Latest / L'état d'esprit / Didier Chauffaille Chef d'entreprise et fondateur de Benvivo réconcilier entreprise, territoire et bienveillance
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- 0:04Bonjour,
- 0:04aujourd'hui dans l'état d'esprit je reçois Didier Chauffaille,
- 0:08co-gérant des Mac pendant près de 20 ans,
- 0:11une entreprise sous le tin spécialisée dans les formules de caoutchouc.
- 0:15Il a su transformer une entreprise historique en acteur innovant tourné vers l'export.
- 0:21Mais Didier c'est aussi l'initiateur de Ben Vivo,
- 0:24un mouvement ambitieux qui veut replacer la bienveillance au cœur de l'économie et des relations humaines.
- 0:30Ensemble nous allons parler de parcours de conviction.
- 0:33et de transmission.
- 0:35Alors Didier,
- 0:35première question,
- 0:36quand vous reprenez EMAC au début des années 2000,
- 0:40vous êtes déjà dans l'entreprise,
- 0:42mais comment vous présentez votre projet ?
- 0:45Ce qu'on leur a dit,
- 0:46on leur a présenté un projet,
- 0:49on leur a dit où nous allions,
- 0:53comment on allait s'occuper d'eux,
- 0:56comment on allait s'engager à ce que ça continue ici,
- 0:58surtout,
- 0:59surtout,
- 1:00parce qu'ils pouvaient se dire,
- 1:00bah ouais mais bon...
- 1:02Lui,
- 1:02on ne le connaît pas,
- 1:04il vient de grands groupes.
- 1:06Qu'est-ce qu'il va faire ?
- 1:07Il va couper des têtes.
- 1:08On peut penser à tout.
- 1:10Il va délocaliser.
- 1:13Je leur dis non,
- 1:13au contraire,
- 1:15on va s'intégrer au territoire.
- 1:16Moi,
- 1:16je vais essayer de comprendre comment vous travaillez.
- 1:18Puis je leur ai expliqué,
- 1:18sachez que même si je suis d'antenne d'origine,
- 1:21il se trouve que mes premières vacances,
- 1:22je les ai passées ici.
- 1:24Et puis,
- 1:24mon entreprise qui était juste un petit peu,
- 1:27que j'avais quitté avant.
- 1:28Il se trouve que connaissait bien Moléon parce qu'on avait déjà des activités d'achat de produits divers et variés,
- 1:36de textiles et autres sur Moléon,
- 1:38mais pas que,
- 1:39c'était une grosse société.
- 1:41Donc c'est vrai que Moléon,
- 1:42moi je connaissais Moléon depuis dix ans avant même d'y aller.
- 1:46C'est ça qui était quand même intéressant,
- 1:49au-delà de mon enfance que j'ai passée pas très très loin d'ici en vacances pour me soigner.
- 1:55Et à ce moment-là,
- 1:55on prend quelle posture pour expliquer tout ça ?
- 1:58Il faut être humble,
- 1:59parce que moi je ne suis pas local,
- 2:02mais je suis viscéralement attaché au monde rural.
- 2:05J'estime que l'industrie,
- 2:08l'entreprise,
- 2:09se doit d'être aujourd'hui,
- 2:12mais depuis tout le temps,
- 2:13ancrée en campagne.
- 2:16En tout cas dans des petites villes ou des moyennes villes.
- 2:18Et arrêtons effectivement cette concentration dans les métropoles,
- 2:24mégalopoles.
- 2:26Je trouve que c'est bon.
- 2:28Je ne vais pas débattre ici,
- 2:30mais voilà,
- 2:31c'était l'idée.
- 2:32L'idée,
- 2:33c'est que je suis profondément attaché à ça.
- 2:35Je leur ai dit que j'étais attaché effectivement au monde rural,
- 2:37que je venais,
- 2:38j'avais expliqué un petit peu mon parcours très rapidement.
- 2:41Pierre,
- 2:42il le connaissait puisque
- 2:43Pierre Lalanne,
- 2:43mon associé,
- 2:44était lui dans l'entreprise déjà depuis,
- 2:47je crois,
- 2:4793.
- 2:48Donc,
- 2:48moi,
- 2:48en arrivant en 2001,
- 2:49reprenant en 2006,
- 2:51effectivement,
- 2:51il connaissait bien Pierre.
- 2:53Moi,
- 2:53il me connaissait un petit peu moins,
- 2:55mais il me connaissait en tant que salarié.
- 2:57Puis avec André,
- 3:00plus dans la direction d'usine et d'entreprise.
- 3:03Comment vous qualifieriez votre façon de manager,
- 3:07de diriger,
- 3:08de voir le monde de l'entreprise ?
- 3:10Ça va être simple,
- 3:11parce que pour les gens qui me connaissent un petit peu,
- 3:13le mot bienveillance a une vraie valeur en ce qui me concerne.
