Latest / Cap sur Ikigai / Infirmière puéricultrice… et entrepreneure : le moment où tout s’éclaire
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- Violaine: aider les parents à être de meilleurs parents pour leurs enfants ? Ça veut dire quoi d'ailleurs être un meilleur parent ? Et ça demande quoi pour y arriver ? Là où la chose n'est pas simple c'est que le meilleur parent est le champ lexical de la performance comme on l'entend habituellement, ⁓ ça fonctionne pas. Il serait certainement plus simple d'avoir une recette, un programme bien ficelé à suivre mais évidemment ce ne jamais suffisant. Car nous parlons là d'un lien, de la qualité d'une relation, par définition, unique. Alors ça demande quoi d'y arriver ? Bah tellement de choses ! De savoir être à l'écoute de soi-même, de connaître, de savoir ce dont tous les enfants ont besoin pour bien grandir, de savoir ce dont un enfant en particulier a besoin pour se sentir sécurisé. Et ce n'est là qu'une toute petite qui bien en imparfaite mais qui a quand même cet avantage d'exister pour mieux accueillir ce matin Anne-Laure Miliot avec laquelle j'ai eu l'immense chance de pouvoir cheminer. ⁓ Bonjour Peux-tu commencer par te présenter et décrire la situation dans laquelle tu te trouvais quand nous nous sommes rencontrés ? Ok alors me présenter c'est toujours un peu rigolo cette question parce que je choisis aujourd'hui de me présenter sous le biais du pro donc moi j'ai une formation à la base d'aide soignante j'ai continué mes études un peu plus tard vers l'âge de 30 ans en rentrant à l'école d'infirmière Et puis à ans, je suis rentrée à l'école de puéricultrice. Donc je suis de formation infirmière puéricultrice et j'ai une longue expérience dans le soin, la petite enfance, l'accompagnement. Quand on s'est rencontrés, j'étais dans un grand flou intérieur. Je savais que je n'étais pas alignée avec ce que je faisais et je ne savais pas du tout vers quoi aller. En tout cas, j'avais ouvert un cabinet d'accompagnement parental. J'étais animatrice d'un programme des années incroyables, un programme d'habileté parentale, de compétences parentales canadiens, d'origine canadienne. Et voilà, je tournais en rond dans des projets. J'avais donc cette casquette de soignante, cette casquette d'animatrice des années incroyables, cette casquette de maman aussi, dont il faut tenir compte, et puis cette ouverture de cabinet qui m'a tenue à cœur. Mais voilà, je tournais en rond. Je me sentais bloquée. un peu fatiguée de tourner en rond, un peu perdue et j'avais un peu coché toutes les cases de formation, de développement de ma famille, je sais pas, tout allait bien quoi, les cases étaient cochées mais en fait j'avais oublié de m'écouter. chose que je connais bien. Merci beaucoup pour cette présentation et ta Est-ce que tu te rappelles du moment où tu t'es donné le droit de penser à un meilleur alignement et où ton projet s'est progressivement invité dans ton esprit que je connais bien. Merci beaucoup pour cette présentation ta confiance. Est-ce que tu te rappelles du moment où tu t'es donné le droit de penser à un meilleur alignement et où ton projet s'est progressivement invité dans ton esprit ? Alors le meilleur alignement, oui je m'en souviens, c'était pas un moment précis. mais c'est un vrai cheminement qui s'est fait depuis les 20 dernières années où j'ai essayé d'améliorer peut-être ma condition financière à un moment en reprenant des études. Après, j'ai changé plusieurs fois d'endroit d'exercice en tant qu'infirmière parce que je sentais que j'étais pas tout à fait à ma bonne place. Il avait des choses qui venaient un peu confronter mes valeurs. Il avait quelque chose qui était un petit peu... voilà, qui venait me perturber et puis... il n'y a pas eu une décision radicale. Je suis quand même quelqu'un de réfléchi. Et comme j'ai une famille, j'avais un... Comment dire ? Des obligations qui m'obligeaient à faire attention quand même à mes choix. Je me suis autorisée une petite permission progressive de prendre un temps partiel en tant que salariée pour ouvrir un cabinet. cabinet d'accompagnement parental, a été une grande décision pour moi parce que j'ai toujours été salariée. Et c'est à ce moment-là, à l'ouverture du cabinet, que je me suis donné le droit de penser à un meilleur alignement. Je me suis dit là, grâce à ça, je sens qu'il une part de moi qui va pouvoir s'exprimer. Alors qu'en tant que salariée depuis mes 20 dernières années, je sentais que je suivais une route déjà tracée. J'étais dans un collectif, j'ai... énormément apprécié mon travail en tant qu'aide-soignante, mon travail en tant qu'infirmière. En revanche, j'avais pas envie de vivre ça encore très longtemps parce que j'étais pas alignée avec moi-même. C'est comme s'il y avait une deuxième anne-l'or qui était en activité au travail et puis en fait, la deuxième anne-l'or, était là, elle sommeillait, elle veillait en attendant qu'on l'écoute. Et donc, c'était le début d'un retour à moi. C'est comme ça que je le vois. Hmm. Pourquoi cela répondait-il à ton ukigai, à ta raison d'être, à ton envie de devenir ? En quoi et pourquoi faisait-il sens pour toi ? En quoi cela répondait-il à ton nous qui gaillent ? À ta raison d'être ? À ton envie de devenir ? En quoi et pourquoi faisait-il sens pour toi ? Alors je pense que ce projet de cabinet ou en tout cas d'auto-entrepreneuriat, c'est né de mon expérience personnelle, en alignement avec mes valeurs et de mes compétences. En fait, j'avais un besoin de vérité. J'avais... un besoin d'exprimer que tout ce que j'avais fait dans le passé pouvait me servir maintenant pour aider d'autres personnes. Donc quand on a commencé à discuter de l'hikigai, que je ne connaissais pas du tout avant, c'était en fait la croisée de ce que je savais faire. Donc je sais par exemple écouter, être bienveillante, guider, structurer la pensée de quelqu'un pour essayer de l'amener à cheminée. Donc là c'était les parents. Ce que j'aime faire par dessus tout, c'est amener la clarté dans une situation familiale ou dans la tête