Latest / À propos / Pierre Haski sur la guerre en Iran : « Trump veut à tout prix sortir mais il n’y arrive pas » - « À propos », le podcast du Soir
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- 0:00Le soir,
- 0:04repensons notre
- 0:05quotidien. Bonjour,
- 0:10vous écoutez à propos le podcast d'actualité du journal Le Soir.
- 0:14Tous les jours,
- 0:14c'est l'expertise de notre rédaction dans vos oreilles.
- 0:26Pierre Haski,
- 0:26grand reporter,
- 0:27était de passage à Bruxelles,
- 0:29lui qui décrypte la géopolitique mondiale en radio,
- 0:32sur France Inter,
- 0:33sur YouTube,
- 0:33dans de nombreux livres,
- 0:34documentaires et conférences.
- 0:36On lui a donc demandé de venir s'asseoir en studio
- 0:39pour répondre à quelques questions d'une actualité toujours brûlante.
- 0:42Je m'appelle Pierre Fagnard.
- 0:44À propos,
- 0:45voici l'actualité comme vous l'entendez.
- 0:49Grand Angle.
- 0:50Depuis près de
- 0:5150 ans,
- 0:52le métier de Pierre Haski,
- 0:53c'est raconter le monde et ses transformations.
- 0:56Correspondant pour différents médias,
- 0:58il a vu la Chine se transformer,
- 1:00le Moyen-Orient devenir un foyer permanent de tensions
- 1:02et les certitudes de la guerre froide s'effondrer.
- 1:05Tous les matins,
- 1:06il décrypte Le Monde dans une chronique pour France Inter,
- 1:09chronique qui,
- 1:10podcast compris,
- 1:11rassemble plus de 2000000 d'auditeurs quotidiens.
- 1:14Il est également à la barre d'une chaîne YouTube d'analyse géopolitique.
- 1:17Il réalise des documentaires et il écrit des livres aussi.
- 1:21Le dernier en date,
- 1:22La fin d'un monde,
- 1:23a été publié aux éditions Stock.
- 1:26Il était de passage à Bruxelles.
- 1:27On l'a donc installé en studio pour lui poser avec Béatrice Delevaux.
- 1:31Toutes les questions que l'on avait sur l'actu,
- 1:33de l'Iran à la Chine en passant par la Maison Blanche.
- 1:36Bonjour Pierre Haski,
- 1:37Bonjour, bonjour Béatrice Delvaux,
- 1:39Béatrice Delvaux,
- 1:39notre éditorialiste en chef,
- 1:40qui nous fait le plaisir de
- 1:42participer, de
- 1:44réaliser cette interview en studio.
- 1:46Pierre Haski,
- 1:47vous êtes
- 1:49paru dans nos colonnes il y a pas si longtemps,
- 1:50pour notamment vos racines élémentaires.
- 1:53Vous aviez aussi parlé d'actualité.
- 1:55On était au début de la guerre en Iran et vous estimiez à ce moment-là
- 1:58qu'on se faisait entraîner dans une 3e guerre mondiale.
- 2:01100 jours plus tard,
- 2:02on n'a pas été pris dans l'engrenage au final.
- 2:04Non, on a bien fait
- 2:06parce que
- 2:06cette guerre a été une erreur
- 2:08totale. Et d'une certaine manière,
- 2:10Trump à
- 2:13a l'intelligence de
- 2:15vouloir arrêter les frais,
- 2:16même si c'est compliqué,
- 2:18plutôt que
- 2:18de se lancer dans
- 2:20une escalade.
- 2:21Parce que beaucoup de gens font le parallèle avec
- 2:24des grandes guerres que les États-Unis ont menées.
- 2:26On pense au Vietnam par exemple,
- 2:28qui ont commencé avec
- 2:30des conseillers militaires,
- 2:31puis un petit contingent,
- 2:32puis ça suffisait pas,
- 2:33alors on en met un 2e,
- 2:34et cetera.
- 2:35Et au bout du compte,
- 2:36on se retrouve avec des
- 2:38années de guerre et des et des forces
- 2:40considérables. Là,
- 2:42on sent bien que
- 2:43Trump veut arrêter les frais parce que
- 2:45il s'est laissé entraîner dans cette guerre,
- 2:48vraisemblablement par Netanyahou.
- 2:49C'est en tout cas.
- 2:50Ce qu'avait raconté le New York Times
- 2:51à un moment avec une enquête très fouillée sur les
- 2:54le démarrage de cette guerre.
- 2:56Et il n'y arrive pas.
- 2:58Il n'a pas atteint
- 2:59ses objectifs
- 3:00et au contraire,
- 3:01il a même
- 3:02aggravé la situation parce que
- 3:03on se retrouve avec
- 3:05un un
- 3:06Iran qui a
- 3:06pris le contrôle du détroit d'Ormuz et qui tient
- 3:09l'économie mondiale en
- 3:11otage et une situation internationale qui est
- 3:15dégradée à cause
- 3:16de ça.