- 3:18La bienveillance n'est pas la gentillesse,
- 3:19soyons clairs.
- 3:21Quand je suis arrivé aussi,
- 3:23j'irais un management bienveillant.
- 3:25Alors ça peut paraître béni,
- 3:26oui,
- 3:26oui.
- 3:26C'est quoi un management bienveillant ?
- 3:29Alors un management bienveillant,
- 3:32c'est un management qui prend soin de l'entreprise,
- 3:35mais qui est systémique.
- 3:37D'abord de ses clients,
- 3:38parce que sans clients,
- 3:38vous n'avez pas d'entreprise.
- 3:40On n'y oppose pas le fait de faire des profits.
- 3:43Pas du tout,
- 3:44c'est pas du tout ça.
- 3:45Il y a des gens qui vont dire,
- 3:46il est bienveillant,
- 3:46donc il est tranquille,
- 3:47il n'ose pas la voix,
- 3:49tout se passe bien,
- 3:50on peut faire tout ce qu'on veut,
- 3:51n'importe quoi.
- 3:51Non,
- 3:52pas du tout,
- 3:52c'est pas ça.
- 3:53c'est d'être
- 3:54essayer en tout cas de tendre vers une justesse et une justice,
- 3:59mais aussi faire en sorte que chaque individu reste à sa propre personnalité,
- 4:06ce ne soit pas un matricule et que cet individu s'insère dans un collectif avec ses propres valeurs.
- 4:12C'est comme ça qu'on peut avoir des gens qui sont hors catégorie,
- 4:18on va dire,
- 4:19à tout point de vue.
- 4:20ça peut être des gens très très très intelligents comme des gens
- 4:23moins intelligents,
- 4:24mais qui ont d'autres valeurs et qui peuvent être différentes.
- 4:29L'idée,
- 4:30c'est que c'est une petite famille ou c'est une petite ville ou une petite cité,
- 4:34le monde de l'entreprise.
- 4:36Et donc,
- 4:37on doit s'en occuper comme si on s'occupait d'une ville.
- 4:39C'est à peu près pareil.
- 4:40Donc,
- 4:41c'est s'intéresser aux gens.
- 4:42Mais ce n'est pas non plus de leur faire croire que tout va bien se passer dans le meilleur des mondes.
- 4:51Si vous n'avez pas de marché,
- 4:52puisque le monde de l'entreprise reste quand même un monde commercial,
- 4:56eh bien effectivement,
- 4:57ça reste délicat de leur dire,
- 4:59ben non...
- 5:00À un moment donné,
- 5:00il faut trancher.
- 5:01Mais on va faire...
- 5:02C'est comme ça qu'à un moment donné,
- 5:03on a arrêté des pans de l'entreprise et qui nous a amenés à licencier,
- 5:07mais pour sauver l'entreprise et de reprendre aussi les gens.
- 5:10Si les gens m'écoutent là,
- 5:11pour ceux qui l'ont vécu,
- 5:13ils savent de quoi je parle.
- 5:14Et c'était un moment de souffrance.
- 5:16Pierre et moi,
- 5:16on a été malades en 2009,
- 5:17au moment de la crise,
- 5:18fin 2009.
- 5:20Franchement,
- 5:21c'était délicat.
- 5:22Et justement,
- 5:22comment on gère ça ?
- 5:24Comment on gère ça ?
- 5:26On donne une vision aux gens.
- 5:27On les accompagne.
- 5:30Quand tout va bien,
- 5:31c'est facile,
- 5:32je veux dire,
- 5:33mais quand tout ne va pas bien,
- 5:34c'est là qu'il faut être soudé.
- 5:37Et je pense que quand ça ne va pas bien,
- 5:40quand vous avez instauré un climat,
- 5:42entre guillemets,
- 5:42dit de confiance,
- 5:44c'est-à-dire qu'on vous dit quand ça ne va pas,
- 5:45on vous dit quand ça va,
- 5:47et justement,
- 5:48pour revenir à ce que vous disiez en termes de management bienveillant,
- 5:51c'est aussi une personne,
- 5:53je m'en souviendrai toujours,
- 5:55André,
- 5:56j'arrive dans l'entreprise,
- 5:57c'était avant même que je reprenne l'entreprise,
- 5:59Et je dis mais ça,
- 6:01cette personne-là,
- 6:01ça,
- 6:01ça ne va pas parce qu'elle fume sur des produits chimiques.
- 6:05Il y a vraiment un risque de sécurité,
- 6:06de réglementation.
- 6:07Donc,
- 6:08il y a des priorités dans la vie et il y a les lois.
- 6:11Il y a la réglementation,
- 6:12il faut la respecter.
- 6:13Ce n'est pas toujours facile de dire,
- 6:15ben voilà,
- 6:17vous êtes aujourd'hui là,
- 6:18demain,
- 6:19vous devez aller là,
- 6:20à un autre endroit.
