Latest / Vies et Voix | Les Interviews de Lila / Pamela : d'une approche numérique personnelle à une démarche reconnue !
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- Pamela : d'une approche numérique personnelle à une démarche reconnue ! Introduction sur fond musical : Lila : Se plaire dans son activité professionnelle, à la fois y trouver du plaisir et aussi se sentir valorisé par ce que l'on fait ! Une quête pour la plupart d’entre nous qui occasionne bien souvent des changements. Bienvenue dans ce podcast « Vies et Voix, les interviews de Lila » pour parler de ses choix pros. Je suis Lila. Pour chaque épisode, j’invite un témoin proche de vous, de moi pour nous raconter son parcours. Nos témoins ont un point commun. Ils se sont fait confiance pour se donner des chances. Ils ont choisi de penser que rien n’était joué ! Pour cet épisode, notre invitée Pamela Fontaine nous explique qu’elle ne rentre pas dans les cases. Suite à 3 ans en licence Langues Etrangères Appliquées, elle découvre grâce à l’intérim la logistique au sein d’une entreprise. Forte d’une compétence en gestion de stocks, elle rejoint une autre entreprise où elle participe, en parallèle de son activité, à l’animation et aux spectacles. Elle pousse plus loin son plaisir de danser et devient auto-entrepreneur, instructeur de zumba pendant 5 ans. Puis, suite à des problèmes physiques, elle retrouve un poste de chargée d'affaires dans le recyclage automobile. Aujourd’hui après un MBA Marketing Digital Communication Innovation, elle devient Cheffe de projet digital et innovation. Comment Pamela a-t-elle procédé ? Comment a-t-elle fait ses choix ? Sur qui, sur quoi s’est-elle appuyée ? Pour nous rencontrer, nous profitons de la cérémonie des Trophées de la Reconversion 2026 organisée par Transitions Pro Normandie, dans laquelle Pamela reçoit le trophée métier. [musique] Lila : Bonjour Pamela. Pamela : Bonjour. Lila : Merci de partager votre témoignage. Je vous propose de commencer par nous dire qui vous êtes enfant et ce qui vous intéresse. Pamela : Alors, enfant, je suis hyperactive déjà. Je fais beaucoup de sport. J'habite près de la mer donc c'est plus facile et je m'intéresse à tout. Après on déménage et j'arrive en Île-de-France. Au collège, j'avais voulu faire un BEP, je n'ai pas pu parce que j'avais de trop bonnes notes. Puis au lycée, je suis en seconde et je veux faire STT et puis j'ai encore de trop bonnes notes et j'arrête d'avoir des bonnes notes et puis j'arrive à faire STT. Et puis je veux aller à la fac. Puis je ne peux pas aller à la fac parce qu’après STT, on ne va pas à la fac. Donc je vais en BTS commerce international. L'ambiance d'être en salle de classe comme si j'étais au lycée, ça ne me plaît pas. Donc je démissionne du BTS et je monte un dossier pour pouvoir intégrer la fac pour rentrer en licence Langues Etrangères Appliquées anglais espagnol option commerce international. Entre ma 2ème et 3ème année, je vais tout l'été dans une université aux États-Unis dans l'Arkansas. Et là c'est génial parce que j'apprends vraiment à parler anglais. Aux États-Unis là-bas, ils étaient hyper bienveillants et du coup ça s'est super bien passé. Et puis, je repars après pour un semestre d'études en Angleterre à côté de Newcastle. Et là j'ai moins aimé parce qu'il y avait trop de Français. Donc, je ne parlais pratiquement jamais anglais à part en cours. Et puis en rentrant en France après mon semestre, l'école ne me plaît pas par rapport à surtout ce qu'on fait aux États-Unis. Aux États-Unis, on réfléchit beaucoup par nous-mêmes. En France, on fait beaucoup de par cœur à l'école. Et du coup je décide d'arrêter l'école et de continuer mon boulot étudiant que j'avais à ce moment-là. Je travaillais dans un cinéma. J'étais agent polyvalent. J'ai fait ça pendant un an et demi. [musique] Lila : Et ensuite Pamela, quel est votre parcours ? Pamela : J'ai encore voulu évoluer. Je suis partie au cinéma Belle Épine dans le 94 mais là c'était un peu trop long avec la route. Je ne suis pas restée très, très longtemps. Du coup, j'ai fait 6 mois dans