Latest / Archives / 8 NOURRISSONS retrouvés DANS sa MAISON (Affaire Dominique Cottrez)
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- 0:01Le 24 juillet 2010, Villers au Tertre, un petit village
- 0:04tranquille du Nord de la France. Ce jour-là, un couple vient tout
- 0:08juste d'acheter une maison ici. Et comme beaucoup de gens qui
- 0:12emménagent, il décide de faire quelques travaux dans le jardin.
- 0:16Il creuse rien d'anormal jusqu'au moment où il tombe sur
- 0:212 sacs plastiques à l'intérieur des ossements. 2 petits corps
- 0:28cachés là depuis des années. En creusant un simple trou, ils
- 0:33ont réveillé 20 ans de secrets. C'est le point de départ d'une
- 0:38affaire qui va bouleverser la France, l'affaire Dominique
- 0:42Cotterêts. Je sais pas, un monstre.
- 0:49Pourquoi ? Parce que c'était pas des gens.
- 0:50On faisait des gens. Simples et.
- 0:53Puis ils disaient toujours Bonjour, ils faisaient pas trop
- 0:55parler d'eux. On est saisi de de, de voir, de
- 0:58savoir ça tout près de chez nous quoi.
- 1:17Villers au Tertre, c'est à une trentaine de kilomètres de
- 1:21Douai, un tout petit village à l'époque, à peine 600 habitants.
- 1:25Ici, tout le monde se connaît, c'est calme, c'est tranquille,
- 1:29mais plus pour longtemps. Quand le couple trouve les sacs
- 1:33dans le jardin, tout s'arrête. Ils appellent tout de suite les
- 1:37gendarmes et quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre
- 1:39sont déjà sur place. Le jardin est bouclé, on
- 1:54sécurise la zone. Et rapidement, les enquêteurs
- 1:57confirment ce que le couple craignait, ce sont bien des
- 2:00restes de nouveau-nés, les 2 petits corps étaient enveloppés
- 2:04dans des sacs plastiques et enterrés peu profondément.
- 2:07Très vite, les gendarmes cherchent à comprendre qui a
- 2:10bien pu. Enterrer ses bébés ici, le
- 2:13couple vient à peine d'acheter la maison et avant eux, c'était
- 2:16la famille empereur qui y vivait.
- 2:19Une famille nombreuse avec 5 enfants.
- 2:28Les enquêteurs remontent la piste.
- 2:30Il découvre que Dominique Cauterets, l'une des filles de
- 2:33la famille empereur, habite toujours tout près, à quelques
- 2:37mètres de là. Le 26 juillet 2010, ils se
- 2:39rendent chez elle. Il l'invite à venir avec son
- 2:42mari pour un interrogatoire. Ce qui les surprend, c'est sa
- 2:46réaction. Pas de panique, pas de question.
- 2:50Dominique accepte sans discuter. Et c'est là que l'histoire prend
- 2:54un tournant complètement inattendu.
- 3:07Au début de l'interrogatoire, Dominique est calme.
- 3:10Elle répond posément, sans faire de vague.
- 3:13Puis elle commence à dérouler son histoire, sa rencontre avec
- 3:18Pierre Marie, leur mariage et puis la naissance de leur
- 3:22première fille en 1987. Et là, elle raconte un vrai
- 3:25traumatisme. L'accouchement tourne au
- 3:29cauchemar, elle se sent humiliée par le personnel soignant.
- 3:32On lui dit que si ça se passe mal, c'est à cause d'elle, à
- 3:37cause de son poids. Elle encaisse mais ça laisse des
- 3:40traces. Alors l'année d'après, quand
- 3:43elle tombe de nouveau enceinte, elle garde le silence.
- 3:46Elle n'en parle même pas à son mari avant le 7e mois.
- 3:49Elle accouche quand même dans de bonnes conditions, mais la peur
- 3:53des médecins, elle est bien installée définitivement.
- 3:56Il faut dire que ce rejet, elle l'a vécu toute sa vie.
- 4:00À l'adolescence déjà, elle en a bavé.
