24:18vous pratiquez ça par exemple ?
- 24:20j'ai un échantillon d'indigo,
- 24:21je peux vous l'envoyer et vous me dites si c'est de la synthèse ou du naturel et la qualité de l'indigo ?
- 24:27Oui tout à fait,
- 24:29parce qu'en fait il y a eu une période où nous on a subi,
- 24:33on a eu des doutes sur certains indigos et puis on s'est dit mais comment on peut faire ?
- 24:39Alors c'est très compliqué parce que finalement c'est la même molécule.
- 24:43Donc il faut simplement arriver à distinguer si elle est d'origine naturelle ou si elle est d'origine pétrochimique.
- 24:54On en a discuté avec quelques acteurs internationaux.
- 24:59Il y a quelques années,
- 25:01j'ai mis un petit peu les pieds dans le plat dans le cadre d'une conférence internationale où un fournisseur d'indigo de synthèse était là et il a quand même été sympathique de prendre la parole et
- 25:16de dire moi je vends mon indigo de synthèse à beaucoup de fournisseurs d'indigo naturel en leur disant que finalement,
- 25:23ils allaient faire du bénéfice.
- 25:25en falsifiant leurs produits et en les revendant moins cher.
- 25:29Donc tout ça,
- 25:29ça a fait que ça ne correspondait absolument pas à ce qu'on voulait proposer et mettre sur le marché.
- 25:37Donc on a pas mal travaillé sur des méthodes et on a identifié une méthode qui nous permet de quantifier la proportion de produits qui viennent d'origine naturelle et
- 25:52celles qui viennent d'origine pétrophilique.
- 25:55Donc aujourd'hui...
- 25:56C'est incroyable qu'il y ait de la fraude un peu.
- 25:59Oui,
- 25:59il faut savoir que c'est pas incroyable,
- 26:02c'est un petit peu comme tous les marchés qui se développent.
- 26:05On va dire,
- 26:06il y a des gens qui font des efforts pour les développer de manière honnête,
- 26:09et puis il y a toujours des gens qui veulent faire des profits.
- 26:13C'est fatiguant.
- 26:16Il y a aussi un point quand même à prendre en compte,
- 26:18qui est que...
- 26:22C'est souvent une question de perception.
- 26:26On va dire que nous en tant que scientifiques,
- 26:30on est choqués.
- 26:32De manière générale,
- 26:34les Européens sont aussi choqués.
- 26:37Mais il y a parfois des secteurs où,
- 26:39en termes de marketing,
- 26:42le fait de dire j'achète un produit que l'on me vend comme étant du naturel,
- 26:48je le développe dans des produits naturels et finalement je ne me pose pas plus de questions il y a des endroits ça les arrange je ne sais pas si ça les arrange mais en tout cas ça ne les choque pas nous
- 27:04ça n'est pas du tout notre façon de voir les choses ça explique aussi que c'est une expérience qu'on a vécue nous et que ça nous a fait vivre
- 27:16On a fait beaucoup d'efforts de sourcils,
- 27:20on s'est fâchés,
- 27:21on a menacé beaucoup de fournisseurs,
- 27:25mais aussi il faut comprendre que maintenant on est en même temps de garantir des produits naturels,
- 27:31mais forcément les produits naturels sont un petit peu plus chers que les autres.
- 27:35Donc tout ça c'est des choses à prendre en compte.
- 27:40Dans ce domaine,
- 27:41je pense que c'est très important,
- 27:44notamment dans les applications textiles,
- 27:46parce que bon c'est assez facile d'avoir de la falsification et puis c'est aussi une passerelle vers le greenwashing et différentes autres comportements
- 28:00ouais pratique ouais d'accord bon bah ça c'est franchement c'est un sujet sur lequel j'avais rien lu pour le moment et donc je suis hyper hyper contente que vous l'abordiez du coup être vigilant sur la
- 28:15Vraie origine de...
- 28:17Donc ça c'est surtout sur l'indigo et la garance du coup ?
- 28:21Principalement sur l'indigo et la garance,
- 28:23parce qu'à ce jour ce sont les...
- 28:26Il est plus facile.