la grande distribution et après la grande distribution je me suis inscrite dans des agences d'intérim. Alors, moi j'adore l'intérim parce que on peut acquérir plein d'expériences professionnelles dans plein de domaines différents. Et je me suis retrouvée à travailler chez Carglass comme agent administratif et après j'ai eu la chance de remplacer une chef de projet qui partait en congé maternité et ensuite quand elle est revenue, je suis devenue assistante logistique et je gérais un projet qui était de réorganiser le stock dans tous les centres de France. Et donc là, j'ai commencé à me déplacer aussi et ça je suis vraiment fan des déplacements, j'adore aller voir les gens. Je me suis rendu compte qu'il y a des choses que je faisais tout le temps sur Excel et donc là j'ai commencé à optimiser un peu mon temps en automatisant certaines choses. Ensuite je suis partie de chez Carglass et je suis restée dans la gestion de stock mais au Club Med. Quand on est Géo, il faut faire des spectacles le soir. Normalement je devais faire que deux spectacles et moi j'en faisais quatre [rires] et donc j'ai été reçue après par le RH qui m'a proposé de changer complètement d'orientation et de devenir régisseur pour le Club Med. donc chorégraphe. Je suis partie en formation et puis je suis devenue chorégraphe. Après on m'a proposé un autre poste que j'ai refusé et là je me suis lancée toujours dans la danse et je suis devenue instructeur de Zumba pendant 5 ans. Malheureusement je me suis blessée et donc je suis repartie dans les agences d'intérim pour pouvoir retrouver un travail derrière un bureau. J'ai été travailler dans l'administration des ventes pendant quelques temps et ensuite Renault, pendant 6 mois, j'ai travaillé à leur faire des tableaux de bord. Et puis ça s'est très bien passé donc j'ai intégré le service de la formation. Je faisais des formations sécurité et en fait, je les ai déjà aidés à digitaliser un peu leur process juste avec des formules à ce moment-là. Mon contrat allait se terminer, j'étais en déplacement à Marseille et j'ai rencontré complètement comme hasard celui qui allait devenir encore mon futur responsable dans le recyclage automobile. J'ai été intégrée du coup, dans l'entreprise comme acheteuse de véhicules au début. Et en fait, ce qui a été génial dans ce travail, c'est que j'avais carte blanche pour tout faire. Donc il fallait refaire tous les process. J'ai été voir les gens, je me déplaçais beaucoup. Puis j'avais un périmètre incroyable qui était l'Europe. À un moment, j'avais besoin d'outils. J'avais voulu aller chercher de moi-même comment faire une application et j'ai gagné un temps incroyable avec mon application et les gens étaient hyper intéressés et curieux. Et j'ai pu faire d'autres applications pour d'autres personnes dans mon entreprise et ça les a aidés à gagner du temps. Et c'est ça aussi qui m'a donné envie de continuer là-dedans, dans la digitalisation, c'est que vous n'avez pas besoin de perdre du temps pour faire des choses qui n'avaient pas de valeur ajoutée. [musique] Lila Qu'est-ce qui vous amène à changer d’activité? Pamela : Au bout de 5 ans, j'ai envie d'évoluer et on me dit que ce n'est pas possible parce que je n'ai que, entre guillemets, un bac + 3. Et pour évoluer dans une entreprise française, il faut un bac + 5. Donc à ce moment-là, j'étais chargée d'affaires recyclage véhicule. Et donc je leur propose un MBA pour être ingénieur d'affaires. Ils refusent de financer cette formation. Et donc j'en parle au directeur de cette formation que j'avais eu au téléphone plusieurs fois. Du coup, il me parle de Transitions pro. Je me renseigne et je me dis que quitte à faire une formation, autant faire une formation dans un domaine que je vais aimer. Je cherche une formation dans la digitalisation et puis je tombe sur un MBA qui s'appelait à l'époque MBA marketing digital, communication et innovation. Quand je passe devant le jury d'entretien, le futur directeur pédagogique du MBA me dit "OK Pamela, tu es prise, mais par contre, il faudrait que tu fasses une petite formation de 40 heures