d'un parent qui culpabilisait énormément et fait lui dire que oui tout à fait il a le droit d'être d'être mal dans ce qu'il vit et pas forcément de culpabiliser pour ça. Et puis voir ce dont les gens avaient besoin. Les personnes que j'ai retrouvées dans ce cabinet avaient besoin de sens, d'être recentrées. confronté aussi à l'idée que peut-être qu'il quelqu'un à côté d'eux qui font mieux qu'eux, mais en fait c'est pas grave que quelqu'un fasse mieux et que quand on leur dit, et ben ils sont presque rassurés. un des challenge des années incroyables, c'est de faire comprendre aux parents que chacun est parfait en fait comme il projet en fait il répondait à l'Ikigai parce que j'avais envie d'être libre financièrement tu sais j'avais entendu plusieurs fois dans des formations vivre de mon métier vivre de mon activité et tout je m'étais dit c'est incroyable parce que au travail bon j'ai travaillé j'étais bien consciencieuse et tout mais si je travaillais pas j'étais payée pareil tu vois j'étais salariée fonction publique encore une chance que j'ai été avec un grand investissement personnel et professionnel, mais là, je pouvais être libre d'augmenter mon revenu en faisant quelque chose que j'aimais. Et donc, ça m'a stimulée, ça m'a vraiment portée et ça m'a reconnecté vraiment à une vision plus vaste de la vie. Pas m'arrêter juste à ce poste de salariat dans lequel j'ai rentré une petite boîte, tu sais, et là, j'avais... une autre vision. ça, c'était chouette. C'était vraiment une belle expérience. oui, et tu parles de quelque chose qui est très important et intéressant, qui n'est pas toujours facile à allier. À la fois le fait d'aider des parents à mieux comprendre ce qui est en jeu pour améliorer la qualité de la relation avec leur enfant, pour comprendre comment tout ça se joue, comment tout ça chemine. Et oui, tu parles de quelque chose qui est très important et intéressant, qui n'est pas toujours facile à allier. À la fois, le fait d'aider des parents à mieux comprendre ce qui est en jeu, pour améliorer la qualité de la relation avec leur enfant, pour comprendre comment tout ça se joue, comment tout ça chemine, comment tout ça se... se développe, s'amplifie, finalement on parle d'amour, comment bien le donner. C'est un projet immense, c'est un magnifique projet. Je trouve que dans notre société, j'en profite pour faire de la pub à N'L'Or, mais ça devrait être central, l'amour qu'on supporte et celui qu'on est... parfois qu'on a envie de donner, puis qu'on donne pas autant qu'on... on devrait parce qu'on ne sait pas non plus. C'est ça qui est très complexe, c'est à la fois il a des choses à savoir, il a des choses à écouter, il a des choses à sentir. Donc c'est un immense et très beau projet, mais c'est pas forcément celui auquel la société va donner de la valeur. On va donner de la valeur à un ingénieur, on va donner de l'importance à plein plein de choses. Et aujourd'hui, j'accompagne beaucoup de personnes qui ont des projets que je trouve immenses mais qui se heurtent avec « OK mais comment je gagne ma vie avec ça ? » Parce qu'en fait il a quelque chose de l'ordre de de parents, c'est naturel, ça se fait » Bah non. En tout cas quand on le fait avec conscience. Je connais pas de parents qui se posent pas des questions et qui n'ont pas envie de... d'explorer cette dimension-là et pourtant. Et pourtant, effectivement, ça correspond pas à un métier donné, très identifié, dans lequel on peut forcément grandir ou gagner de l'argent. Or, l'argent doit être la contrepartie de la valeur qu'on apporte. À partir de là, c'est vrai que c'est extrêmement frustrant. Mais moi, j'ai foi sur le fait que ça est en train de dans notre esprit, souvent, ça arrive en contradiction. Ou ça arrive, en tout cas, ça n'arrive pas clairement. Il y a soit je fais quelque chose auquel je crois qu'il a du sens, que je trouve fondamental dans notre société. Voilà, s'il avait de meilleurs parents, il aurait peut-être moins de guerre, aurait moins de conflits, aurait moins de... etc. Finalement, y aurait peut-être moins d'argent public dépensé n'importe comment. Enfin pas n'importe comment, mais pour être là quand c'est vraiment problématique. important de le penser dans notre société. Mais pour autant, comment est-ce que je fais quand je suis dans une société dans laquelle ça n'est pas pensé comme ça ? Comment est-ce que je trouve moi les manières de dépasser ça et de prouver, finalement d'apporter la preuve de la nécessité de penser la parentalité, par exemple. Et souvent le cerveau va se dire, c'est trop dur, c'est trop long, je suis toute seule. Je te vois sourire, donc dis-moi ce que tu pas évoqué. C'est trop dur, c'est trop long, je suis toute seule. Je te vois sourire. C'est hyper intéressant ce point de vue-là. Moi, il plusieurs choses qui me viennent à l'esprit. y a déjà que l'argent public est déjà mis en place. y déjà des projets, des lois qui sont passées pour la protection de l'enfance. ministères qui se sont penchés sur la question. Alors on a énormément changé de ministres ces derniers temps sur la protection de l'enfance. Ça fait qu'il a des chantiers qui sont restés un petit peu en suspens, des choses qui ont été reportées. En tout cas, y a eu toute cette démarche autour des 1000 premiers jours de l'enfant qui a été mis en point central où on s'est rendu compte que les 1000 premiers jours de l'enfant étaient une période. pour ceux qui ne connaissent pas, qui fait sa part de la grossesse, c'est un temps... on se permet d'identifier un début, donc pendant la grossesse, l'enfant en termes de fœtus, mais même un peu avant, où on se rend compte que quand le couple sans enfant est déjà en difficulté, ou quand il y a déjà de la consommation de substances illicites, ou quand il y a déjà une précarité qui est installée, on se rend compte que ce petit nid du futur humain va être peut-être plus fragile. Et donc on se dit, on identifie cette période des mille jours à... la grossesse ou juste avant la grossesse et jusqu'aux deux ans de l'enfant. Et il a un énorme maillage