Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Comment notre cerveau nous piège… même quand on pense avoir raison | Fabrice Pastor | Déclic 307
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Je suis aujourd'hui bien accompagné comme à chaque fois avec
- 0:28Fabrice.
- 0:29Pastor.
- 0:29Fabrice,
- 0:29comment tu vas ?
- 0:30Ça va super et toi ?
- 0:32En pleine forme,
- 0:33merci d'être là.
- 0:34On a énormément de sujets à traiter,
- 0:36j'ai plein de questions à te poser,
- 0:38mais avant ça,
- 0:38je vais rapidement te présenter.
- 0:40Tu es neuropsychologue,
- 0:41auteur,
- 0:42conférencier,
- 0:42formateur et tu diriges l'institut Irles que tu as cofondé en 2010.
- 0:46Ton terrain de jeu,
- 0:47c'est le cerveau humain,
- 0:48les troubles du neurodéveloppement,
- 0:50le haut potentiel intellectuel,
- 0:52les mythes autour des neurosciences.
- 0:54Tu les déconstruis un à un et tu as...
- 0:57un professionnel de terrain,
- 0:59au contact des enfants,
- 1:00des familles,
- 1:00des professionnels,
- 1:01tu fais des bilans,
- 1:02tu formes des juges,
- 1:03tu interviens dans les prisons,
- 1:04les musées,
- 1:05les écoles et tu continues de faire entendre une parole exigeante,
- 1:09à contre-courant parfois,
- 1:10mais toujours fondée sur les données probantes.
- 1:13Et tu le fais aussi sur les réseaux d'ailleurs,
- 1:15tu es aujourd'hui la deuxième personnalité la plus influente sur LinkedIn en France,
- 1:19dans tous les domaines confondus,
- 1:21premier sur les neurosciences,
- 1:22premier sur les sciences sociales.
- 1:24avec plus de 200 000 abonnés et des publications qui dépassent les 50 millions de vues par an.
- 1:29Aujourd'hui,
- 1:30on parle du fonctionnement de notre cerveau,
- 1:32de décision et de cette mission que tu t'es donnée,
- 1:35rendre les gens plus lucides sur ce que sont les neurosciences et ce que les neurosciences disent vraiment.
- 1:41Est-ce qu'on leur fait dire à tort ou pas ?
- 1:43J'aimerais te commencer par te poser une question.
- 1:45Aujourd'hui,
- 1:46tout le monde parle de neurosciences,
- 1:48HPI,
- 1:48dopamine,
- 1:49biais cognitif,
- 1:50mais qu'est-ce qui te fait réellement tiquer ?
- 1:53dans ce que tu vois circuler ?
- 1:55Ah,
- 1:56comme les fausses croyances,
- 1:59je ne sais pas les démystifier,
- 2:01je les désigne en fait.
- 2:03Parce qu'on voit beaucoup,
- 2:05alors sur les réseaux sociaux et pas que,
- 2:07beaucoup de fausses croyances,
- 2:08beaucoup de nids,
- 2:09beaucoup de bullshit sur ce que font les neurosciences,
- 2:13sur le cerveau,
- 2:14sur ce qui va être le management des paqueux évidemment.
- 2:18Et il y a plein de bullshit en fait.
- 2:20Et on se rend compte que...
- 2:22Le sujet des neurosciences,
- 2:23c'est un sujet qui certes est à la mode aujourd'hui,
- 2:25on en parle beaucoup.
- 2:26Il est à la mode parce qu'aujourd'hui,
- 2:28il y a des avancées technologiques qui nous permettent de comprendre le fonctionnement du cerveau beaucoup plus qu'il y a quelques années.
- 2:35Et je t'en fiche d'un peu moins que dans le futur,
- 2:39et notamment grâce aux IA,
- 2:40qui vont nous permettre de mieux le comprendre et de mieux diagnostiquer les troubles chez les gens,
- 2:46le fonctionnement des gens.
- 2:48mais on voit énormément de fausses croyances.
- 2:52sur le cerveau,
- 2:53partout sur la réseau,
- 2:55des terminologies qui ne sont pas du tout adaptées.
- 2:58Moi,
- 2:59ce qui,
- 2:59malheureusement,
- 3:00hélas,
- 3:00ce qui m'agace le plus,
- 3:02c'est tout ce qu'on dit autour du haut potentiel intellectuel,
- 3:05avec des terminologies qui sont sorties de je ne sais pas où,
- 3:08comme le quotient émotionnel,
- 3:10comme le haut potentiel émotionnel,
- 3:12qui n'ont absolument aucune valeur scientifique.
- 3:14Et il me semble toujours important d'expliquer que le cerveau,
- 3:17ça reste l'organe le plus complexe du corps humain,
- 3:20et que...
- 3:21Parfois,
- 3:22on présente des explications hyper simplistes sur le cerveau en expliquant qu'on est cerveau gauche,
- 3:31cerveau droit,
- 3:31parce qu'on est cerveau droit dominant,
- 3:33on est plutôt artiste,
- 3:34émotif et créatif,
- 3:36alors que c'est un mythe qui est réfuté depuis les années 70.
- 3:38Il n'y a pas de fausses croyances comme ça,
- 3:40et ça,
- 3:40ça a tendance à mériter le poil,
- 3:41effectivement.
- 3:43Et donc,
- 3:43j'essaye de vulgariser les connaissances sur les neurosciences,
- 3:46ce qui n'est pas toujours simple.
- 3:49Ça me prend beaucoup de temps,
- 3:50mais voilà,
- 3:50ça permet aussi de repositionner les choses et de prendre du recul sur ce sujet bien complexe.
- 3:58Alors justement,
- 3:59j'en profite si je te demande de nous expliquer comment fonctionne notre cerveau de la façon la plus simple possible pour que toutes celles et ceux qui nous écoutent,
- 4:10qui ne sont pas forcément,
- 4:12on va dire...
- 4:15au fait de ce sujet en détail ou qui parfois peut-être ont été biaisés par des informations,
- 4:20comme tu as évoqué,
- 4:21qui peuvent être diffusées sur les réseaux et qu'on se dit,
- 4:24mais alors attends,
- 4:24comment on démêle le vrai du faux ?
- 4:26Comment tu l'expliquerais de manière très simple pour qu'on ne comprenne pas juste ce que c'est,
- 4:31mais surtout ce que c'est,
- 4:33comment il fonctionne et comment parfois,
- 4:35on peut être un petit peu trompé par celui-ci ?
- 4:38C'est une question hyper compliquée.
- 4:40Comment fonctionne notre cerveau en deux mots ?
- 4:42Je ne vois pas comment expliquer ça.
- 4:44le cerveau c'est qui on est,
- 4:47ça traite de l'information,
- 4:48on a une approche qui est très neuroscientifique,
- 4:52qui est très cartésienne,
- 4:54on va dire que ça va être des intrus nerveux,
- 4:56ça va être de la chimie,
- 4:59qui passe dans le cerveau,
- 5:00qui on est un peu plus...
- 5:02tu veux une approche un peu plus quotidienne,
- 5:05on parlera de fantasmes,
- 5:06on parlera de pulsions,
- 5:08on parlera d'autres approches.
- 5:10Je pense que la vérité est un petit peu au milieu de tout ça.
- 5:12Notre cerveau s'est tourné.
- 5:14Il y a des différences sur les émotions,
- 5:16sur traiter l'information,
- 5:18ce sont des sujets qui sont très vastes et je pense qu'on ne peut pas y répondre en quelques mots.
- 5:24Du coup,
- 5:24dit différemment,
- 5:25aujourd'hui,
- 5:26on est dans un environnement qui est parfois très stressant,
- 5:31On a le sentiment d'être à fleur de peau,
- 5:34débordé,
- 5:35dispersé.
- 5:37Est-ce que notre environnement moderne est réellement fait pour notre cerveau ?
- 5:44Ou en tout cas,
- 5:44comment adapter peut-être certains comportements,
- 5:47certaines réflexions,
- 5:48certains sujets pour diminuer sa sensibilité au stress et le vivre différemment ?
- 5:53Parce qu'en tant qu'entrepreneur,
- 5:54on est constamment soumis au stress,
- 5:56et pas qu'en tant qu'entrepreneur d'ailleurs.
