Latest / Cap sur Ikigai / Les Pépites de l'été - Entreprendre à sa façon
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- speaker-2: Et il a ça, y a aussi sur l'équilibre de vie, nous ça a quand même été un speaker-0: ... speaker-2: gros sujet avec Sophie parce qu'effectivement, a démarré l'aventure son petit il y avait quelques mois. Moi, j'ai eu un troisième enfant aussi, Syterphile avait deux ans. Et donc aussi en permanence de se dire quel équilibre on veut. En plus, avec Sophie, on n'a pas forcément les mêmes envies exactes ou les mêmes attentes. De se dire, ouais, quel temps j'ai envie d'allouer au boulot, à ma famille, comment j'ai envie de travailler. tout début, on n'arrêtait pas de s'envoyait des messages tout le temps le soir, puis à un moment on s'est dit non mais stop, on arrête en fait le soir, on est avec nos enfants, et puis petit à petit comme ça on rééquilibre aussi et donc ça ça ça pousse aussi vachement à se dire mais en fait de quoi j'ai envie, de quoi j'ai besoin, de quoi j'ai envie de m'organiser dans ma vie globalement. Et puis en plus ça évolue aussi, donc c'est aussi de le questionner, oui bon bah cette année j'avais envie de ça, là maintenant ça évolue, je veux passer, allouer plus de temps pour telle ou telle chose. speaker-1: Mais c'est vrai qu'on s'est beaucoup dit les choses. On a passé quand même plusieurs journées, un peu de séminaires pour ce type de choses. Comment on veut travailler, de quelle manière concrètement ta journée, ta semaine, va être quoi ? Des vacances ? Tu aurais besoin de combien de salaire ? On a beaucoup déminé les sujets. Moi, c'est pareil, je suis plutôt en mode tortue dès qu'il un conflit. Mais là, pas le choix, il se dire les choses. Sinon, pourrait être relation. speaker-0: De pourrir, speaker-1: sais pas si c'est vraiment un conseil, mais c'est vrai qu'avant de me lancer, qui me faisait un peu peur, c'est que pour moi, l'entrepreneuriat, c'était forcément sacrifier sa vie personnelle. Et ça, me faisait super peur. moi, c'était forcément devoir embaucher, faire des levées de fonds, avoir des investisseurs. Je voyais que ce modèle-là. Et ce qui m'a aidée, c'est d'ouvrir un peu et d'identifier d'autres modèles et voir qu'il y avait 12 fois possible. Et j'aime beaucoup. Dorothée, exemple, la fondatrice de Bilbo qui déco, est une marque de peinture et de conseil déco. Elle coupe pendant les vacances scolaires, elle privilégie aussi beaucoup sa vie de famille et sa entreprise, ce monde fonctionnait. C'est vrai que ça m'a aidé de voir qu'il y avait d'autres modèles possibles. Voilà ce que je disais tout à l'heure, a plusieurs fois, plusieurs voies, plusieurs façons de faire et de développer. On peut-être essayer de trouver d'autres modèles et se dire... que ça peut être possible. Il n'y a pas qu'une voix, il ne faut pas écouter tout ce qu'on veut lire et finir sur Insta. speaker-0: Je te rejoins complètement. Comment est-ce que vous vous définissez ? Du coup, vous ne définissez pas comme une startup, parce que la startup, pour moi, tout cas évoque ce côté qu'on a deux ans pour réussir à faire ses premières levées de fonds, éventuellement ensuite pour préparer le passage en bourse. Enfin, la startup, elle est connotée selon moi de cet excès de performance, de cette En gros, on ne pas, on mange pas pour la monter. C'est une vision que j'ai eu aussi un moment. C'est la même chose que toi qui m'a un moment poussée à même tenter l'aventure, c'est de se dire, c'est à nous de choisir le business model. Comment vous vous défoniriez du coup comme entreprise ? Il y a quand même un vecteur. Vous travaillez l'insertion sociale, en même temps, comment est-ce que vous définissez ? Une petite PME ? speaker-2: Je dis qu'on a une marque. De mon point de vue, l'ambition de la start-up, c'est de grandir très vite pour éventuellement revendre, etc. Nous, notre ambition, c'est de développer Sisterfield pour que