- 28:27Le plus gros,
- 28:28oui.
- 28:29Je vais dire que ça peut arriver sur d'autres,
- 28:31bien sûr.
- 28:32Oui,
- 28:32OK.
- 28:34D'accord.
- 28:34Et du coup,
- 28:35je reviens à ma question sur tout ce qui est impact sur votre secteur avec tout ce qui est l'inflation,
- 28:46la hausse des énergies,
- 28:47etc.
- 28:47Vous parliez tout à l'heure de séchage.
- 28:49Par exemple,
- 28:51vous séchez de manière…
- 28:53A l'air libre,
- 28:53vous avez des machines,
- 28:55qu'est-ce qui vous consomme de l'énergie chez vous dans votre process ?
- 29:01Une parenthèse sur le séchage,
- 29:03ça fait partie des procédés qu'on a pu mettre en place.
- 29:12Surtout parce qu'on est dans le midi finalement,
- 29:16en travaillant sur les périodes de récolte et les techniques,
- 29:21nous on n'a pas besoin d'énergie au moment du séchage.
- 29:24Donc à ce jour,
- 29:26bon.
- 29:27Je ne sais pas s'il faut remercier le réchauffement climatique de ça,
- 29:30mais on a des périodes dans le midi de beau temps sec et on arrive à sécher nos plantes avec une qualité intéressante sans apport d'énergie.
- 29:41Ça c'est une chose.
- 29:44Bon,
- 29:45pour tout le reste,
- 29:46bien sûr.
- 29:47L'inflation,
- 29:48le coût de l'énergie,
- 29:49oui on les ressent à la fois sur nos fabrications et sur nos achats.
- 29:54Quand on relance des fabrications,
- 29:57nos sous-traitants nous disent,
- 29:59écoutez,
- 30:00l'énergie est plus chère,
- 30:01donc les prix sont plus élevés.
- 30:05Pour les achats,
- 30:07En fait,
- 30:09on est bien sûr confronté à ça.
- 30:11Globalement,
- 30:12tous nos fournisseurs nous disent que les prix augmentent.
- 30:14Par rapport à nos clients et par rapport à nos marchés,
- 30:17on arrive un petit peu à le minimiser.
- 30:21Tout simplement parce que la taille de greening évolue et que les besoins de nos clients évoluent aussi.
- 30:27Donc nous,
- 30:28on fait des efforts.
- 30:29pour acheter des quantités un petit peu plus importantes,
- 30:33et ça nous permet d'avoir des prix un petit peu moins chers.
- 30:35Donc ça,
- 30:36ça a permis dans un certain cas,
- 30:41de limiter les hausses.
- 30:42Bien sûr,
- 30:44dans ce même domaine,
- 30:46le réchauffement climatique,
- 30:48pour nous on le ressent,
- 30:49on le ressent énormément sur les cultures.
- 30:54Et par rapport aux cultures,
- 30:58comme je vous l'avais dit,
- 30:59on est en permanence obligé de s'adapter aux conditions de culture.
- 31:04Et il faut être imaginatif,
- 31:08je vais dire,
- 31:08et souvent il faut anticiper.
- 31:12Je crois qu'il y a un petit peu de moins en moins de règles établies.
- 31:18Il faut profiter des périodes favorables pour mettre en place des cultures et essayer de les mener le mieux possible par rapport à ça.
- 31:29D'accord,
- 31:30ok.
- 31:30Également,
- 31:31un point important,
- 31:32c'est que quand même,
- 31:34on est sur des plantes,
- 31:35les plantes territoriales qui sont des plantes.
- 31:39qui à la base sont des plantes sauvages et qui ont été peu améliorées.
- 31:45Ce caractère fait que ce sont des plantes qui sont quand même relativement résistantes à certaines conditions.
- 31:53Et même au-delà,
- 31:54si on pousse un petit peu ça,
- 31:55ce raisonnement,
- 31:57les molécules que l'on a dans ces plantes,
- 31:59ce sont ce que l'on appelle des métabolites secondaires.
- 32:05quelque part ils sont produits dans la plante en réponse à des stress.