- 5:59mais comment est-ce qu'on fait pour justement être moins sujet à ça et qui peut-être parfois vient nous biaiser dans nos prises de décision et qui fait que derrière on a moins l'impression de garder le contrôle alors déjà il faut essayer de prendre du temps pour soi mais ça c'est des choses de base on a on a ça on a l'hygiène de vie simplement hygiène de vie c'est à dire l'alimentation
- 6:17c'est à dire un point hyper important c'est le sommeil et que comment on peut être performant comment on peut réfléchir convenablement ce qu'on a de vraies qualités de sommeil et quand on fait parfois des investissements
- 6:29pour toi tu es des patients et qu'on veut comprendre un peu leur pancrément et pourquoi tu expliques leur poser de problème,
- 6:35la pression du sommeil est souvent centrale.
- 6:38Donc il faut effectivement faire une évaluation globale.
- 6:41Le stress aujourd'hui c'est quelque chose qui est présent dans notre société,
- 6:45dans notre culture.
- 6:47Lutter contre le stress,
- 6:48il y a plusieurs manières de lutter contre le stress mais on sait que tout simplement prendre du temps pour toi et prendre des moments où on essaie de te relaxer c'est...
- 6:57C'est primordial.
- 6:58On ne peut pas tout mener de côté.
- 7:00Ça devient un peu le mal vu sec,
- 7:02le stress.
- 7:02Alors parfois,
- 7:03après,
- 7:04il y a un terme qu'on utilise aujourd'hui beaucoup dans le monde du travail,
- 7:07c'est le terme du burn-out.
- 7:08Donc voilà,
- 7:08les gens font parfois des burn-out.
- 7:10Alors moi,
- 7:10je suis assez coup d'ordre.
- 7:11Je ne dis pas que le burn-out,
- 7:12c'est-à-dire que l'on est un broconi.
- 7:14Mais il faut faire attention que le burn-out,
- 7:15ça ne devienne pas un terme.
- 7:17Il y a parfois des gens qui font des souffrances écologiques.
- 7:20Ils peuvent présenter des coups de l'ensenté mentale.
- 7:24Et parfois,
- 7:24ils disent,
- 7:25j'ai fait un burn-out.
- 7:26Parfois,
- 7:26il faut évaluer un peu plus en détail,
- 7:28voir s'il n'y a pas un autre trouble sous la somme.
- 7:31Est-ce que c'est un peu dépressif ?
- 7:32Est-ce que c'est un peu banxueux ?
- 7:33Est-ce que c'est parfois autre chose ?
- 7:37Donc,
- 7:37il faut être prudent sur les terminologies qu'on utilise parfois.
- 7:40Très clair.
- 7:41Je rebondis sur ce côté prise de décision.
- 7:44Parfois,
- 7:44on prend de très mauvaises décisions,
- 7:47souvent des décisions émotionnelles,
- 7:50alors qu'en soi,
- 7:52sur le papier,
- 7:53on est plutôt...
- 7:54plutôt très rationnel,
- 7:56ou en tout cas,
- 7:56on doit l'être lorsqu'on dirige une entreprise.
- 7:59Qu'est-ce qui explique le fait que,
- 8:02très souvent,
- 8:03nos émotions prennent le dessus sur la raison ?
- 8:06Alors,
- 8:06la question que je pourrais poser,
- 8:07c'est est-ce qu'on est un meilleur décideur quand on n'utilise pas nos émotions ?
- 8:11C'est peut-être la question que je pourrais prendre d'Ikéramian.
- 8:16On est des êtres humains,
- 8:17donc on est tous sensibles et soumis à des émotions.
- 8:22Est-ce qu'on prend de meilleures décisions.
- 8:24sous l'émotion.
- 8:24Alors déjà,
- 8:25il faut prendre du recul.
- 8:26On prend rarement,
- 8:27pas toujours du moins de bonnes décisions.
- 8:30Ça dépend évidemment de la décision,
- 8:31mais on ne prend pas toujours de bonnes décisions dans le vif.
- 8:34Il faut prendre du recul.
- 8:36Et quand on parle de ça,
- 8:38il faut toujours parler aussi d'un autre sujet qu'on appelle le sujet des biais cognitifs.
- 8:41Et qu'on est tous sujets à des biais cognitifs,
- 8:43à des fausses croyances,
- 8:45à des préjugés.
- 8:46Et prendre une décision,
- 8:50ça va nécessiter parfois de prendre du recul.
- 8:53pour expliquer par exemple le Kahneman un psychologue qui a notamment eu le prix Nobel qui a écrit un livre où il parle notamment du système 1 système 2 je laisserai les éditeurs regarder un peu plus en détail il explique que le système 2 c'est le système qui nous permet de prendre le système 1 c'est le système de peu de l'impulsivité qui nous permet de prendre des décisions de manière rapide automatisée et
- 9:15le système 2 c'est le système qui nous permet de prendre du recul sauf que le système 2 qui nous permet de prendre du recul réfléchir analyser les choses il est beaucoup plus coûteux
- 9:23cognitivement.
- 9:24Donc c'est pour ça que la majorité des décisions qu'on prend,
- 9:26elles sont assez inconscientes,
- 9:27c'est les items 1,
- 9:28et quand parfois il faut prendre du recul,
- 9:31c'est là,
- 9:32c'est le système 2 qui est en train de passer.
- 9:34Donc il faut prendre du recul sur nos décisions,
- 9:37faire attention aux biais utilisés,
- 9:39par exemple,
- 9:40des exemples,
- 9:40il y a un biais que je cite beaucoup,
- 9:43c'est le biais du survivant,
- 9:44par exemple.
- 9:44Le biais du survivant,
- 9:46c'est quand on parle d'entrepreneuriat et qu'on cite Elon Musk.
- 9:49On cite Elon Musk,
- 9:50et donc Elon Musk,
- 9:50il a sa carrière,
- 9:51on ne va pas...
- 9:53et il logue dessus mais on vous dit voilà vous avez vu que Elon Musk a pu le faire,
- 9:57que Steve Jobs a pu le faire,
- 9:59vous pouvez le faire.
- 10:00Oui,
- 10:00et ça c'est le biais du survivant.
- 10:01Prendre Interstand en particulier et généraliser la population générale.
- 10:05Des fois,
- 10:06ça crée beaucoup de culpabilité quand les gens ont le sentiment de ne pas y arriver comme Steve Jobs ou comme Elon Musk.
- 10:13Voilà,
- 10:13donc il y a plein de biais cognitifs qui nous font parfois prendre de mauvaises décisions.
- 10:17On ne peut pas lutter contre nos biais cognitifs.
- 10:19Par contre,
- 10:20il faut essayer d'en connaître le plus possible pour parfois en consommer simplement.
- 10:26J'ai envie de rebondir sur un sujet que j'ai évoqué lorsque je t'ai présenté.
- 10:29Tu fais également de la formation,
- 10:31tu formes beaucoup d'individus sur leur compréhension de leur cerveau,
- 10:36la prise de décision,
- 10:37plein d'éléments au travers de ton institut et d'autres activités.
- 10:40Quand tu formes des gens,
- 10:41quel est le point commun entre ceux qui progressent vraiment et ceux qui restent bloqués ?
- 10:46Pourquoi je te pose cette question ?
- 10:47Parce que beaucoup d'entrepreneurs veulent avancer,
- 10:49veulent développer leur boîte,
- 10:50se forment,
- 10:51se posent des questions,
- 10:52cherchent des infos et pourtant ne comprennent pas pourquoi.
- 10:55il y en a qui
- 10:56qui y arrivent et d'autres n'y arrivent pas ?
- 10:59Alors,
- 10:59ce qu'il faut rappeler,
- 11:00c'est que moi,
- 11:01je forme principalement sur le sujet qui est mon domaine spécifique de compétence,
- 11:05c'est-à-dire le sujet des troubles du neurodéveloppement,
- 11:08donc tout ce qui va être l'autisme,
- 11:10le TDAH,
- 11:12ce qu'on appelait anciennement les troubles 10.
- 11:15Et je fais aussi des formations sur le sujet du haut potentiel intellectuel.
- 11:19Je ne forme pas nécessairement des entrepreneurs pour être de meilleurs patrons,
- 11:23on va dire.
- 11:26En revanche,
- 11:27dans les formations que je propose,
- 11:29je forme aussi des professionnels de la santé,
- 11:31des professionnels de l'éducation.
- 11:33Quand je les forme,
- 11:35ce que je remarque,
- 11:36c'est que ceux qui progressent souvent le plus au niveau de leurs connaissances,
- 11:42c'est ceux qui sont capables de remettre en question leurs propres connaissances.