les bienfaits de certaines méthodes naturelles soient accessibles aux femmes. Mais notre ambition personnelle, c'est de pérenniser l'entreprise, de la développer pour qu'elle soit vivable et pour qu'on puisse aussi se tirer un revenu. de cette activité là pour qu'elle grandisse jusqu'à temps que nous on soit bien dedans en fait mais à pas d'ambition de niveau de chiffre d'affaires peut-être que ça viendra un jour, en tout cas, ce qu'on veut, c'est faire quelque chose qu'on aime, proposer au monde quelque chose qui ait du science pour une autre, qui speaker-0: ... speaker-2: a du science pour les autres, et franchement, de premières motivations, c'est de le faire avec quelqu'un que j'apprécie, en particulier Sophie et plus globalement les personnes à qui on travaille, et de faire quelque chose que j'aime, moi, c'est vraiment mon moteur, et effectivement, et évidemment dans le monde dans lequel on vit, de tirer un revenu de cette activité qui me permette de Violaine: quelles ont été tes principales difficultés pour concrétiser ton projet. Instinctivement, j'ai envie dire que j'en ai eu aucune, parce que tout était tellement évident que, quelles qu'aient été les difficultés matérielles ou organisationnelles, ça se posait pas en tant que difficulté, c'est pour aller là, il faut que je fasse ça, et c'était une évidence. Le parcours s'est aligné, j'ai mis les choses en place et ça, c'est fait. À posteriori, ce que je dirais, c'est depuis que j'ai suivi le parcours de formation de Baptismède, et que j'ai développé donc mon entreprise autour de ça, la difficulté et l'erreur ça a été de rester bien aligné avec ça. Comme c'est un protocole de gestion du stress, ma première idée et ma première envie ça a été d'aller sur de la gestion du stress et de l'aide aux risques psychosociaux, aux burn-out, aux stress post-traumatique. En fait, je me suis aperçu que quand je mettais un pied sur le monde dans l'entreprise, l'envie de développer mes prestations auprès des entreprises pour prévenir les risques psychosociaux, je suis moins dans l'aide à autrui que quand je vais sur du stress post-traumatique et du burn-out. Donc il a un truc qui est moins aligné avec moi et ça n'a pas fonctionné. J'étais dans une démarche plus mercantile. Même si c'est pas que ça, bien évidemment, mais j'étais dans une démarche plus mercantile et le résultat est que ça n'a pas complètement fonctionné. Je me suis aussi beaucoup reposé sur d'autres personnes en leur faisant confiance sur il faut que j'aille par là, il faut que je m'organise de telle manière. et en arrêtant de m'écouter parce que c'était plus facile, pas parce que les personnes étaient malveillantes ou plus fortes ou parlaient plus fort que moi. C'est ma responsabilité, c'est qu'à un moment j'ai arrêté d'écouter ce que j'avais au fond et que j'étais plus là-dedans. Donc si je devais résumer pour répondre à ta question, la grosse difficulté c'est de bien rester aligné avec ce qui fait notre équilibre, avec qui on est, ce qu'on est, ce qui fait sens pour nous. même s'il a d'autres choses qui peuvent faire sens, qui peuvent faire envie, c'est pas toujours évident. Je m'aperçois aujourd'hui que ce vers quoi je vais, c'est pas quelque chose qui va me rapporter autant ou qui pourrait me rapporter autant que ce que je pouvais imaginer quand j'ai commencé à vouloir démarcher les entreprises. Mais c'est quelque chose qui va faire du sens et qui, je sais, arrivera à me faire vivre comme il faut, sans mettre encore une fois un objectif financier ou budgétaire devant. J'en veux pour preuve que plus d'un an après commencé les démarches auprès des entreprises, j'ai entrepris une démarche de certification de patient expert en addiction et que depuis six mois j'ai réaligné, réorienté toute ma communication, tout mon démarchage, toute mon activité et ma, comment on dit, ma prospection de mes prestations autour de ça. Et ça s'aligne, ça fonctionne