sur Google en marketing parce que je n'avais vraiment pas de base." Après les vacances, en septembre, j'envoie un mail à mon responsable et au directeur de mon entreprise pour leur dire que j'avais été prise dans cette formation. Ils sont OK pour que je sois absente une semaine par mois. Donc j'ai été voir un CEP, donc un conseiller en en évolution professionnelle et donc je monte un projet de transition professionnelle avec Transitions pro. Et donc j'avais le choix de prendre Transitions pro soit Île-de-France parce que mon entreprise était en Île-de-France, soit Normandie parce que j'habite en Normandie. Et donc j'ai choisi la Normandie. Et donc je commence ma formation. Donc je passe une année jusqu'au mois de janvier. Je suis une semaine en formation où je suis hyper heureuse, c'est trop bien, les gens sont hyper sympas. Puis le lundi, je retournais au travail. Je n'avais pas été remplacée et du coup j'avais tout mon travail à reprendre plus tous les problèmes à gérer. Mais, en fait, cette partie-là, ça a été hyper compliqué parce que je n'ai pas lâché mon travail, mais j'avais ma formation et puis j'avais une thèse à écrire. Dans mon entreprise, je n'ai pas pu appliquer ce que j'apprenais en formation puisque c'était pas du tout dans ma fiche de poste. Donc j'ai tout fait pour pouvoir le faire à côté. En fait, j'ai construit un site internet pour soutenir ma thèse sur la digitalisation des entreprises. Le 16 janvier, j'ai eu l'attestation qui disait que j'étais diplômée, donc avec mention très bien. J'étais super fière de moi. Lila : Super Pamela : Merci. Sauf que je n'allais rien pouvoir en faire dans mon entreprise. J'ai fait une demande de rupture conventionnelle qui n'a pas été acceptée. Grâce au réseau, on m'a proposé un poste chef de projet digital et innovation. On m'a juste dit que ce serait un CDD, c'est ce pourquoi j'avais fait la formation. Donc je n'ai pas hésité une seule seconde. Dès que j'ai eu ma promesse d'embauche, j'ai démissionné. Même s'il fallait perdre la sécurité du CDI pour passer en CDD, changer d'entreprise et tout ça, ce n'était pas grave. Moi, je voulais vraiment profiter de mon diplôme puisque je ne l'ai pas passé pour rien. [musique] Lila : Et quelle est votre activité aujourd’hui ? Pamela : Alors depuis le 1er juin, j'ai un CDD, je suis chef de projet digital et innovation dans une entreprise qui fait de la logistique internationale. J'essaie d'aider un maximum de personnes dans l'entreprise à se digitaliser ou alors à avoir des outils qui leur permettent de faire des tâches plus facilement. On a monté un club aussi, un club de l'IA où du coup je leur donne des tips d'IA et bureautiques parce que tout le monde a besoin de tips pour leur donner des idées de comment est-ce qu'on peut utiliser l'IA aussi, toujours professionnellement, dans tout un tas de situations différentes. Lila : Un tips c'est quoi, c’est ? Pamela : Un conseil ! Lila : Et donc dans le cadre de cet emploi, vous parliez aussi d'un mini ERP que vous aviez créé. Pamela : Cet été, il y a une nouvelle imprimante qui est arrivée. J'ai tout fait dans ce petit ERP ou logiciel, de la gestion de la bobine jusqu'au lancement de la commande à la maintenance de l'imprimante pour pouvoir faire de la gestion d'impression de A à Z. Lila : Vous terminez ce CDD en décembre, qu'est-ce que vous allez faire après ? Pamela : Je suis bénévole dans un média collaboratif qui s'appelle In Data Veritas depuis, je vais dire, un an. Et donc j'ai écrit des articles pour ce média collaboratif et depuis le mois de mars j'anime des émissions qui s'appellent IA Débat donc IA comme intelligence artificielle et débat et IA plus qu'à. Les émissions c'est le vendredi matin donc une fois par semaine. Donc je le fais en collaboration avec mon ancien directeur pédagogique du MBA. [rires] Et je suis aussi dans l'association Alumni MBA. Et je suis dans l'association depuis pas très longtemps aussi de Normandie AI donc c'est une association en Normandie pour l'intelligence artificielle. Et donc ce que j'aimerais faire après c'est continuer déjà ces deux