- 11:45En général,
- 11:46quand ils viennent se former,
- 11:47ils ont déjà des connaissances,
- 11:48évidemment,
- 11:49de base.
- 11:50Mais sur ce sujet justement des neurosciences,
- 11:52il y a tellement de fausses croyances que beaucoup ont.
- 11:54et utilisent ces fausses croyances depuis de très nombreuses années.
- 11:58Et donc parfois,
- 11:59à la fin des formations,
- 12:00comme je leur dis,
- 12:01ils ont souvent le sentiment de moins en savoir après qu'avant,
- 12:05parce qu'en fait,
- 12:06ça a mis à bas les connaissances qu'ils avaient déjà.
- 12:09Et donc,
- 12:10ce que je constate,
- 12:11c'est ceux qui progressent,
- 12:13c'est souvent ceux qui,
- 12:15à la base,
- 12:17avant de faire des formations,
- 12:18on transmet des questionnaires de pré-formation où on demande aux gens d'estimer leurs connaissances.
- 12:22Moi,
- 12:22ce que j'ai remarqué,
- 12:22c'est que ceux qui estiment Merci.
- 12:24Souvent plus basse,
- 12:25leurs connaissances à la base sont ceux qui progressent le plus et ceux qui estiment leur connaissance le plus élevée sont ceux qui progressent le moins.
- 12:34On pourrait dire que c'est logique.
- 12:35Mais en fait,
- 12:35ce que j'ai remarqué,
- 12:36c'est que c'est souvent ceux qui sont le plus expert,
- 12:40dont c'est le métier,
- 12:41par exemple les médecins,
- 12:43les pédiatres,
- 12:44les professionnels de santé,
- 12:45sont souvent ceux qui ont tendance à penser qu'ils en savent le moins.
- 12:50et les apprenants qui viennent et qui n'ont finalement que très très peu de formation
- 12:53initiales sur ces sujets-là ont souvent le sentiment d'en connaître le plus.
- 12:58C'est ce qu'on appelle parfois l'ultra-crépidarianisme,
- 13:00c'est-à-dire le fait que quand on sait peu de choses sur un sujet,
- 13:03on a l'impression d'en savoir beaucoup.
- 13:04Alors ça,
- 13:05c'était l'apanage quand on était au moment de la Covid,
- 13:08où on avait des personnes qui lisaient quatre articles sur la Covid,
- 13:11ils étaient experts en virologie.
- 13:15Ça,
- 13:15c'est plutôt ce que j'ai remarqué.
- 13:17Très clair.
- 13:17C'est un peu le syndrome du nain-kruger dont on parle aussi parfois.
- 13:22dans beaucoup de livres d'entrepreneurs où tu penses être un expert en connaissant 3-4 choses et puis pour les experts,
- 13:27eux pensent ne pas savoir tout ça.
- 13:30C'est exactement ça.
- 13:31C'est exactement ça.
- 13:32C'est encore un autre biais cognitif.
- 13:34C'est quand on pense être expert.
- 13:37Ceux qui ont le sentiment d'être expert dans un sujet sont parfois ceux qui objectivement en savent le moins.
- 13:44On n'est jamais expert,
- 13:45on n'est jamais l'expert de l'expert d'un sujet.
- 13:47Il y a toujours des choses à apprendre sur le sujet.
- 13:49C'est quoi les biais cognitifs pour celles et ceux qui ne sont pas forcément au fait de ce qu'est ce terme ?
- 13:57Et puis surtout,
- 13:58est-ce que tu as quelques exemples de biais cognitifs auxquels on est très souvent exposé sans même s'en rendre compte ?
- 14:04Alors les biais cognitifs,
- 14:05ce sont en quelque sorte des raccourcis de pensée qu'on peut avoir pour prendre décision ou pour penser rapidement.
- 14:15j'ai parlé tout à l'heure du
- 14:17du biais cognitif qu'on appelle le biais de confirmation,
- 14:19ou c'est par exemple,
- 14:20pardon,
- 14:21le biais du survivant,
- 14:22ou c'est par exemple,
- 14:22voilà,
- 14:23utiliser une personne,
- 14:26un cas particulier pour faire des généralités.
- 14:28Après,
- 14:28il y a aussi ce qu'on appelle,
- 14:29par exemple,
- 14:30le biais de confirmation.
- 14:31Le biais de confirmation,
- 14:32c'est un biais qui,
- 14:34c'est le fait de toujours,
- 14:38comment dire,
- 14:39interpréter,
- 14:39favoriser et rappeler les informations qui confirment nos croyances.
- 14:43Donc,
- 14:43si je suis convaincu que quelque chose est vrai,
- 14:46je vais toujours être beaucoup plus sensible aux éléments qui vont aller dans mon sens,
- 14:51dans le sens de ma croyance.
- 14:53Voilà,
- 14:53ça c'est un autre biais.
- 14:55Il y a un autre biais qui est très connu,
- 14:56qu'on utilise beaucoup dans...
- 14:58Dans ma profession,
- 14:59ce qu'on évoque beaucoup dans ma profession,
- 15:01c'est le biais d'échantillonnage.
- 15:03Le biais d'échantillonnage,
- 15:04par exemple,
- 15:05c'est lui qui est à la base de la fausse croyance encore extrêmement présente sur le sujet du haut potentiel intellectuel.
- 15:13Le haut potentiel intellectuel,
- 15:14on nous explique en France que les personnes qui ont un HPI,
- 15:18un haut potentiel intellectuel,
- 15:19ce sont des gens qui sont en général en souffrance,
- 15:23en difficulté,
- 15:24ils sont plus anxieux que les autres,
- 15:25etc.
- 15:26Et ça,
- 15:26ça vient...
- 15:28de certains auteurs,
- 15:30certaines autrices qui ont écrit des livres dans lesquels elles présentaient les caractéristiques des personnes aux potentiels intellectuels.
- 15:38Et quand on regarde ces caractéristiques,
- 15:39on voit qu'il y a un autre biais cognitif qu'on appelle l'effet Barnum.
- 15:42L'effet Barnum,
- 15:43c'est l'horoscope.
- 15:44L'effet Barnum,
- 15:44c'est-à-dire que si,
- 15:45Alec,
- 15:46je fais de toi une description qui va être très floue,
- 15:48ou si je te dis par exemple,
- 15:49je pense que tu es quelqu'un de très agréable,
- 15:51très souriant,
- 15:52mais de temps en temps,
- 15:52il t'arrive d'être triste et de te sentir mal à l'aise.
- 15:55Tu vas avoir le sentiment que je lis en toi comme un livre ouvert,
- 15:57alors que c'est un effet barnum.
- 15:58Parce qu'en fait,
- 15:59cette description que je fais de toi,
- 16:00elle convient à peu près à tout le monde.
- 16:03Et donc,
- 16:04cet effet barnum,
- 16:06quand on lit les caractéristiques des personnes à haut potentiel intellectuel,
- 16:08dans ces livres-là,
- 16:09on voit que ça colle à tout le monde.
- 16:11Donc ça,
- 16:11c'est un biais d'échantillonnage.
- 16:12Parce que les auteurs qui ont écrit sur ce sujet du HPI qui ont des problèmes,
- 16:17ils se sont basés sur les patients qui venaient les consulter.
- 16:20Et ils venaient consulter un psychologue parce qu'ils avaient un problème.
- 16:22Ils faisaient parfois un test de QI.
- 16:23Ils avaient un haut potentiel intellectuel.
- 16:25Et ils se rendaient compte que c'était incroyable.
- 16:27Finalement,
- 16:28on se rendait compte que le haut potentiel intellectuel était le lien entre ces gens-là qui avaient un problème et ce qui en ressortait.
- 16:34Et donc,
- 16:35ils ont expliqué qu'il existait des trucs comme les zèbres et comme ce genre de choses qui sont donc issus d'un biais d'échantillonnage.
- 16:40Donc,
- 16:41ces biais cognitifs,
- 16:41en fait,
- 16:43ce sont des raccourcis de pensée,
- 16:44en quelque sorte,
- 16:45qui nous font parfois être dans l'erreur.
- 16:47Et ça peut clairement pourrir la vie.
- 16:50Alors,
- 16:50il y a plein de questions que j'ai envie de te poser.
- 16:53Tu parles de zèbres.
- 16:54Moi,
- 16:54les seuls zèbres que je connais,
- 16:55c'est ceux qui sont dans la savane.
- 16:58C'est quoi,
- 16:58par exemple,
- 16:59pour ceux qui ne savent pas des zèbres ?
