Latest / Vies et Voix | Les Interviews de Lila / Tiphanie : se réconcilier avec la formation !
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- Tiphanie : se réconcilier avec la formation ! Introduction sur fond musical : Lila : Se plaire dans son activité professionnelle, à la fois y trouver du plaisir et aussi se sentir valorisé par ce que l'on fait ! Une quête pour la plupart d’entre nous qui occasionne bien souvent des changements. Bienvenue dans ce podcast « Vies et Voix, les interviews de Lila » pour parler de ses choix pros. Je suis Lila. Pour chaque épisode, j’invite un témoin proche de vous, de moi pour nous raconter son parcours. Nos témoins ont un point commun. Ils se sont fait confiance pour se donner des chances. Ils ont choisi de penser que rien n’était joué ! Pour cet épisode, notre invitée Tiphanie de Vaulx nous raconte un parcours scolaire suivi à contre-cœur jusqu’à un diplôme d’ingénieur en agriculture. Puis après 12 ans comme conseillère agricole dans trois structures différentes, elle prend un premier virage avec son conjoint et gère pendant 2 ans un stand d’entraînement fédéral Aujourd’hui après des formations en tapisserie d’ameublement et d’autres en ébénisterie/ restauration de meubles, elle crée son entreprise. Comment Tiphanie a-t-elle procédé ? Comment a-t-elle fait ses choix ? Sur qui, sur quoi s’est-elle appuyée ? Nous sommes dans une période entre formation et installation. Tiphanie a repris une activité alimentaire à mi-temps sans lien avec sa future création pour assurer le quotidien. Aussi, nous mettons en place une interview à distance. Lila : Bonjour Tiphanie, merci de partager votre témoignage. Je vous propose de commencer par nous dire qui vous êtes enfant et ce qui vous intéresse. Tiphanie : Bonjour Lila. Enfant, moi j'aimais être dehors, j'aimais créer de mes mains, j'aimais le sport, je n'étais pas spécialement passionnée par l'école, le système scolaire était relativement abstrait. Le côté statique, sage, concentré était compliqué. Petite, on déménageait souvent du fait de l'activité professionnelle de mon père. Donc, j'étais toujours la nouvelle. Ce n'était pas toujours évident d'arriver dans les nouvelles écoles. Donc, l'intégration n’a jamais été vraiment quelque chose de facile. Pour autant, j'ai passé une scolarité sans redoubler en arrivant jusqu'au bout. Pas spécialement impliquée mais juste ce qu'il fallait pour que ça passe. Et comme ça j'ai réussi à obtenir un bac S. Je m'étais inscrite dans des BTS et on est dans une famille où il fallait faire des études. Donc c'est ma mère qui avait fait une école d'ingénieur en agriculture 30 ans avant moi qui a récupéré un dossier d'inscription dans la même école d'ingénieur qu'elle avait faite auparavant, parce qu’elle connaissait. J'avais quand même une grosse affinité sur la nature, l'extérieur, l'agriculture. Donc j'avais passé un bac S en lycée agricole tout simplement parce qu'il y avait une section équitation. Donc c'était une belle motivation pour me faire finir mon lycée. Sinon après la seconde, je pense que j'aurais arrêté. Donc l'école d'ingénieur en agriculture était assez logique dans ce que j'aimais. 5 années ont été assez longues. Je crois que chaque fin d'année, je disais à ma mère, bon j'arrête, j'en ai marre. Non, pas que ça ne me plaisait pas, mais c'était relativement long. Il n’y avait pas d'équivalence. Donc, je suis allée au bout et j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur en 2009 au bout de 5 ans. Intermède musical Lila : Et après cette formation quel est votre parcours ? Tiphanie : Je trouve mon premier emploi à la chambre d'agriculture de la Haute Vienne en tant que conseillère d'entreprise agricole et c'est le métier que je vais faire pendant 12 ans donc dans des structures différentes donc chambre d'agriculture, Cerfance donc toujours en Haute Vienne et en banque donc au Crédit Mutuel j'ai passé 6 ans au Crédit Mutuel ; 6 ans sur le même portefeuille donc c'est vrai que ça commence à être long. Et mon conjoint a eu une