activités là, plus monter mon entreprise pour aider les petites entreprises à essayer de se digitaliser un maximum, soit automatiser certaines choses, ou soit en leur créant des petits outils pour les aider à aller plus vite dans leur travail administratif. Je vais essayer de les persuader que en fait, je vais leur faire gagner du temps après, en regardant comment ils travaillent pour pouvoir leur trouver des solutions. Et moi, je veux m'adapter aux gens, je ne veux pas que ce soit dur pour eux de se digitaliser ou de gagner du temps. Je veux que ce soit naturel. Lila : On voit que le numérique a jalonné votre vie professionnelle sur des missions où ça ne vous était pas d'ailleurs forcément demandé. Aujourd'hui, donc vous le valorisez avec une nouvelle orientation. Est-ce que ça a été reconnu par vos employeurs ? Par exemple, le CDD actuel, est-ce qu'il est valorisé au niveau financier mieux que le salaire que vous perceviez avant ? Pamela : Ah, il n’y a pas photo. Déjà, quand j'ai changé d'entreprise, j'ai changé de statut, je suis passée cadre. Juste parce que j'ai eu un bac plus 5, je suis devenue légitime dans mon travail et là je suis cadre et du coup je peux aspirer à des salaires qui sont beaucoup plus avantageux. Lila : Plutôt que de rechercher des postes salariés, pourquoi cette orientation vers la création d’entreprise ? Pamela : Je ne veux pas me cantonner à une entreprise et moi, j'aime bien aider les petites entreprises et je n'ai pas besoin d'être salariée pendant 35 heures, pendant 3 mois pour aider une entreprise. Je trouve que c'est dommage d'être dans une seule entreprise. [rire] Et puis si ça ne marche pas, je re postulerai dans un emploi salarié, mais j'espère que ça va marcher. Lila : Vous vous êtes déjà mise en ordre de marche pour créer l'entreprise à partir de 2027 ou pas encore ? Pamela : Mais oui, je pense que je vais le faire. Alors, bizarrement, tout le monde me dit "Vas-y, crée ton entreprise parce que ça va être trop bien et tout." Mais je ne pense pas qu'ils se rendent compte le boulot que c'est derrière et puis, faut quand même trouver les clients, mais après un CDD, je vais avoir mon chômage, donc j'ai une petite marge de sécurité, mais ça fait peur de créer son entreprise. Après, moi je demande à plein de gens qui ont créé leur entreprise, ils font ce qu'ils veulent quand ils veulent, c'est trop bien. Surtout pour la liberté. Lila : À un moment donné, vous aviez fait de la zumba en tant qu'auto-entrepreneur. Qu'est-ce qui vous fait hésiter aujourd'hui dans le fait de créer votre entreprise demain ? Pamela : Je n'ai pas le même âge, je n'ai pas la même expérience et ce n'est pas le même monde. Je trouve que c'est compliqué aujourd'hui le monde dans sa globalité, tout coûte plus cher et peut-être qu’avant j'étais peut-être un peu plus insouciante. Je ne sais pas, peut-être que maintenant je me rends compte que j'ai besoin d'argent et d'une stabilité financière peut-être. [musique] Lila : Que retenez-vous de votre parcours, Pamela ? Pamela : Mais ouais, j'ose. On me propose de faire quelque chose, j'y vais. Je ne me pose pas trop de questions, je me dis que la vie elle est remplie d'opportunités et si je peux assister à plein de salons, à rencontrer plein de gens, il faut y aller parce qu'on ne sait jamais ce qui peut se passer derrière. Je ne suis pas quelqu'un qui rentre dans les cases. J'ai un parcours vraiment atypique. Je n'ai aucun problème à changer de travail, à changer de domaine et en plus j'aime bien ça parce que ça me fait découvrir encore plus de choses parce que je suis très curieuse et j'aime bien savoir comment ça marche. Pour un travail comme le mien, je pense qu'il faut avoir cette curiosité et l'envie d'apprendre toujours. Lila : On voit que vous passez d'un poste à un autre, alors que les postes entre eux n'ont pas forcément quelque chose à voir. Comment vous faites ? Quelles sont vos clés ? Pamela : C'est ceux qui sont opérationnels, ceux qui sont sur le terrain ou ceux qui ont vraiment besoin de mes compétences qui vont venir me chercher. C'est sûr que pour un