- 17:01Est-ce qu'il y a d'autres animaux sauvages comme ça qu'on peut identifier et auprès desquels on peut plus ou moins se représenter ?
- 17:09Alors,
- 17:09pourquoi je parle de zèbres ?
- 17:10Parce que c'est une terminologie qui est utilisée en France depuis pas mal d'années,
- 17:13mais c'est une terminologie très française.
- 17:14C'est-à-dire que dans le reste du monde,
- 17:15on ne parle pas de zèbres.
- 17:16Les zèbres,
- 17:16c'est quoi ?
- 17:17pour faire très court les personnes qui ont
- 17:20un haut QI,
- 17:20qui ont un haut potentiel intellectuel et qui ont des difficultés,
- 17:23des souffrances,
- 17:25des pathologies,
- 17:26de l'anxiété,
- 17:26etc.
- 17:27Donc en fait,
- 17:28ils sont en quelque sorte très intelligents,
- 17:29puisque le haut potentiel intellectuel,
- 17:31on pourrait le rapprocher d'un truc qu'on appelle l'intelligence.
- 17:33Ils sont très intelligents,
- 17:34mais en même temps,
- 17:35ils sont beaucoup trop intelligents pour être heureux.
- 17:37C'est-à-dire qu'ils sont trop intelligents pour pouvoir vivre convenablement.
- 17:41Ce qu'on sait au niveau scientifique,
- 17:42c'est que le QI,
- 17:45qui est un score,
- 17:48qui mesure des performances cognitives intellectuelles,
- 17:51c'est quelque chose qui est fiable.
- 17:52C'est utilisé depuis des dizaines et des dizaines d'années.
- 17:55Il y a des millions de personnes qui ont passé des tests de QI.
- 17:58Donc,
- 17:58c'est un outil de mesure qui est fiable.
- 18:00Pourtant,
- 18:01il y a beaucoup de gens,
- 18:02quand on lit sur les réseaux notamment,
- 18:03sur ce sujet-là,
- 18:04qui,
- 18:05en quelque sorte,
- 18:05contredisent l'idée du QI.
- 18:07Oui,
- 18:07mais le QI,
- 18:07ça ne mesure pas l'intelligence,
- 18:09ça ne mesure rien.
- 18:10Et en fait,
- 18:10quand on fouille,
- 18:11on se rend compte que ces gens-là,
- 18:12ils ont une croyance de ce qu'est l'intelligence.
- 18:15Je pense que l'intelligence,
- 18:16par exemple,
- 18:16c'est...
- 18:17La créativité de quelqu'un,
- 18:18c'est l'humour de la personne.
- 18:20Et comme il se rend compte qu'en fait,
- 18:21que le test de QI ne mesure pas des compétences comme la créativité,
- 18:25comme l'humour,
- 18:26comme les aptitudes sociales,
- 18:28il préfère en quelque sorte remettre en cause l'outil qui est faible plutôt que leur croyance,
- 18:34qui est elle erronée.
- 18:35Donc,
- 18:37les zèbres,
- 18:37en fait,
- 18:38pour en revenir à ta question,
- 18:39ce sont des personnes,
- 18:41une sorte de catégorisation de personnes qui auraient...
- 18:45des problématiques psychologiques et affectives et qui aurait un QI élevé.
- 18:49Et en fait,
- 18:50quand on regarde les caractéristiques des zèbres,
- 18:52on y met un petit peu tout le monde.
- 18:54Et ce qu'on voit,
- 18:55c'est qu'il y a beaucoup de personnes dans un cadre professionnel qui parfois sont en difficulté affective,
- 19:02psychologique.
- 19:04Et en fait,
- 19:05ils font des recherches sur Internet et ils disent « C'est bon,
- 19:07j'ai compris,
- 19:07je suis zèbre en fait et donc ça explique pour moi l'être. »
- 19:10C'est parce que j'ai un haut QI,
- 19:11c'est parce que je suis un haut potentiel intellectuel.
- 19:14Et c'est à cause de ça que je souffre.
- 19:16Et là,
- 19:17il faut vraiment appuyer dessus.
- 19:19Il faut absolument combattre cette idée.
- 19:21Le QI des gens,
- 19:22le haut potentiel intellectuel,
- 19:23ne peut pas être la cause des problèmes des gens.
- 19:27C'est ce qu'on appelle l'erreur de surattribution.
- 19:29C'est-à-dire de se dire,
- 19:29voilà,
- 19:30je vais mal dans ma vie,
- 19:31je suis malheureux,
- 19:32j'ai des difficultés à mon travail parce que j'ai un haut potentiel intellectuel.
- 19:35Il faut combattre cette idée parce que déjà,
- 19:36le QI,
- 19:37c'est quoi ?
- 19:37C'est une caractéristique statistique de performance cognitive.
- 19:41Pourquoi il faut la combattre ?
- 19:42C'est tout simplement parce que si on pense que c'est le HPI qui est la cause de le problème,
- 19:47ça va faire en sorte que je vais éviter ou du moins je vais peut-être retarder le fait de consulter pour véritablement comprendre ce qui cloche vraiment et potentiellement de m'aider.
- 19:56Alors,
- 19:57je rebondis sur un point,
- 19:57justement,
- 19:58c'est hyper intéressant ce que tu as dit.
- 19:59Comment on fait pour identifier si on est un haut potentiel ?
- 20:02Est-ce qu'on peut se faire un autodiagnostic ?
- 20:05Ou est-ce qu'il y a des exercices,
- 20:07des éléments,
- 20:08des professionnels à consulter pour pouvoir l'établir,
- 20:12le valider ?
- 20:13Et surtout,
- 20:13finalement,
- 20:15à quoi ça sert de savoir qu'on est ou qu'on n'est pas un haut potentiel ?
- 20:19Alors,
- 20:20tout ce qu'on trouvera sur Internet comme test,
- 20:22comme outil de dépistage,
- 20:23entre guillemets,
- 20:24c'est totalement...
- 20:26c'est un truc qui mesure absolument rien.
- 20:29Pour faire une évaluation,
- 20:31pour savoir si on présente un haut potentiel intellectuel,
- 20:33il faut aller voir un psychologue,
- 20:34un clinicien,
- 20:36qui va proposer un test de QI.
- 20:37Parmi les tests qui existent,
- 20:39on a,
- 20:40je vais en citer deux,
- 20:41on a le WISC,
- 20:42qui est une batterie de tests pour les enfants de 6 ans jusqu'à 16 ans,
- 20:47et on a la VICE,
- 20:49qui est un test d'évaluation pour les adultes qui va de 16 ans jusqu'à 79 ans.
- 20:53Et voilà,
- 20:53et en fait,
- 20:54c'est...
- 20:54Lorsqu'on passe ce test avec un psychologue,
- 20:56qu'on va après avoir des résultats sur nos compétences cognitives,
- 21:00il faut préciser qu'un test de QI ne mesure pas des éléments de personnalité,
- 21:04mais ça mesure des compétences cognitives,
- 21:06ça mesure des compétences de langage oral,
- 21:08des compétences spatiales,
- 21:09de motricité,
- 21:10de vitesse de traitement.
- 21:11Et si à la fin du test,
- 21:12on présente un QI total qui est super ou égal à 130,
- 21:16on pourra dire qu'on présente un haut potentiel intellectuel.
- 21:18Mais finalement,
- 21:21comme je l'ai dit,
- 21:22c'est...
- 21:22d'avoir un QI supérieur ou égal à 130.
- 21:24Donc,
- 21:24on voit que c'est une norme statistique.
- 21:27Donc,
- 21:27parfois,
- 21:27quand on présente les HPI et qu'on dit qu'il y a une espèce de caste des personnes à haut potentiel intellectuel et le reste du monde,
- 21:33ça veut dire que ce sont des gens différents.
- 21:35Pas du tout,
- 21:36en fait,
- 21:36parce que c'est juste incontinuable.
- 21:38Le QI,
- 21:38c'est un continuum de performance.
- 21:40Et donc,
- 21:40en gros,
- 21:40entre 125 de QI et 130 de QI,
- 21:43on n'est pas véritablement différents d'un point de vue cognitif.
- 21:46Donc,
- 21:46il faut être super prudent sur ce sujet du HPI,
- 21:48moi je dis.
- 21:49tellement de choses fausses sur les réseaux,
- 21:50sur LinkedIn,
- 21:51notamment sur ce que c'est que le HPI,
- 21:53etc.