opportunité de prendre la responsabilité du stand de Ball trap de la Fédération française de Ball trap qui est situé dans les Landes et la fédération cherchait un couple pour tenir leur stand fédéral. Donc on a postulé, on a été pris et on est parti 2 ans dans les Landes en tant que responsables du stand. Malheureusement le contexte a fait que ça a été un petit peu compliqué. On a eu des travaux sur le site, donc on était logé en mobil home. On a eu une canicule extrême, les feux de Landiras et de la Teste avec les épaisses fumées et les cendres pendant des semaines entières. Et enfin la tempête Ciaran fin d'année 2023 où les 150 km/h de vent ont ruiné toute la motivation que j'avais pour ce site formidable. Et là, j'ai dit à mon conjoint, on arrête, on trouve autre chose et on s'en va parce que ça devient trop compliqué. Intermède musical Lila : Donc comment se passe votre changement d'activité ? Tiphanie : Mon conjoint a trouvé du travail assez rapidement. Moi, j'en ai profité pour faire un bilan de compétences et essayer de trouver une voie qui me conviendrait davantage. Donc à l'issue de mon bilan de compétences, moi j'avais identifié deux voies. Donc soit l'agriculture, ma voie un petit peu de cœur depuis le départ, soit l'artisanat. J'ai écarté rapidement l'agriculture parce que, malheureusement ou heureusement je suis hyper sensible. Donc un animal qui meurt ou qui est malade, c'est compliqué. Des fleurs qui prennent le gel, ça me dévaste aussi. Donc je me suis dit que je n'allais pas me reconvertir pour souffrir encore davantage. Donc j'ai exclu la partie agricole et je me suis orientée vers l'artisanat. Dans l'artisanat, je cherchais un secteur d'activité avec un investissement financier de départ relativement maîtrisé. Moi, j'ai toujours accompagné des dossiers d'installation pour de l'agriculture qui dépassaient largement les 100 000 €, voire les 500 000 €. Donc je voulais une prise de risque relativement maîtrisée et un apport financier de départ même chose relativement maîtrisé pour pouvoir quasiment tout autofinancer et finalement n’être dépendant de personne sur l'activité par la suite. Ma mère s'était reconvertie à l'âge de 50 ans, elle avait passé un CAP tapissier d'ameublement et s'était installée sur cette activité-là. Ça avait marché pour ma mère. Donc j'avais un exemple concret à proximité où c'était possible. Donc la tapisserie d'ameublement répondait à tous les critères, c'est-à-dire investissement limité, ça permettait de réaliser des choses avec mes mains, de vraiment avoir quelque chose de valorisant parce qu'on a avant, après qui est facile à voir. Ça répondait aussi à ce que je voulais sur le côté créatif, c'est-à-dire sortir un peu des sentiers battus et finalement aujourd'hui on peut faire tout ce qu'on veut. Donc fin d'année 2024, j'ai fait 3 mois de cours juste de pratique en tapisserie d'ameublement. Donc financés par France travail dans le cadre d'une reconversion professionnelle. Je m'étais inscrite au CAP au mois de novembre en tant que candidat libre en me disant au moins ça permettra d'acter et statuer mes compétences. J'ai obtenu mon CAP tapissier d'ameublement en juin 2025. On n'est pas obligé d'avoir de diplômes pour exercer mais pour moi c'était un gage de qualité entre guillemets de dire, j’ai le CAP, j'ai été jugée par des personnes extérieures. Lors de ces cours de tapisserie d'ameublement, j'ai pu identifier que malheureusement à chaque dégarnissage de fauteuil, on avait souvent des surprises au niveau de la carcasse, donc sur la partie bois du fauteuil. Moi, je voulais être assez autonome sur les prises en charge et gérer mes délais. Donc, j'ai voulu me former sur la partie bois pour pouvoir faire les petites réparations que pouvait nécessiter un fauteuil avant le regarnissage. Et je suis partie à Nantes en janvier, février, mars 2025 en restauration et relooking de meubles. Donc, à l'issue de cette formation-là, j'ai obtenu une certification de compétences professionnelles en restauration et relooking de meubles. La partie