- 4:03Les moqueries, les remarques sur son corps, c'est quelque chose
- 4:06qui l'a isolé petit à petit. Alors à ce moment-là, les
- 4:09enquêteurs se risquent à poser la question, et si il y avait eu
- 4:13d'autres grossesses, d'autres enfants que cette fois, elle
- 4:17n'aurait pas réussi à assumer. Et là, Dominique craque.
- 4:29Oui, ces bébés sont les siens, mais ce qu'elle va révéler
- 4:33dépasse tout ce qu'on imaginait. Dominique commence à raconter ce
- 4:36qui va devenir pour les enquêteurs un rituel glaçant.
- 4:41À chaque fois, c'est le même scénario, les contractions
- 4:44arrivent, elle s'isole. Elle accouche seule, sans aucune
- 4:48aide, sans un seul bruit. Elle prend le bébé contre elle
- 4:52quelques instants. Puis elle l'enveloppe dans une
- 4:55serviette et elle l'étouffe. Ensuite, elle glisse le corps
- 5:00dans un sac poubelle noir. Elle le cache dans sa garde robe
- 5:03ou simplement au pied du lit, sous des piles de linge.
- 5:07Et après ça, elle range, elle nettoie et elle reprend sa vie
- 5:12comme si de rien n'était. Elle prépare le repas de son
- 5:14mari, elle s'occupe de ses filles, elle retourne au
- 5:18travail. Ce geste, elle va le répéter
- 5:21encore. Et encore pendant plus de 10
- 5:24ans. Tellement de fois en fait,
- 5:26qu'elle est incapable de dire combien tout ce qu'elle peut
- 5:28dire, c'est que le reste se trouve dans le garage.
- 5:33Parce que non, ce ne sont +2 bébés, mais bien plus, beaucoup
- 5:37plus. Et ce n'est qu'en relevant une
- 5:45incohérence, elle parle de sacs noirs alors que ceux retrouvés
- 5:48sont Bleus, que les enquêteurs comprennent.
- 5:52Qu'il y en a d'autres. 8 naissances, 8 morts entre 1989
- 5:56et 2000, tous étouffés. Juste après l'accouchement, les
- 5:59gendarmes perquisitionnent son domicile dans le garage.
- 6:03Ils retrouvent les 6 autres corps, eux aussi cachés dans des
- 6:08sacs, parfois dans des cartons. Pendant plus de 10 ans, ses
- 6:12grossesses et ses naissances se sont déroulées dans le plus
- 6:15grand secret et personne n'avait jamais rien vu.
- 6:21Ni son mari, ni ses filles, ni ses proches.
- 6:23Nous on. Était petites moi et ma sœur,
- 6:26donc on s'en est peut être pas, on s'en est pas rendu compte,
- 6:28mais parce que ma chambre elle était à côté, elle est passée à
- 6:31côté des des toilettes et c'est vrai qu'on n'a jamais rien
- 6:33entendu non plus. Les corps étaient dans un État
- 6:35de décomposition très avancé. Les experts ont utilisé des
- 6:39tests ADN, des radiographies et des analyses osseuses pour dater
- 6:44les décès et confirmer qu'il s'agissait de nourrissons nés à
- 6:47terme. Aucune trace de coup n'a été
- 6:50révélée. Juste des éléments en faveur
- 6:52d'un étouffement. On meuble avec la télé,
- 7:00l'ordinateur, voilà mon fauteuil, c'est la pièce où je.
- 7:04Vis après ces aveux, les enquêteurs cherchent à
- 7:07comprendre comment tout ça a pu arriver.
- 7:10Dominique Cauterets a alors 46 ans et c'est une femme qu'on
- 7:13décrit comme discrète, réservée. Mariée depuis 1984 avec Pierre
- 7:18Marie et mère de 2 filles d'une vingtaine d'années, elle
- 7:21travaille depuis des années comme aide soignante dans un
- 7:24centre médical près de chez elle.
- 7:26En apparence, une vie de famille classique sans problèmes
- 7:29particuliers. Mais derrière cette façade, il y
- 7:33a un isolement immense. J'étais pris dans un engrenage,
- 7:38j'avais pas de solution. Vous aviez peur de quelque
- 7:43chose ? De regarder les autres.