- 32:11Donc le fait de cultiver ces plantes dans des conditions qui ne sont pas toujours très favorables,
- 32:19ça peut être un petit peu plus favorable pour la production de nos métabolites colorées.
- 32:25C'est dingue ça.
- 32:26Ça,
- 32:26ça reste très théorique,
- 32:27mais c'est quand même des choses à prendre en compte.
- 32:30Je crois que ce qu'il faut retenir,
- 32:31c'est qu'on n'est pas sur des plantes issues de sélection,
- 32:38au sens agronomique du terme.
- 32:41Et donc,
- 32:42cette origine qui est sauvage leur confère quand même une certaine résistance.
- 32:48Ah d'accord et justement je n'allais pas vous la poser cette question Patrick mais moi je me renseigne à titre personnel sur où on peut trouver des graines tanctoriales en France j'ai eu quelques pistes avec Cocopéli la ferme
- 33:03Sainte-Marthe est-ce que vous avez des noms de personnes qui sont reconnues en tout cas pour ça en France ou c'est anecdotique et c'est que le troc et la culture personnelle et le...
- 33:16Oui,
- 33:16c'est de la sélection personnelle.
- 33:19En dehors de ceux que vous avez cités,
- 33:21il y a sûrement Couleur Garance qui vend des petits sachets de différentes plantes tinctoriales.
- 33:28Tout ça,
- 33:29c'est suite,
- 33:30c'est parce qu'ils ont la chance d'avoir le jardin de plantes teintes coréales qu'avait mis en place Michel Garcia.
- 33:38et qu'ils produisent quelques semences qu'ils vendent auprès de la communauté,
- 33:44mais ça reste à toute petite échelle.
- 33:46D'accord,
- 33:46donc il n'y a pas un acteur aujourd'hui en France reconnu pour ça ?
- 33:51Pas de gros acteurs.
- 33:53Il faut voir qu'on est aussi sur du matériel génétique,
- 33:58avec de la...
- 34:01de la qualité ou de la concentration liée à ce matériel génétique.
- 34:05Forcément,
- 34:05dès qu'on passe à une certaine échelle,
- 34:09les gens essaient de préserver leurs ressources génétiques.
- 34:14Oui,
- 34:14d'accord.
- 34:16Sinon,
- 34:17il faut rentrer dans le secteur de l'agriculture extensive avec des somatiers qui en font leur business.
- 34:25Donc,
- 34:25on reste sur des graines potagères,
- 34:27on va dire,
- 34:28non hybridées,
- 34:29non...
- 34:30On est d'accord.
- 34:31Donc,
- 34:31OK.
- 34:32Donc,
- 34:32il y a quelques acteurs.
- 34:34Je note,
- 34:34je ferai sûrement un petit épisode là-dessus aussi.
- 34:37J'avais une question sur la répartition un petit peu de vos clients,
- 34:41mais vous l'avez déjà dit.
- 34:43Donc,
- 34:43sur vos 2000 clients,
- 34:44ça se répartit comment entre le B2C et le B2B ?
- 34:48Donc,
- 34:48le business vers les particuliers et le business vers les autres business,
- 34:52à peu près pour savoir.
- 34:54s'il y a une grosse part de particuliers ou si finalement il y a beaucoup de business sur la couleur végétale.
- 35:00Puisque vous travaillez dans la distribution,
- 35:06vous connaissez un petit peu ça,
- 35:07on est sur des répartitions où on a du B2C avec beaucoup de clients petits ou intermédiaires.
- 35:16Et puis sur du B2B,
- 35:18avec un nombre plus restreint de clients,
- 35:22mais plus important.
- 35:25En quantité,
- 35:26d'accord.
- 35:26Cette répartition finalement,
- 35:29par rapport à nos activités,
- 35:32on a une activité de B2C et un site de vente en ligne qui fonctionne en permanence.
- 35:40Et l'activité de B2B est liée.
- 35:45Au développement de produits,
- 35:47aux achats industriels,
- 35:49pour des préparations de lancements,
- 35:52de collections.
- 35:53Cette répartition,
- 35:54elle évolue.
- 35:55Elle évolue et il suffit qu'on ait
- 35:582, 3,
- 36:004 commandes importantes pour des lancements industriels et forcément,
- 36:05ça modifie totalement la répartition de l'endroit.