meuble, j'ai trouvé ça vraiment super sympa. La partie relooking aussi. Lors du jury de fin de formation, j'ai pu rencontrer une personne qui était tapissier d'ameublement et « relookeuse » de meubles entre guillemets qui m'a dit, moi l'activité c'est 50 % de fauteuil, 50 % de meubles et ça permet de boucler une année financièrement plus facilement. Donc à l'issue de cette formation-là, je me suis dit bon si je pouvais aller plus loin, ça serait pas mal parce que 10 semaines c'est quand même relativement court. Donc je suis allée toquer à la porte des Compagnons du Tour de France en disant voilà je n'ai pas les prérequis pour la formation de restaurateur de mobilier d'art mais si c'est possible et s'il y a de la place, j'aimerais bien quand même passer les tests de positionnement. J'ai passé les tests, j'ai été prise à la formation et là, la formation a été financée par la Région Nouvelle Aquitaine. Et, donc j'ai passé 10 mois chez les Compagnons du Tour de France pour préparer un titre pro de restaurateur de mobilier d'art ancien et contemporain que j'ai obtenu au mois de septembre 2026. Lila : Félicitations. Tiphanie : Merci. Intermède musical Lila : Donc nous nous voyons en septembre 2026 et quel est votre projet aujourd'hui ? Tiphanie : Mon projet aujourd'hui, c'est de créer mon entreprise. Donc toujours en gardant les différentes compétences que j'ai acquises, donc tapissier d'ameublement, relooking de meubles et restauration de mobilier. Normalement, une création d'entreprise en début d'année 2027. Voilà, l'objectif c'est de démarrer l'activité, d'avoir un travail alimentaire en parallèle qui me laisse du temps pour mon activité artisanale. Un mi-temps, un 3/4 temps ou un plein temps sera toujours présent pendant l'activité en essayant de le diminuer au fur et à mesure et le plus rapidement possible et surtout pas de charge mentale, pas de travail à la maison. Actuellement, je travaille dans une exploitation agricole et je m'occupe du maraîchage. Lila : Un mi-temps ou autre dans le domaine de l'agriculture, c'est ça, de base ? Tiphanie : Non, non, pas forcément. J'ai fait les intérims, j'ai envoyé des CV à peu près partout. Là, c'est du pur alimentaire, donc j'accepte à peu près toutes les missions, toutes les activités. Lila : Quel est l'objectif que vous vous donnez ? Tiphanie : L'objectif, c'est vraiment d'en vivre. L'échéance que je me suis mise un peu en tête, c'est un objectif à 5 ans. J'espère que ça ira plus vite. Lila : Donc la création d'entreprise, pourquoi est-ce que vous ne la faites pas directement maintenant dans la foulée de votre diplôme ? Tiphanie : Parce que aucune planète ne s'aligne comme il faut. On est en fin d'année, élection l'année prochaine. Toutes les lignes de financement s'arrêtent. L'ACRE permettait d'avoir une prise en charge des cotisations sociales à hauteur de 50 % pendant 4 trimestres. C'est passé à 25 % depuis le 1er juillet. Et il y a eu des changements de prise en charge de financement sur la partie formation. Donc en artisanat, c'est le FAFCEA qui intervient. Il finançait 100 heures de formation par artisan à condition que l'artisan ait cotisé à hauteur de 1 € auprès du FAFCEA, ce qui correspondait grosso modo à un chiffre d'affaires de 400 €. Donc ça permettait de se perfectionner sur ses pratiques d'atelier et c'est passé à 89 € soit un chiffre d'affaires de 28 000 €. Un chiffre d'affaires de 28 000 €, c'est peut-être quelque chose que j'arriverai à faire dans 5 ou 6 ans. Et donc il va falloir que je me forme sur des fonds personnels ou à l'aide de mon CPF comme j'ai été salariée auparavant pour essayer d'aller chercher les points un petit peu plus techniques et pointus dont j'aurais éventuellement besoin. Et en fait, dans la mesure où les règles ont changé, il n’y a pas d'urgence à créer. Après, ce n'est pas encore figé parce que j'ai recontacté mon ancien maître de stage qui accepte que je revienne à l'atelier chez lui pour continuer à me former. Et donc, soit il y a une convention de stage avec France travail