- 7:51Dominique, C'est la petite dernière d'une fratrie de 5
- 7:54enfants. Elle parle d'une éducation
- 7:57stricte avec peu de place pour les émotions, peu de dialogue.
- 8:00Mais malgré ça, elle dit qu'elle était très proche de son père.
- 8:04Elle a grandi à la ferme dans un cadre dur, mais qu'elle décrit
- 8:07quand même comme heureux. Elle n'a pas manqué d'amour ni
- 8:10d'attention. Enfin pas jusqu'à l'adolescence.
- 8:14C'est là que les choses changent.
- 8:16Quand elle commence à prendre du poids, elle se sent mise à
- 8:20l'écart, regarder autrement, juger.
- 8:24Et cette sensation d'être différente, elle va la traîner.
- 8:27Pendant des années, Dominique souffre d'obésité sévère et dans
- 8:32son cas, ses grossesses sont restées invisibles, même pour
- 8:35ses proches. Et puis, il y a surtout la peur
- 8:37des médecins avec ce traumatisme subi lors de son premier
- 8:40accouchement et parfois même dans des situations totalement
- 8:44improbables. Un jour, Dominique est
- 8:46hospitalisé après une crise d'épilepsie.
- 8:49À ce moment-là, elle est enceinte de 9 mois.
- 8:52Pourtant, personne à l'hôpital ne remarque quoi que ce soit, ni
- 8:56les médecins, ni les infirmiers. Dans la nuit, elle se lève seule
- 8:59de sa chambre et se rend aux toilettes.
- 9:02C'est là, en cachette, qu'elle accouche sans assistance.
- 9:05L'accouchement se passe sans bruit, sans que personne
- 9:09n'intervienne. Pour éviter de crier, je mettais
- 9:12une serviette dans la bouche, je serrais les dents sur la scène.
- 9:16Elle parvient à dissimuler le bébé immédiatement après la
- 9:20naissance. Le nourrisson est ensuite caché
- 9:22dans ses affaires personnelles puis ramené discrètement chez
- 9:25elle une fois l'hospitalisation terminée.
- 9:28Personne ne s'apercevra jamais de rien.
- 9:44Quand les enquêteurs pensent enfin avoir saisi l'ampleur du
- 9:47drame, ils décident de tenter quelque chose de plus discret.
- 9:51Il place la famille sur écoute et là, ils entendent un échange
- 9:56troublant. Un membre de la famille parle
- 9:58d'une possible relation entre Dominique et son propre père.
- 10:03Les gendarmes décident de la confronter à ce qu'ils ont
- 10:06entendu. Au début, elle nie.
- 10:09Elle dit qu'elle était la préférée de son père.
- 10:11Oui. Mais il n'y a jamais eu de
- 10:14violence, aucune agression. Mais après plusieurs échanges,
- 10:18elle finit par lâcher quelque chose.
- 10:21Elle raconte que lorsqu'elle a 8 ans, son père la viole.
- 10:26Et ça, il va le refaire tous les jours.
- 10:31Aller chercher les œufs avec lui dans la paille et c'est là que
- 10:35ça, ça, c'est que ça a commencé à à se produire.
- 10:39Il aurait ensuite arrêté pendant son adolescence.
- 10:43Mais après son mariage, ça recommence encore jusqu'en 1993,
- 10:48l'année où il a 70 ans. Dominique dit qu'à ce moment-là,
- 10:51elle était adulte. Et c'est là que c'est encore
- 10:55plus troublant. Elle se demande à voix haute si
- 10:57finalement elle était peut être consentante.
- 10:59Mais juste après, elle avoue qu'elle avait surtout peur.
- 11:03Peur que certains de ses enfants soient en réalité.
- 11:10Ceux de son propre père. Quand le procès s'ouvre quelques
- 11:37années plus tard, elle revient complètement sur ses
- 11:40déclarations. Et cette fois, elle nie avoir
- 11:43été victime d'inceste. Encore aujourd'hui, cette partie
- 11:46de l'affaire reste sans réponse. Après ses aveux en 2010,
- 11:50Dominique est d'abord placée en détention provisoire pendant
- 11:53quelques mois. Ensuite, elle est remise en
- 11:56liberté sous contrôle judiciaire en attendant son procès.