- 3:17Et Trump ?
- 3:18Veut à tout prix sortir,
- 3:19sauf qu'il y arrive pas parce que
- 3:21il a donné la main
- 3:23à l'Iran qui a qui joue aujourd'hui de son avantage
- 3:26dans ce qu'on appelle les une guerre asymétrique,
- 3:28c'est-à-dire qu'on a
- 3:29des États-Unis et Israël
- 3:31qui ont un avantage militaire
- 3:33considérable. Ils sont
- 3:34imbattables dans sur ce
- 3:36sur ce champ-là.
- 3:37Mais comme c'est une guerre asymétrique,
- 3:38c'est pas c'est pas le seul paramètre.
- 3:41Et l'Iran a joué de
- 3:42son ses
- 3:44atouts et il a joué du
- 3:45de un de
- 3:46sa capacité de survie,
- 3:49même sous les bombes,
- 3:50et 2
- 3:52de du détroit d'Ormuz.
- 3:53Le côté asymétrique de cette guerre,
- 3:55ça veut dire que
- 3:56même si là l'actualité nous pousse à croire que l'on marche vers un un accord,
- 4:00en tout cas au moment où on enregistre,
- 4:02il y a pas encore d'accord qui a été
- 4:04publiquement déclaré.
- 4:06Il y a rien non plus qui a été complètement démenti.
- 4:09Ça veut dire que
- 4:09c'est difficile de croire à un accord de paix à partir du moment où,
- 4:12toute façon,
- 4:13cette guerre elle
- 4:14possède plusieurs facettes
- 4:16qu'il faudra toutes résoudre pour arriver à une paix totale.
- 4:18Alors, je pense qu'on on parle pas de paix,
- 4:20on parle de
- 4:22d'une, d'une
- 4:24déconflictuation, comme disent les militaires,
- 4:27c'est-à-dire de l'arrêt de la guerre,
- 4:29ce qui serait déjà pas mal
- 4:31avec une règle du jeu
- 4:34plus ou moins
- 4:34fragile qui permette au moins de
- 4:37bah de refaire
- 4:38passer le trafic sur le détroit d'Ormuz,
- 4:40de remettre l'économie mondiale
- 4:43sur les rails
- 4:44et dans un 2e temps,
- 4:46puisque ça se fera en 2 temps.
- 4:48de. Négocier le nucléaire,
- 4:50le balistique et d'autres sujets.
- 4:53Et dans
- 4:53un 3e temps,
- 4:54parce que je pense que c'est une affaire très longue
- 4:56de recréer une
- 4:58architecture de sécurité régionale.
- 5:00Tout ça a été
- 5:01a volé en
- 5:01éclats. C'est
- 5:03le fait que le
- 5:04l'Iran ait
- 5:05ait ait
- 5:06lancé des représailles contre les pays
- 5:08arabes du Golfe,
- 5:09donc les Émirats,
- 5:10l'Arabie saoudite,
- 5:11le Bahreïn,
- 5:13le Qatar,
- 5:14aa complètement changé la donne.
- 5:15D'abord parce que ces pays
- 5:17ont vu leur modèle.
- 5:18De développement
- 5:21explosé en vol.
- 5:22Il faut se souvenir quand même que
- 5:24ils avaient mis,
- 5:25notamment les Émirats et le Qatar,
- 5:27énormément d'argent pour construire
- 5:29des géants de
- 5:30du transport aérien,
- 5:32des hubs comme
- 5:32on dit
- 5:34à Dubaï ou à
- 5:36ou à Doha.
- 5:38Aujourd'hui, qui
- 5:39imaginerait passer par
- 5:41Dubaï ou par
- 5:42Doha pour aller vers l'Asie?
- 5:45? Voilà,
- 5:46c'est devenu des régions
- 5:48dangereuses, là où ils
- 5:50avaient mis
- 5:51des milliards et des milliards pour
- 5:53avoir un modèle économique
- 5:55de paix,
- 5:56le tourisme,
- 5:57le transport,
- 5:58le les énergies
- 6:00propres, la nouvelle technologie,
- 6:01et cetera.
- 6:02Aujourd'hui, tout ça est
- 6:03à revoir
- 6:04et ça passe
- 6:05par une architecture
- 6:06de sécurité.
- 6:08Et ce qui est
- 6:08grave, et c'est pour ça que tout ça va durer très longtemps,
- 6:11et il y a des effets en chaîne qui sont très nombreux,
- 6:14c'est que ça a provoqué aussi,
- 6:16ça a
- 6:16aggravé, ça
- 6:17n'a pas provoqué,
- 6:18une fracture au sein des pays du Golfe.
- 6:21L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aujourd'hui
- 6:23n'ont pas du tout la même vision
- 6:25de l'avenir et du monde et
- 6:27que ça pose
- 6:30beaucoup de problèmes
- 6:31en termes d'équilibre régional.