- 6:21Vous devez respecter certaines choses.
- 6:22Quand les gens ne les respectent pas,
- 6:25c'est toujours délicat.
- 6:26On peut toujours trancher,
- 6:27couper en disant « non,
- 6:27ça ne va pas,
- 6:28je vais vous donner un avertissement,
- 6:29je vais vous virer » .
- 6:30Et il y a des gens calés vraiment dans l'extrême quand même.
- 6:34Donc il y en a que j'ai beaucoup reçu,
- 6:37franchement,
- 6:38avec beaucoup de dialogues,
- 6:39avec les délégués du personnel parce que c'est très ouvert.
- 6:43Moi,
- 6:43je veux dire,
- 6:44on est tous là.
- 6:45Et c'est vrai que quand on instaure un dialogue,
- 6:47mais toujours pareil,
- 6:48ce n'est pas du greenwashing,
- 6:49il faut vraiment discuter avec les gens,
- 6:51essayer de comprendre pourquoi.
- 6:52Pourquoi ils agissent comme ça ?
- 6:54Pourquoi ils agissent ?
- 6:55de façon malveillante vis-à-vis d'elle-même ou vis-à-vis des autres.
- 6:58Et donc,
- 6:59ce type de management est là pour détecter et on a mis en place aussi une organisation un peu particulière.
- 7:06Moi,
- 7:06je suis très attaché à la,
- 7:08comment vous dire,
- 7:10aux gens qui n'ont pas choisi leur métier,
- 7:12voilà,
- 7:13dans une entreprise.
- 7:14Donc,
- 7:15je me suis posé beaucoup de questions pourquoi les gens venaient travailler dans cette entreprise-là.
- 7:20Ce qui m'intéressait,
- 7:20c'était leur projet,
- 7:21leur projet personnel,
- 7:22mais je ne m'immisce pas dans leur projet personnel.
- 7:24J'essaie de comprendre comment ils fonctionnent.
- 7:26Et quand on arrive à comprendre comment les gens fonctionnent,
- 7:29pourquoi ils travaillent là,
- 7:30par exemple des agriculteurs,
- 7:31ils disent,
- 7:31ben voilà,
- 7:32moi quand j'ai la moissonneuse,
- 7:33la batteuse qui est là d'un point de vue collectif,
- 7:36etc.,
- 7:37coopératif,
- 7:38je ne peux pas vous prévenir par rapport aux absences.
- 7:41Quand je suis arrivé chez Mac,
- 7:42les gens ne mettaient pas nécessairement des congés d'absence.
- 7:46Donc on a réglé...
- 7:47On a mis beaucoup de choses sur le papier quand même pour réglementer un peu tout.
- 7:50Non pas le rendre systémique,
- 7:52systématique et légalisé,
- 7:54mais donner des règles quand même.
- 7:55Il faut quand même donner.
- 7:56Donc,
- 7:56le management de mes veillants n'est pas un management de bisounours.
- 8:00C'est un management qui est plus juste,
- 8:02où il y a des règles,
- 8:04mais pour lequel on prend soin des gens.
- 8:05Et les gens...
- 8:06Vous dites,
- 8:07ma porte est ouverte.
- 8:08Alors c'est compliqué parce que ma porte est ouverte,
- 8:10on ne va pas voir le patron comme ça.
- 8:12Mais il n'est pas question de crier sur les gens.
- 8:14Donc le management bienveillant est vraiment de faire en sorte de donner une vision,
- 8:22d'avoir une stratégie,
- 8:23de l'expliquer,
- 8:24de partager des bons moments,
- 8:26Noël,
- 8:27la galette,
- 8:29des moments festifs avec les gens s'ils le souhaitent.
- 8:33Et c'est toujours pareil,
- 8:33c'est s'ils le souhaitent.
- 8:35Si tel est leur désir,
- 8:37il n'y a pas de problème.
- 8:38Et pour ceux qui ne le souhaitent pas ?
- 8:39Ça part du recrutement.
- 8:40On essaie,
- 8:41je dis bien on essaie,
- 8:42moyennant tout un tas de critères divers et variés,
- 8:44en fonction des moments,
- 8:45des taux de chômage et autres,
- 8:47les facilités,
- 8:48la crise,
- 8:48etc.
- 8:49Parce qu'aujourd'hui,
- 8:49il y a quand même beaucoup de crises.
- 8:50Il y en avait un petit peu moins il y a quand même 30 ans,
- 8:52mais c'était quand même un peu déjà compliqué.
- 8:56Donc on essaie déjà de recruter des gens qui ont envie de travailler.
- 9:01Déjà,
- 9:01c'est la première des choses.
- 9:02On ne cherche pas des gens qui aient fait nécessairement des grandes études,
- 9:07on cherche des gens qui sont attachés au territoire,
- 9:10qui ont des valeurs de politesse,
- 9:13de respect,
- 9:14d'attachement à la terre,
- 9:16d'attachement à la parole donnée,
- 9:18des valeurs de base assez saines qu'on retrouve beaucoup aux Pays-Bas,
- 9:21qu'on doit retrouver je pense ailleurs.