- 12:00Et là une grosse question se pose, peut-on vraiment la juger
- 12:05pour les 8 infanticides parce que, à l'époque.
- 12:08Les crimes se prescrivent au bout de 10 ans et certains faits
- 12:12remontent aux années 90. Les avocats de Dominique, eux,
- 12:16s'appuient sur ça. Selon les experts, seul le
- 12:19dernier bébé, né vers 2000, pourrait encore être jugé.
- 12:24Tous les autres seraient prescrits.
- 12:26Mais l'accusation, elle, ne lâche rien.
- 12:29Pour elle, le compte à rebours ne démarre pas au moment des
- 12:31faits, mais au moment où on les découvre.
- 12:34Et ça, ça change tout. Pourquoi ?
- 12:36Eh Ben parce que tout avait été dissimulé, aucun témoin, aucun
- 12:40signalement, personne ne savait. Et ça, pour la justice, c'est ce
- 12:45qu'on appelle une infraction dissimulée.
- 12:47Du coup, l'affaire monte très haut jusqu'à l'Assemblée
- 12:51plénière de la Cour de cassation, une instance
- 12:54exceptionnelle réservée aux affaires les plus complexes.
- 12:57La défense, représentée par maître clair Vaquet, Franck
- 13:01Berton et maître Carlier. Tentent de bloquer le renvoi
- 13:05devant les assises. Ils disent, ce n'est pas parce
- 13:07que c'est un crime choquant qu'on doit tordre la loi.
- 13:10Le droit, ce n'est pas l'opinion publique.
- 13:13Mais en face, la partie civile, représentée par l'association
- 13:17innocence en danger, répond, quand il s'agit de bébés tués
- 13:21dans le secret, on ne peut pas appliquer les mêmes règles qu'à
- 13:24un détournement d'argent. Au nom de quoi ses enfants
- 13:26n'auraient ils pas eu le droit de vivre ?
- 13:28Nous sommes là pour, pour les pour dire ça haut et fort.
- 13:36Finalement, le 7 novembre 2014, la Cour donne raison à
- 13:39l'accusation. Elle considère que vu le silence
- 13:42total autour de ses naissances, le délai de prescription ne
- 13:46démarre qu'en 2010, au moment de la découverte des corps.
- 13:50C'est la première fois qu'on applique ce principe pour un
- 13:53homicide volontaire. Le procès peut donc avoir lieu.
- 13:57Il s'ouvre le 25 juin 2015 à Douai.
- 14:00Dominique est jugé pour l'assassinat de 8 mineurs de
- 14:03moins de 15 ans. Elle risque la perpétuité.
- 14:07Pendant le procès, Dominique revient sur certaines de ses
- 14:10déclarations faites au début de l'enquête, notamment sur
- 14:15l'explication qu'elle avait donnée à l'époque.
- 14:17Elle ne donne pas vraiment de justification à ce changement et
- 14:20comme son père est décédé avant le procès.
- 14:23Il n'a jamais pu être entendu. Aucun élément médical ou
- 14:27judiciaire ne permettra de trancher sur cette partie de
- 14:29l'affaire. En revanche, les analyses ADN
- 14:32réalisées sur les corps vont permettre de confirmer une chose
- 14:35importante, 6 des 8 bébés portaient bien l'a DN de Pierre
- 14:39Marie, le mari de Dominique. Pour les 2 autres, les restes
- 14:43étaient trop abîmés pour obtenir un résultat clair.
- 14:46Donc, même si ça ne remet pas en question ce que Dominique avait
- 14:50déclaré au début sur l'inceste. Ces analyses ont permis de
- 14:54confirmer que la plupart des enfants étaient bien issus du
- 14:57couple. Et c'est là qu'elle donne aussi
- 15:00une justification glaçante à ce qu'elle a fait.
- 15:03Elle explique que son mari, Pierre Marie, lui imposait 2 à 3
- 15:07rapports sexuels par semaine, toujours sans aucune
- 15:10contraception. Résultat, elle tombait enceinte
- 15:13très facilement, très souvent. Et à chaque grossesse, c'était
- 15:17la panique. La peur de subir un accouchement
- 15:20traumatisant comme le premier. Alors, pour elle, étouffer ses
- 15:23nouveau-nés est devenu la seule issue, la seule façon d'éviter
- 15:27ce qu'elle n'arrivait pas à affronter.