- 6:33Les relations avec Israël,
- 6:34les relations avec les États-Unis
- 6:36et la coexistence ou pas avec cet Iran
- 6:41qui sortira malgré tout
- 6:44renforcé de
- 6:45cette guerre,
- 6:46sortira renforcé parce que Béatrice,
- 6:48quand on fait le compte des gagnants,
- 6:50des perdants de cette séquence,
- 6:52l'Iran apparaît comme un des seuls gagnants en
- 6:54tout cas.
- 6:55En tout cas,
- 6:56je ne sais pas s'il gagne sur la longueur,
- 6:57mais là,
- 6:58dans l'instant,
- 6:58il a superbement résisté et il garde
- 7:00son. Il a démontré sa capacité à tenir tête en fait
- 7:04et surtout
- 7:05de détenir une bombe atomique qu'on avait pas vu venir,
- 7:08qui est le détroit d'Ormuz,
- 7:09qui est peut être la vraie
- 7:10arme de défense massive
- 7:12à sa portée.
- 7:12Donc Pierre,
- 7:13est ce que je sais pas,
- 7:13vous pensez-vous que l'Iran ?
- 7:15Sort renforcé,
- 7:16que le régime sort bétonné,
- 7:18que pour le peuple iranien,
- 7:19par contre,
- 7:19c'est plutôt une grosse défaite.
- 7:20Alors, je suis d'accord sur ce,
- 7:22sur cette
- 7:22nuance, c'est à dire à court terme,
- 7:24il sort renforcé.
- 7:25C'est incontestable,
- 7:27surtout si on pense que le but
- 7:30de guerre qui a été dit à un moment puis retiré de la liste,
- 7:33c'était de changer le régime.
- 7:35Et de
- 7:35fait, ça ne
- 7:36ça n'est
- 7:36pas le cas.
- 7:37Et on a même,
- 7:39puisque le
- 7:39régime a été décapité,
- 7:41les successeurs qui sont
- 7:42au pouvoir aujourd'hui sont plus durs
- 7:43que l'équipe précédente.
- 7:45Et la 2e chose,
- 7:46c'est qu'effectivement,
- 7:47le véritable perdant,
- 7:48c'est le peuple iranien.
- 7:49Il a Il a subi des massacres en janvier.
- 7:52Dans la répression massive de
- 7:54des manifestations
- 7:55et ensuite il a subi les bombardements,
- 7:58la répression qui a continué
- 7:59pendant la guerre.
- 8:00Il faut quand même se
- 8:01penser à ça.
- 8:02Pendant la guerre,
- 8:03il y a des gens qui ont été pendus,
- 8:04pendus. Ouais,
- 8:04c'est assez
- 8:06stupéfiant. Et
- 8:08donc les grands perdants,
- 8:09c'est d'abord le peuple iranien.
- 8:11Et pour l'instant,
- 8:12à court terme en
- 8:13tout cas,
- 8:14le régime
- 8:15sort renforcé.
- 8:17Est Ce que
- 8:18dans un 2e temps,
- 8:19le la population ?
- 8:22Va demander des comptes sur
- 8:24cette ces décennies de politique qui ont conduit
- 8:27malgré tout
- 8:28à la catastrophe
- 8:29dans laquelle
- 8:30se trouve
- 8:31le pays
- 8:31aujourd'hui. Le pays
- 8:32est détruit,
- 8:33ravagé, et même si
- 8:35ce régime
- 8:36sort renforcé
- 8:38dans le contexte
- 8:39de cette crise,
- 8:40il est-il est quand même à la tête d'un pays
- 8:43en ruine.
- 8:43Dans cette espèce de tableau à double entrée avec des gagnants et des perdants,
- 8:47où est-ce que vous placez l'Union européenne
- 8:48par rapport
- 8:49au conflit
- 8:50en Iran?
- 8:51? Alors,
- 8:52le l'Union européenne,
- 8:53elle y a une colonne plus et une colonne moins.
- 8:56La colonne moins,
- 8:56c'est évidemment qu'elle a subi
- 8:59les conséquences de
- 9:00cette crise,
- 9:00notamment par le
- 9:02les prix du pétrole,
- 9:02l'inflation, et cetera,.
- 9:04sans sans
- 9:05en être
- 9:07responsable ni même
- 9:08consulté sur cette crise.
- 9:11Dans la colonne moins,
- 9:12y a la dégradation très forte des relations avec les États-Unis puisque
- 9:16Donald Trump,
- 9:16à un moment,
- 9:17a demandé aux Européens de
- 9:18venir à son secours.
- 9:19Pour le détroit d'Ormuz et que
- 9:21tout le monde a refusé.
- 9:23Donc on
- 9:25attend le sommet de l'OTAN avec impatience
- 9:27pour voir comment
- 9:28se se
- 9:29règleront ces comptes.