par exemple en faisant une convention de période de mise en situation professionnelle ou alors d'être installé soi-même, d'être assuré à titre personnel. Donc si la PMSMP par France Travail n’est pas acceptée, en fait, je vais créer mon entreprise pour pouvoir continuer à aller me former chez lui. Lila : Comment vous allez vous faire connaître ? Tiphanie : Au niveau de la communication, les réseaux sociaux malgré tout, parce que souvent les gens vérifient un nom ou une activité en regardant les publications qui sont déjà faites. Je vais pas mal communiquer auprès des commerçants, au niveau des communes dans laquelle je suis, aux alentours et au niveau des marchés plutôt axés sur les marchés relativement ciblés. Par exemple, les journées européennes des métiers d'art où les gens se déplacent vraiment pour voir des artisans plus que les marchés tout venants. Lila : Est-ce que vous avez un nom de structure déjà ? Tiphanie : Oui, j'ai déjà un nom d'atelier. Je l'ai appelé Osmia Atelier. O S M I A. C'est l'abeille maçonne en l'occurrence. Donc c'est une petite abeille qui construit des choses, qui travaille seule, donc qui est solitaire, donc un peu comme moi dans mon atelier. Et je voulais garder un lien finalement entre ma vie d'avant et ma vie d'aujourd'hui. Donc je voulais garder un lien avec l'agriculture. Lila : On a parlé de la formation tout à l'heure, de vos attentes encore de continuer à vous former. Vous avez fait le choix de faire des formations pratiques complétées par des diplômes. Est-ce que c'est important dans votre activité à venir ? Tiphanie : Alors, j'envisage de m'inscrire au CAP ébéniste cette année en candidat libre. Moi qui détestais l'école, maintenant ça me plaît d'empiler les diplômes. Pourquoi le CAP ébéniste ? Parce que quand les gens recherchent quelqu'un pour réparer un meuble, ils vont taper ébéniste. Ils ne vont pas taper restaurateur de meuble. Je vais le mettre sur ma carte que je suis ébéniste, restauratrice de meubles. Pour moi, ça a un sens d'avoir le diplôme en face du titre. Lila : Ça crédibilise ? Tiphanie : ça me rassure de dire oui, effectivement, j'ai un diplôme et je le marque. Je trouve ça plus loyal vis-à-vis des gens. Ça va me permettre de voir aussi comment fonctionne le démarrage de l'activité. Dans les projets, ce CAP ébéniste pourrait me permettre d'ouvrir les portes sur un BMA ou un BP, donc un brevet des métiers d'art ou un brevet professionnel. Donc mais c'est des formations qui se font en 2 ans en alternance. Donc si j'arrivais à trouver un atelier qui me prenne en alternance sur la restauration de meuble, ça me permettrait de continuer à me former, à me perfectionner. Éventuellement si c'est possible et s’ils acceptent ma candidature parce que même chose, j'ai aucun prérequis, c'est de rentrer donc en BTMS donc brevet technique des métiers spécialisés et même chose c'est un diplôme qui se réalise en alternance. Lila : D'accord. Mais donc vous n'en avez pas fini avec les études, c'est ça ? Tiphanie : Là, cette année, le seul diplôme que je vais passer, c'est en candidat libre et je ne prendrai pas de cours. Ça valide les compétences que j'ai par rapport à un jury de professionnels. Je garde dans un coin de ma tête cette possibilité-là d'aller chercher du perfectionnement sous couvert de passer un diplôme. S'il y a d'autres solutions pour le faire, chez des professionnels, effectivement, dans ces cas-là, je ne suis pas sûre de re-rentrer à l'école. Lila : D'accord. Mais vous, vous préférez quand même avoir ce lien avec un tuteur en quelque sorte qui va vous apporter les compétences que vous n'avez pas ou que vous pensez ne pas avoir aujourd'hui, c’est ça ? Tiphanie : C'est ça. Et ça peut être une solution alternative à un moment donné. L'avantage de l'alternance aussi, c'est qu'on est rémunéré. Lila : Pour vous qui détestiez les études, c'est une nouveauté ça, non ? Tiphanie : Mais là, l'avantage, c'est que j'ai fait principalement de la pratique, très peu de théorie et de la mise en situation systématique. Donc en