- 15:29À l'audience, on découvre aussi d'autres choses sur son
- 15:33isolement. Dominique raconte notamment que
- 15:35sa mère lui avait souvent dit pas plus de 2 enfants pour ne
- 15:39pas faire la même erreur que moi.
- 15:40Les psychiatres décrivent une femme enfermée dans une profonde
- 15:44détresse psychologique. Selon eux, il n'y a ni sadisme,
- 15:48ni volonté de nuire. Et ils évoquent même des gestes
- 15:51assez particuliers, comme le fait qu'elle allait parfois
- 15:55recouvrir les corps de ses bébés avec une couverture quand il
- 15:58faisait froid. Et forcément, pendant le procès,
- 16:01une question revient en boucle, comment son mari Pierre Marie AT
- 16:05il pu ne rien remarquer ? Ils vivaient sous le même toit,
- 16:09ils dormaient parfois à quelques mètres des corps cachés.
- 16:12Et pourtant, pendant toutes ces années.
- 16:16Rien ? Ça je pourrais leur passer le
- 16:18terminal. Ils ils savent très bien que je
- 16:21me suis jamais rendu un peu courte.
- 16:23Même les chiens ils l'ont même pas vu.
- 16:25Parce que quand même un chien. Un flair quand même puissant
- 16:29quoi. Lors de son audition, Pierre
- 16:31Marie explique qu'il ne se posait pas de questions.
- 16:34Il raconte qu'il se lavait à la douche seulement 2 fois par
- 16:37semaine. Le reste du temps, c'était au
- 16:39lavabo. Il dit aussi mot pour mot.
- 16:42J'ai les pieds qui sentent mauvais, alors j'ai toujours
- 16:45pensé que l'odeur venait de là. C'est absolument fou à entendre.
- 16:51Et pourtant, pour la justice, il y a aucun élément concret pour
- 16:54l'incriminer. Il n'a jamais vu Dominique
- 16:57enceinte, il n'a jamais vu un seul bébé, il n'a jamais posé
- 17:01une seule question. Une semaine avant le procès, une
- 17:04décision rare est prise, donner un prénom à chacun des 8 bébés.
- 17:09Ces prénoms ne seront jamais rendus publics.
- 17:11Mais pour la justice, ils existent, ce ne sont plus des
- 17:15numéros. Le procureur requiert 18 ans de
- 17:19prison. Finalement, le 2 juillet 2015,
- 17:22Dominique Cauterets est condamnée à 9 ans de réclusion
- 17:25criminelle. Elle ne fait pas appel.
- 17:28Le jugement devient définitif, elle purge 3 ans, puis elle est
- 17:33libérée sous condition en juin 2018, avec un suivi
- 17:37psychologique strict. Cette affaire, elle a bouleversé
- 18:01la France par l'ampleur des faits, par la durée. 8 bébés. 20
- 18:08ans de silence Dominique Cauterets n'a jamais crié à
- 18:13l'aide. Elle n'a parlé à personne, pas
- 18:16même à ses proches. Ce n'est pas une excuse, ce
- 18:21n'est pas une explication, mais c'est ce qui rend cette affaire
- 18:24si spéciale, une femme insérée dans la société, une vie qui
- 18:29paraît ordinaire et derrière des actes qu'on n'arrive toujours
- 18:35pas à comprendre, ce genre d'histoire.
- 18:37Ne laisse pas de réponse claire, juste un silence lourd et une
- 18:42question, comment AT on pu passer à côté de tout ça ?
- 18:46Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout.
- 18:51Pensez à vous abonner si vous aimez ce genre de récit.
- 18:54Cette vidéo était un peu plus courte que d'habitude, vous le
- 18:58voyez bien au niveau de l'affaire, tout s'est chamboulé
- 19:01assez rapidement en soi, mais elle reste malheureusement très
- 19:04triste et sordide. Prenez soin de vous, c'était
- 19:08néoxy.