en fait. J'ai pas d'autre explication de dire qu'à partir du moment où je suis revenu ce qui fait qui je suis, par quoi je suis passé, la plongée, l'addiction, aider les autres, ça marche. À speaker-1: on a commencé, c'est vrai que directement, je t'ai dit que c'était l'art que je voulais faire, je voyais que ce chemin-là, que je n'avais que ça où je me sentais bien et vraiment en phase avec moi-même, quoi, où il y avait... quand tout était limpide et je me sentais vraiment bien, heureuse et en paix, voilà, dans ce que je faisais. Mais que, voilà, c'était très compliqué à mettre en place puisque, ben... Premièrement, je n'ai aucune formation dans ce domaine. Je ne peux pas me proclamer artiste, c'est assez dérangeant. Et puis, de toute façon, on ne devient pas artiste comme ça, il faut bien pouvoir manger, la pointer sur sa tête. Toutes ces questions, voilà, étaient compliquées à résoudre. Donc, j'étais un peu perdue en dédisant, malgré tout, je ne vois que ça. speaker-0: Oui, c'est vrai que dans ton cas ce qui était assez évident c'est que ça a été posé dès le départ et c'est sur quoi finalement on a plus travaillé c'est de se dire bon super quelque part parce qu'il a quelque chose mais pas de bol parce que artiste c'est pas la voie la plus simple quand comme tu dis on n'a pas fait de formation au départ qui en plus derrière le fait d'être artiste il n'y a pas juste un métier il a aussi une reconnaissance de père. Voilà quand on passe à un diplôme et puis qu'on est instituteur on est instituteur on peut fabriquer, on peut élaborer beaucoup de choses artistiquement parlant et pourtant ne pas se ressentir artiste parce que c'est une qualité qui traverse aussi plein de choses à l'intérieur de soi-même en termes de légitimité et ça passe par le regard de l'autre aussi et il n'y a que le temps pour vraiment pouvoir le ressentir. Et c'est vrai qu'on a du coup décidé de rester ouverte sur un certain nombre de pistes que tu donnais quand même, puisqu'il y avait aussi comment exprimer quelque chose. Et ça pouvait passer par le langage des signes, ça pouvait passer par fait plein d'autres outils dont tu maîtrisais bien le fonctionnement. Mais ça restait. Et effectivement, pouvoir dire, et bien, je me déclare comme artiste. C'est passé surtout par un travail de confiance, d'imprégnation, d'infusion et puis de choix. De prendre cette liberté de dire je veux devenir artiste et donc pour cela il faut que je me mette dans ses bottes avec tout ce que ça comporte pour me mettre en chemin. Violaine: quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées pour concrétiser ton projet, sachant qu'il est encore en cours de concrétisation ? quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées pour concrétiser ton projet, sachant qu'il est encore en cours de réalisation ? Il est encore en cours. Spontanément, je dirais que la plus grande difficulté, ça a été moi-même. ... Ça a été moi-même, mais je ne m'en rendais pas compte. J'avais l'impression de ne pas être assez claire. pas être assez compétente, par exemple pour la vente. Mais vendre des accompagnements ou vendre un... Oui, un accompagnement, un rendez-vous, c'est l'enfer pour moi. Et je me disais non, mais ça, tu le fais tellement spontanément que tu pourrais discuter avec des gens pendant des heures et tout ça, tu vas pas le faire vendre. Tu vas pas le vendre. Et finalement, je me suis rendue compte que j'étais pas faite pour être mise en avant. Et en fait, la frustration qui vient... de ça, parce que tu as envie de faire quelque chose, tu sais que ça peut aider, mais malgré tous tes efforts, il a pas de résultat. Donc, tu vois, c'est moi qui me mettais en difficulté. Donc, la plus grande difficulté pour moi, c'est moi. Parce que je pourrais dire que c'est le manque de temps, d'argent, mes enfants, la famille, en fait, c'est des fausses excuses, tu vois. Vraiment, clairement. Bien sûr que ça aide quand tu