fait, ce qui me plaît, c'est ça, c'est d'apprendre en mettant en pratique. Lila : Donc, en fait si je comprends bien, continuer ces formations toujours plus hautes en termes d'expertise, ça correspond à une forme de loyauté vis-à-vis de votre clientèle future. Tiphanie : Oui. Et puis toujours pour la personne que je suis donc qui manque de confiance en elle, de me dire si j'arrive à monter les échelons, je me prouve aussi que je suis capable et que j'ai les compétences et que ça va le faire. Lila : Mais est-ce que vous ne pourriez pas monter les échelons au travers des expériences que vous aurez immanquablement quand on vous demandera de faire tel ou tel chantier, tel ou tel fauteuil ou que sais-je ? Tiphanie : Si bien sûr, mais le cadre rassurant de l'école et du patron. Lila : Pour autant, vous vous êtes orientée vers l'artisanat pour être votre propre patron, sauf erreur de ma part ? Tiphanie : ce que vraiment je cherche, c'est vraiment une quête de sens et de cohérence dans mon travail et quand il manque du sens ou de la cohérence dans ce qu'on me demande, effectivement, je n'arrive pas à faire le dos rond. Intermède musical Lila : Tiphanie, que retenez-vous de votre parcours ? Tiphanie : Mon parcours ? Je ne regrette rien. Il m'a amené là où je suis aujourd'hui et certainement là où je dois être. Chaque expérience a vraiment fait un bloc qui m'a permis de construire par-dessus et qui me servent encore aujourd'hui. Rien ne se fait jamais par hasard. Tout ce qui s'est passé à une raison pour le passé ou pour l'avenir. Lila : OK, vous êtes à la bonne place. Qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne ? Tiphanie : Finalement, peu importe le résultat, j'aurais essayé. Je serai allée au bout de ce que j'ai voulu faire. Chaque aventure, chaque expérience permet de grandir et permet d'acquérir de nouvelles compétences et que c'est super chouette. La vie est faite de rencontres, les rencontres arrivent toujours quand on en a besoin et il faut toujours être assez ouvert aux opportunités que ça peut représenter. Lila : Est-ce que vous referiez tout de façon identique ou différente ? Tiphanie : J'y réfléchis souvent. Si j'avais fait un CAP en 3e, j'aurais fait un BTMS par la suite et en fait, est-ce que j'aurais profité des expériences de la même manière qu'aujourd'hui ? Je ne pense pas. Donc en fait, je pense qu'il fallait faire ce chemin-là pour arriver là aujourd'hui. Il ne faut pas de barrière dans la vie, qu'on a plusieurs vies dans une vie et qu'aujourd'hui je n'ai malgré tout que 40 ans et qu'il y aura peut-être d'autres vies encore à venir. Le rêve ultime, c'est d'avoir mon lieu à moi en fait, et d'accueillir les gens chez moi et de pouvoir réaliser aussi des ateliers. Alors activité professionnelle pour moi, mais aussi pouvoir faire intervenir des gens extérieurs et que finalement les gens puissent faire une retraite sur un thème donné dans un lieu d'accueil et d'échange et ce qui permettrait d'avoir une richesse aussi et de continuer à rencontrer des gens. Il y a encore le temps de faire plein de choses. Lila : Merci Tiphanie pour votre confiance. Suite à vos différentes expériences, vous privilégiez aujourd'hui votre indépendance. À vos yeux, celle-ci se gagne via une autonomie pluridisciplinaire. Pour avancer en qualité, vous avez à cœur de développer vos compétences, votre expertise avec encore plus de formations et grâce à la rencontre de tuteurs ou de pairs expérimentés, passeurs de savoir. Ce sont vos clés. Elles pourront peut-être ouvrir d'autres chemins, qui sait ? Vous vous êtes préparée, Tiphanie ! Je vous souhaite un beau carnet de commandes pour mettre en œuvre vos savoirs et défricher, approfondir votre nouveau champ d'intervention. Fin sur fond musical Lila : vous venez d'écouter un nouvel épisode de « Vies et Voix, les Interviews de Lila ». Merci de vos commentaires et de votre soutien. Si vous souhaitez proposer votre témoignage ou un témoignage, retrouvez-moi sur LinkedIn « Vies et voix, les interviews de Lila ». A très bientôt !