qui est fait quand on pense à ce cheminement de la femme enceinte jusqu'à la naissance de l'enfant et jusqu'aux deux ans de l'enfant. Il a un énorme maillage national qui est fait mais qui est insuffisant. C'est pour ça que ces 1000 premiers jours ont été identifiés, que je suis actuellement en formation avec... J'ai la chance de participer à un diplôme universitaire à Lille, au CHU de Lille. projet est porté par Boris Cyrilnik et Isabelle Filioza et la chance que j'ai, c'est de pouvoir discuter avec des experts de cette période où on se rend compte que la fragilité familiale va avoir un impact, familiale environnementale, va avoir un impact sur le développement de l'enfant, mais que rien n'est définitif. Il a ça aussi qu'il faut entendre, donc moi j'aime bien penser qu'il quelque chose qui a été établi au niveau national pour porter ces 1000 premiers jours. et qu'après on a le service, après si on fait le cheminement d'une femme enceinte, elle a tout cet accompagnement grâce à la sage-femme, à son médecin traitant, aux échographes, qui sont vraiment... Il a un parcours tout autour de la grossesse. Ensuite, il a la naissance, qui est souvent faite en France, donc en maternité. Un suivi postnatal qui est organisé avec différentes structures, notamment la PMI. Et puis après, on a l'entrée en école maternelle et là, ça y est, on sort. de cette période de 1000 premiers jours. Et moi, j'aime à penser, parce que c'est les parents qui viennent me voir, qu'entre 4 et 7 ans, il y a des choses qui sont encore possibles de changer, que rien n'est désespéré et que le parent, il se retrouve confronté à des habitudes ou des conditionnements qu'il a donnés à son enfant par habitudes, par... Tu sais, on fait passer des messages qu'on a reçus quand on était plus jeune. pleurer, ça lui fera les poumons par exemple. Il y a plein d'expressions, j'en ai appris plein en accompagnant des parents mais ce qui est chouette c'est que quand on accompagne les pros de la petite enfance aussi et les parents et qu'on entend de nets progrès au niveau du sommeil, du développement, la gestion des émotions, on se dit chouette, en fait il y a des choses qui sont possibles même après cette période de fragilité dès mi-le premier jour. Et puis les parents, peuvent aussi... Moi, ce que j'ai retenu, c'est qu'ils essayent de bien faire. En fait, souvent, ils essayent de bien faire, mais ils se retrouvent confrontés à leurs croyances et leurs limites de pensée. Peut-être qu'on leur projette, hein, la société... J'aime pas trop généraliser, mais ce qu'ils voient sur les réseaux, c'est hyper impactant et ils se disent, mais attends, elle, elle gère, elle vient d'accoucher, elle est magnifique, comment est-ce que moi, je vais faire pour avoir la ligne Alors mon enfant il pleure tout le temps, puis en fait on m'a dit pas de sucette, parce que la sucette ça fait avancer les dents. Et puis du coup ils sont là confrontés à plein de questionnements et moi j'aime beaucoup penser que rien n'est définitif, que l'accompagnement, on peut y mettre du temps, c'est vrai, de l'énergie, et que si on a moins de temps et moins d'énergie, c'est pas grave, ça reviendra et on pourra se repencher sur cette question un petit peu plus tard. J'aime bien l'idée de pouvoir se pencher en tout cas à un moment sur cette question de quel parent je suis. Quel parent je suis, fait vraiment sens. oui, je t'entendais, je me disais que tu faisais partie de ces personnes qui portent en elles, ⁓ alors que c'est un peu impressionnant ce que je dire, mais qui portent en elles la possibilité de... ⁓ Quelle parente je suis, fait vraiment sens. Quand t'entendais, je me disais que tu faisais partie de ces personnes qui portent en elles, ⁓ c'est peu impressionnant ce que je vais dire, mais qui portent en elles la possibilité de pouvoir parler vrai, de pouvoir aller contre un tabou. Il y a eu le tabou de... ⁓ et c'est trop bien, j'accouche et je deviens une mère comme ça, tout ce qui touche autour postpartum. il y eu pas mal de choses, je trouve, dernières années, qu'on doit aux trentenaires, plutôt qu'aux cinquantenaires, qui ont osé dire un certain nombre de choses. Moi, j'aime pas être enceinte, moi, ça me gonfle d'être parent. Voilà, une espèce de parles-et-vrais. Chacun... ⁓ il trouvera ce qu'il veut y trouver. n'est évidemment pas là pour débattre de ce qui est bon et ce qui est mal. Ce n'est pas du tout le sujet. En revanche, je me souviens d'une séance qu'on a eue toutes les deux où on avait évoqué le parent dragon. ⁓ a des parents qui nous écoutent, je pense que c'est peut-être quelque chose qu'on a un peu tous traversé une fois ou une autre dans notre vie, où on sent qu'on va ouvrir la bouche et qu'il a un feu qui va carboniser la tête de notre enfant. ⁓ Est-ce que, je sais pas, on n'en peut plus d'une chambre mal rangée, parce qu'on n'en peut plus d'un gâteau qui a été fait dans la cuisine et il a de la pâte absolument partout, de la farine absolument sur le sol, où il faut une énième fois répéter quelque chose et en même temps on les adore ces enfants quoi ! Vraiment, c'est la chair de notre chair et on les adore mais parfois, parce qu'il s'est passé un certain nombre de choses dans notre journée, parce qu'on est fatigué. Parce qu'on rêve d'un truc qui n'arrivera jamais, c'est-à-dire que nos enfants nous aient préparé un super repas, qu'il y en ait un qui nous apporte les chaussons, l'autre qui... Bref, ce qu'on voit dans les films américains, c'est la praline. Ça n'arrivera pas, c'est pas grave. L'amour et la relation est là quand même. Mais parfois, on n'est pas le parent qu'on aimerait être. Et je trouve... ça a bien de pouvoir en parler comme ça, parce qu'à partir de là, ça donne la possibilité à d'autres de se dire, ouais, OK, on arrête la performance, on arrête de se regarder les uns les autres. Ce qui est intéressant quand tu parles, c'est, on voit les parents qui font exactement la même chose que les enfants, fait, ils se comparent de la même manière. Chacun son totem, chacun son... et qu'une comme toi puisse