- 21:55Parfois,
- 21:55je réponds.
- 21:55Parfois,
- 21:56je me dis,
- 21:56si je réponds,
- 21:57je vais y passer la journée.
- 21:59Donc,
- 21:59voilà.
- 22:00Mais il faut vraiment rétablir les choses.
- 22:03Le QI,
- 22:03il n'y a pas de débat,
- 22:04en fait,
- 22:04sur le sujet du QI.
- 22:05Il n'y a pas de débat sur le haut potentiel intellectuel.
- 22:08C'est quelque chose même,
- 22:09c'est un sujet qui questionne et qui,
- 22:11il y a bien évidemment des études encore à ce jour qui sont proposées sur ce sujet-là.
- 22:17ce que c'est que le HPI,
- 22:18le débat il est médiatique,
- 22:19c'est un débat qui est très très médiatique,
- 22:21alors en plus quand on nous fait des séries il y a une série sur TF1 je crois que c'est Morgane Alvarez,
- 22:25c'est ça,
- 22:26HPI c'est super,
- 22:28cette série elle est marrante,
- 22:29mais il ne faut pas penser que le HPI c'est
- 22:32Morgane Alvarez et justement j'aimerais démystifier peut-être un sujet ou pas tu me diras,
- 22:39mais toi qui connais très très bien le sujet,
- 22:42qui en côtoie,
- 22:43qui en a
- 22:45vu beaucoup et qui connaît parfaitement le point,
- 22:48est-ce qu'il y a une corrélation directe entre le fait d'être HPI et d'avoir un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne ou pas,
- 22:56et le fait d'avoir du succès dans l'entrepreneuriat ou dans ses projets ?
- 22:59Alors,
- 22:59est-ce qu'il y a une corrélation entre le QI et le succès dans l'entrepreneuriat ?
- 23:03J'aurais tendance à penser que oui.
- 23:05Parce qu'en fait,
- 23:06ce qu'on sait,
- 23:07c'est qu'il y a une corrélation entre le QI,
- 23:11déjà...
- 23:12Prenons à la base les enfants.
- 23:13On sait qu'il y a une corrélation entre le QI des enfants et leur performance scolaire.
- 23:17C'est-à-dire qu'en gros,
- 23:18plus l'enfant a un QI élevé,
- 23:20plus il devrait avoir de bonnes notes à l'école.
- 23:22Alors là,
- 23:23je sais qu'il y a des auditeurs qui vont se dire « non mais c'est pas vrai,
- 23:26moi j'ai plein d'exemples d'enfants qui ont un QI élevé et qui sont en échec scolaire » .
- 23:30Oui,
- 23:30ok,
- 23:31il y a des enfants qui ont un QI élevé et qui sont en échec scolaire,
- 23:34mais il ne faut pas oublier que ça c'est une minorité.
- 23:37C'est en général d'ailleurs la minorité qui consulte.
- 23:40Il y a la majorité d'enfants qui ont de bonnes performances à l'école et qui ne consulteront jamais parce que ça marche bien pour eux.
- 23:46Donc oui,
- 23:47il y a un lien de corrélation entre le QI et les performances scolaires.
- 23:51Et donc,
- 23:51si j'ai un lien de corrélation entre le QI et les performances scolaires,
- 23:54on sait que j'ai un lien de corrélation,
- 23:56d'accord,
- 23:57certes indirect,
- 23:59entre le QI et plus tard le niveau d'études.
- 24:02Et j'aurai donc aussi après une corrélation entre le QI et plus tard le salaire.
- 24:08On sait qu'il y a des études qui ont montré que...
- 24:10Plus le QI de la personne est élevé,
- 24:12le QI explique mieux le salaire des gens que leurs études.
- 24:16C'est un indicateur encore plus important.
- 24:18Il y a aussi des études qui mettent en lien,
- 24:21on peut mettre en lien la corrélation entre le QI des gens et leur espérance de vie,
- 24:24leur qualité de vie aussi.
- 24:26Le QI,
- 24:27c'est un indicateur,
- 24:29pas le seul évidemment,
- 24:30nous ne nous basons pas sur le QI,
- 24:31mais c'est un indicateur extrêmement intéressant du pronostic des personnes et de leurs performances futures.
- 24:38Je rappelle,
- 24:39je précise,
- 24:39ce n'est pas le seul.
- 24:41Donc,
- 24:41je serais tenté de dire que oui,
- 24:42il est possible qu'il y ait tout à fait un lien entre le QI et les performances professionnelles par la suite,
- 24:48même si tout ne s'explique pas par le QI.
- 24:50Il y a une autre fausse croyance,
- 24:51il y a un autre...
- 24:52une fausse croyance qu'un biais cognitif auquel il faut faire allusion aussi,
- 24:56c'est la fameuse croyance d'un monde juste.
- 25:00Le monde n'est pas juste.
- 25:02On sait que il y a des liens comme ça,
- 25:04explicatifs,
- 25:07qui expliquent certaines choses.
- 25:08C'est pour ça que quand je présente ces éléments-là,
- 25:12je rappelle qu'il faut vraiment essayer de travailler beaucoup sur l'inclusion,
- 25:16parce que c'est par l'inclusion qu'on peut permettre de rétablir les choses.
- 25:19Est-ce que c'est quelque chose qui est euh...
- 25:21comment dirais-je,
- 25:23inné,
- 25:24on est comme ça,
- 25:25ou est-ce qu'on peut,
- 25:26force de travail,
- 25:27d'adaptation,
- 25:28de méthodologie,
- 25:30peu importe,
- 25:31élever progressivement son quotient intellectuel pour peut-être se donner davantage de chances de réussir ?
- 25:37Alors c'est un peu tout,
- 25:38c'est-à-dire qu'on ne peut pas nier qu'il y a une part d'inné,
- 25:40c'est-à-dire que plus précisément d'héritabilité.
- 25:43On sait qu'il y a des études,
- 25:45des études que je présente notamment dans mes formations,
- 25:47où je montre par exemple quand on compare le QI des parents avec le QI de leurs enfants,
- 25:51on voit qu'il y a une corrélation qui est faite alors elle n'est pas une corrélation parfaite évidemment mais il y a une corrélation qui est significative entre le QI des parents et le QI de leurs enfants et cette étude d'ailleurs après elle compare le QI des parents avec le QI de leurs enfants quand les enfants les ont adoptés et
- 26:10on voit que là en quelque sorte la corrélation elle est encore un petit peu présente mais elle diminue de manière significative et donc ce qui montre en fait que certes l'environnement dire que la
- 26:20La scolarisation,
- 26:21le fait d'être dans un environnement soutenant apporte effectivement des points au QI en quelque sorte.
- 26:27Mais l'héritabilité,
- 26:29elle est dans tous les cas égnante et elle dit quelque chose,
- 26:34en tout cas l'héritabilité.
- 26:35Mais il n'y a bien sûr pas que ça.
- 26:36Si on prend deux enfants qui ont en gros le même QI à la naissance,
- 26:39dirons-nous,
- 26:40même si c'est un peu raccourci.
- 26:42mais si on prend ça et qu'il y en a un qui vit dans un milieu soutenant avec
- 26:46la capacité d'avoir une scolarisation de bonne qualité,
- 26:48l'accès à la culture et l'autre pas du tout,
- 26:50on n'aura à la fin pas les mêmes performances.
- 26:52Il ne faut pas oublier qu'un des éléments les plus forts d'augmentation du QI des gens,
- 26:55ça reste la scolarisation,
- 26:56des enfants plutôt,
- 26:57ça reste la scolarisation.
- 26:58Le fait d'être scolarisé,
- 26:59alors quand je dis scolarisation,
- 27:01je ne parle pas nécessairement du bâtiment-école,
- 27:03je dis vraiment le fait de scolariser l'enfant.
- 27:05A contrario,
- 27:06je vais dire les enfants qui ne sont pas du tout scolarisés,
- 27:08où là,
- 27:09on sait que l'enfant qui n'a aucune éducation scolaire,
- 27:12ça va impacter ses performances cognitives et intellectuelles.
- 27:15Très clair.
- 27:16est-ce qu'on peut mieux gérer son cerveau ou est-ce que rien que cette phrase et cette question est déjà absurde ?
- 27:21ça dépend de ce qu'on entend par mieux gérer son cerveau mieux gérer par rapport à la gestion du stress mieux gérer pour être performant est-ce que tu peux préciser ta question ?