- 9:22Ça veut dire que vous regardiez peut-être un peu plus le savoir-être que le savoir-faire ?
- 9:28Oui,
- 9:28c'est exact.
- 9:29C'est-à-dire que le savoir-être était la priorité des priorités.
- 9:32Le recrutement,
- 9:32ce n'est pas moi qui le faisais.
- 9:34J'ai dit à un moment donné,
- 9:35non,
- 9:35ce n'est pas moi.
- 9:36Il m'a dit,
- 9:36si,
- 9:36si.
- 9:37C'est comme si dans une équipe de foot,
- 9:38vous avez le manager et le manager le recrute.
- 9:40Mais il ne dit pas à ses joueurs,
- 9:43non,
- 9:44j'ai recruté quelqu'un et vous ne savez pas qui vous allez avoir.
- 9:46Non,
- 9:46là,
- 9:47au contraire,
- 9:48on prend,
- 9:48on voit la personne.
- 9:50Il y a un premier écrémage,
- 9:51si je puis dire,
- 9:52pour tout un tas de raisons techniques,
- 9:54etc.
- 9:55Et puis ensuite,
- 9:56vous avez la personne qui arrive.
- 10:00On peut prendre plusieurs personnes en même temps,
- 10:01ce n'est pas un problème.
- 10:02On les met entre les mains des personnes qui vont travailler avec elles,
- 10:06donc les joueurs,
- 10:06les joueuses,
- 10:07comme une équipe.
- 10:08Et puis ensuite,
- 10:09on débriefe.
- 10:10On débriefe entre le responsable hiérarchique,
- 10:13deux joueurs,
- 10:14moi-même.
- 10:16Donc,
- 10:16on est souvent trois,
- 10:17quatre.
- 10:18Si on ne peut pas être trois,
- 10:19quatre,
- 10:20on est deux.
- 10:20Mais systématiquement,
- 10:22on ne peut pas faire autrement que de demander à un joueur,
- 10:25Un joueur,
- 10:26on va dire.
- 10:27un futur collègue,
- 10:28de donner son avis.
- 10:29Puis ensuite,
- 10:29on redemande son avis un mois après,
- 10:31trois mois après.
- 10:32Alors c'est vrai que c'est contraignant.
- 10:33Attention,
- 10:35quelle que soit la taille de la structure,
- 10:37il faut s'y astreindre.
- 10:37Ce n'est pas si simple que ça.
- 10:40Et ça évite peut-être des erreurs de recrutement ?
- 10:42Non,
- 10:44mais ça les limite en tout cas.
- 10:45On est là aussi pour tendre la main,
- 10:47pour dire voilà.
- 10:49Nous,
- 10:49on a une autre façon de voir les choses.
- 10:50Et puis petit à petit,
- 10:51le collectif embrinque ces gens-là.
- 10:54Il ne va pas changer la personne.
- 10:56Il va juste lui dire qu'il y a d'autres façons d'envisager la vie en collectif.
- 11:02Mais ceci étant,
- 11:03sachez qu'on a quand même des valeurs.
- 11:05On vous demande quand même de respecter nos valeurs et de respecter les gens.
- 11:10Comment vous expliquez justement qu'il y ait un...
- 11:12On parle souvent de mal-être au travail.
- 11:15Comment vous l'expliquez ?
- 11:17On voit bien qu'il y a un vrai désengagement quand même.
- 11:23Il y a des changements de génération.
- 11:25Il faut avouer quand même qu'on a eu quelques crises,
- 11:27et notamment la dernière,
- 11:28la Covid,
- 11:29pour moi,
- 11:29a été un impact majeur sur les changements de comportement.
- 11:35Il y a un critère anxiogène aussi sur le climat.
- 11:38Je pense que quand on voit tous les COP,
- 11:41les rapports de GIEC,
- 11:44on voit le climat,
- 11:45on dit tiens,
- 11:45il faut se faire à l'idée qu'on va être à plus 4 degrés.
- 11:48On voit que les jeunes aujourd'hui...
- 11:52ne souhaitent plus nécessairement fonder une famille.
- 11:54Et puis,
- 11:54il y a toutes ces guerres,
- 11:55il y a tous ces puissants aussi qui viennent donner un caractère extrêmement anxiogène.
- 12:02Vous voyez aussi un désengagement,
- 12:03quand vous regardez les statistiques,
- 12:04il y a un désengagement des jeunes.
- 12:06Ils cherchent à aller dans des entreprises plus durables,
- 12:10plus tolérables,
- 12:11où il y a de l'écoute,
- 12:12où ils peuvent...
- 12:14je veux dire,
- 12:15vaquer à leurs occupations et faire autre chose à côté aussi.