as de l'argent. Moi, ça m'aide d'avoir un temps partiel en étant salariée parce que ça me garantit en tout cas une sécurité financière pour payer le quotidien. C'est confrontant de devoir choisir ça, mais en tout cas, j'ai sorti du temps pour mon activité et je dirais que toutes les excuses que je pourrais me trouver sont finalement que ma difficulté, c'est moi-même, c'est auprès de moi. Deux choses par rapport à ça, c'est vrai que j'incite beaucoup à la sécurité. Deux choses par rapport à ça, c'est vrai que j'incite beaucoup à la sécurité. parce que c'est un temps long. La reconversion le fait doser quand on a un projet aussi aligné avec soi-même. C'est une forme d'intimité, Donc bravo. Je pense que c'est au bon endroit. Surtout quand il a de la pression sur quelque chose, c'est pas là où on le fait le mieux. Parce que c'est un temps long, la reconversion de fait doser quand on a un projet aussi aligné avec soi-même, c'est une forme d'intimité, Donc bravo, je pense que c'est au bon endroit. Surtout quand il de la pression sur quelque chose, c'est pas là on le fait le mieux. c'est mieux de savoir faire la part des choses. Et c'est vrai que se vendre, c'est les C'est mieux de savoir faire la part des choses. Et c'est vrai que se vendre, c'est des... personnes que j'accompagne, ont toutes ça en commun, de ne pas forcément savoir le faire ou de ne être à l'aise avec le faire. Et à chaque fois, à chaque fois, à chaque fois que je peux, dis mais ça peut aussi être une rencontre. Les personnes que j'accompagne, ont toutes ça en commun, ne pas forcément savoir le faire ou de ne être à l'aise avec le faire. Et à chaque fois, à chaque fois, à chaque fois que je dis mais, ça peut aussi être grand. et on ne vend pas soi-même, on vend quelque chose qui est plus grand que soi. Et juste on se dit, si cette personne-là, pouvait savoir qu'elle a tout dans les mains, que c'est ok d'être dragon de temps en temps, si de temps en temps, elle peut avoir un moment de qualité avec son enfant, si de temps en temps, peut dire, je ré-aimais pas être un dragon, c'est immense en fait. en fait, pas essayer de penser à soi, dis donc, pour qui je me prends, mais... et on ne vend pas soi-même, on vend quelque chose qui plus grand que soi. Et juste on se dit, si cette personne-là, pouvait savoir qu'elle a tout dans les mains, que c'est ok d'être dragon de temps en temps, si de temps en temps elle peut avoir un moment de qualité avec son enfant, si de temps en temps elle peut dire, je ré-aimerais pas être un dragon, c'est immense en fait. Donc, en fait, essayer de penser à soi, pour qui je me prends. juste vraiment revenir à chaque fois au projet. Si tout le monde pouvait avoir cette idée de la parentalité, au moins l'idée, qu'est-ce qu'il dirait de mieux, de certaines manières. Et du coup, t'es en mode mission, tu vois ce que je veux dire ? juste vraiment revenir à chaque fois au projet. Si tout le monde pouvait avoir cette idée de la parentalité, au moins l'idée, qu'est-ce qu'il irait mieux ce monde, certaines manières. Et du coup, t'es en mode mission en fait, tu vois ce que je veux dire. Oui, complètement. puis c'est David Laroche, je crois, qui dit ça, qui dit, il faut remettre aussi l'argent à la bonne place. C'est-à-dire qu'avant, il y avait des trocs, tu vois, il avait le charpentier, il te faisait ta charpente pendant que toi, tu lui faisais du bon pain, tu vois. Donc moi, je ne pas faire de charpente. Bon, je sais faire du pain, donc je pourrais être occupée. Mais tu vois, à un moment, il faut mettre aussi la valeur de l'argent là où elle est. C'est juste en fait en échange du service que je vais rendre qu'on me donne de la valeur à ma parole. Et je trouve que ça m'aide beaucoup ce que tu dis dans le sens où remettre la valeur là où elle est aussi, ce n'est pas moi en tant que personne, c'est mon expérience. Oui. Oui. C'est ce que j'ai perçu d'autres parents qui a pu aider.