- 36:09Oui,
- 36:09d'accord.
- 36:09Il n'y a pas de règle.
- 36:12C'est plein de petits acteurs particuliers,
- 36:14mais avec des petites quantités,
- 36:15et quelques acteurs du B2B,
- 36:19mais avec des quantités plus importantes.
- 36:21On essaie de considérer tous ces acteurs.
- 36:23Je vais dire que...
- 36:26Notre origine scientifique,
- 36:29notre savoir-faire et notre réputation font qu'on arrive à parler à la fois des tout petits acteurs et puis à des acteurs beaucoup plus gros,
- 36:40beaucoup plus spécialisés sur différents marchés.
- 36:43d'accord ça me fait une super transition avec la question d'après donc j'ai vu sur votre site qu'en fait vous ne proposiez pas uniquement des produits mais vous proposiez aussi des accompagnements j'ai eu des invités du podcast qui m'ont parlé de votre accompagnement et du coup me vient cette question vous vous voilà vous travaillez dans le conseil si j'ai bien compris pour
- 37:03accompagner des entreprises dans tous les domaines à se lancer sur la couleur végétale est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu cette partie plutôt on va dire service de greening merci
- 37:12En ce qui concerne les services,
- 37:17ça peut être des missions techniques.
- 37:19Par exemple,
- 37:20des développements de coloris,
- 37:23de procédés de teinture,
- 37:25de transfert industriel en teinturerie.
- 37:31Ça peut être aussi des accompagnements analytiques.
- 37:36Tout à l'heure,
- 37:37on parlait...
- 37:40On a développé une expertise sur les dosages d'indigo et en particulier leur richesse.
- 37:48Ça fait 8 ans maintenant qu'on reçoit des échantillons d'indigo d'un petit peu partout dans le monde.
- 38:00Donc on a une banque de données d'indigo commerciaux.
- 38:05mais aussi d'indigo-indicolopements qui proviennent de différentes plantes et de différentes régions du monde.
- 38:12Donc ça,
- 38:13ça fait partie des choses auxquelles on est souvent parfois confronté.
- 38:18Et puis après,
- 38:19on peut amener à conseiller certains clients,
- 38:22à les accompagner sur leur formulation,
- 38:24mais aussi sur un textile par exemple,
- 38:28sur des tests de solidité qu'ils pourraient mettre en place.
- 38:31Selon le secteur d'activité,
- 38:33est-ce qu'ils visent plutôt des vêtements enfants,
- 38:41comme c'est arrivé ?
- 38:43On a conseillé certains tests un peu plus spécifiques.
- 38:47Est-ce qu'ils visent du...
- 38:51du textile plutôt déco ou ameublement.
- 38:54Donc là,
- 38:56il y a des tests qu'on peut mettre en place qui sont spécifiques par rapport à ces projets ou à ces structures.
- 39:02Après,
- 39:02à côté de ça,
- 39:03on met en place,
- 39:06on a actuellement des études et des projets de R&D à façon,
- 39:13mais on les réalise en général avec des industries.
- 39:19spécialisés et ce sont des structures en général de taille et de secteur spécifique mais ce sont en général des entreprises d'assez grosse taille Patrick,
- 39:33la répartition entre votre activité d'accompagnement de service et la partie produit,
- 39:38c'est quoi à peu près c'est beaucoup plus de service,
- 39:42est-ce que c'est ce qui vous occupe tous les jours ou c'est plutôt la partie la partie produit en fait ?
- 39:48Bon,
- 39:48en fait,
- 39:49il faut distinguer en termes de temps consacré ou de chiffre d'affaires.
- 39:55Le temps consacré ou le chiffre d'affaires,
- 39:57comme vous voulez.
- 39:58Oui,
- 39:58le temps consacré,
- 39:59on en...