- 12:18Ils ne sont pas contre le fait de travailler.
- 12:19Ils sont sur le fait de dire,
- 12:21écoutez-moi,
- 12:21si j'ai envie d'un mois de vacances,
- 12:22je prends un mois de vacances.
- 12:23Et alors ?
- 12:24Et alors ?
- 12:25Et nous,
- 12:26je vois chez Mac,
- 12:28on a même dit.
- 12:28Et donc,
- 12:29on avait créé une organisation qui fait qu'on pouvait suppléer,
- 12:32effectivement,
- 12:33en mettant des polyvalents qui puissent,
- 12:35effectivement,
- 12:35sans risque au travail,
- 12:36parce qu'on est quand même dans une entreprise de risque,
- 12:40pour ne pas qu'ils fassent mal,
- 12:40donc pouvoir remplacer au pied levé.
- 12:42des gens qui pouvaient finiment repartir,
- 12:44faire autre chose.
- 12:45Et comment on fait pour changer cet état d'esprit,
- 12:49cette mentalité,
- 12:50cette approche de l'entreprise ?
- 12:53Ça veut dire quoi ?
- 12:54Plus de souplesse ?
- 12:54Ça veut dire plus de proximité ?
- 12:56Ça veut dire plus d'écoute ?
- 12:57Plus d'écoute,
- 12:58oui,
- 12:58plus d'écoute.
- 12:59Il y a quand même une difficulté que j'ai apprise il n'y a pas très longtemps,
- 13:02enfin il y a quand même quelques années,
- 13:04c'est que finalement quand vous passez d'une structure...
- 13:08Je ne vais pas dire paternaliste,
- 13:09mais où vous avez le patron,
- 13:12je fais exprès d'employer ce mot-là.
- 13:13Moi,
- 13:14je ne me considère pas comme un patron,
- 13:17mais plutôt comme une personne qui prend un risque d'embarquer des gens dans une entreprise.
- 13:22Et bien,
- 13:23quand il arrive et qu'il hausse le ton et les gens disent « Oh là là,
- 13:27le patron,
- 13:27il est là,
- 13:28on se met carré » ,
- 13:28mais on l'a tous connu ça,
- 13:31et que moi j'arrive et je vois les choses différemment et je n'ose pas le ton.
- 13:37Eh bien,
- 13:37j'ai eu des remarques en disant « mais l'ancien patron,
- 13:41il gueulait,
- 13:41mais vraiment ! »
- 13:43Je lui ai dit « mais si vous voulez,
- 13:44je peux le faire aussi,
- 13:45j'ai connu ça. »
- 13:47Et la personne,
- 13:48je me suis pris à elle face à lui,
- 13:51j'ai haussé le ton très très fort.
- 13:52Il m'a dit « mais non,
- 13:53non,
- 13:53non,
- 13:55c'est quoi votre choix ?
- 13:57Vous voulez qu'on discute ? »
- 13:58Mais vous savez une chose,
- 14:00c'est que vous avez été habitué à ce qu'on vous dise « allez à droite,
- 14:02allez à droite,
- 14:03allez à gauche,
- 14:03allez à gauche » .
- 14:04Je vous demande des prises de responsabilité.
- 14:06d'autonomie.
- 14:07Et ça,
- 14:07justement,
- 14:08comment on fait pour inciter les gens à prendre de l'autonomie ?
- 14:12Tout le monde ne le veut pas.
- 14:14Tout le monde ne le veut pas.
- 14:15Donc,
- 14:15on n'est pas là pour forcer.
- 14:16Il y a eu des méthodes qui,
- 14:18en dite entreprise libérée,
- 14:21je ne critique pas du tout parce qu'il est bien d'essayer,
- 14:25il n'y a pas d'échec.
- 14:26Mais on ne peut pas forcer tout le monde à vouloir être...
- 14:30Alors,
- 14:30être autonome,
- 14:31si.
- 14:31Je pense que tout le monde a envie d'une certaine autonomie.
- 14:33Puis nous,
- 14:34on en a besoin parce qu'il n'y a aucun intérêt qu'il y ait un chef,
- 14:37entre guillemets,
- 14:37qui dise,
- 14:39tiens,
- 14:39tu fais ça,
- 14:39tu fais ça.
- 14:40Et la personne,
- 14:41c'est très,
- 14:42très bien.
- 14:42C'est elle qui crée la valeur ajoutée.
- 14:43Donc,
- 14:43à force de travailler 8 heures par jour sur son boulot,
- 14:46par contre,
- 14:47on est obligé de lui donner des connaissances.
- 14:49Pas la façon de travailler,
- 14:51oui,
- 14:51la façon d'opérer,
- 14:53mais lui dire ce que tu fais.
- 14:54Par exemple,
- 14:54quand vous faites un mélange caoutchouc,
- 14:56désolé,
- 14:56mais c'est quoi ce truc-là ?