dire, OK, c'est normal, c'est arrivé, bon, et après. C'est normal, c'est arrivé, bon, et après. Oui, tout à fait. a un événement qui s'est passé il a peu de temps. Et pourtant, je suis animatrice d'un programme d'habileté parentale. J'accompagne des parents sur 15 semaines, sur un sujet avec des parents qui sont extraordinaires, qui viennent à chaque rendez-vous. Au début, ils se disent, mais dans quoi j'ai mis les pieds ? Et finalement, se disent, jamais on arrêtera ce groupe, en fait. Vous allez nous accompagner jusqu'aux 18 ans. Parce qu'en fait, c'est vraiment extraordinaire. Et je suis dans un magasin avec ma plus jeune fille. Et puis j'ai besoin de me concentrer. Il a un truc, message ou je pas. J'ai besoin de me concentrer. Et puis ma fille, à ce moment-là, trouve un stylo super beau. Et puis elle me dit... Voilà, j'ai mes deux filles avec moi. J'ai mon aînée et la plus jeune. Et puis on a une qui me tire la manche. Donc pas la plus aînée. Enfin, c'est la plus jeune qui me tire la manche et qui me dit, maman, maman... Regarde comment il est beau ce crayon. Et puis moi, j'ai vraiment besoin de me concentrer sur ce sujet-là. Et je lui réponds d'une voix beaucoup plus, comment dirais-je, moins amicale que j'aurais pu le faire autrement si j'avais pas été préoccupée. Et je lui dis, tu vois pas que je suis occupée. Mais super dure par rapport à la problématique. J'étais juste occupée et ça sort comme ça. Et puis j'ai ma grande fille qui est fan... fait que je puisse un peu des fois poster des vidéos sur les réseaux, elle m'aide un petit peu, tout ça. Elle me regarde, elle me dit, ⁓ oui, du coup, en fait, t'es comme les autres parents. Et j'ai trouvé ça extraordinaire. Parce que d'un coup, il a ma réalité qui est venue me dire, ben mince, pourquoi je lui parlé comme ça, c'est vrai. Et tu vois, ce regard extérieur-là, il a été hyper impressionnant pour moi parce que tout de suite, je dis, mais oui, mais enfin, pourquoi je lui parlé comme ça Et puis j'ai regardé ma fille, je lui dis, mais oui ma fille, je suis comme tout le monde en fait. Je suis humaine. Et c'était super drôle parce que je ne me rendais pas compte. Mais elle me voyait, elle, gérer la famille, la reprise d'études, tu vois, on en parle avec des amis. J'ai repris mes études avec des enfants. Du coup, elle se dit, c'est incroyable quand même, ma maman qui a fait ça. Et puis devant, donc sa petite sœur qui me titille alors que je suis super occupée, elle me dit, ⁓ non, mais en fait, t'es comme les autres parents. Et j'ai trouvé ça super parce que... ... on essaie de faire de son mieux. Et parfois, on a ce dragon qui sort, on a l'impression qu'il vient de nulle part, mais bien sûr qu'il est là, tapis, à attendre qu'on lui ouvre la porte. Et j'ai trouvé ça extraordinaire parce que oui, on est tous un parent dragon, j'en suis convaincue. Et il a des dragons qui sont plus sensibles que d'autres. Il en a, ont une petite porte blindée, il en a, ils sont tapis juste à côté de toi. Mais il faut l'accepter, en fait, ce dragon. Parce que finalement, dans la matinée, que ma grande fille n'avait pas vu. On avait passé deux heures à faire un puzzle avec la petite, la plus petite. On avait prévu le soir un petit massage des mains et tout ça. Et en fait, c'est du temps de qualité passé avec l'enfant qui permet à notre dragon de pouvoir s'exprimer de temps à autre et de ne pas faire ressentir à l'enfant à qui on parle mal. Bon, en fait, j'ai aucune valeur. Parce que le temps de qualité a été passé même sur pousser une chansonnette ou danser sur une chanson dans son salon. C'est du temps de qualité. Quand il est réalisé un peu tous les jours, permet à l'enfant de se sentir exister dans le regard de ses parents et le parent, n'est pas infaillible. C'est-à-dire que là, j'avais besoin de ma concentration, j'avais pas besoin qu'on vienne me tirer la manche, mais elle sait que je l'aime très fort parce qu'à de nombreux autres moments, j'ai une vraie attention portée sur elle et surtout, je m'excuse. Je m'excuse en disant, mais oui, j'aurais jamais dû parler comme ça, j'étais très occupée. ⁓ j'avais pas vu. ... Bah non, t'avais pas vu, parce qu'en fait, t'es une enfant, donc c'est pas à toi de voir que je suis occupée. Tu vois, c'est tout ce raisonnement-là qui est hyper intéressant. Et quand je le vis de l'intérieur, je peux d'autant plus dire aux parents, mais bien sûr, je comprends, que vous ayez un dragon en vous, laissez-le s'exprimer de temps en temps. Mais en revanche, qu'est-ce que vous faites pour pouvoir dire aux autres, à l'environnement, ce qui s'est passé, parce qu'eux, étaient pas à l'intérieur, ils savaient pas que vous aviez ouvert la porte au dragon. Mmh. Hmm. Hmm. Ce qui est très intéressant, c'est le regard que porte l'enfant qui peut être dur. Moi, je l'ai aussi, de mon côté, sur... OK, il a ce qu'on dit et ce qu'on fait. Et pour moi, c'est tellement un sujet hyper important, celui-là, que si on vient me le mettre devant, waouh ! J'ai le côté dragon qui peut arriver et en même temps, c'est finalement merci. Merci parce que j'ai l'occasion de te montrer mon imperfection et tu feras bien sûr beaucoup mieux que moi. Tu feras bien sûr beaucoup mieux que moi. Mais tu sais, c'est capital que l'enfant, il voit son parent être parfois défaillant. Alors il a de la défaillance et défaillance, j'ai travaillé dans la petite enfance pendant longtemps. Mais la défaillance dans le sens, j'ai fait une erreur, excuse-moi, est-ce qu'on peut en reparler ? Voilà, c'est plutôt des choses réparables par la parole, par les actes. Voilà, je trouve ça très intéressant que les enfants le fassent... remonter, c'est accueillir aussi ce que dit l'enfant en disant, t'as raison, j'ai fait ça. Mais c'est pas simple. Je n'ai pas dit que c'était facile. Cette sorte de humilité, beaucoup, je trouve. de savoir accueillir cette imperfection dans les yeux de son enfant, parce qu'on est soi-même censé être un modèle ou au-dessus, alors qu'on avance sur le chemin. Non Ça demande de l'humilité, beaucoup, je trouve. Et de savoir