- 40:01une personne qui c'est à peu près un équivalent en temps plein qui travaille sur les activités de service et puis un chiffre d'affaires je ne sais pas si on l'a quantifié c'est à peu près 25 à 30% la partie conseil et service ouais d'accord et du
- 40:18coup déjà merci de partager des ordres d'idées comme ça ça permet aux auditeurs et même à moi de mieux comprendre du coup ce que je voulais vous poser comme question c'est est-ce que vous euh
- 40:29Vous sentez,
- 40:31comme vous êtes sur la partie produit et la partie service,
- 40:33est-ce que vous,
- 40:34vous sentez les prémices d'un regain d'intérêt sur la couleur naturelle ?
- 40:41Ça fait plus de 25 ans qu'on est dans ce secteur-là.
- 40:44Oui,
- 40:46on le voit évoluer,
- 40:47parfois avec des vagues différentes,
- 40:51géographiquement avec des intérêts différents.
- 40:55Il y a 15-20 ans,
- 40:56on a vu beaucoup d'intérêts de l'industrie textile française qui souffraient à cette période-là et qui essayaient vraiment de se diversifier.
- 41:08Ce ne sont pas des projets qui ont pu aboutir.
- 41:13Depuis quelques années par contre,
- 41:16on a un retour sur des productions un peu plus respectueuses de l'environnement,
- 41:22sur de la relocalisation.
- 41:25Donc oui,
- 41:26il y a un intérêt qui...
- 41:29Ça me croit ça.
- 41:30Il y a aussi un point à souligner,
- 41:32c'est que,
- 41:33comme dans tous les secteurs d'activité,
- 41:34il y a des renouvellements de génération.
- 41:37Et il y a quelques jeunes qui arrivent dans les entreprises,
- 41:41qui sont beaucoup plus sensibles à ces questions-là.
- 41:44En tout cas,
- 41:45il y a un intérêt.
- 41:46Ensuite,
- 41:46il faut arriver à de la concrétisation.
- 41:48D'accord,
- 41:48ok.
- 41:49Il y a quelque chose aussi que vous voulez ajouter par rapport à...
- 41:53aux activités de service et d'accompagnement,
- 41:55parce qu'on est parfois questionnés sur ça.
- 41:58Il faut que les gens comprennent qu'on est parfois amené à dire non à des questions d'accompagnement,
- 42:06dans la mesure où elles pourraient venir en concurrence avec nos propres activités.
- 42:09Il nous est arrivé parfois d'avoir des gens qui venaient nous voir en nous disant expliquez-moi ce que vous savez faire et je vais faire la même chose
- 42:17Donc c'est un petit peu difficile de dire.
- 42:22on a la volonté de contribuer au développement de la filière et d'amener nos propres connaissances,
- 42:29mais il y a parfois des limites à notre bonne volonté.
- 42:33Oui,
- 42:33c'est tout à fait normal.
- 42:35Ce que je comprends,
- 42:35c'est que vous apportez quand même un savoir-faire qui est plutôt unique en France,
- 42:40de par une traçabilité,
- 42:42une qualité de produit et un accompagnement,
- 42:46on va dire,
- 42:46un accompagnement complet de par vos deux parcours à tous les deux.
- 42:51Est-ce que vous avez des,
- 42:53moi j'appelle ça des pairs plutôt que des concurrents,
- 42:55mais est-ce qu'il y a des pairs à Greening en France ou c'est plutôt des gens qui sont à l'étranger en fait ?
- 43:02C'est une question un petit peu compliquée.
- 43:06On n'est pas nombreux.
- 43:08On n'est pas nombreux sur ce marché-là.
- 43:11Je pense que nous,
- 43:13on a basé en fait notre développement sur quelques piliers qui sont d'une part…
- 43:19la rigueur scientifique et l'innovation.
- 43:21On est bien conscients que...
- 43:23Pour promouvoir le développement de produits dans des activités industrielles qui sont déjà installées,
- 43:31il faut amener de l'innovation,
- 43:34il faut amener des produits que les gens pourront utiliser,
- 43:37il faut amener des produits qui correspondront aux pratiques,
- 43:41mais il faut aussi innover par rapport à ça.
- 43:44Donc ça c'est un des premiers piliers.
- 43:46Le second pilier c'est qu'on fait beaucoup d'efforts pour être très réactif.
- 43:53Très souvent par rapport à des structures,
- 43:55et en particulier par rapport aux structures assez grosses,
- 43:57on est beaucoup plus rapide qu'eux.