- 14:59Vous avez 700 matières.
- 15:00différentes,
- 15:00donc on explique,
- 15:01on dit ça c'est un élastomère,
- 15:03ça c'est une charge,
- 15:04ça c'est un accès,
- 15:04enfin bref,
- 15:05avec des jargons.
- 15:06Donc on est obligé de donner de la formation,
- 15:08des connaissances,
- 15:08des risques,
- 15:09la formation risque à la qualité,
- 15:10à la sécurité,
- 15:11à l'informatique et tout ça.
- 15:12Donc du coup,
- 15:13vous vous retrouvez sur finalement une entreprise plus lissée,
- 15:17pas plus horizontale mais avec moins de pyramides,
- 15:19où vous avez des gens qui sont là plus comme des grands frères pour vous aider,
- 15:23on avait appelé ça des leaders nous à l'époque,
- 15:24qui n'avaient pas de hiérarchie mais qui avaient un peu un rôle de grands frères,
- 15:27mais c'est un peu bancal cette affaire.
- 15:29On l'a testé et du coup,
- 15:31ça a créé un problème.
- 15:33Vous savez pourquoi ?
- 15:34Parce que finalement,
- 15:35les gens étaient dans un mode,
- 15:38si vous voulez,
- 15:38plutôt d'enfant,
- 15:39d'un point de vue psychologique,
- 15:40et pas d'adulte.
- 15:42Et tant qu'ils n'étaient pas passés en mode adulte,
- 15:44on ne pouvait pas appliquer ça.
- 15:46Donc,
- 15:46un,
- 15:47il faut déjà comprendre comment le système de management était avant.
- 15:51On ne peut pas changer du jour au lendemain.
- 15:52On est sur du changement,
- 15:53mais le changement,
- 15:54il est humain.
- 15:55Il est humain,
- 15:56c'est du dialogue.
- 15:58La prise de participation à des décisions.
- 16:00Mais tout ça,
- 16:01ça prend du temps.
- 16:02Alors,
- 16:03oui,
- 16:03bien entendu.
- 16:04Quelqu'un qui dit,
- 16:05tiens,
- 16:05en six mois,
- 16:06je vous mets entre guillemets du Lean Management,
- 16:08parce que c'était aussi un de mes trucs,
- 16:12avec plutôt les soft skills que les hard skills.
- 16:13Mais oui,
- 16:14ça prend du temps.
- 16:15C'est petit pas par petit pas qu'on arrive effectivement à construire quelque chose.
- 16:19Chaque personne est totalement,
- 16:21à mon avis,
- 16:21suffisamment bien câblée pour comprendre ce qu'on lui dit.
- 16:24Moi je suis un émetteur,
- 16:25de l'autre côté il y a un récepteur,
- 16:27donc bon,
- 16:28on est tous fait à peu près pareil,
- 16:29on a deux oreilles,
- 16:30une tête,
- 16:30etc.
- 16:31On veut entendre,
- 16:31on ne veut pas entendre,
- 16:32donc à partir de ce moment-là,
- 16:34il faut être conscient que quelque part ce que l'on dit peut être perçu d'une façon ou d'une autre.
- 16:39Donc l'idée,
- 16:40c'est que systématiquement il faut avoir un langage simple,
- 16:44à court terme et à long terme,
- 16:46sur des visions,
- 16:47sur une stratégie,
- 16:48et de dire qu'on est à l'écoute.
- 16:50Bien entendu,
- 16:51on n'embarque pas tout le monde !
- 16:52effectivement c'est du petit pas par petit pas c'est par des actions on vous sent passionné par le sujet c'est pour ça aussi que vous avez créé un peu le mouvement ben vivo c'est pour ça aussi vous avez repris vos études oui pour travailler sur ce sujet là parce
- 17:08que qu'est ce qui manque justement pour que encore une fois ce que vous décriviez puisse se généraliser s'appliquer selon vous on est sur des grandes crises
- 17:20L'architecture dans les grandes villes,
- 17:22l'agriculture,
- 17:24la démence des grandes surfaces,
- 17:26des grandes surfaces consommatrices mais des grandes surfaces aussi d'exploitation agricole,
- 17:32de la déforestation.
- 17:34Vraiment,
- 17:34on est en train d'attaquer le monde,
- 17:37cette surface de la terre qui pompe énormément de carbone et nous on en génère parce que même dans l'agriculture,
- 17:44on génère des systèmes qui produisent effectivement du machinisme.
- 17:48Je ne dis pas qu'il faut arrêter tout ça,
- 17:50mais on est sur des paradigmes aujourd'hui.
- 17:56On sait très bien qu'il y a d'autres manières d'opérer.
- 18:03Il faut faire en sorte qu'elles soient plus vertueuses,
- 18:07plus frugales.
- 18:08Tout le monde parle de performance.