accueillir cette imperfection dans les yeux de son enfant, parce qu'on est soi-même censé être un modèle ou au-dessus, alors qu'on avance sur le chemin. Mais c'est tout, en fait. Mais exactement. Tu sais, les Canadiens, sont très friands de ça. le programme, ils parlent à un moment de modélisation. On a un test qui est super intéressant. Au début de la troisième, quatrième séance, on demande aux parents de remplir un petit questionnaire en disant, voilà, est-ce que votre enfant, celui qui est auprès de... Enfin, les parents, généralement, ils font ce programme parce qu'avec un des enfants, ça se passe pas très bien à la maison ou alors l'enfant les rend clairement fous. Et donc ils se disent, OK, on va trouver une solution pour mieux vivre ensemble, parce que ça va être long sinon jusqu'à 18 ans. Et donc on leur dit, enfant-là, comment il réagit à l'inconnu ? Comment est-ce qu'il réagit à une mauvaise nouvelle ? Est-ce qu'il arrive à se détendre ? Et en fait, il a un questionnaire comme ça d'une vingtaine de questions qui est très intéressant et qui assez facile à noter parce que c'est de 0 à 5. 0, alors il a aucun problème, et 5, dégoupille, c'est terrible. Et puis au... Donc ça, c'est le recto. Et au verso, on a... Et vous ? Madame, monsieur, comment est-ce que vous réagissez à l'étrange, à la nouveauté ? Comment est-ce que vous arrivez à prendre sur vous quand il a quelque chose qui difficile et tout ça qui vous arrive ? Et la plupart des parents, je pense que c'était 97 % des parents, la plupart des parents reviennent avec le questionnaire rempli en disant non mais Anne-Laure c'est dingue, en fait mon enfant fait comme moi, en fait je suis comme lui. Enfin toi il y avait un espèce de... et on se dit ce qui est drôle c'est que à partir de ce moment là on comprend que les enfants modélisent et que souvent je sais pas si ça t'est déjà arrivé mais souvent quand on entend des enfants parler ou ils ont une façon de s'exprimer on a l'impression d'entendre leurs parents on ta mère tu sais il ya beaucoup de familles où on retrouve des traits on dirait ton père quand tu fais ça on dirait ton père Et c'est vraiment incroyable comment on peut reproduire les choses que nos parents ont fait, que ce soit des tics, que ce soit la façon de parler, tu vois, vraiment la prosodie, où il a des choses très intéressantes. Et là, les parents, ils se rendent compte, en fait, qu'ils modélisent beaucoup. Et donc, on peut modéliser l'erreur aussi, en disant, là, je me suis trompée. Mais j'avoue que je me suis trompée. Ça me fait pas du bien, ou là, je suis en colère, et tu vois, c'est très difficile pour moi de sortir de cette colère parce que... je vais éteindre des choses qui sont méchantes et donc je prépare mes cartes pour me calmer et on apprend en fait à l'enfant qu'il a des choses qui sont super compliquées mais que tout est possible. Merci, parce que j'adore l'idée de modéliser l'horreur. la garde. C'est pas simple, mais ça se fait. de comprendre ça. Je trouve qu'on a toujours plus de facilité à voir les ressemblances chez les autres ⁓ de se dire, qu'est-ce que j'ai imprimé que je voulais pas... Merci parce que j'adore l'idée de modéliser l'horreur. la garde. Vraiment, ⁓ de comprendre ça. Je trouve qu'on a toujours plus de facilité à voir les ressemblants chez les autres que de se dire, qu'est-ce que j'ai imprimé que je voulais pas, voilà, c'est pas mon idée, mais bon, c'est comme ça. Ça se fait. ⁓ merci pour cette idée. ⁓ Elle est en cours, elle me servira, je le sais. Exactement, vraiment, t'as planté une graine et je sais vers qui je peux revenir. Pour revenir aux questions, quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées pour concrétiser ton projet, sachant qu'il est encore en cours de concrétisation ? Elle est en cours. J'ai semé une graine. sens que... Exactement. Tu vraiment planté une graine. Je sais vers qui je peux revenir. Pour revenir aux questions, quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées pour concrétiser ton projet, sachant qu'il est encore en cours de réalisation ? Il est encore en cours. Spontanément, je dirais que la plus grande difficulté, ça a été moi-même. Ça a été moi-même, mais je ne m'en rendais pas compte. J'avais l'impression de ne pas être assez claire. ... pas être assez compétente, par exemple pour la vente. Mais vendre des accompagnements ou vendre un... Oui, un accompagnement, un rendez-vous, c'est l'enfer pour moi. Et je me disais non, mais ça, tu le fais tellement spontanément que tu pourrais discuter avec des gens pendant des heures et tout ça, tu vas pas le faire vendre. Tu vas pas le vendre. Et finalement, je me suis rendue compte que j'étais pas faite pour être mise en avant. Et en fait, la frustration qui vient... ça, parce que tu as envie de faire quelque chose, tu sais que ça peut aider, mais malgré tous tes efforts, il a pas de résultat. Donc, tu vois, c'est moi qui me mettais en difficulté. Donc, la plus grande difficulté pour moi, c'est moi. Parce que je pourrais dire que c'est le manque de temps, d'argent, mes enfants, la famille, en fait, c'est des fausses excuses, tu vois. Vraiment, clairement. Bien sûr que ça aide quand tu as de l'argent. ça m'aide d'avoir un temps partiel en étant salariée parce que ça me garantit en tout cas une sécurité financière pour payer le quotidien. C'est confrontant de devoir choisir ça, mais en tout cas, j'ai sorti du temps pour mon activité et je dirais que toutes les excuses que je pourrais me trouver sont finalement que ma difficulté, c'est moi-même, c'est auprès de moi. Deux par rapport à ça, c'est vrai que j'incite beaucoup à la sécurité. Deux choses par rapport à ça, c'est vrai que j'incite beaucoup à la sécurité. Parce que c'est un temps long, la reconversion de fait doser quand on a un projet aussi aligné avec soi-même, c'est une forme d'intimité, Donc bravo, je pense que au bon endroit. Surtout quand il de la pression sur quelque chose, c'est pas là on le fait le mieux. ⁓ c'est mieux de savoir faire la part des choses. Et c'est vrai que se vendre, c'est