- 27:31performance,
- 27:32émotion,
- 27:32stress je te donne un exemple concret imaginons que je dois monter sur scène mais à chaque fois j'ai un stress qui
- 27:41prend possession de moi,
- 27:42je perds mes moyens je perds mes mots,
- 27:44je ne sais même plus pourquoi je suis ici et pour autant ça fait partie de mon business que de monter sur scène,
- 27:52c'était mon cas j'étais vraiment très très timide et j'avais beaucoup de peine à prendre la parole devant autrui est-ce que c'est lié au fait de savoir maîtriser ses émotions et donc est-ce que ça vient du cerveau ou d'autres choses et comment est-ce qu'on peut le faire ou est-ce que c'est lié
- 28:11On fait d'autres choses,
- 28:12ou ça peut être d'autres sujets,
- 28:14lorsque l'on doit prendre des décisions importantes mais rapidement.
- 28:18Typiquement,
- 28:18je dis une bêtise,
- 28:19lorsque l'on est pilote de ligne ou pilote de chasse et qu'on doit rapidement prendre une décision importante,
- 28:26ou lorsque l'on est trader et qu'on doit prendre rapidement une décision importante,
- 28:30lorsque l'on est chirurgien et qu'on doit rapidement prendre une décision importante,
- 28:34est-ce qu'il y a des moyens,
- 28:35des éléments pour pouvoir entraîner notre cerveau à réagir dans certaines situations ?
- 28:41pour pouvoir le maîtriser,
- 28:42le gérer et améliorer nos capacités à pouvoir réagir ou agir dans des situations spécifiques qui vont toucher naturellement l'entrepreneur,
- 28:51peu importe les situations.
- 28:52Je pense que le maître mot,
- 28:53c'est l'expérience.
- 28:55C'est-à-dire qu'effectivement,
- 28:56quand on a plus d'expérience,
- 28:57on n'est plus à même de pouvoir prendre les bonnes décisions.
- 29:01Par exemple,
- 29:01parler en public,
- 29:02alors est-ce que c'est son cerveau ?
- 29:03Oui,
- 29:04c'est un peu général de dire que c'est son cerveau.
- 29:06Mais par exemple,
- 29:07si je dois prendre la parole en public et puis...
- 29:09que j'essaie de visualiser ce que je vais faire,
- 29:13m'imaginer que je monte sur scène,
- 29:14ça va me permettre déjà de potentiellement faire baisser mon stress.
- 29:18Le fait de respirer aussi,
- 29:20on sait que tout ce qui est cohérence cardiaque,
- 29:21ça peut avoir un effet tout à fait positif.
- 29:24Le fait d'essayer de se concentrer sur ce qu'on va dire,
- 29:29de garder focus sur le discours qu'on veut donner,
- 29:33le fait de pratiquer régulièrement.
- 29:36Le fait de s'entraîner,
- 29:37ça permet de prendre les bonnes décisions.
- 29:38On sait que les personnes qui sont plus expertes,
- 29:40c'est ceux qui sont avant tout plus entraînés.
- 29:42Et parfois d'automatiser.
- 29:45Ne serait-ce que par exemple,
- 29:45quand on parle de l'apprentissage.
- 29:47La notion d'apprentissage,
- 29:49finalement,
- 29:49c'est quoi ?
- 29:50Apprendre,
- 29:50c'est automatiser une compétence.
- 29:52Apprendre à conduire une voiture,
- 29:53c'est automatiser la conduite.
- 29:54Apprendre à lire,
- 29:54c'est automatiser la lecture.
- 29:56Donc,
- 29:56en fait,
- 29:58la possibilité d'automatiser quelque chose,
- 30:02ça permet de pouvoir laisser disponible nos ressources cognitives pour d'autres choses.
- 30:08si j'automatise le fait de monter sur scène et que finalement
- 30:13à force d'être monté sur scène et j'ai cette expérience de monter sur scène j'ai acquis des automatismes ça va me permettre de ne pas être conscient et de ne pas travailler cognitivement sur le moment présent,
- 30:23sur qu'est-ce qui se passe,
- 30:25ma posture,
- 30:25etc pour être totalement et pleinement conscient et concentré sur le contenu de ce que je vais dire par exemple ou sur rebondir sur ce que me dit mon auditoire par exemple donc je pense que là le maître mot c'est avant tout l'expérience.
- 30:38Je rebondis également sur un autre sujet que tu as évoqué tout à l'heure,
- 30:40tu parlais du fait de que...
- 30:42prendre du temps pour soi,
- 30:43de bien dormir,
- 30:45j'imagine peut-être aussi de bien manger,
- 30:47de faire du sport,
- 30:48etc.
- 30:49Est-ce qu'il y a d'autres pratiques que parfois on néglige dans nos journées ou dans notre quotidien,
- 30:55dans notre rythme de vie,
- 30:56qui pourtant pourraient vraiment nous aider à mieux penser,
- 31:00à mieux décider,
- 31:01à mieux gérer nos émotions,
- 31:04notre stress,
- 31:04etc.
- 31:06À part l'alimentation,
- 31:08à part l'hygiène de vie,
- 31:09est-ce qu'il y a d'autres pratiques qui nous permettent de mieux gérer le stress ?
- 31:14Je pense que vivre tout simplement,
- 31:16c'est-à-dire avoir des relations sociales,
- 31:18c'est-à-dire pouvoir prendre du temps pour soi,
- 31:20pouvoir aussi ne pas faire que travailler.
- 31:22Parce qu'il y en a beaucoup qui travaillent beaucoup,
- 31:25beaucoup et qui oublient parfois leur vie de famille,
- 31:28leur vie personnelle.
- 31:30et ça c'est quelque chose qu'il ne faut pas oublier parce que ça fait partie de la vie,
- 31:33on n'est pas que des personnes qui travaillent,
- 31:35on n'est pas que là pour faire de la performance on est là aussi pour être des êtres sociaux,
- 31:43des êtres humains on est là pour partager pour vivre des émotions parfois j'entends certains entrepreneurs certains qui sont extrêmement médiatisés,
- 31:52qui sous-entendent je suis en désaccord moi,
- 31:55mais qui sous-entendent qu'en fait il faut bouffer la vie qui...
- 31:58Il ne faut pas penser aux autres,
- 32:00penser à soi,
- 32:04privilégier l'avenir.
- 32:05C'est une manière de penser que je respecte,
- 32:07mais je ne la partage pas.
- 32:09Je pense que vivre,
- 32:10ce n'est pas nécessairement vouloir être plus performant et penser qu'à soi,
- 32:13c'est aussi pouvoir penser aux autres,
- 32:17à ce qu'on va laisser et à sa famille.
- 32:21Je ne sais pas ce que tu en penses,
- 32:24toi.
- 32:27Je suis assez d'accord avec toi,
- 32:29merci de me poser la question.
- 32:30Je suis assez d'accord avec toi,
- 32:32même si,
- 32:33tu vois,
- 32:33moi pendant très très très longtemps,
- 32:35je ne pensais ni aux autres ni à moi.
- 32:39Je pensais juste à l'objectif,
- 32:42à la performance,
- 32:44au fait d'avancer.
- 32:46Et j'avais pendant très longtemps tout mis de côté,
- 32:48c'est-à-dire le bien-être,
- 32:50le sommeil,
- 32:50le sport,
- 32:51la nourriture,
- 32:51tout ce que tu veux.
- 32:53Parce que le seul objectif,
- 32:54c'était de pouvoir avancer,
- 32:55continuer à avancer.
- 32:56C'était,
- 32:58selon moi,
- 32:58le prix à payer parce que je n'aurais pas pu avoir l'accélération et les résultats qu'on a aujourd'hui sans ce sacrifice.
- 33:04Je le vois vraiment comme un sacrifice.
- 33:05Par contre,
- 33:05à long terme,
- 33:06ce n'est pas possible.
- 33:07Donc,
- 33:08il y a des phases dans la vie où tu vas accepter de dealer avec ça,
- 33:11selon moi,
- 33:12si vraiment tu en as l'envie et tu te dis que tu fais un sprint.
- 33:15Mais tu dois avoir conscience que c'est un marathon,
- 33:17la vie,
- 33:18et que,
- 33:19comme dans tout marathon ou comme dans toute discipline sportive et l'entrepreneuriat,
- 33:23pour moi,
- 33:24c'est...