- 18:09Ça veut dire quoi la performance ?
- 18:11Ce sont des chiffres.
- 18:12C'est souvent des chiffres financiers,
- 18:15quelque part,
- 18:16qui plaisent à qui ?
- 18:18Je pense que chez Emac,
- 18:19on aurait pu avoir de meilleurs résultats financiers plus rapidement.
- 18:24On aurait pu développer plus rapidement l'entreprise,
- 18:27probablement.
- 18:29Ça rejoint mon idée de petit pas par petit pas et on ancre ces valeurs-là.
- 18:36Là,
- 18:36elles sont ancrées,
- 18:37si vous voulez.
- 18:38Là,
- 18:38on a mis un ciment,
- 18:39alors c'est une expression comme une autre,
- 18:41mais en tout cas,
- 18:42on est sur des bases qui sont saines.
- 18:43Je suis quelqu'un de terrain.
- 18:46Et même si je me suis engagé dans Ben Vivo,
- 18:48si vous voulez,
- 18:50dans cette tendance-là,
- 18:51c'est pour proposer des nouvelles histoires,
- 18:55mais qui sont totalement reproductibles sur tout un tas de domaines.
- 18:59On va publier un livre blanc,
- 19:00mais c'est un petit peu différent sur Ben Vivo.
- 19:05Il y a une quarantaine de recommandations,
- 19:09on les appelle comme on veut,
- 19:10de propositions,
- 19:11totalement avérées et reproductibles.
- 19:15donc qui ont des impacts sociétaux,
- 19:16qui sont fléchés sur les ODD,
- 19:19et là-dedans,
- 19:20vous traitez de tout.
- 19:22On a par exemple
- 19:24Nicolas Chaban,
- 19:25que vous devez connaître,
- 19:26c'est qui le patron,
- 19:29qui a une proposition qui redonne de l'argent et de la valeur ajoutée à ceux qui la produisent.
- 19:35Ça c'est bien.
- 19:36Mais on a aussi des exemples comme Zaya Ziwani,
- 19:39la chef d'orchestre,
- 19:41qui a fait effectivement...
- 19:43permis à des jeunes et permet à des jeunes qui sont dans des cités,
- 19:47ce n'est pas un problème en soi.
- 19:48D'être dans des cités,
- 19:49ce n'est pas le problème.
- 19:50Il ne faut pas tout mélanger.
- 19:54Et puis,
- 19:55Zélie d'Amour aussi,
- 19:56c'est pareil,
- 19:56ce sont des gens qui veulent proposer d'autres
- 20:00Autre solution pour des jeunes à qui on a l'État à arrêter d'aller les aider,
- 20:06si je puis dire,
- 20:07et donc leur apporter d'autres solutions d'ouverture vers un monde pour lequel ils n'auraient pas accès.
- 20:12Ça veut dire que ce serait la société civile qui n'a pas forcément besoin de loi,
- 20:16d'obligation,
- 20:18que la société civile s'empare de ces sujets ?
- 20:21Alors oui,
- 20:21je pense que la société civile s'empare de ces sujets-là.
- 20:24Nous,
- 20:24les recommandations vont arriver sur toutes les tables de tous les élus de France.
- 20:28Ça,
- 20:28c'est une chose.
- 20:30et des décideurs de toutes les structures.
- 20:32Ça,
- 20:32il y a 3-4 000 exemplaires qui vont arriver.
- 20:35De tous les domaines,
- 20:37de comment on mange,
- 20:39comment on traite le handicap,
- 20:41comment on voit le handicap,
- 20:42quelles sont les propositions que l'on peut faire,
- 20:46comment entreprendre différemment,
- 20:49etc.
- 20:50On n'est effectivement pas sur un monde de bisounours,
- 20:52nécessairement,
- 20:53dans ce que l'on propose.
- 20:55On est sur un monde...
- 20:56avec des paradigmes différents.
- 20:58Mais il y a quand même des points communs dans tout ça.
- 21:00C'est quand même assez intéressant.
- 21:01Finalement,
- 21:02on est à la base de la base,
- 21:03c'est l'éducation.
- 21:04Vous voyez dans d'autres pays,
- 21:05par exemple au Danemark,
- 21:06au Québec,
- 21:07par exemple,
- 21:09il y a d'autres choses qui sont moins bonnes,
- 21:10mais en tout cas là,
- 21:11c'est que vous avez des cours d'empathie ou des cours...
- 21:13Il y a une autre façon d'enseigner.
- 21:16Vous allez en Italie,
- 21:17où le handicap est déjà pris totalement à la base,
- 21:20sur l'autisme,
- 21:21sur autre chose,
- 21:22etc.
- 21:24Il y a énormément d'exemples dans des pays.
- 21:26étrangers,
- 21:26voire en France où des embryons arrivent,
- 21:29où on ne sait pas voiler la face.