les personnes que j'accompagne, ont toutes ça en commun, de ne pas forcément savoir le faire ou de ne être à l'aise avec le faire. Et à chaque fois, à chaque fois, à chaque fois que je peux, dis mais ça peut aussi être une rencontre. et on ne vend pas soi-même, on vend quelque chose qui est plus grand que soi. Et juste on se dit, si cette personne-là, pouvait savoir qu'elle a tout dans les mains, que c'est ok d'être dragon de temps en temps, si de temps en temps, elle peut avoir un moment de qualité avec son enfant, si de temps en temps, peut dire, je ré-aimais pas être un dragon, c'est immense en fait. en fait, pas essayer de penser à soi, dis donc, pour qui je me prends, et on ne vend pas soi-même, on vend quelque chose qui plus grand que soi. Et juste on se dit, si cette personne-là, pouvait savoir qu'elle a tout dans les mains, que c'est ok d'être dragon de temps en temps, si de temps en temps elle peut avoir un moment de qualité avec son enfant, si de temps en temps elle peut dire, je ré-aimerais pas être un dragon, c'est immense en fait. Donc, en fait, essayer de penser à soi, pour qui je me prends. juste vraiment revenir à chaque fois au projet. Si tout le monde pouvait avoir cette idée de la parentalité, au moins l'idée, qu'est-ce qu'il irait mieux ce monde, certaines manières. Et du coup, t'es en mode mission en fait, tu vois ce que je veux dire. juste vraiment revenir à chaque fois au projet. Si tout le monde pouvait avoir cette idée de la parentalité, au moins l'idée, qu'est-ce qu'il dirait de mieux, de certaines manières. Et du coup, t'es en mode mission, tu vois ce que je veux dire ? Oui, complètement. puis c'est David Laroche, je crois, qui dit ça, qui dit, il faut remettre aussi l'argent à la bonne place. C'est-à-dire qu'avant, il y avait des trocs, tu vois, il avait le charpentier, il te faisait ta charpente pendant que toi, tu lui faisais du bon pain, tu vois. Donc moi, je ne pas faire de charpente. Bon, je sais faire du pain, donc je pourrais être occupée. Mais tu vois, à un moment, il faut mettre aussi la valeur de l'argent là où elle est. C'est juste en fait en échange du service que je vais rendre qu'on me donne de la valeur à ma parole. Et je trouve que ça m'aide beaucoup ce que tu dis dans le sens où remettre la valeur là où elle est aussi, ce n'est pas moi en tant que personne, c'est mon expérience. Oui. Oui. C'est ce que j'ai perçu d'autres parents qui a pu aider. Parfois, dis aux parents, dis, mais vous n'êtes pas la seule à vivre ça. Il y a tel parent qui a rencontré cette difficulté comme vous. alors, ce qui marche très, très bien, qui aide énormément les parents, c'est les groupes de père. Les groupes de père, ce pas les groupes de papa, mais c'est les groupes de père. J'ai vécu la même chose et je me retrouve avec d'autres personnes qui ont vécu la même chose. Et ça, c'est extraordinaire. comme ça permet de baisser la pression de tout le monde et se dire, ⁓ oui, moi aussi, j'ai rencontré ça. Et là, ils commencent à aider. Et dans les groupes de parents des Inincroyables, il y a ce phénomène-là où celui qui est en galère peut aider à son tour, alors qu'il est en galère, mais il a réussi un jour à faire quelque chose et il aide un parent qui rencontre une difficulté sur ce point. Alors qu'au niveau catégorie socio-professionnelle, origine ou nombre d'enfants, où tu vois vraiment, il y a vraiment grande différence. et finalement ils finissent toujours par s'apporter quelque chose. Donc la valeur, elle est là et je pense que professionnellement, quand on va dans une entreprise faire de la QVT pour dire, vos salariés, ils sont parents, est-ce que vous voulez qu'on apporte un peu de valeur aussi pour leur permettre de poser leurs questions par rapport à la grossesse, par rapport à la reprise du travail ? Et en fait, les patrons, ils sont contents de pouvoir apporter cette valeur à leurs salariés. Donc on est sur cette valeur. Tu vois, j'aime bien cette idée que c'est pas moi en fait qui suis concernée, c'est mon message. Exactement, exactement. Tu es dépositaire et quelque part, comme tu as conscience de son importance, presque, t'es en mission quoi, certaines manières. C'est exactement ça. Exactement, exactement. Tu es dépositaire et quelque part, comme tu as conscience de son importance, presque, t'es en mission quoi, plus, d'une certaine Avec le recul, ferais-tu aujourd'hui différemment Alors oui, sans hésiter. Mais je regrette pas ce que j'ai fait. Parce que ce que j'ai fait, donc ça fait deux ans que j'ai ouvert mon... Comment dire, mon cirette, ? Au que j'ai demandé mon cirette pour être auto-entrepreneuse et que je suis passée à temps partiel, dès le début, j'ai ressenti le grand besoin de me former. Mais genre me polyformer. Me former, former au carré. Mmh. Oui oui je connais très bien ça. Ça s'appelle le syndrome de l'imposteur, ça peut coûter très très cher ce foutu syndrome. C'est peut de légitimité absolue, là aussi en se comparant, là aussi je connais peu de personnes que j'ai accompagnées qui ne pas passées par là et je suis le phare, je suis la personne qui dit à un moment ça suffit. Absolument. Là aussi en se comparant, là aussi. Je connais de personnes que j'ai accompagnées qui ne pas passées par là et je suis le phare. C'est extraordinaire. Alors, je voyais une formation pour créer mon site internet parce que créer un site internet, n'est pas non plus... vois, je suis infirmière, autant dire que je suis des procédures. Je suis là, moi, j'adore les protocoles. Je suis infirmière, je suis des protocoles. Donc... prends une formation d'un gars qui me promet mon zéparo de remplir mon cabinet. Je retiens pas trop l'offre de créer mon site internet, mais je retiens plutôt qu'il va remplir mon cabinet. Bref, finalement, il m'a plus appris à créer un site internet, ce que je remercie grandement parce que c'était une grande aide technique. Et puis ensuite, j'ai pris ⁓ autre accompagnement et puis un autre. en fait, avec le recul, c'était une recherche de sauvetage externe. que je cherchais pour me dire... je