- 44:00Ça peut provenir de notre organisation,
- 44:02ça peut provenir aussi du fait qu'on est une structure assez petite,
- 44:06on peut être réactif.
- 44:08Et on attache aussi pas mal d'importance à la qualité.
- 44:13fonctionnement de la logistique même si on est une petite équipe.
- 44:18Deux autres points aussi qui sont importants pour nous c'est les relations humaines avec nos clients.
- 44:27On n'est pas là que pour faire du business,
- 44:29on est dans le secteur de la couleur,
- 44:31c'est un secteur de passion et on aime bien travailler avec des passionnés donc effectivement on est à l'écoute.
- 44:40Et comme je vous le disais,
- 44:41on essaie de prendre en compte tous les clients,
- 44:44qu'ils soient gros ou qu'ils soient petits.
- 44:46On essaie d'être à leur écoute.
- 44:48Alors,
- 44:48ce n'est pas toujours facile,
- 44:49bien sûr.
- 44:50Mais en tout cas on a la volonté d'avoir une approche très humaine,
- 44:55ça fait partie de notre composante RSE aussi.
- 44:58Et puis un point important c'est que forcément on essaie d'amener
- 45:03On vend des produits mais on essaie d'amener du conseil technique pour l'utilisation de ces produits.
- 45:09Ça je pense que c'est important dans ce qu'on peut amener.
- 45:14Par rapport à certains produits,
- 45:16finalement,
- 45:17on essaie aussi ces dernières années de valoriser des produits qui proviennent vraiment de nos innovations,
- 45:27de nos sourcings.
- 45:28Comme ces derniers mois,
- 45:29on a lancé un tannin de raisin par exemple.
- 45:32D'accord.
- 45:33Voilà,
- 45:34et on essaie de valoriser les produits qui viennent non pas de culture,
- 45:38mais de covalorisation,
- 45:40d'upcycling,
- 45:41de sous-produits qui sont des sous-produits agroalimentaires par exemple.
- 45:45Mais que l'on essaie de traiter dans un environnement industriel.
- 45:52et dans des quantités industrielles.
- 45:54Du coup,
- 45:54vous me tendez une belle perche avec ma question un peu plus tournée,
- 45:58aspects environnementaux,
- 46:00RSE,
- 46:00etc.
- 46:01J'ai vu que c'était plutôt la partie d'Isabelle.
- 46:04Donc,
- 46:04en fait,
- 46:04je voulais que vous,
- 46:06Isabelle,
- 46:06vous puissiez nous balayer un peu ce qui se passe en termes d'aspects environnementaux dans l'activité Greening et que vous nous en disiez un peu plus.
- 46:16Alors,
- 46:17au niveau de l'ARSE et au cœur de notre activité,
- 46:20On a déjà cité quelques exemples.
- 46:23Par exemple,
- 46:24pour la partie environnementale,
- 46:25bien sûr,
- 46:26on produit des estrés naturels à partir de procédés les plus respectueux possibles de l'environnement.
- 46:32On s'attache à identifier des ingrédients de formulation du régime naturel ou issus de covalorisation de sous-produits du secteur alimentaire.
- 46:42Comme Patrick en a parlé,
- 46:43c'est le cas par exemple de notre estré de châtaignière,
- 46:46de l'estré de pépins de raisin ou également du lac d'ail.
- 46:50qui est sourcée à l'international,
- 46:52mais aussi on a des auxiliaires,
- 46:54par exemple comme la crème de tartin,
- 46:56l'acide de tartrique,
- 46:57le sirop de fructose,
- 46:59qui sont des sous-produits de l'industrie du nifol.
- 47:03Cela nous tient à corps puisque Montpatrick est issu du milieu du nifol et aussi dans un secteur qui est exemplaire dans la valorisation et l'observation de ces sous-produits qui produisent un grand nombre d'ingrédients naturels,
- 47:17et ça depuis plus de 100 ans.
- 47:20À côté de ces ingrédients,
- 47:22on optimise nos transports,
- 47:24on réutilise les emballages reçus autant que possible,
- 47:27et on sélectionne aussi des sachets.