- 21:32Mais ce qui est intéressant,
- 21:33c'est que ça diminue finalement l'endettement public et donc on dit,
- 21:38ben voilà,
- 21:39on met de l'argent ici ou là.
- 21:40Oui,
- 21:40mais on peut trouver d'autres paradigmes qui vont à titre personnel faire en sorte que les gens aillent mieux et moins impacter également nos dépenses publiques.
- 21:50Et on le voit aussi dans l'entreprise puisque de toute façon,
- 21:53tout le monde travaille.
- 21:54Bon,
- 21:55vous travaillez,
- 21:57on s'attache au fait que les gens soient moins absents.
- 21:59Bien entendu,
- 22:00des gens moins absents,
- 22:01des gens en meilleure santé.
- 22:03Voilà,
- 22:03donc ça,
- 22:04ça a des impacts énormément.
- 22:07C'est important par rapport,
- 22:08entre guillemets,
- 22:09à notre sécu,
- 22:10à notre mutuelle,
- 22:11à notre santé.
- 22:12Si on s'attache vraiment à la santé des gens au départ,
- 22:14à l'éducation,
- 22:15à la santé et à la prise de conscience que,
- 22:21OK,
- 22:22on n'est pas tous nés pareil ou on a un parcours de vie qui fait que...
- 22:25quelque part socialement ou physiquement,
- 22:28on est différent,
- 22:29eh bien,
- 22:30on les intègre plutôt.
- 22:32Ou en tout cas,
- 22:32on a des voies d'intégration.
- 22:34Et donc,
- 22:34ce sera aussi l'objet de mes recherches et de mes propositions plus tard,
- 22:39en-delà de Ben Bivou,
- 22:40mais là,
- 22:40c'est plus d'un point de vue plutôt universitaire,
- 22:44de proposer d'autres paradigmes qui,
- 22:46à titre individuel,
- 22:48vont nous faire un mieux-être naturel.
- 22:51Dans nos organisations,
- 22:54un mieux vivre ensemble et mieux être aussi ensemble.
- 22:57Et puis,
- 22:57sur le territoire,
- 22:58également la même chose.
- 22:59Mais ce qui est certain,
- 23:00c'est qu'aujourd'hui,
- 23:02il faut désurbaniser.
- 23:04Si on ne désurbanise pas,
- 23:06ça va être compliqué.
- 23:08Je pense qu'on est en train de revenir vers des structures plus petites,
- 23:11plus directes,
- 23:12plus courtes.
- 23:13Moyennant aussi qu'il y a des paradoxes où on voit effectivement le biconte,
- 23:18je ne prononce pas bien,
- 23:20mais des...
- 23:21d'autres modalités de faire de l'argent plus facilement et qui peuvent attirer beaucoup de jeunes en disant « Mais moi,
- 23:27je veux être riche tout de suite.
- 23:28Regarde celui-là sur... »
- 23:29J'ai bien un de mes petits-fils qui me dit
- 23:31« Papy, demain,
- 23:33je serai YouTuber. »
- 23:34Alors,
- 23:34on se regarde,
- 23:35on dit « Mais oui,
- 23:36si tu veux,
- 23:37il n'y a pas de problème. »
- 23:37Mais imaginez quand même,
- 23:39imaginez.
- 23:40Mais moi,
- 23:41personnellement,
- 23:41je me suis donné une mission.
- 23:43Je ne vous dirai pas pourquoi.
- 23:45Je la sens,
- 23:46c'est comme ça.
- 23:46Je suis embarqué là-dedans et je n'y décrocherai pas.
- 23:50pour faire en sorte de promouvoir surtout des belles propositions,
- 23:55des belles réussites.
- 23:56C'est ça qui m'intéresse.
- 23:58Si tout un chacun n'arrivons pas,
- 24:00nous-mêmes individuellement,
- 24:02à comprendre qu'on n'est que de passage et que notre vie sur Terre,
- 24:05elle est uniquement pour,
- 24:07dans cet état d'esprit,
- 24:09déjà s'occuper de soi,
- 24:10parce que si on n'est pas bien,
- 24:12c'est quand même un peu compliqué,
- 24:14mais tendre la main aux autres,
- 24:16aider les autres,
- 24:18et puis aider le monde du vivant surtout.
- 24:19et comprendre pourquoi on est là,
- 24:21comment on fonctionne.
- 24:22Et l'état d'esprit,
- 24:24c'est un état d'esprit extrêmement impact positif.
- 24:28Moi,
- 24:28idéalement,
- 24:29je vais continuer comme ça.
- 24:31Je souhaiterais vraiment que j'arrive à éveiller les jeunes générations.
- 24:36Mais si on peut tous continuer à être impactants positivement et être le nouveau lobbyiste positif et bienveillant,
- 24:45moi,
- 24:45je serais super content.
- 24:46Merci Didier Chauffaille pour ce témoignage et longue vie à ce mouvement.
- 24:51Ben vivez.