cherchais en achetant ce programme le fait d'y arriver grâce à eux. Et évidemment que grâce à eux, je n'ai pas du tout réussi, mais c'est grâce à ces échecs, en tout cas ces expériences que je me suis dit non, ne leur prend pas une autre formation, mais plutôt regarde toi ce que tu as envie de faire. Donc en fait, si... Je reprends, oui, je ferai différemment, mais je me ferai beaucoup plus confiance. J'arrêterai de chercher la permission à l'extérieur. Et je m'épargnerai pas autant. Tu vois, je choisirai une chose, une direction. Par exemple, moi qui ne pas du tout me vendre, je chercherai plutôt un point très précis qui me manque, c'est la vente. Qu'est-ce que c'est en fait ? Vendre quelque chose ou alors je déléguerai directement. en disant, non, toi, t'es très bon vendeur, toi. Allez, je te fais du pain. Tu me fais des ventes et je te fais du pain. Ou alors, tu vois, j'approfondirais ce sujet-là au lieu de passer de projet en projet, par peur de me tromper. Mais j'ai rencontré des gens incroyables, parce que quand tu commences à discuter avec des personnes qui font partie de ces formations, en fait, t'as plein de points communs. Et comme on disait tout à l'heure, les groupes des pères, ça marche très bien. Donc dès qu'il y a une possibilité de rencontrer d'autres personnes dans ces formations, moi je saisissais l'opportunité, j'ai rencontré des gens incroyables, je n'étais plus du tout dans la formation. En fait, je n'ai pas gardé de lien avec la personne qui m'a vendu la formation, mais j'étais en lien avec les personnes avec qui... Enfin qui avaient acheté le même programme que moi. Et j'ai rencontré des gens de qui était aligné sur ce que je recherchais et plus je m'éloignais du programme et plus je me sentais épanouie. Donc je me ferais confiance bien plus tôt avec Hercules. Hmm... Hmm... que tu as un conseil à donner à ceux qui nous écoutent ? Quelqu'il soit, quelque chose qui aidé ? Une phrase, une citation, un moment ? C'est presque philosophique ça. J'aime pas trop donner des conseils. Mais je dirais arrêter de chercher la bonne réponse. Chercher ce qui fait du bien, ce qui vous rend vivant. En fait la bonne réponse elle n'existe pas. Je pense que moi j'ai été influencée par toutes les séries américaines dans mon adolescence. Hmm. les groupes d'amis, les bonnes situations financières, qu'est-ce qui ferait de moi qu'une vie ait réussi ? Enfin, tu qu'est-ce qui ferait que ma vie serait réussie plutôt ? Et en fait, c'est pas du tout ça, la vérité. En fait, l'alignement, il n'est pas du tout dans ce que j'ai vu quand j'étais jeune. L'alignement, est dans là où je suis moi actuellement, là où je suis bien. Donc tout ce qui me rend vivante, tout ce qui me fait du bien, bien en fait je sais que c'est ok pour moi, il n'y a pas de bonne réponse. Arrêtez de chercher la bonne réponse. Ou de faire le meilleur choix, le fameux bon choix. Exactement. Et Dieu sait que c'est compliqué cette question-là. Exactement. ça revient très très souvent quand j'accompagne. Ouais, La notion de comment ne pas se tromper. Qu'est-ce que ça veut dire se tromper ? Qu'est-ce que ça veut dire l'échec ? Exactement. Parce que j'ai discuté avec quelqu'un récemment. ou de faire le meilleur choix, le fameux bon choix aussi. Dieu sait que c'est compliqué cette question-là et que ça revient très souvent quand j'accompagne la notion de comment ne pas se tromper. Qu'est-ce que ça veut dire se tromper ? Qu'est-ce que ça veut dire l'échec ? Qu'est-ce que ça veut dire la réussite ? Une fille incroyable rencontrée, je crois même dans un programme, il me semble bien, qui me disait... Mais c'est presque spirituel. C'est presque spirituel. Ah mais oui, c'est avec quelqu'un avec qui tu m'as donné les coordonnées d'une... Oh, elle était chouette. Mais attends, j'ai oublié son nom. J'ai discuté qu'une fois au téléphone avec elle, elle était incroyable. Est-ce que c'était Mélanie ? Ouais, ça doit être Mélanie. J'ai pas le temps de regarder sur mon téléphone, mais ça doit être Mélanie. On s'est téléphoné... Alors donne-moi son nom ! Anne-Laure ? Est-ce que c'était Mélanie ? la semaine dernière mais attends j'ai envie de voir quand même qui c'est parce qu'elle est vraiment chou. Elle travaille avec les enfants ? Oui. Oui. Éducatrice ? Exactement. C'est pour ça que je vous ai mis en lien parce qu'il certains de nos échanges qui faisaient écho. oui alors elle est dans l'opérative de l'inceste. Elle travaille avec les enfants à ce moment-là ? Ouais ? Éducatrice ? Oui, c'est pour ça que je vous ai mis en lien parce qu'il y avait certains de nos échanges qui faisaient écho. oui, alors elle est dans la problématique de l'inceste, voilà, elle était dans les problématiques un peu plus lourdes, mais elle a un champ des possibles extraordinaire, cette femme. Oui, on est d'accord. un peu plus lourde, elle a un champ des possibles extraordinaire. Et donc je discute avec elle et puis comme on peut le faire avec moi très souvent, c'est à dire qu'on part d'un point A et puis on se retrouve à Z. Et donc on refait le monde et en discutant, je lui parle un peu de mon cheminement, le sien et puis elle me dit... Mais du coup, au niveau spiritualité, est-ce que tu n'as pas l'impression de cheminer aussi ? Et je me suis dit, mais tu sais, depuis deux ans, je cherchais à vivre de mon activité, à gagner ma vie. Et en fait, ce que j'ai gagné, c'est de me retrouver moi. Et là... oui ! Mais oui ! Parce que vraiment, tu sais, tu m'avais fait visionner en premier rendez-vous, je me souviens très bien une vidéo qui disait, voilà, est-ce que tu as envie d'être heureuse, quoi Et bravo pour ça ! De t'être donné l'occasion, d'avoir pu assister à ça, c'était quand même beau ! Est-ce que tu as vraiment envie d'être heureuse ? À quel drame tu tiens ? Et ça m'avait marqué parce que je m'étais dit, c'est fou parce qu'en fait tout est écrit. Tu sais, sur mon chemin, en fait, c'est moi qui mets les choses sur mon chemin. Donc en fait, si je me trompe une fois, deux fois, trois fois, c'est pas grave. Je me retrompais quatre