- 47:29On est obligé de conditionner ce sachet plastique pour la bonne conservation de nos estrés.
- 47:36On essaie d'utiliser des matières plastiques recyclables.
- 47:41On est aussi très attaché à notre territoire,
- 47:43et on essaie de collaborer avec les acteurs locaux et les institutions.
- 47:48Notre communauté de communes,
- 47:49par exemple,
- 47:49nous soutient et on lui est très reconnaissants.
- 47:53Au niveau social,
- 47:54on a déjà cité des actions pour nos recrutements,
- 47:58mais la plus importante est sans doute qu'on s'efforce à mettre beaucoup d'humanité dans nos relations avec nos salariés,
- 48:04nos partenaires et aussi nos fournisseurs et nos clients.
- 48:07C'est un peu l'épreuve-point de notre démarche RSE.
- 48:13d'accord et j'avais une autre question vous avez indiqué sur votre site internet que vous aviez des produits compatibles GOTS
- 48:216 alors si je ne dis pas de bêtises c'est une labellisation pour le coton il me semble dites-moi,
- 48:28racontez-moi parce que j'avoue c'était une de mes questions parce que je n'ai pas tout à fait bien saisi ce terme et ce label alors le GOTS 6 c'est pour toutes les fibres toutes fibres d'accord
- 48:41Ils répondent au cahier des charges de GOT6.
- 48:46Parce que ça évolue,
- 48:47ils mettent des nouvelles versions.
- 48:49Le réflexe est évolué.
- 48:54Donc,
- 48:54c'est toutes les fibres.
- 48:57Il y a les ingrédients et les colorants qui peuvent être certifiés GOT6.
- 49:03Alors il y a très peu d'ingrédients naturels pour certifier GOTS.
- 49:07Il suffit de répondre aux critères.
- 49:09En fait vous payez des charges pour être GOTS et ce n'est pas besoin d'être naturel.
- 49:14Donc il y a une différence entre des produits naturels GOTS et des produits GOTS.
- 49:20Mais en terme de certification,
- 49:23on ne voit pas cette différence au niveau de la certification.
- 49:25Il faut creuser un peu plus au niveau des produits.
- 49:29Nous,
- 49:30on est un peu mitigé sur les certificats GOTS.
- 49:36Nos clients nous les demandent,
- 49:37donc on est un peu en reculons,
- 49:39mais en fait on est obligé.
- 49:40Mais il y a beaucoup d'estrés colorants qui ne sont pas naturels.
- 49:44Mais ils répondent aux critères du référentiel.
- 49:49C'est une question effectivement importante et depuis plusieurs années.
- 49:55Les GOTS par exemple,
- 49:56nous on a connu le GOTS 3,
- 49:584,
- 49:585.
- 49:59Au moment du passage entre le 4 et le 5,
- 50:02on a dit on ne référence plus nos GOTS,
- 50:04nos produits GOTS parce qu'on n'est pas d'accord.
- 50:07On n'est pas d'accord parce que le GOTS ne met pas suffisamment en avant nos produits,
- 50:11les produits naturels.
- 50:15En fait,
- 50:16si vous regardez l'idée,
- 50:18c'est que quand vous regardez la liste des produits qui sont certifiés GOTS,
- 50:23vous en avez 95 à 98%,
- 50:27en tout cas pour les colorants qui sont des colorants de synthèse.
- 50:30Ah oui,
- 50:31d'accord.
- 50:32Donc ça ne valorise pas l'activité.
- 50:35Au final,
- 50:35quand vous avez un produit dans les magasins qui est certifié GOTS,
- 50:39ça crée une confusion pour les acheteurs.
- 50:42Parce que les acheteurs se disent,
- 50:43oui,
- 50:44c'est GOATS,
- 50:44donc c'est respectueux de l'environnement.
- 50:47Alors,
- 50:47c'est peut-être respectueux de l'environnement,
- 50:49mais en tout cas,
- 50:50ça n'est pas du naturel.
- 50:52D'accord.
- 50:53Voilà.
- 50:54On a eu encore une discussion,
- 50:57nous,
- 50:57avec les instances du GOATS en disant,
- 50:59mais est-ce que vous n'auriez pas intérêt à aller plus loin ?