- 33:25beaucoup de liens avec le sport de haut niveau et si tu veux aller gagner une médaille d'or aux Jeux Olympiques,
- 33:30tu sais que tu vas avoir
- 33:3310 mois dans ton année ou plusieurs années d'entraînement,
- 33:37des phases de repos dans ton entraînement,
- 33:39mais par contre lorsque tu seras sur le terrain et que tu dois performer,
- 33:42tu es prêt à tout pour y arriver et tu te donnes les moyens et tu te dépenses.
- 33:46Donc c'est un peu la vision que j'en ai aujourd'hui et effectivement,
- 33:50dans ces phases de repos,
- 33:53il y a
- 33:54le fait de laisser de la place pour soi et de la place pour ceux qui comptent et j'ai dû apprendre à accepter que le repos fait partie de la performance par exemple dans mon cas spécifique et force est de constater qu'effectivement ça te permet d'être beaucoup plus présent
- 34:10d'être beaucoup plus pertinent performant et proactif et surtout moins moins comment dirais-je
- 34:23à la merci de certaines humeurs ou de certains éléments.
- 34:27Donc,
- 34:28je te rejoins globalement,
- 34:30tout en mettant une nuance au fait qu'il y a parfois des phases,
- 34:33mais par contre,
- 34:34il faut que ces phases,
- 34:35on les aborde en conscience et en sachant que ça ne va pas forcément durer.
- 34:39Moi,
- 34:39ce qui me semble super important,
- 34:41si je peux parler de mon expérience personnelle,
- 34:42c'est surtout le réseau et les connaissances.
- 34:44C'est-à-dire que puisqu'on parle d'entrepreneuriat,
- 34:47moi,
- 34:47je peux raconter en quelques mots comment s'est créé l'Institut Irles.
- 34:50Au départ,
- 34:51j'étais un simple étudiant en psychologie,
- 34:53mais je n'avais pas des notes exceptionnelles.
- 34:55de loin,
- 34:56j'avais des performances tout à fait moyennes à l'université à Bordeaux.
- 35:00Et en fait,
- 35:01j'étais un étudiant lambda et j'ai eu la chance de rencontrer un jour un maître de stage lorsque j'étais en maîtrise,
- 35:08à l'époque ça s'appelait encore la maîtrise,
- 35:10avec qui ça a matché à fond.
- 35:11C'est-à-dire que j'ai eu un super rapport avec lui,
- 35:12un super contact.
- 35:13C'est quelqu'un qui m'a fait découvrir ce qu'était le métier psychologue.
- 35:16Ce n'est pas du tout l'université qui m'a fait découvrir ce métier.
- 35:19Lui,
- 35:19il pensait à l'époque...
- 35:20au début des années 2000 que la neuropsychologie,
- 35:23c'était quelque chose qui allait sûrement décoller,
- 35:24alors qu'à l'époque,
- 35:25on était très psychanalyse,
- 35:27encore.
- 35:27Moi,
- 35:28la psychanalyse,
- 35:28ce n'était pas quelque chose qui m'intéressait particulièrement.
- 35:30Et voilà,
- 35:31ça a matché,
- 35:31il m'a fait découvrir le truc et je l'ai perdu de vue par la suite.
- 35:35J'ai eu mon diplôme,
- 35:36j'ai essayé de trouver du boulot,
- 35:37mais j'ai envoyé
- 35:39150 CV un peu partout en France.
- 35:41À l'époque,
- 35:42la neuropsychologie,
- 35:43c'était très difficile de travailler,
- 35:45il fallait carburer,
- 35:46du moins,
- 35:46il fallait envoyer des CV et faire des entretiens.
- 35:48J'ai eu très peu d'entretiens.
- 35:50Et donc,
- 35:51comme j'étais à l'époque au RSA et qu'il fallait aussi que je mange,
- 35:54j'ai fait des petits boulots alors que j'avais quand même un master 2.
- 35:57Il fallait que je mange et donc j'ai fait des petits boulots.
- 35:59Et en fait,
- 36:00ce maître de stage que j'avais totalement perdu de vue m'a recontacté des années après le stage,
- 36:04quelques années après le stage,
- 36:06pour me proposer en fait un projet.
- 36:08Donc lui,
- 36:08en fait,
- 36:08il avait arrêté la psychologie,
- 36:09il avait fermé son cabinet de psychologue.
- 36:11Il m'avait proposé de monter un truc ensemble qui,
- 36:16à l'époque,
- 36:17s'appelait l'Institut Régional de lutte contre l'échec scolaire.
- 36:20qui fait plus court,
- 36:20ça fait donc EARLESS,
- 36:21et ce gars-là,
- 36:22c'était Pascal Barbecan.
- 36:23Et Pascal Barbecan,
- 36:24c'était donc mon maître de stage,
- 36:26c'est le cofondateur de l'institut EARLESS.
- 36:28On est parti de rien,
- 36:29au début,
- 36:29quand on a eu cette idée.
- 36:31On a essayé de se dire,
- 36:32qu'est-ce qu'on pourrait proposer de différent par rapport à ce qui se fait déjà ?
- 36:36Et on voyait que dans le monde de la psychologie et du bilan d'évaluation à visée cognitive,
- 36:42ce qui posait surtout problème,
- 36:43c'était les délais.
- 36:44C'est-à-dire que les parents,
- 36:45quand ils se posaient des questions sur la difficulté de leur enfant,
- 36:47par exemple,
- 36:48Ils mettaient des mois avant d'avoir des rendez-vous.
- 36:50Donc on a voulu essayer de jouer sur un délai qui était court et sur un tarif qui était bas.
- 36:54Donc je me rappelle encore,
- 36:56on essayait de contacter toutes les mairies aux alentours de Bordeaux pour négocier avec elles des locaux gratuits pour pouvoir faire baisser le plus possible le prix des consultations.
- 37:03On a réussi finalement à avoir grâce notamment à une orthophoniste que je remercie encore,
- 37:10elle me prêtait son bureau les mercredis pour que je fasse mes consultations,
- 37:13pour baisser le prix des consultations.
- 37:14Et puis voilà,
- 37:14moi je me rappelle,
- 37:15le premier mois j'ai fait trois consultations,
- 37:16le deuxième mois neuf consultations.
- 37:18Et on est parti comme ça,
- 37:19et aujourd'hui,
- 37:19l'Institut Irles,
- 37:20justement,
- 37:21on est à plus de 5000 patients rencontrés,
- 37:24et plusieurs collaborateurs aussi au sein de l'Irles.
- 37:27Donc moi,
- 37:27si vraiment j'avais quelque chose à retenir de mon parcours entrepreneurial,
- 37:31même si c'est quand même un grand mot,
- 37:33même si je dirige l'Irles aujourd'hui,
- 37:35c'est avant tout les rencontres.
- 37:37C'est surtout ça,
- 37:39c'est le fait d'avoir rencontré des gens,
- 37:41et moi c'est les gens que je rencontre qui me font grandir.
- 37:45Parfois il y a des personnalités qui marquent.
- 37:47Pascal Barbeucane reste une personnalité absolument marquante de ma vie,
- 37:51mais il y a d'autres personnalités qui marquent et parfois je suis même étonné de moi les marquer alors que je n'ai pas le sentiment j'ai malgré tout un certain syndrome de l'imposteur donc j'ai encore un peu de mal à comprendre un petit peu ce qui m'arrive mais je le vis parce que ça s'arrêtera un jour et
- 38:08voilà et encore aujourd'hui j'ai la chance de rencontrer plein de gens qui me font avancer qui me font réfléchir et qui me font essayer d'être c'est
- 38:16d'être meilleur.
- 38:17Didier Meyrand,
- 38:17par exemple,
- 38:18le président du Psychodon,
- 38:19avec qui j'ai eu un super échange,
- 38:21qui est quelqu'un qui se bat pour faire reconnaître la santé mentale comme grande cause nationale.
- 38:26Pierre Oswald aussi,
- 38:26qui est un psychiatre que j'apprécie particulièrement,
- 38:29qui est pour moi un des plus grands psychiatres belges.
- 38:32Voilà,
- 38:32donc il y a plein de personnes comme ça qui nous font avancer.
- 38:34Donc moi,
- 38:35c'est vraiment le réseau,
- 38:36je crois.
- 38:36C'est les rencontres qui m'ont fait vraiment avancer.
- 38:39Oui,
- 38:39le réseau,
- 38:40c'est vraiment extrêmement important.
- 38:42Je ne fais que de le dire et c'est un de nos chevals de bataille avec entrepreneurs.com.
- 38:46Je rebondis sur un sujet parce qu'un des autres sujets qu'on voit souvent chez ceux qu'on rencontre,
- 38:53chez ceux qu'on accompagne,
- 38:55mais même chez ceux qui nous écoutent,
- 38:57c'est le syndrome de l'imposteur.
- 38:59Tu évoques le fait que toi,
- 39:00tu as encore ce syndrome de l'imposteur,
- 39:02en tout cas parfois.
- 39:03Pour autant,
- 39:04tu es un expert reconnu dans ton domaine,
- 39:07tu es très visible,
- 39:08tu es très présent.
- 39:09tu parlais là ici de ton parcours
- 39:11on ne peut que féliciter ce parcours,
- 39:13même si tu dis que c'est grâce à des rencontres.
- 39:16Finalement,
- 39:16oui,
- 39:16on rencontre tous des gens,
- 39:17mais on peut créer des opportunités,
- 39:20on peut en tirer profit et le plein potentiel.
- 39:25Et ça,
- 39:25ça nécessite quand même des compétences assez particulières et spécifiques.
- 39:29Qu'est-ce qui fait,
- 39:29selon toi,
- 39:30que beaucoup de gens sont souvent sujets au syndrome de l'imposteur ?
- 39:35Et puis,
- 39:35c'est drôle parce que ça fait un petit peu écho à ce que tu évoquais tout à l'heure.
- 39:39Au plus,
- 39:40finalement,
- 39:40on est expert,
- 39:41au plus,
- 39:42potentiellement,
- 39:43on ne se considère pas réellement comme l'étant,
- 39:46ou tout du moins à équivalence de la perception que pourraient avoir d'autres sur soi.
- 39:53Comment on y fait face ?
- 39:54Comment on deal au quotidien avec ça ?
- 39:56Et comment on fait pour que ça ne vienne surtout pas,
- 39:58on va dire,
- 39:59nous trahir ou nous empêcher d'atteindre nos objectifs ?
- 40:03en d'autres termes,
- 40:04que le syndrome de l'imposteur ne nous paralyse pas ?
- 40:07C'est difficile,
- 40:08je ne pourrais parler que de mon expérience personnelle.
- 40:10Moi,
- 40:10j'ai écrit un bouquin qui vient de paraître sur les troubles du neurodéveloppement.
- 40:16C'était une proposition qui m'a été faite par l'éditeur il y a maintenant presque deux ans.
- 40:21Écrire un livre,
- 40:21moi jamais j'aurais imaginé.
- 40:22Il faut vraiment comprendre que moi,
- 40:23je me considère comme un neuropsychologue de Bordeaux.
- 40:26Je suis un simple neuropsychologue de Bordeaux.
- 40:29Tout ce qui m'arrive,
- 40:30je le vis et je suis encore très étonné de ce qui m'arrive.
- 40:33Mais j'ai un jour un éditeur qui me demande d'écrire un bouquin sur les trucs du neurodéveloppement.
- 40:38Mais jamais j'aurais imaginé,
- 40:40entre guillemets,
- 40:40dans mon plan de carrière,
- 40:42j'aurais jamais imaginé un jour que j'ai un éditeur qui me demande d'écrire un livre.
- 40:46Pour moi,
- 40:46écrire un livre,
- 40:47c'est des experts reconnus,
- 40:49des professeurs d'université,
- 40:50c'est des gens qui font le tour du monde qui écrivent des livres.
- 40:52Ce n'est pas un neuropsychologue de Bordeaux.
- 40:53Moi déjà,
- 40:54il a fallu vraiment que j'accuse le coup.
- 40:55et je me dis mais pourquoi moi quoi
- 40:59Le livre est paru il y a un mois et j'ai encore du mal à me dire,
- 41:04j'ai l'impression d'avoir fait un livre.
- 41:09Je l'ai rendu presque un an plus tard le livre parce que je me suis documenté,
- 41:14j'ai essayé d'acquérir le plus possible de savoir.
- 41:16parce que pour comprendre qu'écrire un bouquin sur...
- 41:18Moi,
- 41:19je suis neuropsychologue,
- 41:20donc mon travail,
- 41:20ça consiste à traiter certains TND dans certains domaines,
- 41:23mais pour certains autres troubles du neurodéveloppement,
- 41:26comme par exemple les troubles de la communication...
- 41:28Les dysphasies,
- 41:29les dyslexies,
- 41:30par exemple,
- 41:31c'est un orthophoniste qui est spécialisé dans ce domaine.
- 41:34Ce n'est pas un neuropsychologue.
- 41:35Donc,
- 41:35il a fallu que je lise plein d'infants en orthophonie,
- 41:37que je m'entoure de personnes expertes en orthophonie pour pouvoir relire,
- 41:41etc.
- 41:42Et j'ai mis plus de temps à moi me documenter.
- 41:45Donc,
- 41:45ça,
- 41:45c'est le syndrome de l'imposteur imposé,
- 41:49plutôt que d'écrire le bouquin.
- 41:50Donc,
- 41:50je l'ai rendu un an plus tard,
- 41:51presque,
- 41:51ce livre.
- 41:52Donc,
- 41:52comment lutter contre le syndrome de l'imposteur ?
- 41:56Je lutte encore.
- 42:01Je lutte encore.
- 42:03Je pense que quand ça devient hyper envahissant,
- 42:05il faut tenter la psychothérapie.
- 42:07Parce que c'est peut-être un tiers qui peut nous permettre de prendre du recul sur ça.
- 42:12Moi,
- 42:12c'est mon entourage,
- 42:13c'est ma famille qui me permet de me prendre conscience aussi de tout ce qui se passe.
- 42:18Parce que je suis sollicité de partout et je n'imaginais pas,
- 42:21il y a dix ans,
- 42:22être sollicité comme ça.
- 42:23partout,
- 42:24je peux faire des interventions partout en Europe et même au-delà,
- 42:27écrire des bouquins,
- 42:29participer à des livres blancs à apporter au Sénat sur la santé mentale.
- 42:34Jamais j'aurais imaginé un jour qu'on me propose ce genre de choses.
- 42:37Donc,
- 42:37je n'ai malheureusement pas de recettes.
- 42:42Il y a ça.
- 42:43Et puis,
- 42:44après,
- 42:44on a le contraire.
- 42:45On a ceux qui ont le melon.
- 42:47Ceux qui prennent un peu le melon en disant « Ouais,
- 42:49moi,
- 42:49je... »
- 42:50pas du tout le sentiment d'avoir le melon parce que je suis encore très très étonné de ce qui se passe quoi
- 42:59Merci Fabrice pour tout ce que tu as pu nous partager aujourd'hui j'aurais encore plein plein plein de questions à te poser on pourrait passer des heures si vous avez eu autant de plaisir à nous écouter que je n'en ai eu à animer cet épisode et bien faites le nous savoir comme à chaque fois de façon à mettre 5 étoiles sur le plateforme de streaming préféré et puis à partager cet épisode on mettra
- 43:19tes liens directement Fabrice en description et puis je vous invite aussi à interagir sur le post LinkedIn la page le déclic qu'on fera spécifiquement pour cet épisode comme à chaque fois j'ai une toute dernière question à te poser est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie ou dans ton business,
- 43:37dans ta carrière que tu n'as pas partagé dans cet échange que tu n'as peut-être partagé nulle part,
- 43:42ça peut être une anecdote ça peut être une simple phrase,
- 43:44ça peut être une situation une frustration,
- 43:45quelque chose de positif,
- 43:46moins positif peu importe
- 43:48Tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 43:50Ah,
- 43:51super,
- 43:51je ne m'y attendais pas du tout en plus.
- 43:54C'est les phrases,
- 43:55quelques phrases que m'a dit mon mentor,
- 43:57donc Pascal Barbacane.
- 43:58C'est essayer de toujours avoir un déclic d'avance.
- 44:01Du déclic.
- 44:02Et c'est marrant parce que tu me poses cette question,
- 44:04le lien est venu tout de suite,
- 44:05je n'y avais pas du tout pensé avant.
- 44:06Mais c'est essayer d'avoir toujours un déclic d'avance,
- 44:10essayer d'anticiper les choses.
- 44:13Et je pense que c'est ce que nous,
- 44:14on a réussi à faire avec l'Institut Irles.
- 44:16C'est qu'est-ce qu'on pouvait faire,
- 44:17nous,
- 44:17que les autres ne faisaient pas.
- 44:18avoir ce déclic d'avance.
- 44:20Merci Fabrice.
- 44:21Merci à toi.