fois, cinq fois, six fois. Et en fait, c'est pas grave, c'est moi qui l'ai écrit. Donc il y avait quelque chose d'un peu spirituel, non à religieux, mais en tout cas spirituel, qui m'ouvrait une voie vers moi. et qui est super intéressante parce qu'elle donne accès à des réponses que t'attendais pas. Et juste, quand t'as commandé des sushis, il faut accepter de manger une pizza, c'est tout. Parce que t'as très envie de sushi, mais ce qui vient toi, c'est une pizza. Tu te non, mais c'est moi qui l'ai demandé, en fait. Et après, t'as de la pizza ou sushi. Exactement. L'important, c'est d'avoir le cap. Exactement. D'ailleurs, comme le cap, c'est le qu'il a. Mmh. ... et après ça devient une pizza au sushi, puis après, puis après tu as le sushi. Mais tu l'as ! L'important c'est d'avoir le cap. Et c'est vrai que cette notion de temps, on l'a pas forcément, c'est très différent d'une personne à l'autre, parce que je pense que ça dépend de ce cheminement intérieur effectivement. Il en a qui m'ont étonnée, sont allées, qui ont démarré beaucoup plus vite que moi. J'ai eu l'impression d'être presque dépassée, d'être là. la petite gueule, enfin voilà, j'ai posé cette graine, j'ai permis, et puis l'éclosion, elle, voilà, j'étais sidérée et en même temps très fière d'une certaine manière, même si la fierté est un peu déplacée par rapport à cette relation professionnelle. Mais bon, voilà, je suis honnête, c'est comme ça que je le ressentais un peu. Puis pour d'autres, voilà, un peu comme moi, ça met plus de temps, c'est peut-être plus intime, c'est peut-être, et aussi peut-être plus d'exigence en termes de profondeur, d'abignement aussi par rapport à... la société, non pas que les autres qui soient à l'évite, non pas qu'elle n'ait pas eu ce souci d'adniement ni de profondeur, mais parfois on a besoin de plus longtemps le sonder pour plus facilement se l'approprier, l'habiter, être plus au clair avec soi. Ça c'est vraiment très différent d'une personne à l'autre effectivement. Et en même temps c'est beau quand on y ressonge parce que effectivement, comme tu le disais tout à l'heure, ça permet des rencontres auxquelles on ne s'attendait pas. Et ça, aussi la magie de la vie. Parce que quand on veut tellement quelque chose, on se voit seul sur son chemin avec ces étapes. Et en fait, quand ça ne pas tout de suite la direction ou l'ampleur qu'on voudrait, on se dit « c'est vrai que c'est frustrant, mais en même temps, ça m'a permis de faire éclairer ça, puis de rencontrer ça. » tout ça, évidemment, ne se serait pas passé si... ⁓ tout de suite la direction ou l'ampleur qu'on voudrait. se dit c'est vrai que c'est frustrant mais en même temps ça m'a permis de faire éclair ça puis de rencontrer et tout ça évidemment ne se serait pas passé si j'avais décollé tout de suite comme une fusée. Exactement. Et si c'est là, c'est forcément là pour quelque chose. si j'avais décollé tout de suite comme une fusée quoi. Et si c'est là, c'est forcément là pour quelque chose. Mais ça m'a vraiment... parle vraiment parce que quand les gars, parce que c'était des gars qui m'ont vendu les programmes, avaient décollé extrêmement vite et avaient des signes de richesse extérieure qui étaient impressionnants pour moi, il a une part de moi qui voulait vraiment avoir ça. Et plus le chemin se faisait, moins je m'attachais au programme. Et plus je me tournais vers les gens et j'essayais de... Tu vois, je me connectais avec des personnes qui étaient comme moi et on était loin du programme. Et la première fois, tu fais ça, puis la deuxième fois aussi, la troisième fois aussi, tu te dis, ah c'est drôle parce que là, j'ai même pas suivi deux semaines du programme alors qu'il en fait trois. Tu vois, le programme était court et j'aurais dû aller au bout et en fait finalement, tu vas pas au bout et tu te dis, c'est marrant, il a vraiment quelque chose d'autre que je recherche en fait. C'est l'étincelle, l'humain en fait, l'humain qui me fait vibrer et qui... Et depuis, j'ai des invitations... je reviens de Marseille avec une conférence auprès d'une école qui est incroyable, d'une association qui s'appelle Zébra et qui accueille des enfants qui sont déscolarisés parce qu'ils sont trop en souffrance. Et donc, j'ai fait ⁓ conférence auprès des parents. Et tu vois, cette conférence-là, est tombée pas de nulle part, mais tu vois, je l'ai invitée parce que je me détachais de... ⁓ de l'objectif de trouver la bonne réponse et le pouvoir et l'argent et le machin. Je me suis détachée de ça et en fait, il a d'autres sujets qui viennent et qui sont parfaits. sachant que les signes extérieurs de Richelieu et combien est-ce que tu gagnes, tant qu'on n'a pas vu l'affiche d'impôt, quand on ne pas... Moi je me méfie vachement de tout ça, j'avoue que je... Oui, trouve fait longtemps que je suis vaccinée par rapport à ça. Parfois ça m'énerve parce que je me dis comment font les gens pour voir la réalité des choses. Parfois ça vient me chercher là et je me dis, écoute, ça c'est le chemin de chacun. des choses. Parfois ça vient me chercher là et je me dis bah, ça c'est le chemin de chacun en fait. Oui et puis chaque personne que tu vas croiser sera parfaite pour toi. merci beaucoup. Il aurait tant à dire que qu'on pourrait partir sur deux heures sans problème. C'est vrai merci beaucoup Yolaine pour l'invitation. Et voilà je vais laisser toutes les cordonnées. ⁓ Exactement. Alors, merci beaucoup. y aurait tant à dire qu'on pourrait partir sur deux heures sans problème. Je vais laisser toutes les técordonnées en dessous de la description de cet épisode pour que vous puissiez mieux connaître Anne-Laure, que vous puissiez naviguer sur son site, qu'elle a donc fait elle-même. ⁓ et que vous puissiez prendre connaissance de tous les programmes, de l'offre qu'elle vous propose, ce soit personnellement, dans un groupe ou via votre entreprise, si vous pensez qu'elle peut être aidée par ce que peut apporter Anne-Laure et Dieu sait qu'elle peut apporter, je peux en témoigner. À bientôt à tous. Au revoir, Anna. beaucoup, au revoir.