responsable RH, je ne suis pas très bankable, je bouge, j'adore bouger partout. Mais je pense que ça me sert beaucoup plus que ça me dessert. Toutes les expériences que j'ai acquises depuis le début et le fait d'avoir plein de points de vue différents, ça m'aide dans mon travail parce que j'arrive à me mettre à la place des gens. Lila : Qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne ? Pamela : Que changer de parcours, ça a l'air sympa [rires] mais ce n'est pas facile. Il faut vraiment avoir les reins solides, c'est bien quand il y a des personnes qui sont là pour nous appuyer et dans ce qu'on veut faire. Pour ma part, ça a été compliqué de pas avoir de stage qui m'aidait dans le MBA que j'ai voulu faire. Il a fallu que je m'accroche pour être quand même au niveau. Et c'est pour ça que je me suis mis la pression pour ma soutenance où j'ai vraiment créé tout un tas de choses pour leur faire voir que je savais faire et du coup j'ai eu la reconnaissance et là on m'a dit que j'avais fait un gros travail et la reconnaissance aussi des gens du métier parce que je travaille aujourd'hui avec mon directeur pédagogique, ce n'est pas pour rien. Moi, je fais tout pour y arriver et c'est vrai que quand je fais quelque chose, je le fais à fond ou je ne le fais pas. Lila : Si vous aviez à refaire quelque chose, est-ce que vous referiez de façon identique ou différente ? Pamela : Je ferais exactement la même chose et je ne changerais absolument rien parce que si je suis là aujourd'hui, c'est parce que j'ai fait tout ça. Lila : Vous ne seriez pas allée directement vers le numérique ? Pamela : Pas du tout. Je ne l'aurais pas fait parce que c'est parce que j'ai fait ce parcours-là que j'ai l'expérience différente et que j'ai tous les points de vue. Être assistante administrative ou être assistante logistique quand moi je l'ai été, en fait ça m'a appris beaucoup de choses. Si j'avais été dans le numérique, je n'aurais jamais travaillé au Club Med et le Club Med ça m'a apporté beaucoup de choses. Après j'ai été dans la Zumba, j'ai monté mon auto-entreprise dans la Zumba mais je ne l'aurais jamais fait si j'avais fait ça. Donc non, je ne changerais rien. Lila : Oui, ce qui vous intéresse vraiment c'est l'application du numérique à des métiers différents. Pamela : Oui. Lila : Ce n'est pas le numérique pour le numérique. Pamela : Non, pas du tout. Moi, je veux aller vite mais je veux aller vite bien. Et du coup si j'ai besoin du numérique ou du digital ou de n'importe quel outil pour pouvoir faire ce que je fais plus vite je ne vais pas m'en priver. Donc si après là moi je peux aider les gens à faire pareil ça me va très bien. Je trouve ça dommage d'avoir des personnes qui passent du temps à essayer de faire des choses parce qu'ils ne savent pas parce qu'ils ne sont pas bien formés sur les outils et c'est ça ce que moi j'aimerais faire c'est soit leur apprendre à bien utiliser les outils ou en tout cas les aider à optimiser leur temps ou leur façon de faire pour que justement ils puissent avoir du temps après pour faire vraiment leur travail. Lila : Merci Pamela pour votre confiance. Vous explorez, poussez au bout chacune des compétences de votre palette. Elles paraissent sans rapport apparent. Pourtant vous passez de l'une à l'autre pour celles qui vous tiennent à cœur avec une certitude. Les opportunités existent et vous continuerez de les rencontrer. Ce sont vos clés et elles pourront peut-être ouvrir d'autres chemins, qui sait ! Vous aimez la différence, la vôtre et celle des autres. La découverte, vous l'écoutez pour interroger les routines jusqu'à tirer le fil du sens pour vous aujourd'hui : Automatiser les tâches répétitives et optimiser les fonctionnements, les process mis en place. Bonne continuation à vous. Pamela : Merci beaucoup. [musique] Lila : vous venez d'écouter un nouvel épisode de « Vies et Voix, les Interviews de Lila ». Merci de vos commentaires et de votre soutien. Si vous souhaitez proposer votre témoignage ou un témoignage, retrouvez-moi sur LinkedIn « Vies et voix, les interviews de Lila ». A très bientôt !