- 9:30Parce que
- 9:31l'administration Trump,
- 9:32visiblement, demande
- 9:34du sang pour venger cet cet affront.
- 9:37Et la colonne plus,
- 9:38elle existe quand même,
- 9:40c'est le pendant de ce que je viens de dire,
- 9:42mais c'est que
- 9:43si vous souvenez de la guerre de 2003
- 9:46en Irak,
- 9:46déclenchée par
- 9:47George Bush
- 9:49fils, les Européens étaient divisés,
- 9:52les Français,
- 9:52les Allemands avaient dit non.
- 9:53La Belgique aussi.
- 9:55Les Anglais
- 9:55aussi, les
- 9:56Anglais y sont allés,
- 9:57les Espagnols y sont allés,
- 9:59puis ils sont retirés très vite quand il y avait un changement de gouvernement.
- 10:01Bref, on a eu,
- 10:02et puis les pays de l'Est ont soutenu les
- 10:04Américains, donc on a eu une Europe qui était très divisée
- 10:07par rapport à cette intervention.
- 10:09Là, on a eu
- 10:11une quasi unanimité,
- 10:12personne n'a voulu y aller,
- 10:15et même
- 10:17Orban, parce que c'était dans ce contexte de crise,
- 10:21le soutien américain ne lui a pas
- 10:22porté bonheur.
- 10:24Donc de ce point de vue-là,
- 10:25on pourrait
- 10:26dire, il y a un progrès
- 10:28dans le fait
- 10:28que, instinctivement,
- 10:30sans même se concerter,
- 10:31parce que je ne pense pas qu'il y ait eu beaucoup
- 10:33de concertations,
- 10:33la plupart des pays
- 10:35européens qui avaient les capacités d'intervention
- 10:37Intervenir, on
- 10:39dit non.
- 10:39Et ça,
- 10:40c'est en termes
- 10:42de conscience collective
- 10:44et politique
- 10:45européenne qui est quand même le gros sujet
- 10:48de cette époque.
- 10:49Je pense que
- 10:50c'est à mettre dans la partie positive.
- 10:52On va changer de zone de conflit,
- 10:54de théâtre d'opérations,
- 10:55comme disent les militaires,
- 10:56tout en restant sur la question de l'Union européenne.
- 10:58Dans le
- 10:59conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine,
- 11:01c'est le moment pour l'Europe.
- 11:02On s'est beaucoup demandé sur qui allait négocier,
- 11:06etc. C'est l'Union européenne.
- 11:07Des responsables européens doivent prendre une place dans ce conflit.
- 11:10Il y
- 11:11a même des noms qui sont cités.
- 11:13Merkel, Mario Draghi,
- 11:15Merkel a
- 11:16déjà refusé.
- 11:18Les Russes ont même cité Gerhard Schröder,
- 11:20ce qui était
- 11:22un peu
- 11:23provocateur, on va dire,
- 11:25pour un euphémisme.
- 11:27C'est compliqué parce que
- 11:29d'un côté,
- 11:29j'entends ce
- 11:31cette petite musique qui dit il faut pas laisser le
- 11:33monopole du dialogue avec Poutine
- 11:36à Trump.
- 11:38Aux États-Unis,
- 11:39puisque en fait,
- 11:40quand il discute avec Poutine,
- 11:42ça se termine toujours mal.
- 11:44Et donc
- 11:46j'entends cette idée que on doit nous aussi être
- 11:50partie prenante de ces discussions,
- 11:53ne serait-ce que pour limiter la casse en cas
- 11:56de d'entente américano-russe qui
- 12:00ne nous déplairait.
- 12:01Après, la manière dont tout ça se passe
- 12:05n'est pas très encourageant et on voit pas
- 12:07très bien de.
- 12:07De quoi va parler
- 12:08l'émissaire européen?
- 12:09? Mais voilà,
- 12:11je pense que c'est logique.
- 12:12Si y a une certaine logique politique à ce qu'aujourd'hui
- 12:15l'Europe ait
- 12:16un un
- 12:17monsieur, Monsieur Russie
- 12:19ou un
- 12:20ou une Madame
- 12:21Russie qui puisse
- 12:23le moment venu.
- 12:25Participer à quelque chose de constructif.
- 12:27Mais on en est très loin parce que quand même,
- 12:28il faut voir
- 12:29la situation sur le terrain.
- 12:30On est dans une escalade qui continue.
- 12:33La Russie
- 12:34fait des mène des bombardements insensés contre
- 12:38les Ukrainiens
- 12:40touchant des cibles
- 12:42civiles. Les
- 12:43Ukrainiens ripostent aussi avec des gros moyens
- 12:45en profondeur en Russie,
- 12:47donc on n'est pas du tout dans
- 12:48une dans
- 12:50une perspective de règlement.
- 12:52On est dans un moment où,
- 12:53en plus,
- 12:54la Russie qui pouvait espérer être
- 12:57en train de grignoter,
- 12:58de d'avancer sans
- 13:02et peut être même,
- 13:03souvenez-vous, y a un an,
- 13:04y avait des spéculations sur le fait
- 13:06que l'Ukraine pouvait s'écrouler,
- 13:07que l'armée ukrainienne allait céder,
- 13:09et cetera.
- 13:10Aujourd'hui, c'est plutôt l'inverse qui se passe,
- 13:12c'est à dire que
- 13:13l'Ukraine aa
- 13:14non seulement rétabli cette
- 13:15ce rapport de force,
- 13:17mais c'est du côté russe qu'il y a des inquiétudes
- 13:20politiques. sur
- 13:21le. Économique sur le moral de la population,
- 13:25sur le fait que la guerre
- 13:27arrive à Moscou,
- 13:28que le
- 13:29dernier raid qu'a fait
- 13:30que l'Ukraine
- 13:31à 500 km de ses frontières avec des drones qui sont qui ont atteint
- 13:35un immeuble d'habitation et des installations industrielles autour de Moscou.
- 13:39C'est c'était
- 13:40C'est nouveau quand même dans la vie
- 13:43des gens qui pouvaient se sentir à l'abri dans la capitale,
- 13:46qui est sans doute la ville
- 13:48la plus protégée
- 13:50en défense antiaérienne.
- 13:51Et ça a pas été le cas.
- 13:52Donc de ce point de vue là,
- 13:54on est loin
- 13:55de l'épilogue de
- 13:56cette guerre,
- 13:57d'autant que
- 13:58l'arrêt de l'aide américaine.
- 14:00Dont se
- 14:00vantent les Américains aujourd'hui.
- 14:01Ils l'annoncent,
- 14:02ils le disent.
- 14:04Jedi Vans,
- 14:04le vice-président,
- 14:05dit même
- 14:06que c'est la meilleure décision qu'a prise
- 14:08l'administration Trump,
- 14:09c'est de
- 14:09d'arrêter d'aider l'Ukraine.
- 14:11Et Pitexet a déclaré au Congrès
- 14:13le mois dernier
- 14:14que toutes les armes qui étaient encore livrées à l'Ukraine étaient payées par les Européens.
- 14:18Donc ça n'est plus
- 14:19le contribuable américain qui
- 14:22règle que cette aide.
- 14:24donc. De ce point de vue là,
- 14:26l'Europe elle est,
- 14:28elle se tient quand même
- 14:30malgré tout ce qu'on peut dire,
- 14:31et y a
- 14:32beaucoup de choses à dire sur
- 14:34les la
- 14:35manière dont ça se passe.
- 14:36Elle se tient aux côtés de l'Ukraine.
- 14:37Y a même un verrou qui a sauté,
- 14:38donc avec le départ d'Orban,
- 14:40qui a
- 14:41et l'aide de 90 milliards qui avait été
- 14:43adoptée a finalement
- 14:44pu être
- 14:45accordée. Donc tout ça
- 14:47n'est pas voilà,
- 14:48l'Europe est au rendez-vous,
- 14:49mais elle est,
- 14:50je pense qu'elle est inquiète l'Europe
- 14:51aujourd'hui parce que.
- 14:53Quand on voit ce qui se
- 14:54passe dans les pays
- 14:55frontaliers avec les
- 14:57ces affaires de drones,
- 15:01les Russes ont
- 15:02ont trouvé des moyens de
- 15:04renvoyer des drones
- 15:05ukrainiens vers les pays voisins.
- 15:08Donc vous avez
- 15:09en Finlande,
- 15:10en Estonie,
- 15:11en Lituanie,
- 15:12des drones ukrainiens qui sont tombés,
- 15:14qui ont créé
- 15:15parfois des dégâts,
- 15:16et cetera,.
- 15:17et créé
- 15:18surtout un sentiment de
- 15:19d'insécurité très fort,
- 15:21y compris en Finlande.
- 15:23Qui où les gens se sont retrouvés dans les abris
- 15:26en Estonie,
- 15:26ça a même provoqué une crise politique.
- 15:28La Première ministre
- 15:29aa démissionné ou a été
- 15:32est tombée parce qu'elle avait
- 15:34limogé le ministre de la Défense,
- 15:35qui était son partenaire
- 15:36de coalition.
- 15:37Enfin bref,
- 15:37on a une situation
- 15:39de nervosité
- 15:41qu'on a du mal,
- 15:41nous, à.
- 15:43À réaliser vraiment
- 15:44parce qu'on est les
- 15:45en Europe de l'Ouest.
- 15:45On a,
- 15:46On a cette
- 15:50distance qui fait que là on
- 15:52pense plutôt où est ce qu'on va aller en vacances cet
- 15:54été, quand les Finlandais ou les Estoniens sont sont dans les
- 15:57abris, ce qui est
- 15:58quand même
- 15:59nouveau. Et là où où l'histoire est complexe,
- 16:03c'est que
- 16:04ce sont des pays de l'OTAN.
- 16:06Qui sont défendus par les pays de l'OTAN puisque certains drones sont abattus par...
- 16:10Récemment, il y a eu un avion roumain de l'OTAN qui a abattu
- 16:13un drone
- 16:14qui menaçait
- 16:17une un des États baltes.
- 16:19Mais comme ce n'est pas une agression russe,
- 16:22c'est les Russes qui détournent des
- 16:24drones ukrainiens.
- 16:25On est dans cette zone grise
- 16:28un peu ambiguë
- 16:29qui fait que la riposte
- 16:30militaire à cette situation est très complexe.
- 16:32Donc on voit bien que cette crise ukrainienne,
- 16:35elle est
- 16:35très... très loin
- 16:36d'être terminée
- 16:38et que
- 16:39peut-être que,
- 16:40mais là je
- 16:40me mets à spéculer,
- 16:42le l'issue elle est à Moscou et
- 16:44c'est-à-dire avec
- 16:46des évolutions internes à Moscou
- 16:48qui feraient que qu'à un moment on arrête les frais.
- 16:50On est quand même dans la cinquième année.
- 16:53La Russie,
- 16:55le l'héritier de l'Union soviétique,
- 16:57puisque c'est quand même
- 16:59la puissance qui
- 17:00est majeure qui est sortie
- 17:02de l'u.
- 17:03rss, n'arrive pas à écraser
- 17:05une autre.
- 17:06ex-république soviétique,
- 17:08et on est dans la cinquième année.
- 17:11C'est quand même
- 17:12insensé. On pourrait imaginer que
- 17:14Poutine, à un moment,
- 17:17Débranche la prise.
- 17:18Débranche cette guerre en disant :
- 17:20on a atteint nos objectifs,
- 17:22on a
- 17:24protégé les minorités russophones,
- 17:27etc. Et
- 17:30voilà, trouver un
- 17:31moyen d'habiller ça,
- 17:32il devrait prendre des leçons chez Trump
- 17:34comme... Oui,
- 17:34j'allais dire,
- 17:35vous Déjà la comparaison avec l'Iran.
- 17:37Comment habiller une défaite
- 17:38en victoire ?
- 17:39J'allais quand même vous demander,
- 17:40je l'avais prévu,
- 17:40si on s'approchait de la fin de la guerre et si
- 17:43Vladimir Poutine était à bout de à bout de souffle.
- 17:45Mais vous avez déjà répondu.
- 17:47Béatrice, c'est
- 17:48l'occasion, on continue notre petit tour du monde,
- 17:51l'occasion d'aller en Chine aussi parce que
- 17:54c'est une
- 17:55puissance qui monte,
- 17:55qui monte,
- 17:56qui monte.
- 17:56Et quand on voit aussi les relations entre Xi Jinping et les
- 17:59autres dirigeants mondiaux,
- 18:00mais on voit qu'il
- 18:02y a
- 18:02une il y a un intérêt à aller se montrer,
- 18:04à aller se montrer en Chine.
- 18:05Bon, Pierre est un grand connaisseur de la Chine où il était correspondant
- 18:08pendant de nombreuses années.
- 18:10C'est vrai que cette séquence
- 18:11de la visite successive,
- 18:13d'abord Trump et puis Poutine
- 18:15chez le dirigeant chinois,
- 18:16ça donne l'impression que
- 18:17c'est un peu le
- 18:18de place to be en fait,
- 18:19que c'est lui qui finalement est devenu un peu.
- 18:21Est-ce qu'il serait devenu une espèce de
- 18:22nouveau dirigeant du monde,
- 18:24nouveau chef du monde ?
- 18:25Ou en tout cas il s'est hissé à une place nouvelle dans la hiérarchie.
- 18:28Alors, je pense qu'il faut pas
- 18:30exagérer dans les conclusions à ce stade
- 18:32de ce qui se passe,
- 18:33mais c'est vrai que
- 18:34le la succession.
- 18:35De dirigeants,
- 18:36parce qu'avant
- 18:37Trump et Poutine,
- 18:38y a eu
- 18:39Pedro Sanchez,
- 18:40le Premier ministre italien,
- 18:41le prince héritier
- 18:43de d'Abou Dhabi,
- 18:44qui était très intéressant parce que on dit toujours
- 18:47les la Chine soutient l'Iran,
- 18:48elle lui
- 18:49achète son pétrole,
- 18:49et cetera.
- 18:50Et les Émirats arabes unis,
- 18:52qui sont
- 18:52qui étaient au moment de la visite sous les missiles
- 18:55iraniens, envoient le fils de
- 18:59du président des Émirats arabes unis,
- 19:00qui est le prince héritier
- 19:01de Dubaï.
- 19:02Donc c'est que qui a eu un
- 19:04un accueil.
- 19:06Très fastueux
- 19:07avec un
- 19:08princier, mais
- 19:09même royal
- 19:11et également
- 19:13évidemment, voilà,
- 19:15les échanges avec les Russes ont été très nombreux aussi.
- 19:17Lavrov était à
- 19:18Moscou, à Pékin.
- 19:20La Chine,
- 19:21elle a,
- 19:21elle a réussi
- 19:23un un
- 19:23coup de maître qui est de
- 19:24d'apparaître aujourd'hui comme la plus
- 19:26la puissance stabilisatrice du monde.
- 19:29C'est un paradoxe
- 19:30quand même
- 19:32hallucinant. Mais Trump aa réussi ce coup de force que
- 19:36de faire que
- 19:37il apparaisse lui comme l'élément perturbateur de la planète et Xi Jinping comme
- 19:42le l'homme prévisible,
- 19:44stable, sur qui on peut
- 19:46compter et qui
- 19:47essaie d'apaiser
- 19:49les conflits du monde.
- 19:50C'est très fort et c'est
- 19:52du soft power
- 19:54chinois puisqu'ils n'ont pas levé le petit doigt.
- 19:57C'est ça qui est qui est.
- 19:59Ce qui est qu'on a parfois du mal à comprendre avec la Chine,
- 20:01c'est que
- 20:02beaucoup de gens plaquent
- 20:04la même politique sur la Chine que ce que faisait par exemple l'u.
- 20:08rss en son temps,
- 20:09c'est à dire une sorte d'impérialisme de
- 20:13en envoyant des troupes,
- 20:14en prenant le contrôle
- 20:16de territoires,
- 20:17et cetera.
- 20:18La Chine,
- 20:18elle agit pas comme ça,
- 20:19elle a son ambition,
- 20:21c'est un empire,
- 20:21c'est une.
- 20:23Elle a une politique impériale,
- 20:25mais elle n'agit pas en envoyant ses troupes
- 20:28sur d'autres continents.
- 20:28Elle le fait dans sa zone
- 20:31impériale, mais pas interventionniste.
- 20:32Voilà en mer de
- 20:33Chine méridionale aujourd'hui,
- 20:35avec la
- 20:36transformation d'îlots en base militaire
- 20:39au milieu
- 20:40de la mer de Chine,
- 20:42les menaces
- 20:43et les frictions avec les Philippines,
- 20:45les menaces sur
- 20:46Taïwan. Les menaces avec le Japon,
- 20:49parce que c'est
- 20:50aussi un des sujets qui montent.
- 20:52Mais elle ne fait pas ça sur l'étranger lointain
- 20:55et donc
- 20:57elle est capable d'apparaître
- 20:58aux yeux
- 20:59bah des dirigeants africains ou
- 21:02même du Moyen-Orient,
- 21:03malgré leur rapport ambigu avec l'Iran,
- 21:06comme une puissance stabilisatrice.
- 21:08Et surtout.
- 21:10Le seul contrepoids
- 21:13à l'Amérique,
- 21:13et c'est ça qui est aujourd'hui sa force
- 21:15aussi, c'est que,
- 21:17et d'où
- 21:18la question fondamentale
- 21:20pour nous,
- 21:20Européens, c'est est-ce que y a une 3e voie possible ?
- 21:22On parle,
- 21:24on entend beaucoup cette expression de 3e voie,
- 21:27une 3e voie qui ne soit pas.
- 21:29L'alignement ou la vassalisation
- 21:31vis-à-vis des États-Unis ou de la Chine
- 21:34et qui soit,
- 21:35pour reprendre
- 21:36la formule du Premier ministre canadien Mark Carney,
- 21:39l'alliance des puissances moyennes,
- 21:40c'est-à-dire puissances moyennes.
- 21:43Moi, j'ai trouvé ça très intéressant
- 21:45dans son discours de Davos en janvier.
- 21:48Qui étaient
- 21:49de les puissances moyennes.
- 21:50C'est des pays
- 21:51comme le Canada,
- 21:52d'une certaine manière,
- 21:53qui pèsent,
- 21:54qui comptent
- 21:55dans le
- 21:55monde, mais dont personne n'imagine qu'ils vont dominer le monde.
- 21:58Personne ne s'attend à voir le Canada
- 22:00devenir maître du monde
- 22:02ou même d'avoir l'envie de devenir maître du monde.
- 22:04Et on pourrait dire ça de l'Europe aussi parce que l'Europe
- 22:07a eu.
- 22:08Sa période où elle a dominé le monde,
- 22:09elle l'a fait
- 22:11suffisamment longtemps.
- 22:12Mais je pense que la construction européenne aujourd'hui
- 22:14n'a pas cette ambition.
- 22:15Elle n'est plus dans une logique
- 22:18impériale. Elle a peut-être
- 22:20psychologiquement et mentalement des choses à
- 22:24gommer ou à transformer dans sa
- 22:26dans sa vision du monde,
- 22:27mais elle n'est plus dans
- 22:28une logique impériale.
- 22:31Et c'est ce sont ces pôles-là
- 22:35qui peuvent
- 22:36peut-être Faire contrepoids
- 22:38à aux
- 22:39empires parce que
- 22:41c'est un peu le carrefour dans lequel on se trouve aujourd'hui,
- 22:43c'est soit c'est
- 22:45la force qui l'emporte,
- 22:46soit c'est
- 22:47soit c'est le droit et une entente entre
- 22:49entre les nations.
- 22:50On est vraiment à ce
- 22:52à ce
- 22:52moment de
- 22:54choix. Justement,
- 22:54pour terminer,
- 22:55vous y croyez encore ça après
- 22:57des années comme ça,
- 22:58des décennies presque de désordre ?
- 23:00Est-ce que
- 23:01la possibilité de revenir à une forme d'ordre mondial
- 23:04via qui,
- 23:05via quelle institution à ce moment-là ?
- 23:07Je pense que c'est justement c'est plus facile
- 23:10de d'imaginer un nouvel ordre mondial dans le désordre
- 23:13que de
- 23:14changer l'ordre existant.
- 23:15Regardez les Nations Unies,
- 23:17ça fait
- 23:1720 ans,
- 23:18voire plus,
- 23:19qu'on parle de réformer le Conseil de sécurité,
- 23:22de faire entrer
- 23:23l'Inde, le Brésil
- 23:24et d'autres pays dans
- 23:26le Conseil de
- 23:26sécurité. On n'y est jamais arrivé parce qu'il fallait
- 23:28l'unanimité pour
- 23:29changer. Une virgule.
- 23:31Et donc
- 23:33le désordre aujourd'hui
- 23:34nous force à imaginer
- 23:36quelque chose
- 23:38dans la mesure où,
- 23:39c'est le titre de mon livre,
- 23:40la fin
- 23:41d'un monde et non pas du monde.
- 23:43Et à partir du moment où c'est la fin d'un monde,
- 23:45c'est qu'il y en a un autre derrière.
- 23:46Et la question c'est,
- 23:47est ce que c'est le monde des
- 23:48empires, donc
- 23:50sur la
- 23:50basé sur la force,
- 23:51ou c'est un monde dans lequel on essaye en gros
- 23:54de corriger ce qui ne marchait pas dans le
- 23:56précédent, ce qui a été la logique.
- 23:59du XXe siècle.
- 24:01L'ordre international qui a été créé après la
- 24:04Première Guerre mondiale avec la Société des Nations.
- 24:08Le président Wilson,
- 24:09le président américain Wilson,
- 24:10qui avait fait cette proposition,
- 24:11pensait que ça allait empêcher les guerres et que ça allait résoudre tous les problèmes.
- 24:15On a bien vu
- 24:16dans les
- 24:17années 30 que ça n'était pas le cas.
- 24:18Les États-Unis eux-mêmes d'ailleurs n'étaient pas dans la Société
- 24:21des Nations parce que le Congrès n'a pas voulu.
- 24:24Il y a eu la 2nde Guerre mondiale,
- 24:25on a créé les Nations Unies en disant bon,
- 24:27cette fois,
- 24:27c'est la bonne.
- 24:28Par correction,
- 24:28presque. Voilà,
- 24:29c'est la SDN plus.
- 24:32Maintenant, je pense que on a
- 24:34besoin de créer l'ONU plus,
- 24:37c'est à dire
- 24:38une ONU
- 24:39de notre époque,
- 24:40parce que l'ONU
- 24:42date de l'après-guerre,
- 24:45à une époque où le monde colonial était dominant.
- 24:48Et donc
- 24:49les grands pays du Sud,
- 24:50ça fait longtemps qu'ils disent ça,
- 24:51ils disent
- 24:52vous avez créé
- 24:53l'ordre international.
- 24:54moment, on n'existait pas.
- 24:55On n'était pas là,
- 24:57oui. Et on n'était pas autour de la table et on
- 24:59n'est toujours pas autour de la
- 25:01table. Donc voilà,
- 25:01cette question-là,
- 25:02elle est essentielle
- 25:02et je pense que l'Europe doit s'en emparer,
- 25:04elle s'en
- 25:05empare progressivement,
- 25:06mais elle doit s'en emparer
- 25:08si elle veut être dans le jeu
- 25:09de l'après
- 25:10et être
- 25:12l'un des éléments clés de
- 25:15ce nouvel ordre-là.
- 25:16Mais merci beaucoup Pieraski.
- 25:18Merci. Béatrice.
- 25:18Merci. À propos,
- 25:24c'est fini pour aujourd'hui,
- 25:25mais on revient demain matin.
- 25:26Merci de votre écoute.
- 25:28Si vous
- 25:28en voulez encore,
- 25:29tous nos podcasts sont disponibles dans l'application du soir.
- 25:32Rendez-vous dans le store de votre smartphone
- 25:34ou de votre tablette pour la télécharger.
- 25:37À demain.