- 51:03Bon ça c'est un petit peu en gaffe je veux dire,
- 51:05mais ils nous ont un petit peu gentiment répondu,
- 51:09vous êtes bien gentil,
- 51:10mais les gens qui font vivre le référentiel,
- 51:13ce n'est pas les gens de la couleur naturelle.
- 51:15ce sont les gens qui ont le droit de synthèse et oui c'est du coup un sujet sur lequel il faudra creuser parce qu'il y a plein de raccourcis qui peuvent être faits et encore une fois on perd le consommateur et
- 51:30ça ça me je vais creuser cette histoire là on va partir à une tromperie du consommateur c'est clair c'est ça et après on s'étonne que les gens font des raccourcis ok je regarderai
- 51:42Ok,
- 51:43écoutez,
- 51:43super,
- 51:43encore un sujet à regarder.
- 51:49Il y a bien sûr d'autres labels.
- 51:52Nous,
- 51:53on est sollicité par nos clients,
- 51:55nos clients industriels,
- 51:56en nous disant qu'il faut que vos produits rentrent dans ces labels.
- 52:00En général,
- 52:01ils y rentrent assez facilement parce que les critères d'attribution de ces labels sont des critères qui ont été mis en place pour des produits de synthèse.
- 52:09Nous,
- 52:09on a des produits qui sont beaucoup plus faciles pour les faire rentrer dans ces cahiers des charges.
- 52:16Ça,
- 52:16c'est une chose.
- 52:18Mais à ce jour,
- 52:20il n'y a pas de label qui soit suffisamment spécifique et qui mette suffisamment en valeur les produits naturels.
- 52:33Actuellement,
- 52:33il y a quelques réflexions au niveau international sur la mise en place d'un label.
- 52:40Bon,
- 52:40nous,
- 52:41ça fait 25 ans qu'on est dans ce milieu.
- 52:44On a vu plusieurs fois des initiatives pour essayer de créer en place des labels.
- 52:50On a eu du mal à trouver,
- 52:51à avoir des positions communes au niveau international pour faire émerger un label national.
- 52:59Même s'il y a des réflexions et des volontés.
- 53:01D'accord,
- 53:02mais...
- 53:04Pour nous,
- 53:05c'est que très souvent,
- 53:07ces labels,
- 53:08bien sûr,
- 53:08il y a un intérêt pour les labels.
- 53:11Mais très souvent ces labels,
- 53:14à un moment,
- 53:15ça devient du business.
- 53:19Et nous on est confronté,
- 53:21on se dit tiens pourquoi,
- 53:24pour le goth en particulier,
- 53:27pourquoi on se dit pourquoi est-ce qu'il nous faudrait payer parfois quelques milliers d'euros pour référencer des produits goths.
- 53:36qui finalement comprennent 98% de Colorant de Synthèse.
- 53:41Donc on a l'impression de contribuer à la renommée d'un label qui fait la promotion de Colorant de Synthèse.
- 53:49Qui prône.
- 53:50Donc quelque part on se dit,
- 53:51tiens,
- 53:53au lieu de payer pour qu'on nous dise vous travaillez bien,
- 53:57c'est une image,
- 53:58mais on préfère développer des systèmes d'analyse.
- 54:04qui nous permettent de prouver que nos produits ou les produits finis qui en résultent sont
- 54:12100% naturels et d'amener cette information.
- 54:15C'est une démarche un petit peu différente,
- 54:17mais il y a toute une réflexion à avoir dans ce secteur-là.
- 54:22J'étais ravie d'avoir Isabelle et Patrick Brenac de l'entreprise Greening pour cette première partie d'épisode.
- 54:28Ils nous invitent à creuser davantage les sujets et aiguiser notre curiosité.
- 54:33Nous les retrouvons dans le prochain épisode qui sortira samedi.
- 54:37Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram ArtEcoVert,
- 54:41A-R-T-E-C-O-V-E-R-T,
- 54:44pour y découvrir le nom des prochains invités.
- 54:47Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix.
- 54:55C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale.
- 55:00Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale